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 BAL DE FIN D'ANNEE

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But baby running after you is like chasing the clouds
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 10 Oct - 9:44

bal de fin d'année


« Durmstrang, j’imagine. » Tu imagines bien, mais tu parles de ça et je fais demi tour tout de suite, Benjamin. Il lui en avait déjà trop dit, la première fois qu’ils s’étaient parlé, dans la Grande Salle. Peut-être que la présence de sa meilleure amie lui avait délié la langue, sur son passé. Peut-être pas en fait, il avait juste été trop con et trop heureux d’avoir son fantasme, il n’allait pas se mentir, Benjamin était bien plus qu’un petit coup de cœur, c’était plus, voilà tout, en face de lui. Il avait parlé pour combler la conversation. Dieu merci, l’autre ne semblait pas avoir enregistrer ce détail fâcheux de sa vie. Et c’était tant mieux. Hors de question qu’il en parle plus d’une fois, à la même personne. Plutôt crever la gueule ouverte.


« Rarement, seulement quand ça devient nécessaire. Et c’est souvent composé de chair humaine. » C’est quoi ce sourire ? On se calme la conscience, d’accord ? Mais regarde le ! Mais je ne fais que ça, et là c’est dur de ne pas lui sauter dessus, alors tais toi un peu, je me concentre ! Sur quoi ? Autre chose que lui, voilà. Il inspira profondément, cherchant à calmer son rythme cardiaque qui s’emballait un peu trop à son goût. Ce mec aura ma mort sur la conscience avant la fin de l’année prochaine, c’est certain. On est mal Nerio ? On est mal conscience. J’en prends bonne note alors. On fait quoi ? Non, attends, c’est moi qui vais faire quelque chose. Ce que je vais faire, je sais pas encore, mais je vais faire. C’est un bon programme. Il ne savait pas comment prendre cette phrase là. Soit Benjamin ne se rendait pas compte des phrases à double sens qu’il était capable de débiter à la minute, soit il tenait vraiment à faire sortir Nerio de ses gonds, mais d’une façon toute à fait délicieuse. Au pire, il pouvait bien profiter et essayer de rattraper les pots cassés et bâtir une relation plus tard, non ? Mais en fait, non. Il oubliait parfois que c’était de Benjamin qu’il parlait, ou plutôt, que c’était Benjamin le sujet de la majorité de ses attentions en ce moment - pour ne pas dire toutes -, et que ce n’était pas un garçon qui s’attachait, ou qui donnait des secondes chances. Un peu comme lui, en somme. Et cette constatation l’emmena à jurer, plusieurs fois, en italien, dans sa tête, bien évidemment. Il était mal barré.

« Tu sais, ne te retiens pas de boire pour moi, mon choix n’incombe qu’à moi, je ne l’impose pas aux autres. » Nerio eut un moment de flottement, avant de ricaner doucement et de lancer un « Aucun risque que ça arrive ! » avec un sourire, histoire de mieux faire passer la pilule. Parce qu’il était un peu plus que dans des sables mouvants avec le préfet. C’était comme marcher sur une poudrière, mais sur les mains et les yeux fermés. Mais il s’était déjà fait une réflexion de ce genre quelques minutes avant. Alors quoi, ce serait toujours aussi compliqué d’avoir un semblant de conversation ? Il devait faire quoi, abandonner l’idée de l’ajouter à la liste de ses conquêtes ? D’accord, dit comme ça, ce n’était pas très gratifiant, mais il n’allait pas exprimer ça autrement. Il voulait Benjamin. Et avant que son esprit soit embrouillé par l’alcool et autres substances un peu bizarres, il se fit la promesse qu’il aurait Benjamin.

Oui, un jour, il aurait ce garçon pour lui.

Ah, il allait donc tourner au jus d’orange toute la soirée. Mortel dis donc. Sur ce point, il s’accorda avec sa conscience. Ça devait être d’un ennui, de ne jamais se laisser aller. Non pas que Nerio prônait la débauche, boire comme des trous jusqu’à l’overdose ou quoi que ce soit, mais… Non, en fait non. Il n’allait pas aller jusqu’au bout de sa pensée. Il n’avait pas à juger de ses choix. Mais il n’allait pas non plus si conformer, ni aujourd’hui, ni jamais. C’était un bon compromis à ses yeux. Et le temps qu’il se fasse toute cette réflexion personnelle et productive, l’anglo-français avait disparu. Autrement dit, il venait de se prendre un vent. L’italien tenta de se convaincre que, de toute façon, ce n’était pas le premier qu’il essuyait de Benjamin. Tiens, quand on y pense, c’est bien le premier qui ne veut pas de toi ! Ah, l’adorable autre moitié pensante de sa personne était de retour. C’est-ce moment qu’il choisit pour partir à la recherche de Madelyn. Il devait la faire taire à tout prix.

Et donc, il se retrouvait assit prêt du buffet, en train de mâchonner un bout de cake à quelque chose, allez savoir quoi, et il sondait la salle, à la recherche de l’insigne de préfet. Il avait bien trouvé Madelyn, juste avant de mettre sa fierté de côté et d’aller voir Bryonia pour lui piquer sa boisson. Encore heureux, Maddie s’était imposée dans son champs de vision, sauvant, de paire, son honneur, sa fierté et sa soirée. Il adorait cette fille, c’était comme si il était écrit quelque part qu’elle devait sauver tous ces plans, aussi foireux pouvaient-ils être. Il lui claqua un bisou sur la joue, lui fit son plus beau sourire, la complimenta sur sa robe, et disparu de la salle aussi vite que possible. L’italien s’était donc isolé à l’extérieur, le temps de fumer une ou deux cigarettes et de boire la flasque que la blonde lui avait donné. Il n’avait aucune idée de ce que c’était, mais il penchait pour de la Vodka ou un truc dans ce genre. Oui, il avait été à Dursmstrang, non, il n’avait jamais vraiment bu là bas. C’était trop dangereux à son goût. Peut-être que ce n’étaient pas des psychopathes sanguinaires. Peut-être. Mais enfin, Nerio étant ce qu’il était, il préférait ne pas leur accorder le moindre bénéfice du doute. En conclusion et pour résumer la situation de façon claire et simple, il se retrouvait à boire, tout seul, après avoir fumé, tout seul, et à chercher un garçon, tout seul. Ça aurait pu être pire. C’était pathétique à ses yeux.

Il se jucha sur une table vide, balançant ses jambes dans le vide, tel un enfant. L’air concentré, le visage figé dans une moue adorable, les doigts pianotant une musique imaginaire sur sa jambe, le Pousfouffle attendait. Et il attendait depuis tellement longtemps à ses yeux qu’il ne savait même plus ce qu’il attendait, mais bon. Peut-être que l’alcool et la nicotine l’avaient un peu aidé à oublier aussi. La petite bouteille était abandonnée à côté de lui, mais parfois les effluves revenaient à ses narines, le faisant tressaillir. Il n’aimait pas l’odeur. Il en aimait juste le goût, et la sensation de liberté que ça apportait. L’italien repéra sa meilleure amie, plus loin dans la salle, mais il fut incapable de dire avec qui elle était, il vit également Naranja, qu’il trouva jolie, il se devait bien de l’avouer, même en étant en mauvais termes avec elle, et Noah aussi, qui lui avait lâché la grappe ces derniers temps, et avec qui il se ferait un plaisir de discuter un de ces quatre.

Au final, ce n’était peut-être pas une si mauvaise soirée. Et ses yeux se posèrent sur le visage de Benjamin. Ses prunelles s’illuminèrent, et son visage se fendit en un sourire ravi. Oui, ce n’était peut-être pas une si mauvaise soirée, après tout.


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 11 Oct - 6:05

Noah s’indigna : « Mais tu peux pas me faire ça ! » Cheryl semblait absorbée par la contemplation de ses chaussures. La poufsouffle tapa du pied. « Je croyais qu’on y allait ensemble toi et moi ! En célibataires ! Qu’on allait se goinfrer et se moquer des couples toute la soirée, comme on le fait d’habitude…» Noah se détourna de son amie, les bras croisés et le nez en l’air. « Mais justement, je ne suis plus célibataire… Et puis Eugène me l’a demandé si gentiment… Avec une rose et tout, je pouvais pas lui refuser ça.  » Se défendit Cheryl, un peu mal à l’aise. « Mais on s’en fout d’Eugène, je suis sûre que la soirée sera tellement moins drôle si tu la passes avec lui. » Noah jeta un regard implorant à Cheryl, mais voyant qu’elle ne semblait pas convaincue, elle continua : «  Traitresse. Pff. De toute façon, je suis sûre qu’il y a de tas de gars qui voulaient y aller avec moi mais qui, sachant que comme d’habitude on y va ensemble toi et moi, n’ont pas osé me le demander pour pas se prendre un vent. » Cheryl hocha de la tête vigoureusement, probablement d’accord avec les paroles de son amie. Après tout, elle aussi était dans la même situation, parce qu’elle était en couple. Ahlala, elle passait à côté de tellement de mecs en restant avec Eugène… « Et puis, il reste trois jours avant le bal. Dès que j’aurais fait savoir qu’on n’y va pas ensemble, on va se bousculer à ma porte, tu verras ! » Continua Noah, les étoiles dans les yeux. Tandis que Cheryl se retenait de pouffer, satisfaite que son amie ait trouvé de quoi se consoler. Elle se voyait déjà au bras d’un super beau gosse de dernière année se faire traiter comme une princesse. Si elle pouvait profiter par la même occasion des canons qui partaient l’année prochaine, ce serait tiptop. « Bon, je suis toujours fâchée contre toi hein. » Lança-t-elle au milieu de sa rêverie en secouant la main. « Je te laisse, je vais mettre mon plan séduction à l’action. On s’attends pour choisir nos robes, on est d’accord ? » Noah n’attendit pas sa réponse et partit à toute vitesse se refaire une beauté dans la salle de bain. Hé oui, il fallait mettre toutes les chances de son côté si elle espérait trouver quelqu’un d’au moins aussi beau qu’elle…

« Je vais la tuer, je vais la tuer… » Noah grommelait, trois jours plus tard, assise en tailleur devant le tableau de la salle commune des Poufsouffle. C’était repartit : comme aucun bel homme n’avait eu la lucidité de se présenter à sa porte, Noah mettait ça sur la faute de Cheryl. Elle l’avait prévenu trop tard… Trois jours avant le bal, tout le monde avait déjà un cavalier ! Thiago, Nathanaël, Nerio, Kenneth… Ç’avait été perdu d’avance. Elle aurait pu aller voir tous les gars un à un, aucun n’aurait été libre. Ce n’était absolument pas le sex appeal de Noah qu’il fallait remettre en cause, non loin de là. C’était les circonstances qui avaient fait que personne ne lui avait demandé. Saleté de Baker, elle ne perdait rien pour attendre celle-là avec son blondinet. En attendant, elle n’avait toujours personne, et le bal avait déjà commencé.

En entendant des pas en provenance des cuisines, Noah se redressa soudainement, passa une main dans ses cheveux et fit son plus beau sourire, au cas où (bah quoi, sait-on jamais !). Isaac Lemay. Une ampoule apparut au-dessus de la tête de Noah. Elle avait espéré se dégoter un gars parmi les dernières années, parce que c’était eux les plus hot. Elle n’avait pas vraiment pris la peine de chercher du côté des gars de son année… Isy n’était peut-être pas hyper sexy, mais il était pas mal non plus dans son genre -si on le regardait de pas trop près. Il avait les bras chargés de friandises qu’il venait  vraisemblablement de récupérer des cuisines. Noah accourut vers lui et le tira par le bras (faisant tomber au passage les bonbons qu’il tennait), direction sa salle commune. « Toi mon chou, je parie que tu n’as pas de cavalière ! Heureusement que je suis là pour rendre ta soirée inoubliable !  Bon, t’es pas le prince charmant que j’espérais mais avec un beau costume et un peu de gel ça ira pour ce soir. Allez viens on va arranger ça ! » Noah, fière de son idée, le poussa dans le chemin menant à la salle après avoir appuyé sur le bon tonneau. Elle le traina jusqu’au dortoir (vide) des garçons et ne se gêna pas de fouiller parmi les affaires des autres, histoire de trouver de quoi saper le pauvre Isy qui ne devait pas avoir pigé grand-chose à la situation. Enfin, il ne comprenait peut être pas grand-chose, mais on ne lui avait pas coupé sa langue pour autant, vous le connaissez… Il se positionna devant un miroir tandis que Noah lui balançait une chemise blanche et un pantalon trois fois trop grand parmi les affaires de Wheeler. Pff encore quelqu’un qui avait perdu son temps avec une mythomane rousse au lieu de voir qu’il y avait une belle blondasse juste devant ses yeux. Elle continuait de fouiller parmi les affaires d’Eugène, Nerio, puis d’Arthur. « Aha !! » S’exclama-t-elle, en brandissant victorieusement un nœud papillon rouge flamboyant de la valise de Nerio. Elle entreprit de le lui attacher correctement pendant qu’Isaac louchait dessus et parlait, comme à son habitude, encore et encore... « Cesse de gigoter, je vais pas y arriver sinon ! » Râla-t-elle. Elle commençait à se dire que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, d’aller au bal avec Isy. Après tout, il était bien gentil, mais il parlait vraiment trop, elle n’était pas sûre qu’il savait bien danser et il avait beaucoup moins de mal qu’elle à contenir ses pulsions cleptomanes -il venait à l’instant de lui faire une dissertation sur tous les objets « trop cool » qu’on pouvait trouver dans les sacs des filles dans un bal. Il était censé être son faire-valoir, mais elle en venait à espérer qu’il ne la ridiculiserait pas. « Bon, attends-moi dans la salle commune, c’est mon tour de m’habiller. » Isy s’exécuta et Noah enfila la robe qu’elle avait choisie avec Cheryl. Elle passa ensuite trois bons quart d’heure à se couvrir le visage de produits de beauté en tous genres. Elle aurait aimé que Cheryl la maquille, mais elle était déjà partie, sans elle en plus, l’ogresse.  Noah sortit finalement après qu’Isy ait tambouriné à sa porte en lui faisant signaler qu’il n’y allait plus rien avoir à manger (tss, comme s’il ne s’était pas assez goinfré dans les cuisines).  Elle ouvrit donc grand la porte, dégommant Isy au passage. Elle secoua sa longue crinière et jeta un dernier regard au miroir. Noah lança un modeste : « C’est comme au musée coco : tu regardes, mais tu touches pas. On y va en amis, soyons clair là-dessus. »  C’était  peut-être pas très fin, mais c’était tout de même le minimum à dire, pour ne pas donner de faux espoirs au pauvre Isaac -qui devait désespérer de ne toujours pas avoir de copine. Noah espérait secrètement rendre un peu jaloux Fred, même si elle n’espérait plus grand-chose de lui. Ça faisait bien longtemps que la blonde ne s’était pas affichée avec un garçon, et elle avait ouï dire que Fred était de nouveau célibataire. C’était un vain espoir, car déchirée entre le dégoût et son attirance pour le Poufsouffle, Noah savait bien au fond qu’il ne l’aimerait jamais en retour. Certainement pas après leur dernière discussion en date…

Isy lui tendit un bras et ils gambadèrent joyeusement jusqu’à la grande salle. Elle se mit instinctivement à chercher Fred qu’elle ne vit pas. Elle se rappela que sa mère était décédée depuis peu… Pas étonnant qu’il ne soit pas d’humeur festive. Pourtant, elle avait cru apercevoir Roxanne, sûrement en train de faire des sales coups de p… comme toujours. Noah vit aussi Ada Shaw en compagnie de… Jude Hemingway. Elle fronça les sourcils. Depuis quand est-ce qu’ils se fréquentaient ces deux-là ? Elle tira Isy qui semblait perdu dans la contemplation d’un vase immonde jusqu’à Cheryl qui était comme d’hab’ avec son Eugène. Elle fit un rapide sourire à ce dernier et se tourna directement vers sa meilleure amie, qui semblait pas d’humeur très joyeuse… elle l’avait entendu de loin d’indigner. Oubliant sa rancœur passagère envers Cheryl, elle pointa du menton le « couple » de quatrième année. Elle était de retour en mode commère et ça allait barder chicos. « Qu’est-ce qu’ils foutent ensemble ces deux-là ?! Depuis quand Hemingway a du succès avec les filles ? » Noah fronça les sourcils et croisa le regard de ce dernier. Levant les yeux au ciel dans le genre « j’en ai rien à foutre, t’es pathétique », elle reporta son attention sur son cavalier et tirant un peu sur sa veste pour la remettre bien droite. « Bon, on s’est pas mal débrouillé quand même, niveau fringues. Baker, mate-moi ce beau gosse ! » Echangeant un regard complice, les deux compères clepto’ s’esclaffèrent.
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 13 Oct - 9:43


bal de fin d'année


« Et dire que tu te prétendais plus beau que moi… C’est une insulte à ma beauté divine. » Bryonia et sa modestie légendaire. Nathanaël ne put s'empêcher de sourire comme un idiot. À vrai dire, il était tout à fait pareil, alors il comprenait. « Mais je suis plus beau que toi, chérie. » Et puis, de toute manière, elle avait raison. Elle était belle. Outrageusement belle. Tellement belle que c'était dégueulasse pour les autres filles car elles étaient toutes tapies dans l'ombre devant l'italienne. Un véritable soleil dans la vie du Gryffondor. Comment avait-il pu se passer de son regard de feu ces derniers mois ? Comment avait-il pu survivre à son absence ? C'était une question auquel il préférait ne plus penser parce qu'il se sentait trop faible rien qu'à l'idée. Il était où le courageux et franc Nathanaël ? Il releva les yeux vers elle, et la défia du regard tandis qu'un sourire s'emparait des lèvres de la jeune fille. Nathanaël secoua doucement la tête, réprimant un éclat de rire. Plus besoin de parler pour se comprendre. C'était un des avantages de leur relation, nul besoin de mots pour exprimer ce qui pour d'autres n'était pas naturel. Une fois sur la piste de danse, le Gryffondor eut un flash soudain qui le ramena quelques mois en arrière. Des souvenirs fugaces et douloureux ravivèrent un chagrin qu'il avait cru pouvoir oublier. Danser avec elle, cela lui rappelait naturellement la dernière fois où ils s'étaient retrouvés seul à seul sur une piste de danse. La gorge soudainement très sèche, se souvenant leur baiser échangé, et la fièvre qui l'avait alors transporté. Pourquoi il l'avait entraîné ici... Quelle mauvaise idée... « Attend Nath, j’ai une manière bien plus drôle d’avoir le tournis ». Haussant un sourcil, Nathanaël était intrigué. Il se laissa emporter loin du regard des autres, dans un coin de la grande salle. De plus en plus intéressé par les manigances de l'italienne, il la fixa intensément, et attendit la suite. Ses doigts attirèrent son attention sur ses cuisses et ses longues jambes, et Nathanaël déglutit doucement. Putain, depuis quelques semaines, il n'arrêtait pas de penser à elle d'une manière on ne peut plus malsaine. Depuis qu'il avait su pour Durden en fait... Il n'arrêtait pas de se dire que le Serpentard avait eu quelque chose qui lui appartenait, seulement Bryonia ne lui appartenait pas. Il avait des désirs intenses de possession, dans tous les sens du terme, et la culpabilité le rongeait de plus en plus. Il n'avait guère le droit de penser à elle de la sorte. Mais ses pensées devenaient de plus en plus persistantes et il n'arrivait pas à les chasser de son esprit... Putain, qu'est-ce qu'il la désirait... Nathanaël essaya de penser à autre chose, alors il regarda Bry boire dans sa petite fiole. D'après la couleur, il supposa que c'était de la vodka, parfait. C'était bel et bien ce qu'il lui fallait pour se détendre un peu.  « Pure, c’est dégueulasse » déclara-t-elle. Un sourire s’immisça sur les lèvres du brun. Levant les yeux au ciel, il renchérit : « Tu sais pas apprécier les bonnes choses. T'en boirais plus souvent, tu saurais que ça fait du bien. » Nathanaël était un adepte des soirées du samedi soir, ou du vendredi soir, ou de n'importe quel jour de la semaine en réalité... Souvent, dans ces soirées-là, l'alcool coulait tellement à flot que le lendemain, la tête de tous les garçons présents tambourinait tellement fort que cela les rendait inapte au langage durant quelques heures. Et puis l'alcool mélangé à la drogue, mélangé aux médocs dans le cas de Nathanaël, on pouvait dire que cela ne faisait vraiment pas bon ménage. Pourtant, il continuait, pour se sentir vivant, pour se sentir mieux. Il fallait avouer que c'était rare qu'après cela, il se sentait mieux. Et pourtant, il s'y rendait encore et encore à ses fêtes. Le Gryffondor se recentra vers sa cavalière, et croisa son regard contrarié. « Je vois que tu as fait ton nœud de cravate tout seul, tes mains font merveilles en ce moment. En tout cas plus que quand tu prends le visage d’Eden pour l’embrasser. Vodka ? » Nathanaël haussa les sourcils et garda le silence durant un instant. S'emparant de sa fiole, il la porta à sa bouche. Le liquide brûla son œsophage au passage. Passant sa langue sur ses lèvres, il demanda : « Jalouse ? » Il scruta avec intensité son italienne. ''Dis-oui, allez, juste pour savoir que je compte pour toi'' pensa Nathanaël. « T'es chiante de toujours reparler de ça. J'ai pas couché avec elle, contrairement à toi et ce gros porc de Durden. » Vas-y, enfonce le couteau dans la plaie une fois de plus. Vas-y, continue de remettre ça sur le tapis, tu ne sais faire que ça mon pauvre Nathanaël, pensa le jeune homme. Sentant qu'elle allait s'énerver ou qu'elle allait retourner les paroles du Gryffondor contre lui, il avoua : « Ouais, j'suis jaloux de ce gros con. ET ALORS ? » Voilà, c'était dit. Peu importe les conséquences. Il but une autre rasade de la toute petite fiole. S'il continuait comme ça, elle n'allait pas faire long feu...


