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 Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )

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MessageSujet: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 29 Sep - 2:48

L'amour a ses raisons que la raison ignore
Bryonia ∞ Nathanaël

Tu étais en colère. Énervé. Anéanti. Brisé. Furax. Fébrile. Et tout ça en même temps. Tu n'arrivais plus à te calmer. La nouvelle que tu venais d'apprendre te rendait malade. T'arrivais tout simplement pas à le croire ni à l'encaisser. Tu portas ta main à tes lèvres et essuyas le filet de sang qui s'écoulait encore de ta bouche. Putain de Serpentard de merde ! Putain de Stefan Durden de merde ! La vengeance était pourtant un plat qui se mangeait froid d'habitude, mais là, tu n'allais pas pouvoir refréner ta haine. Penser que ta meilleure amie, la fille que tu aimais le plus au monde dans cette école avait couché avec ce pervers dégueu de Durden, ça te mettait dans une rage folle. T'avais toujours pris soin de Bry comme si elle comptait plus que tout au monde en défonçant tous ces petits amis ou potentiels petits amis. Tu détestais tellement tout ceux qui s'approchaient de près ou de loin d'elle. Mais lui, tu ne l'avais pas vu. Tu n'avais pas vu les regards lubriques qu'il avait lancé à ton italienne, et ce, sans doute devant tes yeux. Pourquoi n'avais-tu rien vu ? Faisaient-ils ça en cachette ? Ou le fait d'avoir été séparé de Bry trop longtemps t'avait rendu trop hermétique aux signaux qu'elle avait bien pu t'envoyer au fil des jours ? Peut-être, peut-être pas. Tu bousculas un troisième année qui te hurla dessus de faire plus attention aux autres, mais tu ne l'entendis pas. Tu restais encore et toujours sur la vision de Stefan et de Bry dans un même lit. Ça te dégoûtait tellement que tu t'accoudas soudainement à la rambarde de l'escalier que tu étais en train de gravir, refrénant une soudaine envie de vomir, mêlé au sang qui coulait encore sur ton palais. Mon dieu... Un goût salace au fond de la gorge, tu te passas la main sur le front. Par Merlin, Morgane et autres grands sorciers, qu'est-ce que tu te sentais mal.. Tellement mal. « Euh ça va ? » te demanda une fille qui passait par là. « T'as l'air mal en point... Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ? » Tu relevas la tête vers elle. Ça partait d'une bonne intention. Mais tu ne voulais pas de bonnes intentions. Tu voulais la voir elle. Bry. Lui faire cracher le morceau. Lui faire dire pourquoi elle t'avait trahi, pourquoi elle en t'avait rien dit, pourquoi elle le voyait sans lui en avoir parlé. « Ta gueule putain ! Je t'ai rien demandé dégage ! » Pourquoi les gens étaient si prévisibles ? Pourquoi ils ne pouvaient tout simplement pas te laisser dans ta merde et te débrouiller tout seul ? Tu n'étais pas une femmelette non plus, fallait arrêter. Ce n'était pas une petite bagarre de rien du tout qui allait te tuer. Bon certes, Durden n'y était pas aller de main morte et c'est vrai que tu souffrais plutôt pas mal. Le contre coup des beignes que tu avais reçus, et que tu avais envoyés aussi. Tes poings étaient en sale état, et tes jointures étaient écarlates. Tu laissas ton regard s'aventurer sous ta chemise où plusieurs bleus avaient commencé à se former. Et merde... Putain. T'étais encore plus en colère. Quand tu pensais pourquoi tu avais fait ça, ça te rendait fou. T'arrivais pas encore à bien comprendre les raisons qui avaient motivées ton choix. Bry n'était résolument pas à toi, et elle ne le serait probablement jamais. Elle méritait tellement mieux qu'un pauvre garçon maniaco-dépressif dans ton genre qui s'entaillait les veines. Mais en même temps... T'arrivais tout simplement pas à avaler l'idée qu'elle soit avec un autre. C'était ton côté protecteur qui voulait ça. N'est-ce pas ? Il n'y avait rien d'autres, vraiment rien d'autres.

Tu te lanças à la recherche de la personne concernée. Il fallait que tu saches. Que tu comprennes. Qu'est-ce qui l'avait poussé à agir de la sorte. T'étais tellement énervé que les gens se poussaient sur ton passage, t'avais l'impression d'être un mangemort avec la phrase 'je vais vous bouffer si vous dégagez pas' tatouée sur ton front. Ton regard devait en tout cas en lire long. Tu descendis les escaliers qui menaient à la salle commune des Poufsouffle. Elle y était sûrement. Tu espérais qu'elle y soit tout comme tu l'appréhendais. Tu te sentais pas vraiment prêt à la confrontation et pourtant, tu en avais désespérément besoin. Tu reposas ta tête contre un mur et te palpas les côtes avec dureté. Putain... Tu en aurais une à moitié cassée que ça ne t'étonnerait même pas. La souffrance du corps était bien présente, mais la douleur du cœur l'était encore plus et te forçait à ne plus y penser. Pauvre âme sans défense qu'on n'avait de cesse de menait à mal et de briser. Tu respiras doucement, tentant de remettre un peu d'ordre dans ton esprit, mais c'était peine perdue. Le passage qui donnait sur la salle commune des jaunes et argents s'ouvrit alors, et tu croisas le regard d'un garçon que tu savais être en cinquième année, mais à qui tu n'avais jamais parlé. « Dis-moi... » commenças-tu, essayant d'être poli. T'étais peut-être un peu beaucoup en colère, mais ce n'était pas une raison pour en vouloir à la terre entière. Tu sentis ses yeux se poser sur le sang qui tâchait ta chemise, sur tes bleus, sur ta bouche ensanglantée, mais tu ne t'en formalisas pas. « Est-ce que Bryonia Dante est à l'intérieur ? » T'avais vraiment pas l'impression de le bouffer, et il n'avait pas l'air d'avoir peur non plus, alors il te répondit calmement : « Non, je l'ai vu sortir il y a dix minutes. » Tu hochas la tête. « Ok, merci. » Wahouu, tu avais été plus que poli, t'étais fier de toi-même. Mais la rage qui t'animait était loin d'être éteinte. Au contraire. En plus, tu allais devoir chercher cette saleté d'italienne à travers tout Poudlard.. Super... Tu commenças alors à arpenter les couloirs, à monter des escaliers, à les redescendre, et tu n'arrêterais que lorsque tu aurais enfin mis la main sur elle. Nous étions dans un château... Il n'y avait pourtant pas cent milles endroits où elle pouvait être... Pourtant, après une demi-heure de recherche, tu ne l'avais pas trouvé. Tu avais visité tous ses endroits fétiches, tu t'étais même abaissé à demander à D'Alvarez si elle n'était pas dans le dortoir. Sans succès. T'allais abandonner. T'en avais marre. Trop marre. Mais soudainement, au détour d'un couloir du troisième étage, tu la vis discuter avec une fille. Tu t'avanças vers elle. Elle ne remarqua pas tout de suite ta présence, absorbé dans sa conversation. Arrivé près d'elle, sans ménagement, tu lui agrippas le bras et t'adressas à son interlocutrice : « Tu nous excuseras, j'ai deux trois choses à dire à mademoiselle. » Tu la forças à te suivre en ignorant toutes ses protestations. Elle se débattait avec plutôt une grande vigueur, mais tu ne cédas pas. Tu ouvris la première porte que tu vis. Hors de question d'attendre plus, et également hors de question de te donner en spectacle dans les couloirs. Surtout pas sur un sujet aussi délicat. Tu la lâchas une fois tous les deux à l'intérieur. Tu claquas avec violence la porte et te frottas les yeux. Passant avec énervement la main dans tes cheveux, tu commenças à faire les cents pas dans la pièce. Tu te rendis compte que tu l'avais amené dans la salle des trophées. Cela n'avait pas vraiment d'importance de toute manière. La seule chose qui en avait, c'était elle. Elle et ses mensonges. Dégouté, tu t'arrêtas soudainement devant elle. Elle devait tout ignorer de la raison de ta colère, c'était certain, tu pouvais le lire dans ses yeux interrogateurs. « Mais comment t'as pu Bry ? » Putain, t'avais mal à la mâchoire quand tu parlais. Et en plus, t'avais à moitié l'impression que tu zozotais, sans doute à cause de la dent que l'autre enfoiré de Durden t'avais pété. T'étais dans un état déplorable à cause de lui. «  Je sais tout. » Tu t'assis sur le sol et regarda les striures des pierres. « C'est dégueulasse ce que t'as fait, je t'en croyais pas capable. » Elle ne devait sans doute rien comprendre à tout ce que tu lui balançais, mais tu t'en fichais. Toi, tu voulais juste que ça sorte, même si tes propos n'avaient aucune cohérence. Tu levas les yeux vers elle et la scruta avec insistance, regardant de haut en bas ce corps que Stefan avait baisé, comme il le disait si bien. Un goût de bile te remonta à la bouche. Putain. T'en pouvais plus. Mais tu continuais à la fixer de ton regard inquisiteur, celui qui faisait d'ordinaire flancher pas mal de monde, celui que tout le monde craignait car après celui-là souvent, tu t'énervais. Tiens, d'ailleurs, il était grand temps de montrer à Bry à quel point tu étais en colère. Tu te relevas et tu crias brusquement : « MAIS POURQUOI TU AS COUCHÉ AVEC CE GROS PORC DE DURDEN PUTAIN BRY ! »
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Dernière édition par Nathanaël K. Crickson le Dim 17 Nov - 13:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 6 Oct - 5:01



Tes yeux céruléens, immenses. Ton regard autrefois doux et patient ou brûlait à présent ce feu qui te consumait vive, ou sans relâche les ténèbres meurtrissaient ta lumière. Tu ne pouvais pas t’empêcher de fixer l’âtre, ou les flammes ne s’embrasaient plus depuis quelques mois déjà. Sur tes genoux un livre aux pages jaunies reposait, précieusement gardé, mais tu n’arrivais plus depuis bien longtemps à te concentrer sur ses mots. Tu sentais ta gorgée nouée, encore vacillante de la vision que tu avais eu quelques heures plus tôt. Tu revivais intérieurement la scène, condamnée telle une danaïde, te rendant chaque fois un peu plus haineuse, un peu plus rancunière. Comment avait-il pu te le cacher ? Tu te le demandais encore, n’arrivant pas à digérer la nouvelle. Tu aurais presque pu te laisser vaincre, mais ta colère te recommandait de te venger. Eden et Nathanaël. Leurs lippes sournoisement collées t’avaient donné l’impression de recevoir une balle d’argent en pleine poitrine. Animal autrefois farouche, mais à présent abattu à terre, la vision t’avait soulevé le cœur, laissant ton sang hurler à tes tempes. A cet instant, tu avais presque l’impression que la haine que tu leur vouais t’avait dépassée, mais le châtiment paraissait doux à côté de la haine que tu te destinais. Tous des ratés, des incompétents, des incapables. Des imbéciles qui gaspillaient leur temps et te faisaient perdre le tien. Pourquoi te sentais-tu si mal pour eux au fond ? Toute ta vie durant, les gens ne t’avaient rien apportés, si ce n’était que des ennuis. Tu n’avais pas besoin de leur compagnie, c’était eux qui recherchaient ta présence, qui s’entassaient à tes pieds tels des débris prêt à se soumettre à tes lubies. Tu maudissais ce brun déluré qui te rendait fragile face aux émotions. Ce qu’Il pouvait déclencher en toi était indescriptible. Indescriptible, inavouable, et impossible à mesurer tant cela pouvait te prendre aux tripes. Pourtant, profondément dégoûtée par cette chose que tu ressentais, tu te sentais néanmoins incapable de la détruire. Trop lâche, certainement.

