Partagez | 
 

 BAL DE FIN D'ANNEE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage


what's meant to be will always find a way
avatar


personal informations

► date d'inscription : 21/12/2009
► parchemins : 2294


MessageSujet: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 12 Sep - 6:06

La Grande Salle a revêtu ses plus belles décorations en ce soir pour célébrer le bal de fin d'années. En effet la Grande Salle était colorée tout en blanc et noir. La musique tambourine déjà alors que seuls les premiers élèves pointent le bout de leur nez. Pour beaucoup d'entre eux c'est le début de la dernière soirée à Poudlard mais seulement le début car ce soir il n'y a exceptionnellement pas de couvre-feu. Les septième et huitième années qui vont quitter l'école sont bien décidés à ce que cette soirée mémorable. On parle d'une dizaine d'after de prévus... Cependant certains ont très peur de ce bal car souvenez-vous, au dernier bal une élève est morte. Mais il n'y a pas de raison que cela se reproduise ce soir ? Non c'est l'heure de la fête, de se remémorer les bons souvenirs et les moins bons. En sept années à Poudlard voir huit, il s'en est passé des choses. Et puis de toute manière toute occasion est bonne pour faire la fête, alors amusez-vous.

tenue de soirée exigée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dissendium.org


avatar


personal informations

► date d'inscription : 24/10/2012
► parchemins : 3316


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 12 Sep - 7:36

bal de fin d'année

« Lucy Magnolia Weasley, si tu ne viens pas à ce bal je fous de la bouse de dragon dans ton shampoing, et crois-moi c’est difficile à faire partir, l’odeur de bouse de dragon » Encore une fois, la blonde essayant tant bien que mal de convaincre son entêtée cousine à l’écouter au moins une fois dans sa vie. L’annonce avait été placardée la veille mais tout le monde était déjà au courant : un bal. Ils avaient décidé d’organiser un bal pour fêter le départ des septièmes années et des classes préparatoires, mais toutes les années y étaient conviées et Roxanne était bien déterminée à ramener sa cousine, que ce soit de gré ou de force. Mais finalement la brune acquiesça et un sourire se dessina sur les lèvres de la vipère. « Super, à tout à l’heure, fais toi-belle et je te récupère devant ta salle commune » lança-t-elle avant de déposer deux baisers sur les joues de sa cousine et de partir. Jetant un coup d’œil à sa montre elle vit qu’elle n’avait pas autant de temps que ça devant elle et se hâta de se rendre dans sa salle commune où les conversations allaient bon train. La blonde traversa l’antre des serpents avant de rentrer dans son dortoir et de se précipiter dans la salle de bain. S’enfermant à double-tour histoire qu’une de ses camarades ne tente pas une intrusion intempestive, la blonde se faufila dans la douche avant d’en ressortir une bonne demi-heure plus tard. Se séchant les cheveux d’un coup de baguette magique elle sortit de la salle de bain enroulée dans une lourde serviette avant d’ouvrir sa malle et de fouiller dedans. Tenue de soirée exigée avaient-ils précisé sur le panneau. C’est vrai qu’ils avaient vraiment eu le temps d’aller faire du shopping pour leur foutu bal, surtout qu’ils n’étaient plus autorisés à quitter l’établissement sous peine de se faire enfermer dans les cachots pendant trois semaines avec pour seule compagnie l’elfe de maison qui leur apporterait de la nourriture. Comment ça j’exagère ? Fouillant de fond en comble dans sa malle, la blonde finit enfin par tomber sur ce qu’elle cherchait : une robe simple, noire et brillante, décolletée dans le dos et… légèrement trop courte pour la norme de l’école. Mais après tout, ils avaient demandé d’être bien habillé, alors leurs protocoles ils pouvaient se les garder. La vipère enfila donc sa robe et termina de se préparer dans les formes. Une heure et demie plus tard, elle était complètement prête et n’avait plus qu’à aller chercher sa cousine devant sa salle commune. Traversant sa propre salle commune, elle vit la quasi-totalité des serpents préparés. Or, bon nombre d’élèves avaient décidé de ne pas se rendre au bal suite aux derniers évènements. A croire que les serpents ne perdaient jamais une occasion de faire la fête, et que toutes ces histoires les réjouissaient. Un soupir traversa ses lèvres tandis que du coin de l’œil elle apercevait Ariel en compagnie de Thiago Montgomery, apparemment en pleine discussion. Seulement son esprit de commère n’eut pas le temps de s’y attarder puisqu’elle arriva bientôt devant la porte de la salle commune et sortit dans le couloir. Le bruit de ses talons résonnait sur les dalles et bientôt la blonde fut postée devant la salle commune de sa cousine. Jetant un regard à sa montre, elle tapota du pied contre le sol poussiéreux des cachots et attendit. Attendit. Et attendit. Enfin, la porte s’ouvrit sur la silhouette de Lucy, vêtue d’une robe beige magnifique. Le regard noir, la blonde lança à sa cousine un « J’ai failli m’impatienter » avant de lui attraper le bras et de l’entraîner hors des cachots. « Heureusement pour toi que t’es magnifique ce soir, je m’en voudrais de détruire une si belle robe » Les deux cousines montèrent les marches à l’unisson même si, de toute évidence, Roxanne semblait plus enjouée que sa cousine. « Aller Lu’, on va se marrer. Et puis même si c’est pas drôle on pourra toujours aller chercher un truc en cuisine et fuguer dans le parc hein ! » Les deux jeunes filles arrivèrent bientôt devant les portes de la Grande Salle qui étaient grandes ouvertes et Roxanne s’arrêta l’espace d’une seconde avant de reprendre sa route et de pénétrer dans la pièce. Qui était décorée en noir et blanc. Une grimace passa sur le visage de la jeune fille dont les yeux trainèrent tout le long de la salle. « Ouais bon ok, la déco est carrément moche mais bon... » La Grande Salle était déjà occupée par quelques élèves dont certaines connus de la blonde mais pour le moment la seule chose qu’elle cherchait se trouvait être … le buffet. « Eurk c’est quoi ce truc ? » demanda la blonde arrivée devant le buffet en pointant une sorte de… chose difforme et innommable. Puis se servant un verre d’un des breuvages étalés sur la table, la blonde se tourna vers sa cousine après avoir lancé un regard hautain à la moitié de la salle. « Et sinon, pourquoi t’as pas demandé à Tymers de t’accompagner ? » Elle plongea son regard dans celui de sa cousine avant de vider son verre cul-sec. Elle non plus n’avait pas de cavalier. Elle aurait pût venir avec Alistair mais c’était… compliqué. Quant à sa vie sentimentale récente, autant dire qu’elle avait été chaotique. La seule personne avec qui elle aurait pût venir se trouvait actuellement hors de Poudlard et était pourchassée par des Mangemorts avides de sang. Belle perspective. Se resservant un autre verre, la blonde se tourna vers le reste de la pièce, attendant quelque chose qui lui fasse oublier les derniers évènements, et surtout lui permette de lâcher ses nerfs.

Spoiler:
 

__________


    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


victory needs sacrifice ∞ ∆DMIN
avatar


personal informations

► date d'inscription : 18/04/2010
► parchemins : 5756


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 12 Sep - 11:08


Lucy ne voulait pas aller à ce bal, surtout pas après que son père ait été tué froidement par on ne savait qui. Des mangemorts évidemment, des ordures, des pourritures de mangemorts ! Mais Roxie avait insisté, elle avait dit qu'elles iraient ensemble, sans cavalier. Lucy avait plié et accepté, comme toujours ou presque. Roxie avait souvent le dessus. Il faut dire qu'elle était très persuasive et puis peut-être que ça lui changerait les idées d'être avec les autres à une soirée. En plus, elle verrait sûrement Adrian, peut-être qu'ils arriveraient à s'isoler un peu et c'était le meilleur qui pourrait lui arriver. Bon ça ne serait pas sympa pour Roxanne mais Lucy la connaissait. Dès qu'elles arriveraient, elle retrouverait des gens et elle ne serait jamais seule de la soirée. C'est plutôt Lucy qui risquait de se sentir bien seule en réalité. Triste réalité.
Enfin la soirée n'avait pas commencé et elle avait déjà un problème, elle ne savait pas quelle robe mettre ! Elle n'avait pas vraiment des robes super chic alors que l'occasion imposait d'avoir une robe de ce genre-là. Et il était bien sûr hors de question qu'elle demande une robe à l'une de ses camarades. Elle aurait pu demander à Roxie mais non. Finalement elle finit par trouver une robe beige qu'on pouvait croire rosée un peu. Ça ferait l'affaire et puis ça faisait très été. Elle était vraiment dans le créneau. Pur ses cheveux, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle en attacha une partie histoire de ne pas être gênée. Le maquillage était léger bien sûr, Lucy n'aimait pas vraiment se maquiller de toute manière et elle n'était pas super douée. Avec les années, elle s'était considérablement améliorée mais ce n'était pas encore le top du top. Enfin elle devait se dépêcher car elle était quasiment en retard. Elle devait retrouver Roxanne devant sa salle commune. Elle attrapa donc ses escarpins beiges, se regarda une dernière fois dans le miroir pour s'assurer d'être convenable et elle sortit.

Roxie était là comme prévu ou alors elle était en retard mais Lucy était plus en retard qu'elle donc dans tous les cas s'était parfait. « J’ai failli m’impatienter » Elle exagérait. Lucy était persuadée qu'elle venait juste d'arriver. « Heureusement pour toi que t’es magnifique ce soir, je m’en voudrais de détruire une si belle robe » Un compliment ça faisait toujours plaisir, Lucy appréciait grandement. « Merci, je te retourne le compliment. T'es superbe comme d'habitude ! » Roxanne avait de la classe, elle s'habillait toujours bien. Lucy l'enviait souvent, elle aurait voulu trouver cela facile aussi de bien s'habiller mais ce n'était pas le cas. « Aller Lu’, on va se marrer. Et puis même si c’est pas drôle on pourra toujours aller chercher un truc en cuisine et fuguer dans le parc hein ! » Roxanne réussit à lui décrocher un sourire. C'est vrai elles pourraient quand même passer une soirée sympa et puis elle pouvait pas vivre dans le passé, elle devait avancer. « J'espère que le jus de citrouille est dopé, sinon c'est même pas la peine que je reste. » Lucy alcoolique ? À peine, elle refaisait pas toute une existence de fêtarde invétérée. Et puis en plus cette facette de sa personnalité, elle n'était pas obligée de l'abandonner. On pouvait au moins lui laisser cela.

Les deux filles arrivèrent enfin dans la Grande Salle. « Ouais bon ok, la déco est carrément moche mais bon... » Elle l'avait dit. « Tu crois ? » On pouvait voir que l’administration s'était pas foulée pour la décoration. Roxanne parla du buffet, enfin c'est ce que crut comprendre Lucy car elle n'écoutait pas vraiment. Elle regardait autour pour voir qui était déjà là. Pas beaucoup de personnes, il fallait bien le dire. Néanmoins elle suivit docilement Roxanne ne s'attendant pas au coup qu'elle lui réservait. « Et sinon, pourquoi t’as pas demandé à Tymers de t’accompagner ? » Elle la regardait en plus droit dans les yeux, ne laissant même pas à Lucy l'occasion de préparer un mensonge convenable. Du coup pour toute réponse, Lucy se servit à boire et but son verre quasiment cul-sec elle aussi. « Un vulgaire jus de citrouilles, cette soirée va être longue ! » Elle regarda de nouveau Roxie et elle sut que sa cousine ne la lâcherait pas tant qu'elle n'aurait pas répondu à sa question. « Arrête, y a rien du tout entre Adrian et moi. Je veux plus lui parler toute manière. » Faux, elle ne demandait que cela. « Faut que t'arrête, lui et moi ça t'obsède beaucoup trop. » Elle mentait très mal, elle savait que Roxanne savait qu'elle mentait. Elle se resservit donc à boire pour se donner quelque chose à faire et paraître moins ridicule. Roxanne ne lui laisserait jamais de repos, hein ? Elle attaquait d'entrée de jeu.

Spoiler:
 

__________
il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackholenow.tumblr.com/


lost in fucking mind
avatar


personal informations

► date d'inscription : 29/02/2012
► parchemins : 1273


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 15 Sep - 10:28



Cette soirée promettait d'être excellente, tout avait été préparé pour que la fête soit parfaite, cela bien sûr dans le but de satisfaire les petits mangemorts en devenir qui quittaient le château pour le ministère, mais Benjamin n'en avait que faire, une soirée était une soirée. Il comptait donc bien en profiter, s'amuser, danser, rencontrer de nouvelles personnes. Faire partie des impartiaux devait bien avoir un avantage. Les fêtes – légales, organisées par le directeur et ses collaborateurs s'entend – étaient assez rares pour être remarquées. Et puis, c'était aussi l'occasion de terminer la soirée dans le lit d'un beau et ténébreux jeune homme. Benjamin en salivait d'avance. Ajustant son smoking et son nœud papillon tout en se regardant dans le miroir, Benjamin ajouta une dernière touche à sa tenue, une rose blanche enchantée pour s'ouvrir et se fermer à une vitesse très lente tout au long de la soirée. Merci l’assiduité aux cours de sortilèges.

Ouvrant les portes de son placard, il jeta un coup d’œil pour savoir s’il n’oubliait pas quelque chose, après tout il ne fallait surtout rien omettre, ce soir, certains de ses camarades passaient leurs dernières soirées ici, alors certains seraient peut-être prêts à des folies inhabituelles. Il prit donc un deuxième préservatif qu’il coula dans sa poche, à côté de ses cigarettes. Un sourire s’étalant sur ses lèvres il fit demi-tour et se rendit à la salle de bal, l’heure était venue.

Au travers des couloirs il ressentit bien l’effervescence et le mélange distinct des sentiments de chacun à propos de ce bal, de cette fête de mauvais goût. En fait, l’annonce avait plus ou moins eu l’effet du bal de l’année dernière. Certains ne l’avaient vu que d’un très mauvais œil, d’autres l’avait vu comme une excellente occasion de s’amuser. Il était vrai que le principal souvenir que chacun gardait du précédent bal était la mort de Jenny Adster, l’amie de Benjamin, qui était pourtant une obscure, une élève convaincue de la cause du Lord. Cet épisode avait troublé le préfet, qui s’était beaucoup questionné après sur la légitimité d’un régime comme celui-ci, tout à fait dictatorial, ni juste, ni bon. Et surtout si peu reconnaissant. Il avait ensuite tenté de passer à autre chose, mais il n’y était jamais vraiment réussi à vrai dire. Il avait toujours cet épisode en tête, quoi qu’il arrive. Il revoyait la demoiselle bleue et bronze, sublime dans sa robe écrue, foudroyée par un abominable éclair vert. Les yeux fous du directeur, l’expression profondément choquée de certains élèves, la mine insondable d’autres, le visage impassible des professeurs. Sur le moment, Benjamin n’avait su quoi faire, il avait été immobile pendant quelques secondes, puis avait repris ses fonctions de préfet et avait reconduit chaque élève de Serdaigle jusqu’aux dortoirs. Ce soir-là, il avait aussi découvert un lui un aspect protecteur qu’il n’avait pas connu avant. Mais cela non plus il préférait ne pas s’en rappeler. Comme si cette qualité le souillait. Mais ce soir, tout se passerait comme il le voulait, aucune raison ne motivait une quelconque mauvaise surprise. Il espérait en tout cas, il voulait s’en persuader.

La salle était très belle, finement décorée, elle invitait à la délicatesse, à la joie, au bien-être. Aussi mangemorts qu’ils soient tous, ils avaient bon goût. Benjamin se dirigea vers une table et pris une coupe d’hydromel posée là, la vaisselle était en cristal, c’était vraiment de très bon goût, très frais. Scrutant le reste de la salle, les fesses légèrement appuyée contre le bord de la table, le brun jaugea de haut en bas tous ces couples arrimés les uns autres aux autres, en train de nourrir ces pathétiques idées reçues et images commerciales que tout un chacun avait de l’amour. Ils reproduisaient tous un schéma qu’ils espéraient propice à un amour long et fort, mais ils ne comprenaient pas que l’amour était fait pour être partagé avec de multiples personnes et pour des laps de temps réduits. Ses yeux voguant au gré des danseurs qui se faisaient déjà une joie de se trémousser sur la piste, il finit par les poser sur un joli visage qui ne lui était pas inconnu. Un demi-sourire étira ses lèvres alors qu’il se relevait pour partir à l’attaque. Quelques pas en direction du bel italien qu’il avait en ligne de mire suffirent à le rendre bien sûr de lui. Nerio, c’était ce garçon d’un an son cadet que Emily lui avait présenté quelques semaines plus tôt. Apparemment l’italien succombait aux charmes du français mais de façon bien plus romantique que ne l’aurait espéré Benjamin. C’est pourquoi il avait préféré mettre les choses au clair et étouffer aussitôt ses espoirs, non sans une certaine délicatesse bien entendu, de façon à sauvegarder une éventuelle partie de jambe en l’air. Et l’intérêt de cette manœuvre allait se vérifier ce soir ou jamais. Le préfet arriva aux côtés du Poufsouffle et posa sa main sur son épaule pour attirer son attention. De près il était toujours aussi canon. La musique étant déjà assez forte, il l’utilisa comme prétexte pour s’approcher suffisamment de son interlocuteur pour entrer dans son périmètre d’intimité. « Salut Nerio, tu vas bien ? Jolie soirée et jolie déco n’est-ce pas ? » Il lui sourit et enleva sa main de son épaule. Voyant que le jeune homme n’avait rien dans les mains, Benjamin lui tendit sa propre coupe, lui proposant du regard de poser ses lèvres là où lui-même avait posées les siennes. Et comme pour l’y encourager il but encore une gorgée avant de lui tendre à nouveau le verre. Benjamin était du genre rentre-dedans, cela avait parfois le don de mettre mal à l’aise certaine personne, mais au moins, il trouvait que chacun savait à quoi s’en tenir grâce à cela.