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 14 Oct - 5:13


Les étudiants arrivaient petit à petit. Adrian reconnaissait ici et là des camarades, saluait d’un sourire les personnes qu’il connaissait le mieux mais sans jamais aller les voir ou leur adresser un mot. Le verre à la main, il n’attendait plus tellement la réponse de Kenneth qui tout comme lui était pris à regarder les élèves. Tous avaient joué le jeu de la « tenue classe exigé » et cela rendait l’évènement que plus festif. Le jeune homme porta son gobelet à ses lèvres, regardant Eden passer. « Adrian, désolée de te déranger dans ta… passionnante conversation avec… lui mais avec Lucy.. » il faillit s’étouffer avec sa boisson en entendant la voix de Roxanne. Surpris, il regarda tour à tour son meilleur ami puis la Serpentard, sachant que ce n’était pas spécialement l’amour fou entre eux. Il n’osa pas un regard vers Lucy qui, poussé par sa cousine se trouvait presque dans ses bras. Cela n’était pas pour lui déplaire, mais il se devait de rester de marbre. Sans gêne, la blonde lui demanda où elles pourraient trouver de l’alcool. Pourquoi venir le voir lui ? Ah oui, surement parce qu’il était souvent présent leur des soirées clandestines. Quoique cela faisait un moment qu’il n’avait montré le bout de son nez. De toute évidence elle n’attendait aucune réponse par elle reprit la parole « Oh ! Ça te dérange si je te la confie quelques minutes ? J’ai quelque chose à dire à… Ariel » Elle poussa un peu plus Lucy dans ses bras, comme si cette dernière allait fuir. Par reflexe Adrian l’attrapa par le bras de peur qu’elle ne perde l’équilibre. Geste qu’il s’empressa de faire disparaitre. Tout allait tellement vite. Ni une ni deux Roxanne disparut dans la foule ne laissant pas le temps à Adrian de comprendre clairement ses mots. Il se risqua un regard vers Kenneth qui était tout aussi surpris. Il allait surement devoir en reparler plus tard et le brun regrettait d’avance cette discussion. Que faire à présent ? Il était vraiment confus, bien que la présence de la demoiselle près de lui rendait sa soirée que meilleur. « Roxanne a de ses idées des fois. » Acquiesçant il fixa Naranja qui venait de les rejoindre. Ce qu’elle pouvait l’agacer ! Comme si Kenneth n’était qu’à elle. Loin d’être jaloux, Adrian ne pouvait s’empêcher d’être blasé du comportement de la demoiselle. Alors que celle-ci fixa tour à tour Lucy, puis lui-même, elle prit Ken et l’emmena avec elle. Cela aurait très certainement énervé un peu plus le lion si ce dernier ne se retrouva pas en « tête à tête » avec sa chère et tendre. Malheureusement ils restaient entourés de pas mal de personne qui n’avait pas spécialement l’air de s’intéresser à eux, mais les murs ont des oreilles.  « Je savais pas si tu viendrais. Je voulais pas moi mais Roxanne m'a forcée. Je suis contente finalement, ça me permet de te voir. » Il esquiva un sourire, sacré Roxanne. C’était tout elle de faire ça. Il posa son regard sur elle quand elle le complimenta. Sourire que s’effaça aussitôt quand il se rendu compte qu’ils étaient épier.  « Oh bien sûr Tymers, tu as toujours raison. Pourquoi avons-nous cette discussion de toute façon ? Ce n'est pas comme si on avait le même point de vue. » Faisant mine d’être agacé, il lança un regard noir à l’obscur, lui faisant comprendre que qu’il était de trop dans leur dispute. Ce dernier parti. La soirée allait surement être longue dans ces circonstances.

Discrètement il se plaça de façon à ce qu’elle l’entende facilement sans que d’autres ne perçoivent leur conversation. « Tu es sublime. J’espèrait te voir ce soir. Chose accomplit. » Son ton était doux, agréable, comme à chaque fois qu’il se trouvait avec elle. Elle lui posa quelques questions, surement parce qu’ils ne pourraient pas rester ensemble trop longtemps. « Assez longtemps pour que ma présence se remarque. Les gens me trouvent un peu... aigri, j’essaie de changer ça. » Il finit son gobelet avant d’ajouter « J’ai été convié à quelques regroupement après, mais je n’ai pas encore pris de décision. Et toi ? Roxanne t’a surement déjà réservé une place à une soirée d’obscur. » Loin d’être une critique, il était certains que c’était vrai. Les deux cousines étaient comme inséparables depuis un petit moment. Il ne voyait pas cela d’un mauvais œil, Adrian c’était toujours plus ou moins entendu avec la serpentarde. Sentant le lourd regard d’un petit groupe de résistant, Adrian reprit un air agacé. « Arrête de penser qu’à toi Lucy et ne me parler surtout pas « d’avoir raison » ! … » Finalement c’était plutôt drôle. Il se découvrait de vrai talent de comédien.
     
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 20 Oct - 6:20



Le bal de fin d'année. Kenneth s'y était déjà rendu l'année dernière, seul, et il fallait dire qu'il n'avait pas été déçu. Certes, c'était une occasion pour tous les élèves de se retrouver, de danser, et aussi de se faire pas mal de crasses, mais lui, il avait rencontré la belle Filipinne l'année dernière. Leur histoire n'avait pas volé bien haut, ou du moins elle avait volé haut mais pendant peu de temps, mais quoi qu'il en soit, le Gryffondor ne raterait pour rien au monde un nouveau bal. Qui plus est, cette année, il ne serait pas seul. Naranja n'était plus avec Albus, cela était triste, mais hors de question de laisser la belle toute seule. Il la connaissait trop bien, sa meilleure amie. Et il savait pertinemment que si il ne l'y traînait pas, elle s'enfouirait sous sa couette, engloutissant des chocogrenouilles jusqu'à s'en rendre malade. Hors de question, c'était la fête, ce soir. Et puis, Kenneth aussi avait besoin de se changer les idées, il n'était plus avec Louise. Quoi qu'il en soit, le lion prit une douche rapide - les douches étaient bondées, étant donné le nombre d'élèves qui voulaient se faire beaux pour l'occasion - et il enfila un costume blanc qu'il n'avait jamais encore l'occasion de mettre. Il peignit ses cheveux, ajusta sa veste de costard, mit ses chaussures, et quitta la salle commune des gryffons. Il devait rejoindre son espagnole préférée - l'une des seules qu'il connaissait, en réalité, mais elle restait sa préférée évidemment - devant la salle commune des Poufsouffle, et même si il savait que Naranja, pour une occasion pareille, ne serait pas à l'heure, il décida de se présenter à l'heure, lui. Comme prévu, sa meilleure amie n'était pas là. S'accoudant à un coin de mur, le jeune lion se mit en posture d'attente, croisant quelques élèves à qui il adressa des signes de tête. Finalement, la belle arriva - mieux valait tard que jamais. Et il fallait dire qu'il n'avait vraiment pas attendu pour rien. En fait, elle était si magnifique qu'il aurait été prêt à attendre pendant encore longtemps pour n'avoir ne serait-ce qu'une esquisse de cette vision. Immédiatement, le rouge et or se décolla du mur, et alla étreindre la jeune fille. Il lui glissa un « Tu es resplendissante. » au creux de l'oreille, avant de déposer ses lèvres sur le nez de la belle. Ils se dirigèrent ensuite vers la Grande Salle, tels un petit couple, qu'ils n'étaient pas. Mais il fallait bien dire que le lion se trouvait fort flatté de se rendre au bal avec une si belle compagnie accrochée à son bras. Dès leur entrée dans la salle, la musique se fit assourdissante. Ils n'avaient pas plaisantaient avec les moyens. D'ailleurs, les élèves n'avaient pas plaisantés non plus, ils étaient bien plus nombreux que l'année dernière. Ainsi, sans que Kenneth ne comprenne rien, il perdu Nara dans la foule, et du se mettre sur la pointe des pieds pour essayer de l'apercevoir. Rien. Bon, Naranja le connaissait bien, et le jeune homme était persuadé qu'elle saurait le trouver au buffet. Ainsi, n'hésitant pas, il s'approcha de celui-ci et engloutit un toast en moins de deux secondes. Ben quoi, il avait faim ? « Eh Kenneth ! » la bouche pleine, et ressemblant réellement à un gigolo, le lion se retourna, avant de découvrir Adrian. Il avala sa nourriture et sourit. Il donna un petit coup amical dans le dos de son meilleur ami. Le gryffon n'eût pas le temps de répondre quoi que ce soit que celui-ci avait déjà enchainé « Y a déjà pas mal de monde, c’est cool. » ça, c'était clair. Il y avait une de ces masses de monde, absolument pas imaginable. Kenneth hocha la tête, en rigolant doucement, et son ami reprit « Tu es venu seul finalement ? » Adrian était très classe, il ressemblait un peu à Kenneth. A cette réflexion, le lion sourit encore plus. Puis il se mit à remuer la tête négativement, il allait passer pour un débile - plus que d'habitude - si il se contentait de sourire sans répondre. Quoi que, il avait trop tendance à être débile avec son meilleur ami. « Non, avec Naranja. Toi ? » Et avant que le jeune homme ait pu lui donner une réponse, Kenneth vit s'approcher la personne qu'il haïssait le plus sur cette Terre. C'était une blague, un canular, peut-être ? « Tiens, même avec un costume tu restes aussi moche et pathétique » Roxanne Weasley. La dernière fois qu'ils s'étaient réellement parlés, ils s'étaient attaqué à coup de sorts... Hum. « Venant de ta part, c'est un compliment. » répondit automatiquement le lion, avant de se détourner et d'adresser un sourire à Lucy. Le lion était le confident de cette Weasley-ci, et il l'aimait bien, comparaît à l'autre. Roxanne partit, et l'ambiance devint gênante, Kenneth ne s'en rendit évidemment pas compte, croyez-vous bien ! Puis Naranja vint le rejoindre et, l'attrapant par le bras, il se décida finalement à bouger. La lanterne s'était éclairée dans son esprit. Attirant Naranja vers le milieu de la piste, le lion glissa ses mains sur les hanches de la belle, avant de se mettre à danser. Il souriait en regardant sa meilleure amie, puis il se détacha, lui attrapa les mains, et se mit à la faire tourner. Qu'il soit en train de déranger tout le monde, et de bousculer les gens ? Il s'en fichait. Sa seule préoccupation était de faire sourire la jeune espagnole. Puis, lâchant les mains de celle-ci, le lion se mit à imiter le plongeur, bouchant son nez et se dandinant de façon ridicule. Ah... Si la belle n'était pas heureuse d'être accompagner d'une compagnie pareille... Se rapprochant de son oreille, arrêtant quelques secondes de faire le  gigolo, le lion dit à la jaune « Tu réfléchis à me renier de mon rôle de meilleur ami, c'est ça ? » Il éclata de rires, prenant l'espagnole dans ses bras. Il pouvait tellement faire l'idiot, parfois.


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« boy in the wood »
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 25 Oct - 2:26


....bal ∞ « je veux juste une dernière danse avant l'ombre et l'indifférence »
Le bal. Madelyn n'était absolument pas prête. Mentalement parlant disons. Parce qu'en ce qui concernait l'aspect physique, il semblait qu'elle n'ait de toute façon pas beaucoup le choix. Nara, bien que muette, et plus ou moins fâchée contre elle, n'avait admis aucun refus : elle s'occuperait de son maquillage, de sa coiffure et de sa tenue. Chose que Maddie redoutait plus que tout, connaissant le goût pour la mode de sa meilleure amie. Si elle s'était écoutée, un simple jean moulant et un chemisier auraient suffit, mais apparemment, pour Nara, ce n'était absolument pas convenable de s'habiller ainsi pour un bal. Et pour une fois, Madelyn n'avait pas trop protesté, parce que... Elle allait au bal accompagnée. Et qu'elle voulait faire bonne impression. Alors si Nara avait le pouvoir de la rendre un minimum sexy et attirante, elle voulait bien se remettre à elle.

C'est ainsi qu'elle se retrouva assise devant un grand miroir, Naranja s'affairant autour d'elle. Après la séance de maquillage tout bonnement insupportable pour elle, qui avait l'habitude de se passer un simple trait de crayon avant d'aller en cours, l'espagnole passa un temps qui lui sembla infini à essayer diverses coiffures avant de finalement laisser ses cheveux blonds tomber sur ses épaules à la grande joie de Maddie (plus c'était naturel, mieux c'était selon la jeune Rosebury). Et enfin, sa meilleure amie lui présenta sa robe, et Mad faillit avoir un arrête cardiaque. Mais ce bout de tissu était tout simplement minuscule ! Jamais elle ne rentrerait là-dedans, et si elle rentrait, elle dévoilerait une bonne partie de son anatomie à tous ceux se trouvant dans la salle de bal... Et donc à Thiago. Pourtant, elle n'eut pas vraiment le choix, et un bon quart d'heure plus tard, Madelyn était vêtue de la tête aux pieds, sa robe enfilée, ainsi que ses escarpins que Nara avait déniché au fond de sa valise. Bon, certes, elle était sublime, mais elle ne se reconnaissait pas vraiment dans le miroir, et surtout, elle était plus que mal-à-l'aise. Et jamais elle ne pourrait danser avec ces chaussures, par Merlin ! Elle était sûre d'au moins une chose : elle finirait la soirée pieds nus. « Merci Nara. Je me sens horriblement gênée dans cette robe mais je dois bien avouer qu'une fois de plus, t'as réussi à me rendre présentable ! » Sur ce, Maddie déposa un baiser sur la joue de Nara, un autre sur celle de Maddison, puis elle fila par l'escalier. Elle eut un petit pincement au cœur. En temps normal, elle aurait retrouvée Louis dans la Salle Commune, et ils seraient allé jusqu'à la Grande Salle ensembles, avant qu'elle ne retrouve Thiago. Mais elle n'avait plus adressé la parole à son meilleur ami depuis leur dernière discussion. Pire, elle le fuyait. Elle ne savait absolument pas comment se comporter vis-à-vis de lui après ça et elle avait l'impression que cela remettait tout en question. Enfin, elle n'avait pas envie d'y penser. Pas ce soir.

Elle se mit donc en route. Seule. Thiago lui avait dit qu'il ferait le chemin jusqu'à la grande salle en compagnie d'Ariel, et Madelyn s'était détestée lorsqu'elle avait senti la pointe de jalousie monter en flèche. Elle, jalouse, pour Thiago Montgomery. N'importe quoi. Sur le chemin, Maddie croisa de nombreuses personnes, toutes vêtues de leurs plus beaux habits, mais aucun ami solitaire acceptant de lui tenir compagnie le temps du chemin. C'est donc seule qu'elle entra dans la Grande Salle. Un sourire lui vint en découvrant les décorations, et elle s'arrêta un instant, le nez en l'air, pour admirer le travail des elfes - enfin, elle supposait que c'était le travail des elfes, elle voyait mal les mangemorts avec un tel sens artistique. Puis une de ses amies l’interpela et elle alla la saluer. Après quelques minutes de discussion, elle le laissa entre les mains de son cavalier, et s'éloigna quelque peu. Avant d'avoir eu le temps de faire quoique ce soit, elle sentit une présence derrière elle, et un souffle dans son cou. « Pas aussi transparente que le chemisier malheureusement. » A ces mots, Maddie eut un sourire amusé. Elle se retourna. « Imbécile ! » Étrangement, même si elle redoutait beaucoup cette soirée, elle était contente de le voir. Il lui tendit un verre et elle s'en saisit. « Tu es magnifique, j’aime beaucoup la robe. » « Merci. Aussi étonnant que celui puisse être, c'est Nara que tu dois remercier, c'est elle qui a su me rendre présentable. » expliqua-t-elle, amusée. « Enfin, bon, tu n'es pas mal non plus. » remarquant enfin son costume noir, sobre mais classe. Soudain, le Serpentard se pencha vers elle et souffla au creux de son oreille : « Dès qu’on trouve un moyen de s’échapper d’ici, on aura notre discussion. » Maddie eut un frisson qui parcourut toute sa colonne vertébrale. Elle ne savait pas trop ce qu'il entendait par discussion, et elle craignait véritablement de perdre toutes ses bonnes résolutions. « Mais avant, on profite du buffet et on danse. Comme ça m’éviteras aussi de me faire tuer, les psychopathes ne s’aventurent pas sur la piste de danse. » La Poufsouffle eut un sourire. Elle adorait danser, même si elle dansait vraiment mal comparé à Nara qui était une experte en la matière. Seulement, danser avec Thiago, c'était tout de même différent. Oserait-elle ? De toute façon, elle n'avait vraiment pas faim et doutait d'être capable d'avaler quoique ce soit alors qu'il la tenait par la taille. Il lui saisit la main, et elle n'attendit pas plus. Elle l'attira elle-même sur la piste de danse. « J'adore danser, même si je ne suis pas vraiment douée, alors j'espère que t'accepteras de te faire un peu marcher sur les pieds. Surtout qu'avec les talons que m'a refourgué Nara, j'ai environ neuf chances sur dix de tomber. »

