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 BAL DE FIN D'ANNEE

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 11 Déc - 7:57



« Jalouse ? » Elle releva la tête vers lui, étonnée par sa provocation à peine masquée. « Peut-être bien… » Répondit-elle, énigmatique, alors qu’à ses lèvres voluptueuses apparaissait l’amusement. Ce qui aurait dû être une réponse anodine et un brin naïve, prenait des airs d’invitation sensuelle tant la voix avec laquelle elle avait été prononcé était aguicheuse. A moins que l‘infâme mixture de la fiole ne la dote de cette inflexion que Bryonia ne se connaissait pas.  Peut-être cherchait-elle à éveiller l’attention du brun, à éviter qu’il ne la délaisse pour une autre peroxydée. Ou peut-être avait-elle cherché à réveiller en elle quelque chose de plus profond, quelque chose que Nathanaël avait fait naître quelques semaines plus tôt, et que les jours passant n’avaient pas estompés. Marquée au fer rouge par un baiser qui la hantait même au creux de ses songes, elle n’avait trouvé aucun répit. Ange condamnée aux flammes d’une maison sempiternelle, elle commençait à peine à trouver l’oublie dans cette fiole que le brun venait de lui dérober. L’allusion ne semblait d’ailleurs pas l’avoir ravi.

« T'es chiante de toujours reparler de ça. J'ai pas couché avec elle, contrairement à toi et ce gros porc de Durden. » La blonde le considéra de nouveau, croisant ses bras sur sa poitrine, le regard dur. Sombre fou jetant de l’huile sur le feu, quitte à se faire lui-même éclabousser par les braises. Sa mâchoire se serra, mastiquant les insultes qui se ruaient à toute vitesse contre ses barrières de nacre, mais elle se retint de justesse, se rappelant qu’elle avait été la première à aborder le sujet qui fâche. Elle détestait le qualificatif qu’il employait toujours pour caractériser Stefan. Vulgaire, il ne lui rendait pas hommage. Quelques semaines étaient passées et pourtant, l’italienne sentait toujours la rancœur palpiter dans le cœur du Gryffondor. La trahison laissait toujours des traces, Bryonia le savait mieux que personne. Mais avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche pour répondre au reproche qu’il lui adressait, il argua : « Ouais, j'suis jaloux de ce gros con. ET ALORS ? ». La blonde aurait voulu se convaincre qu’il ne s’agissait de la part du Gryffondor que d’une diversion, une pirouette pour radoucir l’ambiance avant qu’elle ne devienne explosive, comme elle avait pu l’être dans la salle des trophées, mais elle ne put s’empêcher de sentir son palpitant cogner vigoureusement dans sa poitrine. Gonflé, meurtri contre ses propres parois de chairs, son regard avait cillé, cherchant dans l’éclat immaculé des yeux de Nathanaël ce qu’il sous-entendait. Poupée de chiffon perdue dans ses mensonges, ne faisant plus la part des choses entre le réel et l’illusion. Déçue, elle ne le montra pas en considérant qu’il était seulement jaloux du fait qu’elle s’intéresse à un autre que lui, caprice d’un enfant pourri gâté trop possessif à l’égard de ses jouets. Elle s’en voulu presque d’avoir cru un instant qu’il aurait préféré être à la place du Serpentard. Ravalant ses idées incestueuses et totalement fantasques, la jolie blonde tenta de noyer la tristesse qui l’a submergea quelques minutes.

« Toi, jaloux ? Pour cela il faudrait déjà que tu aimes quelqu’un outre ta petite personne, micio mio. Or je n’ai jamais vu autant d’égo dans une relation que dans la tienne avec ton reflet... » L’ironie pour combattre le chagrin, Bryonia n’avait jamais été meilleure comédienne. Elle s’en voulait terriblement, à présent, de toujours espérer plus que ce que Nathanaël devait normalement lui donner. D’interpréter sans cesse ses paroles, ses gestes, de sentir son palpitant s’emballer à la moindre allusion pour être déçue l’instant d’après. Elle ignorait quand, mais elle avait bel et bien signé un contrat allé simple aux Enfers. Pour appuyer ses propos et lui montrer qu’elle le taquinait, la blonde le gratifia d’une grimace avant d’aller déposer un baiser au creux de son cou, s’empreignant de son odeur quelques secondes. « Dis-moi comment le grand, le beau, le magnifique Nathanaël Crickson peut-il être jaloux d’un simple mortel tel que Stefan Durden ? » Elle ne comprenait pas qu’il admette si facilement être jaloux qu’elle s’intéresse à un autre que lui. Au fond, cela ne pouvait être que ça, non ? Elle avait toujours été amusée de la possessivité maladive dont faisant parfois preuve le Poursuiveur sans jamais en comprendre la raison, ou en tout cas pas la bonne. Suivant son regard sur la fiole, elle comprit immédiatement ce à quoi Nathanaël pensa. Elle n’était pas une élève modèle et pleine de ressource pour rien, s’indigna-t-elle mentalement. Elle écarta de nouveau les pans de sa robe, dévoilant ses jambes fuselées pour dégainer de sa jarretière sa baguette. A l’aide d’un sort informulé, la fiole doubla de volume, reprenant sa taille originelle. L’italienne adressa un sourire faussement innocent au Gryffondor, roulant des yeux, aguicheuse aux intentions réfléchies.

« Ou est Anthony ? » Fit-elle d’un air faussement ennuyé.  « Je suis persuadée qu’il désespère depuis des mois que je ne lui accorde pas de danse ce soir. Mais il a de la chance, je me sens d’humeur généreuse, et je vais exaucer son vœux le plus cher ». Elle sourit devant son audacieuse provocation. Elle savait que le Gryffondor adorait les départager quand il s’agissait de leurs joutes verbales quotidiennes. En vérité, Bryonia cherchait à éviter une autre de ces danses avec le brun,  encore trop troublée par l’océan de souvenirs alanguis et déformés par l’alcool dans lequel elle venait de plonger la tête de la première. Il fallait qu’elle oublie. Qu’elle oublie toute cette histoire, définitivement. « Mais avant cela… » fit-elle en lui dérobant de nouveau la fiole devenue bouteille « Nous avons bien mérité une petite chauffe, tu ne crois pas ? Enfin, surtout moi parce que tu me fais la vie dure. » Nouvelle réplique cinglante destinée à l’amuser, elle avait apporté la bouteille à ses lèvres, plissant les paupières lorsque le goût amèrement sucré de la vodka passa la barrière de ses nacres. Elle sentit ses guiboles faiblir sur ses hauts talons, signe des premiers effets de la boisson tandis qu’une douce torpeur s’emparait peu à peu de ses doigts frêles. Ses sens s’endormaient peu à peu, tout comme ses souvenirs s’enfonçaient dans les limbes de son esprit vacillant. L’alcool était sa rédemption. Se laver à l’infâme mixture pour faire partir les souvenirs incestueux qui collaient au moindre de ses pores.



Spoiler:
 

__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

(c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Sam 14 Déc - 2:06



Marrons. Ils étaient marrons. Quoi que non. Chocolat. Au lait vers l’extérieur, et plus noir quand on se rapprochait du centre. Avec des reflets caramel ou miel, Benjamin n’était pas sûr, lorsque la lumière s’y reflétait. Et pour ne rien gâter, la forme sublimait la couleur. Il avait les yeux en amande, une forme douce, ronde et parfaitement symétrique d’un œil à l’autre. C’était ça l’important dans un visage, les yeux. Avec de jolis yeux tout pouvait passer. Mais ce qui était bien aussi avec l’Italien, c’est qu’il avait un joli nez droit, une bouche aux lèvres joliment dessinées, un sourire séduisant et une peau hâlée. En fait, Nerio était ce qui se rapprochait le plus de l’idéal physique du Français. Mais ça, personne ne le savait excepté Anjelica, et personne ne le saurait. Perché sur son rebord, Benjamin tremblait légèrement, le paquet de cigarette toujours dans la poche. Mais il ne faisait pas attention au froid, tout ce qui l’intéressait c’était ce garçon brun aux airs nonchalants qui lui envoyait par regards interposés de petites décharges électriques délicieuses qui parcouraient le système nerveux du préfet d’un bout à l’autre, transformant ses tremblements en frissons. Frissons de plaisir surprenants qui lui titillaient toutes les parties du corps, sans exception. Benjamin n’avait qu’une hâte ce soir, son unique but était d’embrasser l’Italien puis de le conduire jusque dans son lit, ou ailleurs, peu importait. Et il ne s’était jamais senti aussi proche. Voilà pourquoi il invitait l’autre à s’approcher davantage, soit disant pour récupérer ses cigarettes. Tout ce qu’il cherchait, c’était un rapprochement stratégique pour lancer l’offensive. Et Nerio exhaussa ses prières. Il monta sur le muret et, à l’image du Serdaigle quelques minutes plus tôt, joua les équilibristes jusqu’à arriver devant son interlocuteur tout en enlevant sa veste. Pourquoi est-ce qu’il enlevait sa veste ? « C’était pas très compliqué de venir le récupérer. Je suis déçu. Allez, tiens, enfile ça, ne vas pas choper la mort pour une cigarette ! » Et là-dessus il lui déposa sa veste sur les épaules. Benjamin en resta bouche bée. Il l’avait entendu tout à l’heure ? Ce n’était pourtant pas le but. Le préfet n’était pas du genre drague mignonnette, caresse-moi le petit doigt, viens on danse un slow, prête-moi ta veste j’ai froid. Ça c’était bon pour l’attachement, pour les histoires d’amour en devenir, alors non, ce n’était pas pour lui. Lui il touchait, il se collait, il était espiègle, il était coquin, lui il couchait, point barre. Il n’attendait d’affection d’aucun homme, et ça depuis déjà un moment. Et il n’en avait jamais eu. Enfin, pas de ce genre. Certains, quand ils baisaient, le faisaient avec douceur, et c’était agréable, mais c’était tout, en dehors du lit, rien. Mais cela convenait très bien au brun. Enfin… Il croyait. Le geste que venait d’avoir l’Italien, pourtant assez anodin pour la plupart des gens, avait réellement déstabilisé le Français. Personne, jamais, n’avait été doux avec lui. Anjelica ne comptait pas. Les yeux légèrement écarquillé, il était immobile, heureusement Nerio ne put s’en rendre compte car il récupérait ses doses de nicotine dans la poche arrière de son vis-à-vis. La proximité, d’ailleurs, réveilla le Septième année de sa transe. Le torse apparemment musclé du plus jeune était cette fois-ci collé à celui de l’autre tandis que sa main caressait, en récupérant son bien, les fesses du bleu et bronze. Il se reprit, se racla la gorge. Nerio alluma une nouvelle cigarette tout en adressant un petit clin d’œil à Benjamin, puis se posta face à lui, les yeux dans les yeux. Avec un peu de retard, le Serdaigle lui répondit. « Eh bien, peut-être qu’en fait, j’avais envie que tu te rapproches, finalement. » Lui-même ne savait plus vraiment pourquoi il désirait cette proximité. Était-ce toujours uniquement sexuel ou bien souhaitait-il tout simplement sentir que l’Italien était proche de lui ? C’était ridicule, ce n’était pas lui, ça ne pouvait être que sexuel. Cela faisait plus de sept ans que Benjamin fonctionnait ainsi, il n’y avait pas de raison que cela change pour un garçon venu d’on ne savait où et qu’il connaissait depuis à peine un mois ou deux. « On ferait mieux de descendre de là, Benjamin. Tu as marché bizarrement avant. T’es pas très stable j’ai l’impression ! Viens ! » La tête du préfet se recula instinctivement tandis que ses sourcils se fronçaient et que l’un d’eux se soulevait, bitch please. « Tu insinues quoi là exactement ? Je ne suis pas bourré, je te rappelle que je ne bois pas. » Lança-t-il hautain, acceptant tout de même la main du jeune homme, bien conscient qu’effectivement il avait déjà titubé plusieurs fois. Il avait mis cela sur le dos du froid, il se pensait engourdi. Maintenant qu’il y réfléchissait, vu ses pensées, il n’était effectivement pas dans son état normal. Mais la fierté aidant. « C’est plutôt toi qu’es à l’ouest. » ajouta-t-il la mine boudeuse. Il posa un premier pied sur le sol, pour descendre la marche. Le sol ? Ah non, il se cassait la gueule en fait. Prit de panique, il resserra son emprise sur la seule chose qu’il tenait déjà : la main de l’Italien. Le pauvre fût aussi pris au dépourvu que lui et s’il tenta d’empêcher la chute, il n’y parvint pas car tous deux se retrouvèrent face à face sur le sol, l’un sur l’autre. Le dos du pauvre Benjamin vint vivement frapper le sol et au même moment le Poufsouffle lui tomba dessus. Et il n’était peut-être définitivement pas sobre, car aucune douleur ne nourrit le cri que machinalement il voulut pousser. Et il ne connaissait qu’une raison à une anesthésie comme celle-ci : l’alcool. Cependant, Nerio ne lui avait servi qu’un verre et il l’avait vu le prendre sur la table. Ce n’était donc pas sa faute. Et c’était tout ce qui comptait, il réfléchirait à ce problème plus tard. D’ailleurs, c’était aussi à cause de l’alcool que ce problème ne l’inquiétait pas davantage. Disons plutôt à cause de la drogue de Shane, mais ça personne ne serait jamais en mesure de le savoir. Allongé sur le sol, il venait de faire la chute la plus spectaculaire de sa vie, ou au moins l’une de celle du top trois, mais heureusement ils étaient suffisamment loin de Thiago pour que celui-ci les ai vu, et puis il faisait très sombre. De toute façon, Benjamin n’avait vraiment que faire des autres. Le visage une fois de plus à quelques centimètres de celui de sa cible, la tentation était très grande. Très très grande. « Alors soit je ne suis effectivement pas dans mon état normal. Pourquoi pas. Soit c’est un signe, et je suis du genre à ne pas croire que les coïncidences sont réellement des coïncidences. » C’était on ne peut plus vrai. Attrapant alors d’une main le nœud que Nerio avait autour du coup en guise de cravate/nœud papillon ou Merlin savait quoi d’autre, qui d’ailleurs était très élégant et lui allait très bien, et jetant la cigarette qui lui occupait la bouche de l’autre, Benjamin attira à lui ce visage attrayant que lui faisait face et le narguait depuis déjà trop longtemps et, sur ses lèvres, il déposa les siennes.
Comme si ses forces le quittaient, comme si tout s’éteignait autour, Benjamin s’abandonna dans leur baiser. Ses yeux se fermèrent alors qu’il accentuait la pression de ses lèvres sur le velours celles de Nerio. Leur valse douce prenait un rythme fiévreux, il ne faisait plus froid à l’extérieur du château, la température était à un degré Celsius idéal. Et s’il avait froid, il pouvait toujours se coller davantage au corps de son amant de ce soir. Les odeurs provenant de la forêt se mêlaient à celle émanant du Poufsouffle, créant un élixir divin que Benjamin inspirait tout son soûl. Il sentait bon ce garçon. Leurs corps semblaient aller ensemble à la perfection, ses lèvres paraissaient faites pour lui. Séparer leurs bouches de temps à autre pour respirer à nouveau était presque douloureux. À tel point que ces pauses ne duraient jamais plus d’un quart de secondes. Sa vie était maintenant accrochée à ce baiser. Benjamin passa les doigts de sa main droite le long du visage de Nerio, de la tempe jusqu’à la mâchoire où il s’attarda quelques secondes, avant de continuer son chemin jusqu’au cou du méditerranéen. Sa peau était si douce.