Spoiler:
 

__________


+ if life was an easy matter
we'd probably be together for ages

(c) dusty scarecrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


► Can't get it off my mind
avatar


personal informations

► date d'inscription : 24/04/2013
► parchemins : 551


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 15 Sep - 10:47


bal de fin d'année


Nathanaël se regarda dans le miroir, ajusta sa cravate et soupira doucement. ''Par Merlin, qu'est-ce que la beau-gosse attitude te va bien mon gars'' pense le jeune Gryffondor en souriant bêtement. Passant distraitement la main dans ses cheveux, il les replaça doucement, renonçant à l'idée de les dompter, car de toute manière, c'était peine perdue. Sa chevelure n'en faisant souvent qu'à sa tête, alors bon. Et puis de toute façon, mais si elle partait dans tous les sens, ça attirait les filles, alors pourquoi se donner la peine de les coiffer ? Et puis, ce n'était qu'un bal de merde, où le lion se rendait parce qu'il ne manquait jamais une soirée et une occasion de se bourrer la gueule en toute impunité. Il fallait dire que ces derniers temps, les fêtes s'étaient faites plus rares, sans doute à cause des examens. Mais maintenant qu'ils étaient bien loin derrière les élèves, Nathanaël avait bien l'intention de s'amuser et de profiter de la vie. Et puis, maintenant, il y avait Bry. C'était leur première véritable soirée depuis qu'ils s'étaient réconciliés, et Nathanaël avait pris la ferme décision de ne pas répéter les erreurs du passé en se fixant des règles dès le début. Première règle. Ne pas l'embrasser. Tout le monde savait comment cela s'était terminé la dernière fois, ils avaient coupé les ponts pendant des mois et ils en avaient souffert tous les deux, alors hors de questions de remettre ça sur le tapis. Deuxième règle, ne pas péter la gueule au cavalier de Bry. Pour éviter d'avoir à le faire, et surtout pour éviter toute tentation, il avait pris les devants et avait invité la Poufsouffle à l'accompagner. Au moins comme ça, il l'aurait à l’œil, et ça serait plus facile pour lui de la surveiller. Surtout qu'il y allait avoir à ce bal une dizaine de mâle en manque de sexe et avides de poser leurs mains sales sur de jolies filles en robe de soirée, alors il avait bien l'intention de marquer son territoire. Bry, c'était sa propriété. Enfin, pas vraiment sa propriété, mais c'était presque pareil. Et puis, depuis qu'il était de nouveau célibataire ( apparemment la dite petite amie n'avait pas apprécié d'apprendre que le jeune Crickson avait invité Bryonia au bal ), ils passaient presque tout leur temps libre ensemble alors... Ah le célibat, pour la première fois depuis longtemps, Nathanaël l'appréciait. Cela faisait du bien de souffler un peu et d'en profiter pour voir les gens qu'on aimait. Pas de prise de bec dès le matin, et pas besoin de combler le manque d'affection de ces filles en manque d'affection.

Nathanaël passa de la salle de bain au dortoir et enfila sa veste. Bien sûr, pour le bal, il avait opté pour le classique mais néanmoins fidèle costume-cravate. C'était une valeur sûre. Et puis, il savait que cela lui allait comme un gant, alors pourquoi chercher à faire original ? Il aurait pu demander à Bry ce qu'elle comptait porter, histoire qu'ils aient des tenues accordées, mais il s'était dit que cela lui ferait une belle surprise. De toute manière, qu'importe ce qu'ils mettraient, ils seraient le plus beau couple de la soirée.  S'aspergeant de parfum, Nathanaël estima qu'il était fin prêt. Il glissa sa baguette dans une poche intérieure de son veston, se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit et s'installa les jambes dans le vide. Attrapant son paquet de cigarettes dissimulé dans une autre poche, il en alluma une en regardant ses camarades de dortoir s'activer pour le bal. Il avait eu envie de leur sortir un petit pic comme ''cherchez pas les mecs, c'est moi le plus beau'', mais il s'était abstenu. D'ordinaire si franc, Nathanaël avait cessé de vouloir toujours chercher des noises aux garçons de son dortoir parce qu'au final, il allait encore devoir se les coltiner tout l'été, et même pendant encore une année entière. Son dortoir était vraiment composé de gros nuls. Entre Potter, Levingston et Shaun, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Enfin si, il  avait tout de même Adrian qui était sympa, et heureusement, sinon ça ferait longtemps que Nathanaël aurait pété un câble. Il ne se sentait pas vraiment à sa place dans ce dortoir, et le fait qu'il soit composé principalement de résistants ou d'impartiaux à tendance résistante lui compliquait aussi la tâche. Jetant son mégot dans le vide, il sauta du rebord de la fenêtre et regarda l'heure. Il était temps d'y aller. Il avait promis à Bry d'aller la chercher devant sa salle commune. Et comme celle des Poufsouffle était loin loin loin de celle des Gryffondor, et qu'il n'avait pas du tout envie de se presser, il préférait partir tout de suite. Et puis, personne ne le retenait ici. Nathanaël descendit les marches doucement, croisant au passage plusieurs élèves, mais ne s'attarda avec aucun d'entre eux. Aucun intérêt à cela. Arrivant enfin dans le couloir près des cuisines, le jeune homme hésita à s'y rendre pour prendre de la nourriture, il avait un peu faim, il fallait l'avouer. Il espérait qu'il y aurait un buffet. Il commença à attendre sa cavalière. Cinq puis dix minutes. Heureusement, il était patient aujourd'hui, et puis, rien ne pressait au final. Après une légère attente, Byonia sortit enfin et Nathanaël lui offrit son plus beau sourire. Comme dans les vieux films moldus à l'eau de rose, il s'empara de sa main et la porta à ses lèvres pour lui offrir un baiser. « Vous êtes très en beauté ce soir mademoiselle. » Il lui tendit ensuite son bras pour l'accompagner jusqu'à la grande salle. Une fois à l'intérieur, il glissa à son intention : « Toujours pas doué pour la déco, le dirlo. » La musique tambourinait déjà dans les oreilles du jeune homme et sans attendre, Nathanaël entraîna sa cavalière sur la piste de danse. La faisant tourbillonner une fois, puis deux, puis trois. « Attends-toi à avoir le tournis, j'ai bien l'intention de danser jusqu'au bout de la nuit. »


Spoiler:
 

__________

+True friends stab you in the front.+
friendship is not something you learn in school. But if you haven't learned the meaning of friendship, you really haven't learned anything.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


∇ time bømb
avatar


personal informations

► date d'inscription : 12/05/2013
► parchemins : 840


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 15 Sep - 15:13

Bal de fin d'année


« Marloes ouvre cette putain de porte nous aussi on veut se préparer merde ! » un sourire traversa les lèvres glossées de la rose quand elle entendit sa camarade de chambre tambouriner à la porte de la salle de bain. Effectivement ça devait bien faire une demie heure, voire trois quart d’heure qu’elle monopolisait la pièce mais tant pis, ce n’est pas vraiment comme si ses camardes de dortoir sortiraient miraculeusement jolies de cette pièce, elles étaient des cas désespérés alors autant leur rendre service en les empêchant de se ridiculiser en se pavanant au bal dans des robes plus moches les unes que les autres. Ignorant royalement les insultes qui lui étaient directement destinées, Alissa termina de se maquiller légèrement, appliquant son mascara avec soin puis son fard à joue. Elle sécha ensuite ses cheveux mi blond, mi rose qui l’a rendait si unique d’un coup de baguette avant de les attacher avec des pinces dans un chignon lâche coiffé décoiffé, laissant des mèches folles retomber en cascade autour de son visage fin et dans sa nuque. La jeune fille jeta ensuite un coup d’œil à la robe écrue qui trônait sur un cintre accroché à la porte. Elle était magnifique. Courte, moulante, dans une dentelle fine et dos nu. La robe parfaite sur laquelle elle se serait jetée si elle avait eut l’occasion de faire les boutiques de nouveau en France. Mais voilà, savoir que cette robe lui avait été offerte spécialement pour l’occasion par son oncle la dérangeait. Elle savait toutes les pensées salaces et perverses qui traversaient l’esprit de son oncle quand il la croisait alors elle savait aussi que le choix de cette robe mi sage mi sexy n’était pas anodin, loin de là. Finalement elle se décida à la passer, de toute façon elle n’avait pas vraiment le choix au vue de l’heure, même si faire poireauter Nolhàn quelques minutes étaient une idée plus que délicieuse. Une fois satisfaite par son reflet, la serdaigle se parfuma et sortit enfin de la salle de bain sous le regard noir de ses camarades ce qui eut le don de la faire sourire une fois de plus.  Enfilant ses talons aiguilles puis attrapant sa pochette, Marloes pu enfin sortir de ce dortoir où régnait une tension palpable dont bien évidemment elle était la cause. Ignorant royalement les élèves présents dans la salle commune mise à part Ada à qui elle adressa un sourire en coin, la jeune femme sortit enfin dehors pour faire face à un Nolhàn en costard. Il était beau. Non plus que ça encore mais plutôt s’arracher la langue avec des baguettes chinoises que de le lui dire. Le détaillant ouvertement de la tête au pied, Alissa plongea ses yeux dans les siens un court instant avant de lui montrer le couloir du menton. « Quoi tu attends le déluge ? » oui c’est l’hôpital qui se fout de la charité mas bon, on ne pouvait plus vraiment la changer la petite. Serrant doucement sa pochette dans sa main, Marloes jeta un nouveau coup d’œil en direction de son cavalier de fortune alors qu’ils se mettaient en chemin pour la grande salle, ses talons claquant sur le sol.

« T’es moche comme ça, on ne peut pas dire que le costard te mette à ton avantage désolée...» mauvaise foi quand tu nous tiens. Ne pensant pas un mot de ce qu’elle venait de prononcer, la serdaigle détourna les yeux pour regarder droit devant elle alors qu’ils arrivaient déjà à la grande porte, la musique se faisant déjà fortement entendre, des élèves s’agglutinant déjà en masse dans la salle. On ne peut pas vraiment dire que Nolhàn avait été son premier choix, à la base elle voulait y aller avec Thiago mais il avait préféré y aller avec Ariel, autant dire que la jeune fille avait fortement apprécié la petite blague de son meilleur ami d’y aller avec une de ses pires ennemies. Mais bon, Nolhàn était loin d’être dégueulasse et au moins avec lui il y aurait de l’ambiance alors pourquoi pas. Pénétrant à son tour dans la grand salle, Marloes jeta un coup d’œil au personne présente, adressant un sourire à Benjamin en l’apercevant, sourire qu’elle perdit bien vite en croisant le regard des deux Weasley, et enfin la demoiselle piqua un léger fard en apercevant Nathanaël, espérant qu’il avait oublié l’épisode du parc. Se tournant enfin vers son cavalier, la rose le vit déjà avec deux verres à la main. Quand avait-il été les chercher ? Peu importe. Prenant entre ses doigts le verre qu’il lui tendit, elle regarda avec une suspicion à peine cachée le contenu de son verre avant de relever ses yeux bleus vers Nolhàn. « Je ne boirais pas ça, je suis sûr que tu as mis un truc dedans comme du GHB dedans. » parano vous avez dit ? Oui surement et la soirée ne faisait que commencer.

Spoiler:
 

__________

    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 16 Sep - 5:18


Un long soupir s’échappa d’entre ses lèvres. Répétant pour la troisième fois la technique du nœud de cravate, Adrian commença à perdre doucement patience. Son humeur était loin d’être à la fête. Lui qui pourtant était connu pour son côté fêtard se voyait de moins en moins aimer cela. Autant dire que son esprit était ailleurs. Il pensait à l’année qu’il venait de passé, à la prochaine qui se préparait et une peur amer le prenait. Tentant une nouvelle fois le nœud, il réussit plus ou moins et ne chercha pas à recommencer. De toute façon, il n’avait pas de cavalière à qui plaire et sa bande de pote n’allait surement pas regarder comment sa cravate était mis. Le jeune homme avait enfilé son seul costard noir avec une chemise blanche. On ne pouvait pas faire plus commun. Il était élégant. Ces cheveux ébouriffé, il y passa sa main pour replacer une mèche ou deux avant de quitter la salle de bain. La salle commune était agitée. Tous les élèves s’empressaient de se préparer. Certains impatients, d’autres méfiant. Le dernier bal ne c’était pas finit dans la joie et beaucoup appréhendait un mauvais événement. Adrian pouvait le comprendre. Cette appréhension le rongeait tous les jours depuis son tête à tête avec le directeur. Il en gardait pas mal de séquelle, bien que personne ne sache ce qui c’était passé. Pas même Lucy. Serait-elle au bal ? Surement. Cela n’allait pas être simple de la voir sans pouvoir la toucher, l’embrasser ou même lui parler. Rejoignant son dortoir, il regarda ses camarades qui finissaient de se préparer, croisa Nathanaël qui partait surement chercher sa cavalière. Rejoignant son lit, il enfila sa paire de chaussure type italienne tout en écoutant avec un fin sourire la conversation des autres. Toutes ses angoisses, Adrian ne les montrera pas. Pas ce soir. Tout en terminant de lasser ses chaussures noirs fraichement cirer, il répondit à Kenneth qui lui avait demandé qui serait la chanceuse qui irait au bal avec le bébé « Personne » avait-il mécaniquement répondu. L’année précédente il avait accompagné Dalia pour que finalement chacun termine de son côté. Autant y aller seul. Et puis vis-à-vis de sa relation amoureuse, il ne se voyait pas rentrer dans la grande salle avec une jolie fille à ses côté sous le nez de Lucy. Que pourrait-elle penser ? De toute façon s’il ne pouvait pas y aller avec elle, il avait décidé d’y aller avec personne d’autre.  

Fin prêt et l’heure déjà bien dépassé, le jeune homme, suivie d’autres élèves, quitta sa salle commune. Les mains dans les poches de son pantalon, il écoutait les discutions de chacun, restant toujours un peu en retrait. Il était comme ça à présent. Du jeune homme hyper sociable et amicale, il s’était forger une bulle ou il s’isole seul –vous imaginez un peu le truc ?- Il s’était même éloigné de son meilleur ami Kenneth et surtout des autres gars du code phœnix. Autant dire qu’il n’avait plus de véritables amis. Plus il s’accrochait de la grande salle, moins il avait envie d’y mettre les pieds. De nombreux élèves s’attendaient, s’accompagnaient mains dans la main. La musique se faisait de plus en plus entendre, tout comme les rires et les chants. Pouvait-il encore faire demi-tour ? Non, car le voilà déjà dans la pièce. Noir et blanc. Très spécial comme décoration, autant dire qu’on ne s’était pas foulé. Cela ne l’étonnait pas vraiment. Pourquoi se fouler pour des gamins sans intérêt ?! Un bref balayage de la salle avant de rejoindre le buffet, Adrian aperçu quelques visages familier comme Benjamin, mais il préféra se diriger vers le buffet croyant y trouver la paie. C’est seulement près de la grande table qu’il croisa le regard de Lucy. Il eut un coup de chaud. Faire demi-tour serait vraiment suspect et aller la voir aussi, pourtant Merlin sait au quel point il avait envie de la rejoindre. A côté de la jaune, Roxanne. Il était clair qu’il ne pouvait rien faire si ce n’est tourner la tête et se servir un verre de n’importe quoi comme si de rien n’était. Il fallait qu’il trouve de quoi s’occuper et vite. « Eh Kenneth ! » où l’ami qui tombe à pic ! Ce dernier se dirigeait lui-même vers le buffet, Adrian le rejoignit lui tentant un verre. « Y a déjà pas mal de monde, c’est cool. » Il se forçait et cela ne se voyait même pas. Quel beau comédien. Ce qu’il pouvait s’en foutre qu’il y ait du monde ! Il but quasiment d’une traite son verre qui finalement ne contenait que du jus de citrouille... Si seulement il pouvait avoir plus. Etait-il possible qu’il serve quelque chose de plus ‘’alcoolisé’’ ? Surement pas ou alors les bouteilles étaient déjà vide. « Tu es venu seul finalement ? » Il s’efforçait de faire la discussion pour oublier qu’elle était là, à quelques mètres derrière lui, la fille qu’il aimait mais il lui était possible de le montrer. Comme c’était dur.              

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 16 Sep - 5:33

Bal de fin d'année


Shane se regarda dans le miroir en grimaçant. Il était ridicule. Complètement ridicule. C’est à peine s’il arrivait à se reconnaitre dans ces fringues qui bien évidemment avaient été acheté simplement pour l’occasion. En réalité il les avait commandés grâce à un magazine piqué à une fille de quatrième année. Lui n’était pas très branché vente par correspondance ou même shopping tout court. En fait il se contentait du minimum, un jean, un tee-shirt et une veste point barre, quand à son uniforme il ressemblait plus à un torchon qu’à un véritable uniforme mais au moins c’était lui et c’est aussi ce qui faisait son charme. Mais là non, il détestait son reflet. La chemise blanche, bien rentrée dans le pantalon noir à pince, la cravate de la même couleur et cette veste bien trop cintrée, bien trop…parfaite, il détestait littéralement. Quant à ses cheveux, autant de pas en parler, il ressemblait à un dandy bcbg à deux gallions. Il avait fait ça pour elle à la base, pour Pálina. Ces derniers temps il faisait tout pour se racheter son comportement de la salle sur demande quand il l’avait étranglé dans son sommeil. Il ne se remettait pas de son geste et c’est à peine s’il arrivait encore à la regarder dans les yeux. Il se sentait minable, indigne même de sa compagnie mais il ne pouvait se résoudre à la laisser partir, il s’était attaché, beaucoup trop e maintenant c’était foutu, il ne s’en détacherait plus sauf s’il y était forcé. Soupirant une nouvelle fois, Shane enleva le bas de la chemise de son pantalon, il déboutonna également les premiers boutons et desserra sa cravate pour la laisser pendre avec nonchalance, enfin il se passa les mains dans les cheveux afin de les ébouriffer, lui donnant cet air out of bed qu’il avait l’habitude de véhiculer. Là il se reconnaissait mieux, même s’il  restait plus classe que d’ordinaire, il était lui et au final il se disait que peut être Pálina le préfèrerai comme ça. Ou peut-être pas ? Il ne savait plus. Se détournant du miroir, il attrapa son joint dans le cendrier afin de le finir en attendant qu’il soit l’heure d’aller chercher sa cavalière. Il avait les mains moites comme un adolescent de collège, il ne savait pas du tout comme l’accueillir, quoi lui dire sur sa tenue, il avait peur de louper un truc et de faire une bourde, de gâcher la soirée. Et puis il se languissait de voir la rouquine en robe, on ne peut pas vraiment dire qu’il ait eut l’occasion de la voir sur son 31, en fait il l’a voyait plus souvent en habits d’Eve ou en uniforme que autre chose. Terminant son joint, Shane se décida enfin à partir. Il traversa les couloirs en saluant d’un mouvement de tête les élèves qu’ils croisaient, lire la surprise de le voir dans cette tenue dans plusieurs regards ne fit qu’accroitre son anxiété mais il ne fit pas machine arrière, se postant gentiment devant la salle commune des rouges en attendant Pálina.  Finalement il n’attendit pas longtemps puisque le tableau laissa enfin sortir la demoiselle. Shane sentit son cœur louper un battement en la voyant, ses yeux glissant sans gêne sur le corps de la gryffondor, sur sa robe magnifique, son visage. Il ne l’avait jamais vu aussi belle. Plongeant finalement son regard dans le sien, il attendit qu’elle vienne vers lui en souriant doucement, attrapant son menton entre son pouce et son index afin de maintenir son visage tandis qu’il posa ses lèvres sur les siennes, l’embrassant lentement, presque chastement. Il s’enivra de son parfum sucré avant de se détacher de quelques centimètres, sa bouche frôlant encore la sienne. « Tu es magnifique, tu devrais t’habiller comme ça plus souvent… » Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il finit par se détacher totalement, sa main glissant le long du bras de Pálina pour attraper la sienne pour entremêler leurs doigts, exerçant une légère pression sans la lâcher du regard. « Humm et sinon ton Matt est de la partie aussi ou on a une chance de passer la soirée tranquille ? » la laissant répondre, il l’entraina ensuite dans les couloirs vers la grande salle. Il avait du mal à cacher sa nervosité, ce milieu n’étant pas du tout le sien, il ne se sentait pas à sa place. Tournant légèrement la tête il aperçut quelque chose dans le couloir et devina assez facilement au vue de la bestiole que ça provenait encore de son esprit. Par réflexe et il serra un peu plus la main de la jeune fille avant que finalement ils ne se retrouvent devant la grande salle. Inspirant longuement, il lâcha la main de Pálina afin de passer son bras autour de sa taille fine, la rapprochant de lui et ils entrèrent à leur tour dans la grande salle décorée. La musique battait déjà son plein et pas mal d’élèves étaient déjà arrivé. Shane adressa un sourire en coin à Roxanne, il aimait bien se foutre de sa gueule même si la serpentard appréciait moyennement puis son regard passa sur Nathanaël qui parlait avec Bryonia, son sourire se fit alors plus insistant avant qu’il ne repère le buffer. Tournant la tête, le brun alla poser ses lèvres sur la tempe de sa cavalière « Tu veux quelque chose à boire ? ».