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 3 Nov - 9:20

bal de fin d'année

La salle était en effusion totale, les élèves se bousculant presque pour aller étreindre leurs rares connaissances et jouer d’hypocrisie et de révérences aussi creuses que le cerveau de Potter. A peine le blond avait-il franchi les portes de la Grande Salle qu’il rentra ses mains dans ses poches et qu’un soupir s’échappa de ses lèvres. Ses yeux parcoururent la pièce à la recherche de quelques visages connus même si l’envie d’aller parler avec qui que ce soit était aussi présente que celle de se faire dévorer par le serpent du Lord. Avançant d’un pas au milieu de la pièce, le lion traversa la piste de danse en direction du buffet où plusieurs élèves étaient regroupés même s’il semblait fortement qu’aucun alcool ne soit autorisé dans l’enceinte de ces murs vu les comportements relativement sages des septièmes années et des classes préparatoires. Aubry ne savait même pas ce qui l’avait poussé à se rendre à ce bal débile puisqu’il ne quittait même pas Poudlard cette année, mais il avait tout de même décidé d’y faire un saut, notamment parce qu’il avait entendu que sa cadette s’y rendait. Et il ne voulait pas apprendre le lendemain qu’un petit con de quatrième année avait décidé de jouer au docteur avec la bleue et bronze, aussi avait-il décidé de faire le grand frère protecteur lourd au possible. Se rapprochant du buffet il attrapa un verre vide qu’il remplit de jus de citrouille, une grimace traversant ses traits tandis qu’il avalait son breuvage épais couleur orange. C’était bien meilleur avec quelque alcool à l’intérieur, seul ce jus avait autant de saveur qu’une soupe de grand-mère préparée en trente secondes. Reposant son verre qu’il quitta des yeux d’un air hautain, le blond s’appuya contre la table du buffet avant de sortir sa main de sa poche et de la passer dans ses cheveux, observant les rares personnes dans son champ de vision. Dans un coin il repéra des élèves de sa maison qui discutaient avant d’être interrompus par deux Weasley. A cette simple idée une grimace déforma les traits du jeune homme qui préféra détourner son regard de ce triste spectacle de traitres à leur sang. Plus loin il reconnut des élèves de son année mais aussi des plus jeunes, des gens sans une quelconque importance pour l’instant. Un nouveau soupir s’échappa des lèvres du blond lorsqu’une chevelure brune passa juste à ses côtés, laissa planer un léger parfum qui s’empara des narines du jeune homme. Les iris du jeune lion se détachèrent de la piste de danse pour se déposer sur la silhouette d’Edelweiss qui traînait seule à côté du buffet, se servant un verre d’un air carrément désespéré. Shaw l’observa porter son verre à ses lèvres sans un bruit avant de détourner le regard et de se détacher de la table du buffet. Se tournant face au buffet, il posa sa main contre le bois brut qui supportait le poids des bouteilles et des verres avant de prendre la parole, sa voix se faisant murmure dans le brouhaha ambiant. « Quelle dernière soirée de rêve hein ? » Un rictus se dessina sur ses lèvres tandis qu’il observait les bouteilles de jus à peine entamées. De toute évidence personne ici ne trouvait le goût du jus de citrouille assez bien pour fêter dignement la sortie de l’école. Passant une main dans sa chevelure blonde, le rouge et or tourna la tête pour vérifier que personne aux alentours ne l’écoutait puis il plongea son regard dans celui de la brune qui lui faisait face, un sourire aux lèvres. « Si jamais t’as envie de boire autre chose que cette merde, fais-moi signe » Puis, laissant découvrir l’intérieur de sa veste, le blond montra à la verte et argent la bouteille en verre remplie d’un liquide ambré qui trônait dans sa poche intérieure. Si le blond n’avait pas eu une féroce envie de se rendre au bal, il avait tout de même trouvé intelligent de prévoir quelque chose digne de ce nom à boire compte tenu des règles du château. Et même s’il ne comptait pas s’éterniser, il était persuadé qu’il pouvait trouver quelques âmes égarées comme lui pour passer une soirée passable. Laissant retomber le pan de sa veste contre sa chemise, le blond s’appuya de nouveau contre la table du buffet tout en continuant à parler à la jeune verte et argent, ne sachant absolument pas ce qu’elle comptait faire de ses précieuses dernières heures au château. « T’es quand même pas venue toute seule i- » La voix du blond se perdit dans le vacarme lorsque ses yeux se posèrent sur une silhouette qu’il connaissait plus que bien juste en face de lui. Une jeune fille à la chevelure aussi brune que lui était blond mais aux mêmes traits délicats et à la même prestance lui faisait dos. Et à ses côtés se tenait une espèce de nain pré-pubère. Se décollant précipitamment de la table du buffet, le jeune homme s’apprêta à faire un pas en avant mais se rendit compte que laisser une jeune femme en plan de la sorte n’était pas digne de lui, ni de son éducation. Sans prendre la peine d’écouter les questionnements de la vipère ou même ses protestations, il glissa sa main entre les doigts de la jeune femme et l’entraîna au milieu de la piste de danse en direction de sa cadette et de cette espèce de microbe. Lorsqu’il arriva à la hauteur de la cadette Shaw, le jeune homme déposa sa main libre sur la chevelure lisse et douce de sa jeune sœur tout en lançant un regard noir à son cavalier, regard qui contrastait avec son sourire mielleux. Ses doigts glissèrent le long de la chevelure de la jeune fille avant de tomber sur son épaule d’où ils ne décolèrent pas. « Je vois que t’es venue. » Le lion se tourna ensuite vers le brun accompagnant sa sœur. « Salut » lança-t-il avec un sourire crispé voulant dire « A ta place je ferais gaffe d’où je mets mes pieds à l’avenir, un accident est si vite arrivé » puis se tourna de nouveau vers sa cadette. « T’aurais mieux fait de faire autre chose, les soirées organisées sont toujours très… ennuyeuses » Puis le jeune homme sentit tout d’un coup une pression dans sa main et se retourna vers Ariel dont il tenait toujours la main, ayant complètement oublié ce contact physique avec sa camarade de classe. Lui faisant signe d’attendre une seconde, le jeune homme se pencha ensuite vers l’oreille de sa cadette « Pas de bêtises ce soir Ada » avant de se redresse, de donner un dernier avertissement silencieux au garçon de quatrième année et de tourner les talons. Détachant ses doigts de la main de la verte et argent, il posa sa main sur les hanches de celle-ci pour la pousser en avant, lui indiquant la sortie. « Si tu es toujours plus tentée par du whisky que par du jus de gamins bien sûr »

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 3 Nov - 10:29

i can't stop


La rouquine lança un regard noir à la jeune fille aux cheveux roses qui lui faisait face, une envie irrésistible de lui faire bouffer sa chevelure s’emparant d’elle à mesure que grandissait le sourire de la bleue et bronze. L’intervention  d’une Weasley tout aussi méchante que l’était l’italienne ne parvint en rien à calmer les choses pour l’écossaise qui faillit exploser son verre lorsque la voix de la rose lui parvint aux oreilles. « Bon ! Moi je propose un échange, je danse avec Wheeler, et vous deux…vous dansez ensemble, bon compromis non ? » La lionne posa avec force son verre sur la table du buffet, prête à sauter au cou de la Serdaigle. Si cette fille pensait pouvoir lancer ses remarques acides, elle allait voir que Pálina n’avait pas du tout le même mode de fonctionnement. La jeune fille sentit tout de même la main de Shane s’agripper à son bras comme pour la retenir et le cavalier de Ferretti sembla aussi prendre conscience de la tournure des évènements. « Bon allez ! Il est temps pour nous de s’éclipser ! » La rouge et or observa le couple se frayer un chemin parmi la foule et elle sentit la pression retomber en elle comme un soufflé au four, son regard noir suivant tout de même la chevelure rose de la jeune fille jusqu’à ce qu’elle ait complètement disparu de son champ de vision. « Quelle connasse » Lança-t-elle à moitié marmonné dans sa barbe, plus pour elle-même que pour Shane. Un soupir traversa la barrière de ses lèvres tandis qu’elle se laissait tomber contre la table derrière elle, passant une main dans ses cheveux et se retournant vers la brun qui tenait encore son bras. Un faible sourire parcourut ses lèvres alors qu’elle se redressait légèrement, cherchant son verre des yeux. L’attrapant du bout des doigts, elle le porta à ses lèvres avant de le reposer immédiatement. « Je vais pas supporter ce jus toute la soirée, faut qu’on trouve quelque chose de plus fort » Se retournant vers le brun, elle plongea son regard émeraude dans les yeux bleus de son petit-ami, un sourire aux lèvres. Il n’y avait pas à douter qu’à eux deux ils allaient parvenir à trouver une bouteille de quoi que ce soit, elle faisait confiance au brun pour régler ce problème. Le jaune et noir laissa glisser ses doigts le long du bras de la rousse un sourire énigmatique aux lèvres et la jeune fille fronça les sourcils tandis qu’elle le voyait mettre sa main dans la poche intérieure de sa veste. Quelques secondes plus tard, il en sortit ce qui ressemblait, elle en était à cent pour cent sûre, à de la drogue même si elle était incapable de reconnaître de laquelle il s’agissait. « Qu’est-ce qu- » La rousse fut interrompue dans sa phrase par le geste de son amant qui attrapa l’un des pichets de jus et renversa une bonne partie du contenu de son sachet dedans, réitérant l’expérience pour les pichetrs les plus proches du couple. Lorsqu’il eut terminé son cinéma, il rangea son sachet dans la poche de sa veste et leva les yeux vers la rousse. « Pour égayer la soirée, les gens sont plus drôles défoncés » Shane leva alors la main en direction du visage de la rousse mais cette dernière leva sa main et éclipsa celle du brun tout en reculant d’un pas. Plongeant son regard dans celui du jeune homme, elle croisa les bras sur le devant de la poitrine avant de se pencher vers lui, pour être sûre que personne ne capte le sujet de leur conversation. « T’es malade ? Y a des gamins dans cette salle. Des gamins Shane. Je pense pas qu’à quatorze ans ils aient la même résistance que toi à tes merdes » Décroisant les bras, l’écossaise se pencha davantage vers le brun avant de reprendre la parole. « J’te suis pas du tout là. » Sa voix était désormais prise de hoquets et la rousse se redressa avant de détourner le regard. Soufflant légèrement la jeune fille se retourna ensuite très lentement vers Shane qui ne semblait pas du tout savoir quoi faire. Et dire qu’elle ne le pensait pas aussi irresponsable, dire qu’ils quittaient Poudlard dans quelques jours et qu’il était presque certains qu’ils se suivent dehors. Le voir faire ça, mettre de la drogue dans des verres qui seront peut-être bus par des élèves très jeunes, trop jeunes, tout ceci ajouté au reste, la rousse perdit le contrôle complet. Chouette soirée, entre l’autre tarée de Serdaigle et ça. Sentant les larmes monter dans ses yeux, la jeune fille tenta de respirer plus calmement, de ne pas se laisser aller de la sorte au beau milieu de la salle de bal mais en fermant les paupières, elle sentit une goutte d’eau salée perler le long de sa joue et elle détourna de nouveau le regard. « Faut que je prenne l’air » lança-t-elle sans savoir vraiment à qui elle parlait, puis fit un pas en avant, se frayant un chemin parmi la foule. Dans la masse, personne ne fait attention aux gens, et c’était le meilleur endroit pour ne pas montrer aux autres élèves sa faiblesse actuelle.
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 3 Nov - 11:29

Fred était au bord du gouffre. Il y avait d’abord eu la mort d’Harry puis de Ron et Percy ses oncles. Mais le pire avait été l’annonce de la mort de sa mère. Même s’il s’était attendu à ce que l’un des membres de sa famille proche soit tué lorsqu’il avait vu que bien d’autres étaient morts, cela avait été la pire annonce qui pouvait lui être faite. Et maintenant, quelques jours plus tard, il était obligé de se rendre à un stupide bal. Parce que c’était le cas. Il devait y aller s’il ne voulait pas avoir d’ennuis. Il savait très bien que Voldemort allait vérifier que tous les Weasley Potter étaient présents et qu’ils allaient avoir de gros problèmes si ce n’était pas le cas. Il avait désormais compris leur point faible, la famille. Et Fred savait très bien qu’à la moindre erreur de l’un d’entre eux, ce serait un autre membre de leur famille qui serait tué ou capturé.

Il passait désormais la plupart de ses journées seul. Personne n’aurait pu le comprendre de toute façon et c’était dur de se réconforter en famille, tous étant trop touchés pour ça. Et les autres avaient trop peur pour oser continuer de leur parler. « J’espère que tu viens au bal. » Ils espéraient. Comment pouvaient-ils lui dire ça dans les yeux. Ils auraient dû mieux comprendre ce qu’il se passait. Il voulait qu’il y aille pour se changer les idées mais ça ne changerait rien, et ils devraient s’en douter. Il se posait tout de même la question de la partenaire. Au précédant bal, il s’y était rendu en compagnie de Juyne, mais peut-être avait-elle un nouveau partenaire. Ils se voyaient toujours comme avant mais ils parlaient de la relation de Fred uniquement parce que c’était Alienor, la meilleure amie de Juyne. Alienor avec qui il n’avait jamais été au bal et qu’il avait laissée filer…

Il irait seul, célibataire qu’il était. Il en avait rejoint le grand groupe comme son cousin Albus. Et il ne comptait pas le quitter de si tôt. Il aimait encore Alienor même si ça peine diminuer au fur et à mesure des semaines et avait surtout été remplacée par une autre, bien plus profonde. Avec Alienor, rien ne disait que ça ne s’arrangerait pas. Mais sa mère, il ne pourrait plus jamais la retrouver, la revoir. C’était différent. C’était une blessure qu’il avait l’impression ne guérirait pas. Et il en était de même pour toute sa famille décimée, tuée, assassinée par les mangemorts. Tuée par un loup-garou, une mort horrible. Fred pensait à son père, il se demandait s’il était toujours en vie, s’il était en sureté. En danger, c’est sûr qu’il l’était mais il pouvait avoir réussi à se cacher et c’était ce que le rouquin espérait. Il aurait aimé lui écrire mais il ne le faisait pas, il ne voulait pas perdre son deuxième parent même s’il se faisait à l’idée que ça pouvait arriver.

Il enfila son costume. Son unique costume qu’il avait acheté pour les grandes occasions même si pour lui celle-ci n’en était pas vraiment une. Mais il fallait qu’il soit bien habillé dans tous les cas. Il coiffa très rapidement ses cheveux pour qu’il soit un peu moins en bataille. Il était enfin prêt. Il attendit que quelques poufsouffles quittent la salle commune et les suivit. Il ne voulait pas arriver seul là-bas.

Il pénétra dans la salle sans exquisser le moindre sourire. Pourquoi le ferait-il ? Il n’avait aucune envie d’être là alors pourquoi le cacher. Il vit au loin Lucy qui était déjà arrivée. Elle était en train de discuter avec Adrian. En fait, presque tous étaient déjà là. Il vit quelques septièmes années qui fêtaient avec trop d’entrain pour lui leur fin d’année. C’est pour cette raison qu’il préféra ne pas les rejoindre. De même, il faisait attention de ne pas paraitre proche de quelqu’un en public. Il ne voulait pas leur attirer d’ennuis après leur sortie de Poudlard. Et puis s’il voulait lui parler, il le ferait, sinon il serait très bien seul dans son coin. De toute façon, il n’avait pas envie de s’amuser. Il y avait bien trop de choses négatives dans sa vie et sa tête pour qu’il y arrive.

Il se dirigea vers l’endroit où se trouvaient les boissons et en prit une directement. Peut-être que l’alcool lui ferait oublier sa tristesse pendant une soirée. Il en prit rapidement une deuxième puis une troisième. L’effet commençait à se faire sentir mais il ne se sentait pas vraiment mieux. Il regarda les gens autour de lui. Elles lui paraissaient jouer un rôle. Ca se draguait, jouait, buvait, mais peu d’entre elles pouvaient savoir ce qui comptait vraiment dans la vie. Il avait compris avec Alienor ce qu’était le véritable amour. C’était bien plus que de l’attirance ou des histoires d’un soir comme ça pouvait l’être pour nombre d’entre eux surtout après des soirées arrosées. C’était bien plus, c’était la compréhension, des plans d’avenir, une relation stable malgré la distance. Et surtout une rupture encore douloureuse encore longtemps après qu’elle ait eu lieu. Qu’ils continuent à s’amuser et à faire la fête, résistants qu’ils étaient, pendant que d’autres mourraient pour s’être battu. Fred ne rentrerait pas dans ce jeu là, même si ça voulait peut-être dire qu’il devrait passer la soirée seul. Il n’allait pas tenter de séduire une fille juste pour oublier. De toute façon, ce n’était pas ainsi que ça fonctionnait. Et il ne sourirait pas juste pour faire plaisir à ses amis, pour être heureux à cette fête, parce que ce n’était pas le cas. Même bien entouré, il ne pourrait pas sortir de ses pensées la destruction de sa famille.

Il vit Palina quitter la table des boissons. Elle était à l’autre bout de la table et il venait d’entendre ses éclats de voix alors qu’elle parlait à son petit-ami ou ce qui s’en rapprochait le plus sans comprendre ce qu’elle lui disait. Elle semblait au bord des larmes. Sans être vraiment proches, ils s’étaient toujours bien entendu. Elle faisait rire le rouquin avec tous ses mensonges et histoires qu’elle racontait. Pourquoi il la suivit, il ne savait pas trop. Mais voir quelqu’un dans le même état que lui ou presque lui fit penser qu’il aurait bien aimé que quelqu’un lui parle. Il arriva de derrière et même si elle ne le regardait pas lâcha en la stoppant en attrapant son bras. « Drôle de soirée, hein ? » Après tout, ils avaient bien rit ensemble et elle était sympa. Pourquoi ne pas passer cette soirée en sa compagnie. Elle avait un monde tellement différent du sien qu’elle lui ferait peut-être oublier l’horreur du sien.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 4 Nov - 8:02


Elle se retourne vers le miroir, en faisant voler les pans de sa robe couleur ébène. Ariel sourit faiblement, nostalgique à l'idée de cette dernière soirée dans sa Grande Salle chérie. Elle lève une main tremblante pour rabattre une mèche de ses cheveux lâchés derrière son oreille. Elle se rend compte à quel point tout va lui manquer. Les petites habitudes aussi bien que les cours. Ses résultats plus qu'acceptables aux examens l'avait emplit de joie, malgré le fait qu'elle avait aussi été acceptée dans une glorieuse équipe de Quidditch. Mais elle ne pouvait se résoudre à ne pas regarder en arrière. Poudlard avait été sa famille, sa maison, durant sept longues années. Et voilà qu'elle partait, qu'elle laissait à peu près tout ce qu'elle avait derrière elle. Encore une fois. Ariel baissa enfin les yeux, prête très à affronter la mer d'hypocrites et de vieilles connaissances, à qui elle allait dire au revoir, promettre de les revoir, mais elle allait faire de son mieux. Elle devait rejoindre (san)Thiago. Il n'était pas vraiment son cavalier, non, elle n'avait personne. Ce n'était pas nouveau pour la brune, qui malgré maintes et maintes aventures, copains, histoires -appelez ça comme vous voulez- se retrouvait assez souvent seule avec elle même pour ruminer sur ses erreurs passées. Elle restait persuadée que Cassiopée allait amener de quoi s'amuser et qu'elles finiraient la soirée à pleurer dans les bras l'une de l'autre, dans un état plus que second. Alors la septième année revêtit une dernière fois son masque de reine des Serpentard et descend les escaliers, marchant droit vers le brésilien, qui semble l'attendre depuis un moment. Il est radieux, et se redresse non sans manquer de l'embrasser sur la joue. Belle robe. Même si ce qui est en dessous est plus à mon goût. Elle rigole doucement en posant sa main sur le bras qu'il lui tend. Apparemment je n'ai l'honneur d'être ton coup du soir aujourd'hui. Elle fait la moue, bien éxagérement pour qu'il ne la prenne pas au sérieux. Sait-on jamais il serait capable de changer tout ses plans pour une dernière nuit avec la belle. Et c'est bien malheureusement qu'elle s'avouerait vaincue au moindre signe. Désespérée.

Leur bras enchevêtrés, ils s'avancèrent dans la salle au même rythme. Un peu réticente, sur le bord de supplier (san)Thiago de l'emmener ailleurs. Le pauvre avait probablement autre chose à foutre que de la ramasser à la petite cuillère. Elle trouvera bien quelqu'un avec qui s'éclipser. La brune se sentirait bien mieux durant l'un des nombreux afters concoctés par les plus fêtards. Elle n'assumait pas les adieux, elle n'assumait plus la foule d'élèves. Peut être était-il vraiment temps qu'elle prenne sa retraite. Roxanne et Cassiopée avait très bien prit la relève depuis. Je vais te chercher un verre. La verte et argent lève les yeux vers le brun, le remerciant du regard. Parcourant la Grande Salle des yeux elle repère tant de têtes connues que leur noms viennent à manquer sur le bout de sa langue. Shane est là, avec Palina à son bras. Elle sourit sans qu'il ne la voit forcément. Elle le retrouvera dans Londres, c'était déjà ça. Sans Shane elle aurait surement trafiqué ses résultats pour retaper une année dans l'école. Elle pose ses yeux sur Eden un moment, la gorge serré, les yeux semi clos pour éviter de trop penser. Stefan n'était pas là. Du moins pas dans son champ de vision, et c'était mieux ainsi. Elle arrivait enfin à porter le poids de son misérable petit monde sur ses épaules, elle n'avait pas besoin de sa gueule d'ange en plein champ comme obstacle.