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Dernière édition par Benjamin L. Geolia le Lun 23 Déc - 1:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 19 Déc - 0:45

Bal de fin d'année.
Poudlard


« Peut-être bien… » Nathanaël releva la tête doucement et regarda sa cavalière, un air mi figue mi raisin sur son doux visage, énigmatique et à la fois amusée. Pourquoi tant de sensualité dans sa voix ? Un sourire en coin s'empara des lèvres du Gryffondor. Tant mieux si elle était jalouse, au moins, cela montrait qu'il comptait un peu non ? Lui il était bien jaloux de tous les garçons qui l'approchaient alors... Tellement que le jeune homme ne pouvait s'empêcher de monter sur ses grands chevaux dès qu'ils parlaient de mecs, de filles, mais surtout de Durden, qu'il détestait tellement que lorsqu'il le voyait, il avait des envies de meurtres, et des envies brusques de vomir... Rien qu'à revoir dans sa tête ses grosses mains pleines de poils sur les courbes délicates de Bryonia faisait bouillonner le sang du jeune homme et crisper ses muscles. Combien de fois il avait eu envie de retourner le voir pour qu'il puisse se défouler de nouveau sur lui... Franchement, cela lui manquait. Il avait envie de se rebattre avec lui. Peut-être parce qu'eux deux se ressemblaient plus qu'ils ne se l'avouaient, et puis aussi, ils étaient de force égale, ce qui rendait le combat un peu plus intéressant, il fallait l'avouer. Néanmoins, Nathanaël s'était abstenu, histoire de paraître présentable le jour du bal. Peut-être que demain par contre, il pourrait le retrouver pour continuer les hostilités... Ou plutôt les reprendre...

Bryonia jeta un regard au Gryffondor qui lui glaça le sang et qui fit frissonner son corps jusqu'à l'échine. Nathanaël détestait tellement lorsqu'elle le scrutait de la sorte, il avait toujours l'impression d'avoir cinq ans et que sa mère la grondait. Il baissa les yeux rapidement. Putain, qu'est-ce qu'il se sentait con. Il détestait quand ils abordaient ces sujets là parce que ça finissait toujours mal. Alors bon. « Toi, jaloux ? Pour cela il faudrait déjà que tu aimes quelqu’un outre ta petite personne, micio mio. Or je n’ai jamais vu autant d’égo dans une relation que dans la tienne avec ton reflet... » L'ironie qu'elle avait placé dans ses mots blessèrent Nathanaël. À l'entendre, on aurait dit qu'il n'était qu'un pauvre petit égocentrique qui n'aimait que lui. Bon certes, d'un côté, c'est ce que les autres pouvaient voir de lui, ceux qui ne le connaissait pas, ceux qui n'avaient jamais su lire sous la carapace qu'il s'obstinait à glisser entre lui et son âme. Nathanaël était quelqu'un de très secret, mais elle, Bry, n'était pas celle qui le connaissait le plus au monde ? Pourquoi disait-elle cela ? Fronçant les sourcils, la gorge serrée, le regard vide, le jeune Crickson était dégoûté. Soudainement, elle déposa un baiser sur sa clavicule. Un air incompris sur le visage, Nathanaël chercha des explications qui ne venaient pas. Putain, il se sentait tellement con, tellement con. Il faisait vraiment n'importe quoi lorsqu'il s'agissait d'elle ? « Dis-moi comment le grand, le beau, le magnifique Nathanaël Crickson peut-il être jaloux d’un simple mortel tel que Stefan Durden ? » Il soupira : « Non mais sérieux, Bry, atterris un peu. Et sérieux, c'est dégueulasse ce que tu dis. C'est bon, y a pas que moi qui compte pour moi, et tu le sais très bien. Y a des gens qui comptent quand même. Tu sais, Emily, Andro, Antho... » Volontairement, il avait omis le nom de sa belle italienne alors qu'au fond, c'était elle qui venait en haut du tableau, mais il fallait bien qu'il lui fasse payer son affront de tout à l'heure. Par Merlin, qu'est-ce ce qu'elle pouvait bien l'énerver... « Mais sinon, c'est vrai que tu as raison, je suis beau, je suis grand, je suis magnifique. Qu'est-ce que je m'en fous de ce con... »

Bry reprit la fiole de la jarretière qui ornait sa jambe. Nathanaël se sentit presque mal. Pourquoi elle lui faisait ça aussi... C'était dégueulasse. Même si la jeune Poufsouffle était sa meilleure amie, lui ne restait qu'un homme, qui se rendait de plus en plus compte que sa dite meilleure amie était une bombe sexuelle. Et parfois, il avait l'impression que sa petite blonde en faisait exprès de l'aguicher. C'est bon quoi ! Il fallait qu'il se calme là. Du calme Crickson, du calme Crickson se dit Nathanaël en se faisant violence. Un sourire innocent sur le visage, il la détesta encore plus. Son regard passa de nouveau de ses jambes à sa bouche, et il avala durement sa salive. Le regard fiévreux, il préféra poser son regard ailleurs, faisant semblant d'être absorbé par deux élèves qui se disputaient non loin d'eux. « Ou est Anthony ? » Hein ? Pourquoi elle voulait aller voir Anthony ? Ça tournait pas rond dans sa tête, elle avait déjà trop bu ou quoi ? D'où elle préférait la présence d'Anthony à la sienne ? C'était vraiment du grand n'importe quoi franchement ! « Je suis persuadée qu’il désespère depuis des mois que je ne lui accorde pas de danse ce soir. Mais il a de la chance, je me sens d’humeur généreuse, et je vais exaucer son vœux le plus cher » QUOI. QUOI ! Hors de question qu'Anthony danse avec Bry. Hors de question. Antho était ton pote, même l'un des meilleurs, si ce n'était le meilleur, mais non, il ne partageait pas Bry. Même pas avec lui. Et puis, c'était quoi cette excuse pourrie sérieusement ? « Mais avant cela… Nous avons bien mérité une petite chauffe, tu ne crois pas ? Enfin, surtout moi parce que tu me fais la vie dure. » Elle porta la fiole à ses lèvres et avala une autre gorgée. Il lui pris l'alcool des mains et murmura : « Arrête, tu vas encore être bourrée et faire n'importe quoi. » Il but lui aussi, mais lui, il avait le droit, parce qu'il était bien plus habitué qu'elle.  « Moi, je te fais la vie dure ? C'est toi qui est insupportable. Allez viens. » Il lui attrapa la main et la tira jusqu'à la piste de danse où un slow venait de commencer. « Désolé pour Anthony, je partage pas ma cavalière, rien à foutre. T'avais qu'à l'inviter si tu voulais danser avec lui. » Boudeur, il se rapprocha d'elle, serrant leurs deux corps et commença à danser. Enfouissant son nez dans ses cheveux, il déclara : « Je te déteste, je te déteste tellement. » Ses lèvres déposèrent une myriade de baisers sur sa clavicule droite, humant au passage son odeur qui lui était tellement indispensable. Il sentit qu'elle allait ouvrir la bouche, alors, il la prit de court en disant : « Oh, tais-toi. »

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 22 Déc - 11:19

bal de fin d'année


Benjamin était réellement un garçon fascinant. Et chiant. Et lunatique peut-être même. Il changeait de comportement en moins de temps qu’il ne fallait à Nerio pour prononcer une vulgarité en italien, et seul dieu savait à quel point cela pouvait être rapide. Le métis avait ouvert la bouche, et il nota tout de suite que sa phrase était mal passée auprès de son interlocuteur. Voilà qu’il s’éloignait. Vexé ? Très probablement, mais Nerio n’allait pas se mettre à surveiller tout ce qui sortait de sa bouche pour ne pas froissé le français. Autant laisser tomber tout de suite parce que c’était chose impossible. « Tu insinues quoi là exactement ? Je ne suis pas bourré, je te rappelle que je ne bois pas. » Il avait insinué qu’il était bourré, oui, bien sûr. Il ne s’en cachait pas. Ou peut-être pas tiens. Il y avait d’autres moyens d’obtenir l’équilibre précaire de Benjamin, mais s’engager dans cette direction c’était très certainement un très bon moyen de faire une croix sur le Serdaigle et prendre le chemin sombre avec le joli panneau lumineux avec des petits lampions clignotants où « Enfers » serait marqué en lettres rouges. Surement le sang des ennemis du bleu. Donc il n’avança aucune autre théorie, aucun argument qui aurait pu le froisser. Première et dernière personne avec qui il prendrait des gants pour se faire un minimum apprécier au début, c’était trop d’efforts pour lui.

Oui, Nerio était un flemmard en matière de relation sociale, il n’aimait pas les gens, il n’aimait pas les hommes, et ceux-ci le lui rendaient bien, en général. Voilà un moment qu’il avait cessé d’être ce que les autres voulaient qu’il soit, et qu’il avait arrêter d’essayer comme il aurait du être pour se faire aimer. Parce qu’au final, il aimait mieux être seul qu’entouré de personnes qui le jugeraient à la seconde où il dirait ou ferait une chose qu’il n’aurait pas du. Un jour, il avait aimé les gens. Puis il avait grandi, et il avait regardé l’humanité dans les yeux. Un jour, il avait lu Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, un français. Il se souvenait parfaitement d’une unique citation, qui lui avait sauté aux yeux, et qui n’était plus jamais sortie de son esprit. « L'humanité souleva sa robe et me montra, comme à un adepte digne d'elle, sa monstrueuse nudité. » Et c’était tellement vrai. C’était ça. Et plus jamais, après ce jour, il n’avait cherché à plaire, à correspondre au moule des autres, à rentrer dans les petits papiers des gens, à être bien vu. Nerio avait laissé tomber. La perfection, la popularité, la gentillesse, tout ça, c’était pour les autres. Pour ceux qui y croyaient encore.

« C’est plutôt toi qu’es à l’ouest. » Pardon ?! Non mais pour qui il se prend celui-là ? Attends voir mon gars, on va voir qui est à l’Ouest de nous ou de toi, tu vas morfler petit… Nerio sourit. Ah, quelle était adorable cette petite moue qui pointait le bout de son nez mécontent. Il avait envie de passer son pouce sur ce joli visage froissé, juste pour sentir la peau chaude sous son touché, pour apprendre le grain de sa peau, les traits de ce faciès qui l’obsédait, mais il n’en eut pas le temps. « Non, en fait moi je suis plus du Sud, tu sais, l’Italie… » Tandis que la réponse franchissait la barrière de ses lèvres, l’italien sentit Benjamin amorcer un mouvement pour descendre. Et l’instant d’après, il se sentait lui-même happé vers l’avant. Ah, oui, effectivement, la main du Serdaigle était bien en train de le tirer pour que sa face rencontre le sol, aucun doute. Et si le basané l’avait réellement voulu, il aurait pu se rattraper au poteau, mais ça aurait voulu dire lâcher Benjamin, et passer pour un salaud. Ou un crétin. Et ce n’était pas prévu au programme de ce soir. Alors il tomba.