Ton entrevue avec Nerio ne t’avait pas donné l’effet escompté. Le mettre hors de lui, ronger ses nerfs d’aciers jusqu’à les réduire à néant ne t’avait pas satisfaite, si bien que tu errais dans les couloirs telle une âme en peine, prête à martyriser le premier être assez fou pour oser t’importuner. La mauvaise humeur se lisait facilement sur ton visage aux traits angéliques mais c’est finalement la présence de Sarah qui te rendit plus sereine. Tu discutais du futur bal de fin d’année depuis quelques minutes, alors que le souvenir de Nathanaël et d’Eden semblait enfin t’avoir quitté, lorsque tu te sentais entrainée contre ta volonté par la seule personne que tu n’espérais pas croiser. Comme un coup qui t’aurait brisé la nuque, le voir te poussa à un brutal retour au quotidien, ravivant ta colère tandis que tu te débattais avidement pour que le Gryffondor te lâche. Tu aurais tout aussi bien pu te battre contre un grizzli, que cela n’aurait rien changé, tant son emprise sur ton bras était forte. Il te traina à la manière d’une enfant prise en faute, avant de te jeter sans ménagement dans la première salle qui s’offrait à lui, traduisant sa colère. Qu’avais-tu bien pu faire pour le mettre dans cet état ? Tu n’eut pas le temps d’y songer d’avantage que Nathanaël claquait violemment la porte derrière vous, faisant trembler les tableaux affichés au mur. « Mais comment t'as pu Bry ? » Eclatait-t-il, tandis que tes prunelles s’amarraient aux siennes, clairement interrogatrices. Écartée de lui d'un mètre ou deux, tu pouvais presque sentir cette fureur sourde, ardente, féroce, qui flétrissait ses veines plus violemment que le plus redoutable des poisons. Tu t’adossais contre l’une des vitres protégeant une coupe d’or massif, tandis que tu sentais le froid faire frissonner ton échine.

« Tu t’es encore battu ? » Lâchais-tu, une moue réprobatrice à l’appui, ne relevant pas ce qu’il venait de dire. Il ne répondit pas, si bien que tu te sentais obligée d’ajouter en soupirant « A moins que tu ne te sois fait charger par un troupeau de centaures endiablés ? Mais je penche pour la première option. » L’ironie semblait être ta seule arme encore vigoureuse. La seule qui puisse t’empêcher de penser à Celui qu’il avait dû réduire en pièces. Tu songeais aux quelques amants qui avaient partagés ton lit ces derniers temps, sans réussir à trouver lequel aurait été assez idiot pour aller s’en vanter auprès de Nathanaël. Ils étaient tous de passage. De simples amants réchauffant tes draps le temps d’une ou de plusieurs nuits, avant que tu ne t’en lasses et ne t’en débarrasses. Les étreintes fiévreuses ne signifiaient rien pour toi, ils n’étaient que des pions sur ton grand échiquier de marbre, que tu envoyais valser sans le moindre état d’âme, en prenant garde toutefois, que le brun n’en soit pas au courant. Cependant, lorsque Nathanaël avait vent de l’affaire, comme à chaque fois après avoir passé son courroux sur l’amant en question, tu étais la seconde à faire tomber du damier. Tu n’avais même pas envie d’en rire cette fois ci, la vision de Nathanaël et de sa peroxydée t’avait suffisamment donné l’envie de les massacrer tous les deux. Mais le brun ne semblait pas prêt à t’accorder la moindre attention, trop focalisé sur sa colère. «  Je sais tout. » Fit-il en rejoignant le sol, alors que tu relevais un sourcil, perplexe. « C'est dégueulasse ce que t'as fait, je t'en croyais pas capable. » Oscillant entre deux pulsions contradictoires, tu ignorais ce que tu devais faire. Lui demander la confirmation de ce que tu avais fait ou le rouer de coups et d’insultes pour avoir osé comparer ton action inconnue à quelque chose de dégueulasse. Finalement, tu optais pour la conciliation.


    « Tu m’expliques, Crickson ? Je ne suis pas sûre de te suivre. »
    « MAIS POURQUOI TU AS COUCHÉ AVEC CE GROS PORC DE DURDEN PUTAIN BRY ! »


Tu accueillais sa colère avec une froide indifférence pour la première fois depuis bien longtemps. C’était donc de Stefan dont il s’agissait. Nathanaël ne t’avait jamais semblé aussi hors de lui pour une histoire d’amant furtif. Son regard d’acier aurait pu te brûler vive, mais tu ne te décontenançais pas pour autant. «  Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Tu veux que je sorte les violons ? » Egale à toi-même, en toutes circonstances, infecte, toute forme de compassion était sauvagement piétinée avant d’avoir pu éclore à la lumière du jour. Tu sentais la colère frémir sous ta peau laiteuse, s’insinuer en toi, dégouliner dans tout ton être. Elle se languissait en toi, s’agitant de part en part comme pour provoquer une réaction extérieure. Cette fois il avait dépassé toutes les limites que tu avais été prête à lui accorder, et s’en était trop. Tu n’avais aucun compte à lui rendre, après tout. Stefan était resté avec toi au moment où tout ton monde s’assimilait aux limbes, au moment où Nathanaël n’était plus qu’un lointain souvenir. Il t’avait consolé de la perte du Gryffondor, ramené vers la lumière d’une certaine façon. Tu avais besoin de Stefan, autant que n’importe qui avait parfois besoin de compliments. Pourquoi avais-tu couché avec lui, voulait-il savoir ? Tu n’avais pas à lui répondre. Encore moins à lui expliquer pourquoi il t’avait paru juste de le récompenser de cette manière. « Durden ou un autre ça change quoi pour toi ? Il me semble que ça te dérange pas trop de te taper la moitié du château, non ? Alors, fais pas l’hypocrite, surtout quand tu te tapes sa pote. » Une provocation de plus, à ajouter à la liste de celles que tu lui réservais, te permettant ainsi de lui faire comprendre que tu étais au courant pour sa relation avec Eden et que tu n’étais certainement pas prête à lui pardonner de ci-tôt. Tu l’observais quelques secondes, notant pour la première fois qu’il était bien plus amoché que tu n’avais pu le remarquer. « C’est lui qui t’a mis dans cet état ? » T’inquiétais-tu soudainement, soucieuse à la vue du sang qui dégoulinait des commissures de ses lippes. Malgré toi, tu ne supportais pas de le voir dans cet état, ne supportais pas non plus de savoir qu’il dépassait les bornes, mais que tu lui trouvais toujours des excuses. Pour la première fois depuis qu’il t’avait jeté dans cette salle, tu t’approchais de lui, saisissant de force sa mâchoire afin de voir l’ampleur des dégâts, ignorant clairement ses protestations de douleur. Petite fille incapable de le laisser agoniser pour de bon.



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You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 20 Oct - 4:01

L'amour a ses raisons que la raison ignore
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« Tu t’es encore battu ? » Tu levas les yeux au ciel devant autant de stupidité de sa part. Cela paraissait tellement évident non ? Tu avais la bouche en sang, les muscles tendus, des tâches d'hémoglobine sur ta chemise. Tu te doutais d'ailleurs que plusieurs bleus commençaient à apparaître un peu partout sur ton corps, sur ton visage, là où les coups de Durden t'avaient frappé. Et tu avais mal. Mais la fureur t'animait plus encore. On dit souvent que la blessure de l'âme faisait plus mal que celle du cœur, et tu te rendais vraiment compte à quel point cette phrase s'appliquait à ce que tu ressentais au fond de toi-même. Tu étais énervé de tout, et tu en voulais à la terre entière. Comment extérioriser toute cette haine accumulée ? Te battre avec le Serpentard ne t'avait finalement pas comblé. Il te fallait autre chose. Du sexe, de la drogue ? Peut-être les deux ? Mais pour le moment, tu avais autre chose à penser. Il fallait que tu dises à Bry tout ce que tu avais sur le cœur. « A moins que tu ne te sois fait charger par un troupeau de centaures endiablés ? Mais je penche pour la première option. » Une fois de plus, tu roulas des yeux. D'habitude, Bry était  moins bête. Oh oui, tu la haïssais à ce moment précis. Elle t'avait trahi, toi et ta confiance. Tu te sentais ridicule de lui en vouloir, mais tu n'arrivais pas à t'en empêcher, c'était instinctif, pulsionnel peut-être même. En même temps, Bry était plutôt habituée à panser tes blessures, dans le premier sens du terme, car tu te battais souvent. Régulièrement. Avec des mecs qui ne supportaient pas que tu leur ais volé leurs copines ou que tu ais couché avec elles, peu importait, ou avec ceux qui s'approchaient un peu trop près de ton italienne, ou d'autres qui cherchaient tout simplement la bagarre. Et puis, il fallait aussi l'avouer, Bry était plutôt douée pour jouer aux petites infirmières. Et tu aimais bien quand elle s'occupait de toi. Tu avais l'impression de compter pour elle. Rien qu'un peu. Mais c'était mieux que rien du tout.

Mais pour le moment, elle paraissait simplement énervée de ne pas réussir à te comprendre. Tu posas tes yeux céruléens dans les siens, et la scrutas si intensément que tu crus qu'elle allait se dérober. Mais elle n'en fit rien. Aussi déboussolée que toi par ton attitude extrême qu'elle ne semblait comprendre, elle demanda : « Tu m’expliques, Crickson ? Je ne suis pas sûre de te suivre. » Jouait-elle la comédie ou faisait-elle exprès de ne pas comprendre ? Peut-être qu'elle avait trop honte pour te l'avouer ? Oh oui, tu espérais qu'elle regrettait son acte, que c'était une erreur, ou quelque chose dans le genre. Tu pouvais pas supporter de penser qu'elle couchait régulièrement avec lui et y consentir. C'était juste pas possible. Alors tu vidas ton sac rapidement. Tu ne tenais plus en place. Tu faisais les cent pas à travers la pièce, attendant avec appréhension sa réponse qui d'ailleurs, tardait plutôt à venir. «  Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Tu veux que je sorte les violons ? » Tu fis soudainement volte-face et soufflas profondément. Incrédule, tu sentis ta mâchoire se décrocher sous la surprise. Elle n'émettait aucun remords. Elle s'en foutait. Pire, tu voyais dans son regard qu'elle allait pas tarder à monter en fureur et à partir au quart de tour. Toi, d'habitude, tu étais quelqu'un de très calme. Tu t'énervais très rarement. Vraiment très rarement. En fait, en y réfléchissant, tu te rendais compte que lorsque cela arrivait, Bryonia était en cause de près ou de loin. Finalement, l'italienne te faisait vraiment faire n'importe quoi. T'en avais trop marre d'elle. Elle te mettait dans de ses états... Parfois, tu regrettais de t'être réconcilié avec elle, parce que cela impliquait beaucoup de choses. Comme se soucier d'elle, prendre soin d'elle. Des fois, tu adorais ça. Et parfois, tu détestais parce qu'elle n'en faisait qu'à sa tête et qu'elle agissait exactement à l'opposé de ce que tu voulais pour elle. Tu avais beau te répéter que tu n'avais absolument aucun droit sur elle, et que ce n'était pas à toi de décider ce qu'elle avait le droit de faire ou non, mais tu étais son meilleur ami non ? Et même bien plus ? Alors elle devait t'écouter. C'était ça le principe non ? Sinon, à quoi cela servait-il que tu sois là pour elle ?  « Durden ou un autre ça change quoi pour toi ? Il me semble que ça te dérange pas trop de te taper la moitié du château, non ? Alors, fais pas l’hypocrite, surtout quand tu te tapes sa pote. » Elle osait poser la question. Une provocation de plus. Tu secouas la tête vivement. « Déjà, je me tape personne. Juste pour la précision. Et surtout pas Eden. » C'est vrai. Tu n'avais pas couché avec Eden. Du moins pas encore. Et cela n'allait sans doute jamais arriver, étant donné le deal que tu avais conclu avec Stefan. Certes, tu pouvais très bien te foutre de cette promesse ridicule, mais cela impliquerait qu'il pourrait de nouveau poser ses sales pattes sur Bry, donc... C'était un choix facile à faire. Eden ne comptait pas autant qu'elle pour toi. Certes, c'était une bonne amie, mais cela n'avait rien à voir. « Et puis, moi, c'est pas pareil. Et on parle pas de moi là, mais de toi. Moi, on s'en fout, on sait toi comme moi que ça veut rien dire pour moi. Alors que toi... » Beaucoup de moi, de toi dans cette phrase qui au final n'avait pas vraiment de sens. Passant la main dans tes cheveux, tu essayais d'exprimer ce que tu ressentais, mais en fait, tu n'y arrivais pas. Dire que pour toi, Bry était comme un symbole de chasteté, qu'elle était la fille qui te complétait parce que chaste toi, tu étais loin de l'être, était très difficile. Tu la croyais si différente de toi qu'apprendre ça t'avait vraiment perturbé et bouleversé. « Bry... Tu sais qu'il couche à droite à gauche, pourquoi t'as fait ça ! Tu méritais tellement mieux que ce gros bouffon putain ! J'sais pas moi ! T'as pas honte sérieux ! Moi à ta place, j'aurais honte ! » Tu te frottas les yeux doucement et garda le silence un petit moment. Que dire de plus ? Tu te sentais vraiment perdu. Elle allait te tuer, c'était sûr. Te dire que tu n'étais pas mieux, et c'était vrai, mais tu t'en fichais. Toi, t'étais un garçon volage, et tu avais un problème avec les femmes. Tu craignais leur amour, tu craignais leur affection, car les sentiments disparaissaient aussi vite qu'ils s'immisçaient dans votre cœur. Alors tu volais de fleur en fleur comme disait ton frère, tu couchais avec la première venue parce que cela te faisait sentir vivant, important, même si ce n'était que pour un soir. Mais Bry, elle... Elle ne pouvait être comme toi. Elle méritait mieux que ça. Tu sentis son regard sur toi, alors tu relevas les yeux. « C’est lui qui t’a mis dans cet état ? » C'était toi où elle semblait soucieuse ? Elle s'inquiétait pour toi ? Bizarre. Elle s'approcha de toi, et s'empara de ta machoîre. Un gémissement de douleur t'échappa. Oui, tu avais mal. Certes, la douleur s'estompait peu à peu, mais tu avais presque aussi mal que lorsque tu avais senti les coups sur ton visage. Tu croisas ses yeux, et soudainement, tu te sentis comme un enfant qui venait de se battre dans la cour de récréation et que sa mère grondait. C'était peut-être le cas. T'en savais rien. Ta mère, tu t'en souvenais presque plus. Et les souvenirs qui remontaient en toi quand tu songeais à elle étaient trop macabres pour que tu t'en souviennes davantage. Tu brisas le contact avec Bry. La regarder te donner moins de contenance.