En parlant de gueule d'ange, (san)Thiago revient vers elle, les yeux hagards, scrutant la foule à son tour. La française sourit en attrapant son verre. Je te laisse avec tes... amis. On se retrouve pour l’after de toute manière Elle hoche la tête avec plus de force qu'elle ne le voudrait, son sourire s'agrandissant. Elle devait se mettre à le recherche de sa meilleure amie, et vite. Tu me raconteras tous les petits détails hein. Trois clins d’œils plus tard, elle retrouve seule. Il lui faut très peu de temps pour abandonner les recherches de sa blonde de Cassiopée. En quelques pas elle rejoint l'une des grandes tables poussées contre le mur qui sert de buffet. Elle picore dans une assiette qui semble voler à quelques centimètres de la table, avant de s'affairer à son pitoyable jus de citrouille. Le goût est indigeste, et pourtant elle continue de le siroter comme si c'était la plus grande occupation de la soirée. Une silhouette s'impose à ses côtés, lui faisant presque de l'ombre. Elle s'apprête à répliquer au lourdaud de service que, effectivement, elle profite de l'effet bienfaiteur des projecteurs sur sa peau avant de reconnaitre cette carrure, et ces cheveux. Shaw. Encore un lion au regard ténébreux. Merde. Avant même qu'elle puisse cracher son venin quotidien, il prend la parole. Elle tend tout de même l'oreille pour l'entendre par dessus le bruit. Quelle dernière soirée de rêve hein ? Elle tourne les talons, un peu plus vers le visage du Gryffondor, en portant son verre à ses lèvres. C'est le mot, de rêve. Il sillonne les alentours de ses yeux bleus, avant d'enfin la regarder elle. Elle hausse les sourcils, en étirant un peu plus son sourire. Si jamais t’as envie de boire autre chose que cette merde, fais-moi signe. Sur ce mots, il laisse la verte et argent entrevoir sa propre réserve de jus de citrouille. La jeune femme doit de retenir de lever les mains au ciel en criant amen, elle même déçue de ne pas y avoir penser plus tôt, avant qu'il soit trop tard pour ce procurer quoi que ce soit à boire. Elle conserve sa joie intérieure et réplique. Je te ferais signe, t'inquiète pas. Elle aurait bien envie de lui prendre sa bouteille et de partir en courant. Mais il semblerait qu'elle pourrait s'amuser bien plus en le laissant diriger la barque. Puis elle n'avait pas d'amis ici, autant se le dire clairement. Elle aurait siphonner la bouteille seule, tel le déchet qu'elle n'était que bien trop souvent. T’es quand même pas venue toute seule i- Il se fige, les yeux rivés sur un couple de nabots face à face. Il se redresse, et Ariel peut voir à quel point il est grand quand il n'est pas avachit sur une table de buffet. Et prit d'une pulsion, ou d'un je-ne-sais-quoi, il glisse la main de la verte dans la sienne, sans cérémonies ou demandes. Il ne s'arrête pas avant d'avoir atteint une petite brune de quatrième année. Une naine. La septième année elle, l'observe, un sourcil arqué. Sa main emprisonnée dans celle d'Aubry, elle hésite à se tortiller pour le laisser avec ses soucis de gamins. Puis elle regarde Jude, le visage pâle, presque blafard, et ses yeux dérivent sur le visage de la brune. La ressemblance n'est pas frappante, mais elle comprend bien vite qu'il ne faut pas toucher à la petite soeur du Gryffondor quand il est dans les parages. Elle retient un rire sadique, ne pouvant s'empêcher de faire une grimace à Jude dans le dos de deux Shaw.

Le blond ne se fait pas prier, aussi tôt son boulot fait, il se retourne enfin vers Ariel, dont la patience à des limites et glisse agilement ses doigts de sa main à sa hanche. Si tu es toujours plus tentée par du whisky que par du jus de gamins bien sûr. Elle acquiesce silencieusement d'un hochement de tête et se laisse pousser. Aubry n'est en aucun cas lourd. Convaincant serait plus le mot. La Serpentard profite bien du début de sa retraite de reine de Poudlard, elle se laisse pousser jusqu'en dehors de la Grande Salle. Une fois rendus dans le couloir presque désert, mis à part deux, trois jeunes qui veulent prendre l'air ou simplement s'entendre parler. Bon, à moi de guider. Elle s'empare de sa main, et marche du plus vite qu'elle peut en direction de la grande porte. Toujours les mêmes vieilles techniques, elle emprunte la porte de service pour se rendre dans les serres, avant de déboucher sur l'herbe. La verte s'appuie sans prévenir sur le jeune homme pour retirer ses chaussures avant qu'elle ne se casse la figure. Je te préviens, Shaw, je suis pas chez les Serpentards pour rien.. Elle finit d'enlever sa deuxième chaussures et fait pendre la paire sur le bout de ses doigts. Le courage, je connais pas. Si on se fait pincer, on risque gros. Je compte sur toi et tes jolis cheveux. Elle lui tapote la poitrine un sourire innocent décorant son visage. Ils marchent côte à côte, tandis qu'il dévisse le bouchon de sa petite bouteille. D'une petite voix, Edelwiess reprend la parole. Comment tu vas, au fait ? Classe prépa l'année prochaine ? T'as bien du courage. La française ne se souvient plus des détails, mais Aubry et elle n'ont pas été en très bon termes, au début. La faute à celui qui avait toujours tort, Pete Levingstone. Si la vie avec un Aubry était toujours aussi aventureuse, elle s'en voudrait encore plus que d'habitude que d'avoir fréquenté l'autre Gryffondor. Un frisson de dégout la parcoure lentement. T'es toujours aussi lourd avec ta soeur ou c'est juste en jour de fête ? Elle s'empare du whisky avant d'avaler une gorgée au goulot, propre et classe, comme on les aime.

Spoiler:
 

__________

well, her eyes they're rubies and pearls. and she's not made like those other girls. well, her lashes flare in this madman bath, like springs bouncing off of her curls.
oh now, she's long
a-long gone
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 6 Nov - 5:42


Durant la dernière semaine, il avait été difficile de ne pas entendre parler du bal qui se tiendrait afin de marquer la fin de cette année scolaire. Même pour Isaac dont la parole était plus que fluide, il avait su entendre parler de cet événement à de nombreuses reprises. D’ailleurs, il avait même remarqué que plusieurs sujets revenaient constamment au cours de ces discussions. Comme la sélection d’un partenaire de danse par exemple, ou l’évocation de tenues de soirée. Sincèrement, aux yeux du jeune Gryffondor, bal rimait surtout avec nourriture à profusion et découvertes amusantes. En effet, depuis son premier bal, le jeune Lemay avait emmagasiné un tas d’objets en tout genre provenant des sacs à mains ou poches des apprentis sorciers de Poudlard ; et généralement, lorsqu’il rentrait au dortoir des Gryffondor avec son butin plus ou moins dissimulé, il se sentait comme au matin de Noël. Il étalait ses gadgets en tout genre sur son lit pendant que ses camarades de dortoirs ronflaient ou décuvaient et pouvait passer une bonne heure à découvrir et s’amuser avec ses nouvelles acquisitions. En somme, même si Isaac se souciait très peu d’avoir une cavalière contrairement à certains de ses amis, il trépignait d’impatience à l’idée de farfouiller les effets personnels des autres collégiens de l’école de sorcellerie.

Mais pour ça, il devait récupérer le plus de force possible. Et quoi de mieux qu’une haute dose de sucre pour tenir toute la nuit ? L’adolescent fit une escapade aux cuisines qu’il connaissait si bien avant de s’orienter vers son dortoir où il jouirait de ses nombreuses patacitrouilles, chocogrenouilles, fondants du chaudron, suçacides et bien d’autres. Il avait même de quoi partager avec Dalia, tiens. « Toi mon chou, je parie que tu n’as pas de cavalière ! Heureusement que je suis là pour rendre ta soirée inoubliable !  Bon, t’es pas le prince charmant que j’espérais mais avec un beau costume et un peu de gel ça ira pour ce soir. Allez viens on va arranger ça ! » Un sourire aux lèvres, bien qu’assez dépité de voir quelques sucreries laissées abandonnées derrière lui, Isaac suivit une Noah qui venait d’apparaître de nulle part et semblait bien déterminée à faire quelque chose avec lui. Sans trop comprendre le but de la Poufsouffle, Isaac articula, tout en se faisant traîner par la jeune blonde : « Tu veux aller au bal avec moi, Noah ? Mais je pensais que tu y allais avec Cheryl ? Jude m’a dit que tu y allais avec Cheryl, comme l’année d’avant, et l’année d’avant… Wah. » S’immobilisant un moment, l’adolescent observa la salle commune des Poufsouffle dans laquelle Noah venait de le précipiter. Toutefois, avant même de recevoir quelconques regards désapprobateurs des quelques élèves installés dans les confortables fauteuils, Noah l’emmenait à l’étage inférieur et commençait à lui jeter des vêtements divers et variés. Docile, le français les revêtit, sans éprouver le moindre scrupule à l’idée de porter les habits d’autres élèves dont il ignorait même l'identité. Puis, après s’être fait analyser de toutes les manières possibles par son amie, il se retrouva de nouveau dans la salle commune des Blaireaux avec pour ordre d’attendre la jeune Hollows. Isaac s’installa donc dans un des fauteuils en face d’un groupe d’élèves plus ou moins de son âge et commença à sympathiser en offrant et engloutissant de nombreux bonbons. Une fois qu’il ne restait que miettes et emballages, le Gryffondor ne put résister à la tentation d’aller chercher Noah, impatient à l’idée de se rendre au bal en vue de se servir autant du côté du buffet que du côté des colégiens présents. « Allez Noah, grouille, on va arriver super en retard et y’aura plus rien à manger ! » La porte s’ouvrit violemment, cognant le quatrième année au passage qui recevait de nouvelles instructions : « C’est comme au musée coco : tu regardes, mais tu touches pas. On y va en amis, soyons clair là-dessus. »

Isaac acquiesça, tout en demandant : « C’est qui, ton amoureux, Noah ? Ou ton amoureuse ? J’suis sûr que j’peux t’aider à avoir une danse avec lui ou elle… » Le garçon emboîta le pas de son interlocutrice qui se dirigeait rapidement vers la grande salle où le bal avait lieu. « Noah, est-ce que tu crois qu’il y aura des mangemorts aussi ce soir ? Est-ce que tu penses qu’il y aura des prisonniers ? » « Qu’est-ce qu’ils foutent ensemble ces deux-là ?! Depuis quand Hemingway a du succès avec les filles ? » Isaac suivit le regard courroucé de la Poufsouffle et remarqua Jude accompagné d’Ada. Bouche bée, l’adolescent finit par baisser les yeux, un sentiment tout nouveau lui rongeant soudainement les entrailles. Il ne leva les yeux que lorsqu’il sentit Noah tirer sur sa chemise afin de la remettre droite. « Bon, on s’est pas mal débrouillé quand même, niveau fringues. Baker, mate-moi ce beau gosse ! » Isy eut un léger rire, avant d’annoncer qu’il allait chercher des boissons et à manger. Il revient dix bonnes minutes plus tard, offrant un verre à Cheryl, Eugène et Noah puis chuchota à cette dernière : « Ça te dit, un jeu ? Je te choisis une victime et tu dois lui voler un truc. Si tu y arrives, tu m’en choisis une et ainsi de suite. Et à la fin, celui qui déniche le plus beau truc gagne quelque chose. Je te laisse choisir le prix en question. Cap’ ? Je te donne Jude. » Un lueur de défi comme d’amusement apparut dans le regard d’Isaac qui avait bien hâte de voir son amie s'exécuter. Certes, c’était pas cool de l’envoyer voler Jude, qui était sensé être son meilleur ami. Mais ce n’était pas cool non plus de la part de son soit disant meilleur ami d’avoir prit Ada comme cavalière. Isaac avait beau être quelqu’un de naïf et un peu trop gentil, il savait renvoyer la balle de temps en temps aussi. Bien qu'il soit fort possible que cette nouvelle aptitude provenait d’une certaine influence répondant au nom de Marcus.
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 6 Nov - 11:29

Quand vous étiez préfet, aller au bal était obligatoire. Pourquoi ? Déjà parce que vous vous deviez de montrer l'exemple en vous pointant mais aussi parce que vous deviez assumer vos tâches et surveillez la populasse. Ouais même les soirs de bal et ouais ça craint. Bienvenue dans la vide de Pete Levingston même si franchement, il prenait vraiment son pied en étant préfet. Avoir du pouvoir s'était vraiment agréable, personne ne pouvait dire le contraire. En plus un bal, c'était toujours l'occasion de mettre un beau costume avant d'aller à un after où il pourrait picoler et rattraper un peu le temps perdu. Oui il avait envie de s'amuser ce soir-là, ce n'était pas un crime. Après tout lui aussi avait le droit de fêter cette fin d'année. Cette année avait sûrement été l'une des plus riches de sa vie. Il avait aussi envie de dire l'une des meilleures malgré tous les drames qu'il y avait pu avoir. De toute manière, ils vivaient dans un temps où les drames étaient quasiment considérés comme un quotidien. Ouais il était toujours fiancé à une garce, oui il ne pouvait pas s'afficher avec Blake mais ce soir ON S'EN FOUT. Ouais on profite juste de la fête.  

Une fois bien habillé, bien coiffé – ce qui veut dire une main dans les cheveux pour bien remettre les mèches en place – il descendit dans la salle commune des Gryffondors où un petit groupe était rassemblé en train... de boire du whisky pur feu, les vilains. « Mais qu'est-ce que nous avons-là. Franchement boire en présence d'un préfet, ce n'est pas bon pour vous. » Petite pause. « Mais non je déconne, ce soir c'est la fête. Fais tourner, fais pas ton radin. » Il attrapa ensuite la bouteille et avala une très, très, très longue gorgée avant d'ajouter. « Cependant pas de ça dans la salle de balle, vous ne voulez pas retrouver Jenny Adster, n'est-ce pas ? » Ok, la blague n'était pas de meilleure goût mais au moins elle avait l'effet escompté. Ils n'emmèneraient pas cette bouteille dans la Grande Salle. Pete se mit ensuite en route pour la salle de bal et là plus personne ne l'arrêta. La musique était forte, l'ambiance avait l'air d'être bonne et il y avait tout de même pas mal de monde malgré l'incident survenu au dernier bal. Beaucoup n'avaient toujours pas digéré la mort de Jenny Adster et ils craignaient qu'ils leur arrivent la même chose s'ils venaient. Il fit le tour des environs, chercha Blake mais ne la trouva pas. Elle n'était sûrement pas arrivée, il aurait bien l'occasion d'être avec elle durant toute la nuit. Il aperçut quelques visages familiers. Il aperçut alors un petit groupe constitué de Geolia, d'Alvarez senior qui moins pire que sa frangine ou pas, Pete ne savait pas exactement laquelle il préférait, le choix était vraiment rude et enfin de Roxanne Weasley. Cette dernière avait vraiment l'air de ne pas être à sa place et Pete ne savait pas pourquoi mais il avait envie de s'incruster. Il s'avança alors de sa démarche divine. « Geolia, c'est comme ça qu'on assure ses tâches de préfet ? » Petite moquerie sympathique spécial préfet, toi-même tu sais. « Je vous empreinte Weasley. » Il poussa alors Roxanne sur le côté histoire de ne plus être avec d'Alvarez et Geolia avant de lui dire. « Et ben Weasley t'as l'air bien seule ce soir, t'as pas d'amis ? Faudrait-il que je te fasse danser ? Je suis pas sûr que pour ton image ça soit bon. »

__________

+ Tu es celle que je n'attendais pas, la lumière dans ma vie. Tu es cette petite étincelle qui me fait croire que tout est possible, tout est réalisable. LEWELL ♥
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 6 Nov - 12:34



Un bal. Quelle idée à la con encore. Comme la dernière fois en fait. Sauf que bien sûr on espérait que ça se finirai pas tout à fait de la même manière. Pourtant vu que l'ambiance était encore moins festive qu'au moment du dernier bal, il y avait fort à parier que la nuit n'allait pas être folle. Mais Blake était quand-même là, en plein milieu de la salle de bal, un verre de punch à la main, se demandant sérieusement ce qui clochait chez elle. Elle aurait du faire comme d'autres et boycotter le bal. C'est vrai qu'est-ce qu'elle fichait là? Elle aimait pas les trucs formels comme ça et puis c'était pas comme si ses amis y étaient, la plupart n'étaient pas d'humeur. Elle aurait mieux fait de rester tranquille dans son dortoir, c'était toujours mieux que de se sentir serrée dans une robe stupide et haut perchée dans des talons qui faisaient mal au pied. Elle grimaça en avalant une gorgée du contenu de son verre, le punch était même pas bon. Quelle connerie vraiment. Elle alla déposer son verre sur une table au pif et s'assit au fond de la salle boudeuse. Dans sa tête ça avait eut du sens de venir. Sauf qu'elle ne savait plus pourquoi. La torture qu'elle subissait en étant là était mille fois supérieure à ce qu'elle en tirait c'est-à-dire rien. Si au moins elle trouvait un visage familier et surtout amical. Elle cru voir Naranja passer, mais elle ne prit pas la peine de se lever pour aller la voir. Déjà elle était occupée à discuter avec Ken et Adrian et puis en fait maintenant qu'elle était assise il fallait dire qu'elle avait franchement la flemme de bouger. Elle préférait observer les autres de loin puis si son derrière se décidait à se décoller de sa chaise peut-être qu'elle finirait par aller parler à quelqu'un. C'était qu'elle avait pas vraiment l'habitude de la solitude et honnêtement se faire chier tout seul c'était pas agréable. Elle reconnu de loin la blonde avec qui son frère était sortie. Elle ne la connaissait pas vraiment, mais elle ne l'aimait pas trop, c'était pas son genre de filles si on pouvait dire. De toute façon elle semblait bien être passée à autre chose puisqu'elle était au bras d'un garçon blond de son âge. Plutôt mignon d'ailleurs. Mais bon, nul doute que son frère à elle était mieux. Celui-là il avait l'air un peu coincé. Marcus avait beau avoir des tonnes de défauts, être coincé n'en faisait pas partie. De toute façon c'est pas comme si Marcus avait eut de vrais sentiments pour cette fille, ils n'avaient que treize ans à l'époque.