Le première chose qu’il nota après sa chute, en faisant le check-up de son corps, fut la douleur au niveau de ses côtes. Et il haït Andreas Dante plus encore, si cela était permis. Il contracta la mâchoire, retenant le soupir de douleur qui avait tenté de lui échapper. Il avait juré de faire de la vie de ce garçon un enfer, mais certaines fois il songeait simplement à l’envoyer en enfer. Plus rapide, plus efficace, plus radical. Oui, il était rancunier. Et il ne s’en cacherait jamais. Il le haïssait pour l’avoir rendu fragile. Pour l’avoir brisé. Pour l’avoir bousillé, corps et âme. Mais il ne ressentit rien de plus que cette douleur palpitante qui ravageait son flanc gauche. Nerio comprit vite pourquoi. Benjamin lui servait actuellement de rempart entre lui et le sol. Benjamin qui était à quelques centimètres de lui. Benjamin qui avait une odeur qui lui plaisait vraiment, et qui était plutôt confortable comme matelas d’ailleurs, plaisanterie de mauvais goût mise à part. Était-il mal de sa part de vouloir sentir ses lèves contre les siennes, humer son parfum, caresser ses boucles brunes, embrasser sa peau, apprendre ses courbes, découvrir son goût, la saveur de son corps ? Il n’aspirait qu’à ça. Il ne rêvait que de cela depuis trop longtemps pour lui. Mais oui, c’était mal. Déplacé. Il n’avait pas le droit. Il ne se donnait pas le droit.

« Alors soit je ne suis effectivement pas dans mon état normal. Pourquoi pas. Soit c’est un signe, et je suis du genre à ne pas croire que les coïncidences sont réellement des coïncidences. » Il était tenté de lui dire qu’il n’était certainement pas dans son état normal, et que ce n’était pas une coïncidence puisqu’il avait tenté de descendre d’un muret par ses propres moyens alors qu’il n’avait pas d’équilibre, mais là encore il se tut, parce qu’il était trop accaparé par les lèvres du Serdaigle pour formuler une réponse. Il fallait qu’il recule. Vite. Il fallait qu’il sorte de l’espace vital de Benjamin, qu’il instaure une distance, qu‘il s‘éloigne, qu‘il s‘échappe de l‘aura du français. Il fallait qu’il respire, sinon il allait perdre pied. Totalement. Il ne voulait pas ça. Il ne le voulait pas autant qu’il souhaitait que ça arrive.

Et au moment où le souffle de Benjamin fut si proche qu’il le sentit sur ses lèvres, juste avant que des lippes viennent se poser sur les siennes, Nerio sut que c’était foutu. Jamais il n’aurait la force ou le courage de le repousser. A tergiverser aussi longtemps sur ce qu’il devait faire, il avait laissé au français le temps de choisir pour eux deux. Il avait creusé sa propre tombe, en quelque sorte, parce que, putain, il n’allait jamais s’en sortir vivant. Impossible. Son cœur battait si fort, si vite qu’il avait l’impression qu’il allait imploser dans sa poitrine, et son cerveau était clairement en train d’abandonner la partie au profit de son cœur qui ne tiendrait pas la route non plus.

C’était doux, incroyablement doux, incontestablement bon. L’odeur de la peau de Benjamin, le contact de sa peau contre la sienne, la caresse de ses lèvres contre les siennes, le laissaient à la merci de l’autre garçon, et provoquaient en même temps une vague de désir qu’il savait ne pas être capable de contenir. Et pourtant, il n’avait aucune envie que cela s’arrête. Si bien qu’à chaque fois où ils se détachaient pour reprendre un semblant de respiration, Nerio finissait par fondre à nouveau sur les lèvres du Serdaigle, ou inversement. Son cœur cognait dans sa poitrine, son sang battait dans ses tempes, il avait les lèvres rouges et gonflées des baisers de Benjamin, sa côte qui le lançait, et pourtant, il n’avait envie d’être nulle part ailleurs. Ici, il était bien. C’était sa place, c’était ici qu’il devait être. Pour une fois, il n’eut pas l’impression de ne pas être à sa place. Et si il devait répondre de ses actes devant quiconque, et bien alors il le ferait, parce que bon dieu, il ne s’était jamais sentit comme cela. Il ignorait si c’était ses hormones, ou si c’était Benjamin qui le rendait comme une gamine qu’on embrasse pour la première fois, mais il s’en fichait. Il était bien. Il était bien avec la main du Serdaigle dans son cou, avec ses lèvres contre les siennes, avec sa langue luttant contre la sienne. Oui, il était bien.


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 23 Déc - 13:45


« Arrête, tu vas encore être bourrée et faire n'importe quoi. » La blonde se mordit violemment la lange, tandis que le gout de l’hémoglobine venait réveiller ses papilles, se retenant de justesse de lui rappeler que la dernière fois qu’elle avait été ivre en sa compagnie, c’était lui qui avait fait n’importe quoi. Non pas qu’elle n’avait pas une part de responsabilité dans le sinistre du baiser qu’ils avaient échangés quelques mois plus tôt, jeune femme trop orgueilleuse préférant rejeter la faute sur les épaules du brun. Elle sentit les fameux souvenirs qu’elle avait scellé au fond d’une boîte remonter lentement à la surface, envahir peu à peu son esprit vacillant, et elle dû se faire violence pour les réprimer de nouveau. Avec amertume, Bryonia songea qu’elle restait enchainée aux vestiges d’un passé révolu, aussi douloureux qu’apaisant. « Tu parles en connaissance de cause, visiblement. » Répondit-elle dans un murmure à peine audible, faussement boudeuse, croisant ses bras sur sa poitrine. Profitant de son inattention, Nathanaël déroba la bouteille de ses doigts frêles, l’apportant jalousement à ses lippes. « Moi, je te fais la vie dure ? C'est toi qui est insupportable. Allez viens. » Elle se sentit entrainer contre son gré sur la piste de danse, déglutissant avec peine, elle qui avait justement cherché à l’éviter. « Désolé pour Anthony, je partage pas ma cavalière, rien à foutre. T'avais qu'à l'inviter si tu voulais danser avec lui. » Elle laissa échapper un soupire faussement exaspéré devant sa possessivité maladive, qui quelque part pourtant, flattait son égo. Leurs deux enveloppes charnelles s’épousèrent à la perfection alors que les premières notes du slow retentissaient et que les couples se formaient sur la piste de danse. « Jaloux ? » L’imita-t-elle ironiquement, reprenant l’inflexion de la question qu’il lui avait posée quelques minutes plus tôt. « Non parce que si tu l’es aussi de tes amis, ça va devenir… compliqué ». Son dernier mot avait été prononcé avec un certain amusement, tandis que sa tête basculait en arrière, troublée par de nouvelles sensations. Il lui semblait que son corps était totalement guidé et contrôlé par celui de Nathanaël. Le lâcher serait revenu à lâcher un pantin. L’italienne tenta de s’accrocher plus fortement à lui, réduisant l’espace qui les séparait, tandis qu’elle Le sentait enfouir son visage dans ses boucles blondes. « Je te déteste, je te déteste tellement. » Le palpitant logé au creux de sa poitrine sembla s’arrêter de battre quelques instants alors que le Gryffondor déposait des baisers incendiaires au creux de son cou. Chacun d’entre eux lui donnait l’impression d’avoir laissé une marque brûlante sur sa peau laiteuse. Bryonia se glissa instinctivement contre Lui. Se rassérénant de sa chaleur rassurante, ses muscles se décrispèrent peu à peu, jusqu’à ce qu’elle se laisse totalement allée, fortement aidée par la boisson. Elle aimait ce genre de paroles dans sa bouche, parce qu’elles lui rappelaient combien il elles étaient fausses et combien il pouvait tenir à elle. Comment avait-elle fait pour se passer de lui ?

« Nate… » Un long silence s’en suivit et elle comprit qu’il faisait la sourde oreille. « Nate… » Répéta-t-elle une seconde fois, essayant de se défaire de son emprise, mais il l’a retint fermement contre lui. « Oh, tais-toi. » lui répondit-il, visiblement exaspéré. « Sérieusement, Nate. J’ai la tête qui tourne… Non en fait elle tourne pas, elle est en orbite maintenant… ». Elle sentit le garçon se détacher un peu d’elle, et elle sut qu’elle avait alors toute son attention. L’italienne sentit malgré elle un sourire horriblement niais apparaitre sur ses tentatrices, effet direct de l’infâme mixture qu’elle avait prise quelques minutes plus tôt, puis un rire cristallin si ce n’était totalement idiot s’échapper de ses nacres. L’habituelle orgueilleuse semblait avoir perdu de sa superbe devant le Gryffondor accoutumé au fort degré d’alcool de la boisson. Des fourmillements caressaient avec délice sa carcasse tempérée  par le corps du garçon, tandis que les odeurs se mélangeaient rendant ses sens peu à peu confus. Elle sentait la musique toucher son âme et l’emporter dans ce brouillard trouble. Elle aurait pu rester éternellement dans cet état transit, son palpitant gonflé par l’allégresse d’être contre celui qu’elle affectionnait le plus en ce bas monde. Pourtant, une infime part d’elle-même, celle qui se devait d’Être en toutes circonstances, l’a rappela autoritairement à l’ordre, lui soufflant que ce n’était guère l’attitude d’une Comtesse de Florence, et encore moins lorsqu’elle se trouvait en public. L’impression d’avoir été jetée en pâture dans les flammes d’un bûché hardant l’étreignit quelques instant, tandis que ses joues se coloraient de rose. « Je crois que j’ai besoin de prendre l’air… » Elle lâcha sa main et s’écarta de la piste, avançant de quelques pas avant de se rendre compte qu’elle  titubait légèrement. Cherchant l’éclat rassurant des prunelles de Nathanaël, l’italienne se retourna vers le Gryffondor la main aux lèvres, ne sachant réellement si elle devait rire du ridicule de la situation ou pleurer d’avoir perdu sa dignité de femme de la ‘haute’ convenable en toute occasion. Assassine tendue en sa direction, elle lui fit ainsi comprendre qu’elle avait besoin de sa présence rassurante. Besoin également qu’il l’accompagne et certainement qu’il l’a soutienne afin de donner l’illusion qu’elle marchait totalement droit. Poupée de chiffon toujours obsédée par les apparences, comme les peintres soucieux du détail.

L’air frais ne sembla pas la ramener à la réalité, faisant simplement parcourir quelques frissons le long de son échine. Le contact du jeune homme près d’elle l’apaisa un moment, héritière peu habituée aux effets de la boisson qui oppressaient son corps, réveillant la peur de ne plus être maîtresse de ses gestes et de ses paroles. Son assassine glissa sournoisement dans la poche intérieure du costume de Nathanaël, et elle en tira son précieux paquet de cigarette, y décochant une cigarette qu’elle apporta à ses lippes, sans l’allumer. Devant eux le parc s’étendait dans toute sa splendeur nocturne, et il ne lui fallut que quelques pas sans l’appui du garçon pour trébucher contre les graviers avant de rire de plus belle, ignorant les protestations d’un Gryffondor exaspéré. La blonde finit sa course sur une rambarde de pierre, s’asseyant sur la pierre froide et rugueuse qui écorcha la peau de ses cuisses. Elle attendit que le brun arrive à sa hauteur pour se saisir de sa cravate et l’attirer sournoisement vers elle. Proche, toujours plus proche. Elle se pencha sur lui afin d’allumer sa cigarette à la sienne, totalement anesthésiée par leur nouvelle proximité. La fumée salvatrice s’échappa de ses lippes avec une langueur calculée. « Nate, je crois que je dois te dire un truc ». Elle partit dans un petit rire que peu de personne lui connaissait. « Je tiens pas l’alcool. Mais genre, pas du tout. » Elle apporta de nouveau la cigarette à ses lèvres vermeilles en rallumant ainsi l’extrémité tandis que ses doigts frêles jouaient toujours avec sa cravate. « Je suis désolée je crois que je vais te gâcher ta soirée ». Ses lippes, viles tentatrices formaient une moue contrite, héritière feignant le remord qui pourtant ne l’avait pas ébranlé une seule seconde. Après tout, elle avait tant de fois pris soin de lui et de ses blessures qu’ils pouvaient bien échanger les rôles.  



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You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 29 Déc - 4:46

Bal de fin d'année.
Poudlard


« Tu parles en connaissance de cause, visiblement. » Il se mordit la langue si fort que Nathanaël sentit un goût de sang envahir sa bouche. Il savait très bien à quoi elle faisait allusion, et rien qu'en y pensant, cela lui rappelait de mauvais souvenirs. De toute manière, il avait l'impression qu'à chaque fois qu'ils se voyaient depuis leur réconciliation, un des deux ne pouvaient s'empêcher de lancer un petit pic, mine de rien, une petite remontrance, une petite phrase, pour enfoncer l'autre encore plus, pour remuer le couteau dans la plaie une fois de plus. Le jeune Gryffondor en avait assez de devoir sans arrêt se justifier auprès d'elle. Elle était insupportable. Sérieusement. Il soupira fortement, montrant au passage son exaspération, et décida de ne pas relever. Cela aurait servit à quoi ? Elle aurait de nouveau surenchérit, et lui aussi, et ils auraient fini par se disputer comme la dernière fois, disant des choses qu'ils ne pensaient pas, et qui blessaient au plus profond de l'âme et qu'on oubliait pas, même si l'autre n'avait pas voulu intentionnellement faire souffrir l'autre. Parfois, cela sortait juste tout seul, et Nathanaël se promettait à chaque fois que la prochaine fois, il tournerait sept fois la langue dans sa bouche et qu'il réfléchirait à deux fois avant de parler. Mais bien entendu, avec Bry, les échanges se cantonnaient souvent à des réponses au tac au tac qui ne permettaient aucune réflexion.