Tu ricanas doucement. « Tu verrais la tête de ton p'tit chéri, tu penserais que moi ça va encore. Je l'ai bien défoncé le pauvre. Mais bon, j'avoue qu'il n'y a pas été de main morte non plus. D'ailleurs, c'est lui qui est venu me chercher, pour une fois que je suis pas à l'origine de la bagarre... » Tu décidas de la blesser. Si elle était amoureuse de lui, ou même si elle ressentait le moindre petit sentiment pour Stefan Durden, tu avais bien l'intention de briser sa petite réputation. « Figure-toi que ce petit con, il a pété un câble en me voyant avec Eden, j'crois bien qu'il la kiffe. T'as aucune chance avec lui, lâche l'affaire. Il en a rien à foutre de toi. D'ailleurs, il me l'a dit. » C'était faux. Mais tu t'en foutais. Tu devais tout faire pour le discréditer à ses yeux, et c'était bel et bien ce qui comptait. Peu importait le reste. Tu avouas tout de même à mi-mots : « Mais oui, j'ai mal. »

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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Sam 2 Nov - 7:58



« Déjà, je me tape personne. Juste pour la précision. Et surtout pas Eden. » Tu aurais voulu répliquer mais aucun son ne s’échappa de tes lippes. Impossible. Tu avais envisagé tous les cas de figure mais certainement pas cette réponse. Fin parleur, tout comme toi, il savait tourner les questions à son avantage, esquiver et renvoyer la balle de l’autre côté. Vos échanges avaient toujours été cette sorte de joute verbale, ou aucun des deux adversaires ne lâchait prise jusqu’à ce que le plus faible courbe finalement l’échine. Mais cette fois, ce ne serait pas toi. Tu te refusais à ployer devant lui, pour quelque chose dont les remords ne t’avaient même pas effleuré l’esprit, parce que sa colère était clairement injustifiée. Tu avais froissé son orgueil surdimensionné de mâle en puissance, et il ne voulait pas l’admettre, tout simplement. Ni admettre que tu pouvais plaire à quelqu’un, ou qu’il n’était pas uniquement le centre de ta vie. Caprice d’enfant trop gâté, tu le toisais de bas en haut sans la moindre pudeur, le sang battant plus fortement à tes tempes, signe que la colère s’épanchait en toi plus rapidement que la vitesse de la lumière. Quant à Eden, tu doutais sérieusement de ses paroles. La sincérité et la lascivité du baiser qu’ils avaient échangé ne t’avait laissé aucun doute sur les intentions du Gryffondor. Qu’il l’ait fait ou pas encore, cela ne changeait rien pour toi. Souvenir d’un tourbillon de sensualité, tu avais été à la place de la blonde quelques mois plus tôt, douleur ravivant les flammes au creux de tes reins. La jalousie sous-jacente avait éclos en toi à la manière d’une fleur empoisonnée. Et tu la sentais depuis cette vision ronger ton palpitant avec force.

« Menteur. » Lâchais-tu, revendicatrice. « Et puis, moi, c'est pas pareil. Et on parle pas de moi là, mais de toi. Moi, on s'en fout, on sait toi comme moi que ça veut rien dire pour moi. Alors que toi... » Tu laissais un demi-sourire clairement amusé éclairer ton visage angélique, devant les bafouillages colériques de Nathanaël. Tu avais si peu l’habitude de le voir en colère, que la stupeur avait laissé place à l’amusement.  « Donc, si on suit ta logique, tu peux te taper tout ce qui bouge parce que tu t’en fous, mais moi il faut m’enfermer au couvent c’est ça ? Je suis désolée d’avoir troublé ta paix intérieure, Nate, mais il va falloir que tu prennes conscience que je suis majeure et que je fais ce que je veux de mon corps, t’es pas mon père. »Tu riais intérieurement de la situation, pourtant grotesque. Tu savais depuis votre première rencontre qu’il t’avait enfermée à double tour au sommet d’une tour d’ivoire, pensant peut être te préserver de la débauche ou autres vices et tentations dont regorgeait le Château. Mais tu n’étais plus cet enfant innocente, pure, parfaite, et tu avais quitté ta prison immaculée depuis bien longtemps. Son regard répugné te blessait autant qu’il te mettait hors de toi. Tu avais toujours tout fait, depuis ton enfance, pour plaire à tout le monde, pour satisfaire la moindre exigence que l’on attendait de toi, au prix de sacrifices, au prix de la liberté qui t’était si chère. Poudlard t’avait permis de t’éloigner quel que peu de cette pression familiale constante qui t’asphyxiait. Tu ne t’étais jamais plainte, gardant pour toi la souffrance, l’expiant seulement en présence du Gryffondor. Tu te laissais chaque jour détruire volontairement par tous les principes que l’on t’avait inculqué, résistait de toutes tes forces aux émotions dont on t’avait défendu formellement d’y succomber, faiblesses destinées à t’éloigner du chemin qu’on t’avait soigneusement tracé. Et pourtant, Merlin savait comme il t’était difficile de les refouler en présence de Nathanaël. Alors, si oublier quelques instants toutes les émotions que tu ressentais dans les bras d’un inconnu était le seul moyen de te reconcentrer vers la perfection que tu te devais d’atteindre, tu le ferais encore. Il n’avait pas à te dicter ta conduite. D’ailleurs, qui était-il pour te juger ainsi ? Tu ignorais pourquoi il se mettait dans un tel état. Ne pouvait-il pas simplement se contenter de lui avoir refait le portrait, au lieu de venir t’importuner comme ça ?


    « Bry... Tu sais qu'il couche à droite à gauche, pourquoi t'as fait ça ! Tu méritais tellement mieux que ce gros bouffon putain ! J'sais pas moi ! T'as pas honte sérieux ! Moi à ta place, j'aurais honte ! »


Honte. Le mot te fit relever la tête vers lui à une vitesse fulgurante. Il t’avait blessé plus profondément que tu ne voulais l’admettre, cette fois ci. Tu sentais une chose ignoble gonfler le palpitant au creux de ta poitrine, te demandant même si elle ne serait pas trop étroite pour le contenir. Tu te surprenais à hésiter l’espace d’un instant, les muscles broyés par l’envie viscérale de lui asséner une gifle, mais la lâcheté prit le dessus. Sentant des larmes traitresses de fureur embuer tes prunelles claires, tu détournais la tête afin qu’il n’ait pas le loisir de s’avouer vainqueur, tentant vainement de reprendre contenance. Tu ne supportais pas l’idée que quelqu’un soit déçu de ta conduite, et encore moins lorsqu’il s’agissait de Lui. Poupée de porcelaine égratignée par ce qu’il pouvait penser de toi, orgueilleuse ayant perdu de sa superbe. Vous sembliez avoir inversé les rôles, toi habituellement incendiaire et lui aussi froid que le marbre. Cette fois pourtant, il irradiait littéralement de fureur, tandis que tu te contentais de garder le silence, les mots mourants au fond de ta gorge.

« Honte… » Répétais-tu au bout d’un moment, toujours prise dans cette léthargie, choquée. A mesure que tu revenais à toi, la colère vrombissait dans tes veines plus violement que jamais et tu effaçais tes larmes traitresses d’un revers de main. Il n’avait pas le droit de te dire une chose pareille, toi qui faisait toujours tout pour lui, lui qui décriait  les agissements d’un garçon qui lui ressemblaient fortement. Tu te détachais de lui, alors que tu t’étais presque instinctivement mise à l’ausculter, comme tu t’évertuais à le faire à chaque fois qu’il se blessait ou se battait. Idiote de service, toujours présente pour panser ses plaies.  « Tu verrais la tête de ton p'tit chéri, tu penserais que moi ça va encore. Je l'ai bien défoncé le pauvre. Mais bon, j'avoue qu'il n'y a pas été de main morte non plus. D'ailleurs, c'est lui qui est venu me chercher, pour une fois que je suis pas à l'origine de la bagarre... » Tu le connaissais par cœur, chaque millimètre de parcelle de sa peau, les notes suaves de son parfum, le dégradé de couleur de ses prunelles selon ses humeurs, au même titre que chaque millimètre de son âme. Tu le connaissais suffisamment pour savoir qu’il voulait te blesser. Vrais ou pas, ses propos t’avaient marqués au fer rouge. Mais tu savais également qu’il agissait ainsi parce que tu l’avais toi-même meurtri, sans véritablement le vouloir. Qu’il te punissait d’une certaine façon. Autrefois, tu te serais rangée de son côté. Mais tu n’étais plus la même Bryonia et il n’était plus non plus le quatrième année qui t’avait sauvé d’un ennui mortel. Stefan avait été là pour toi, au moment où tu n’avais plus personne, et Nathanaël n’avait aucun droit à faire valoir sur toi, alors que lui-même t’avait exilé de sa vie. Aucun mot ne passa la barrière de tes lèvres, te contentant de le toiser d’un regard dur et sombre. Il comprendrait, tu le savais. Vous n’aviez jamais eu besoin de mots pour vous comprendre. Pour la première fois de ta vie, tu te sentais juge d’une affaire ou les deux  principaux accusés t’étaient chers, mais dont l’un d’entre eux était absent pour procéder à sa défense. Sans hésiter, tu aurais pris parti corps et âme pour Nathanaël sans l’ombre d’un remord, mais Stefan avait été trop important pour toi pour jeter votre amitié aux orties de la sorte. Le souvenir de ses lèvres dans ton cou, et de ses reins contre les tiens était encore trop présent dans ton esprit. Tu auscultais toujours sa mâchoire, passait tes assassines sur sa peau, observant les contusions et les bleus qui fleurissaient de minutes en minutes, tâchant tes doigts de liquide vital, mais cela n’avait aucune importance, préférant savoir si aucune de ses blessures n’étaient graves. « Ça ne lui ressemble pas, tu as bien dû faire quelque chose pour le mettre hors de lui ». Il s’empressa d’éclairer ta lanterne, se laissant faire comme un enfant docile malgré les douleurs que tu lui infligeais « Figure-toi que ce petit con, il a pété un câble en me voyant avec Eden, j'crois bien qu'il la kiffe. T'as aucune chance avec lui, lâche l'affaire. Il en a rien à foutre de toi. D'ailleurs, il me l'a dit. Mais oui, j'ai mal.»  Tu relevais la tête vers lui, le lâchant brusquement.