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 16 Sep - 6:05

i can't stop


« Non mais tu vas pas mettre ça quand même ? Dis-moi que t’es pas sérieuse ? » La rousse leva les yeux en direction de sa camarade de chambre, un air étonné peint sur le visage. Elle ne voyait pas du tout le problème dans sa tenue, il était hors de question qu’elle mette une robe à froufrous roses pour aller se pavaner comme la moitié des filles de cette école. Déjà que l’idée d’un bal de fin d’année ne l’enchantait guère… Elle ne savait même pas pourquoi ils avaient décidé d’y aller tous les deux. La conversation avait abordé le sujet du bal et ils avaient haussé les épaules en disant que ce serait marrant et qu’au pire ils pourraient toujours s’échapper dans un coin plus sombre. A croire que traîner avec Shane la rendait débile et niaise comme un marshmallow. Plongeant ses yeux verts dans le regard de sa camarade, elle haussa les épaules avant de baisser le regard vers sa robe. En somme toute simple, une robe passe-partout. « Bah quoi ? Je vois pas le problè- » Mais l’écossaise n’eut pas le temps de terminer sa phrase que celle qui se prétendait être une amie l’attrapait par le bras avant de l’emmener en direction de sa garde-robe. « Non mais je rêve, c’est le bal de fin d’année Pál, l’occasion de voir tout le monde une dernière fois » « Si tu crois que ça m’enchante de les voir » fut la réponse marmonnée par la rouquine qui se tut finalement sous le regard noir que lui lança sa camarade. « Et donc je disais, il faut que tu mettes un truc pour marquer le coup. Surtout si t’y vas avec Wheeler » Et vas-y que je t’envoie un regard en coin genre « je sais ce que tu fais avec lui ». Pétasse. La brune lâcha alors le bras de la rouquine et commença à fouiller dans sa malle pour dénicher sa perle, comme elle l’appelait, tout en marmonnant dans sa barbe que ce n’était pas possible d’être aussi antipathique, solitaire et blasée de tout. Ce qui fit apparaître un léger sourire sur les lèvres de la lionne, sourire qui disparut lorsque sa camarade sortit enfin la robe qu’elle cherchait. « TADAM » Attend quoi tadam ? T’appelle ça tadam toi ? J’appelle ça enfer. « Alors là, rêves, jamais je mettrais ça » « On pari ? » Bientôt, la robe – enfin le morceau de tissus plutôt – arriva dans les bras de la lionne qui fut ensuite poussée en direction de la salle de bain par cette furie qui criait à qui voulait bien l’entendre que Pálina ne sortirait pas de cette pièce tant qu’elle n’aura pas enfilé cette robe. Et après on vient nous dire qu’il faut avoir des amis, alors qu’ils vous poignardent dans le dos dès la première occasion. Enfermée dans la salle de bain, la jeune fille regarda avec un air dépitée le morceau de tissu qu’elle tenait entre deux doigts. En soit la robe n’était pas laide, mais sur elle… C’était complètement bizarre. Un soupir traversa alors les lèvres de la jeune fille tandis qu’elle ôtait sa propre robe pour enfiler celle de son amie. Un regard au miroir et une grimace plus tard, elle sortait de la salle de bain, le regard noir. « Contente ? Par contre je te préviens, compte pas sur moi pour être ta poupée, oublie coiffure et maquillage » Le sourire éclatant de son amie disparut instantanément, remplacé par une moue boudeuse. Jetant un regard à sa montre, la rousse vit qu’elle était en fait, carrément en retard à cause des délires de sa camarade de dortoir. Posant une dernière fois son regard sur son reflet, elle envoya un sourire à la brune avant de sortir telle une tornade de la pièce, dévalant les escaliers perchée sur ses talons. Lorsqu’elle sortit enfin de la salle commune des rouges et or, elle aperçut la tignasse reconnaissable de Shane qui l’attendait non loin de l’entrée. S’avançant à grands pas vers lui, le souffle court, elle parla avant même d’être arrivé à sa hauteur. « Je te préviens, si tu te moques de la robe, je te tue. C’est Ela qui m’a forcé à enfiler ce truc » Mais le brun la prit de court, déposant ses lèvres sur les siennes et la jeune fille s’y abandonna l’espace de quelques secondes, retrouvant l’odeur et le parfum désormais bien connus de son amant. « Tu es magnifique, tu devrais t’habiller comme ça plus souvent… » Sans pouvoir le réfréner, un sourire se dessina sur les lèvres de la rousse tandis que ses yeux scrutaient la tenue du jaune et noir. Il était presque habillé comme d’habitude, avec légèrement plus de classe ce qui le rendait encore plus attirant aux yeux de la rouquine. « Toi non plus t’es pas mal » répondit-elle tandis que Shane déposait sa main dans la sienne, leurs doigts s’entremêlant. « Humm et sinon ton Matt est de la partie aussi ou on a une chance de passer la soirée tranquille ? » Shane l’entraîna alors à travers les couloirs tandis que la rousse lui lançait un regard noir. « Haha très drôle, quel sens de l’humour ce soir mon cher Wheeler » Heureusement pour elle, et pour eux, Matt n’avait pas encore fait son apparition dans l’esprit dérangé de la demoiselle, et elle espérait vraiment qu’il n’allait pas en faire de toute la soirée. Tandis que le couple avançait dans le dédale de couloirs, la rousse sentit la main de Shane se serrer davantage et elle reprit la parole. « Rappelle-moi pourquoi on y va ? Sérieusement ce bal d’hypocrites ne me donne pas du tout envie » Mais c’était déjà trop tard, les deux élèves arrivaient devant la Grande Salle et Pálina sentit la main de Shane se glisser sur sa taille et l’entraîner à l’intérieur de la pièce, décorée d’une piètre façon. S’avançant lentement dans la pièce, la rousse jeta un œil sur les élèves présents et reconnut quelques personnes, dont Lucy ou encore Adrian mais aucune personne bien connue de la rouquine. « Tu veux quelque chose à boire ? ». La voix du brun résonna aux oreilles de la rousse qui se tourna vers lui, un sourire aux lèvres. Acquiesçant d’un simple signe de tête, elle le vit partir en direction du buffet, tandis qu’elle observait les alentours, mal à l’aise. Sa robe la mettait mal à l’aise, les gens la mettait mal à l’aise, et elle avait envie d’une cigarette. Ou d’un truc à boire. Fort. Prenant une large inspiration, la rousse ferma les paupières quelques secondes avant de reprendre son courage à deux mains et de rouvrir les yeux. Pour tomber sur une vision d’horreur. Marlie ou un truc dans le genre Ferreti, en train de minauder à côté de Shane, à côté des verres de jus de citrouille et de la nourriture. Un sourire crispé aux lèvres, la rousse se dirigea donc à son tour vers le buffet, se rapprochant de Shane et se postant juste à côté de lui, son regard posé sur la fille aux cheveux roses. « Y a un problème ? » Ok, la soirée commençait très mal, elle sentait que sa soirée allait surtout se terminer dans un bain de sang et qu’elle allait faire bouffer les chewing-gums qui lui servaient de cheveux. « On va danser ? » Plutôt crever mais elle n'avait pas le choix. Attrapant le verre que Shane avait à la main, elle attrapa ensuite la main libre de son petit-ami, adressant un sourire forcé à la nouvelle.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 16 Sep - 11:41

fuck that shit


Le brun observa son reflet une dernière fois avant de détourner les yeux et de sortir de la salle de bain, se retrouvant dans son dortoir encore bien occupé. Le bal des dernières années était quelque chose d’important pour la plupart d’entre eux, mais pas pour le vert et argent qui continuait les études l’année prochaine. Il n’avait donc aucune raison spéciale de s’y rendre, hormis observer ses camarades de classe sombrer dans la débauche. Desserrant sa cravate qui lui sectionnait à moitié le cou, le brun passa une main dans ses cheveux bouclés avant de sortir une cigarette de son paquet et de l’allumer sous le regard inquisiteur de son voisin. Si le jeune homme n’avait aucune raison spéciale d’y aller, cette année était tout de même différente : il avait une cavalière. Une vraie. Enfin pas comme Ariel avec qui il se rendait à la Grande Salle avant que chacun ne vaque à ses occupations respectives. Non pas qu’il n’aimait pas la jeune fille, au contraire il passait de très très bons moments en sa compagnie, mais il savait très bien que dès qu’ils auraient franchis les portes elle allait retrouver ses amis ou ses ennemis. Sauf que cette fois-ci, il devait retrouver Madelyn. Madelyn qu’il avait invité au bal et qui avait accepté, et maintenant il se retrouvait face à la dure réalité : affronter une marée humaine et des ennuis conséquents. Entre Marloes qui allait lui tomber dessus telle une furie, Madelyn à qui il avait promis une conversation et les rencontres désastreuses qu’il allait sans doute faire, cette soirée s’annonçait déjà riche en émotions. Mais étrangement, il avait hâte de retrouver la Poufsouffle, de l’enlever du bal et d’avoir, enfin, une véritable conversation. Quant à ce qu’il allait lui dire… Pour l’instant il n’en avait pas la moindre idée mais il allait improviser, comme toujours. Écrasant son mégot de cigarette dans le cendrier, le brun jeta un regard à sa montre avant d’attraper sa veste de costume noire et de sortir du dortoir après avoir salué ses camarades. Il avait rendez-vous avec Ariel dans la salle commune, mais lorsqu’il y arriva, elle n’y était pas encore. Chose peu étonnante, c’était une fille. Le brésilien se laissa donc tomber dans l’un des lourds fauteuils en toile portant les couleurs de sa maison et écouta d’une oreille distraite les conversations alentours en attendant sa cavalière éphémère. Cavalière qui passa bientôt le seuil de la porte, encore plus ravissante que d’habitude. Lui lançant un sourire éclatant, le brun se releva et déposa ses lèvres sur les joues douces de la vipère avant de lui tendre le bras. « Belle robe. Même si ce qui est en dessous est plus à mon goût » lança-t-il avec un clin d’œil à la brune avant de se diriger vers la porte de sortie. Les deux serpents s’engagèrent alors dans le dédale de couloirs qui menait à la Grande Salle, et bientôt ils furent devant, la musique battant déjà son plein. Prenant une large inspiration, le brun emmena la brune à l’intérieur de la pièce, observant au passage les personnes déjà présentes. Une Marloes au regard noir l’accueillit froidement à côté du buffet en compagnie de Wheeler et MacLeod et Thiago lui lança un sourire en coin. Non loin, il reconnut deux Weasley, Lucy et Roxanne, et d’autres têtes connues de vue. Se tournant vers la brune qui l’accompagnait, il lui lâcha le bras avant de passer sa main dans ses cheveux. « Je vais te chercher un verre » Et de se diriger vers le buffet où Marloes se tenait, en grande conversation. Tout en se servant deux verres, le brun se pencha légèrement vers sa meilleure amie avant de lui glisser à l’oreille « T’es venue finalement. » et lui lança un regard en coin avant de reculer malgré les appels de la jeune fille. « On se voit plus tard ! » Il n’avait pas envie de se faire étriper à peine arrivé, il avait encore de nombreuses choses à régler ce soir. Revenant vers la batteuse, le brun lui tendit son verre avant de porter le sien à ses lèvres, ses yeux verts scrutant les environs à la recherche d’une blonde bien connue. Et quelques minutes plus tard, il l’aperçut, traversant la Grande Salle la tête légèrement baissée. Un sourire se dessina alors sur les lèvres du vert et argent tandis qu’il posait sa main sur le bras d’Ariel et se penchait à son oreille. « Je te laisse avec tes... amis. On se retrouve pour l’after de toute manière » Et il déposa ses lèvres sur la tempe de la jeune fille avant de se diriger vers le buffet où il prit un second verre. Ses pas se dirigèrent ensuite vers la jaune et noire qui lui tournait le dos. Arrivé juste derrière elle, il se pencha vers son oreille avant de lui susurrer. « Pas aussi transparente que le chemisier malheureusement. » Son regard scruta alors le visage de la jeune fille et il lui tendit le second verre qu’il portait dans ses mains. « Tu es magnifique, j’aime beaucoup la robe » ajouta-t-il en portant son verre à sa bouche et en avalant une gorgée tout en gardant les yeux rivés vers sa cavalière. Puis, il se pencha de nouveau vers la jeune fille, ses lèvres cherchant l’oreille de la jaune. « Dès qu’on trouve un moyen de s’échapper d’ici, on aura notre discussion. » Puis il se redressa, un sourire aux lèvres. « Mais avant, ion profite du buffet et on danse. Comme ça m’éviteras aussi de me faire tuer, les psychopathes ne s’aventurent pas sur la piste de danse » Il tendit alors sa main libre à la jeune fille, espérant l’entraîner au buffet. Où les choses semblaient chauffer légèrement. Cette soirée n’était peut-être pas une si bonne idée, les relations entre diverses personnes étant très… différentes et conflictuelles.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mar 17 Sep - 11:31


Qu’est-ce qu’il aimait les soirées. Mais qui n’aimait pas cela ? C’était l’occasion de voir le monde regroupé dans un même endroit. C’était le moment de tous les voir bouger dans un même mouvement, une vague de couleur et de notes de musique. C’était si différent de la vision que l’on pouvait avoir du monde maintenant. C’était pétillant et joyeux. Nolhàn aimait les soirées parce qu’en général, tout le monde y souriait ; et au lieu que ça pue la transpiration, ça puait la joie de vivre. Il n’y avait rien de mieux. Rien de mieux pour remonter le moral, alors peut-être que Marloes arrêterait de tirer la gueule. D’ailleurs où est-ce qu’elle était celle là ? Voilà des heures qu’il l’attendait devant la salle commune des Serdaigle – d’après ses instructions précises – très précises. Lorsqu’elle lui avait fait part de ses règles, ça avait sonné comme des éléments utlra importants et que s’il ne les respectait, ce serait la fin du monde. Cette fille était une véritable catastrophe. Depuis qu’il l’attendait, il se répétait la liste des raisons pour lesquelles il l’avait choisi comme partenaire ; mais bientôt il n’aurait plus beaucoup de raisons valables. En plus de cette attente interminable et de cet ennui qui devenait une véritable torture, Nolhàn voyait tous les élèves se casser vers la grande salle pour s’éclater. Le jeune homme soupira et laissa sa tête tomber, la prenant entre ses mains, soupirant de désespoir. Il allait devoir se retenir pour ne pas l’étrangler en la voyant arriver. Fallait quand même pas trois heures pour se préparer, c’était incroyable ça. Le mythe sur les filles dans une salle de bain n’était pas infondé hein ! Lui il avait mit quoi, vingt minutes tout au plus ? Une douche, la tenue, les chaussures, un dernier coup d’œil dans le miroir et voilà c’était tout bon. Nan mais franchement, comment perdre des minutes inutiles ? Mais elle sortit, l’apparition. Il leva les bras en l’air : « Alléluia ! » Suite à son numéro elle le dévisagea de haut en bas et il fit de même. Cette robe lui allait bien, elle était jolie, bien qu’elle la trouve un peu trop courte à son goût. Il ne put s’empêcher de regarder de droite à gauche si quelqu’un les observait, mais personne. Evidemment, ils étaient tous à la soirée : « Quoi tu attends le déluge ? » Quoi ? Quoi ? Quoi ? QUOI ? Oh putain il allait la défoncer, avec son petit regard narquois là ! Il allait la défoncer. C’est lui qui allait se servir de ses talons aiguilles pour lui crever les yeux. Mais il ne dit rien, non, Nolhàn respira profondément, il fit preuve d’une grande sagesse. C’était nouveau pour lui. Et il ne trouvait pas ça cool. « T’es moche comme ça, on ne peut pas dire que le costard te mette à ton avantage désolée... » Il sourit, c’est sûr qu’un compliment lui aurait arraché la bouche à celle-là ! Tant mieux, parce que pour lui c’était pareil … : « Parce que tu crois qu’avoir passé trois heures dans la salle de bain t’as arrangé ? T’es un cas désespérée … » Et il se tourna vers elle, imitant son expression et sa voix : « Désolé … »