Souhaitant enrayer la possessivité maladive qui le dévorait au plus profond de l'intérieur, Nathanaël décida d'emmener sa cavalière sur la piste de danse pour qu'elle se taise un peu, et qu'il puisse montrer à tous ces garçons qui reluquaient sa cavalière qu'ils avaient plutôt intérêt de ne pas d'approcher à moins de dix mètres d'elle, au risque de subir son courroux. Il était déjà assez énervé comme ça, il n'avait pas envie de provoquer une bagarre en plus. « Jaloux ? » L'ironie dans sa voix agaça Nathanaël au plus haut point, tellement qu'il se sentit lui-même se tendre sous l'énervement. « Non parce que si tu l’es aussi de tes amis, ça va devenir… compliqué » Il secoua la tête et murmura : « J'm'en fous. C'est comme ça. » Il savait bien que de toute manière, jamais Anthony ne se risquerait à toucher à Bry. Il le connaissait trop bien pour savoir à quel point il pouvait se montrer agressif dès qu'il s'agissait d'elle. La jeune italienne se colla un peu plus contre lui et il resserra son étreinte, il se sentait réellement bien pour la première fois de la soirée. Le silence s'installa doucement, et ce n'était pas plus mal. Les mots semblaient tellement inutiles à cet instant précis... Tellement inutile... « Nate… » Non, il ne répondrait pas. Il n'avait pas envie. Il était trop bien là, il ne voulait pas que ce moment s'arrête. Il ne voulait pas qu'elle lui dise qu'elle avait soif, ou qu'elle voulait aller discuter avec quelqu'un. Il voulait juste rester là, avec elle. « Nate… » Par Merlin, qu'est-ce qu'il adorait lorsqu'elle prononçait son prénom... Cela sonnait tellement bien dans sa bouche. Il lui demanda de se taire, mais elle n'en faisait toujours qu'à sa tête. « Sérieusement, Nate. J’ai la tête qui tourne… Non en fait elle tourne pas, elle est en orbite maintenant… » Soupirant pour montrer son exaspération, un air 'je te l'avais dit' sur la tête, il se détacha doucement d'elle, et il croisa son regard : ses yeux semblaient ailleurs. Un sourire naquit sur ses lèvres, et Nathanaël rigola  doucement. « Je ne te ferais pas le coup, je te l'avais bien dit, même si je pense que c'est clair. » Les joues de la jeune Poufsouffle rosirent, lui ne comprit pas pourquoi. « Je crois que j’ai besoin de prendre l’air… » Elle lâcha sa main et s’écarta de la piste. Son contact lui manqua aussitôt, et il resta bêtement là durant quelques secondes, légèrement perdu. Merde, que pouvait-il faire désormais ? Continuer de danser tout seul comme un abruti ? Il la regarda brièvement, cherchant une réponse dans son regard. Elle tituba et porta la main à sa bouche, tentant de dissimuler tant de bien que mal son état d'ébriété déjà avancé. Pourtant, elle n'avait pas bu grand chose, mais cela lui avait bien vite monter à la tête. Elle tendit la main, qu'il attrapa volontiers. Passant son bras sous son épaule pour la soutenir, il soupira encore une fois et murmura : « Elle est bien belle, la petite italienne. Redresse-toi, on te regarde. » Fusillant du regard au passage deux ou trois garçons qui reluquaient sa cavalière, il leur fit même un doigt d'honneur en douce, histoire de clarifier un peu les choses. Traversant la salle, sortant dehors, l'air frais vivifiant fouetta la peau du jeune homme. « Ça va mieux là ? » Elle ne répondit pas, se contentant de fourrer sa main dans une des poches intérieures de son costume, cherchant sournoisement ses clopes. Elle le connaissait trop bien, et savait qu'il ne sortait jamais sans sa nicotine. En portant une à ses lèvres sans l'allumer, elle semblait attendre qu'il le lui fasse. Il fit non de la tête. Il n'en était pas question car il craignait que le mélange alcool nicotine lui fasse tourner la tête encore plus. Elle s'éloigna de la porte, se dirigea vers le parc. Nathanaël en profita pour allumer une clope. Lui, avait le droit, il avait l'habitude. Mais elle... Elle s'éloignait de lui, alors il l'a suivi de loin, boudant à moitié. Pourquoi buvait-elle tant ? Elle savait que cela se terminait toujours mal. Tiens, d'ailleurs, elle trébucha maladroitement. Comme un chevalier servant, Nathanaël se précipita vers sa belle, exaspéré. Il n'aimait pas lorsqu'elle était comme ça. « T'es pathétique tu le sais ? » Trébuchant de nouveau sur les graviers, il entendit son rire traverser la nuit. « FAIS ATTENTION, tu vas te faire mal ! » Furieux, il la regarda s'asseoir maladroitement. Arrivé près d'elle, il allait s'installer lorsqu'elle tira sur sa cravate pour l'attirer au plus proche d'elle. Passant un bras protecteur autour de ses épaules, il la sentit se pencher sur elle pour embraser sa cigarette à son tour. « Nate, je crois que je dois te dire un truc ». Elle commença à rire, et Nathanaël ricana bêtement à son tour. Quand elle riait, il ne pouvait s'empêcher de le faire lui aussi. Elle était si belle. « Je tiens pas l’alcool. Mais genre, pas du tout. » Ironiquement, il répondit : « Non, c'est vrai ? J'avais pas remarqué. » Elle murmura : « Je suis désolée je crois que je vais te gâcher ta soirée ». Il se pencha vers elle, embrassant doucement sa tempe. « Mais non, t'en fais pas. » Elle frissonna. Il retira sa veste et lui glissa sur les épaules : « Tu vas attraper la crève avec tes bêtises. » Il jeta son mégot sur le sol, et l'écrasa avec son pied, puis laissa le silence s'installer. Il n'y avait pas vraiment besoin de mots. Ils restèrent assis là pendant ce qu'il lui sembla des heures, sans pour autant que cela ne devienne pesant. Mais au bout d'un moment, il déclara : « Viens, je te raccompagne. » Il se leva et attrapa ses bras pour la soulever et la remettre sur pieds. Ils se dirigèrent vers la salle commune des Poufsouffle. Arrivés devant la porte, elle se retourna, et Nathanaël la regarda fixement. Elle esquissa un geste pour lui rendre sa veste, mais il fit non de la tête : « Garde-là. C'est bon. » Il s'approcha d'elle, et remit en place une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Brusquement, il passa sa main derrière son cou et la serra contre lui. « T'es bourrée. » Il déposa une myriade de baisers dans ses cheveux, descendit lentement dans son cou et ses clavicules. Il sentit le désir qu'il avait ressenti tout à l'heure s’insinuer de nouveau en lui. Elle avait trop bu, elle s'en souviendra pas, lui murmura sa conscience. Cédant rapidement à ses envies, il posa chastement ses lèvres contre les siennes et se pressa contre elle. Posant ensuite son front contre le sien, il chuchota : « Ça va aller ? T'as qu'une salle à traverser. »  Il se sépara d'elle, et dit : « Bonne nuit, à demain. »

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 30 Déc - 6:41


« Décevant ? J’ai simplement plus d’ambition que toi Vladmirov. » Un sourire narquois naquit sur les lèvres du biélorusse, qui ne prenait en aucune manière la réplique d’Anjelica comme agressive. En fait, il n’y voyait que du faux. Elle ? Avoir plus d’ambition que lui ? Certes, cela pouvait être miraculeusement possible, un point que Demyan estimait hautement chez la jeune espagnole, mais elle avait prodigieusement tort si elle pensait obtenir des avantages en demeurant coincée dans ce château aussi miteux que répugnant. Le Vladmirov avait toujours eu du mal à comprendre pourquoi les collégiens de Poudlard apportaient tant de respect et de prestige à leur école. A ses yeux, elle constituait un réel désastre, des traîtres à leur sang y étaient logés, nourris, éduqués comme des rois, tandis que la seule marque de Résistance au sein de l’établissement s’effectuait par des petits groupes sans aucune importance ni remarque. En somme, cette institution représentait un immense gâchis, et selon Demyan, ceux ou celles souhaitant s’y attarder devaient uniquement avoir peur d’affronter le monde réel. Après tout, qu’est-ce que deviendrait Anjelica à sa sortie de Poudlard ? La galère et la misère la traqueraient sans nul doute, et vus ses précédents familiaux, elle avait du souci à se faire. Question de survie ou de confort, elle était mieux à Poudlard. « Oh, et qu’est-ce que tu comptes bien accomplir dans ce château miteux grouillant de rats et vermines en tout genre ? » Le garçon jeta un regard dédaigneux et méprisant à un Weasley qui passait justement par là. « Tu veux te faire un petit Code Mangemort à toi toute seule ? Non parce que, au cas où tu ne l’avais pas encore remarqué, vos petits jeux d’Obscurs et Résistants sont aussi dénudés de sens qu’un Potter encore en vie dans ce monde. » Le biélorusse saisit fermement la main de sa belle Serpentard, l’entraînant sur la piste de danse, enchaînant sur un sujet de conversation beaucoup plus frivole. Il ne comptait pas perdre son temps sur des problèmes qui ne concernaient que le futur de son interlocutrice et son probable échec au sein de ce monde si elle ne dénichait pas le moyen de s’entourer des bonnes personnes. C'était certes dommage, vu l'effet qu'elle lui faisait.

« C’est étrange, je ne me souviens pas vraiment… On dirait que les souvenirs ne sont pas tous aussi impérissables qu’ils n’y paraissent. Peut-être faudrait-il que tu me ravives la mémoire ? » Un sourire amusé étira les lèvres du garçon tandis que sa main se pressait au niveau de ses hanches, sensuelle, approchant un peu plus de lui la beauté ibérique. Puis, il coupa alors que le couple commençait à se mouvoir au rythme de la musique tonitruante emplissant sans problème la Grande Salle : « Il faudra que tu trouves un moyen de venir me voir, c’est terriblement désespérant de voir que même un élément comme toi préfère suffoquer à Poudlard plutôt que d'imposer l'ordre au-dehors. A moins que tu aies un plan ? » « Mon roi des glaces aurait-il peur que je lui manque ? » La main de Demyan effleura doucement l’os de la mâchoire de la Serpentard. Manquer à quelqu’un, voilà un sentiment que le biélorusse s’était toujours efforcer de ne jamais entretenir ni même faire naître. « Tu connais mes plans. Ma seule réelle envie, c’est de toujours m’élever d’avantage. » Les doigts de l’adolescent se refermèrent sur sa prise. « Je connais tes plans et c'est pour leur essence que je t'estime tant. Je ne les trouve cependant nullement ingénieux. Plutôt preuves de couardise. » L’espagnole resserra doucement leur étreinte. « Et toi alors ? » Fier, l’ancien Gryffondor approcha ses lèvres de l’oreille de l’apprentie sorcière, déposant un brusque baiser sur son lobe avant de lui confier : « J’ai obtenu une poste en tant que sorcier d’élite de la brigade de police magique du Ministère. » Autant dire que le biélorusse n’aurait jamais pu rêver mieux. Son travail composerait en sa plus grande passion et plaisir dans ce monde : annihiler tous les sorciers dégoûtants qui rampaient sur cette planète et pourrissaient leur oxygène. Il traquerait les traîtres à leur sang, il livrerait aux tortures les sorciers résistants au régime présent. Il améliorerait le monde de ses propres mains, et Merlin savait à quel point sa poigne pouvait s'avérer cruelle.

« Tu sais qu’avant que tu ne viennes me déranger, nous faisions le terrible constat que cette soirée allait être ennuyante au possible ? » « Ici réside tout le drame de s’entourer des mauvaises personnes, d’Alvarez. » « A moins qu’on ne trouve un moyen de rendre ta dernière soirée à Poudlard inoubliable ? » Les lèvres de la belle Serpentard frôlèrent les siennes, procurant des frissons instantanément au biélorusse la désirant. « Il parait qu’ils ont installé des jeux d’échecs sorciers, c’est tellement excitant ! » Le Gryffondor déposa un baiser prompt mais intense sur les lèvres de son interlocutrice sans lui demander le moindre avis, commentant : « Excitant, vraiment ? » Il passa son doigts sur le cou frêle de la septième année, interrogeant, sentant déjà les effets d'une testostérone en plein essor : « Et où sont donc cachés ces jeux d’échecs sorciers ? Parce que je dois bien t’avouer que j’aimerai parler stratégie avec toi. Et plus si affinités... » Il déposa un baiser étonnement doux sur la joue d’Anjelica, susurrant : « Tu serais étonnée du pouvoir que peut constituer de la bonne compagnie et à quel point supprimer les mauvais éléments peuvent t’apporter du bien. Pas tout de suite, certes, mais plus tôt que tu oses l’envisager. » Le jeune homme se redressa, ajoutant : « Mais je doute fort que tu nécessites de tels conseils. Tu sais déjà tout ça. Ce qu’il te manque, c’est le rêve de pouvoir sortir de château avec un certain indépendantisme, n’est-ce pas ? Du respect qui s’étendrait au-delà des têtes trop jeunes de Poudlard. » Demyan sourit doucement, ajoutant : « Tu sais que je peux t’offrir cela, n’est-ce pas ? Et bien plus que tu puisses l'imaginer. » Il entraîna la Serpentard hors de la piste de danse, s’approchant un peu plus d’une partie du buffet davantage privée. « Tu es prête pour une partie de jeu d’échec ? Je suis jamais à court d’idée pour pimenter quelconque jeu. »

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elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 3 Jan - 0:36