« Arrête, Crickson. Arrête de te servir de lui pour m’atteindre. Je sais que t’es en colère même si je crois définitivement que la raison m’échappera toujours, mais quand même… » Il te fixait comme si tu venais de t’échapper du service psychiatrique de Sainte Mangouste mais cette fois s’en était trop. Comment pouvait-il penser une seconde que tu t’étais entichée du Serpentard ? Tu considérais Stefan comme un ami proche, quelqu’un qui te faisait constamment dépasser tes limites, celles que tu t’imposais à cause de ta famille. Mais tu avais toujours respecté ses petites amies et plus particulièrement les sentiments qu’il pouvait avoir pour elles. Et pareillement, tu doutais que Stefan ait pu dire qu’il se fichait de toi, ou bien Nathanaël avait fait exprès de sortir ces paroles de leurs contextes. Cette pensée te mis hors de toi. Le temps des excuses était révolu, tu allais lui faire comprendre.  « Ce petit con, comme tu dis, était là quand tu toi étais loin derrière et surtout à mille lieues de te soucier de moi quand j’avais des problèmes. Il m’a consolé, il a pris soin de moi. Ce que je lui ai donné, ça ne regarde que moi, et j’aimerai qu’à l’avenir tu ne lui refasses plus le portrait.  Je ne sais pas ce que tu t’imagines, mais quoique t’en pense, il compte pour moi. Et ça Nate, je t’interdis de t’en mêler, parce que t’as perdu tes droits le jour où tu m’as exilé de ta vie. » Tes paroles se faisaient plus dures que tu ne le voulais, mais cette fois il avait tabassé la mauvaise personne et t’avait blessé par la même occasion. Comme pour les appuyer , tu lui donnais une tape sur le torse, assez forte pour qu’il sente ses bleus l’élancer quelque temps. Tu te fichais qu’il te violente à son tour.  Il lui était déjà arrivé dans des colères extrêmes de t’agripper les cheveux. Mutine, ta confiance en toi retrouvée et exacerbée à l’excès, tu replaçais soigneusement tes boucles dorées sur tes épaules et ajoutais, un sourire mauvais aux lèves, tandis que tu t’approchais de lui, plus près encore pour mesurer l’effet de ta provocation. Tu levais la tête vers lui et murmurait. « Et qu’est ce qui te fait croire que je veux une chance avec lui ? Je l’ai déjà eu, et d’ailleurs c’était orgasmique. Bien plus j’en suis sure que pour toutes les petites minettes que tu mets dans ton lit. Mais après, si c’est juste une histoire de performance entre vous deux, ‘lâche l’affaire’ comme tu dis, tu ne fais pas le poids. » Tu t’étonnais toi-même de ton audace, de parler d’une chose que tu ne connaissais pas. Tu savais qu’il n’apprécierait pas d’être comparé à Stefan, et encore moins que tu oses insinuer qu’il lui était inférieur en matière de performance. Tu faisais claquer ta langue contre ton palais avant de sourire, sincèrement pour une fois. Ta vengeance était acquise.





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You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 3 Nov - 11:33

L'amour a ses raisons que la raison ignore
Bryonia ∞ Nathanaël

C'était pas croyable. Cette fille te faisait vraiment faire n'importe quoi et dire les conneries les plus insensées et pitoyables que tu n'aurais jamais cru dire de ta vie. Qu'est-ce qu'elle te gonflait ta petite blonde peroxydée ! Franchement, parfois, tu regrettais d'être tombé sur elle en quatrième année et d'avoir eu cette sorte de coup de foudre amical pour elle, parce qu'aujourd'hui, des soucis, elle t'en causait pleins. Et tous les soirs, tu t'endormais en pensant à elle, aux prochains problèmes qu'elle allait bien pouvoir inventer pour pourrir ta petite existence. Parce qu'il fallait l'avouer, elle était très douée pour ça et s'en donnait même à cœur joie. Passant la main dans tes cheveux avec lassitude, tu mesuras leur longueur par ennui, cherchant à trouver un autre moyen de faire comprendre à Bry que coucher avec Durden était mal. Mais mademoiselle la petite libertine avait l'air de trouver ça vraiment génial et complètement dans l'ordre des choses. Tu n'étais tellement pas d'accord avec ça. Tu ne pouvais supporter le fait que Stefan ais posé ses mains sur elle. C'était une vision d'horreur qui te répugnait tellement que tu étais presque certain qu'elle allait te hantait durant un bon bout de temps. Pourquoi tout était toujours si compliqué avec elle depuis... depuis quand était-ce si compliqué d'ailleurs ? Tu secouas la tête. Tu savais très bien depuis quand tout avait changé. Depuis le fameux baiser et la danse lascive  que vous aviez partagé. Depuis, même si tu t'évertuais à retrouver votre complicité antérieure, rien n'était vraiment plus comme avant, et tu avais la nette impression qu'un gouffre immense commençait à naître entre vous, et tu détestais cela. Bry, tu l'aimais. À ta manière, mais tu l'aimais quand même. Mais tu l'aimais comment en vérité ? Comme une sœur ? Oui, un peu comme une sœur, te dicta ta petite conscience. Tu voulais la protéger des autres, la protéger de ceux qui, avec leurs malversations et leurs attitudes peu honorables auraient pu d'une quelconque manière porter préjudice à la beauté italienne qui partageait ta vie depuis qu'elle avait franchi le seuil de la grande salle. « Menteur. » Bien entendu, elle ne te croyait pas. T'étais conscient que ta réputation n'était plus à faire et ne jouait pas franchement en ta faveur. Quand tu y réfléchissais, Bry n'était jamais intervenue dans tes relations amoureuses ( ou sexuelles, parlons franchement ), ou alors, tu n'y avais jamais prêté attention. Peut-être parce que pour toi, ces filles n'avaient aucune importance. Elles réchauffaient tes draps plus souvent que tu n'aurais pu l'imaginer. En fait, depuis quelques temps tu te rendais compte que tu détestais de plus en plus la solitude que tu affectionnais autrefois. Dormir avec quelqu'un, c'était également un moyen d'éviter les cauchemars qui t'assaillaient parfois et qui te rendaient fous. C'était un échappatoire en quelque sorte, un exutoire. Tu pouvais comprendre que Bry ne saisisse pas la complexité des pensées qui déferlaient dans ton esprit, car toi-même parfois, tu te demandais si tout cela avait bel et bien un sens. C'était bien beau de changer de beauté dans ton pied tous les soirs, mais parfois, un peu de stabilité ne te ferait pas de mal. Mais à vrai dire, depuis Ariel, t'avais eu aucune relation stable, et t'étais pas certain d'en vouloir une. Et de toute manière, la plupart des filles qui venaient te trouver connaissaient ta réputation et ne s'attendaient pas à grand chose venant de ta part. « Donc, si on suit ta logique, tu peux te taper tout ce qui bouge parce que tu t’en fous, mais moi il faut m’enfermer au couvent c’est ça ? Je suis désolée d’avoir troublé ta paix intérieure, Nate, mais il va falloir que tu prennes conscience que je suis majeure et que je fais ce que je veux de mon corps, t’es pas mon père. » Tu secouas la tête. Fallait rien exagérer non plus. Le couvent, tout de suite les grands mots... Bien sûr qu'elle pouvait sortir avec quelqu'un, tant que ça demeurait chaste... Tu te tapas la tête bêtement. Putain de merde. Elle allait te prendre pour un fou. Oh et puis non, elle était habituée à toi non ? Elle savait très bien que tu n'étais pas toujours tout seul dans ta tête, et que ça se bousculait dans le cerveau pour prendre le contrôle de tes neurones. Tu fermas les yeux doucement, histoire de remettre un peu d'ordre dans tes idées, mais surtout de trouver des arguments pour contrer son plaidoyer. Mais en fait, tu n'en trouvais aucun de recevable. Elle avait le droit autant que toi de coucher avec qui elle le souhaitait. Pourtant, tu n'arrivais tout simplement pas à l'accepter. Tu étais énervé, fâché, fatigué de devoir encore et toujours se battre pour son honneur et pour qu'elle demeure aussi belle, innocente et pure qu'au moment où tu l'avais connu. Mais ce temps là était bel et bien révolu, et cela te revenait à la figure comme un sort mal envoyé. Le temps avait passé trop vite, et t'avais manqué tant de choses... T'étais tellement fatigué de te battre contre elle. T'étais tellement fatigué de devoir te justifier. T'étais tellement fatigué de tenter de lui faire comprendre qu'elle agissait de la plus mauvaise manière qu'il soit. Mais comment le lui faire comprendre ? Elle était aussi bornée que toi si ce n'était plus, et tu ignorais comment tu allais réussir à la calmer cette fois-ci. Tu avais à peine terminer ton petit laïus sur Durden que tu sentis la colère s’immiscer sous chaque grain de peau de ton italienne. Mais qu'elle s'énerve... Elle était toujours plus belle quand la flamme de l'animosité brûlait au fin fond de ses yeux clairs. Tu relevas la tête vers elle, et tu croisas son regard. Tu t'y perdis un instant avant de te ressaisir. N'importe quoi Nathanaël, te chuchota ta conscience. Pourquoi avais-tu dit ça ? C'était quoi le but ? Qu'elle t'abandonne de nouveau lorsqu'elle se rendra compte que tu n'es qu'un con ? Comment pouvait-elle te supporter encore ? T'avais toujours cassé la gueule de tous les garçons qui l'avaient de près ou de loin approché, et t'avais fait en sorte que les autres te craignent pour qu'ils ne s'intéressent pas à elle. Et elle n'avait jamais rien dit. Tu te contentais souvent à l'époque de dire qu'il t'avait provoqué, que tout était de sa faute, et Bry se rangeait de ton côté. Mais était-ce vraiment de l'amitié de ne pas pouvoir la voir avec un autre au point de refaire le portrait de tous ces ex ? Tu ne comprenais plus rien, t'étais trop perdu. En vérité, tu lui gâchais la vie. Alors pourquoi restait-elle encore ?