Ses yeux se posèrent ensuite sur une autre blonde un peu différente et surtout plus âgée. Madelyn. Celle-là Blake l'aimait bien. Beaucoup même. Elle l'avait aidée à se réconcilier avec Albus, même si finalement ce qui avait fait que Blake était revenue vers lui c'était le fait que son père soit mort. Le semblant de sourire sur ses lèvres disparu. Quelle connerie ce bal vraiment. Et Pete d'ailleurs il était où lui? Jamais là qu'on a en a besoin. Tous les mêmes. Il lui avait dit qu'il viendrait pourtant ce menteur.  Ils avaient même décidé d'un commun accord de pas venir ensemble comme la dernière fois. Elle aurait du savoir que c'était une mauvaise idée. De toute façon pourquoi n'auraient-ils pas pu dire qu'ils venaient comme amis? C'était ce que la moitié des gens avaient fait. Elle poussa un soupir profondément agacé et se força à se lever. Plaquant un sourire sur ses lèvres elle fit ce qu'elle était venu faire. Montrer qu'elle n'était pas abattue. Déambulant parmi les élèves présents elle adressa des petits signes de tête aux personnes qu'elle connaissait. Elle s'approcha du buffet et se resservit de leur boisson infecte. Elle aurait du rester plus longtemps au pre-drinks de la salle commune. Au moins elle se serait un peu amusé ce soir-là. Jetant un coup d'œil à sa montre elle estima que ça faisait suffisamment longtemps qu'elle était là et qu'elle était libre de partir. De toute façon les fins de soirée c'était pas son truc, l'ambiance retombait toujours et parfois y avait pas que l'ambiance. La dernière fois c'était un corps sans vie qui était tombé sur le sol. Elle secoua la tête pour effacer de son esprit ce meurtre là comme tous les autres. C'était pas le moment. Décidée, elle se fraya un chemin vers la sortie. Elle avait parcouru la moitié de la salle lorsqu'elle remarqua la tête de Pete. Ah monsieur le préfet s'était enfin décidé à pointer le bout de son nez. Que c'était généreux de sa part. En plus il était avec Roxanne, son ancienne amie. Elle resta plantée quelques instants ne sachant pas si le mieux était simplement d'aller se recoucher puisque de toute évidence elle s'était levée du mauvais pied, ou d'aller le voir et essayer de rendre sa soirée un peu meilleure. Enfin avec la Serpentard dans les parages ça serait quand même un peu compliqué. Et puis y avait Benjamin aussi et lui savait pour Blake et Pete alors c'était peut-être pas la meilleure idée qui soit. Elle décida quand même de rejoindre le groupe, pour quelques minutes seulement, juste histoire de faire savoir à son petit-ami qu'elle allait partir et que contrairement à ce qu'il imaginait sûrement il n'y aurait pas d'after spécial pour tous les deux ce soir-là. Non il n'avait rien fait de mal à part arriver en retard, mais il se trouvait que ce n'était pas la seule chose à indisposer Blake ce jour-là. C'était peut-être ça qui expliquait sa mauvaise humeur. Elle s'approcha du groupe et remarqua qu'en fait il s'était décomposé le temps qu'elle arrive. Benjamin se trouvait désormais seul avec celle qu'elle reconnue comme étant la sœur de Naranja qu'elle ne connaissait que de nom. De ce qu'elle savait elle était très différente de sa sœur en tous cas. « Bonsoir! » fit-elle sans regarder personne en particulier s'approchant de ce groupe là d'abord. Remarquant tout de même du coin de l'œil que Pete avait pris Roxanne à part. Ah c'était comme ça. Bientôt il allait l'inviter à danser. Non mais en fait elle s'en foutait. « Toi j'te connais pas je crois. T'es la sœur de Nara non? » C'était probablement pas une bonne idée de lancer ça comme ça si les deux s'entendaient pas, mais en soi c'était vrai qu'elles étaient sœurs. « Moi c'est Blake Cauldwell. » Se tournant vers Benjamin elle esquissa un sourire. « Ca va? T'es classe aujourd'hui dis donc. » Puis au deux avant d'attendre la réponse du Serdaigle elle lança « Sinon vous avez pas un plan boissons? Parce que c'est dégueu ce truc et doit y avoir à peu près autant d'alcool que dans mon jus de citrouille. » Ouais finalement elle aller rester. Et boire. Ca ferait peut-être passer le mal de ventre.

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If this is to end in fire then we should all burn together. watch the flames climb high into the night. calling out father oh, stand by and we will watch the flames burn auburn on the mountain side. and if we should die tonight then we should all die together (⚡) i see fire.
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 6 Nov - 14:19



Appuyée contre le buffet auprès de Roxanne, l’Espagnole n’eut pas vraiment le temps de parler d’avantage avec elle. Ben venait de pointer le bout de son nez et tandis qu’elle lui tendait la joue pour qu’il lui dépose un baiser sur celle-ci, elle se rendit bien compte que son ami était plus que sur-excité. D’ailleurs, parler s’avéra difficile car ce dernier s’était lancé sur son sujet favoris du moment : Nerio. Anjelica l’écouta avec un léger sourire en coin en attendant qu’il termine. Elle resta silencieuse durant quelques secondes puis finit par prendre la parole : « De un, tu es connard ! Oui, tu m’as bien entendu ! Tu pourrais au moins me dire que je suis canon dans cette putain de robe ! Tu sais ce qu’elle m’a coûté ? » Du charme auprès du vendeur, traduire un réel sacrifice pour la brune. « Ca sert à quoi d’avoir un meilleur ami gay s’il me complimente même pas sur mes tenues, cabron ! De deux, je te remercie de t’inquiéter de mon état catastrophique d’ennuie… Je n’ai trouvé que de l’hydromel ! Sérieux, on va se faire chier ! » Tout en parlant, elle termina son verre. Tandis qu’elle sortait ses règles une à une les énumérant à l’aide de ses doigts, Roxanne s’était faite alpaguer par un gryffondor qu’elle ne connaissait pas vraiment. Dommage, elle parlerait chiffon plus tard…

« Et de trois… tu es splendide dans cette tenue. Tu m’étonnes qu’il t’envoie des signaux le Nerio ! Quant au fait qu’il veuille sortir avec toi, tu verras ça plus tard. Pour l’instant, tu t’envoies en l’air ! » Anjelica se tourna alors vers le buffet. Elle aperçu alors Shane et Palina. Cette dernière ne semblait pas ravie. Pour changer, pensa Anjelica qui s’amusait à lui casser les pieds. Elle attrapa un pichet afin de remplir son verre loin de se douter que la boisson avait subi une légère modification. « Tu veux du jus de Citrouille, Ben ? » dit-elle en se tournant vers lui. Elle savait qu’il ne buvait pas d’alcools forts. Et si elle voulait au moins trinquer une fois ce soir avec lui, autant s’adapter.

Une belle brune se joint alors à leur duo. Une gryffondor dont le prénom échappait à Anjelica. Elle savait qu’elle s’entendait bien avec Benjamin. Cela suffisait à considérer qu’elle être sympathique. Quoi que… Lorsqu’elle lui parla de Naranja, un rictus prit place sur le visage de l’Espagnole. « Je dirais que le même sang coule dans nos veines. De là à parler de soeurs… » D’ailleurs où était-elle la muette ? Elle l’avait perdu de vue depuis qu’elle était arrivée. « Et moi c’est Anjelica d’Alvarez. » lui répondit-elle dans un sourire. Elle complimenta alors Ben sur sa tenue. « Alors tu vois, tu es parfait ! » renchéri Anjelica. L’Espagnole ne pu retenir un rire quand à la requête de Blake. « Ici, avec monsieur Geolia, on boit cul sec les jus de citrouille ! » Alliant le geste à la parole, après avoir trinqué avec Ben, elle termina son verre. « Bon autant l’avouer, c’est mon premier cul sec avec du jus de citrouille… ça lui donne un goût étrange d’ailleurs… Malheureusement, je me posais exactement la même question que toi. Et je commence à m’ennuyer sévèrement… » Déjà qu’elle était venue sans cavalier pour s’occuper, si en plus elle ne pouvait pas s’amuser en s’alcoolisant un peu… La vie était profondément injuste. Son regard se perdit sur la salle pour cerner quelques unes de ses connaissances. Ses iris accrochèrent alors Fred Weasley qui venait de faire son entrée. Elle était persuadée qu’il ne viendrait pas ce soir. D’ailleurs, elle le vit s’éclipser avec cette maudite Palina. Elle était vraiment partout celle là. Une euphorie très légère s’empara d’elle. Comme si cela remontait de son ventre jusqu’à ses lèvres. Elle se retourna les yeux pétillants vers ses deux compatriotes du moment. « Bon, alors qu’est-ce que tu attends pour retrouver Nerio ? Ou c’est lui qui vient à toi ? Je ne veux pas que tu rates ta chance ! Foi d’Alvarez ! » Elle avait dit cela de façon un peu trop guillerette mais semblait très sérieuse. « Et pendant que toi tu batifoleras avec lui, moi je vais choisir… » C’est là que Demyan apparu dans son champs de vision. Elle donna un coup de coude à Benjamin. « Ah ben voila, c’est tout trouver. Sois content mon petit Ben, demain je ne jouerais pas les amies outrées abandonnées par les siens. »

Spoiler:
 

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Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.



Dernière édition par Anjelica M. d'Alvarez le Lun 18 Nov - 16:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 7 Nov - 14:53


Méticuleux, un œil plus que critique fixant son reflet dans le miroir d’une des salles de bain installée dans la tour des Gryffondor, Demyan plissa un peu plus sa chemise, redressa parfaitement sa cravate puis abandonna l’idée de mettre un peu d’ordre à ses cheveux indociles sachant que cela ne composerait qu’une odieuse perte de temps. L’adolescent inspira profondément, un sourire satisfait se dessinant sur ses lèvres. Peu de choses pouvaient briser la bonne humeur qui animait le biélorusse depuis quelques semaines. Étrangement, comme si l’univers répondait finalement à une certaine balance entre chance et malchance, le garçon avait jouit d’excellentes nouvelles au cours des dernières semaines. Il avait excellé à ses examens de fin d’année, il était enfin débarrassé de toute forme de scolarité à l’anglaise se déroulant au sein d’un château miteux, le tout entouré de vermines nauséabondes qui à son plus grand damne vivaient bien trop librement à son goût. Par la suite, il avait été embauché au Ministère de la magie au poste de sorcier d’élite de la brigade magique. Certes, il travaillerait de nouveau pour l’Angleterre, mais il fallait avouer que Demyan y percevait de nombreux avantages qui l’aiderait à supporter un minimum son existence dans ce pays qu’il abhorrait tant. En effet, le nouveau rôle du Gryffondor invoquait qu’il puisse pourchasser ces scélérats dont il rêvait tant de torturer et éradiquer, le tout en résidant dans le même pays que leur Lord et ainsi peut-être avoir la chance de connaître une prompte proximité avec ce-dernier.

Bien évidemment, son entrée au Ministère lui imposera de nombreuses responsabilités, de nouveaux défis dont il se tâcherait de relever avec brio, comme il avait couronné de succès son année à Poudlard qui s’était annoncée d’emblée plus que difficile, que ce soit au niveau de la langue qu’il parlait assez peu ou de sa nouvelle lycanthropie à voiler aux yeux du monde. Demyan était bien déterminé à être le meilleur dans tout ce qu’il entreprendrait dès sa sortie du collège de sorcellerie et n’invoquer que succès, épatement et respect. Néanmoins, avant tout cela, une soirée de célébration s’imposait. Leur noble Directeur avait organisé un bal de fin d’année en l’honneur des nouveaux diplômés et le jeune sorcier comptait bien en tirer tout avantage possible. Dans ses plans figuraient entre autres quelques humiliations, une bonne dose de terreurs imposée aux sangs impurs et impérativement quelques parties de jambes en l’air. Apercevant sa meilleure amie Sasha à la droite de son reflet, le sourire du jeune homme s’étira en une expression aussi cruelle que mauvaise. « Allons régner et traumatiser une dernière fois. » annonça-t-il, s’orientant vers la Grande Salle où le bal avait déjà commencé, saisissant une séduisante Sasha par le bras au passage.

Le début de la soirée fut animé de nombreuses menaces lancées aux élèves les plus attrayants présents puis de quelques gouttes de sang provoquées par une Sasha plus qu’enthousiaste par sa vilaine. Le garçon laissa sa camarade terroriser un révulsif Weasley et s’en alla saluer de manière acerbe Cassiopée, partagea un verre avec Emily pour finalement croiser le regard d’Anjelica. Le biélorusse offrit un sourire malicieux à la belle espagnole, rapporter son attention sur la jeune Spencer le temps de finir son verre. Quelques minutes plus tard, il se dirigeait vers la Serpentard. « Toujours aussi exubérante, d’Alvarez » articula Demyan en guise de bonjour. « J’ai entendu dire que tu avais décidé de pourrir une année de plus ici. Décevant. » Un air de dégoût emprunta les traits du garçon qui attrapa un verre de whiskey pur-feu pour le vider d’une traite. Ses yeux se posèrent sur Pete discutant avec une membre de la tribu infectieuse Weasley, une nouvelle grimace apparut sur le visage du Gryffondor qui attira finalement son attention sur Blake. Il était conscient que la jeune Gryffondor avait un certain penchant pour s’amuser, et il était vrai que depuis son arrivée à Poudlard, Demyan avait prit un malin plaisir à tenter de « dévergonder » encore plus l’apprentie sorcière, cela attirant parfois même la jalousie de Pete, d’ailleurs. « Tu ferais mieux d’aller t’amuser ailleurs, Blake. » conseilla-t-il, alors qu’il saisissait la main d’Anjelica sans aucune pudeur. « Tu danses ? J’ai particulièrement aimé notre dernière danse, même si elle n’était pas aussi publique. Malheureusement. » Un sourire narquois, un regard vicieux, l’adolescent attira un peu plus l’espagnole vers le centre de la Grande Salle qui faisait office de piste de danse. Lorsque celle-ci sembla enfin encline à danser avec lui, il glissa lentement sa main au-dessus de sa hanche, puis effectua une légère pression contre la chaire de son interlocutrice. « Il faudra que tu trouves un moyen de venir me voir, c’est terriblement désespérant de voir que même un élément comme toi préfère suffoquer à Poudlard plutôt que d'imposer l'ordre au-dehors. A moins que tu aies un plan ? » L'adolescent saisit la main de sa cavalière d'une danse, attentif.

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 8 Nov - 12:22

bal de fin d'année

La blonde trainait lamentablement au milieu de la Grande Salle, ses grands yeux bleus parcourant la foule d’élèves qui s’étalaient sous ses yeux. Un soupir s’échappa de ses lèvres et elle passa sa main à travers sa chevelure blonde. Vu comment les choses évoluaient, elle n’allait pas tarder à quitter cette pièce pour trouver des élèves qui eux, au moins, savaient s’amuser. Comprenez par là des élèves qui avaient de l’alcool sous leur veste et qui seraient sans aucun doute ravis de le faire partager à la verte et argent. Prête à quitter cette pièce où elle avait, selon elle, accomplit sa tâche, la jeune fille fut cependant rejointe par l’une de ses amies. Enfin quelqu’un qu’elle appréciait et dont elle n’allait pas critiquer la tenue de haut en bas. Anjelica D’Alvarez venait en effet de rejoindre la princesse des vertes et se posta juste à côté d’elle, vêtue d’une robe aussi noire que celle de Roxanne mais aussi différentes que les chevelures des deux jeunes filles. Sans même poser son regard sur elle, la blonde se contenta de porter son verre à ses lèvres et d’écouter les paroles de son amie. « Rassure moi et dis moi que tu sais où se trouve la réserve d’alcool ? Si je dois continuer de boire ça » n sourire s’étala sur les lèvres de la vipère aux paroles de son amie. Tous les élèves dans cette pièce  ne cherchaient qu’une seule chose : de l’alcool. Débrider leurs envies les plus enfouies semblait être un but commun, au moins une chose qui rassemblait ces élèves tellement différents. « afin d’atteindre l’ivresse, je vais passer ma soirée aux toilettes pour pisser...» Le sourire de Roxanne s’élargit tandis qu’elle tournait son visage en direction de la brune incendiaire dont la robe soulignait à merveille la silhouette, la rendait encore plus incendiaire qu’en temps normal. Elle vit l’autre verte et argent poser un regard examinateur sur sa tenue mais les paroles qui accompagnèrent ce geste flattèrent l’égo de la demoiselle. « J’adore ta robe et les reflets qui sont donnés au noir.» Reportant son verre remplit de jus infâme aux lèvres, la blonde fit un léger signe de tête à son amie avant d’avaler sa gorgée et de reprendre la parole. « Je cherche de l’alcool depuis le début, malheureusement personne ne semble avoir été assez intelligent pour doper le jus de citrouille » Un grimace traversa les traits de la Weasley tandis qu’elle plongeait son regard dans celui de la brune. « Mais ta robe est sublime, elle a dût te coûter une fortune. Le résultat est parfait par contre » Un sourire et un clin d’œil en plus et le jeune fille reporta son attention sur la salle qui se remplissait peu à peu. Elle aperçut quelques têtes familières et tourna la tête vers Lucy et Adrian, guettant un signe, quoi que ce soit. Puis elle reporta son attention sur Anjelica toute de noir vêtue. Un soupir traversa ses lèvres avant qu’elle ne reprenne. « Quelle soirée merveilleuse vraiment » L’ironie pointait ostensiblement dans sa voix. Une soirée pourrie en somme. « Heureusement que l’on va pouvoir se rattraper pendant les afters, les jus de citrouille, très peu pour moi » Mais avant même que son amie ait le temps de répondre à la blonde une tête brune s’immisça entre elle, coupant court à leur fœtus de conversation. Tête brune que la demoiselle reconnut comme étant celle de Benjamin Geolia, un préfet qu’elle connaissait plus de nom qu’autre chose, avec qui elle n’avait jamais réellement parlé. Ce dernier la salua et elle se contenta de lui faire un signe de tête en signe de bonjour avant de s’appuyer contre le meuble et de reporter son attention sur la pièce. Un nouveau soupir s’échappa de ses lèvres. Elle aurait tout donné pour posséder le pouvoir d’avancer le temps, tellement cette soirée semblait être lente et longue. Ecoutant d’une oreille absente Benjamin parler de sa vie sexuelle, une chose qui ne l’intéressait absolument pas, la jeune fille attrapa l’une de ses mèches dorée et commença à la tourner autour de ses doigts, complètement indifférente aux choses qui se déroulaient autour d’elle. Observant la pièce, la jeune fille reconnut une chevelure familière, la même que celle d’Anjelica, et, se redressant, elle se tourna vers son amie. Mais elle fut très vite interrompue dans son initiative par une voix familière. « Geolia, c'est comme ça qu'on assure ses tâches de préfet ? » Levingston ? Qu’est-ce qu’il venait faire ici ? Tournant son visage en direction de son ami officieux, la jeune fille lui fit les gros yeux, histoire de lui dire de se casser vite fait bien fait si jamais il avait l’envie d’avoir une descendance. Mais cette tentative fut avortée puisque le lion n’y prêta aucune attention. « Je vous empreinte Weasley. » Que ? Quoi ? Sans qu’elle ai eut le temps de dire quoi que ce soit, la jeune fille fut poussée sur le côté par le préfet des lions et elle releva le visage vers lui, le regard noir. « Et ben Weasley t'as l'air bien seule ce soir, t'as pas d'amis ? Faudrait-il que je te fasse danser ? Je suis pas sûr que pour ton image ça soit bon. » Ah très bien, il voulait jouer à ce petit jeu avec elle ? Il allait être servit. Posant son verre sur le premier rebord qu’elle trouva, la jeune fille releva les yeux vers son ami dans un geste de tête particulièrement hautain avant de plonger son regard dans le sien, un sourire aux lèvres. « T’es pas drôle Levingston, j’allais justement demander à Anjelica si elle voulait emmerder la jaune. Sa sœur là. » Marquant une pause, elle observa le brun avec un regard en coin avant de s’approcher de lui. « Paraît que toi non plus tu l’aime pas, mais tu t’abaisses pas à ce genre de choses, si ? » Puis, la jeune fille détourna le regard pour le poser sur d’Alvarez junior avant de reporter son attention sur Pete. Levant la main, elle attrapa celle de Pete et l’entraîna à travers la foule. Elle venait de remarquer Blake juste derrière eux et chercha à l’éviter.  Une fois arrivée au centre, elle se stoppa et se retourna vers son cavalier de fortune. « J’avais justement envie de danser » Posant ses mains sur les épaules de Pete, elle commença à danser tout en tournant la tête en direction de Naranja. Puis elle se retourna vers Pete. « Bon, cette soirée est à chier. On a deux options pour l’animer. Faire chier la jaune, trouver de l’alcool ou s’éclipser dans un endroit sombre. Ah non ça fait trois ça. » Faisant claquer sa langue contre son palais, elle adressa un sourire en coin au brun tout en continuant à danser parmi la foule.