Ils arrivèrent devant la grande porte et l’on pouvait déjà voir des gens se trémousser gaiement sur la piste de danse. Un grand sourire déjà prenait tout son visage alors que sa partenaire tirait toujours une sale tronche. Bon certes, il y avait les pestes qui l’emmerdaient, mais ce soir, il fallait faire abstraction de tout ça. Elle pouvait sourire un peu ? Mais un vrai sourire, pas un de ces petits rictus qu’elle balançait sans problème à tout va. Il la laissa retrouver les personnes qu’elle connaissait et alla chercher directement de quoi boire. Lui, il avait décidé de boire et de fumer plus tard un petit truc avec Shane, il était où d’ailleurs ce drogué ? Il le chercha quelques secondes mais décida de vite retourner à ses verres et à Marloes qui était toute seule. Elle parut surprise de le voir avec ses boissons mais n’y prêta pas attention et lui tendit son rafraichissement, elle en avait besoin. Elle n’avait pas l’air du même avis puisqu’elle lui jeta un regard suspicieux : « Je ne boirais pas ça, je suis sûr que tu as mis un truc dedans comme du GHB dedans. » Dépité, il était dépité. Doucement il passa une main sur son visage : « J’en peux plus. J’en peux plus. Je ne tiendrais pas toute la soirée, c’est impossible … » Oui, il regrettait de plus en plus de lui avoir demandé de venir avec lui. Il aurait presque préféré y aller tout seul, après tout, qu’est-ce qu’il s’en foutait de venir seul ou accompagner, son but restait le même. « Je ne vais pas te droguer ! Et je ne suis pas un psychopathe pervers ! Si tu crois que j’ai envie de toi en plus … » La soirée allait être longue … Très longue. Plus que longue même, interminable … « Et si t’as pas confiance, t’as qu’à aller te le chercher ton verre » Et c’est ce qu’elle fit. Bon, il n’avait pas été sympa ok, mais franchement ! Croire qu’il allait lui donner cette merde ça allait un peu loin, à croire qu’elle le mettait vraiment dans le sac de ces gros connards. Enfin il ne la perdit pas longtemps de vu puisqu’il l’aperçut, discutant avec Shane. Ah ouais alors comme ça elle pouvait le remplacer avec le premier venu ? Comme ça ? Ah mais non, on ne jetait pas Nolhàn ainsi ! Jamais ! Dommage, il n’avait toujours pas vu Mimi, sinon ils auraient déjà recommencé leur petit jeu. Bon, il n’avait d’autre choix que d’intervenir. Le jeune homme se posta derrière Marloes, c’est fou comme il arrivait à tout voir normalement, même lorsqu’elle était devant lui. Microbe : « Dis donc Shane, c’est pas parce que t’as perdu ta partenaire que tu dois piquer celle des autres hein ? » Il n’était pas vraiment sérieux, disons qu’il n’était pas aussi froid que pourrait l’être sa phrase, mais mi- jaloux quand même, bien que jamais il ne l’avouerait. Heureusement sa petite amie arriva, Pàlina c’était, Nolhàn en avait entendu parler par le biais de Shane, mais ils n’avaient jamais été présenté : « Y a un problème ? » Le jeune homme sentit la tension entre les deux jeunes filles et haussa les épaules à la question. Après tout il ne se sentait pas concerné par leurs hsitoires.  Mais elle n’était pas très commode non plus cette rousse. Qu’est-ce qu’elles avaient à être toutes de mauvais poils ? Ou alors il n’avait pas de chance. Ouais c’était ça forcément. « On va danser ? » Il décida de répondre même si la question ne lui était pas adressé, en se tournant vers la rose : « Oh oui allons danser ! Vous saviez que Marloes était une excellente danseuse ? » Une danseuse étoile. Ahem. Il se retourna vers les autres, échappant au regard noir de la Serdaigle : « Ah mais si ! Elle adore ça ! Elle a ça dans le sang … » Il reposa à nouveau ses yeux moqueurs sur sa partenaire et lui prit la main fermement. Ils étaient mignons.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar


personal informations

► date d'inscription : 24/10/2012
► parchemins : 3316


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 18 Sep - 2:28

bal de fin d'année


La salle de bal se remplissait peu à peu et la vipère observait la porte d’entrée, son regard s’arrêtant parfois sur quelques personnes et une grimace se dessinant sur ses traits lorsqu’elle voyait quelqu’un qu’elle n’aimait pas. Portant son verre à ses lèvres, la jeune fille regretta fortement l’admission des plus jeunes puisque de ce fait l’alcool n’était pas autorisé ce soir. Tant pis, elle trouverait bien un moyen de se rendre aux cuisines et de choper quelques bouteilles avant de s’enfuir dans le parc en compagnie de sa cousine et, pourquoi pas, quelques autres amis des deux Weasley. Mais pour le moment, la jeune fille était occupée par sa cousine brune. « Un vulgaire jus de citrouilles, cette soirée va être longue ! » C’est ça, fuit la conversation. Lucy connaissait mal Roxanne, cette dernière étant bien déterminée à connaître le fin mot de cette histoire avec le lion. Lui lançant un regard noir par-dessus son verre, la jeune verte et argent haussa les sourcils comme pour dire ‘c’est ça fout toi de ma gueule’. « Arrête, y a rien du tout entre Adrian et moi. Je veux plus lui parler toute manière. » Pardon ? PARDON ? Non mais allô la Terre, elle pensait que Roxanne était née de la dernière pluie ou bien quoi ? Posant son verre sur la table du buffet avec force, la verte croisa les bras sur la poitrine avant de plonger son regard dans celui de sa cousine. « Faut que t'arrête, lui et moi ça t'obsède beaucoup trop. » Oui et bien chacun ses occupations dans la vie hein. Roxanne ne prenait même pas ça comme une insulte, elle avait la fibre des potins depuis sa naissance et ce n’était pas Lucy qui allait la persuader d’arrêter. Surtout quand il s’agissait d’elle. Observant sa cousine lui resservir un verre, la vipère la remercia rapidement avant d’attraper le gobelet et de le porter à ses lèvres puis de le reposer. Faisant claquer sa langue contre son palais, elle passa sa main dans ses cheveux avant de soupirer. « Tu mens mal Lucy Weasley. Très très mal. » Le regard de la blonde alla ensuite vagabonder dans le reste de la pièce et un sourire se dessina bientôt sur ses lèvres. Se retournant vers sa cousine, elle lui attrapa le bras, un plan machiavélique prenant forme dans son esprit. « Tu sais quoi ? Moi j’y crois pas à ton histoire de ‘y se passe rien du tout blablabla’ » La blonde avait pris une voix aiguë pour imiter sa cousine et continua après avoir marqué une légère pause. « Regarde qui viens d’arriver. Alors maintenant tu vas le voir ou je te jure que je m’occupe de ton cas. Et crois-moi, tu lui auras parlé avant la fin de la soirée » Puis la blonde tira Lucy en avant et s’avança de l’autre côté du buffet où se trouvait, bah tiens, Adrian. Tapotant sur l’épaule du brun, elle vit qu’il parlait avec Shaun et elle ne pût s’empêcher de jauger l’autre lion de la tête au pied, une grimace au visage. « Tiens, même avec un costume tu restes aussi moche et pathétique » Puis elle tourna la tête vers Adrian et lui lança un sourire. « Adrian, désolée de te déranger dans ta… passionnante conversation avec… lui » Elle lança un regard dégoûté à Kenneth avant de poursuivre. « Mais avec Lucy.. » Elle tira la brune en avant pour qu’elle soit juste en face d’Adrian. « On se demandait si tu savais on où pourrait… trouver de l’alcool » La vipère envoya un sourire éclatant au brun tout en serrant le bras de la jaune et noire pour ne pas qu’elle s’échappe avant de tourner la tête. « Oh ! Ça te dérange si je te la confie quelques minutes ? J’ai quelque chose à dire à… Ariel » Puis, lâchant le bras de sa cousine et la poussant quasiment dans les bras du rouge et or, elle recula de quelques pas, son sourire grandissant à mesure que le regard de sa cousine se faisait de plus en plus noir. « Pas de bêtises hein, je reviens bientôt ! Je compte sur toi pour garder un œil sur elle hein ! » Puis elle lança un clin d’œil à Adrian avant de tourner les talons, fière de son petit coup. Elle avait presque envie de se frotter les mains en riant de manière diabolique, mais il y avait trop de témoins et elle ne voulait pas passer pour une folle. Retournant de l’autre côté du buffet où se trouvait son verre, elle vit avec dégoût que Wheeler était posté juste à côté. Et merde. Et le temps qu’elle arrive à son verre, voilà que Ferretti avait rejoint le brun. C’était la réunion des cons ou quoi ? Ah non, on avait oublié de convier la tarée de rouquine et l’autre français. Et bah voilà, la dream team au grand complet, tout ça pour le plaisir de la blonde, elle en avait de la chance. Se redressant de toute sa hauteur, la blonde approcha du groupe qui ne fit absolument pas attention à elle, encore heureux, et tenta d’attraper son verre tout en écoutant la conversation. « Y a un problème ? » Une bagarre ? Oh ouais. Enfin bon, de toute évidence elles se battaient pour Wheeler, ce qui était complètement fou mais bon, tant qu’il y avait du crêpage de chignon dans l’air, la vipère était contente. La musique qui battait dans les oreilles de la blonde ne lui permit pas d’entendre toute la conversation mais elle perçut des phrases prononcées par… Rocker ? Lycker ? Enfin le brun là quoi. « Vous saviez que Marloes était une excellente danseuse ? » Haha la bonne blague. « Elle adore ça ! Elle a ça dans le sang … » » La blonde ne pût s’empêcher de laisser un ricanement s’échapper de ses lèvres mais au même moment, un coup de coude fit valser son verre qui alla se renverser sur la table, éclaboussant la nappe blanche du jus de citrouille. Putain de merde. Jetant un regard à sa robe, elle vit avec soulagement que cette dernière n’était pas tâchée. Mais ce n’était pas une raison. Se retournant vers la fautive qui était, fallait s’en douter, cette pétasse de française, la blonde la jaugea de haut en bas, un sourire méchant sur les lèvres. « Écoutes Ferretti, c’est pas parce que t’as un gros cul que tu dois bousculer tout le monde ok ? » Lançant un regard dégoûté aux autres membres de la dream team, elle se tourna pour se resservir un verre puis refit face à la rose. « Sympa la robe » Et d’éclater de rire avant de tourner les talons. Bon, maintenant qu’allait-elle faire ? Elle avait laissé sa cousine aux mains de son prince charmant, avait fait chier la française, maintenant elle devait trouver une autre occupation. Ses yeux se posèrent sur les autres élèves présents, repérant Nathanaël avec une Poufsouffle, Ariel avec des amis et… Madelyn Rosebury avec Thiago Montgomery ? Mais non. Oh mon Dieu. Qu’est-ce que c’était que cette soirée de malades mentaux ? Ils étaient dans une sixième dimension au moins là, c’était le monde à l’envers. Portant son verre à sa bouche, la blonde continua à traverser la salle, observant les gens, repérant des potins dignes de ce nom et gardant un œil sur sa cousine.

Spoiler:
 

__________


    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


belle, c'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
avatar


personal informations

► date d'inscription : 07/03/2013
► parchemins : 409


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 19 Sep - 9:24


Le château était en feu, c’était jour de fête et comme tout jour de fête, il se devait d’être magistral, exceptionnel, inoubliable. Eden était plutôt embêtée, car les bals n’étaient pas trop sa tasse de thé, car au fond, elle savait pertinemment qu’elle risquerait d’y croiser Stefan aux bras d’une quelconque pétasse de l’école. Certes, pour elle, aucune de toutes celles qu’il pouvait bien lui présenter ne serait jamais à la hauteur, car il était sien, elle se voulait sienne. La pire avait tout de même été Roxanne. Elle était de toute, celle que la blonde avait le plus en horreur et ce depuis des années ; les deux jeunes adolescentes n’étaient jamais parvenues à s’entendre sur quoi que ce soit. Eden la trouvait trop prétentieuse, trop hautaine, trop vulgaire parfois. Pourtant, elle en connaissait elle aussi un rayon sur le vulgaire, elle était bien loin d’être une fille « comme il faut ». Selon les enseignantes de l’orphelinat, elle n’était destinée à rien et ses conneries et son impolitesse la mèneraient directement à sa chute. Elle n’en avait que faire. Elle voulait vivre. Vivre vraiment et ne pas être conditionnée par des règlements superficiels. Il était comme elle Kit aussi, ils s’étaient suivis depuis toujours mais c’était tellement plus difficile aujourd’hui. Quelque chose avait changé, une chose inexplicable avait séparé les deux amis qui pourtant avaient toujours été liés comme le pouce et l’index. Les choses avaient changées, les hormones s’étaient fait une place au soleil et avaient terni leur belle amitié. La gryffone ne cessait de se répéter qu’elle ne pouvait pas lui en vouloir de chercher ailleurs ce qu’elle ne se voyait pas lui donner et pourtant, cette simple idée la répugnait. L’idée simple qu’il était un garçon et qu’il devait se vider la dépassait et ainsi, elle avait beaucoup de mal à comprendre son papillonnage et toutes ses absences. La différence était que de son côté, elle n’avait rien à vider, rien à gagner et rien à perdre, rien sauf lui, peut-être. Quelques jours auparavant, elle s’était débrouillée pour embrasser Nathanaël devant ses yeux, pour qu’il la voit, pour qu’il réagisse, fasse quelque chose. En vain. Du moins, c’est ce dont elle était persuadée pour l’instant. D’un pas nonchalant et d’une vitesse peu enjouée, elle pénétrait dans la Grande Salle où devait se dérouler le bal. Seule. Plus seule que jamais, la belle était convaincue qu’elle trouverait bien quelqu’un pour combler l’absence de cavalier à ses côtés. Après tout, elle n’en avait que faire des coutumes et du regard que pouvait bien poser les autres sur elle si elle ne les respectait pas. Elle était jeune et certaine que sa jeunesse lui permettait certains écarts que personne ne pourrait jamais venir lui réprimander. Elle fut prise d’un haut le cœur en voyant la longueur des jupes de certaines de ses camarades ; pour sa part, elle avait opté pour une longue robe noire qui trainait par terre malgré ses hauts talons, une robe ornée de dentelle qu’elle affectionnait beaucoup. C’était Sarah qui, à Pré-au-Lard, quelques jours auparavant, lui avait presque forcé la main pour qu’elle l’achète. Eden en était secrètement ravie. Au loin, elle apercevait les deux cousines Weasley, Roxanne et Lucy. La blonde était vêtue d’un minuscule bout de tissu, qui bien que trop court, lui allait à ravir (même si cette simple constatation suffisait à mettre la lionne hors d’elle).  La robe de Lucy était un peu plus longue, un peu plus rose, un peu plus pailletée et bien qu’elle trouvait la Poufsouffle très à son aise sur ses escarpins, elle ne put s’empêcher de se convaincre de ne jamais acheter de robe rose, trouvant cela trop barbe à papa (pour elle, du moins). Elle concédait tout de même que sa camarade était magnifique ainsi vêtue et se fût un choc de remarquer à quel point toutes les filles du château étaient ravissantes en cette soirée, elle qui n’avait qu’une très mauvaise image d’elle même était à deux doigts de prendre ses jambes à son cou. Elle resta tout de même. Elle voulait que Kit s’aperçoive qu’elle pouvait très bien s’en sortir sans lui à son bras, même si intérieurement, elle criait son nom pour qu’il vienne la rejoindre, lui embrasser la joue et danser une valse avec elle. Geolia était élégant dans son costume noir, ce qui pour Eden contrastait avec ses tenues habituelles. Lui aussi, avait voulu être beau ce soir : c’était réussi. Nathanaël se tenait fièrement un peu plus loin et, en passant près de lui, la lionne lui déposa un baiser sur la joue avant de lui adresser un clin d’œil et de continuer sa route en direction d’une place libre au bar. Un sourire faux vint se dessiner sur les lèvres d’Eden pendant qu’elle s’imaginait entrevoir la culotte de Marloes si celle-ci avait, à un moment où à un autre, besoin de se baisser pour ramasser quelque chose. Décidemment, elle ne faisait elle non plus pas dans la longueur. Assise au bar, elle balaya encore une fois la salle du regard. Tous les garçons portaient tous ce même costard noir qui, à défaut d’être gay, procurait une classe certaine à celui qui le portait. Elle s’arrêta quelques instant sur Pálina qui faisait un sans faute avec sa tenue de soirée. Eden adressa un sourire sincère à son amie avant de s’en désintéresser pour ne pas jouer « les voyeuses ». « Un jus de citrouille, s’il vous plaît. » Les pulsations de son cœur battaient au rythme des basses et, même si elle tentait de se défaire de la soirée, de trouver un peu de solitude, elle savait que ce calme serait de courte durée et que quelqu’un viendrait la gêner. Stefan ne viendrait pas. Elle en était sûre et certaine. Après tout, il avait les bals en horreur et… et puis elle s’en foutait. Qu’il ne vienne pas. C’était mieux ainsi. Et pour tout le monde.


Spoiler:
 

__________


I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


But baby running after you is like chasing the clouds
avatar


personal informations

► date d'inscription : 02/02/2013
► parchemins : 387


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 19 Sep - 10:09

bal de fin d'année


Il passa une main dans ses cheveux, reniflant avec dédain en se regardant dans le miroir. Tu as des valises sous les yeux, Nerio. Faut arrêter la clope et dormir plus. Tiens, ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas manifesté celle-ci ! Mais elle n’avait pas tout à fait tord, il avait des cernes bleutés sous les yeux, absolument terrifiant. Parfait, vraiment. J’ai l’air d’un cadavre ambulant, sympa pour une soirée de bal. Ça commence mal. Bien sur. Ce soir, il y avait un bal. Pour fêter le départ de certains élèves et le passage en année préparatoire d’autres. A première vue, il y avait matière à se réjouir. Puis il avait apprit qu’au dernier bal, celui de Noël, si il avait tout compris, il y avait eu un mort. Une élève, une jeune fille partisane des idées du directeur. Il avait trouvé cela dégueulasse, et ça n’avait pas amélioré sa motivation pour aller dans cet endroit où il y aurait plein de monde, trop de monde d’ailleurs même, pour regarder les gens danser, boire illégalement jusqu’à ne plus tenir debout, et les plus émotifs pleurer toutes les larmes de leur corps. Non, définitivement, ce n’était pas le genre de soirée qu’il aimait. Il était plutôt du genre un bon livre, une couverture et un thé. Oui, comme les vieux actuellement, mais ça ne le dérangeait pas plus que cela. La foule, ce n’était pas sa tasse de thé, justement. C’était des mouvements de foule que résultaient les catastrophes, les drames, et ce genre de choses. Et puis sincèrement, pourquoi aller à cette fête, alors que la dernière avait fait un mort ? Une jeune fille probablement adorable, avec pleins d’amis et des ambitions. Il avait croisé son fantôme une ou deux fois dans les couloirs, mais il ne s’était jamais arrêté. Après tout, il n’était pas là quand c’était arrivé, et qu’aurait-il pu bien lui dire ? « Désolé que tu te sois fait tuer, c’est moche ? » Un peu trop déplacé à son goût.

Il souffla un bon coup, se passa de l’eau sur le visage, désespéra encore quelques secondes à propos de ses cernes, réajusta son costume et sortit du dortoir, croisant fort heureusement Maddie dans la salle commune, qui lui arrangea son petit soucis à coup d’anti cernes et de fond de teint. Très fille, voir très gay. Mais bon, c’était mieux que faire peur au trois quart des personnes présentes dans la salle. Devait-il préciser qu’il allait à ce maudit bal à cause de Maddie, justement ? Enfin presque. Il y allait aussi juste un peu par curiosité, pour voir si des gens intéressants y seraient. Mais si ça n’avait tenu qu’à lui, il n’aurait mis qu’un T-shirt, une veste de costume et un jean noir, juste pour faire un tour. Puis était arrivé Maddie et sa bonne humeur à toute épreuve, et par après Emily, et son envie de faire la fête, et il se retrouvait à marcher dans les couloirs les mains dans les poches, vers la salle d’où s’échappait déjà un bruit qui lui filait mal au crâne. L’italien inspira profondément, chercha machinalement ses cigarettes et ses bonbons acidulés pour avoir un peu de réconfort, lissa une dernière fois sa chemise, et pénétra dans l’arène.

Il y avait des corps déjà collés serrés, en train de danser, d’autres en train de boire et à l’odeur de leurs verres, ce n’était certainement pas du jus de citrouille, certains discutaient entre eux, et lui il était là, planté au milieu de cette foule, ne sachant trop que faire ou encore où aller. Il n’était venu accompagné de personne, en premier lieu parce qu’il n’avait invité personne, en deuxième parce que personne ne l’avait invité, et en dernier car il ne voulait pas devoir rester trop longtemps contre son gré. Faire danser une fille toute la soirée, très peu pour lui. Et pendant qu’il cherchait désespérément le buffet des yeux, - oui, il avait une relation toute particulière à la nourriture, il adorait ça, littéralement -, la présence de quelqu’un envahit son espace vital. Crispant la mâchoire, il s’apprêtait à lancer une remarque acide au petit inconscient qui avait osé s’approcher de lui aussi prêt, mais cette dite remarque resta bloquée quelque part dans sa gorge quand il croisa les prunelles de Benjamin. Il ne voulait pas passer pour une petite fille en fleur, mais il pourrait parler pendant des heures des yeux de Benjamin, tellement ils étaient beaux et le fascinaient. Non, rectification, il pourrait parler de Benjamin pendant des heures, si il le devait. C’était un peu pathétique, Nerio en avait bien conscience. Surtout que ce garçon là ne voulait pas de lui. Deuxième rectification, il voulait bien de lui, mais seulement de son corps, et ça n’enchantait pas vraiment le Poufsouffle. Il ne voulait pas de ça, il voulait plus. Plus qu’une relation charnelle. Et si le refus de Benjamin l’avait froissé au départ, il ne savait plus trop quoi en penser, maintenant qu’il était là à lui tenir compagnie et à lui tendre son verre.