Tout n’était qu’ombre et poussière autour de lui. Rien n’existait qui ne soit pas Italien et le délice sucré des lèvres que Benjamin ne pouvait lâcher exacerbait l’envie qui montait tout droit de son pantalon. Cette passion qu’il ressentait le surpassait, il n’avait jamais vécu ça, il en était sûr et c’en était d’autant plus troublant mais pas moins exquis. Le frottement de leurs peaux sonnait agréablement bien à l’oreille du français, il provoquait les caresses, les faisait durer et s’en délectait. Les lèvres de Nerio mirent peu de temps avant de s’entrouvrir pour que sa langue se fraye un chemin jusqu’à celle du préfet, qui ne manifesta aucune résistance. Pourquoi résisterait-il après tout ? Son corps entier lui criait qu’il en voulait plus, la chaleur de sa peau, la fréquence de sa respiration, les battements accélérés de son cœur, la présence dans son pantalon… Ses mains se firent plus présentes, plus pressantes, plus actives. Il voulait toucher, caresser, connaître chaque partie du corps de cet amant qu’il s’était trouvé ce soir et qui l’obsédait depuis déjà trop longtemps. Il avait rêvé de son corps, il avait supposé et imaginé mille détails et chacun dans sa réalité surpassait les attentes du septième année. Dépasser la barrière des vêtements était chose facile, Benjamin savait défaire quelques boutons, il avait bien vite appris. Sa main droite, après s’être baladé un peu partout au-dessus des vêtements revint se placer dans le cou tandis que sa main gauche passait sous la chemise maintenant ouverte du basané. Même ici sa peau était aussi douce que celle de son visage. Il était musclé, il était terriblement désirable et ces contacts encore plus directs, sans intermédiaires, décuplèrent l’envie déjà bien grande de Benjamin, de se lier complètement au corps qui déjà le surplombait. Impossible de tourner autour du pot plus longtemps. Le Serdaigle fit basculer Nerio sur le côté et inversa leurs positions, c’était à son tour de s’allonger sur lui. Il lui jeta un regard noyé de vice et se mit à l’embrasser à nouveau, parler c’était gaspiller. Gaspiller le temps qu’il pouvait passer collé à la bouche de l’autre. Les tibias ancrés au sol de chaque côté des hanches du Poufsouffle, Benjamin caressa de son postérieur le dessous de la ceinture de sa victime. Les mains toutes deux posées sur le torse maintenant découvert qui le faisait saliver, Benjamin descendit ses lèvres lentement, passant du velours de ses lèvres à la soie de son cou. Rien ne pouvait l’arrêter, il était pris dans cette machine torride qu’on appelait désir. Du sexe, voilà ce qu’il voulait. Et pour une raison qui lui était totalement inconnue, il voulait cela uniquement avec Nerio, ce soir-là, quand bien même Demyan, Nathanaël ou n’importe quel autre bad boy ténébreux hétéro du château terriblement désirable lui aurait fait du gringue, il n’en aurait pas voulu. Il voulait ce bad boy ténébreux-là : Nerio. Et il l’avait enfin, il était donc bien hors de question de le laisser lui échapper. Mais de toute façon, vu la bosse qu’il sentait sous son siège, la dernière chose que voulait l’Italien était bien partir maintenant.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 6 Jan - 10:03

bal de fin d'année



Bien sûr que c’était stupide. Du suicide à l’état pur. Bien sûr qu’il savait qu’il n’aurait jamais du laisser Benjamin le toucher, parce que c’était comme signer directement un pacte avec le diable qui dirait qu’il n’y avait pas de repli, juste un non retour. Il savait tout cela, et il l’avait quelque part toujours su. Peut-être même qu’il le désirait pour ça, parce que c’était effrayant, déroutant et terriblement palpitant, cette impression que, quoi qu’il fasse, il n’ait aucun contrôle sur l’avenir proche. Sur son avenir proche. Mais c’était mal. Mal pour lui, il n’était pas comme ça. Il avait besoin de contrôler, de planifier, de juger et de prendre son temps. Et si il avait voulu les lèvres de Benjamin sur les siennes, si il avait désiré ardemment ses mains sur sa peau, si il avait rêvé de lui coincé sous son corps, il ne pouvait le nier, il avait peur. Pas de mal faire, non, il savait. Il était certain d’être prêt sur ce plan là. Non, il avait simplement peur de n’être qu’une passade pour le Serdaigle, qu’un amusement du soir, un passe temps parmi tellement d’autres. Il ne voulait pas de ça. De sexe, juste ça. Il voulait tellement plus avec le français. Il voulait lui montrer le monde, l’emmener voir les étoiles, faire des choses incroyablement folles, et probablement très stupides - non pas que coucher dans le parc de l’école en pleine nuit lors d’une soirée de bal ne soit pas stupide, mais il souhaitait plus que juste ce genre de souvenirs. Non, Nerio n’en était pas encore à dire qu’il se voyait construire sa vie auprès du préfet, mais un petit bout de chemin ensemble, ça oui, il pouvait le concevoir, et même très bien.  Et même si c’était foutrement dur pour lui de se concentrer à cet instant précis, avec les mains de Benjamin partout, avec ses lèvres partout et… Stop, retour en arrière ! Pourquoi il se retrouvait prit en sandwich entre le sol et la bombe à retardement que se trouvait être le Serdaigle à ce moment précis ? Non parce que oui, il appréciait vraiment les mains de son… Son quoi d’ailleurs ? Préfet, pote, plan cul, peut-être probablement avec de la chance et vraiment beaucoup de chance copain ? Nerio était à peu prêt certain que si il n’arrêtait pas ça dans l’instant, ça allait mal finir, pour lui. Dans les prochains temps. Alors, il inspira un grand coup et échoua lamentablement lorsque des lèvres se plaquèrent sur les siennes. Si il était un peu moins fier, il s’avouerait à lui-même qu’il avait lâché un minuscule gémissement de contentement parce que, ces lippes là, elles faisaient vraiment des merveilles, mais c’est un détail qui ne sortira jamais du parc. Automatiquement, ses mains crochetèrent les hanches posées sur son bassin, et quand Benjamin commença à vraiment trop les remuer pour qu’il puisse passer outre, le basané planta ses ongles dans sa veste de costard. Tu vas ruiner ton costume imbécile ! Il allait vraiment falloir qu’il se stoppe, et qu’il le repousse. Vraiment vraiment. Parce que c’était catastrophique pour ses hormones, son cerveau et lui tout entier. Et même si son corps n’était clairement pas d’accord avec son esprit, il allait le faire. Bientôt. Juste quelques secondes. Pour se rendre compte qu’il avait froid. Que le sol était humide. Que les lèvres de Benjamin étaient parfaites. Qu’il aurait aimé qu’elles laissent leur marque, histoire que le lendemain ce soit plus qu’un souvenir de garçon bourré. Qu’il voulait laisser sa marque, lui aussi, sur ce corps qu’il avait tant imaginé. Ses mains passèrent sous la chemise du français, et quand celui-ci appuya une nouvelle fois son bassin sur son érection - oui, n’allons pas mentir, elle était bien là elle, Félix au garde à vous comme dirait il ne savait plus qui -, il lui mordit doucement la lèvre inférieure et planta ses ongles dans la peau de son dos, traçant de haut en bas de magnifiques griffures qui allaient certainement rester un petit moment. Oui, c’était parfaitement salaud. Et Benjamin n’apprécierait probablement pas, mais tant pis. Une petit fierté personnelle. Il était ici, Benjamin était à lui. Et tant pis pour ceux que ça gênait. Rien à faire. Il l’avait marqué. Il le voulait. Il l’aurait.

Nerio dégagea son visage, se retrouvant presque face contre terre. Il inspira un grand coup, attrapa les mains du Serdaigle et emprisonna ses poignets dans une de ses mains pour rabattre les pans de sa chemise. Il détourna encore la tête lorsque Benjamin essaya une nouvelle fois de l’embrasser. Ce n’était pas sympa de sa part, c’était dire oui puis non, donner et reprendre. Il le savait. Mais tant pis.

« Benjamin… Arrête. Je peux pas faire ça. Je peux pas coucher avec toi. Pas ce soir. » Il passa une main dans ses cheveux, et c’était bizarre cette manie qu’il avait quand il était gêné, parce que couché, ça rendait tout de suite moins bien. « Je ne veux pas juste être un coup de plus. Et je ne serais que ça si j’accepte maintenant. » Il se redressa en position assise, entraînant avec lui le Serdaigle, les mains toujours emprisonnées dans sa poigne. « Je veux plus Benjamin. Je veux plus et je sais que si je dis amen ce soir, ça n’arrivera pas. Je suis… Désolé si tu attendais quelque chose ce soir. Ça n’arrivera pas. »

Et il était prêt à voir s’abattre les foudres de tous les dieux sur sa tête, parce que vu la tête de Benjamin, il allait passer très très très probablement un mauvais moment, là tout de suite.


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 8 Jan - 9:21



Cette passion dévorante lui faisait mal, il était à bout de souffle et son corps entier lui criait de respirer, ce dont il était incapable maintenant, car si ses lèvres cessaient de toucher celle de son amant, il avait peur de ne plus pouvoir le faire. C’était la guerre entre les deux hémisphères de son cerveau. L’un lutait pour la survie tandis que l’autre encourageait la passion. Dilemme destructeur que celui-ci, combat gagné d’avance pourtant. Le désir était plus fort que la raison. S’il avait eu le temps d’y réfléchir deux secondes, et s’il avait été en état d’y réfléchir surtout, sûrement aurait-il stoppé tout ça, sa passion était bien trop grande et elle n’était pas dû qu’à un désir de sexe, il ne savait bien mais se mentait à lui-même. S’attacher, c’était tout à fait impossible pour le jeune français, il en était hors de question, les sentiments causaient la peine, la perte, la jalousie, la rancune. Oui, ils causaient aussi de bonnes choses, à ce que l’on disait, mais Benjamin ne voulait pas de la contrepartie, surtout pas. Il ne voulait que le meilleur, il ne voulait que le bonheur, il considérait avoir assez souffert, son tour à lui était passé. Mais comme il savait la vie malicieuse, le destin farceur, il préférait ne pas tenter le diable, et tout faire pour que les choses aient les meilleures chances de se terminer comme il le voulait, et pas autrement. Nerio, oui il était désirable, plus que cela même. Il avait l’air gentil, effectivement. Il devait être le genre de garçon à ne pas s’écraser devant les autres, c’était certain. Il rassemblait apparemment un bon nombre de qualités que le Serdaigle trouvait nécessaire à quiconque voulait se prétendre être un bon petit-ami, pas pour lui, mais en général. Mais le souci était le même, il ne pouvait pas. Lui, il ne pouvait pas tenter l’expérience. Trop de « et si ? » en perspective. Et s’il tombait amoureux ? Et s’il le laissait ? Et s’il n’arrivait pas à être fidèle ? Et s’il le blessait ? Et s’il ne se remettait pas d’une rupture ? Non. Hors de question ne serait-ce que d’essayer, de prendre un risque. Il avait mis trop de temps à se construire, à grandir, ses bases étaient trop définies, les fondations de ce qu’il était étaient inchangeables maintenant. Alors, quoi qu’il arrive, c’était impossible, pas de romance possible, quitte à finir ses jours seul, dans le manoir de ses parents, avec pour seules occupations sexuelles quelques vieux amis dans le même état que lui. Mais bien entendu, tout ça, il n’y pensait pas à l’heure actuelle, pour l’instant, il voulait goûter la chair de Nerio, ne faire qu’un pour cette nuit, caresser chaque parcelle de peau et prendre du plaisir. Un plaisir immense, il en était certain. Rien qu’à son expression on s’imaginait que l’italien était une bête de sexe, un coup en or. Et Benjamin ne voulait pas en laisser une miette. Corps contre corps, lié charnellement à tous les niveaux possibles (ou presque, mais ça ne saurait tarder), Nerio décupla encore une fois – à la grande surprise du bleu et bronze qui ne pensait pas cela possible – les sensations de Benjamin en lui mordant la lèvre inférieur tout en le griffant de manière sensuelle et presque bestiale le long du dos. Oh. Mon. Dieu. Ça faisait mal, un peu. Mais, contre toute logique, Benjamin aimait ça. Il aurait même demandé à Nerio de recommencer s’il n’avait pas eu peur d’avoir l’air d’un sadomasochiste en puissance. Pour se consoler de cette frustration, il retourna aux lèvres du bellâtre comme celui-ci avait cessé de les tenir entre ses dents. Sa bouche à quelques centimètres de celle de son partenaire, celui-ci détourna la tête. Sûrement pour reprendre sa respiration, d’accord, son cou ferait l’affaire. Fermant les yeux pour s’abandonner une fois de plus dans une torpeur délicieuse, Benjamin inclina la tête pour accéder à la peau douce du cou du jaune et noir, mais celui-ci l’en empêcha aussi, intentionnellement cette fois-ci, lui emprisonnant les poignets dans une de ses mains. Bien qu’il ait apprécié les griffures dans le dos, un délire menottes ne le séduisait pas vraiment. Alors qu’il allait protester, voilà que le brun remit sa chemise d’une main. Benjamin comprenait doucement, mais refusait d’y croire. Il tenta une dernière fois d’emprisonner ses lèvres entre les siennes, mais à nouveau, Nerio lui refusa l’accès. C’était bien cela. Le préfet se redressa au ralenti, les sourcils froncés par l’incompréhension. Que se passait-il ? « Benjamin… Arrête. Je peux pas faire ça. Je peux pas coucher avec toi. Pas ce soir. » Qu’il arrête ? Que lui il arrête ? Ah parce qu’il était le seul là-dedans à avoir provoqué ce qui était en train d’arriver ? Cette blague. « Je ne veux pas juste être un coup de plus. Et je ne serais que ça si j’accepte maintenant. » Lui non plus il ne voulait pas… Euh… Quoi ?! Si ! Si bien sûr, il ne voulait que ça, rien de plus, rien d’autre que du sexe, rien qui ne blesse, pas de sentiments, du cul, point barre. Putain. Benjamin ferma les yeux et soupira. Fort. Il ne pouvait pas, il n’avait pas le droit de retomber, pas après cinq ans d’efforts pour être ce qu’il était aujourd’hui. Non, il ne voulait pas tomber pour ce garçon à la peau dorée, aux yeux en amande, ce garçon qui sentait si bon, qui avait une poigne de fer, rassurante et surtout, pas pour ce garçon si gentil, ce garçon qui le regardait comme personne ne l’avait jamais vraiment regardé, ce garçon qui osait planter ses yeux dans les siens pour lui dire les choses. Ce garçon qui le déshabillait du regard avec passion et romance à la fois, comme il aurait voulu que Ethan le regarde des années auparavant, lui qui ne l’avait jamais vu. Non, il ne voulait pas tomber. Nerio se redressa pour être assis, entrainant le septième année dans son mouvement aussi facilement que s’il avait été fait de papier et par la même, probablement sans vraiment le vouloir, il appuya Ben encore davantage sur son petit soldat. Le brun ferma les yeux en inspirant brusquement. Putain. Il les rouvrit, prêt à le tuer sur place par des mots venimeux qui lui lacéreraient la peau, il voulait le blesser profondément, pour qu’il sache ce que c’était de dire ce genre de choses à Benjamin Geolia, pour ne pas montrer aussi, que ses mots l’avaient touchés plus que de raison. Mais quand ses yeux s’ouvrirent et qu’ils vinrent se planter dans les prunelles chocolat du garçon qui lui tenait encore les poignets d’une main ferme, il ne sût quoi dire. Tout ce qui le frappa, c’était à quel point il ne pouvait pas le blesser, à quel point il n’en avait pas envie. C’était ridicule, il ne le connaissait même pas. Et là, il se retrouva cinq ans en arrière, comme un gamin de douze ans et demi qu’on traite de sale pédé, et qui ne sait pas quoi répondre. Sa répartie, celle qui faisait sa légende, où était-elle passée ? Elle devait être tombée dans le gouffre de ses iris. Merde, merde et remerde. « Je veux plus Benjamin. Je veux plus et je sais que si je dis amen ce soir, ça n’arrivera pas. Je suis… Désolé si tu attendais quelque chose ce soir. Ça n’arrivera pas. » Ah, elle était de retour, sa chère et tendre répartie. « Si je m’attendais à quelque chose ce soir ? Oh bah je t’avoue qu’avec la bosse que je sens sous mes fesses et ta langue dans ma bouche j’avais quelques espoirs ouais, disons que je prenais ça pour de discrets indices. Mais je sais pas comment les choses se passent en Italie après hein, peut-être qu’on frotte sa bite partout en Sicile ! » Il dégagea ses mains de la prise affaiblie par l’inattention du Poufsouffle et se pencha encore une fois vers ce joli visage – qu’on l’immole s’il l’avouait. Il y planta un baiser plein de rage. « Voilà, j’espère que t’as bien profité parce que je t’assure que ça va pas se revoir avant le prochain siècle. » Que personne ne dise que ce baiser était aussi un dernier plaisir pour lui. Cependant il était certain que cela n’arriverait plus, et c’était aussi une raison de sa colère, devoir cracher sur tout ça, ce corps, ce visage, ce mec. Non, il n’aborderait pas le sujet du « plus ». Oui, il voulait plus. Le voulait-il ? Putain, oui. Aussi insupportable que soit l’idée qu’il ait envie de dépendre de cet italien trop con pour accepter le cadeau qu’il lui faisait, elle était bien réelle. « Putain mais… » Que pouvait-il ajouter ? Il ne voulait pas l’insulter, il ne voulait pas le blesser mais il ne pouvait pas rester. Il se releva et fit volteface. Le message avait au moins le mérite d’être clair. Enfin peut-être. Non pas vraiment finalement, vu la conclusion. Tant pis, il faudrait s’en contenter, son esprit était trop embrouillé pour ajouter une quelconque idée plus développée.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 8 Jan - 10:50