Ces questions sans réponse t'envahirent rapidement, mais tu ne pus commencer à te pencher dessus pour y réfléchir, car Bryonia s'approcha de toi pour vérifier elle-même les dégâts occasionnés par la bagarre. Tu te sentais comme un enfant pris en faute et que sa mère venait soigner et réconforter. Au fond, c'était un peu ça peut-être. Tu t'élançais alors dans une discussion qui allait mal se terminer. Tu le savais, mais tu étais tellement con que t'y fonçais tout de même tête baissé. Agir d'abord, penser après. C'était vraiment stupide comme dicton ça. Dans ta veine tentative pour discréditer une fois pour tout Stefan a ses yeux, tu avais aiguisé une fois de plus sa colère. Elle te lâcha subitement et vociféra : « Arrête, Crickson. Arrête de te servir de lui pour m’atteindre. Je sais que t’es en colère même si je crois définitivement que la raison m’échappera toujours, mais quand même… » Fronçant les sourcils, tu étais stupéfait et effrayé à la fois. Cela marchait-il ? Se servir de lui pour l'atteindre ? Si oui, Durden comptait beaucoup plus pour elle qu'elle ne se l'avouait, et tu refusais d'entendre ça. Pire, tu craignais d'entendre qu'il comptait plus que toi à ses yeux. T'avais trop peur. Tu avalas durement ta salive. Putain non, pitié. Tout, mais pas ça. Tu le supporterais pas. « J'suis pas en colère... » murmuras-tu, alors que si, t'étais en colère. T'étais déçu, tu étais révolté, tu étais mort à l'intérieur. Soudainement, Bry sortit de ses gonds sans que tu ne vois rien venir : « Ce petit con, comme tu dis, était là quand tu toi étais loin derrière et surtout à mille lieues de te soucier de moi quand j’avais des problèmes. Il m’a consolé, il a pris soin de moi. Ce que je lui ai donné, ça ne regarde que moi, et j’aimerai qu’à l’avenir tu ne lui refasses plus le portrait.  Je ne sais pas ce que tu t’imagines, mais quoique t’en pense, il compte pour moi. Et ça Nate, je t’interdis de t’en mêler, parce que t’as perdu tes droits le jour où tu m’as exilé de ta vie. » Bouche baie, tu entendais ses paroles sans en saisir pleinement le sens. Il comptait. Il comptait plus que toi. Un goût amer dans la bouche, tu étais dégoûté. Tu tombais de haut. Elle était folle. Putain, elle était folle. T'arrivais plus à parler, ni même à bouger. La nouvelle avait fait l'effet d'une bombe dans ton cœur, et tu étais anéanti. Mais elle n'en avait pas encore fini avec toi.  Elle s'approcha de toi, te frappa pile sur tes blessures comme pour t'affliger une douleur physique en plus d'une fulgurante douleur morale. Une fois qu'elle fut seulement à quelques centimètres de toi, elle te scruta et murmura : « Et qu’est ce qui te fait croire que je veux une chance avec lui ? Je l’ai déjà eu, et d’ailleurs c’était orgasmique. Bien plus j’en suis sure que pour toutes les petites minettes que tu mets dans ton lit. Mais après, si c’est juste une histoire de performance entre vous deux, ‘lâche l’affaire’ comme tu dis, tu ne fais pas le poids. » Tu te levas si brusquement que tu faillis faire tomber Bry au passage. La connasse. Violemment, tu agrippas ses cheveux et posa sa main sur sa taille que tu attiras vers toi. C'était fini les mots vides de sens. Elle voulait mesurer une performance ? Et bien allons-y, ce n'était pas toi que ça allait gêner, t'étais confiant, tu savais que tu étais meilleur. Collant ton corps au sien, tu la forças à relever le menton et à te regarder droit dans les yeux : « Parle pas de ce que tu connais pas Bry. TU VEUX QU'ON TESTE C'EST CA ? Tout de suite ? MAINTENANT ? » Rompant la promesse que tu lui avais faite quelques semaines plutôt, tu te penchas soudainement vers elle et posas tes lippes sucrées sur les siennes. La colère t'animait tellement que ton baiser fut violent et déroutant. Tu la relâchas soudainement et alla te frapper la tête contre un mur. Putain, putain, PUTAIN. « BAH VAS Y ! GIFLE-MOI ! C'est pas ça que t'avais dit la dernière fois ? MAIS PUTAIN, regarde ce que tu m'obliges à faire PUTAIN ! » T'arrachant les cheveux en te prenant la tête entre les mains, tu relevas soudainement les yeux se souvenant alors de certains mots qu'elle avait prononcé : « ET TOI ALORS ? T'étais où quand j'étais six pieds sous terre ? T'étais où quand j'étais tellement mal que je voulais crever hein ? T'étais où ? DIS MOI TU ÉTAIS OU ? » L'amertume pouvait facilement se lire sur ton visage. Tu n'aimais pas parler de ça. C'était le sujet tabou par excellence. Mais elle t'y avait obligé. « T'étais où quand j'avais besoin de toi moi ? » Tu sentis un larme traître couler sur ta joue que t'essuyas sans faire plus de cinéma. C'était pas comme si c'était la première fois qu'elle te voyait minable. Étrangement, c'était toujours avec elle que tu perdais tes défenses et tes repères. « Tu fais chier Bry, putain tu fais chier. » Tu t'effondras au sol, et ramena tes genoux contre ton buste et attendis. Tu ne savais pas ce que tu attendais, et comme il ne se passait rien, tu déclaras. « Vas-y, casse-toi, va le retrouver. S'il compte plus que moi, vas-y. Je te retiens pas. Je t'ai déjà perdu une fois, je supporterais bien une deuxième fois. » Paroles en l'air. T'étais vraiment pas certain de pouvoir encaisser ça à nouveau.
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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Ven 8 Nov - 11:29



La colère t’avait emporté, une fois de plus. Ton premier pêché capital, depuis que tu étais enfant, qui faisait trembler tes nourrices et tes parents. Elle naissait en toi au moindre prétexte, et s’épanouissait comme un poison mortel, irradiant tout ton être, balayant tout sur son passage. Elle te possédait, faisait cogner plus durement le palpitant logé au creux de ta poitrine, et finalement caractérisait l’émanation de vie qui était la tienne. Au quotidien. Nathanaël était souvent l’objet de ta colère depuis que vous vous étiez rencontrés, et tu te demandais parfois s’il ne faisait pas exprès de te mettre dans de tels états de rage, voire même s’il n’en prenait pas un certain plaisir. La colère sourde te meurtrissait encore les entrailles en songeant à tous ceux qu’il avait frappés pour toi. Tous ceux qui à présent te considéraient comme un fruit défendu, préférant t’observer de loin plutôt que de t’approcher, te condamnant par la même à une certaine solitude. Pas un mot, aucune plainte. Tu n’avais jamais rien dit à Nathanaël, même si tu n’étais pas dupe de son manège sordide. Tu avais toujours mis cela sur le compte de l’amitié fraternelle qui vous liait, poupée de chiffon se voilant la face. Mais aujourd’hui, pouvais-tu seulement le considérer comme un frère ? Cette fois, comme à chaque fois que tu laissais la colère prendre le dessus sur toi d’ailleurs, tu regrettais ton audace à peine la provocation avait-elle passée la barrière de tes lèvres. Tu t’étais obstinée à franchir la limite, toujours plus blessante, relayant la compassion au second plan. Contradictoire, tu l’étais lorsqu’il se trouvait dans les parages, une minute considérant qu’il ne la méritait pas au vu de son infâme comportement, l’autre, soucieuse lui faire mal –mais pas trop.  Rapports toujours ambivalents, il t’arrivait même parfois de ne plus savoir s’il était celui que tu aimais le plus au monde, ou celui que tu voulais réduire à néant, en cendres fumantes à coup de sortilèges impardonnables. A cet instant pourtant, c’est le Gryffondor qui semblait prêt à t’anéantir. Tu luttais contre l’envie furieuse de clore tes paupières et d’attendre que l’orage passe. Mais, tu avais cherché sa colère, l’avait titillé jusqu’à la voir apparaitre au creux de ses prunelles claires, et elle allait à présent s’abattre sur toi sans la moindre indulgence. « Parle pas de ce que tu connais pas Bry. TU VEUX QU'ON TESTE C'EST CA ? Tout de suite ? MAINTENANT ? » Menaces vide de sens et de sentiments. Tu esquissais un sourire devant une provocation de plus. Il n’avait jamais aimé la compétition, ou tout du moins, celle qu’il n’était pas sûr de remporter. Inutile de jouer ses cartes, quand l’adversaire possède un carré d’as. Tu avais eu le mérite de gouters leurs lèvres, tu connaissais déjà celles qui répondaient au nom de délice. Il ne pouvait rien contre ton jugement.

La seule erreur que tu commis cependant, fut de sous-estimer ton adversaire. Alors que tu détournais la tête prête à l’incendier de nouveau, il s’empara brusquement de ta chevelure bouclée, blessant ta nuque, te forçant à le regarder. Tu sentais la colère gronder en lui, s’emparer de son être avant de le consumer entier. Gorge déployée vers lui, tu tentas de te débattre, plissant les paupières sous le coup de la douleur, tandis que ses assassines s’agrippaient à ta taille te lacérant les reins, et que vos bassins s’épousaient avec une langueur non dissimulée. Il y eut un laps de temps très court ou tout sembla se figer, chacun esclave de sa colère, mais tu n’eus pas le temps d’objecter, ni de penser. Esseulées, ses lèvres se fracassèrent contre les tiennes avec force, étouffant de la sorte les protestations éventuelles qui auraient pu s’échapper de tes lippes. Il te fallut quelques secondes pour te rendre compte de la situation. Nathanaël Crickson était en train de t’embrasser. Ton assassine était venue, sans la moindre résistance, se poser contre la peau brut de son torse sans que ton esprit vacillant ne détermine si c’était un moyen de le repousser ou de l’attirer à toi. Ongles qui glissèrent sournoisement et s’agrippèrent à sa nuque, s’enfonçant dans sa chair avec une douce violence. Tu ne contrôlais plus rien, ne te sentant plus maîtresse de ton corps, ni des choses qui gonflaient ton palpitant. Tu te surprenais à te laisser consumer toute entière par le brasier détruisant tes entrailles avec perfidie, à profiter simplement du contact grisant et précieux de sa peau contre la tienne, devenu affreusement rare depuis votre réconciliation, contacts censurés pour éviter la moindre bavure. Mais ton répit fut de courte durée. Les frissons se firent plus forts, cinglants, quand la pensée que la chute serait plus terrible que le baiser t’irradia le cœur. Tu le voyais d’ici t’accuser de l’avoir poussé jusque dans ses retranchements, t’accuser de vouloir briser votre amitié, scandant à qui voulait l’entendre ta trahison. Te rejeter, comme il le faisait toujours. Comme il l’avait fait par une nuit de fête il y a des mois de cela. Et tandis que vos lippes se meurtrissaient l’une l’autre, tentant vainement de savoir qui aurait le dessus, il te rejeta tout aussi violement, te faisant vaciller sur tes talons.  

« BAH VAS Y ! GIFLE-MOI ! C'est pas ça que t'avais dit la dernière fois ? MAIS PUTAIN, regarde ce que tu m'obliges à faire PUTAIN ! » Tu l’observais se prendre la tête entre les mains sans prêter la moindre attention au flot d’injures qui s’échappait de lui, trop choquée par ce qui venait de se passer. Tu faillis présenter des excuses mais sa réplique eut un effet immédiat, radical. Digne de la guillotine, tu sentis le couperet s’abattre sur ta nuque, envoyant ta pauvre tête valser contre le sol carrelé. Palpitant malmené, encore haletant, et l’esprit plein de doutes. Tu relevais les yeux vers lui lorsque tu te rendis compte qu’il t’assimilait à ses malheurs. Il rejetait la faute sur toi, vilaine Bryonia qui le forçait à commettre le pire : embrasser sa meilleure amie. Inceste. Aucune de vos deux colères ne s’étaient essoufflées, ranimées par un baiser ravivant les flammes. Tu portais machinalement tes doigts fins à tes lippes, avant de remarquer leur légère teinte vermeille. Ensanglantés. Tu sentais avec un mélange d’effroi et une certaine sérénité le goût du sang éveiller tes papilles, comprenant qu’il ne t’avait pas mordu, mais qu’il était lui-même blessé. Constat qui te ramena directement à la réalité.