« La décoration est pas trop à mon goût, mais bon, on va dire que c’est pas mal. Et la soirée… Sérieusement Benjamin, c’est quoi ce bal ? Comment vous faîtes pour vous réjouir d’une fête pareille ? » A peine les mots franchirent ils ses lèvres qu’il les regretta. On avait vu mieux en matière de lancement de conversation. Mais c’était vraiment sortit tout seul, il était horrifié par tout cet engouement de la part des élèves. Il passa une main nerveuse dans ses mèches, affichant un tout petit sourire contrit pour ne pas le faire fuir. Attrapant le verre que son aîné lui tendait, Nerio jeta un coup d’œil circulaire à la salle avant de focaliser à nouveau son attention sur son interlocuteur. « Joli costume. » Pitoyable. Noies toi dans ta boisson Nerio. L’italien renifla discrètement le contenu du verre, au cas où, avant de le porter à ses lèvres et d’avaler une gorgée. Pas mal. Mais pas assez fort pour lui. « Il n’y a pas moyen d’avoir un truc un peu plus fort ici, si déjà je dois supporter les gens et la musique ? Ah, Benjamin, pitié, sauves moi, montres moi le buffet ! » Il marqua une pose, avant de reprendre avec un air soucieux «  Il y a bien un buffet au moins ? Signore, dis moi qu’il y a un buffet ! » Il but encore une gorgée de la boisson, qu’il trouvait plutôt sympathique au final. Il secoua doucement son verre, le tendant de nouveau au Serdaigle. « Qu’est-ce que c’est comme boisson ? »


Spoiler:
 


Dernière édition par Nerio De Massari le Sam 21 Sep - 23:39, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


victory needs sacrifice ∞ ∆DMIN
avatar


personal informations

► date d'inscription : 18/04/2010
► parchemins : 5756


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Ven 20 Sep - 10:20


« Tu mens mal Lucy Weasley. Très très mal. » Sans blague. Lucy allait répondre que non et incendiait sa cousine, c'était le cas de le dire mais celle-ci ne lui en laissa pas de temps. Elle avait d'autres projets pour elle. En effet elle lui attrapa le bras avant de lui dire : « Tu sais quoi ? Moi j’y crois pas à ton histoire de ‘y se passe rien du tout blablabla’ » Lucy lui demandait pas forcément de la croire, juste de la laisser tranquille. C'était déjà une très grande et nette différence. « Regarde qui viens d’arriver. Alors maintenant tu vas le voir ou je te jure que je m’occupe de ton cas. Et crois-moi, tu lui auras parlé avant la fin de la soirée » Lucy n'eut même pas le temps de réfléchir que Roxanne la tirait en avant vers Adrian. Qu'il était beau dans son costume ! Bien sûr qu'elle avait envie d'aller le voir mais le fait que ça soit Roxie qui l'y oblige, ça ne lui plaisait pas du tout. Elle n'était pas une marionnette au service de mademoiselle Roxanne Weasley. Certes elle avait ainsi une excuse pour être vue au près d'Adrian, c'était bien mais ça l'exaspérait. Adrian n'était pas seul, il était avec son meilleur ami, Kenneth. Ça risquait d'être électrique. « Adrian, désolée de te déranger dans ta… passionnante conversation avec… lui mais avec Lucy.. » Roxie la poussa en avant. Elle avait qu'à la mettre directement dans les bras d'Adrian pendant qu'elle y était. Roxanne était tellement rentre-dedans, Lucy en était un peu choquée. Elle n'avait pas l'habitude d'être aussi sans gêne et assurée, en tout cas pas avec les garçons. Bon il faut dire que son expérience au niveau relations amoureuses était assez limité, c'est vrai. « On se demandait si tu savais on où pourrait… trouver de l’alcool » Oh très bonne l'excuse, vraiment. Lucy n'aurait sûrement jamais trouvé mieux, Roxanne excellait dans le domaine. Cependant Roxanne serra encore un peu plus le bras de Lucy. C'est bon elle n'allait pas fuir. Elle pouvait rien faire de toute façon et puis maintenant qu'elle touchait quasiment Adrian à cause de Roxanne,elle avait encore moins envie de partir. « Oh ! Ça te dérange si je te la confie quelques minutes ? J’ai quelque chose à dire à… Ariel » Et hop, voilà que Roxie la pousse d'avantage vers Adrian. Presque rien les séparait. Lucy aimait cette proximité comme elle la redoutait, c'était très étrange. Il y avait trop de monde et d'un autre côté, ses envies. Elle avait du mal à réfléchir. « Pas de bêtises hein, je reviens bientôt ! Je compte sur toi pour garder un œil sur elle hein ! » Pouvait-elle faire moins subtile ? Non certainement pas.

Voilà elle était là avec Adrian...Et Ken, mais sincèrement seul Adrian l'intéressait en ce moment. D'ailleurs elle ne savait pas trop quoi dire du fait que Ken était là. Il ne pouvait pas partir ? Ce n'était pas contre lui mais voilà. « Roxanne a de ses idées des fois. » Une phrase bateau pour combler le silence qui commençait à s'installer entre eux, même si ici le silence était plutôt un brouhaha. Finalement Ken partit, Lucy le suivit rapidement des yeux pour voir qu'il allait retrouver sa cavalière, Naranja. Avait-il deviné qu'il était actuellement de trop ? Lucy regarda alors autour d'elle pour voir si quelqu'un les écoutait ou s'intéressait à eux. Apparemment personne, tant mieux. Elle parla cependant de manière à n'être audible que par lui. « Je savais pas si tu viendrais. Je voulais pas moi mais Roxanne m'a forcée. Je suis contente finalement, ça me permet de te voir. » Lucy fit une rapide pause avant de rajouter : « Tu es très beau ce soir, ce costume te va très bien. » Elle lui fit un rapide sourire avant de reprendre un visage neutre. Aux dernières nouvelles quand Adrian Tymers et Lucy Weasley se voyaient ça faisait des étincelles. Ils n'étaient pas sensés être amis mais plutôt en froid et ils l'exprimaient souvent en élevant le ton. Lucy ne voulait pas prendre le risque de compromettre leur couverture. D'ailleurs un élève obscur les regarda bizarrement, étonné de les voir ensemble. Lucy décida de jouer la comédie. « Oh bien sûr Tymers, tu as toujours raison. Pourquoi avons-nous cette discussion de toute façon ? Ce n'est pas comme si on avait le même point de vue. » L'élève en question partit ensuite apparemment convaincu par cette mise en scène. Tant mieux. Lucy ne cherchait pas à attirer l'attention et elle savait qu'elle n'avait sûrement pas beaucoup de temps pour parler à Adrian. « Tu comptes rester longtemps ? Tu fais quelque chose après le bal ? » D'accord, elle l'assaillait un peu de question mais bon, elle profitait du peu de temps qu'elle avait. Elle ne put s'empêcher après de regarder encore de droite à gauche si quelqu'un arrivait. Lucy savait qu'elle avait en quelque sorte promis à Roxanne qu'elle resterait avec elle mais si elle pouvait voir Adrian, elle trouverait toujours une excuse pour se libérer. Elle pouvait avoir de l'imagination quand elle voulait...

__________
il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackholenow.tumblr.com/


lost in fucking mind
avatar


personal informations

► date d'inscription : 29/02/2012
► parchemins : 1273


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Sam 21 Sep - 11:54



La soirée commençait doucement son envolée, la musique était forte depuis déjà un moment, mais les élèves étaient encore en train de faire leurs entrées dans la Grande Salle décorée de dorures et de bougies. Cette fois-ci, apparemment, aucun discours n’était prévu, personne n’interviendrait, la fête semblait être voulue comme une vraie grosse soirée de détente, de relâchement pour tout un chacun, ou tout du moins ce qui étaient capables de se relâcher, dont l’esprit n’était pas hanté de quelques décès ou mauvais souvenirs. Benjamin avait autre chose en tête, bien que le souvenir de la mort de Jenny Adster l’attriste particulièrement. Ce soir, il voulait le beau Nerio dans son lit, ou dans le lit de quelqu’un d’autre, dans un couloir, un placard, peu importe, il voulait Nerio. Ce garçon, bien que trop sentimental, était vraiment canon et faisait craquer – au sens purement sexuel du terme – le préfet des Serdaigle. Face à l’italien il ne pouvait s’empêcher de détailler son visage. Sa peau hâlée semblait appeler les baisers. Ses yeux noisette en amandes ordonnaient au corps de Benjamin de s’y offrir. On pouvait le dire, ce bel étalon était physiquement ce qui se rapprochait sûrement de l’idéal du bleu et bronze. Malheureusement pour le sixième année, son aîné n’était pas du genre sentimental, auquel cas il aurait sûrement craqué pour son confrère Poufsouffle. En plus, la costume que portait Nerio avec un ruban noir négligemment noué autour de son cou – qui lui aussi appelait aux baisers soit dit en passant – laissait deviner un corps entretenu et athlétique. Tout à fait de quoi satisfaire les envies d’endurance que recherchait Benjamin. Bref, le coup idéal. Aux questions qu’il posa pour commencer une conversation, Nerio ne répondit pas vraiment d’une façon à laquelle Benjamin s’attendait. « La décoration est pas trop à mon goût, mais bon, on va dire que c’est pas mal. Et la soirée… Sérieusement Benjamin, c’est quoi ce bal ? Comment vous faîtes pour vous réjouir d’une fête pareille ? » Benjamin le regarda une seconde en levant un sourcil. Ouais… « Apparemment on n’a donc pas les mêmes goûts. » Lui lança-t-il dans un sourire poli, complètement refroidit, ignorant le reste de sa question volontairement. Après tout, peu lui importait cette soirée, tout ce qu’il l’intéressait se trouvait sous la ceinture de l’italien, ce qui existait à l’extérieur de son pantalon pouvait bien dépérir sur l’heure. Peut-être cette réponse froide était-elle due au râteau que Benjamin avait mis à son camarade quelques jours plus tôt. Peut-être… Peu importe, il n’allait pas abandonner de sitôt. Surtout en voyant Nerio passer fébrilement une main dans ses cheveux de la manière la plus sexy qui soit. Il était peut-être devenu indifférent aux charmes du Serdaigle, mais ce-dernier comptait bien y remédier et rétablir la situation initiale, à savoir Nerio accro à lui, et pas l’inverse. « Joli costume. » Pas si indifférent que ça finalement, ça c’était une technique d’approche ratée ou Benjamin ne s’y connaissait pas. « Merci. » Après avoir reniflé son verre, le plus jeune demanda « Il n’y a pas moyen d’avoir un truc un peu plus fort ici, si déjà je dois supporter les gens et la musique ? Ah, Benjamin, pitié, sauves moi, montres moi le buffet ! » Benjamin rit doucement. « Il y a bien un buffet au moins ? Signore, dis-moi qu’il y a un buffet ! » Ajouta aussitôt Nerio. « J’aime bien quand tu me parles italien, chéri. » lui répondit Benjamin, terminant sa phrase en français. « Même si, pour être honnête, j’y  pige que dalle. » Il leva les yeux au ciel, histoire de se tourner un peu en dérision. « Pour le buffet suis-moi. » Il lui prit la main, bien conscient que cela n’était nullement nécessaire, mais désireux d’établir un contact supplémentaire. Mine de rien, la salle se faisait de plus en plus remplie, alors il était presque nécessaire de tenir son ami par la main pour qu’il puisse vous suivre, presque. Arrivés devant le buffet, Benjamin le lui montra d’un ample mouvement du bras et sortit un « tadaa ! » digne des plus grands cirques Pinder et autre Zavatta, grands cirques français que Benjamin avait vu à maintes reprises. « Qu’est-ce que c’est comme boisson ? » lui demanda le bel Italien. « Ah oui, dit Benjamin, alors pour ce qui est de l’alcool, pour quelque chose de fort il faudra trouver par toi-même, en ce qui me concerne je ne bois pas, ça c’est du jus d’orange. » Il sourit largement. Il récupéra son verre et le termina d’une traite, puis le tendit à son ami. « Un autre jus d’orange pour moi s’il-te-plaît. » Il lui fit un clin d’œil puis l’emmena vers l’endroit où on prenait les boissons.

Spoiler:
 

__________


+ if life was an easy matter
we'd probably be together for ages

(c) dusty scarecrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


I will tattøø yøur heart
avatar


personal informations

► date d'inscription : 07/04/2013
► parchemins : 177


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Sam 21 Sep - 13:25


Bryonia Dante aimait le bruit des talons aiguilles sur le parquet. Ses escarpins en cuir verni faisaient un clic-cli-clac satisfaisant qui aurait pu résonner dans tout le dortoir s’il n’avait pas été couvert par le bruit des commérages et rires délirant d’enthousiasme des filles de Poufsouffle.  Pourtant, loin de l’agitation ambiante, la belle blonde flânait en sous-vêtements allant de la fenêtre à son lit, tournant avec ennui les pages d’un magazine sorcier, une cigarette accrochée aux lèvres. Elle avait toujours manqué d’intérêt pour les fêtes tout aussi mondaines qu’étudiantes, temple de la débauche et des ambitions mesquines qui la révulsait au plus haut point. La dernière en date avait été un véritable fiasco. Phalanges sanguinolentes d’un certain gryffondor qui avaient faites de son petit ami une œuvre d’art d’os brisés et de liquide vital, l’a laissant plus déboussolée que jamais. Pourtant, la vie semblait avoir repris toute ses couleurs depuis que Nathanaël et elle s’étaient réconciliés. Le monde semblait moins fade, plus intéressant, plus épanouis… Jusqu’à ce qu’elle aperçoive un baiser qui avait ranimé les flammes au creux de ses reins. Elles avaient tout ravagé, laissant en ruines et en cendres un palpitant qui n’avait rien demandé. La jalousie quant à elle était demeurée intacte, la laissant fulminante de colère. Bryonia n’avait pas digéré que son ami lui ait caché sa relation avec Eden, peu importe qu’elle n’est durée que quelques jours. A ces pensées, la blonde sentit son sang bouillir au creux de ses veines, ne supportant pas l’idée que Nathanaël l’a fasse descendre de son piédestal auréolé. Finalement, c’était peut-être par pur esprit de vengeance qu’elle avait accepté son invitation au bal. Attendre que l’alcool fasse ses dégâts, puis se laisser accoster par la gente masculine afin de mettre Ses nerfs à dure épreuve. Peu importe que l’inconnu en question se fasse démolir le lendemain, harpie indifférente prête à tout pour sauvegarder son honneur de petite fille déchue.

Un soupire d’exaspération passa la barrière de ses lèvres lorsqu’une élève se mit à sangloter bruyamment  à cause d’un trait d’eye-liner raté, dérangeant sa lecture. Elle n’avait jamais compris l’engouement des jeunes filles à assister à ce genre d’évènement. La musique était toujours trop forte, les mixtures qui servaient de boissons infâmes, et les cavaliers de mauvais danseurs. La seule clarté qui jaillissait de ces soirées ou elle se sentait au bord du gouffre avait toujours émané de son frère, mais Azaël n’était pas présent pour faire apparaitre un sourire au creux de ses joues.  Il avait pourtant fait un effort en ce jour spécial. S’appuyant sur ses genoux, l’italienne défit rapidement la masse de rubans blancs empaquetant le cadeau qui trainait sur son lit depuis la fin d’après-midi, sans l’ouvrir. Etait-ce pour se faire pardonner de ne pas avoir répondu à ses dernières missives ? Ou tout simplement parce qu’il savait qu’elle ne serait pas allée acheter quoique ce soit pour le bal, en sachant qu’elle devrait y aller dans l’unique but de représenter leur famille et d’y faire bonne figure ?

Expirant une bouffée de fumée, elle remit une mèche blonde convenablement, puis se décida à ouvrir le paquet, visiblement trop curieuse pour faire la forte tête et résister au présent que lui envoyait son frère aîné. Après les montagnes de papiers de protections superflus, ses doigts fins et avides entrèrent enfin en contact avec le tissu soyeux. Un sourire satisfait étira alors ses lèvres rouges. Azaël n’avait pas perdu son goût des bonnes choses.  Dans le paquet, la robe ne ressemblait qu’à un vulgaire bout de tissu crème serti de paillettes, mais sur elle, c’était comme une seconde peau. Le décolleté en losange mettait ses formes en valeurs, tandis que la jupe faite de voiles, et ajourée d’une découpe sexy et inattendue sur la hanche, faisait apparaitre ses jambes fuselées. Tournant sur elle-même devant la grande glace de son dortoir, la jeune femme s’observa minutieusement sous tous les angles, ravie de son cadeau. Mais alors que Bryonia glissait lentement vers son lit afin de récupérer ses affaires, elle remarqua le regard inquisiteur de l’Espagnole sur elle qui se préparait plus loin en compagnie de ses amies.  « Ferme la bouche Naranja, tu vas finir par baver ta dignité… » Fit-elle alors qu’à son visage se disputait l’ironie et la froide cruauté. Sur ces mots, elle releva les pans de sa robe et sortit du dortoir, descendant les escaliers à la manière d’une véritable diva.

Elle trouva rapidement celui qu’elle cherchait, mains dans les poches, visiblement assez indifférent qu’elle ait une bonne dizaine de minutes de retard. Bryonia tourna la tête en direction du brun, alors que ses yeux céruléens cherchaient la moindre faute de goût vestimentaire pour pouvoir le descendre en flèche devant ses amies. Mais rien, il n’y avait rien à y redire, sauf peut-être qu’il était encore plus sexy qu’à l’ordinaire avec ce style de dandy chic. Réprimant ses désirs lubriques, la jeune femme songea qu’elle oublierait rapidement ses mauvaises pensées dans un verre d’alcool dès qu’elle arriverait à la fête. « Vous êtes très en beauté ce soir mademoiselle. » dit-il en lui offrant un baisemain digne d’un gentleman alors qu’elle arrivait à sa rencontre. « Et dire que tu te prétendais plus beau que moi… C’est une insulte à ma beauté divine. » Elle réprima rapidement son éclat de rire face à ses prunelles de plus en plus dur, océan de feu dont elle craignait de se brûler. Elle laissa ses pupilles inquisitrices défier à loisir les siennes, l’ombre d’un sourire railleur rendant son visage plus espiègle qu’il ne pouvait déjà l’être. Elle s’empara alors de son bras très délicatement, et le suivit jusqu’à la salle de fête ou bon nombre d’élèves s’étaient déjà rassemblés et ou la musique battait son plein. « Toujours pas doué pour la déco, le dirlo. » La blonde acquiesça tout en laissant ses prunelles dériver sur les envieuses qui complotaient déjà à la séparer de son cavalier. Mais alors qu’elle allait lui en faire la remarque, Nathanaël l’entraina avec lui sur la piste de danse ou quelques élèves s’écartèrent sur leur passage afin de leur laisser la place nécessaire.