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« Si je m’attendais à quelque chose ce soir ? Oh bah je t’avoue qu’avec la bosse que je sens sous mes fesses et ta langue dans ma bouche j’avais quelques espoirs ouais, disons que je prenais ça pour de discrets indices. » Bien sûr. Il comprenait. C’était normal, totalement. Il était un parfait crétin pour dire cela. C’était absolument débile. Il venait de le chauffer, de se chauffer par la même occasion - Attention au réchauffement planétaire Nerio, c’est mauvais. Ta gueule toi ! Tais toi, c’est pas le moment ! - et il lui disait qu’il ne devait rien attendre de ce soir. Si il avait été dans cette situation, il aurait été dans le même état que Benjamin. Peut-être même qu’il aurait gueulé plus, qu’il aurait été plus horrible, méchant, ou rancunier. Il voulut ouvrir la bouche, juste pour lui expliquer, parce que vraiment, il ne voulait pas le laisser comme ça, il ne voulait pas que ça se termine sur ça, Benjamin valait mieux que ça. Mieux que ce qu’il lui donnait là, tout de suite. « Mais je sais pas comment les choses se passent en Italie après hein, peut-être qu’on frotte sa bite partout en Sicile ! » Ou peut-être que non. Peut-être qu’il aurait du le prendre là, comme ça, prendre son pied et être une ordure avec le Serdaigle. N’avoir cure que de lui, de l’intérêt qu’il en retirerait de le baiser, et le jeter. Peut-être. Nerio n’était pas comme ça. Mais il espérait tellement fort l’être, à ce moment là. Juste pour lui faire du mal. Il voulait tellement lui faire du mal. Lui faire regretter ses paroles. Oui, il était un salaud, il en avait parfaitement conscience, mais il ne cherchait pas à être méchant. Juste… Prévenant. Et il se prenait ça, ça, en pleine tête.

Sa mâchoire se crispa, et il serra les poings. Il fut soulagé que Benjamin ait retiré ses poignets, il n’aurait pas voulu lui faire du mal. Ou si. Mais de quel droit il disait cela ? Il voulait lui faire ravaler ses paroles. Sa rage. Parce que c’était injuste, dégueulasse. Il n’était pas bien, il n’était pas dans son état normal, et il lui reprochait d’être un tout petit peu… attentif. Et consciencieux. Et désireux de bien faire. Ouais, c’était injuste. Et c’était injuste de l’embrasser comme ça. Il voulait faire au mieux. Il voulait juste faire de son mieux. Et il se retrouvait avec les lèvres meurtris, un Serdaigle bourré, ou perché, en colère, et sa propre colère. Et il redoutait plus que tout sa propre colère. Et ses poings qui le démangeaient. « Voilà, j’espère que t’as bien profité parce que je t’assure que ça va pas se revoir avant le prochain siècle. » « Putain ! » Il siffla entre ses dents, furieux. Nerio en voulait à Benjamin, de réagir comme ça. Furieux contre lui d’avoir laissé cela se produire, furieux contre sa conscience qui n’avait rien trouvé à dire, contre tout le monde, en fait. « Ça fait chier ! » Et, dieu merci, ce n’était pas sortit en un ’tu fais chier‘, sinon il se serait probablement foutu une gifle, mais c’était bien ce qu’il pensait.

Nerio l’observa s’en aller. Comme ça. Il partait ? Il partait ! Tu n’as aucun droit sur lui, ne le retiens pas. Et c’est maintenant qu’elle se manifestait celle-là ! Non ! Il n’avait pas le droit de partir ! L’italien passa ses mains sur son visage, continuant jusqu’à ses cheveux, le recoiffant en tirant dessus dans un espoir de se remettre les idées en place. Échec total. Il se propulsa sur ses pieds au moment où il aperçu le français chanceler sur ses pieds. Ce crétin, en plus il ne tenait plus droit. Shootant dans un caillou, le Poufsouffle inspira un grand coup, finit de reboutonner sa chemise et rattrapa sans difficulté son aîné. Il était en colère, et il n’essuierait pas un second affront ce soir là. Il attrapa Benjamin par le coude lorsque ce dernier manifesta une trop grande difficulté pour marcher. Et il ne disait rien boire. Alors il était fait, et bien. « Je te reconduis à ton dortoir. » Et il était certain qu’il allait se faire éconduire, c’était dans la suite logique des choses. Et ça l’énervait déjà. Il avait mal à la mâchoire, à force de la contracter comme ça, et ses jointures étaient blanches.

Il aurait vraiment voulu lui dire qu’il n’était pas un salaud. Que ce n’était pas ce qu’il pensait. Qu’il avait tord. Que demain peut-être il aurait regretté. Que lui, en tout cas, il l’aurait fait. Et qu’il ne voulait aucun regret dans sa relation avec lui. Mais il se tut. Il se tut parce que c’était trop dur de parler, trop dur d’expliquer, trop dur de ne pas exploser si il fallait raconter ce qui se tramait dans sa tête.

Et puis elle lui échappa. Cette putain de phrase. Il se détestait pour ça. Etre faible. « J’aurais du continuer. Parce que ça aurait été plus simple. J’aurais pas à me retenir de ne pas te faire ravaler ta putain de phrase à la con. J’aurais pas à m’en vouloir d’essayer d’être attentif. D’être prévenant. J’aurais pas à m’en vouloir, putain. »

Il était un faible. Il aurait voulu lui expliquer. Il ne fit que serrer son bras plus fort pour qu’il continue de marcher.




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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 8 Jan - 13:29


If we burn, you burn with us

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Demyan & Anjelica au bal...

« Oh, et qu’est-ce que tu comptes bien accomplir dans ce château miteux grouillant de rats et vermines en tout genre ? Tu veux te faire un petit Code Mangemort à toi toute seule ? Non parce que, au cas où tu ne l’avais pas encore remarqué, vos petits jeux d’Obscurs et Résistants sont aussi dénudés de sens qu’un Potter encore en vie dans ce monde. »  A quoi jouait-il ? Il avait réellement l’intention de la mettre de mauvais poil. La cause des Obscurs était toute acquise à l’Espagnole. Anjelica lui lança un regard agacé suite à ses remarques. La prenait-il pour une idiote ? Un code Mangemort…  Toujours aussi aimable lorsqu’il s’y mettait ce maudit Gryffondor. Fallait-il réellement rentrer dans un tel débat ce soir ? C’était déjà une soirée mal partie avec l’alcool qui répondait aux abonnés absents… Et pourtant une certaine euphorie semblait la gagner. Etait-ce simplement le fait d’avoir aperçu Benjamin ou bien la perspective de poursuivre la soirée avec Demyan ?  « Dîtes donc monsieur le sarcastique, vous êtes encore un obscur jusqu’à preuve du contraire. Viendriez-vous, indirectement, de vous dénigrer monsieur Vladmirov ? » Une mine moqueuse se dessina sur les traits de son visage. La malice s’était imprégnée dans son regard. Elle se mit à rire n’ayant aucune envie de se lancer dans un grand débat. Pas ce soir. D’ailleurs Demyan avait abordé un tout autre sujet bien plus distrayant auquel Anjelica prit plaisir à répondre de façon taquine comme à son habitude. Une main aux creux des hanches d’Anjelica, Demyan venait, d’un petit geste, réduire le peu de proximité qui restait entre eux. Faisait-il chaud ou bien était-ce autre chose ? Lorsqu’il lui demanda de trouver un moyen de le retrouver lorsqu’elle serait encore coincée à Poudlard, un sourire étira les lèvres d’Anjelica. Sourire qui s’effaça assez rapidement lorsqu’il se permit de lui donner son avis quant à ses plans. « Je connais tes plans et c'est pour leur essence que je t'estime tant. Je ne les trouve cependant nullement ingénieux. Plutôt preuves de couardise. » La Serpentard dégagea son visage de la main de Demyan tout en s’arrêtant de danser. Bien. Pourquoi cela semblait-il encore bouger autour d’elle dans ce cas là ? La seule chose qu’elle avait avalé ce soir, c’était ce jus de citrouille partagé avec l’Aiglon. Si cette boisson fruitée avait de tels effets, on aurait dû la prévenir plus tôt !  « Si tu veux de la couardise, Demyan, je vais te tourner le dos et m’échapper comme une lâche pour éviter d’entendre tes propos insultants. » D’ailleurs, elle se retourna. Elle avait tenté de parler sèchement mais cette euphorie qu’elle ressentait était bien trop envahissante. Au lieu de s’échapper comme elle l’avait prévu dans son plan initial, la verte et argent attrapa les bras de son cavalier improvisé et l’invita à encercler sa tailler. Dos à lui, elle continua de se déhancher au rythme de la musique.  « Je suis actuellement en train de te bouder, Demyan. » Puérile, paroles si peu attendues dans la bouche de la vipère qu’elle était. Non, vraiment, elle était bien trop joyeuse pour quelqu’un de totalement sobre. Néanmoins, elle ne put s’empêcher de lui demander ce qui l’attendait à l’extérieur. Bientôt, elle y serait elle aussi. Les lèvres de son biélorusse vinrent alors déposer un brusque baiser sur son lobe d’oreille, la faisant frissonner plus que de coutume. « J’ai obtenu une poste en tant que sorcier d’élite de la brigade de police magique du Ministère. » Anjelica se tourna à nouveau pour lui faire face. Ca, pour une belle opportunité, cela en était une.  « Oh, tu vas jouer au petit soldat. » Tout aussi sarcastique que lui finalement. Après tout, ils avaient toujours communiqué ainsi. Une façon de s’émoustiller comme une autre…Tout en parlant, elle avait de nouveau encercler son cou de ses bras. Elle s’était alors embrouillée dans une histoire de jeux d’échecs sorcier mais cela lui avait valu un baiser ardent, un peu trop court à son goût néanmoins réveillant des envies bien plus loquaces. Ce fut encore pire qu’elle sentit la caresse au niveau de son cou.  «  Et où sont donc cachés ces jeux d’échecs sorciers ? Parce que je dois bien t’avouer que j’aimerai parler stratégie avec toi. Et plus si affinités... » Anjelica fut étonnée du doux baiser qui vint alors effleurer sa joue.  « Savais-tu qu’aux échecs, la reine est la pièce la plus forte, tandis que le roi est plus que vulnérable ?» Tu serais étonnée du pouvoir que peut constituer de la bonne compagnie et à quel point supprimer les mauvais éléments peuvent t’apporter du bien. Pas tout de suite, certes, mais plus tôt que tu oses l’envisager. Mais je doute fort que tu nécessites de tels conseils. Tu sais déjà tout ça. Ce qu’il te manque, c’est le rêve de pouvoir sortir de château avec un certain indépendantisme, n’est-ce pas ? Du respect qui s’étendrait au-delà des têtes trop jeunes de Poudlard. Tu sais que je peux t’offrir cela, n’est-ce pas ? Et bien plus que tu puisses l'imaginer. » Anjelica le dévisagea un instant. Ces propos s’embrouillaient légèrement dans son esprit. Elle se mordit alors la lèvre inférieure. Elle allait dire une connerie. Oui, une grosse. Elle avait l’envie irrépréhensible de rire, cela se voyait. Elle dénotait complètement avec le sérieux de la conversation et Demyan risquait de se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond.  « Si tu me demandes en mariage, tu pourrais au moins faire ça bien et te mettre à genoux. Anjelica Vladmirov, ça sonne bizarre non ? » Elle riait à moitié en parlant, un sourire fendait son visage et ses yeux humides pétillaient de malice. Elle avait volontairement prononcé son prénom en Espagnol contrastant sauvagement avec le Vladmirov. Elle répéta à nouveau l’association des deux noms, les larmes aux yeux. Demyan l’attira alors hors de la piste dans un coin du buffet. Lorsqu’ils s’arrêtèrent de marcher, Anjelica titubant derrière lui légèrement de travers, vacilla dangereusement du haut de ses talons et se rattrapa de justesse à l’épaule du Gryffondor.  « Me cago en Dios ! Comment je peux avoir les effets de l’alcool sans en avoir bu une goutte ? Ce jus de citrouille est magique !» Lorsque ses yeux croisèrent ceux de Demyan, l’Espagnole se redressa histoire de se donner bonne contenance…  « Bien et si on allait pimenter cette partie d’échec qui se jouent entre toi et moi comme tu le dis ? » Son regard charbonneux s’attarda dans les iris de Demyan avant de l’attraper par la main pour l’entrainer à l’extérieur. Après quelques minutes, ils se retrouvèrent dans le parc déjà envahit par quelques élèves. S’éloignant des regards curieux, Anjelica finit par s’accoter à un arbre l’empêchant de trop vaciller et attira Demyan à elle en le chopant par la cravate. Elle l’embrassa alors fiévreusement sa langue passant la barrière de ses lèvres pour s’engager dans une joute qui leur était habituelle. Interrompant, leur baiser, Anjelica prit une mine innocente.  « Je t’ai menti Demyan. Ils n’ont pas installé de jeu d’échec. Une autre idée pour nous occuper ?»