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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 8 Nov - 12:27

bal de fin d'année

Le blond entraîna la vipère hors de la Grande Salle et, à peine sortit, un air frais et pur envahit ses poumons. La Grande Salle était un vrai sauna et en fin de compte il était bien heureux de quitter cette pièce, surtout en si bonne compagnie. Cependant, Aubry n’eut pas le temps d’esquisser un quelconque geste envers la brune que déjà celle-ci prenait des initiatives. « Bon, à moi de guider. » Le lion sentit les doigts de la jeune fille se glisser dans sa main et l’entrainer en direction du couloir et, après un instant de surprise, il se laissa faire et la suivit à travers le labyrinthe qu’elle emprunta. Quelques minutes plus tard, les deux septième années se retrouvèrent dans le par cet Ariel s’arrêta brutalement, obligeant le Shaw à s’arrêter lui aussi. Il sentit alors une main chaude s’appuyer sur son torse et, avec un sourire aux lèvres, il observa la brune ôter ses chaussures qui ne devaient pas être pratiques sur de l’herbe fraîche. « Je te préviens, Shaw, je suis pas chez les Serpentards pour rien.. » Le sourire du lion redoubla d’intensité. C’était sûrement ce qui l’intriguait et l’attirait chez la brune plus que tout, ces manières de princesse, de Serpentarde idéale. Posant sa main sur les doigts de la jeune fille pour lui procurer plus d’équilibre, il l’observa ôter sa seconde chaussure avant qu’elle ne se redresse. Il enleva alors sa main qui retomba le long de son corps.  « Le courage, je connais pas. Si on se fait pincer, on risque gros. Je compte sur toi et tes jolis cheveux. » La brune tapota alors la poitrine du blond qui se contenta de lui rendre son sourire d’ange tout en tapotant lui-même sa chevelure blonde. Ce n’étaient certainement pas ses cheveux qui allaient les aider, mais plutôt son charme légendaire. Emboîtant le pas à la demoiselle qui semblait connaître par cœur le secteur, le blond sortit sa bouteille de la poche intérieure de veste avant de la déboucher du bout des doigts et de la porter à ses lèvres. La saveur brûlante de l’alcool passa à travers sa bouche puis coula le long de sa gorge. Une grimace de satisfaction se dessina sur son visage. Enfin une boisson digne de ce nom et non pas les stupides jus de citrouilles que l’on pouvait trouver dans la Grande Salle. Bientôt, la voix d’Ariel lui parvint aux oreilles et le blond y prêta une oreille attentive. « Comment tu vas, au fait ? Classe prépa l'année prochaine ? T'as bien du courage. » Un sourire faux s’esquissa sur les lèvres du jeune homme. S’il continuait dans cette voie c’était pour devenir Médicomage mais aussi pour garder un œil attentif à sa sœur cadette. C’était sa dernière chance d’être proche d’Ada avant que celle-ci ne sorte de Poudlard et il ne voulait pas gâcher cette chance. Et puis, une année de plus ne gâchait en rien ses chances de réaliser le métier de ses rêves, au contraire, cela ne faisait que l’aider. D’une voix légère, il répondit à la brune. « Et ouais, classe prépa. Malheureusement, on est pas tous des sportifs recrutés par des supers équipes de Quidditch ma belle » Le lion avait entendu dire que la brune avait été recrutée par l’un des clubs de Quidditch et il était content pour elle. Seulement ce que lui voulait faire ne se faisait pas par recrutement, et contrairement à la brune il n’était pas assez doué dans son domaine pour se faire recruter. Tous ne possédaient pas un talent inné. Tournant la tête en direction de la brune, il la vit frissonner avant qu’elle ne reprenne la parole. « T'es toujours aussi lourd avec ta sœur ou c'est juste en jour de fête ? » Le sourire du blond se fana sur ses lèvres mais il reprit bien rapidement contenance, pendant qu’Ariel lui prenait la bouteille des mains et la portait à sa bouche sans plus de cérémonie. Marchant encore quelques pas en silence, le jeune homme laissa la demoiselle boire tranquillement avant de reprendre la parole. « On dirait que t’as froid » Sans plus de paroles, le lion ôta sa veste de costume dans un geste fluide et la déposa sur les épaules de la verte et argent avant de mettre ses mains dans les poches et de relever les yeux vers l’horizon. Puis il reprit rapidement la parole. « T’sais, faut bien jouer le rôle de grand frère. Et puis, impressionner les mini-serpents ça me fait bien marrer, alors j’en profite » Le blond laissa échapper un léger rire avant d’ôter une de ses mains de sa poche et de récupérer la bouteille. La portant à ses lèvres, il sentit le goût du rouge à lèvres d’Ariel avant que la saveur de l’alcool ne le fasse disparaître. Avalant la gorgée de whisky, il se stoppa et leva le bras en direction d’un coin d’herbe qui semblait plutôt agréable. « C’est pas que marcher me dérange, mais ça à l’air cool pour se caler là » Sans plus de cérémonie, le jeune homme atteignit l’endroit indiqué en trois enjambés et s’y posa après avoir laissé Ariel s’assoir. L’herbe était confortable et, après avoir bu une nouvelle gorgée, le blond tendit la bouteille à sa compagne. Se retournant vers la brune, il plongea son regard dans celui de la demoiselle, sourire aux lèvres. « Tu pourrais me passer le paquet de clopes dans ma poche ? » Oui, comme un idiot il lui avait donné son paquet de cigarettes qui se trouvait dans sa veste, mais après tout. Son sourire toujours collé aux lèvres, le blond se rapprocha de la brune avant de reprendre la parole. « J’ai pas eu le temps de terminer ma question tout à l’heure. » Marquant une pause, le blond rapprocha son visage légèrement plus en direction de celui de la brune avant de reprendre. « T’es venue ici toute seule ? Je m’étais dit que t’allais forcément te trouver un cavalier obéissant à tes tous tes désirs » Ses dernières paroles se répercutèrent directement dans les oreilles de la brune tellement il se trouvait près d’elle. Cherchant avec sa main la bouteille de whisky, il caressa les doigts de la demoiselle avant de lui reprendre son bien et de le porter à ses lèvres, son sourire toujours dessiné.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 8 Nov - 12:30

fuck that shit



« Imbécile ! » Charmant accueil, le brun ne pût empêcher un sourire venir se dessiner sur ses lèvres tandis que la blonde se retournait vers lui, de toute évidence surprise par son arrivée subite. « Merci. Aussi étonnant que celui puisse être, c'est Nara que tu dois remercier, c'est elle qui a su me rendre présentable. » Les sourcils du brun se haussèrent dans un air étonné. Qui aurait pût croire que cette hystérique avait autant de bon goût ? Pas lui en tout cas. Se retenant cependant de faire un quelconque compliment à la meilleure amie de la jeune fille, le vert et argent l’écouta plutôt continuer. « Enfin, bon, tu n'es pas mal non plus. » Le sourire dessiné sur les lèvres du brun ne fit que s’accentuer tandis qu’il se penchait en direction de l’oreille de la blonde, lui susurrant quelques mots.  Puis, se redressant, il observa le visage timide de la jaune et noir et il passa un main dans les cheveux blonds de sa cavalière, remettant en place l’une de ses mèches rebelles derrière l’oreille.  « J'adore danser, même si je ne suis pas vraiment douée, alors j'espère que t'accepteras de te faire un peu marcher sur les pieds. Surtout qu'avec les talons que m'a refourgué Nara, j'ai environ neuf chances sur dix de tomber. » Attrapant la main de la demoiselle, il l’entraîna en direction du bar qui semblait avoir été déserté par Marloes et son cavalier et auprès duquel une rousse et Shane semblaient se disputer. S’arrêtant avant d’être au cœur de la dispute, le brun attrapa l’un des verres qui se trouvaient sur la table et qui contenait du jus de citrouille avant de le tendre à la blonde. Cette dernière le porta à ses lèvres et il en fit de même. Un sourire parcourut ses lèvres tandis qu’il percevait l’angoisse qui semblait agiter la demoiselle en face de lui. Elle ne semblait pas être très à l’aise en sa compagnie avec autant de personnes autour d’eux. Mais pour Thiago, cela n’avait aucune importance. Certes, il avait du coucher avec la moitié des élèves présents dans cette pièce, mais qu’il s’affiche aux côtés de Madelyn n’était en aucun cas quelque chose qu’il qualifiait de grave. Après tout, la réputation est une chose fragile, et la sienne était déjà depuis longtemps faite. La seule chose qu’il pouvait craindre était qu’on pense que Madelyn était l’une de plus sur sa liste, mais après tout il n’en avait que faire. Dans ses amis, la plupart allaient penser ça, et c’était peut-être mieux, il n’aurait pas d’explications à fournir, cela lui économiserait de la salive, sauf avec Marloes peut-être. En revanche Madelyn se trouvait plus embêtée, justement à cause de la réputation que se traînait le brun. Une jeune et fragile Poufsouffle avec un connard de Serpentard qui saute tout ce qui bouge, cela contrastait. Reposant son verre sur la table après l’avoir vidé, le brun attrapa la main de la jaune et noire et l’entraîna au milieu de la foule. Du coin de l’œil il vit Ariel en compagnie d’un lion qu’il reconnut comme étant Aubry Shaw et bientôt les deux disparurent de la Grande Salle. Marloes et Ariel étant parties, le brun pouvait se concentrer pleinement à sa cavalière. Plongeant son regard dans celui de la demoiselle, il haussa le ton de sa voix pour couvrir la musique, se rapprochant d’elle. « Pas tuée par tes meilleures amies alors ? Ou alors elles attendent que j’aille aux toilettes pour me faire la peau ? » Se redressant, il adressa un sourire à la demoiselle avant de la faire avancer et de reprendre. « Par contre, j’ai pas pût avaler un truc ce soir. Un détour vers les cuisines ça te dérange ? » Adressant un clin d’œil à la Poufsouffle, il lui serra la main avant de se frayer un chemin à travers la foule et de se retrouver devant les portes de la Grande Salle. Un détour par les cuisines, lieu bien connu, et ils pourraient retourner dans la Grande Salle, fournir de l’alcool aux autres élèves et à eux-mêmes. Se retrouvant dans le couloir où il vit la chevelure brune d’Ariel disparaitre à travers les grandes portes, le brun serra la main de la blonde dans la sienne et l’entraîna à travers les couloirs pour se retrouver dans les cuisines. Les couloirs étaient bien plus silencieux et les deux élèves pouvaient entendre leurs pas résonner contre les murs. Ils arrivèrent bientôt devant les cuisines et, après avoir chatouillé la poire, ils purent pénétrer dans l’antre de la bouffe. Une dizaine d’elfes accourent vers eux tandis qu’ils s’avançaient,  et le serpent prit les devants. « Trouvez-moi n’importe quoi à manger par pitié » Les elfes allèrent chercher de quoi rassasier le brun et ce dernier lâcha la main de la blonde, se retournant vers elle et posant ses mains sur ses hanches. La rapprochant d’elle, il déposa un baiser dans son cou avant de remonter vers son oreille. « J’ai un air de déjà-vu » Mais ils furent interrompus par la voix aiguë d’un elfe qui leur apportait la nourriture et le serpent fut obligé de lâcher la jeune fille, reprenant sa main et attrapant son repas de l’autre. Ressortant des cuisines en silence, Thiago entraîna la blonde à travers les couloirs avant de se stopper, juste avant les escaliers. Il laissa tomber le paquet de nourriture sur le sol avant de déposer ses lèvres sur celles de la jeune fille, la saveur de la demoiselle explosant dans sa bouche. Embrassant la jaune et noire durant quelques secondes, il se détacha ensuite de son visage et reprit sa main fermement avant de reprendre les escaliers, laissant la nourriture traîner lamentablement sur le sol, se dirigeant vers la Grande Salle d’où sortaient des bribes de musique. Se stoppant de nouveau, il se tourna vers la jeune fille et lui demanda d’une voix douce. « Ça te dérange si on sort juste le temps d’une clope ? »
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 10 Nov - 6:28


Elle le regarde changer de face, un sourire cynique aux lèvres. Il reste cependant silencieux alors qu'elle s'attendait à ce qu'il réplique froidement. Après tout, il n'a aucun venin. C'est un lion, pense-t-elle, il a du courage, il est ambitieux et orgueilleux. Elle le toise de biais pour essayer de poser des adjectifs sur ce visage, alors qu'il marchent côte à côte. Les pieds de la septième année s'enfoncent dans l'herbe moelleuse et sèche, bien mieux que de marcher avec la paire de talons qu'elle avait subtiliser à sa meilleure amie. On dirait que t’as froid Elle le regarde oter sa veste, et se dit qu'il est vraiment le garçonnet parfait élevé par ses parents, une grande famille de Mangemorts. Mais il cache aussi une infinité de défauts, qui seront bien plus excitants à découvrir. Elle murmure un "Merci." à peine audible, en ajustant la veste un peu chaude sur ses épaules. T’sais, faut bien jouer le rôle de grand frère. Et puis, impressionner les mini-serpents ça me fait bien marrer, alors j’en profite. Elle laisse aller son rire dans la nuit en lui tendant la bouteille pour qu'il en profite à son tour. J'ai pas de petit frère, ou soeur mais tu as bien raison, c'est une bonne distraction. Elle se reconnait dans ses paroles, traumatiser les plus jeunes, prendre soin de ceux qui nous tiennent à coeur. Il s'arrête quelques secondes en pointant quelque chose du bras. Elle se tourne vers lui. C’est pas que marcher me dérange, mais ça à l’air cool pour se caler là. Elle acquiesce joyeusement et s'installe, les genoux repliés sur son côté droit. Il s'installe près d'elle, et elle perçoit des effluves de son parfum masculin. Elle l'observe alors qu'il lui tend de nouveau le whiksy pur feu. Le premier bouton de sa chemise défait, le bordel organisé qui règne dans ses cheveux. Il brise sa minute admiration en reprenant la parole, son regard la captive. Tu pourrais me passer le paquet de clopes dans ma poche ? Elle hausse les sourcils, son sourire déjà présent s'agrandissant. Ariel glisse ses doigts dans la poche gauche du veston et lui donne le paquet de cigarettes. En l'attrapant il se rapproche. J’ai pas eu le temps de terminer ma question tout à l’heure. Elle incline la tête. Je suis toute ouïe. Encore quelques centimètres de proximité, et elle peut presque sentir son souffle sur sa joue. T’es venue ici toute seule ? Je m’étais dit que t’allais forcément te trouver un cavalier obéissant à tes tous tes désirs. À ces mots il glisse habilement sa main sur le poignet, et enfin les doigts de la jeune femme pour lui subtiliser la bouteille. La Serpentard le laisse faire, une sensation de chaud lui triturant le ventre, avant de replonger ses yeux émeraudes dans les siens. Je pensais aussi. Mais c'est plus marrant d'y aller seule, et de voir un peu vers qui le vent me porte. Une précédente version d'elle n'aurait eu aucun problème à venir au bal avec qui elle voulait. Mais en ces derniers moments dans le château, elle se voulait en quelque sorte libre. Elle attrape rapidement le whisky alors qu'il essaie de le mettre hors de sa portée et y boit rapidement. Au final je ne suis pas déçue. Elle pensait à Cassiopée qu'elle devait trouver. Mais persuadée que la blonde devait avoir fuit avec son cher amour, la brune elle n'éprouvait aucun remords. Pourquoi le devait-elle, après tout. Je te retourne la question, aucune compagne pour ce fameux bal j'imagine ? Elle étend ses jambes devant elle, les brins d'herbes chatouillent sa peau nue. Et je suis l'heureuse élue sur qui tu as jeté ton dévolu ? Elle hausse un sourcil pour accompagner sa question. Le whisky laisse un goût amer dans sa bouche, alors elle déglutit en grimaçant. Elle n'a pratiquement pas besoin de se pencher vers Aubry pour lui retirer son paquet de cigarettes des mains, tant ils sont proches. Elle en prend une, sous l’œil attentif du Gryffondor. Puis elle fouille dans ses poches, avant de trouver ce petit objet, bien pratique quand on avait pas de baguette sur soi.

Spoiler:
 

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well, her eyes they're rubies and pearls. and she's not made like those other girls. well, her lashes flare in this madman bath, like springs bouncing off of her curls.
oh now, she's long
a-long gone
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 11 Nov - 9:44

Bal de fin d'année


Shane savait qu’il n’aurait jamais dû venir à ce bal, il savait que toutes ces conneries de paillettes et de robes de soirée d’occasion allait mal finir, ni lui ni Pálina étaient des personnes conditionnées pour ça. Et il n s’était pas trompé. Shane n’avait jamais été le genre de personne à envoyer chier telles ou telles personnes pour X raisons, il aimait gratter la surface pour voir ce qui ce qui cache derrière les mesquineries ou autres futilités, c’est d’ailleurs ce qu’il avait fait avec Ariel et le résultat avait été plus que concluant alors quand Marloes vint le voir, il ne pensa pas une seule seconde que cela puisse être mal interprété puisque rentrer dans le jeu puéril de la serdaigle ne lui avait même pas effleuré l’esprit. « Bon ! Moi je propose un échange, je danse avec Wheeler, et vous deux…vous dansez ensemble, bon compromis non ? » Observant la blonde dont le cavalier venait de la rejoindre, Shane se demanda si la jeune fille était stupide ou totalement suicidaire en tenant de tels propos face à Pálina. Raffermissant sa prise sur la main de la gryffondor, le pouffssoufle se décida quand même à intervenir mais son homologue masculin fut plus rapide et le couple regarda enfin les deux élèves s’éloigner. Le brun esquissa un sourire à l’injure de la rousse avant de la regarder chercher son verre, sa main encerclant toujours son bras. « Je vais pas supporter ce jus toute la soirée, faut qu’on trouve quelque chose de plus fort » Un idée malsaine germa alors dans l’esprit dérangé du jaune et noir qui tourna la tête pour regarder qui se trouvait aux alentours. Pas de professeurs, pas de témoin. Attrapant un sachet dans la poche intérieur de sa veste, Shane le secoua un peu pour faire descendre la poudre au fond avant de l’ouvrir et d’en verser un peu dans plusieurs pichets. Au moins avec ça les élèves allaient être sûrs de passer une bonne soirée et puis il savait ce qu’il mettait dedans, rien de très fort, juste de quoi désinhiber un peu tout ce beau monde. En revanche Shane n’avait pas vraiment prévu la réaction de la gryffondor qui le regarda durement les bras croisés sur sa poitrine. Merde. « T’es malade ? Y a des gamins dans cette salle. Des gamins Shane. Je pense pas qu’à quatorze ans ils aient la même résistance que toi à tes merdes…J’te suis pas du tout là. » Shane observa hagard la jeune fille aux bords des larmes, sa poitrine se serrant avec violence. A croire qu’il a le don de la faire plus chialer que sourire. Déglutissant, il se retrouva comme un con à ne pas savoir quoi dire ou faire, réalisant l’ampleur de la chose. Il aurait pu lui expliquer quelle drogue il avait utilisé mais ça serait pisser contre le vent, il avait merdé point même s’il savait que aucune vie ne serait en danger par sa faute. « Faut que je prenne l’air » Shane percuta ce qui se déroulait sous ses yeux et tenta de rattraper la rouge dont la chevelure flamboyante traversait déjà la foule « Pal attends ! Merde. » Jurant pour lui-même, le brun regarda les pichets partagé entre les vider ou les laisser. A ce moment-là une élève bien plus jeune que lui se servit un verre et Shane la regarda boire une gorgée avant de finalement tendre la main pour lui enlever le verre des mains « Désolé ce n’est pas pour les gamins. » « Mais c’est du jus de citrouille ! » « Justement c’est trop…hum…citrouillé ? Allez vas jouer plus loin. » Classe Shane, très classe et très crédible par la même occasion. Regardant le contenu du verre alors que la gamine s’éloigna, le jaune le but d’une traite avant de le reposer sur le buffet. Il chercha ensuite des yeux sa gryffondor et s’éloigna du buffet pour se frayer un chemin parmi la foule, apercevant du coin de l’œil Ariel en compagnie d’un brun qu’il ne semblait pas connaitre. Apercevant enfin la chevelure rousse qu’il cherchait, Shane s’avança et vit alors un des Weasley avec elle, sa main sur son bras. Euh pardon ? Arrivant à leur hauteur, le jaune posa ses yeux sur la main de Fred avec insistance histoire qu’il comprenne que s’il ne la retirait pas de suite il avait de fortes chances d’en perdre l’usage. « Je dérange peut être ? » le brun n’avait jamais été de nature jaloux, il n’avait pas eu suffisamment de véritables relations pour être jaloux, mais là étonnamment il avait juste envie de casser la gueule à Weasley pour oser parler et surtout toucher à sa petite-amie. Passant un bras autour de la taille de Pálina histoire de marquer son territoire, ouai il a pensé à lui pisser dessus aussi mais pas sûr qu’elle apprécie le geste, Shane détourna son attention de Fred pour la porter sur la gryffondor « Il faut qu’on parle pour...ça. » Putain de bal à la con.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 18 Nov - 16:28



Si les quelques mots qu’elle avait échangés avec Roxanne avait été succincts, l’intervention de Levingston n’aidant pas vraiment, son enthousiasme en présence de Benjamin s’était d’avantage exprimé. Il fallait avouer qu’il avait toujours réussi à lui transmettre ses sentiments avec une facilité déconcertante. Il n’était pas rare que l’Espagnole s’imprègne de son aura et ainsi l’humeur de l’Aiglon déteignait sur elle sans difficulté. L’arrivée de Demyan se fit alors avec toute la prestance dont il était capable. Anjelica ne put s’empêcher de détourner la tête, une marque d’exaspération sur le visage devant ses salutations. Entre eux, cela avait toujours été ainsi après tout. S’il incarnait le vent froid de l’Est, Anjelica était le souffle chaud du sud. Deux opposés qui s’accordaient rarement sauf parfois sur quelques envies communes. Elle ne prit pas la peine de lui dire bonsoir non plus. «Décevant ? J’ai simplement plus d’ambition que toi Vladmirov ». Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Le pire, c’est qu’elle aimait ça. Rares étaient ceux qui avaient un répondant qui suffisait à la petite vipère. Il s’adressa alors à Blake sans demie-mesure. Anjelica voulu répondre, lui insinuer que plus de politesse ne lui ferait pas mal, mais le temps ne joua pas en sa faveur. Déjà Demyan venait de saisir sa main, tenant des propos qui auraient pu en faire rougir plus d’une. Mais le rouge ne montait que rarement à ses joues et cela faisait longtemps que Benjamin était au courant de ses occupations en compagnie de Demyan. Quant aux autres oreilles, que Merlin fasse en sorte qu’elles ne soient pas choquées… Gardant sa main dans la sienne, Anjelica le défia du regard. Elle haussa les épaules et un air étonné s’empara de son visage. « C’est étrange, je ne me souviens pas vraiment… On dirait que les souvenirs ne sont pas tous aussi impérissables qu’ils n’y paraissent. » Elle jeta à Ben un regard amusé, mais lui demandait de manière implicite si elle pouvait le laisser. Ce dernier savait que l’Espagnole serait toujours disponible pour lui s’il en avait besoin. Elle adressa un dernier sourire à Blake avant de suivre Demyan. Marchant à ses côtés, sa main toujours dans la sienne, Anjelica se rapprocha doucement de lui pour lui tenir ces quelques propos. « Peut-être faudrait-il que tu me ravives la mémoire ? » Un regard plein de sous-entendus appuya ses propos avant qu’elle ne se mette à rire. Si la musique était assez assourdissante pour que tout le monde soit obligé de se rapprocher pour s’entendre, cela sembla se décupler alors qu’elle se retrouvait au milieu de la foule qui se dandinait déjà en rythme.