Le souffle court, elle sentit ses muscles se raidir, peu habituée à la proximité du brun depuis qu’ils s’étaient réconciliés. Souvenir affligeant sa  mémoire, celui  où elle avait laissé ses envies prendre le dessus sur leur amitié. Danse lascive qu’ils avaient partagé il y a cela de nombreux mois et dans des circonstances presque similaires. Elle eut l’impression que le palpitant logé au creux de sa poitrine avait cessé de battre, avant qu’il ne reprenne son rythme avec vigueur. « Attends-toi à avoir le tournis, j'ai bien l'intention de danser jusqu'au bout de la nuit. » fit-il alors que Bryonia se sentait déglutir. Perdue dans les méandres de ses tourments, elle en venait à penser que le réconfort de la fiole de vodka qu’elle avait soigneusement cachée dans sa jarretière la délivrerait et satisferait son besoin de rédemption, sentant encore son désir coupable l’oppresser. « Attend Nath, j’ai une manière bien plus drôle d’avoir le tournis ».  Sur ces mots  elle entrelaça ses doigts aux siens, sa voix amère se faisant corruptrice, empreinte d’une ardente ironie pleine de provocation. Elle l’entraina derrière une colonne, là où aucun piont ne pourrait les surprendre et d’une main habile tira du fin tissu qui ceignait sa cuisse la fiole de vodka qu’elle avait soigneusement dissimulée. Elle ne remercierait jamais assez Azaël de lui avoir offert cette robe sertie d’une fente qui rendait pratique et sensuel ce genre d’opération. Elle fit sauter le bouchon avant de l’apporter à ses lèvres. L’infâme mixture lui arracha une grimace. « Pure, c’est dégueulasse », commenta-t-elle, s’amusant d’employer ce genre de vocabulaire, elle, l’héritière à l’élocution parfaite. Soudain, ses prunelles céruléennes s’amarrèrent à un détail qu’elle n’avait alors pas remarqué dans la tenue de son cavalier, avant de froncer les sourcils, signe qu’elle était contrariée. « Je vois que tu as fait ton nœud de cravate tout seul, tes mains font merveilles en ce moment. En tout cas plus que quand tu prends le visage d’Eden pour l’embrasser. Vodka ? » Une sonorité faussement joyeuse, sournoise, vint ébranler le silence qui s’était instauré entre eux. Elle mit d’ailleurs un moment avant de réaliser que c’était elle qui produisait ce bruit. Amer reflet de son exaspération. Impudence irritant le regard d’acier qui ne cessait de la contempler. Elle ignorait si c’était d’elle dont elle se moquait, des esquives risibles qu’elle lui avait faites subir. Ou bien si c’était tout simplement de sa tristesse ou de la nature grotesque de ses interrogations. Le reproche était à peine masqué, mais à cet instant, alors qu’elle sentait la mixture lui brûler les lèvres, elle n’en avait cure.


Spoiler:
 

__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

(c) Bloody Storm


Dernière édition par Bryonia E. Dante le Ven 11 Oct - 5:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Guerra, caza, y amores, por un placer, mil dolores Modo
avatar


personal informations

► date d'inscription : 25/06/2012
► parchemins : 3968


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Sam 21 Sep - 14:06


bal de fin d'année


Le bal. Cela faisait des jours que tout Poudlard en parlait. Une telle effervescence était presque inconcevable et déplacée si on se souvenait comment le dernier bal s'était terminé. Personnellement, Nara avait plutôt un mauvais souvenir de celui-là. Et pour autant qu'elle le sache, celui de fin d'année n'allait pas être des plus joyeux non plus. La jeune espagnole sortit de la douche et noua une serviette autour de son corps frêle puis, enleva la bouée accumulée sur le miroir de la salle de bain des sixième années de Poufsouffle. Les cernes violacées qui ornaient le dessous de ses yeux montraient bien à quel point les dernières nuits qu'elle avait passées avaient été courtes. Le sommeil lui manquait depuis le jour où elle avait appris le décès de sa sœur. À partir de ce moment-là, un trou béant s'était formé dans sa poitrine, et elle n'arrivait plus à sourire comme avant. Mais elle avait promis de faire un effort et d'aller à ce fichu bal. Ken lui avait demandé si gentiment qu'elle n'avait pas eu le cœur de lui dire non. Et même d'essayer de s'y amuser, même si le cœur n'y était pas. Il n'y était plus depuis longtemps. Étreignant ses cheveux dans le lavabo, Nara les repoussa en arrière et les noua avec un élastique. Soupirant doucement, elle passa une crème camouflante sur les poches sous ses yeux, tentant de paraître un peu plus présentable. Puis elle abandonna. Elle s'en foutait pas mal d'être belle et jolie car la seule personne pour laquelle elle aurait eu envie de le faire n'irait sans doute pas. Et puis quand bien même il s'y rendrait, ils n'étaient plus ensemble alors... Elle sortit de la salle de bains, ne se préoccupant guère des traces d'eau qu'elle laissait à son passage. Elle retrouva Maddison en train de se faire les ongles et Madelyn qui attendait sur son lit. Un léger sourire étira les lèvres de la jeune espagnole. Madelyn, ah Madelyn... Sacré fille. Personne n'était sans doute aussi obstinée qu'elle. Et peut-être qu'il n'existait aucune autre fille sur cette planète avec un sens de la mode si masculin. Si Nara avait écouté la jeune Rosebury, celle-ci s'y serait rendue avec un short et un tee-shirt banal. Le bon sens de l'espagnole l'avait empêché de faire ça. Même si Nara était en colère contre elle pour une tonne de choses, elle demeurait sa meilleure amie. Elle ne pouvait décemment pas lui en vouloir... Même si franchement, ces derniers temps, Madelyn faisait tout de travers. Elle avait tant bien que mal essayé de la comprendre, même si sérieusement, cela n'avait rien d'évident. Nara avait encore un peu de mal à digérer comme Maddie lui avait parlé de sa sœur par lettres. Et même si elle savait que son but premier était de la faire réagir, il n'empêchait que cela l'avait blessé au plus profond d'elle-même... Et puis, il y avait Montgomery. Encore une erreur de plus. Dans un premier temps, Nara avait voulu dire à Maddie que c'était une bêtise, mais elle avait laissé tomber l'idée. Elle était grande, elle faisait ce qu'elle voulait. Même si la Poufsouffle savait très bien que lorsque Madelyn serait tombée de son petit nuage, elle et Maddison devraient la ramasser à la petite cuillère après que cet enfoiré de Serpentard lui ait brisé le cœur. Mais Nara en avait assez de jouer à la petite maman avec elle, elle l'avait prévenu pour Stefan, elle ne l'avait guère écouté. Alors elle la laisserait vivre cette histoire d'amour pathétique avec lui, et quand ce sera terminé, elle lui sortirait le bon vieux : « Je te l'avais bien dit ! » Même si techniquement, elle ne savait pas comment elle ferait pour le lui dire, puisque Nara n'avait pas ouvert la bouche depuis qu'elle avait appris la mort de Lara... Mais ce n'était pas la question.

Nara s'approcha de son armoire et en sortit un jogging et un vieux tee-shirt et les enfila rapidement, puis soutint le regard inquisiteur de Maddison : « Tu comptes pas aller au bal comme ça, rassure-moi ! » Nara secoua vivement la tête et leva les yeux au ciel, montrant du doigt son maquillage, puis Madelyn. « Ah oui. » déclara Maddison. Hors de question de tâcher sa tenue en préparant sa meilleure amie. Madelyn, pas Maddison. Maddison était capable de se maquiller seule, elle. Mais en ce qui concernait la deuxième... Ce n'était pas gagné gagné. Nara attrapa la main de la jeune fille, l'emmena face au miroir et la força à s'asseoir. Nara commença par relever les cheveux de son amie en un chignon fouillis pour dégager son visage. Elle s'occuperait de cette tignasse plus tard. Maquiller Madelyn ne fut pas une tâche aisée car celle-ci n'y étant pas habituée, gesticulait dans tous les sens et craignait le moindre coup de crayon de l'espagnole. Nara dut lui faire le gros yeux pour qu'elle cesse son cinéma. Mais le résultat valait le coup. Nara avait opté pour quelque chose de naturel et de pas trop chargé, mais l'eyeliner soulignait le regard de Maddie avec volupté et lui faisait un regard de biche, tandis que son rouge-à-lèvre rendait ses lèvres pulpeuses et gourmandes. Un chef d’œuvre. Satisfaite, Nara s'attaqua ensuite à ses cheveux, et décida après quelques essais de coiffure de les laisser libres. C'était bien mieux ainsi, et même Madelyn semblait le préférer. La dernière étape de l'opération je-prépare-maddie-la-fille-qui-se-maquille-jamais-au-bal fut expédiée en deux minutes grâce au vernis pose ultra rapide de Maddison. Nara sortit une de ses propres robes de son armoire et la tendit à Madelyn qui la regarda d'un air perplexe. Elle fronçait même les sourcils. Nara insista du regard. Hors de question qu'elle aille au bal habillée comme un sac. Madelyn attrapa la robe et soupira longuement. Un air satisfait sur le visage, Nara lui donna également les escarpins assortis. Elle lui offrit un léger sourire lorsqu'elle commença à se confondre en remerciements. Puis elle s'occupa d'elle-même. Comme pour Maddie, elle lâcha ses cheveux et se maquilla légèrement. Flemme. Elle enfila une robe blanche bustier qu'elle affectionnait tout particulièrement et enfila ses chaussures à talons. En consultant la pendule, elle remarqua qu'elle était un peu en retard. Elle releva la tête, et croisa le regard de Bryonia qui tournoyait devant sa glace. « Ferme la bouche Naranja, tu vas finir par baver ta dignité… » Nara répondit aussitôt de la manière la plus élégante possible. Un doigt d'honneur qui en surprit plus d'une dans le dortoir. Elle se fichait d'être malpolie, elle avait mieux à faire que de s'occuper de cette pimbêche qui pétait plus haut que son cul. Et puis, Ken devait déjà sans doute l'attendre devant la salle commune. Faisant un signe à ses deux meilleures amies, elle quitta le dortoir et trouva son cavalier, plus beau que jamais dans son costume et elle l'enlaça tendrement. Son contact la fit frémir, et elle se sentit tout de suite bien mieux. Ken avait toujours eu cet effet calmant et anesthésiant sur elle. Elle oubliait souvent son chagrin avec lui car il arrivait toujours à lui redonner le sourire. Certes, ces derniers temps, c'était plutôt difficile puisque son mutisme l'empêchait de lui parler, mais sa présence lui suffisait largement. Relâchant son étreinte, elle sentit les lèvres de son meilleur sur son nez, rituel dont elle ne se passerait sans doute jamais. Nara le regarda doucement et lui attrapa le bras pour qu'il la conduise jusqu'à la grande salle. Ils venaient à peine de pénétrer dans la pièce que Nara eut mal à la tête. La musique était super forte ! Des dizaines de couple dansaient déjà sur la piste. Nara se retourna vers Ken et lui fit signe qu'elle revenait dans deux minutes. Elle avait vu au loin Esmeralda et tenait à lui montrer qu'elle était ravissante. Mais en s'éloignant de Ken quelques secondes, elle l'avait perdu. Elle commença à arpenter la pièce et reconnut sa tête près du buffet. En s'approchant, elle constata qu'il n'était plus seul. « Tu es venu seul finalement ? » Presque avec jalousie, Nara s’immisça entre eux et s'accrocha au bras de son meilleur ami. Ouais, c'était son cavalier, et si cela ne plaisait pas à Adrian, et bah c'était pareil. "Ridicule Nara, ma vieille" pensa l'espagnole. Elle attrapa un verre et le vida presque d'une traite. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de venir à ce bal pourri... Lorsqu'elle se retourna, elle aperçut Lucy, qu'elle n'avait pas vu. Elle la regarda de haut en bas et but une autre gorgée. Puis son regard se posa sur Adrian, puis sur Lucy, puis sur Adrian, puis sur Lucy. Elle fronça les sourcils et jeta un coup d’œil entendu à son cavalier. Il lui attrapa la main et l'entraîna plus loin. Pour une fois que Ken était clairvoyant... Nara sentait qu'un truc louche se passait sans doute entre le Adrian et Lucy, et hors de question de se mêler de leurs histoires. Nara avait suffisamment à faire avec les siennes. Et puis, ça ne la regardait pas. Lucy et elle ne se parlaient presque plus depuis le code phenix.  


Spoiler:
 

__________
 
Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


∇ time bømb
avatar


personal informations

► date d'inscription : 12/05/2013
► parchemins : 840


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 23 Sep - 12:18

Bal de fin d'année


« J’en peux plus. J’en peux plus. Je ne tiendrais pas toute la soirée, c’est impossible … » Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres roses de Marloes alors qu’elle observa son cavalier au bord de la crise de nerfs. Certes elle avait accepté par dépit de venir ici avec lui mais ça ne signifiait en aucun cas qu’elle allait se montrer gentille avec lui du jour au lendemain, ça serait mal la connaitre. « Je ne vais pas te droguer ! Et je ne suis pas un psychopathe pervers ! Si tu crois que j’ai envie de toi en plus. Et si t’as pas confiance, t’as qu’à aller te le chercher ton verre » La française ignora la remarque désobligeante voir carrément vexante et fit claquer sa langue contre son palais, tournant les yeux vers le buffet où quelques personnes commençaient déjà à s’agglutiner. Elle remarqua alors une tignasse brune connue de tous et son sourire s’accentua quand une idée germa dans son esprit avant qu’elle ne reporte son attention sur Nolhàn. « Tu sais quoi ? C’est la meilleure idée que tu as eut jusqu’à maintenant. Tiens. » Sans même lui demander son avis, la rose fourra son verre dans la main du jaune avant de le contourner avec dédain, ses talons aiguilles claquant sur le sol alors qu’elle se dirigea vers le buffet. Elle ignora au passage les quelques regards dédaigneux de demoiselles, surement dû à la longueur de sa robe, à croire que la plupart des filles de cette école sont prête à rentrer au couvent d’ici peu. Arrivant à destination, Marloes se pencha afin d’attraper un verre vide et de le remplir avec ce qui semblait être du jus de citrouille. Merde. Elle aurait dû s’en douter en même temps avec les mioches qui trainaient ici, elle allait donc devoir la jouer autrement pour avoir sa dose d’alcool. Vidant la louche dans son verre, la serdaigle se tourna vers Wheeler. Il était seul, ou du moins sa rouquine semblait être restée comme une potiche aux abords de la piste de danse. « Très élégant Wheeler, ça te change. » Attirant ainsi l’attention du brun, la française lui adressa un sourire amical, appuyant une de ses mains derrière elle sur le buffet. Elle s’en foutait royalement des conséquences de ce petit manège, tout ce qu’elle voulait c’était que Ryker percute qu’elle n’avait pas besoin de lui. Reposant son verre sur la table, Marloes leva la main pour rajuster un pan de la veste du pouffssoufle « Voilà comme ça c’est encore mieux. » elle voyait bien que son comportement gênait le brun ce qui accentua son sourire mais finalement une tornade rousse déboula et la jeune fille laissa retomber son bras le long de son corps, se retenant d’éclater de rire. Elle fixa Paula ou un truc du genre qui ne semblait pas du tout apprécier qu’elle touche à son copain. Bingo. « Y a un problème ? » Pour toi visiblement oui, mais pas pour moi. Se mordant la lèvre inférieure, Alissa se contenta de reprendre son verre pour en mordre le bord avec ses dents d’un air presque innocent. Baissant les yeux, elle vit alors la gryffondor attraper la main de son cher et tendre pour tenter de le tirer sur la piste de danse lui arrachant un léger rire. Pathétique. « J’y suis pour rien si tu ne sais pas tenir ton mec » la phrase fusa comme une insulte et la française de délecta de l’impact qui en suivit. Mais malheureusement deux autres bruns vinrent la déranger durant son petit manège. D’abord Thiago qui se la joua discret en se glissant dans son dos. Elle plissa les yeux en le regardant servir deux verres, se doutant que le deuxième était pour l’autre pétasse de serpentard. « T’es venue finalement. » « Ouai et ce n’est pas grâce à toi tu…connard ! » Sans même lui laisser le temps de terminer sa phrase le serpentard retourna au milieu de la foule et Marloes se promit de lui faire passer un sale quart d’heure en le choppant plus tard, de toute façon il lui devait une danse alors elle en profiterait à ce moment-là. Puis ce fut le tour de Nolhàn de rappliquer, en même temps ça elle l’avait prévu puisque toute cette petite mise en scène n’avait pas d’autre but que de le faire chier, en revanche elle n’avait pas prévu qu’il jouerait au con une fois de plus.  « Oh oui allons danser ! Vous saviez que Marloes était une excellente danseuse ? » PARDON ? Tournant le visage vers le jaune, la française le fusilla du regard en le menaçant silencieusement de la fermer avant qu’elle ne lui balance le contenu de son verre au visage mais c’était mal le connaitre. « Ah mais si ! Elle adore ça ! Elle a ça dans le sang … » sale con. Elle sentit alors la main du brun attraper la sienne et en profita pour lui enfoncer  ses ongles avec force dans la peau, lui adressant un sourire angélique. Elle allait le buter. Se retournant dans le but d’ignorer royalement les remarques de son cavalier non sans sortir ses ongles de la peau de sa main, Marloes sentit son coude percuter quelque chose et c’est avec délice qu’elle vit l’intégralité du verre de cette connasse de Weasley se renverser sur la table. Oups. Son regard se baissa instinctivement sur la robe de la serpentard et une moue boudeuse se dessina sur ses lèvres quand elle vit que le liquide n’avait pas touché le tissu. « Écoutes Ferretti, c’est pas parce que t’as un gros cul que tu dois bousculer tout le monde ok ? » Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la serdaigle, observant sa grande ennemi avec amusement. Elle ne se laissa pas atteindre une seule seconde par les paroles perfides de la vipère sachant très bien ce que valait en réalité son cul. « Ravis de te voir aussi Weasley » elle laissa la verte juger sa robe, redressant un peu le menton. Merlin qu’elle avait envie de gifler cette fille. Plantant inconsciemment plus fort ses ongles dans la main de Nolhàn pour se retenir, Marloes encaissa la nouvelle remarque de sa camarade « Sympa la robe » « je ne peux pas en dire autant de la tienne » fronçant légèrement le nez, la française regarda la blonde s’éloigner en éclatant de rire comme une dingue, levant les yeux au ciel face à tant de théâtralité, avant de se tourner de nouveau vers le couple de pecnos, relâchant enfin la main meurtrie du pouffssoufle. « Bon ! Moi je propose un échange, je danse avec Wheeler, et vous deux…vous dansez ensemble, bon compromis non ? » Adressant un grand sourire aux trois concernés, Marloes focalisa finalement son attention sur la rouquine, la sentant littéralement bouillir ce qui ne fit qu’agrandir son sourire moqueur. Oui elle cherchait la merde mais c’est aussi le principe de ce genre de soirée sinon on ne s’ennuie vite pas vrai ?