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Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 9 Jan - 5:27



Pourquoi les murs du château refusaient-ils de rester droits ? Merde, pourquoi est-ce qu’il voyait flou ? Benjamin passa ses mains sur ses yeux, pour en chasser les possibles indésirables qui lui troubleraient la vue. Mais il n’y avait rien. Il s’était attendu à une larme, sans vraiment savoir pourquoi. Des conneries tout ça. Pourquoi aurait-il pleuré pour ce mec incapable de s’amuser un peu ? Il l’entendait jurer derrière comme un vieux pêcheur en colère. Il n’avait définitivement rien à faire avec lui. Putain. Aucun autre mot ne lui venait en tête. Putain, putain, putain. Mais lui au moins il gardait ça pour lui. Il pencha dangereusement mais repris son équilibre de justesse. S’il venait à apprendre ce qu’avait fait Shane, le Poufsouffle passerait un sale quart d’heure. Mais dans l’état où il était, il était même incapable de se rendre compte qu’il était sous substance illicite, alors comment soupçonner qui que ce soit ? Il trébucha encore et manqua de tomber cette fois-ci, mais une poigne ferme le retint par le coude. « Je te reconduis à ton dortoir. » Benjamin tourna la tête, étant dans l’incapacité de reconnaitre même sa mère à la voix. Un air outré sur le visage il s’exclama. « Tu rien du tout ouais, lâche moi le bras ou j’te jure que j’te biffle putain. » De quoi ? Tant pis, c’était dit. Il tenta de dégager son coude de la main du sixième année et continuer sa route mais n’y parvint pas. Bon à rien, même pas foutu de tirer son coup quand l’occasion se présente et en plus il joue les gros durs. Le Serdaigle remit son paquet en place, après la gaule qu’il venait d’avoir plus rien n’était en ordre en bas. « J’aurais dû continuer. Parce que ça aurait été plus simple. J’aurais pas à me retenir de ne pas te faire ravaler ta putain de phrase à la con. J’aurais pas à m’en vouloir d’essayer d’être attentif. D’être prévenant. J’aurais pas à m’en vouloir, putain. » Le préfet se stoppa net, les yeux grands ouverts. « Me faire quoi ma putain de quoi ?! Et puis lâche moi putain tu me fais mal ! » Il dégagea une bonne fois pour toute son coude. « Écoute, j’en ai absolument rien à carrer que tu sois prévenant, je te veux dans mon lit moi, point. Ta démarche est donc égoïste, alors tu te calmes parce que moi j’ai rien à me reprocher, il me semble que j’ai été très clair, transparent depuis le début. » Non mais c’était qui ce mec qui s’énervait pour rien ? Et pourquoi tout redevenait flou tout à coup comme ça ? Benjamin en avait marre, il se sentait mal, barbouillé, pas dans son assiette, fatigué. Tout ça à la fois. Il était sûrement inscrit dans la suite logique des choses qu’il doive faire un malaise. Le brun s’échoua donc comme une baleine, ses yeux se fermant tout à coup, incapable de supporter davantage le poids de ses paupières. C’était le flou total, le monde fondait autour. Merde, il ne voulait pas tâcher sa veste.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 10 Jan - 10:00

bal de fin d'année



« Tu rien du tout ouais, lâche moi le bras ou j’te jure que j’te biffle putain. » Ah oui quand même. D’accord. Bon, peut-être qu’il l’avait bien mérité après tout.  Enfin c’était même certain. Mais quel manque de classe tout de même. Il ricana, secouant la tête. « Avec plaisir, bimbo. Avec plaisir. » Sarcasme. Oui, il avait complètement décuvé. A vrai dire c’était le cas depuis l’instant où il avait entendu Benjamin parler comme… Eh bien comme il l’avait fait. N’y repense pas, tu vas t’énerver. Je suis énervé actuellement, ça ne va rien changer un peu plus ou un peu moins ! Bon, il était clair que ce garçon avait la faculté de lui casser des ovaires qu’il n’avait pas, et ce en très peu de temps, en très peu de mots, et avec très peu de tact. Il lui en ferrait bouffer lui, des ’on se frotte partout en Sicile'. Pauvre con. Voilà ce qu’il avait envie de lui dire. Pauvre con. Mais c’était déplacé. Il l’était tout autant aux yeux du Serdaigle, et il en avait bien conscience. « Me faire quoi ma putain de quoi ?! Et puis lâche moi putain tu me fais mal ! » Il s‘exécuta, fourrant immédiatement ses mains dans ses poches, contractant les poings à l‘abris des regards. « TA PHRASE ! Ta phrase, OK ? Je voudrais qu’elle soit jamais sortie de ta bouche ! Pour ta gouverne, je ne frotte pas ma bite partout contrairement à ce que tu peux bien penser ! Je suis pas comme ça ! Et tant pis si ça te fais chier que je change d’avis, maintenant j’y changerais plus rien ! Et je regrette pas, même si là tu me les brises littéralement, pazzo ! Parce que j’en ais à faire quelque chose, de ce qui arrivera demain ! Les baises sans lendemain, c’est pas moi, j’en veux pas, j’en ai jamais voulu ! » « Écoute, j’en ai absolument rien à carrer que tu sois prévenant, je te veux dans mon lit moi, point. Ta démarche est donc égoïste, alors tu te calmes parce que moi j’ai rien à me reprocher, il me semble que j’ai été très clair, transparent depuis le début. » L’italien éclata de rire. Un rire sans joie. Il n’en pouvait déjà plus de ce mec. Aussi chiant que désirable. « C’est un détail que j’avais saisi, oui, que t‘avais juste dans l‘idée de t‘envoyer en l‘air. T’as rien à te reprocher ? Je t’ai dit que je serais pas ton plan cul, et toi tu viens et tu m’embrasses ! Alors tu crois, sincèrement, que t’as rien à te reprocher ? i sogno ! Et ne viens pas me dire que j’aurais du te repousser dès le début, parce que c’est une évidence, que je le sais, mais que c’était vraiment compliqué ! »

Il s’apprêtait à tourner les talons et à le laisser se débrouiller tout seul, comme un grand, puisque visiblement, c’était ce qu’il voulait lorsqu’il le vit tanguer dangereusement sur ses pieds. Nerio tendit la main, faisant un pas en avant pour se rapprocher de lui, prêt à le stabiliser. Fichue… Attirance. « Hey, Benjamin… » Et sans qu’il comprenne vraiment comment, ou même pourquoi, il se retrouvait avec un Benjamin inerte dans les bras. Oui mais non. Il n’était pas secouriste lui, il ne savait pas quoi faire dans ce genre de situation. Ils étaient tous seuls, dans le noir, dans un parc, et lui se retrouvait avec l’autre inconscient sur les bras. Génial… On panique ? Non, on panique pas, c’est une mauvaise idée, ça va pas nous aider ! SI, on panique là ! La sensation de peur arriva au grand galop, amenant avec elle des nausées et sueurs froides. Et un léger mal de ventre qui pointait sournoisement le bout de son nez. Soit. Un début de crise d’angoisse. La situation était merdique. Mais non, il n’allait pas pleurer pour autant. Un peu de sang froid et de maitrise de soi. Il voulait une clope. Se cacher sous une couette. Ne plus jamais ressortir. Abandonner Benjamin ici et le laisser au soin d’autres qui eux sauraient quoi faire. « Benjamin ! Debout ! Allez, debout, un petit effort ! S’il te plait ! » Il ne savait pas ce qu’il devait faire. Lui coller une baffe ? Plusieurs ? L’asperger d’eau ? « Putain mais tu respires au moins ? Dis moi que tu vis encore ! Tu m’entends ? Benjamin ! » Il se pencha sur lui, approchant son oreille de sa bouche, cherchant à entendre une respiration. Il se souvint vaguement avoir remercié un quelconque dieu parce que, oui, il respirait encore. Bon. Et maintenant, il en faisait quoi, du poids mort là ? Et si il l’abandonnait ici ? Après tout, ils venaient clairement de se battre comme des chiffonniers, il avait une bonne excuse. Ce n’est pas gentil ça Nerio, il est dans les vapes. Tu peux pas le laisser là. Elle n’en manquait donc jamais une pour se taire elle, décidément. Bon bon bon bon… Nerio soupira. Il fléchit les genoux, faucha les jambes du Serdaigle au niveau des genoux, se débattit quelques secondes avec lui-même pour ne pas lâcher le buste du garçon et donc le faire s’écraser face contre terre et finit par rétablir son équilibre. « T’es une diva en fait, Benjamin Geolia. »

Il passa discrètement les portes d’entrée, ne voulant pas créer de scandales. Le préfet aurait certainement eu des problèmes si on l’avait vu dans cet état. Il gravit relativement facilement les marches en direction des toilettes des garçons, la musique résonnant dans son dos. Il allait encore devoir récupérer l’autre, à grands renforts d’eau froide. Soirée de merde.



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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 12 Jan - 13:47

Noah se sentait comme la reine du bal, elle était comblée. Les regards étaient braqués sur elle. Sa robe était super sexy, elle savait qu’elle faisait des ravages, on n’avait pas besoin de le lui dire. Yavait qu’à voir la tête d’Isaac quand elle était sortie de la salle de bain tout à l’heure (on a compris arrête de te faire des films poulette). Il y avait bien une ombre dans le tableau, le petit crétin vert au loin, mais la compagnie de Cheryl et Isaac lui allait largement.