Le bras de son partenaire se resserra alors autour de ses hanches et tandis qu’ils se retrouvaient l’un en face de l’autre, Anjelica glissa ses bras autour du cou du jeune homme qui allait bientôt quitter Poudlard. Elle se mit à danser suivant le rythme de la musique et les mouvements de Demyan. Profitant de cette proximité, il lui demanda alors ce qu’elle comptait faire en restant une année de plus. Ils étaient à présent obligés de parler légèrement plus fort pour s’entendre. Elle se recula un instant un sourire taquin au coin des lèvres avant de ne lui répondre. « Mon roi des glaces aurait-il peur que je lui manque ? » A dire vrai, le seul plan qu’elle avait, s’était de s’ancrer au mieux dans cette société. Elle n’avait pas de nom, seul celui qu’elle se forgeait. Son sang n’était pas pur. Elle n’était pas non plus une héritière richement dotée. Autant dire qu’elle partait de loin. Si une année supplémentaire lui permettait de gravir encore plus d’échelon qu’à cela ne tienne. Encouragée par Odette Carrow, l’Espagnole redoublait d’efforts. « Tu connais mes plans. Ma seule réelle envie, c’est de toujours m’élever d’avantage. » Elle resserra doucement l’étreinte entre eux. La musique était effrénée, la foule autour d’eux déchainée et les éclats de rires provenaient de toute part. Autant dire que cette soirée, les sortants, voulaient s’en souvenir. Et en parlant de sortant… « Et toi alors ? » Sa jambe s’était glissée entre les siennes pour toujours mieux suivre son déhanché. Jetant un regard par dessus son épaule, elle aperçut Naranja au bras de ce qui lui servait de meilleur ami. Avait-il eu l’honneur d’entendre le son de voix ? Depuis qu’elle avait appris pour leur soeur, Anjelica gardait un oeil sur sa cadette. Il n’était pas protecteur, encore moins réconfortant mais il ne fallait pas que son jouet se brise aussi facilement après tout… Elle reporta son attention sur Demyan dont le parfum enivra un instant ses sens. Leur première rencontre avait été musclée. Elle ne savait plus comment, mais ils s’étaient retrouver à travailler ensemble pour les Obscurs. Entêtée comme elle était, elle avait voulu lui imposer ses idées. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il fasse de la résistance. Ils avaient fini par s’insulter mutuellement dans leur propre langue et sous les menaces d’Anjelica, Demyan avait tranché en lui faisant remarquer que du haut de ses un mètre soixante, elle ne faisait pas le poids. Et si elle s’était approchée sournoisement avec l’idée de l’étrangler avec sa cravate, la soirée s’était terminée tout autrement… « Tu sais qu’avant que tu ne viennes me déranger, nous faisions le terrible constat que cette soirée allait être ennuyante au possible ? » Ses yeux cherchèrent les siens pour s’y ancrer. Avait-elle réellement besoin de préciser que l’absence d’alcool était tenace ? Les rumeurs courraient que plusieurs afters auraient lieu. Le couvre feu avait été levé ce qui avait le don de rendre les étudiants de Poudlard encore plus excités même si nombre d’entre eux se demandaient si cela ne cachait pas quelque chose. La mort d’une des élèves ne s’effaçait pas aussi facilement. Allaient-ils revenir ce soir ? « A moins qu’on ne trouve un moyen de rendre ta dernière soirée à Poudlard inoubliable ? » Elle releva la tête pour que ses lèvres frôlent celles de Demyan puis un sourire innocent se dessina sur sa bouche. « Il parait qu’ils ont installé des jeux d’échecs sorciers, c’est tellement excitant ! » Elle se put s’empêcher de rire. Souffler le chaud et le froid. Allumer le feu pour mieux l’éteindre. Une vraie source de frustrations cette maudite Espagnole…

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 1 Déc - 10:35



Ayant accouru auprès de sa meilleure amie, Benjamin n’avait qu’une envie : lui faire part de l’excitation au point mille qu’il ressentait à propos de cette soirée. Il était comme un gosse à la fête foraine, sauf que toutes les attractions, c’était Nerio. Il le désirait tellement. Nerio avait ce truc de différent que lui, Benjamin l’attendait depuis un moment, alors que d’habitude il avait tout de suite, puis se débarrassait de l’homme qui lui avait servi. Là, non seulement l’italien excitait son désir, mais aussi son égo et sa compétitivité. Il l’aurait, il se l’était juré. Ayant terminé ses doléances auprès de Anjelica, l’espagnole lui répondit. « De un, tu es connard ! Oui, tu m’as bien entendu ! Tu pourrais au moins me dire que je suis canon dans cette putain de robe ! Tu sais ce qu’elle m’a coûté ? Ça sert à quoi d’avoir un meilleur ami gay s’il me complimente même pas sur mes tenues, cabron ! De deux, je te remercie de t’inquiéter de mon état catastrophique d’ennuie… Je n’ai trouvé que de l’hydromel ! Sérieux, on va se faire chier ! Et de trois… tu es splendide dans cette tenue. Tu m’étonnes qu’il t’envoie des signaux le Nerio ! Quant au fait qu’il veuille sortir avec toi, tu verras ça plus tard. Pour l’instant, tu t’envoies en l’air ! » Benjamin la regarda quelques secondes les bras croisés, un sourcil levé, puis lança « J’en connais une qu’a ses règles, hum ? » Il rit puis la prend dans ses bras. « Mais oui t’es canon rooh. Ya pas une sorcière dans cette salle qui t’arrive au talon, on le sait tous les deux, ça se passe de mots. » Ils furent interrompus par Pete qui apparemment en avait après Roxanne. « Geolia, c'est comme ça qu'on assure ses tâches de préfet ? Je vous empreinte Weasley. » « Prends donc Levingston, prends donc et redonne lui le sourire, la petite semble grandement s’ennuyer. » Il sourit puis redonna sa pleine attention à Anjelica. « Tu veux du jus de Citrouille, Ben ? » Jaugeant quelques secondes la coupe qu’elle lui tendit, il finit par l’accepter, après tout elle n’était pas du genre à lui tendre des pièges. « Balance la grosse, de toute façon je commence vraiment à avoir soif, pis faut que je m’hydrate, ce soir je fais du sport. » En mode gros beauf. Et pour ne rien arranger : « Au cul, et à nous, tchin ! » Même l’arrivée de Blake ne le fit pas rougir, qu’elle entende après tout, la réputation des meilleurs amis les précédait déjà. « Bonsoir ! » Benjamin lui répondit de la même façon, avec un sourire franc. Il aimait bien Blake. « Toi j'te connais pas je crois. T'es la sœur de Nara non ? » Derrière Anjelica, qui regardait Blake, Benjamin fit passer sa main à plat sous sa gorge comme un couteau, comme pour faire comprendre « Non non, chut, pas ça, pas ça. » « Je dirais que le même sang coule dans nos veines. De là à parler de sœurs… » Voilà, le mal était fait. Maintenant, plus qu’à espérer que l’espagnole n’était pas dans ce genre d’humeur où la moindre allusion à sa sœur la rendait acerbe. Mais vu les politesses qui s’échangèrent après, il semblait qu’Anje était de bonne humeur ce soir. Aux compliments des filles sur sa tenue, Benjamin les remercia avec effusion puis se calma et ajouta tout bas à l’attention de Blake. « Ça va encore pas entre toi et Levingston ou c’est moi qui déraille ? » De toute évidence il avait raison, les regards ne trompaient pas. Elles parlèrent alcool. « Ah, à ce niveau-là moi je peux pas vous aider hein. Le jus de fruit c’est mon dada. » Il s’en servit d’ailleurs un deuxième puis s’adossa à la table à côté de la belle brune qui lui servait de meilleure amie. Sans vraiment le chercher son regard se posa sur le dos de Nerio, et sur son fessier accessoirement (qu’il avait très beau). Ce que son amie du remarquer. « Bon, alors qu’est-ce que tu attends pour retrouver Nerio ? Ou c’est lui qui vient à toi ? Je ne veux pas que tu rates ta chance ! Foi d’Alvarez ! » Benjamin leva les yeux au ciel. « Tu sais bien que le mieux c’est de laisser un peu mijoter le plat, la viande est plus tendre après. » Il se mordit la lèvre, impatient de goûter au plat. « Et pendant que toi tu batifoleras avec lui, moi je vais choisir… » Et tout à coup, Demyan pénétra dans la salle. « Ah ben voilà, c’est tout trouvé. » « Haha, on croirait presque à du fait exprès. Mais beau morceau cela dit. » « Sois content mon petit Ben, demain je ne jouerais pas les amies outrées abandonnées par les siens. » « Demain tu marcheras même en canard si tu veux mon avis. » Répliqua-t-il en pouffant théâtralement. Le ténébreux jeune homme emmena donc la latine loin de Blake et Benjamin, lâchant au passage une ou deux répliques limite salaces. Benjamin en profita pour mettre une petite claque amicale sur le derrière de son amie. « Roulez jeunesse ! » Il se releva ensuite, le regard fixé sur Nerio maintenant assis sur une table, finit son verre et se frotta les mains. « Au boulot. » murmura-t-il pour lui-même. Se retournant brièvement vers Blake il lui lança « Désolé Blake, j’suis en mode « avion de chasse ». Bonne soirée, peut-être à plus tard. » Un sourire, puis plus rien ne compta dans la tête du préfet que le bel italien assis à quelques mètres, de toute façon, il savait qu’elle ne lui en voudrait pas. Il le rejoint donc à sa table. Debout juste en face de lui, qui était assis comme un enfant sur une table il lui lança. « Alors on s’ennuie sans moi ? » Un sourire. En toutes circonstances il le trouvait beau. L’avoir à son tableau de chasse ce serait vraiment génial. Et plus il se disait cela, plus savoir s’il était un bon coup était une question primordiale dont la réponse l’intriguait comme le secret de la vie. Il remarqua le paquet de cigarettes qui dépassait de sa poche de pantalon. Benjamin fumait rarement, mais parfois en soirée, si cela pouvait s’avérer être une arme de séduction, il ne se refusait pas une petite clope. Il s’approcha donc de l’étalon, très près, jusqu’à ce que leurs visages soient à une dizaine de centimètres et que sa main puisse atteindre le paquet. Sans le lâcher des yeux, pour le distraire il lui demanda « Tu me payes une clope ? » puis il agita le paquet devant son nez, très fier de sa petite ruse. N’attendant aucune réponse il se dirigea vers la grande porte, traversa le hall et se retrouva dehors. S’il ne le suivait pas, il perdait ses clopes de toute façon. Mais il le suivit. Le serdaigle avait toujours eu de l’audace, et quand il était en mode « avion de chasse », il en avait encore plus. Il sortit donc une cigarette du paquet et la plaça entre ses lèvres. « Par contre, j’ai déjà pas de cigarettes à moi, alors un briquet… » Attendant du feu, les mains croisées derrière le dos, il n’était absolument pas décidé à allumer sa clope lui-même, il attendit donc de voir si Nerio prendrait l’initiative lui-même ou s’il faudrait qu’il finisse par comprendre face à l’inaction du brun.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 5 Déc - 10:41

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Nerio sondait depuis un moment la salle, s’attardant parfois sur une ou deux têtes connues. Mais même si la tête de ce mioche lui était inconnue, il s’arrêta quand même dessus. A vrai dire, ce gamin portait, et il en mettrait sa main à couper, son nœud papillon rouge. Le putain de nœud de papillon qui valait une fortune et qui était griffé. Si il n’avait pas été aussi incertain de son équilibre, il serait aller lui toucher deux mots. Mais il devait être aussi effrayant qu’un lapin rose en cet instant, alors il laissa tomber l’idée. Demain serait un autre jour.

Il avait eu le temps de chanter trois fois des chants païens dans sa tête, et s’apprêtait à entamer un Ave Maria désespéré et désespérant lorsqu’une tête brune se planta dans son champs de vision. Ooooooh, un Benjamin sauvage venait d’apparaître ! L’italien retient un sourire qui lui aurait mangé la moitié du visage ainsi qu’un gloussement d’adolescente en fleur, se contentant d’un petit sourire en coin, celui qui correspondait assez bien au mode « je suis content, mais faut pas trop que tu le vois, alors je cache un peu ma joie ». Il ne tenait pas vraiment l’alcool. Faut dire que c’était pas vraiment son truc non plus, et qu’il n’était pas un habitué. Alors la flasque à lui tout seul, évidement, c’était pas l’idée du siècle. Mais Nerio était bien connu pour ne pas être celui aux idées du siècle, mais celui aux idées foireuses. Ceci expliquant cela.

« Alors on s’ennuie sans moi ? » Le Poufsouffle fronça le nez, et pencha la tête sur le côté, prêt à lui envoyer une réplique peu amène. Non mais et puis quoi encore mon gars ? Je ne m’ennuie jamais moi, même tout seul ! Il lui sembla entendre sa conscience ricaner dans son coin. Oui, bon, d’accord, peut-être un peu. Mais il pourrait au moins avoir le tact de pas me rappeler que je suis seul comme un débile et que je me fais chier comme un rat mort. Un rat mort n’en est plus capable, Nerio. Il est mort. « Pas du tout ! » Atrocement ! C’en était déroutant, cette emprise qu’avait le bleu sur son cerveau et ses pensées. Flippant même, si on voulait l’avis de l’italien. C’était comme avoir du pudding à la place de la cervelle, et un demi pudding seulement. Qui ne semblait fonctionner que pour échafauder des plans aussi risibles qu’improbables et lui faire tourner en boucle des images du préfet, histoire de mettre ses nerfs à vif. En y repensant, c’était quand la dernière fois que ce n’était pas sa main qui lui avait servi de compagnie ? Il y a un sacré bout de temps, vu qu’il n’était même pas capable de dire quand, où, et avec qui. Putain ! Au moins, Nerio avait maintenant une explication rationnelle à son obsession pour Benjamin. Benjamin et son sourire, Benjamin et ses boucles, ses yeux, ses fesses, son corps. Merde, merde, merde ! Pas maintenant !

Les yeux agrandis à l’extrême, tel un lapin prit dans les phares d’une voiture, il voyait son interlocuteur absolument et incroyablement désirable - et désiré - se rapprocher de plus en plus de son visage. Un peu plus et il aurait juré qu’il pourrait compter le nombre de cils qui ornaient ses jolies prunelles. Sauf qu’il n’avait pas du tout, mais genre vraiment pas la tête à ça. Il espérait juste sincèrement que Benjamin ferait vite marche arrière et qu’il allait emporter avec lui son parfum si particulier, parce que sinon, sans aucun doute, il allait vraiment finir par durcir. Et dur de cacher une bosse dans un pantalon de costume. Oui, il avait déjà fait cette douloureuse expérience. Mauvais souvenir du mariage d’une tante éloignée. Cousine germaine de il ne savait trop qui, amie de longue date de son père, enfin bref. On avait simplifié pour lui en tante éloignée. Il grimaça à se souvenir. Qu’elle reste éloignée surtout, celle-ci. Et qu’elle garde avec elle sa connasse de fille, belle à en crever, mais conne comme ses pieds !

« Tu me payes une clope ? » Pourquoi avait-il l’impression d’être le dindon de la farce ? Très probablement parce que c’était le cas, et qu’il venait de se faire pigeonner en beauté. Il haussa un sourcil, incertain de la réponse qu’il voulait lui donner. Une partie de lui avait envie de lui dire que non, c’était mal et qu’il n’avait certainement pas besoin de se pourrir de l’intérieur, juste pour le fait de dire qu’il fumait un peu. Car clairement, Benjamin n’était rien d’autre qu’un fumeur occasionnel, et grand bien lui en fasse. Il n’avait jamais été pour que les gens se ruinent pour ça. Mais il avait fini par le devenir, lui aussi, et il avait apprit à mettre de l’eau dans son vin. Mais enfin. Mieux valait que le préfet ne devienne jamais un fumeur, eh bien fumeur. Mais l’autre partie de lui, lui hurlait littéralement de lui donner cette cigarette qu’il demandait. Histoire d’entamer au moins un semblant de conversation. Au final, le choix ne lui revenait même pas puisque le Serdaigle tenait entre ses mains son paquet, et qu’il n’allait quand même pas lui reprendre de force pour faire son choix. « Ce n’est pas comme si tu me laissais le choix de le faire ou non, n’est-ce pas ? » Le tout servit avec un petit sourire à moitié crispé, à moitié amusé, et il le suivait hors de la salle. Il se barrait avec ses clopes, ce con ! « Par contre, j’ai déjà pas de cigarettes à moi, alors un briquet… » Ben tiens. Logique comme garçon dis donc. Il veut fumer, mais pas de briquet. Pas de feu, pas de feu hein. Tant pis pour toi.  Ah, la langue de vipère était de retour, après avoir passé le quart de la soirée à se repoudrer le nez dans l’attente de cet échange. Nerio secoua la tête, plongea la main dans sa poche et en ressortit son briquet en argent. Cadeau de son grand-père. Surement le seul qui lui avait été utile, et qui l’était toujours. En y pensant bien, c’était probablement le seul qu’il lui ait fait. Les chèques étant plus rapides et plus impersonnels. Il s’égarait là, il s’égarait. Approchant doucement le briquet de la cigarette de Benjamin, il en enflamma l’extrémité avant de refermer vivement le clapet de l’objet de de le ranger dans la poche intérieure de sa veste. Il observa quelques secondes le cylindre avant de détourner les yeux et de s’appuyer contre un mur, les mains dans les poches. « Restes fumeur des grandes occasions. Laisses les clopes et les briquets aux accros et restes celui qui emprunte sans jamais rendre. Ça cause moins de soucis. » Conseil d’ami, aurait-il pu préciser. Lorsqu’il tira dessus la première fois, l’italien se demanda s’il allait tousser, jusqu’à en cracher ses poumons. Mais non. Un minimum habitué alors. Cette perspective ne l’enchanta guère, même si il n’avait pas son mot à dire là-dessus. T’es clairement mal placé, tu fumes comme un pompier Nerio. Oui, il était mal placé. Mais trop bien pour savoir les désagréments qui  découlaient également de cette habitude devenue nécessité au fil du temps.