__________

    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Moi Je, capricieuse et médisante MODO
avatar


personal informations

► date d'inscription : 06/09/2013
► parchemins : 1562


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 25 Sep - 4:55



Les yeux charbonneux d’Anjelica se posèrent un instant sur la robe qu’elle avait choisi pour le bal. Dès qu’elle l’avait vu, elle s’était vu dedans. Qu’importe les gallions. Si ses yeux de biches avaient du aguicher à plusieurs reprises le responsable du magasin, si elle avait réussi à l’attraper dans ses filets, si ses mains l’effleuraient, si elle lui demandait son avis et si elle laissaient quelques rires s’échapper de sa bouche gracieuse, ce n’était pas pour rien. Gracieusement, le responsable avait appliqué une réduction à son achat et avait obtenu de la part de l’Espagnole un diner. Un rire cristallin s’échappa des lèvres d’Anjelica. Il avait dû l’attendre longtemps ce soir là. C’était loin, très loin maintenant. Hasard du destin mordant et moqueur, l’étoffe était noire. Aussi sombres que les pensées de la Serpentard. Pourquoi fallait-il que la Mort s’habille en noir, elle aussi ? Et si leurs vêtements étaient de la même couleur, Anjelica était aussi froide qu’elle. Tout le monde s’était attendu à cette réaction de sa part. Elle n’allait pas tous les décevoir ? Encore moins sa benjamine. Elle avait une réputation à tenir, elle. Seul Benjamin avait perçu cette lueur étrange au fond de ses prunelles. Lueur qui trahissait la moindre de ses pensées auprès de son meilleur ami.

D’un geste gracile de la tête, elle chassa toutes ses pensées et laissa tomber la serviette qui l’encerclait. Ses doigts caressèrent le tissu de sa robe et elle l’enfila délicatement. Elle s’observa un instant et s’installa devant le miroir. Autour d’elle, les filles piaillaient dans tous les sens. Lorsqu’un silence assourdissant se fit ressentir, Anjelica comprit qu’elle était en retard. Qu’est-ce que cela changeait de toute façon ? Elle n’avait pas de cavalier bien qu’au détour d’un couloir, Demyan et elle s’étaient entendus pour se retrouver... plus tard. Sans réellement réfléchir, ses doigts avaient attrapé de quoi lui faire un teint de poupée et bien vite une ombre à paupière noire estompée prit place sur ses paupières. Un rouge à lèvres rosé, très nude pour parfaire le tout. Elle entreprit à l’aide de sa baguette d’attacher ses cheveux en un chignon distinguée. Avant de ses lever et d’enfiler ses escarpins, de longues et fines boucles d’oreille vinrent se suspendre à ses lobes. Elle se regarda une dernière et trouva le résultat parfait, comme toujours.

Le bruit de ses talons résonnèrent jusqu’à la grande salle. Cela regorgeait de monde et de visage plus ou moins connus. La salle était décorée de manière élégante et toute vêtue de noir et blanc. D’ailleurs en parlant de blanc... A l’image de la salle, les deux soeurs avaient décidé de porter des couleurs opposées. Naranja en blanc, Anjelica en noir. L’une les cheveux lâchés, l’autre la chevelure révélée en un chignon parfait. Même leur maquillage s’opposait. Anjelica la fixa un instant avec intensité. On lui avait raconté qu’elle ne parlait plus depuis... Cela devait reposer ses amis après tout. Détournant son visage, Anjelica fendit la foule frôlant quelque danseurs. Quelques sourires à droite et à gauche. Ben, Bryona, Thiago, Shane, Marloes... Elle attrapa un verre de liqueur d’Hydromel qui trainait au coin d’un buffet. Elle soupira, ce n’était pas là qu’elle trouverait de quoi s’amuser. Après tout, un bal était organisé par l’école. Ils n’allaient pas mettre à disposition du whisky pur feu... La brune ne doutait pourtant absolument pas de ses amis pour ce genre de détails. Elle s’approcha alors de Roxanne et se cala juste à côté d’elle son verre à la main. Regardant dans la même direction qu’elle, Anjelica prit la parole : «Rassure moi et dis moi que tu sais où se trouve la réserve d’alcool ? Si je dois continuer de boire ça» elle lui montra son verre en même temps « afin d’atteindre l’ivresse, je vais passer ma soirée aux toilettes pour pisser...» Le regard ombrée d’Anjelica se porta soudainement sur la tenue de sa camarade. « J’adore ta robe et les reflets qui sont donnés au noir.» Anjelica n’était pas compliquée. Tout sortait comme elle le pensait. Cela avait très rapidement déterminé les gens avec qui elle s’entendait et... les autres.

Spoiler:
 

__________


Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.



Dernière édition par Anjelica M. d'Alvarez le Lun 18 Nov - 16:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


But baby running after you is like chasing the clouds
avatar


personal informations

► date d'inscription : 02/02/2013
► parchemins : 387


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Mer 25 Sep - 9:09

bal de fin d'année


Il avait l’étrange impression de ressembler à un canard dansant la polka à cloche pied sur des sables mouvants quand il parlait au préfet. Être honnête, ça ne marchait pas, il se prenait une réponse glaciale et le bleu omettait une de ses questions. Soit. Quoi, il devait mentir pour se faire bien voir, en plus de se mêler à la foule, de faire un effort vestimentaire, de n’agresser personne et de ne pas lui sauter dessus ? Non, désolé, pas possible. C’est pas dans mes cordes. Qu’est-ce qui est dans tes cordes ce soir, Nerio ? Manger, et boire, et c’est tout. Ce sera déjà pas mal. Et hors de question que je foute un seul de mes pieds sur cette maudite piste de danse, je ne veux pas me briser une rotule ! Petite nature… Il devait arrêter tout de suite cette conversation stérile avec cette autre partie de lui-même, qui ne lui servait strictement à rien, sinon il allait se mettre en colère, ou manquer une partie de la conversation, si conversation il y avait toujours, avec Benjamin, ou encore, il allait se mettre en colère et manquer une partie de la conversation. Rayez les mentions inutiles, mais nous vous conseillons cependant de garder dans votre choix la dernière option. Mais tais toi ! Tu me les pompes ! « Merci. » Euh, il devait répondre quoi, là, très exactement ? De rien ? Y’a pas de quoi ? Je peux voir ce qu’il y a en dessous du costume ? Face à ce choix de réponses restreintes, il préféra se taire, ne voulant pas faire un deuxième faux pas dans un laps de temps si court. Ça risquerait de ruiner le peu de chances qu’il avait pour faire changer d’avis Benjamin. Non pas que ce garçon ne voulait pas de lui, mais il ne voulait pas de lui comme amant, et ça, l’italien avait un peu de mal à l’avaler. Pas le fait de s’être pris un râteau assez monumental, le premier d‘une longue série très probablement, non, ça, à la limite, il s’en moquait, mais le fait de n’être dans l’esprit du bleu et bronze qu’un coup d’un soir, comme un mouchoir qu’on attrape, qu’on utilise, et qu’on jette une fois usagé, non, ça, ça ne passait pas. Et ne parlons même pas de cette lubie des gens à propos des « sex friends », qui lui hérissait le poil. Si Benjamin avait parlé de ça, Nerio aurait fait demi tour, et marche avant toute aussi vite que possible. Il ne voulait pas partager ce garçon. C’était inconcevable. Il ne partageait jamais, rien, ni personne, avec quiconque. Ni maintenant, ni jamais. Le seul soucis qu’il rencontrait à présent, c’était l’aversion du français pour les couples. « J’aime bien quand tu me parles italien, chéri. » Chéri ? C’était quoi ça ? Du français très certainement. Delanna utilisait ce mot là aussi, parfois dans ses lettres, quand elle lui parlait. Alors pour lui, ça avait forcément une consonance affective. Mais il devait s’être planté dans sa traduction maison, puisque Benjamin l’utilisait, et que Benjamin ressentait pour lui l’équivalent de l’affection qu’il portait lui-même à sa sale garce de tante. C’est-à-dire que ça devait se situer très probablement quelque part entre moins l’infini et moins cent. Pour dire. Ou alors, Benjamin se foutait de lui. Au choix, il préférait se dire qu’il avait mal traduit ce mot là. Note à moi-même, trouver un dictionnaire français-anglais dans les plus brefs délais. « Même si, pour être honnête, j’y  pige que dalle. » « Bienvenu au club, je comprends pas quand tu parles français ! Mais j’ai moins d’excuses que toi, ma sœur étudie en France, je devrais comprendre le français au moins un minimum… Mais j’aime pas plus que ça les langues étrangères. L’italien, l’anglais, le bulgare, ça me suffit. » Bon, il n’aurait peut-être pas du mentionner le fait qu’il parlait le bulgare, parce que c’était barbare comme langue, et que Durmstrang était une partie de sa vie qu’il voulait absolument oublier mais c’était comme qui dirait sortit tout seul. Il n’avait plus qu’à prier pour que Benjamin ne relève pas ce détail là, parce qu’il n’avait pas du tout envie d’en parler. « Pour le buffet suis-moi. » Un sourire ravi se peint sur le visage du basané, et se moqua bien qu’il lui attrape la main, tel un enfant qu’on guide dans une fête foraine pour ne pas le perdre. Il y avait un buffet ! Un hurlement de joie de la part de l’autre moitié de lui, quelques pas mal assurés au milieu de tous ces corps en sueur, dégoutants et collants, et le voilà en face d’un magnifique buffet. Si il n’avait pas été lui, un couinement joyeux lui aurait probablement échappé, ainsi que des petits mouvements de mains ressemblant à s’y méprendre à des applaudissements. Mais il se contenta du sourire ravi à l’attention du Serdaigle.

« Ah oui » Ah oui quoi ? C’était que de la décoration ? Le buffet n’était pas comestible ? Tout était en plastique ? Non, quand même pas ? « alors pour ce qui est de l’alcool, pour quelque chose de fort il faudra trouver par toi-même, en ce qui me concerne je ne bois pas, ça c’est du jus d’orange. » Ah. Il prônait quoi lui, au juste ? Pas d’alcool pour les jeunes, c’est mal, ça tue les neurones, ça rend agressif et intenable ? Bon, ça s’annonçait mal. Nerio se gratta la nuque, ne sachant plus quoi faire ou quoi dire. Il espérait sincèrement qu’ils allaient pouvoir boire, peut-être pas comme des trous, bien sur, mais on peut quand même, histoire de briser un peu la glace, mais ce plan là tombait à l’eau. « Pas d’alcool donc. Tu manges au moins ? » Il lui tendit un petit canapé avec quelque chose de vert tartiné dessus, avec un peu de chance, ce serait de la tapenade, sans chance, c’était quelque chose de bizarre, avant d’en prendre un lui-même et de croquer dedans. Bon, c’était pas de la tapenade, mais c’était pas mauvais. C’était même plutôt bon, si on voulait son avis. « Un autre jus d’orange pour moi s’il-te-plaît. » Nerio lui fit un petit mouvement de main pour lui indiquer qu’il passait après lui, pour arriver devant le stand des boissons. « Je récapitule, un jus d’orange sans rien pour toi, et moi… Euh… Il fronça le nez, indécis. Jus de pomme. » Il avait l’impression de se retrouver à la maternelle, lors des goûters d’anniversaire de ses petits camarades. Et il avait désespérément besoin de quelque chose de plus qu’un jus de pomme, sinon il allait être stressé toute la soirée, à cran et casser l’ambiance. Tendant son verre à Benjamin, Nerio chercha Maddie du regard. Maddie aurait quelque chose pour lui, c’était elle la pro des soirées foireuses auxquelles il allait. Elle devait le sauver, sauver sa soirée, et une possible relation avec le canon à côté de lui. « Je… Je vais essayer de chercher Madelyn, elle devrait pouvoir faire quelque chose pour moi. Au niveau de l’alcool, bien sûr. Tu… T’es sûr que tu veux rien ? Je pourrais toujours te faire un truc pas très fort, si tu veux, pour… Tester. » Non, sa volonté n’était pas de lui bourrer la tronche pour profiter de lui, bien que l’idée soit vraiment intéressante, mais bien de partager un bon moment. Il n’aimait pas être le seul à boire quand il était avec quelqu‘un, mais si Benjamin ne voulait pas, alors tant pis. « Tu… Viens ou je te retrouve peut-être plus tard, si tu veux ?  »

Il se sentait comme le gamin à l’école primaire qui se demande si la petite fille aux nattes veut partager son goûter avec lui et si il peut lui tenir la main dans la cour de récré. La différence étant que la petite fille aux nattes était un garçon d’un an son aîné, absolument magnifique qui mettait ses hormones dans tous leurs états, que ce n’était pas un goûter qu’il voulait partager mais une boisson forte, et que ce n’était pas la cours de récréation mais une salle à manger transformée en salle de bal à l’occasion d’une fête qui s’annonçait plutôt mal pour lui.


Spoiler:
 


Dernière édition par Nerio De Massari le Jeu 10 Oct - 8:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


lost in fucking mind
avatar


personal informations

► date d'inscription : 29/02/2012
► parchemins : 1273


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 29 Sep - 3:12



En vérité, les choses se passaient bien, maintenant qu’il parlait avec lui, le septième année voyait que Nerio n’avait pas vraiment changé d’avis, il voulait Benjamin, il le voulait vraiment. La façon dont ses yeux détaillaient le préfet était équivoque. Plus les minutes s’écoulaient, plus le brun se rassurait : il aurait ce qu’il voulait ce soir, c’est-à-dire le corps de l’italien. Alors il prenait confiance, encore un peu plus. Il se mit à lui parler un peu français, histoire de créer un genre de lien, mais cela sembla le rendre plus perplexe qu’autre chose, étant donné qu’il ne comprenait pas plus le français que Benjamin ne comprenait l’anglais. « Bienvenu au club, je comprends pas quand tu parles français ! Mais j’ai moins d’excuses que toi, ma sœur étudie en France, je devrais comprendre le français au moins un minimum… Mais j’aime pas plus que ça les langues étrangères. L’italien, l’anglais, le bulgare, ça me suffit. » Benjamin haussa un sourcil. Ainsi ses soupçons étaient fondés. Nerio avait ce côté sombre et secret des garçons de Durmstrong, et le fait qu’il soit arrivé en milieu d’année montrait qu’il avait commencé quelque part, et ce n’était pas à Beauxbâtons. « Durmstrong, j’imagine. » plaça-t-il rapidement, emmenant son coup potentiel auprès du buffet. Apprenant que Benjamin ne buvait pas d’alcool, Nerio lui demanda « Pas d’alcool donc. Tu manges au moins ? » Ce à quoi, avec un sourire énigmatique, le bleu et bronze répondit. « Rarement, seulement quand ça devient nécessaire. Et c’est souvent composé de chair humaine. » Pas trop conscient du double sens de sa phrase, Benjamin n’eut pas l’occasion de rectifier le tir, l’eut-il fait s’il s’en était rendu compte. Le buffet était énorme, et vu l’appétit que semblait manifester le sixième année, il allait être satisfait par le travail de chef des elfes du château, qui n’avaient pas chômé, de toute évidence. Les plats s’entassaient presque, mais tout de même d’une jolie façon, tant ils étaient nombreux, la place pour quoi que ce soit d’autre, poser son verre le temps de se servir par exemple, était aux abonnés absents. Pour aller chercher une boisson, Nerio fit passer Benjamin devant lui, et Benjamin en profita pour marcher de la façon la plus sexy possible, espérant que l’italien en profiterait pour poser ses yeux sur le derrière de son aîné.  « Je récapitule, un jus d’orange sans rien pour toi, et moi… Euh… Jus de pomme. » Dit Nerio devant la table pleine de boissons en tout genre mais… au pourcentage en alcool assez bas. Des jus de fruits, des hydromels doux, des mousseux à cinq pourcent. Bref, rien de très joyeux pour une personne aficionado d’alcool, ce qui, heureusement, n’était pas le cas de Benjamin. Son père lui avait bien suffisamment montré ce que l’alcool pouvait provoquer. Même si Nerio ne pouvait pas le savoir. L’hésitation de l’italien fit rire Benjamin. « Tu sais, ne te retiens pas de boire pour moi, mon choix n’incombe qu’à moi, je ne l’impose pas aux autres. » « Je… Je vais essayer de chercher Madelyn, elle devrait pouvoir faire quelque chose pour moi. Au niveau de l’alcool, bien sûr. Tu… T’es sûr que tu veux rien ? Je pourrais toujours te faire un truc pas très fort, si tu veux, pour… Tester. » Non, décidemment le préfet n’avait aucune envie de boire ne serait-ce qu’une goutte de ce genre de boisson. Il en était réellement dégoûté à vie. Pour lui, boire n’avait que des effets néfastes, même s’il voyait bien que certains de ses amis avaient l’air de s’amuser quand ils buvaient, lui ne pouvait pas. « Non merci, vraiment ça me dit rien du tout, le jus d’orange me satisfait tout à fait. » Il lui fit un clin d’œil et bu un gorgée dans le verre que lui avait tendu son interlocuteur. « Tu… Viens ou je te retrouve peut-être plus tard, si tu veux ? » À l’heure actuelle, il fallait qu’il trouve Anjelica pour lui dire tout ce qu’il venait de se passer dans les moindres détails. Donc, « Non, merci, faut que je parle à quelqu’un d’abord, tu me retrouves plus tard, je bouge pas de cette salle de toute façon. Je serai celui avec l’insigne de préfet. » Il lui embrassa la joue rapidement puis fendit la foule en direction de la chevelure corbeau qu’il apercevait à une table plus loin. Pourvu que son départ le laisse pantois.
« Hey pute ! » lança le brun en arrivant aux côtés de sa meilleure amie, la sublime Anjelica D’Alvarez. Déposant une main sur sa hanche et un baiser sur sa joue il remarqua la présence de Roxanne Weasley. « Mademoiselle Weasley. » ajouta-t-il avec un sourire à l’attention de cette fille qu’il ne connaissait que de nom. Il occulta cependant vite la présence de la blonde – non pas méchanceté – pour prêter toute son attention à la brune. En sa présence, il redevenait un enfant, il laissait tomber sa carapace. À elle, il lui vouait une confiance totale. Sûrement était-ce la seule personne au monde qui savait tout sur sa vie à lui. « Putain, tu sais Nerio, je crois que je vais le pécho ce soir. Il est trop canon j’te jure. Ça doit être un trop bon coup. Par contre tu sais, je t’avais dit que lui il voulait sortir avec moi, j’espère qu’il a oublié cette idée. » Il secoua les mains en fermant les yeux. So gay. « Faut que je me calme. Je t’assure ça me met dans tous mes états. Trop longtemps que j’ai pas fait l’amour, là. »

Spoiler:
 

__________


+ if life was an easy matter
we'd probably be together for ages

(c) dusty scarecrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


deadly ➵ the devil was once an angel
avatar


personal informations

► date d'inscription : 24/05/2013
► parchemins : 1035


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Dim 29 Sep - 5:41


Ada se retourne devant le miroir pour observe la trainée de sa robe. Elle se trouve jolie. Ce n'est pas souvent qu'elle s'habille comme ça. Elle a plutôt tendance à passer de son uniforme à son pyjama et ce en boucle durant l'année. Mais aujourd'hui était spécial, il y avait ce bal improvisé, pour dire aurevoir aux plus vieux, qui quittaient Poudlard. La Serdaigle donne un coup timide de volume à ses cheveux et rigole de honte après un essai raté. Elle avait légèrement maquillée ses yeux de noirs, ce qui faisait ressortir la couleur bleutée qui les animaient. La quatrième année n'avait pas osé les talons, elle opte plutôt pour des ballerines noires dentelées quasi neuves. Elle se détourne de son reflet et retourne dans la pièce commune, là ou il y a encore des Serdaigles qui bachottent sur leur devoirs, probablement ceux qui ont décidés de laisser le bal en dépend de leur travail à l'école. Ils y avaient aussi ceux qui boycottaient et qui n'y allait pas par manque de vouloir célébrer les derniers évènements. Ada n'en avait que faire. Elle avait un semi sourire concernant les derniers morts, les derniers avancements mais par simple respect elle préférait ne pas afficher son contentement. Du moins celui de sa famille. Elle s'approche d'une table où un brun écrit avec frénétie sur son parchemin. Ellio ? Elle doit le rappeler encore deux fois pour qu'il lève les yeux. Son regard s'illumine un moment, puis il fronce les sourcils quand il remarque la robe de la quatrième année. Tu ne viens pas au final ? Il secoue la tête, en restant silencieux, probablement pas certain de sa propre réponse. Elle se penche et pose sa main sur son épaule. Bon, si ça te tente je te réserve une dance au cas où. Elle sourit et s'eclipse, n'ayant pas vraiment le temps de s'assoir près de lui et de papoter un peu plus, bien qu'elle le voudrait.