Isaac partit chercher de quoi boire, et laissa ainsi les deux meilleures amies ensemble quelques minutes. Ce n’est que lorsqu’elles furent seules que Noah avoua à Cheryl : « Il est pas très malin, il doit pas savoir très bien danser, mais au moins il a pas une sale gueule donc pour ce soir ça me va. Je ferais mieux la prochaine fois, promis ! » Elle regarda Eugène qui s’était entre temps semblait s’être perdu sur la piste. « Il danse tout seul ou quoi ?  » Dit Noah pensive. Elle regarda Cheryl qui ne semblait pas plus enchantée que ça d’être là. « Vous vous êtes disputés ? » S’exclama-t-il. Cheryl lui répondit par la négative, un peu évasive. Noah haussa les épaules. Elle ne comprenait pourquoi Cheryl restait avec lui si elle n’y prenait pas son pied. Certes, il faisait un bon bouche trou, mais fallait pas s’empêcher de vivre non plus ! Noah regarda Eugène d’un air suspicieux. « Il est pas bon au lit c’est ça ? » Cheryl s’esclaffa. Noah ne lui laissa pas le temps de répondre. « Oh !  Mais c’est parce que tout le monde le déteste ! Tu dois tellement t’emmerder avec lui. Je suis sure que c’est toi qui l’as trainé ici, cet asocial. Mais largue le, je t’en priiie. Je dis pas que Marcus est mieux mais au moins il a des amis. » Avança Noah en hochant vigoureusement la tête. Isaac ne tarda pas à les rejoindre et à –ô joie- lancer un défi à la poufsouffle. « Ça te dit, un jeu ? Je te choisis une victime et tu dois lui voler un truc. Si tu y arrives, tu m’en choisis une et ainsi de suite. Et à la fin, celui qui déniche le plus beau truc gagne quelque chose. Je te laisse choisir le prix en question. Cap’ ? Je te donne Jude. » Gné ? C’était quoi ce jeu à la con ? Noah haussa les sourcils. Il ne trouvait que ça à faire ? Embêter Jude. C’est pas comme si l’envie manquait mais elle était venue ici pour se pavaner comme une princesse, pas pour jouer les cleptomanes. « Tu préfèrerais pas danser peut-être, c’est euh, comment dire, plus approprié dans un bal non ? » Mais Isaac la regardait avec une lueur dans les yeux si…. Aah c’était clair, il l’admirait. Elle avait son fan. Son tout premier fan. Les deux étaient toujours fourrés ensemble en tout ce qui monter des plans et stratagèmes en tout genre pour voler les trucs des trucs plus cool les uns que les autres. Elle ne pouvait pas le décevoir pas vrai ? Il était de son devoir de se montrer à la hauteur de sa réputation. Evidemment que dans un bal, Noah aurait préféré faire la belle et danser avec des beaux garçons mais là il fallait dire que pour l’instant elle s’ennuyait ferme. Et puis l’idée d’embêter Jude n’était pas si mal que ça. Surtout qu’elle était curieuse de savoir si les choses s’étaient concrétisées avec Ada ou pas. « C’est moi qui choisis le prix ? Haha tu sais pas ce que tu risques mon petit. » Mouahaha Noah allait passer à l’attaque. « BON. Je vous laisse vous deux. Si ça se trouve vous allez vous plaire. » Noah, juste avant de partir glissa furtivement à l’oreille de sa meilleure amie: « Je l’ai vu torse nu, il est quand même vachement bien foutu, fais ce que tu veux de cette info…». Mais elle connaissait Cheryl. Elle était du genre fidèle (eh oui, même Eugène elle le tromperait pas, snif quand même) et elle savait qu’Isaac n’était pas trop son type de gars… Quel gâchis le pauvre. S’il parlait moins il serait tellement mieux.

Elle repéra les tourtereaux à une dizaine de mètre de là, en train de se chercher à boire. « Salut vous ! » Lança Noah avec un grand sourire. Ils paraissaient enchantés de la voir. Lol. C’était pas comme s’ils étaient les pires ennemis du monde avec Jude. Oh ! Et… il avait dû raconter des trucs horribles à Ada à son sujet ! Déjà qu’elle n’avait pas l’air de l’apprécier… Ça allait être sympa. Elle avait intérêt à faire la conversation toute seule si elle voulait pas se faire lyncher. «Ça fait longtemps vous ? Je savais paaas. En fait personne sait je crois, sinon je l’aurais forcément su. Faut prévenir la Gazette ! Attends je vais écrire moi-même l’article ça va être encore mieux. Je peux avoir une interview ? Je peux prendre une photo en preuve ? Prenez la pose, dites fizwizbiz ! » Noah fouilla dans son sac mais, évidemment ne trouva pas son appareil photo. Ca faisait partie de la mise en scène. «C’est dommage j’en ai pas. Mince mince. Jude t’en aurait pas sur toi par hasard ? » Sans lui demander son avis, elle commença à fouiller ses poches. Elle ne trouva rien d’intéressant en grimaça. Qu’est-ce qu’elle pourrait bien lui voler ? Il n’avait que sa baguette sur lui, trop nul le mec. « Et toi Ada ? Non plus ? Merdouille j’ai pas envie qu’on passe à côté d’un tel scoop. Attendez attendez. Et si vous vous embrassiez devant tout le monde ? Là au moins ça serait clair comme message. Trop bonne idée Noah t’es un pur génie. » Elle prit par la main les deux jeunes adolescents et les tira vers le centre de la piste. Comme si elle manipulait des marionnettes, elle les rapprocha l’un de l’autre et, juste après avoir enroulé les bras de Jude (qui n’opposait qu’une légère résistance) autour d’Ada pour un slow hyper sensouel, elle retira discrètement sa baguette de la poche du serpentard qui ne faisait plus attention à elle, probablement perdu dans les sentiments qu’il éprouvait pour la serdaigle en ce moment même. (petite parenthèse nécessaire : une poche magique évidemment, comment voulez-vous qu’une baguette rentre dans une poche moldue ?). Il devait être bien trop gêné par la situation pour se rendre compte de ce qui lui arrivait, mouahahah. Noah leur tourna le dos rapidement pour cacher la baguette de leur vue. « Parfait. Je vais aller voir si on peut pas mettre un slow pour faire plus romantique. Faites nous un beau bisou et vous serez à la une de la Gazette les gars ! Vous vendez du rêve ! Je m’assurerais de la promotion de votre fan club » Noah s’éloigna gaiement et retourna vers Isaac et Cheryl. « J’ai sa baguette. A ton tour de regarder ce que tu peux prendre à… » Elle scruta l’horizon. Pas Ada, ça serait trop facile. « Blake. » Dit-elle en haussant les épaules, pas plus inspirée que ça. « Tu veux jouer Cheryl aussi ? » Lança-t-elle avec un grand sourire à sa meilleure amie.
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 30 Jan - 11:26



Qu’est-ce qu’il faisait chaud dehors finalement, il était sorti dans un froid fourbe qui piquait par surprise et voilà qu’il supportait maintenant difficilement la veste que Nerio lui avait gentiment prêtée. Nerio, pff. Qu’il était con lui, il ne savait définitivement pas ce qu’il voulait. Un coup il ne voulait rien, l’autre coup il lui rendait ses baisers, ses caresses. Benjamin ne se sentait déjà pas dans son assiette, il avait du mal à suivre, mais si en plus l’italien changeait constamment d’avis, inutile d’essayer de faire des efforts pour suivre. D’autant que tout tanguait bizarrement. Qu’est-ce qui le rendait comme ça ? Putain. Bref, tout ça l’énervait. D’autant plus que Nerio refusait d’admettre qu’il avait tort. Et quand Benjamin lui répéta que lui n’avait rien fait de mal et avait été clair depuis le début, le sixième année lui rit au nez. Benjamin vit rouge mais n’eut pas le temps de se barrer en braillant car l’italien l’ouvrait, une fois de plus. « C’est un détail que j’avais saisi, oui, que t‘avais juste dans l‘idée de t‘envoyer en l‘air. T’as rien à te reprocher ? Je t’ai dit que je serais pas ton plan cul, et toi tu viens et tu m’embrasses ! Alors tu crois, sincèrement, que t’as rien à te reprocher ? i sogno ! Et ne viens pas me dire que j’aurais dû te repousser dès le début, parce que c’est une évidence, que je le sais, mais que c’était vraiment compliqué ! » Il était gonflé. « Eh mais j’y peux quoi, moi, si t’as aucune volonté ?… » Et c’est à peu près à partir de là que tout devint définitivement flou. Le sol avait disparu, où qu’il essaie de poser le pied pour exécuter une sortie théâtrale, rien n’avait de consistance, et il avait l’impression de tomber, ce qui était très désagréable. Il n’était pas maître de son corps, quelque chose n’allait définitivement pas. Le monde autour de lui tombait, ou s’élevait, il ne savait pas. Et cet élan, cet élan qui le poussait vers l’autre-là, non, il ne voulait pas. Ah oui, il tombait en fait. Ses jambes ne lui répondaient plus, elles refusaient, elles n’en faisaient qu’à leur tête, apparemment elles voulaient du repos et elles le prenaient de force. Tout comme ses paupières et son cerveau, voilà, tout était sombre, noir. Rien n’était plus clair. Rien n’était plus du tout. Ce méli-mélo de conneries fluorescentes psychédéliques l’empêchait de comprendre ce qui avait sous les paupières. Il avait un kaléidoscope de… choses ? devant les yeux. Qu’il le veuille ou pas, Benjamin n’était maintenant plus capable de quoi que ce soit, il était bien incapable de faire des choses par lui-même. C’est ainsi qu’aux légères claques qu’il reçut sans même réellement les sentir, il répondit par des petits soupirs de douleurs, comme par réflexe. Où était-il maintenant ? Avait-il seulement bougé ? Il avait besoin d’aide, vraiment besoin d’aide. Le seul prénom qui réussit à se frayer un chemin du fond de son cerveau inondé de drogue jusqu’à ses lèvres fût celui de l’italien. « Nerio, s’il-te-plait Nerio… » Murmura-t-il du bout des lèvres. Il volait maintenant, il ne touchait plus le sol, il était bien, si bien. Des bras forts s’occupaient de lui. « Nerio… » murmura-t-il encore dans un sourire. Finalement tout était super, tout allait bien, il se sentait au nirvana. Il était en sécurité, plongé dans un sommeil lourd et chaud, imperturbable. Il était là, l’italien au bout du chemin, avec son sourire craquant. Il voulait l’embrasser, il voulait ses lèvres juste ses lèvres. Il voulait qu’il lui rende son baiser et lui accorde ses bras pour autant de temps que possible. Il était beau dans son jeans et sa chemise. Il était beau. Il le voulait pour lui. Voilà ce qu’il voulait, fini les années de solitude sentimentale, Anjelica l’avait bien aidé au cours de son parcours de solitude mais il en était arrivé à la fin de son seuil de tolérance. S’il n’aimait pas un peu plus, s’il n’était pas réellement aimé, il allait sombrer. Ça il le savait bien, depuis un certain temps, mais il avait passé tant de temps à enfouir ce genre de sentiment que s’en était devenu un réflexe. Alors oui il le savait, mais inconsciemment. Pourtant ce soir, la drogue aidant, il avait conscience dans sa douce insouciance, que l’affection était devenue un besoin. Il s’était auto-suffit pendant trop longtemps. Et les plans sans lendemain avaient fait leur temps aussi. Il lui fallait autre chose, du changement. Il lui fallait Nerio. Il avait besoin de l’italien parce qu’il voyait dans ses yeux cet éclat que personne n’avait en le regardant. Parce que quand lui-même le regardait plus de quelque secondes droit dans les yeux, son cœur s’accélérait comme une midinette ridicule. Mais ça, il ne l’avouerait jamais. Il avait besoin de lui parce que porter sa veste l’avait touché, parce que chaque contact qu’ils avaient eu ce soir l’avait électrifié, sans même parler de sexe. C’était physique… ou peut-être pas justement. Il ne savait l’expliquer mais c’était clairement incomparable à ce qu’il avait vécu jusque-là. Oh, il ne volait plus. Il devait être sur le sol maintenant. Il n’aimait pas ça, le sol était froid et dur. « Nerio, nerio... » Appela-t-il tout bas comme une supplique, les traits tirés en une expression de torpeur. Il avait besoin d’aide, il avait besoin de lui, juste de lui car il savait que s’il était là, il serait rassuré. Il savait que la présence de Nerio à côté de lui c’était l’assurance du bon déroulement des choses et surtout, c’était dans l’ordre des choses. Il savait que là où il était, il devait y avoir Nerio, et que là où il y avait Nerio, lui devait y être. Tout du moins, c’était tout cela qu’il pensait, au fond de sa tête, de son inconscient que la drogue lui permettait de consulter. Mais toutes ces choses, il ne s’en souviendrait sûrement pas ou alors vaguement quand il reviendrait à un état de sobriété plus acceptable.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 2 Fév - 12:11

l'alcool nuit gravement à la santé

Les élèves avaient continué de faire la fête jusqu'au petit jour bien que le bal officiel se termina vers le trois heures du matin. Il faut dire que les fêtes organisées dans les salles communes et autres lieux du château étaient beaucoup plus extravagantes. Surtout que bon, du fait que le punch ait été dopé, beaucoup ont garni le sol de la Grande Salle de jolis pâtés. (Il paraîtrait qu'il n'y a pas que la Grande Salle qui a souffert.) En tout cas, le château fut animé cette nuit-là comme jamais il ne l'avait été auparavant faisant regretter à Lord Voldemort l'organisation de ce bal. Il se passerait une longue période avant qu'il n'en n'autorise un autre... sans tuer personne, c'est évident. En tout cas cette fin de soirée se passa pour beaucoup dans les larmes. Ils réalisèrent que c'était la fin, d'autres se décidèrent à faire des choses qu'ils n'avaient encore jamais fait : avouer leurs sentiments, passer au stade purement charnel ou encore faire la paix avec un vieil ennemi. Ah quelle belle fin mais tout n'a pas été rose non plus. Il y a eu quelques débordements : des bagarres et compagnie. L'alcool ne faisait pas que du bien. Et puis certains sont assez impulsifs et colériques sans compter que certains savent y faire pour créer des ennuis aux autres. On raconte même que Invité a vomi sur les pantoufles d'April Alterman alors qu'elle était en robe de chambre. Enfin c'est juste une rumeur mais personne non plus n'a pu affirmer que c'était faux. Affaire à suivre !
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