Il passa une main sur son visage, cherchant à laver son cerveau de toutes ses pensées. Il ne tenait pas à ruiner la soirée. Il souffla un coup avant de se décoller du mur et de se diriger droit sur Benjamin, s’arrêtant à moins d’une dizaine de centimètres de lui. L’italien attrapa le tube que l’autre avait coincé entre ses lèvres, le porta aux siennes, tira dessus longuement, et lui tendit à nouveau. Lorsque l’échange fut effectué, Nerio souffla doucement sa fumée dans la direction opposée à son aîné, ne voulant pas l’enfumer, et se pencha sur son épaule, pour approcher sa bouche de son oreille. « Même si la perspective de partager une clope avec toi ne me dérange pas, j’aimerais bien récupérer mon paquet, s’il te plait. » L’idée de partager ce tube avec le Serdaigle ne le dérangeait vraiment pas le moins du monde, mais il était clair qu’il lui faudrait bien plus qu’une cigarette pour tenir la soirée. Il se décolla de lui, lui vola encore une fois le cylindre, inspira, expira la fumée doucement, sans détourner la tête cette fois, et lui tendit la cigarette, prêt à la lui replacer entre les lippes. Nerio capta le regard de Benjamin, et lui sourit. « Mais je te préviens, c’est un baiser indirect. » Oups. C’était comme qui dirait sortit tout seul. Best joke ever, Nerio. Avoues, tu l’as travaillé ta phrase là hein ? Non, même pas. J’sais pas, c’est genre… J’sais pas. Je l’ai dit, c’est tout. Donc maintenant tu vas attendre comme un con qu’il la prenne ou comment ça se passe ? J’en sais foutre rien, Conscience. Tu te sens con ? Ouais. C’est bien, parce que c’est comme ça que je te vois aussi là. Tu es adorable Conscience, à n’en pas douter.

Au pire, il pourrait toujours jouer la carte du mec bourré. Même si il avait étrangement bien décuvé depuis qu’il avait sentit son pantalon rétrécir quelque peu. Et quand il se rendit compte qu’il observait depuis un trop longtemps les lèvres de Benjamin, Nerio se fit la réflexion qu’il allait vraiment falloir qu’il s’occupe de sa vie sexuelle aussi plate que celle de son arrière grand-mère, dans un état végétatif dans une maison de retraite. Pour dire. Il fallait qu’il fasse quelque chose avant que ça ne soit plus gérable. Dans tous les sens du terme.

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Dernière édition par Nerio De Massari le Lun 9 Déc - 2:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 8 Déc - 8:05



La température extérieure n'était pas des plus idéales, Benjamin n'avait aucune idée de l'heure qu'il était mais il commençait à faire sombre et l'obscurité ne réchauffait personne. C'est pourquoi cette remarque lui traversa l'esprit lorsqu'il franchit la porte pour rejoindre le parc. Un petit coup d’œil par-dessus sur son épaule lui confirma que l'italien le suivait bel et bien, son plan conçut à l'arrache fonctionnait à merveille. Il avait failli être refroidi par la réponse de Nerio à sa première accroche, mais il avait préféré passer outre, après tout il pouvait bien ne pas s'ennuyer sans Benjamin, il était grand. Mais il était vrai que le préfet aurait apprécié davantage une réponse flattant son énorme ego. Quoi qu'il en soit, il avait son paquet de cigarettes, alors il avait le pouvoir, c'était un peu ça la logique des fumeurs.
En descendant les marches, Benjamin salua Thiago à quelques mètres, accompagné d'une personne que le brun ne put distinguer. Mais de toute façon il avait la tête bien trop remplies de mille autres informations et pensées pour pouvoir se concentrer sur la partenaire de couchette de ce soir de son ami. Ce qui le préoccupait le plus, c'était bien le sixième année ultra sexy qui le suivait de près. Ayant trouvé une place qui lui convenait, Benjamin se stoppa et prit une cigarette dans le paquet de son partenaire avant de replacer ce-dernier dans sa poche arrière de pantalon. Non, lui, il ne demande pas la permission, il se sert. Et cela depuis plusieurs années, on change difficilement les bonnes habitudes. La clope dans la bouche, ne manquait plus qu'un peu de feu pour l'embraser. À la demande du serdaigle, Nerio secoua doucement la tête. Il était tellement beau, et il avait à la fois ce mystère dans ses expressions qui ne laissait pas Benjamin indifférent. Ce garçon à la peau dorée l'intriguait. Fortement. Dans tous les domaines. Il s'approcha ensuite et alluma l’extrémité du cylindre. Enfin, sans un mot il alla se caler contre un des murs du château, à un mètre ou deux, laissant Benjamin seul dans son coin, sa clope à la bouche. « Il va pas me laisser comme ça ? » se demanda-t-il tout en tirant une première latte et l'expirant droit devant. Mais non. « Restes fumeur des grandes occasions. Laisses les clopes et les briquets aux accros et restes celui qui emprunte sans jamais rendre. Ça cause moins de soucis. » Qu'il était mignon, Benjamin retint un sourire plein de sarcasmes. Ses choix, cela faisait bien longtemps qu'il les avait faits, il n'avait besoin de personne pour les lui dicter, il n'avait nul besoin de conseils. Pas le temps de répliquer, le voilà qui approche. L'italien s'avance, s'avance et s'avance encore jusqu'à pénétrer la bulle d'intimité que chaque humain a implicitement autour de lui sur terre, celle qui, quand elle est franchi, nous envoie une alerte qui dit « Attention, quelqu'un est très très très proche ma gueule. » Il se stoppa à à peine quelques centimètres de lui, comme lui-même l'avait fait quelques minutes plus tôt. Contrairement à d'habitude, le bleu et bronze ne savait que dire, il avait le souffle coupé. Ce garçon lui faisait décidément un effet inédit. Ou peut-être pas inédit, mais ça se rapprochait de... Étrange. Pas possible. Bref, il y penserait plus tard. Ces quelques pensées occultant sa vivacité d’esprit, il ne sentit la présence des doigts de Nerio qu’au dernier moment sur ses lèvres. Surpris, il préféra ne pas bouger. Le Poufsouffle pris délicatement la cigarette pour la porter à sa bouche et fumer à son tour. Il rendit ensuite le cylindre au français que celui-ci récupéra avec ses doigts avant de tirer une énième bouffée. Il s’approche, il s’approche, il s’approche ! Benjamin était très surpris par les gestes qu’avait Nerio, il ne le connaissait pas encore après tout, mais il n’avait pas imaginé qu’il était du genre à prendre des initiatives. Cela dit ce n’était pas pour lui déplaire. Les lèvres à deux doigts de lui effleurer les oreilles, le sixième année lui chuchota : « Même si la perspective de partager une clope avec toi ne me dérange pas, j’aimerais bien récupérer mon paquet, s’il te plait. » Il était si proche que les narines du préfet n’étaient qu’à quelques millimètres de la peau hâlée de son interlocuteur. Son parfum était délicieux, agréable… Doux… Ambré ? On aurait dit que les milliards de particules qui voletaient dans l’air entre leurs deux corps s’étaient immobilisées puis s’étaient mises à frémir. C’était impalpable mais quantifiable. D’une manière ou d’une autre. Benjamin sentait cette pression, et pas uniquement sous ses vêtements. Il y avait quelque chose, là, qui faisait que rien n’était comme d’habitude. Mais il n’y fit pas attention, pas pour l’instant, prêtant son état d’excitation à son manque sexuel. Sa frustration fut à son maximum lorsque le beau trouble-fête s’écarta à nouveau. Les peaux qui se frôlent, les micro courants d’air provoqués par chaque petit mouvement, à nouveau sa fragrance. Benjamin ferme brièvement les yeux pour calmer son rythme cardiaque. Quelque chose ne va définitivement pas avec ce garçon. Pour ne rien arranger, voilà qu’il vole à nouveau la cigarette de la bouche du bleu et bronze, le bout de son index caressant sans réelles intentions la soie rose de ses lèvres. Il fume puis expire sa fumée sur le visage du préfet. Le nuage blanc vient heurter avec douceur la peau blanche du français. Benjamin le fixe dans les yeux. L’italien lui tend la cigarette, mais pas de main à main cette fois-ci, il la présente juste devant les lèvres du septième année. À peine une demi-seconde suffit pour réfléchir. Pas de « Alors, euh, j’ouvre la bouche ou j’attends pour voir si… » Il entrouvre la bouche et l’italien y dépose le cylindre. Encore une fois la peau touche la peau, on ne s’encombre pas de cette pudeur qui force à la distance, pas ce petit centimètre qui prévient du contact. Un frisson parcourt la colonne vertébrale du fumeur. Et c’est sur un sourire que Nerio ajoute, privant définitivement son vis-à-vis de toute défense. « Mais je te préviens, c’est un baiser indirect. » « Oui mais si je veux plus que ça ? » Il pensa fort, mais heureusement, Nerio n’était pas legilimens. Enfin… il espérait. Parler d’un baiser avait apparemment perturbé l’italien car il semblait faire un genre de blocage sur la bouche de Benjamin, ce qui le fit sourire. Il attendit quelques secondes avant de le lui faire remarquer, pour profiter du moment, qui était tout de même assez agréable, il fallait le dire. « Tu commences par un conseil de grand sage pour finir sur un bug général du "système De Massari" ? Tu perds toute ta crédibilité mon pauvre. Benjamin rit de bon cœur puis alla à son tour s’appuyer contre le mur. Il croisa les bras et s’ébroua, c’était ridicule mais ça le réchauffait un peu. « J’suis con, j’ai oublié ma veste à l’intérieur. » se dit-il à lui-même. Et il n’était pas encore si tard, sûrement à peine aux alentours de minuit. C’était dire la chaleur qu’il ferait le reste de la nuit… Il fronça les sourcils puis reporta son attention sur le beau garçon qui se trouvait à un mètre de lui. « En ce qui concerne ton paquet, je suis désolé de t’apprendre que j’ai quelques tendances cleptomanes, du coup j’ai du mal à rendre les choses que je vole. » En bas du mur sur lequel il s’appuyait, il y avait une bordure assez large pour mettre les pieds. Benjamin commença donc à jour les funambules, s’éloignant pas à pas de sa cible de ce soir. Reculer pour mieux sauter, non ?
Un baiser indirect ? Mon dieu, ce qu’il voulait plus. Ça en devenait inquiétant de voir à quel point Benjamin était accroché à ce but. Il fallait qu’il l’ait, pour lui. Rien qu’à lui en fait… Rien qu’à lui ? Benjamin voulait quelqu’un rien que pour lui ? Non. Il avait dû faire un lapsus mental ou quelque chose de ce genre. Il approcha à nouveau la clope de sa bouche et fuma quelques taffes. Un bras écarté sur le côté, il préservait son équilibre – pas tellement en danger vu la largeur du rebord. Et quand bien même il tomberait, ce serait de vingt centimètres, on avait vu de pires chutes dans l’histoire de Poudlard. Arrivé à une nouvelle colonne, les murs du château étant séparés en plusieurs portions par les colonnes qui portaient le toit, il se retourna vers son camarade et lui lança : « Et au cas où tu n'avais pas compris, je voulais dire par-là que si vraiment tu voulais le récupérer il faudrait venir me le reprendre, ton paquet. » Oui c’était un gamin mais, oui il assumait. Benjamin plaqua une main sur sa fesse droite, comme pour protéger le paquet qui se trouvait dans la poche de son pantalon à cet endroit. Geste stupide d’ailleurs, car il donnait un indice évident sur l’emplacement du paquet. Oups ? Inconsciemment c’était peut-être le but finalement.

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MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 9 Déc - 2:11

bal de fin d'année


Bon, qu’est-ce qu’il pouvait encore avoir dit de travers ? Il nota sans peine la réaction que Benjamin cherchait à retenir, c‘était tellement évident qu‘il se retenait de dire, ou de faire quelque chose. Il se foutait de lui ? Il se moquait de ce qu’il pouvait lui dire ? Pourtant, ça partait d’une bonne intention. Il avait oublié lui, quand il était réellement passé de fumeur du dimanche à fumer professionnel, en quelque sorte. Mais en y repensant bien, non. Il savait parfaitement quand son addiction avait commencé. Et il aurait vendu à peu près tout ce qu’il avait pour que ça ne soit jamais arrivé. Il aurait tellement aimé qu’on le prévienne lui, que c’était plus simple de rester le fumeur occasionnel, celui qui crapote, qui fume une cigarette tous les trois ans juste pour le faire. Mais on ne lui avait jamais dit. Et maintenant, il était dépendant de sa nicotine, pour aller bien. Pour se lever le matin et pas tout laisser tomber à la première occasion. Pour ne pas s’énerver, ne pas frapper. Pour ne pas craquer, et paniquer. Il était dépendant. Et c’était grave autant que ça lui faisait peur. Alors oui, c’était vraiment un conseil qu’il avait voulu lui donner. Quoiqu’il puisse en penser.

Tout se passa très vite après ça. En quatre enjambées, il était devant lui, lui reprenant la cigarette, la portant à ses lèvres, tirant dessus comme si ça vie en dépendait, ce qui était probablement le cas si il se fiait aux battements endiablés de son pauvre cœur qui avait vraiment du mal à suivre. Il faut dire que le français donnait toutes les raisons à son palpitant, eh bien, de palpiter, mais genre vraiment beaucoup et très fort. Pour un peu, ça en aurait été douloureux. Nerio était prêt à parier que son myocarde était à la recherche d’une sortie, comme si il allait s’échapper de sa poitrine et qu’il comptait se faire une petite place dans sa gorge. C’était peut-être le cas, qui sait. Et si il n’allait pas se loger ailleurs qu’à l’endroit qui lui était désigner, il allait probablement s’arrêter d’un instant à l’autre, parce que là, il n’allait pas pouvoir supporter beaucoup plus que ce qu’il supportait déjà maintenant. Et quelle idée débile il avait eu en se penchant à son oreille ! C’était comme tendre de la nourriture à un affamé ou de la cocaïne à un drogué et en mentionnant le fait qu’ils ne pouvaient toucher qu’avec les yeux. Au mieux, il pouvait faire de l’apnée, histoire de ne pas avoir à supporter sa délicieuse odeur, non ? Ouais mais en fait, trop tard. Il avait déjà inspiré, plus par réflexe que par besoin. Il avala sa salive de travers, et fit marche arrière précipitamment, mais pas trop quand même, pour ne pas se faire repérer. Il s’insulta tout seul, dans sa tête, en italien, et se jura de ne pas retenter cette expérience là. Trop brutale pour son cœur, et son estomac. Et probablement son bas ventre. Arrêtes de penser avec ton bas ventre, l’italien, c’est horrible ! Ça te fait passer pour un pervers en manque. Adorable lui au féminin. Mais elle n’avait pas non plus tord sur toute la ligne, donc il la laissa dire. Il avait d’autres chat à fouetter, en ce moment même. Pour ne pas craquer et lui sauter dessus tel un sauvage, Nerio lui reprit une nouvelle fois la cigarette, mais tel un bleu, il se fit avoir par son propre jeu. Les lèvres de Benjamin avaient quelque chose de vraiment passionnant. Et ce qui devait arriver, arriva.

« Tu commences par un conseil de grand sage pour finir sur un bug général du "système De Massari" ? Tu perds toute ta crédibilité mon pauvre. » Merde. Il venait de se faire capter, tout bonnement et simplement. Crétin. Tu veux répondre quoi à ça, pauvre débile ? Il n’y a rien à répondre, Nerio. T’es trop utile toi, merci ! « De toute façon, tu n’écouteras pas le conseil du grand sage que je suis, ou au moins que j’essaie d’être, alors pas la peine que j’essaie de tenir ce rôle plus longtemps. Et le système De Massari se porte à merveille, si tu veux tout savoir. » Et même si tu veux pas savoir, d’ailleurs. Et c’est toi qui me fait bugger abruti. Et puis je ne crois pas avoir été un jour crédible avec toi. Et je suis dans la merde. « Et qui a dit que j’essayais d’être crédible ? Pas moi, et si c’est le cas, j’ai fait une erreur ! »

Le rire du brun retentit, et Nerio sentit son cœur faire un genre de saut périlleux dans sa poitrine. Il le classa dans le top cinq des sons qu’il adorait. Il aimerait tellement que Benjamin rit plus en sa présence. C’était comme… Se plonger dans un bain de barbapapa et s’enfoncer jusqu’au nez, pour se couper du monde. Une petite perfection en somme. Mais ça, il faudrait il arracher la langue pour qu’il le dise. Et il ne garantissait pas qu’avec une langue en moins, il lâcherait l’information. « J’suis con, j’ai oublié ma veste à l’intérieur. » Il soupira. Ça, c’était probablement, sans conteste même, le signal pour qu’il lui file son propre veston. Sans soucis. Hormis le fait qu’il avait aussi froid. Après tout, il venait du sud lui, il n’était pas fait pour les températures négatives, ou même juste froides. Lui, son truc, c’était le soleil, la chaleur et la plage. Le cliché des gens venants du sud en gros. « En ce qui concerne ton paquet, je suis désolé de t’apprendre que j’ai quelques tendances cleptomanes, du coup j’ai du mal à rendre les choses que je vole. » Un sourire mutin s’accrocha aux lèvres de l’italien. Aucun soucis, il allait venir le chercher lui-même, son paquet. Vraiment, il n’allait pas y avoir de soucis à ce sujet. Et vu qu’il n’avait pas de veste, ses clopes avaient donc élues domiciles dans une des poches arrières du pantalon du brun. Ça allait être un jeu d’enfant.

Le regardant faire son numéro d’équilibriste, Nerio profitait, sans se l’avouer, ou plutôt sans vouloir être vu, de la vision du dos du brun qu’il distinguait sans mal sous sa chemise, les muscles qui roulaient au niveau de ses épaules, ceux de son bras tendu, et puis tiens, parlons des fesses du préfet. Non, en fait, il n’allait pas en parler. Trop d’égarement allait résulter de cette discussion intérieure. Concentre toi plutôt pour trouver le paquet ! Il se trouve dans une poche arrière de son pantalon. Je vais devoir faire une focalisation sur ses fesses. Mauvaise idée ! Très mauvaise idée même. Fais… Une focalisation sur le nœud papillon ! C’est bien ça ! Ouais, bien sûr, ça met juste en valeur son cou, et j’ai juste envie d’y… Non, je veux pas savoir ce que tu veux faire à son cou. Juste une ou deux marques violettes de la taille d’une mornille, Conscience, rien de grave. C’est cela oui ! Je sais très bien ce que tu veux lui faire, je suis dans ta tête l’italien ! Traitresse !

« Et au cas où tu n'avais pas compris, je voulais dire par-là que si vraiment tu voulais le récupérer il faudrait venir me le reprendre, ton paquet. »  Noooooooon, arrêtes ! Genre on avait pas comprit ! Pas futé le mec ou quoi ? Non je sais pas, c’est… Gamin. Mais ça me convient. Au moins il ne me fou pas de vent alors. Ça me va comme ça. Gamin et enjoué. Il se décida à bouger, sautant sur le muret, rattrapa son équilibre sans difficulté, et se dirigea droit sur le français, ôtant sa veste au passage. Nerio se planta devant lui, haussant un sourcil, en souriant. « C’était pas très compliqué de venir le récupérer. Je suis déçu. Allez, tiens, enfile ça, ne vas pas choper la mort pour une cigarette ! » Il lui posa sa veste sur les épaules, et se pencha en avant, jusqu’à être collé à Benjamin. Il glissa deux doigts dans la poche droite du pantalon noir de son aîné et en tira son paquet. Il fit un clin d’œil au préfet et tira un cylindre avant de l’allumer rapidement. Il était toujours face à Benjamin, les yeux dans les yeux, et il était attentif à chacun de ses mouvements. Il avait tangué quelque peu lorsqu’il était monté et Nerio ne voulait pas qu’il se casse la gueule, sans aucune classe. « On ferait mieux de descendre de là, Benjamin. Tu as marché bizarrement avant. T’es pas très stable j’ai l’impression ! Viens ! »

Il lui tendit la main, la clope coincée entre les lèvres, et un petit sourire en coin.


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