Elle s'échappe de sa salle commune, et descends les interminables escaliers jusqu'au Grand Hall, d'où elle entend déjà la musique. Mais elle effectue un petit détour en premier lieu, elle va chercher son cavalier. Bifurquant dans les cachots, elle croise déjà quelques couples, et même des personnes non-accompagnée, mais si bien habillés qu'on sait sans aucun doutes vers où ils se dirigent. La legilimens ralentit quand elle s'approche de l'entrée de la salle commune des serpents. Les couloirs éclairés par des torches restent tout de même sombre. Elle qui a l'habitude des grandes fenêtres dans la tour des Serdaigle, elle a du mal à bien distinguer les ombres inquiétantes qui cacheraient surement un recoin encore plus sombre. La porte s'ouvre à nouveau, la brune lève les yeux et son regarde s'illumine quand elle tombe nez à nez avec Jude Hemingway. Dans son smoking noir, il est très élégant. Elle ne manque pas de lui dire en rigolant à moitié, assez gênée. Elle doit avouer qu'elle avait relu sa lettre deux fois avant de bien comprendre. Elle avait rougit, elle en avait parlé à Marloes, elle s'était sentit comme une vraie gamine de quinze ans à ce moment là. Cela ne signifiait rien, mais elle était contente de ne pas devoir y aller seule, et Jude voulait apprendre à la connaitre, elle ne pouvait que s'en réjouir. Elle n'était pas très sociale, mais elle était bien loin d'être misanthrope la petite. Elle sourit alors qu'il lui présente son bras et ils commencent à marcher puis monter les escaliers jusqu'à la Grande Salle. Ils ont une discussion des plus banales, mais les mots viennent naturellement. Ta journée s'est bien passé ? Ada dit bonjour aux autres élèves qu'elle connait d'un signe de la main, puis arrivée aux portes de la Grande Salle, elle tombe en face à face avec Cheryl qui la fusille du regard. Elle peut presque sentir la haine qu'à la blonde envers elle, elle pourrait presque se laisser submerger par les émotions de son assaillante. Si elle avait pu se cacher derrière le Serpentard, elle l'aurait fait. La demie soeur d'Ellio fronce les soucirls et tourne la tête comme une princesse avant de tourner les talons et que le reste de son corps ne suive vers le bal déjà entamé. Ada n'a même pas eu le temps de voir qui était son cavalier, ou bien du moins si elle en avait un. Cheryl ne l'avait jamais aimé, voir même apprécier. Probablement à cause de la relation qu'elle avait avec Ellio, et celle qu'ils avaient eu petits, mais la legilimens ne s'en préoccupait plus depuis longtemps. Elle lance un regard à son propre cavalier et hausse les épaules avec un semi sourire.

Jude et Ada entrent ensemble dans la Grande Salle ou la musique bat son plein. Il y a beaucoup de septième année et de classes préparatoires qui s'apprêtent à quitter l'école, l'ambiance est joviale, mais il en faut peu à la Serdaigle pour qu'elle décèle le revers des choses, elle ressent la peine, la tristesse, sans que cela ne l'affecte totalement toutefois. Elle pointe le buffet au jeune homme. Je te propose qu'on aille prendre un verre, avant de.. danser, ou comme tu veux. Elle glisse ses mèches de cheveux derrière ses oreilles en attendant une réaction du brun.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


▽ litte bitch princess
avatar


personal informations

► date d'inscription : 31/07/2013
► parchemins : 229


MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Lun 7 Oct - 11:20

Bal de fin d'année
à Poudlard


« Mais tu peux pas me faire ça ! » Cheryl roula des yeux en soupirant. « Je croyais qu’on y allait ensemble toi et moi ! En célibataires ! Qu’on allait se goinfrer et se moquer des couples toute la soirée, comme on le fait d’habitude…» Noah commença à bouder, bras croisés et regards fuyants. Cheryl secoua la tête de droite à gauche, refrénant son sourire en coin. Sa meilleure amie était si prévisible... Elle s'était doutée qu'elle lui ferait la tête en apprenant que la jeune Baker s'y rendait avec son petit ami. « Mais justement, je ne suis plus célibataire… Et puis Eugène me l’a demandé si gentiment… Avec une rose et tout, je pouvais pas lui refuser ça. » C'est vrai que le Poufsouffle avait tout fait dans les règles. Sa demande avait été parfaite, comme dans les vieux contes et histoires de princesses.  « Mais on s’en fout d’Eugène, je suis sûre que la soirée sera tellement moins drôle si tu la passes avec lui. Traitresse. Pff. De toute façon, je suis sûre qu’il y a de tas de gars qui voulaient y aller avec moi mais qui, sachant que comme d’habitude on y va ensemble toi et moi, n’ont pas osé me le demander pour pas se prendre un vent. » Cheryl hocha la tête et surenchérit rapidement : « Mais oui carrément ! C'est même sûr ! À toi les beaux gosses de Poudlard ! Et puis de toute manière, c'est qu'un bal à la con, c'est pas parce qu'on a un cavalier qu'on doit passer la soirée avec ! Genre on y va séparément, et on se retrouve après ! T'inquiète, je te laisse pas tomber ma Noisette ! » Cheryl se retenait de rire. Noah était impossible. Mais tellement drôle en même temps... En tout cas, elle espérait vraiment qu'elle trouverait chaussure à son pied, sinon, cela allait lui retomber dessus, c'était certain... Noah allait lui en vouloir pendant des semaines, peut-être même des mois. « Bon, je suis toujours fâchée contre toi hein. » Cheryl fit sa petite moue boudeuse et la regarda avec ses petits yeux de chien battus, mais Noah avait autre chose en tête :  « Je te laisse, je vais mettre mon plan séduction à l’action. On s’attend pour choisir nos robes, on est d’accord ? » Noah disparut rapidement... C'est vrai que le bal était dans trois jours. Il y avait encore tant à préparer...



Cheryl se coiffait. Relevant sa chevelure, elle soupira. Si seulement Noah était là, elle pourrait l'aider un peu... Mais elle n'était pas là. Bah oui, parce que Madame la Poufsouffle lui faisait encore la tête parce qu'elle n'avait pas trouvé le cavalier idéal. Le beau gosse de ses rêves n'était pas venu lui demander sa main pour l'accompagner au bal. Par conséquent,  Cheryl s'en était pris plein la figure : ''C'est de ta faute aussi, tu me l'as dit trop tard, et bla bla bla et bla bla bla.'' La jeune Serpentard était déçue du comportement de sa meilleure amie, mais en même temps, elle culpabilisait. Avait-elle eu tord d'accepter l'invitation d'Eugène ? Elle n'était pas le genre de personne à oublier et laisser tomber ses amis lorsqu'elle était en couple, mais pour elle, c'était tout de même évident qu'elle devait s'y rendre avec son mec non ? C'était ce que tout le monde faisait non ? Incompréhensible.

Lançant un soupire désespéré devant son miroir, elle finit par laisser ses cheveux lâches. Cela rendait pas si mal que ça de toute manière. Sa chevelure était encore légèrement ondulée par l'eau, et puis bon... Elle sortit de sa valise sa trousse de maquillage et se pomponna durant des heures et des heures. Fond de teint, crayon noir, fard à paupières, blush, rouge à lèvre, la totale quoi. Une fois satisfaite, elle ouvrit son armoire où elle avait elle-même pendu sa robe il y a quelques jours. C'était la première fois qu'elle la portait, et elle espérait bien rendre jalouse toutes les pétasses qui la détestaient. Et elle leur rendait bien, ne vous en faites pas pour cela. Il fallait l'avouer qu'avec ses petits airs de princesse et de je-veux-tout-tout-de-suite-ta-gueule-c'est-moi-qui-décide, elle en énervait plus d'un, et peu arrivaient finalement à la supporter. Parfois même, elle se demandait comment Eugène y arrivait. Entre eux deux, c'était tout de même le jour et la nuit. Un parfait contraste. Ou pas d'ailleurs. Certains se demandaient ce qu'ils faisaient ensemble. En réalité, tout le monde se demandait ce qu'ils faisaient ensemble. Noah, Ellio, les premiers. Mais bon. Cheryl chassa ses pensées de son esprit, c'était trop prise de tête de réfléchir à ce sujet. Pour le moment, elle était bien avec le Poufsouffle, et peu importait ce que pouvait bien en dire les autres.

Enfilant sa robe et ses chaussures à talons vertigineux, Cheryl tourna sur elle-même. Pour une fois, c'était même plutôt rare, elle se trouva un peu jolie. Pas trop mal quoi. Elle retoucha une dernière fois sa coiffure et son maquillage, puis elle sortit de son dortoir et se rendit dans la salle commune, quasiment vide de toute présence humaine. Était-elle déjà en retard ? Elle consulta l'horloge. Non pourtant. Elle poussa la porte de l'antre des Serpentard et fut surprise d'y trouver Eugène. Il lui sourit et la regarda de haut en bas. « Tu es magnifique. » Elle accepta le compliment volontiers, même si de sa bouche, elle n'était pas sûre que cela avait de la valeur. Il n'arrêtait pas de lui répéter à longueur de journée qu'elle était belle. Il lui tendit son bras, et ils se dirigèrent ensemble vers la grande salle. Arrivés devant celle-ci, ils croisèrent Shaw. Cheryl la scruta avec désobligeance et dédain. Qu'est-ce qu'elle la détestait celle-la... Si elle pouvait l'enterrer vivante sous le lac noir, elle ne se gênerait sans doute pas... Soudainement, son regard se termina sur son cavalier. Jude. Cheryl tomba des nues. Sa mâchoire dut se décrocher d'un seul coup car Eugène lui donna un coup de coude dans les côtes pour qu'elle réagisse. « Oh la garce putain. » Eugène tenta de la rassurer : « Laisse tomber... Ils sont juste amis. Viens danser. » Elle le laissa la traîner sur la piste. Les bras du français entourèrent le corps de la jeune Baker et elle ferma les yeux, ne pensant plus à rien. Mais non, c'était trop difficile pour elle. Elle secoua la tête : « Il me faut un verre. » Se dirigeant vers le buffet, elle croisa plusieurs camarades mais ne s'arrêta pas, ni ne se retourna. Eugène la suivait-elle ? Peut-être, peut-être pas. Une fois devant les boissons, elle jeta un coup d’œil rapide aux breuvages et gueula : « Y a pas un truc plus corsé que le jus de citrouille ici ou quoi putain ! »

Spoiler:
 

Code by Silver Lungs

__________



you're all that matters to me
«  L'amour ne ressent aucun fardeau, se moque des difficultés, tente ce qui est au dessus de ses forces et ne prétexte jamais l'impossible parce qu'il croit que tout lui est permis, et que tout est possible. » ©️ .bizzle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   Jeu 10 Oct - 8:38

« Ah mais si ! Elle adore ça ! Elle a ça dans le sang … » Il se délectait de son regard noir qui restait parfaitement clair dans sa signification. Bien sûr elle ne se contenta pas de le regarder avec ses yeux si doux, non, non, elle en profita pour laisser sa marque sur sa main, avec ses ongles pointus. La garce. Nolhàn grimaça amèrement et laissa échapper un plat chuchotement : « Aïe » pour la forme. Il tordit sa main pour éviter que la Serdaigle ne les enfoncent trop loin, ce serait regrettable. A cet instant elle percuta une autre élève, qui n’était autre que la meilleure amie de Ferretti : une Weasley. Dont il ne se souvenait plus le nom. Faut dire qu’ils sont nombreux dans la famille, on ne sait plus qui est qui. Elles étaient toutes les deux descendues tout droit des cieux … Ahem. La blague. « Écoutes Ferretti, c’est pas parce que t’as un gros cul que tu dois bousculer tout le monde ok ? » Qu’est-ce que je disais ? Tout dans la finesse. Enfin cela n’empêcha pas Nolhàn de sourire à la réplique de la blonde, d’une part parce que c’était marrant hein ? Et puis aussi parce que ça enragerait l’autre rose qui lui lacérait la peau. « Ravis de te voir aussi Weasley » Elles se regardèrent comme des chiens rageurs, et Marloes enfonça un peu plus ses ongles dans sa main, putain mais qu’est-ce qu’elle avait ? Sa pauvre main ne lui avait rien fait par merlin. Pauvre main. Sa bouche se tordit en une nouvelle grimace silencieuse. Putain faudrait qu’elle coupe ses griffes, elle finira par blesser quelqu’un avec … C’était peut-être le but aussi. « Sympa la robe. » Oh un compliment ! « Je ne peux pas en dire autant de la tienne » Le Poufsouffle soupira en levant les yeux au ciel. Il trouvait qu’il n’y avait rien de plus stupide que ce genre d’affrontements qui ne servaient strictement à rien, si ce n’est à perdre son temps. Il rebaissa la tête lorsqu’il sentit sa main se libérer de son emprise. Il l’examina avec un air faussement inquiet, enfin elle était quand même pas mal rouge, elle brûlait et était parsemés de trous. Ce n’était pas joli joli. Il fixa alors Merretti avec une moue boudeuse, mais à vrai elle s’en contrefichait cette salope, la seule chose qui semblait l’amuser, était de faire rager la copine de Shane. « Bon ! Moi je propose un échange, je danse avec Wheeler, et vous deux… Vous dansez ensemble, bon compromis non ? » Holala dans quoi elle partait encore cette tarée ? Tous s’observèrent, enfin les deux nanas se fusillaient plutôt du regard tandis que les deux mâles attendaient passivement, ne sachant pas trop où se positionner. Connaissant tout de même le goût prononcé de son ami pour ce genre de festivité, Nolhàn décida de le sauver de la tornade, bien que ce soit sa faute s’ils en soient là. Pardon : « Bon allez ! » Il attrapa fermement le bras de la rose, un grand sourire aux lèvres : « Il est temps pour nous de s’éclipser ! » Oui oui, il ignorait purement et simplement les paroles de Marloes ; comme si elle n’avait strictement rien dit. C’était bien mieux et ça arrangerait tout le monde si on faisait comme ça. Malgré les protestations, il salua simplement le couple et s’en écarta, lançant un petit clin d’œil à son ami le drogué. En parlant de ça. Ils se dirigèrent vers la sortie, enfin surtout Nolhàn ; Marloes elle, elle était plutôt « trainée » vers la sortie. Mais qu’importe, le résultat était le même, ils se retrouvèrent tous les deux au beau milieu de l’obscurité de la nuit, la musique continuant de jouer en fond, tandis que quelques cris de joie s’en détachaient. Il lâcha enfin le bras de la jeune fille dont il imaginait déjà les reproches sortant de sa bouche : « Bon attends, avant que tu ne dises quoique ce soit, j’ai un cadeau pour toi … » Il afficha un sourire un peu malicieux et, regardant de droite à gauche, sortit de sous sa veste une petite bouteille. Et je vous assure que ce n’était pas de l’eau à l’intérieur : « Je me suis dit qu’une alcoolo comme toi préférait sûrement ça plutôt que le jus de citrouille » Il afficha à nouveau son sourire bêta, celui qui la faisait rager plus qu’autre chose. Il la lui tendit généreusement : « Allez prends-là, je te la laisse entièrement, t’as vu comme je suis GENTIL ? » Oui il était adorable, un vrai petit ange. Mais au moment où elle allait la prendre, il ramena la bouteille vivement vers lui : « A moins que tu ne préfères retourner danser avec Wheeler ? Paraît que t’aimes l’échangisme ? » Taquin, il s’assit dans l’herbe ; il se fichait totalement d’avoir le cul tout vert. Il posa l’alcool à côté de lui, guettant toujours les allées et venues des autres élèves, il n’aimerait pas qu’on la lui prenne car tous, ce soir, seraient en quête de ce liquide précieux qui leur ouvrirait les portes des illusions et de la libération. Ca ferait du bien à Ferretti d’ailleurs, ça la calmerait un peu et ça la rendrait plus cool aussi. Ca allait la détendre. Elle tirait toujours une de ces tronches, jamais contente celle-là, et si jamais elle souriait, c’était un rictus vilain. Fallait tout lui apprendre à cette triste Serdaigle. En tout cas lui, ne se priverait pas ; mais d’une toute autre façon par contre, car son truc à lui, ce n’était pas les bouteilles. Mais ça, elle le savait déjà. Avec précaution, il tira à nouveau sur sa veste et en sortit des feuilles et un autre petit sachet mystérieux, il posa délicatement une des feuilles transparentes et commença son petit rituel, jetant toujours des petits coups d’œil vers sa partenaire. Il se demandait si elle allait l’abandonner piteusement comme une vieille chaussette ou si elle se laisserait tenter par l’alcool. Rapidement il enroula son mélange pour lui donner la forme du joint puis il tapota sur son genou pour que le tout se tasse au fond, ensuite il s’empara de son briquet et l’alluma en le portant à sa bouche. La fumée blanche s’envola vers le trou noir et il se délecta de cet instant. Si Shane le voyait, il serait vert de jalousie, ils s’en fumeraient peut-être un plus tard tous les deux. Nolhàn se tourna avec curiosité vers Marloes : « Je te propose pas, c’est pas bien de mélanger … » Déjà qu’il l’incitait légèrement à boire, il n’allait pas la pousser dans la tombe en lui provoquant un malaise. Quoique ce serait tentant en fait …
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



personal informations



MessageSujet: Re: BAL DE FIN D'ANNEE   

Revenir en haut Aller en bas
 

BAL DE FIN D'ANNEE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D i s s e n d i u m :: POU DU LARD DU POUDLARD :: « REZ DE CHAUSSEE » :: grande salle-