« ET TOI ALORS ? T'étais où quand j'étais six pieds sous terre ? T'étais où quand j'étais tellement mal que je voulais crever hein ? T'étais où ? DIS MOI TU ÉTAIS OU ? T'étais où quand j'avais besoin de toi moi ? » Il s’indignait, te balançant à la figure tout ce que tu ne voulais pas entendre. Tout ce qui te faisait mal. Tu constatais que la blessure, toujours présente, ne c’était pas refermée et restait un sujet tabou entre vous, malgré les fils indolores sensé la faire cicatriser. Tu avais passé tellement de temps depuis votre réconciliation à tenter de te déculpabiliser. Mais Nathanaël connaissait tes failles comme les siennes. Tu ne pouvais pas répondre, simplement parce que ses questions n’appelaient pas de réponse. Tu étais hors du monde, hors d’atteinte. Dans un océan d’encre noir, anesthésiée, totalement étrangères aux émotions, un monde dans lequel tu ne voulais plus jamais retourner.  Comment pouvait-il comparer vos situations ? Certes, il n’y avait rien de pire à passer à l’acte, mais cela signifiait-il que tu n’avais pas souffert ? Il avait tout réduit à néant ce soir-là. Tout pris. Et aujourd’hui, il voulait encore te prendre celui qui s’était évertué à te sortir de la léthargie languissante qui caractérisait ta vie. Ta non-vie, en réalité. Mais, face à la fureur évidente du Gryffondor, tu te mordais la langue pour ne pas répliquer et envenimer une situation suffisamment houleuse sans avoir à en rajouter. Tu regrettas un instant ton acharnement, de ne pas avoir pu lâcher prise. Mais, le mal était fait à présent, et il était de ton devoir de ramasser les pots cassés. Comme à chaque fois. Sa colère sourde se transforma en détresse soudaine qui te broya le cœur, ne supportant pas l’idée de le voir souffrir ainsi par ta faute. « Tu fais chier Bry, putain tu fais chier. » lâchait-il en glissant vers le sol. Le voir ainsi ne fit pourtant pas venir les remords, restant fermement embastillés dans une prison de fer. Pourquoi restait-il si tu le faisais tant souffrir ? Pourquoi ne pouvait-il pas s’empêcher de prendre soin de toi, même quand tu ne méritais que ses injures ?  Tu le fixais sans comprendre, te perdant dans le fil de tes pensées. Tu avais besoin de calme pour réfléchir à tout cela. Laisser décanter, mais surtout réprimer l’horrible désir qui était né quelques minutes auparavant au creux de tes reins et de ton palpitant, dont tu n’arrivais plus à te défaire en cet instant et qui redonnait un nouvel éclat à tes pupilles claires. Tu restais coites, l’envie de quitter le lieu de désolation te démangeant furieusement, l’observant replier ses genoux contre lui.


    « Vas-y, casse-toi, va le retrouver. S'il compte plus que moi, vas-y. Je te retiens pas. Je t'ai déjà perdu une fois, je supporterais bien une deuxième fois. »


La rudesse du sol écorcha tes genoux, alors que tes assassines en goutaient la froideur. Le voir ainsi te donnait l’image d’un félin abattu à terre, recroquevillé dans un coin pour mourir et cette vision te gelait les os, comme prise au beau milieu d’une tempête de neige. Tu aurais voulu le gifler, le secouer dans tous les sens pour qu’il retrouve son assurance et sa vigueur, car cette image ne le mettait pas en valeur, ne lui rendait pas hommage, lui faisant perdre de sa superbe. L’idée que tu pouvais l’abattre plus bas que terre t’apparut soudain comme une hérésie. Tu peinais à croire que tu pouvais le plonger dans de tels états, te reconnaissant parfaitement en lui, toi si facilement blessée par ses mots durs, bien que tu ne voulais jamais l’admettre. D’ailleurs, qu’il te rejette une seconde fois en l’espace de cinq minutes te conforta dans l’idée que tu étais une sombre idiote s’accrochant à des illusions qui n’avaient pas lieu d’être. Putain. Tu avais aimé ce baisé quoiqu’il t’en coute de l’admettre, comment aurait-il pu partager ce genre d’émotion ? Il n’était intéressé que par lui, et son petit malheur. « Nathanaël, regarde-moi. » Tu ne l’appelais par son prénom complet que lorsque la situation était exceptionnellement grave et sérieuse. Qu’il t’ignore était la pire punition qu’il pouvait t’infliger. Tu ne pouvais pas supporter l’idée qu’il s’éloigne de toi à nouveau, ni que vous retombiez dans l’indifférence destructrice qui t’avait conduite dans les bras de Stefan, poupée de chiffon obnubilée par le premier qui lui accordait un minimum d’attention. Etait-il si indifférent au fait que vous vous ignoriez de nouveau, ou disait-il seulement cela pour te blesser de nouveau ? Tu séparais ses genoux, y avançant ton buste afin d’être au plus près de lui, alors que tes assassines saisissaient délicatement son visage, le forçant à te contempler. Tes prunelles défièrent à loisir les siennes quelques minutes, avant que tu ne brises le silence. « Comment peux-tu croire une chose pareille, espèce d’idiot ? J’… J’arrive pas à croire que je vais dire un truc pareil, alors écoute bien » Tu retenais ton souffle, comme prête à t’immerger totalement dans l’inconnu. Tu détestais faire ce genre de déclaration. Tu n’avais jamais été à l’aise avec les sentiments, et c’était sans doute pourquoi ton amitié avec Nathanaël t’avait fait l’effet d’un coup de foudre. Vous n’aviez pas besoin de mots. Un geste, un regard, une expression. Aucun de vous deux n’étaient très doués avec l’expression des sentiments, alors la tendresse passait par autre chose. « Tu m’as dit qu’il fallait que j’imprime le fait que tu m’aimes parfois plus que toi-même, mais sans te dire que pour moi, t’aimer c’est… aussi élémentaire que de respirer. Comment quelqu’un pourrait prendre ta place…  » Il était si singulier à tes yeux, qu’oser prétendre que quelqu’un pouvait à loisir le détrôner du piédestal sur lequel tu l’avais placé te semblait une injure. Ces mots te coutaient cher, toi qui n’avais pas l’habitude de t’épancher sur les drôles de choses que tu pouvais ressentir. Choses, oui, car tu ne t’en sentais pas maîtresse, loin de là. Mais il n’y avait que lui pour les faire naître en toi, et il n’y avait que dans ces instants que tu te sentais à proprement parler vivante. Tu essayais de lui expliquer les choses simplement, parce qu’au fond, elles l’étaient, même si tu devais lui donner l’impression d’être un enfant de cinq ans. Tu laissais tes doigts frêles caresser la ligne séductrice de sa mâchoire, l’ombre d’un sourire accroché aux lèvres. « Lève-toi, il faut qu’on t’amène à l’infirmerie ». Lâchais tu, le libérant de ton emprise. Tu avançais de quelque pas vers la porte de bois massif, quand, le sentant derrière toi, tu te retournais brusquement. La gifle était partie presque machinalement, contact te laissant des fourmillements le long de tes assassines. Il te regardait visiblement ahuris se demandant ce qui venait de te passer par la tête. Mais avant même qu’il n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, tu le coupais, te justifiant platement d’un simple  « C’est pour le baiser. Je te l’avais promis celle-là » surenchérit d’un clin d’œil taquin.  Souvenir pas si lointain d’un lendemain de soirée qui avait marqué la renaissance de votre amitié. Serment volatil fait à la dérobé, tu n’avais jamais pensé devoir l’exécuter un jour. Mais les Dante étaient des sorciers de parole, et tu te devais de respecter ce principe.  Pourtant, il te restait une chose à éclaircir. Ironie d’une situation qui avait atteint un point de non-retour à cause d’un stupide mensonge.


    « En fait, Nate, je veux pas faire ma chieuse mais… je plaisantais. Tu embrasses mieux que lui ».


Et sur ces mots, tu laissais un rire carillonnant s’échapper de tes lèvres vermeilles, sincère et communicatif, tant la situation pouvait te paraître risible, à présent. Il n’avait suffi que d’un mensonge pour mettre le feu aux poudres, qui te ferait récolter ce que tu avais semé et t’en ferait mordre les doigts jusqu’au sang...




__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Sam 9 Nov - 15:47

L'amour a ses raisons que la raison ignore
Bryonia ∞ Nathanaël

Sentir son corps contre le tien te rendit cinglé. En moins de deux secondes, un désir fou et insatiable commença à t'envahir au tel point que tu n'arrivais plus à te contrôler. Vos lèvres se cherchaient sans relâche, ni retenue, et tu en venais même à apprécier l'étreinte. Rien à voir avec votre précédent baiser. C'était plus bestial, plus désorganisé, plus sauvage, plus... plus tout peut-être. Rien que des sensations, rien que cela. T'avais pensé qu'elle te repousserait tout de suite, qu'elle te giflerait dans la seconde qui suivait, comme elle te l'avait promis. Mais elle n'avait rien fait de cela, te prenant de court, et te poussant encore un peu plus dans l'incertitude. Pire même, elle répondait activement à ton baiser, plantant doucement ses ongles dans la peau de ta nuque, posant délicatement sa main sur ton torse. Un léger frisson te parcourut tandis que tu l'emprisonnais de tes bras. Qu'est-ce qu'il te prenait ? Il fallait arrêter ça tout de suite avant que cela n'aille trop loin. Mais tu n'y arrivais tout simplement pas. Tu voulus te détacher d'elle, mais tu avais encore soif de ses lèvres et de sa peau si douce. Pourquoi après tout Durden avait-il le droit de la toucher et pas toi ? Ton ego en prenait un coup à chaque fois que tu pensais à lui. Elle était à toi Bry, et à toi seule. Peu importe la manière dont elle t'appartenait. Ce qui comptait, c'est qu'il ne la touche plus jamais. Et tu avais pris soin à ce que cela ne se reproduise plus jamais. Et après l'incident de tout à l'heure, tu allais tellement coller Bry, tu allais devenir l'ombre de son ombre au point que plus jamais, plus jamais personne ne viendrait partager ses draps. Une image s'imposa à toi rapidement, et tu la chassas presque immédiatement. Une envie soudaine de vomir remonta en toi, et tu repoussas ta meilleure amie. Qui ne pouvait décemment plus être ta meilleure amie. T'avais envie de baiser ta meilleure amie. C'était trop mal. Vraiment trop mal. La culpabilité te rongeait subtilement et tu te sentis rapidement très mal. Il fallait que ça sorte, que tu lui dises que tout ce que tu faisais, c'était à cause d'elle. Elle qui te rendait fou et démesuré dans tout ce que tu entreprenais. Tu en avais assez de toujours tout devoir rapporter à elle. T'avais l'impression que rien ne comptait plus qu'elle, et c'était sans doute vrai finalement. Tu n'avais qu'à réfléchir un peu, et voir qu'au fond, tu ne vivais que pour la voir elle chaque matin, te sourire au petit déjeuner, s'asseoir à tes côtés en cours, finir tes devoirs de métamorphose pour que tu obtiennes la moyenne, te couvrir parfois quand tu sortais le soir. Mais elle était tellement belle aussi. Comme un rayon de soleil qui égayait tes journées. Mais là, elle t'énervait. Ce n'était plus un rayon de soleil. C'était un éclair fracassant qui s'abattait sur toi et qui te faisait fléchir. Elle t'énervait. Encore plus que d'habitude. Tu l'engueulas, encore et encore, les mots sortaient férocement de ta bouche, et tu n'arrivais plus à y mettre un terme. Mais finalement, tu cédas à la pression en te laissant tomber brusquement au sol, comme une vulgaire poupée, une marionnette qu'on cesserait d'articuler. Tu fermas les yeux, attrapant ta tête et passant la main dans tes cheveux. Tu voulais qu'elle parte, qu'elle te laisse seule, qu'elle sorte de ta vie. Définitivement. Elle te brisait de l'intérieur et ne t'apportait que du mal. Tu te faisais tant de soucis pour elle que cela en devenait malsain et pourrissait ta propre existence. Pourtant, tu ne lui en voulais pas. Elle était comme ça Bry. Et de toute manière, jamais tu n'arriverais à te détacher d'elle, et au fond, t’espérais vraiment qu'elle ne le pouvait non plus. Sinon, t'étais fichu. Vraiment fichu.

« Nathanaël, regarde-moi. » Tu n'avais pas envie de la regarder. Pas du tout envie. Tu te sentais au bord de la crise de nerf, et tu craignais de ne pouvoir te maîtriser, de ne pouvoir garder ton sang-froid et de lui faire du mal. En plus, elle t'avait appelé par ton prénom complet. C'était mauvais signe quand elle le faisait. Cela voulait dire qu'elle allait te sermonner, et que vous alliez vous disputer. Comme toujours après tout. Mais tu étais las de tout cela, tu voulais juste qu'elle parte. Bry, pars, s'il-te-plaît, tu te chuchotas dans la tête. Tu voulais qu'elle reste et en même temps tu ne le voulais pas, parce que tu étais compliqué comme gars. T'y pouvais rien. Il y avait toujours deux Nathanaël en toi. Celui qui avait besoin d'elle désespérément. Et celui qui la repoussait avidement. Et quand ces deux parties de toi se raccordaient, cela donnait ton toi à cet instant précis : l'embrassant soudainement et la rejetant tout de suite après. Les yeux toujours clos, tu entendis son souffle près de toi, elle se rapprochait. Tu la laissas faire. Elle s'agenouilla devant toi, et attrapa doucement ton visage. Tes yeux rencontrèrent les siens et les défièrent durant quelques secondes avant que tu ne perdes le contact en baissant tes prunelles. T'avais l'impression d'avoir fauté, comme toujours avec elle de toute manière. T'avais toujours l'impression que tu agissais mal, que tu faisais exactement le contraire de ce qu'il fallait. Pourtant, tu continuais. « Comment peux-tu croire une chose pareille, espèce d’idiot ? J’… J’arrive pas à croire que je vais dire un truc pareil, alors écoute bien. » Tu relevas la tête et fronças les sourcils tellement le ton qu'elle venait d'employer semblait sérieux.  « Tu m’as dit qu’il fallait que j’imprime le fait que tu m’aimes parfois plus que toi-même, mais sans te dire que pour moi, t’aimer c’est… aussi élémentaire que de respirer. Comment quelqu’un pourrait prendre ta place…  » Le souffle coupé, tu ne répondis rien. De toute manière, tu étais trop bouche baie pour sortir une phrase correcte, vous savez, avec un sujet, un verbe, un complément. Avalant durement ta salive, tu sentis un goût âcre d'hémoglobine dans ta bouche et cela ne fit que t'embrouiller l'esprit encore un peu plus. Pourquoi était-ce si difficile de vivre ? Pourquoi était-ce si difficile de comprendre que tu comptais pour elle ? Tout autant qu'elle comptait pour toi ? Au fond de toi, tu le savais très bien. T'avais pas confiance en elle. Mais cela ne s'appliquait pas qu'à elle seule. T'avais confiance en aucune femme. Les femmes étaient des êtres volages qui détruisaient la vie des hommes. Ta mère avait détruit la tienne. À cause d'elle, parfois, tu ne te sentais plus tellement toi et tu savais qu'elle y était pour quelque chose. Tu la haïssais tellement. Tellement que tu n'arrivais plus à croire que Bry puisse t'aimer plus qu'elle ne s'aimait elle-même. Si ta propre mère, la personne la plus biologiquement programmée pour t'aimer, n'avait pas pu y arriver, comment le pouvait-elle ? Trop d'interrogations envahirent ton esprit et un brusque mal de tête te prit. « Bry... » murmuras-tu faiblement. Tu n'étais pas certaine qu'elle est entendue ton soupire. Ses doigts caressaient lentement ton visage, s'attardant un peu plus sur ta mâchoire. Tu sentis une légère douleur s'insinuer en toi, t'étais sûr qu'un bleu avait du se former à cet endroit précis, et qu'elle prenait un malin plaisir à appuyer exprès sur cette parcelle-là de ta peau, pour te faire payer tes erreurs et tes méfaits. Peut-être, ou peut-être pas. Elle n'arrêtait pas de te surprendre jour après jour... « Lève-toi, il faut qu’on t’amène à l’infirmerie. » Elle se releva, et t'appuyant contre un mur, tu en fis de même. Diable... qu'est-ce que tu avais mal... Finalement, un petit tour à l'infirmerie te ferait certainement du bien. Vraiment du bien. T'avais cru être assez fort pour éviter d'y aller, mais t'avais trop mal. Elle se dirigeait vers la porte, et tu la suivais docilement. Dans tes pensées, tu ne la vis pas se retourner brusquement, comme tu ne vis pas sa main s'approcher dangereusement de ta joue et la frapper avec violence. Hébété, tu bégayas : « Que... » Elle te coupa. « C’est pour le baiser. Je te l’avais promis celle-là. » Ah bah oui. Enfin, elle réagissait. Ce n'était guère trop tôt. En tout cas, tu acceptas la claque sans broncher parce que tu savais que tu la méritais. Mais au fond de toi, tu pensas que cela valait le coup... Tu étais même prêt à t'en prendre d'autres, pourvu que tu touches de nouveau ses lèvres si douces... « En fait, Nate, je veux pas faire ma chieuse mais… je plaisantais. Tu embrasses mieux que lui » Un rire cristallin s'échappa des lèvres de ton italienne, et tu ne pus t'empêcher de sourire. « Mais, j'en ai jamais douté tu sais. » Et voilà. La tension était retombée toute seule, et t'en étais pas mécontent. Tu avais encore une fois réussi à retourner ta veste avec elle. Tu savais qu'en évoquant la TS que tu avais faite, qu'en le lui rappelant, lle culpabiliserait à son tour et retomberait dans tes bras. Tu te sentais un peu dégueulasse de l'utiliser comme ça, mais elle t'y avait contraint. Tu voulais pas qu'elle te dise qu'elle couchait avec d'autres sans ressentir la moindre once de regrets. Ce n'était pas possible. Tu passas devant elle et lui ouvrit la porte, la laissant sortir la première. Instinctivement, ta main se porta à tes lèvres, encore fiévreuses du contact avec celle de ta jolie Poufsouffle. Fermant les yeux quelques secondes, tu sentis le regard de Bry sur toi et tu déclaras : « Quoi ? » Haussant les épaules, tu te dirigeas vers l'infirmerie. Qu'elle te suive si elle le désirait. Putain, fallait que tu fasses gaffe. Fallait pas qu'elle se rende compte que depuis la bagarre avec Stefan tu fantasmais grave sur elle.. Fallait surtout pas. C'était idiot, mais tu sentais qu'un gouffre se formait entre vous deux, en dépit de tout ce qu'elle t'avait promis, de ce que tu lui avais promis, en dépit de tous les mots rassurants que vous vous adressiez. T'avais trop peur. Pourquoi tout ne pouvait-il pas être simple comme avant ? Tu pensais au temps où tu avais présenté Bry à Anthony et Avalon. Tu te souvenais de ces moments simples, sans prise de tête et surtout, sans sentiments troubles et nébuleux qui t'habitaient désormais. T'en pouvais plus de ressentir ce que tu ressentais pour elle, car tu avais l'impression de trahir sa confiance.

Tu te retournas, elle était toujours là. Tu gardas le silence tout le long du chemin. Il fallait que tu réfléchisses. Que tu trouves les mots. Tu n'étais pas un très grand penseur, et finalement, cela te coûta un effort surhumain. Mais il le fallait. Une fois arrivé devant l'infirmerie, tu te retournas, la regardas et lui attrapas les deux mains. Croisant ses doigts avec les tiens, tu fermas les yeux, appréciant ce contact simple et non-ambiguë à tes yeux. Enfin, presque... « Bry, écoute, j'suis vraiment trop nul pour tout ça, mais... » Détournant la tête, tu continuas à réfléchir, c'était trop difficile à dire. T'arrivais pas à t'excuser pour ton comportement. « Oh et puis merde. » Tu l'attiras à toi et la serras si fort que t'eus l'impression que vos corps ne faisaient qu'un. Tu glissas doucement ton nez dans ses cheveux et humas leur odeur avec délice. Jamais tu n'avais remarqué à quel point ils sentaient bons... Tes mains vinrent doucement frictionner son dos et les pointes de ses cheveux, tandis que tu murmurais doucement à son oreille : « J'suis désolé. » Comme c'était pas forcément explicite, tu précisas : « D'être un con. » Et histoire d'en rajouter une petite couche, tout bas, tu chuchotas : « Et d'avoir manqué à ma promesse. » Même si au final, ça, tu ne regrettais pas. En fait, c'était pire. T'avais envie de recommencer. Tu te retins cependant. Bry n'apprécierait sûrement pas ça une deuxième fois. Enfin, une troisième fois maintenant. Pourquoi tu t'obstinais toujours à répéter les erreurs du passé ? Pourtant, cette fois-ci, contrairement à l'autre fois, Bry restait près de toi. Elle n'avait pas l'air de t'en vouloir autant. Tant mieux. T'aurais pas supporté encore des mois de guerres inutiles. Car désormais tu le savais, elle et toi, vous étiez tous les deux attirés l'un par l'autre, comme des aimants. Et puis, tu t'étais senti tellement mal la dernière fois, qu'il était hors de question que tu la laisses t'échapper de nouveau, même si ton comportement aurait mérité qu'elle s'en aille. « Dis-moi que tu me pardonnes. » Fallait que tu l'entendes. C'était vital. « Je t'en prie. »
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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 10 Nov - 13:29



Vos doigts entrelacés te donnaient une impression de sérénité complète. Geste récurrent entre vous deux, qui te permettait de te sentir unie à lui, d’une certaine manière, comme reliés par une affection indissoluble. Ce geste avait toujours été neutre, quelque chose de purement physique mais qui à la fois touchait ton âme. Le silence était retombé entre vous, mais il n’était pas oppressant, au contraire. Tu l'accueillais volontiers, parce qu’à l'inverse des autres, Nathanaël et toi n’aviez pas besoin de mots. Tu savais pourtant qu’il les cherchait. Tu pouvais presque voir s’agiter sous sa boite crânienne ses neurones à la recherche de ce qu’il devait dire.  En attendant, tu aurais pu rester des heures ses doigts noués aux tiens, tant son contact pouvait te paraître rassurant, mais finalement il décida de rompre le silence installé : « Bry, écoute, j'suis vraiment trop nul pour tout ça, mais... ». Tu levais la tête vers lui attendant qu’il poursuive. Tu notais alors que ses contusions prenaient une légère teinte violette par endroit, faisant apparaitre un pli soucieux au milieu de ton front. Tu sentais la rancune naître en toi à l’égard de Stefan en l’imaginant s’acharner sur le Gryffondor qui te servait de meilleur ami, avant de la refouler au plus profond de toi. Non, tu ne pouvais pas en vouloir à Stefan. Après tout, Nathanaël l’avait passé à tabac lui aussi, et il t’avait dissimulé sa relation avec sa peroxydée, alors, il méritait quelques souffrances.

« Oh et puis merde. » lâchait-il avec énervement avant de t’attirer à lui, si fort que tu eus l’impression de te fondre en lui quelques secondes, alors que tu écarquillais les yeux de surprise. Ton visage angélique au creux de son cou, tu retrouvais avec délice cette odeur si familière, mélange de shampoing, de parfum et son odeur corporelle si singulière à tes yeux. Le grain de sa peau brûlait contre ta joue, et tu fermais les paupières, profitant de cet instant, alors qu’il laissait courir ses assassines le long de ton échine. Tant de douceur après tant de violence te faisait presque l’effet d’une douche froide, oubliant même qu’il t’avait par deux fois rejeté avant que vous ne vous retrouviez devant l’infirmerie. Tu n’arrivais jamais à lui en vouloir, tu t’en rendais compte à présent, plus que jamais. Tu étais prête à tout lui pardonner, ses mois d’absences et tous ses vices, parce que tu avais désespérément besoin de lui dans ta vie. Tu avais besoin de sa chaleur, besoin de ses mots durs au même titre qu’ils te poussaient parfois de l’avant. Peu importe la manière dont il te traitait au fond, il n’apprendrait jamais rien. Tu avais rangé ta dignité et ton amour propre au placard depuis bien longtemps déjà. « J'suis désolé. » Son souffle au creux de ton oreille t’avait fait tressaillir. « D'être un con. Et d'avoir manqué à ma promesse. » Finit-il par ajouter, comme pour se justifier, ce qui te tira un sourire. Tu ne lui en voulais pas de t’avoir embrassé, oh ça non. Nathanaël avait toujours eut ce pouvoir sur toi de te rendre plus vivante, de te réconcilier avec les émotions. Et ce baiser avait ranimé en toi des flammes que tu croyais en cendres depuis bien longtemps. En réalité, tu lui en voulais d’avoir déclenché chez toi quelque chose qui avait atteint un point de non-retour. Une chose, tu le savais, qui allait te ronger de l’intérieur jusqu’à atteinte ton si précieux palpitant. Quelque chose dont tu ne pourrais jamais lui faire part. Parce qu’il était ton frère, et tu savais qu’il ne te verrait jamais différemment que comme une sœur qu’on protège coute que coute, sur laquelle on veille. Cette pensée t’irradia le cœur, ranimant l’odieuse douleur qui t’avait côtoyée si longtemps lorsque l’ignorance était la seule chose que vous vous accordiez encore. Il n’y aurait pas de rédemption pour toi. Pas de pardon. L’effet papillon qui c’était déclenché une nuit de fête de nombreux mois auparavant venait de te sauter en pleine figure. Mais tu ne pouvais t’en prendre qu’à toi-même, parce que tout ceci était de ta faute. De vous deux, tu avais toujours la plus réfléchie, la plus sérieuse. Tu ne pouvais pas t’attendre à ce que Nathanaël agisse comme tel, lui-même comptant sur toi lorsqu’il s’agissait de s’imposer des limites. Le jour où tu avais flanché en succombant à la tentation de ses lippes, tu t’étais condamnée toi-même aux limbes. Et tu t’y étais définitivement enchaînée aujourd’hui, en raison de ton audace.

« Dis-moi que tu me pardonnes. Je t’en prie ». Tu avais l’impression de rejouer éternellement les mêmes scènes, scénario cousu de fils blancs que les Moldus dénommaient destin. Il était toujours là à demander ton pardon, et ta rancune s’envolait toujours à cet instant précis. Tu laissais tes assassines glisser et s’enrouler sournoisement autour de son cou, sans détacher ton regard du sien, contact électrique te rappelait le baiser que vous aviez échangés. « Avant de te pardonner, il y a une autre chose que tu vas devoir me promettre ». Serments futiles, ils pouvaient bien les jeter aux orties tant tout cela pouvait paraitre risible à présent. Tu soupiras en levant tes prunelles claires vers les siennes, sachant qu’il pourrait te promettre la lune pour que tu lui pardonnes ses faux pas. « Je ne veux plus que tu frappes Stefan. Non, en fait, je ne veux plus que tu frappes le moindre de mes copains, amant ou amis, sauf si je te le demande ». Voyant son visage s’assombrir tu collais ton index sur ses lèvres pour l’empêcher de répliquer. « Et moi… » Ajoutais-tu d’un ton beaucoup plus hésitant. « Je promets que je ne verrais plus Stefan ». Mensonges éhontés, tu le savais pertinemment. Son souvenir était encore trop brûlant dans ta mémoire, et le contact de sa peau sur la tienne aussi. Mais tu préférais gouter au risque de le revoir en cachette plutôt que de revoir Nathanaël dans un tel état. Tu l’avais accompagné trop de fois à l’infirmerie et tes assassines avaient été couvertes trop de fois de son liquide vital pour que ton palpitant ne le supporte encore une fois. Le silence était retombé entre vous, chacun pesant le pour et le contre, chacun estimant la valeur de chaque mot prononcé. « Promets ! » insistais-tu au bout de quelques minutes, prenant une intonation faussement sévère pour le faire flancher. Et alors qu’il acquiessait sans grand enthousiasme, tu déposais un baiser vigoureux sur le bout de son nez. « Angelo mio » susurrais-tu tendrement à son oreille, tandis que tes doigts allaient rejoindre la masse de ses cheveux bruns. Ta langue maternelle t’avait toujours paru plus douce et plus sensuelle que n’importe quelle autre langue au monde, et surtout pas l’anglais que tu torturais souvent avec ton accent du sud. « Bien sûr que je te pardonne,idiota, mais il serait peut-être temps que tu files à l’infirmerie Peau-Rouge, avant que ton fan club n’élise un nouveau Roi ». La référence t’avait tiré un sourire moqueur et taquin, alors que tu tentais vainement de le débarbouiller des plaques de sang séchées qui ornaient sa peau. Tu brisais le contact de tes bras autour de son cou et t’éloignait à regret, lui désignant du menton les deux portes de bois massif de l’infirmerie.



__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )   Dim 17 Nov - 13:09

L'amour a ses raisons que la raison ignore
Bryonia ∞ Nathanaël

Tu attendais une réponse positive de sa part. Elle avait plutôt intérêt de te la fournir aussitôt, parce que sinon, tu allais encore t'énerver. T'avais pas envie de cela, alors t'espérais qu'elle n'allait pas être stupide et jouer le jeu. Te pardonner pour toutes les conneries que tu faisais ne devait pas être une chose facile, tu pouvais bien l'avouer. Mais si elle t'aimait autant qu'elle le prétendait, elle devait bien en être capable. Tu serrais son corps contre le tien et tu fermas les yeux, attendant le verdict final qui ne semblait vouloir venir. Tu sentis ses bras s'enrouler autour de son cou et tu la laissas faire, même si son contact te faisait mal. Mal au cœur, précisons-le. Et aussi un peu parce que cela lui faisait mal aux bleus qui couvraient ton corps. Mais c'était secondaire. « Avant de te pardonner, il y a une autre chose que tu vas devoir me promettre. » Tu fronces les sourcils. C'était quoi ça ? Depuis quand Bry posait-elle ses conditions ? Elle changeait. « Serions-nous en train de négocier ? » demandas-tu en soupirant. Elle leva les yeux vers toi, et tu soutins son regard, cherchant à y lire ce qu'elle pouvait bien vouloir. « Je ne veux plus que tu frappes Stefan. Non, en fait, je ne veux plus que tu frappes le moindre de mes copains, amant ou amis, sauf si je te le demande. » Tu secouas la tête. Pour te justifier, tu répondis comme un enfant : « Mais c'est lui qui a commencé ! J'y suis pour rien ! » En plus, c'est la vérité. Pour une fois que tu n'étais pas l'instigateur d'une bagarre... Pour une fois que tu n'avais rien fait... Un plis soucieux se forma sur ton front. Tu ne voulais pas promettre ça, tout simplement parce que tu ne le pouvais pas. Tu allais répliquer que c'était impossible lorsqu'elle posa doucement son index sur tes lèvres, pour t'empêcher de prononcer le moindre petit mot. Elle semblait hésiter. « Et moi… Je promets que je ne verrais plus Stefan. » Tu déglutis. Putain. Tu t'attendais pas à ça. T'es obligé d'accepter. T'es vraiment obligé. Plus de Durden, plus de problèmes. « Pour de vrai ? » murmuras-tu, plus pour toi même que pour elle, pour être certain que ce n'était pas une blague. Mais cela n'en avait pas l'air. Vraiment pas.  « Promets ! » insista-t-elle. Tu pesas le pour et le contre. Tu pourras toujours leur péter la gueule en toute discrétion de toute manière. Leur faire promettre de se taire sous peine de représailles. C'était dans tes cordes tout cela, fin manipulateur que tu étais. Alors, tu acquiesças avec peu d'enthousiasme. Tu avais néanmoins les doigts croisés derrière ton dos, comme un gamin. Voilà une promesse faite que tu briseras dès la première occasion. Tu te sentais vraiment nul de devoir faire cela, mais elle t'y forçait, donc en vérité, c'était sa faute. Tu te sentais aussi coupable, parce que tu n'avais aucune parole, et tes promesses ne valaient rien. Tu avais promis de ne plus l'embrasser, mais tu avais succombé il y a quelques secondes à peine. Tu venais de promettre de ne plus frapper Durden, tu étais certain que tu recommencerais avant la fin du mois. Tu soupiras. Bry te regarda doucement, et déposa un baiser sur le bout de ton nez. Tu apprécias ce nouveau contact, te demandant en quel honneur faisait-elle cela. « Angelo moi. » Tu frissonnas. T'avais toujours aimé qu'elle te parle en italien, mais si tu n'y comprenais pas grand chose, parce que sa langue maternelle sonnait tellement bien dans sa bouche. On aurait dit une jolie mélodie qu'on te susurrait doucement à l'oreille, et t'aimais tellement ça. Mais à vrai dire, tu savais que c'était parce que c'était elle. T'avais déjà entendu De Massari parler en italien, et cela ne t'avait pas vraiment fait le même effet, avouons-le. « Bien sûr que je te pardonne,idiota, mais il serait peut-être temps que tu files à l’infirmerie Peau-Rouge, avant que ton fan club n’élise un nouveau Roi » Tu fronças les sourcils. Bry avait toujours eu cette façon très étrange de parler, de dire les choses de manière détournée. Alors que toi, t'étais souvent bien plus direct, et tu faisais fis de convenances. La franchise, il n'y avait que ça de vrai. Enfin... quand ça concernait ta jolie blonde, tu te demandais parfois où elle était partie cette putain de franchise... La vérité, c'était qu'avec elle, tu n'arrivais plus à être sincère. Il fallait l'admettre. Votre relation ne sera jamais la même que celle que vous aviez au début de votre amitié. Il y avait quelque chose de brisé. Quelque chose que vous ne pouviez réparer, même avec toute la bonne volonté du monde. T'avais parfois envie de retrouver ce temps où tout était bien plus simple, où tu ne te posais pas de questions sur Bry, où tu n'étais pas dévoré par cette jalousie maladive. Quoi que... elle avait toujours été présente. Mais disons qu'elle était moins embarrassante qu'aujourd'hui. Elle quitta tes bras, et tu regrettas presque instantément l'étreinte. Tu la regardas t'éloigner de toi avec une tristesse non dissimulée. Elle t'échappait encore. T'avais peur. T'étais nul.

Elle pointa du doigt la porte de l'infirmerie que tu poussas quelques secondes plus tard. L'infirmier se précipita vers toi presque aussitôt. Tu murmuras : « C'est bon, c'est rien, c'est ma copine qui s'inquiète... » Tu fronças les sourcils. C'est quoi ça ? D'où bry était ta copine ? La bagarre avec Durden t'avait fait perdre la tête. L'infirmier te demanda de t'asseoir pendant qu'il allait chercher son matériel. Tu repensas doucement à ce que tu venais de dire. Tu te surpris à penser qu'au final, t'aimerais bien qu'elle le soit. Ta copine. Mais que c'était vraiment sacrilège de penser à ça. Tu te frappas la tête avec le premier objet qui te tomba sous la main, dans le cas précis, une lampe de chevet. Tu voulais que cela pénètre bien dans ton crâne. Toutes ces pensées étaient limites incestueuses. Il fallait qu'elles te sortent de la tête. T'avais pas le droit de la désirer, t'avais pas le droit de penser à elle autrement que comme ta meilleure amie. Parce que les mecs comme toi, très souvent ça déçoit. C'était interdit, c'était exclu, c'était pas dans les règles du jeu.

TERMINÉ.
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Mieux vaut se faire casser le nez, que le cœur ✖ BRYNAËL ( terminé )

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