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 Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne

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MessageSujet: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Mar 10 Sep - 3:10

nathanne


Tu avais reçu la nouvelle par missive, une missive signée de la main tremblante de ton père sans aucun doute détruit. Ta mère était morte, attaquée par un loup-garou à quelques mètres seulement de votre maison. Les morts de ta famille se suivaient, les unes après les autres, toutes plus sanguinaires les unes que les autres. D’abord ton oncle enfermé depuis de trop longues années en prison, puis encore un oncle, et encore un. La mort de Percy était celle qui avait eu le plus de répercussion sur toi puisqu’il était le père de la seule cousine avec qui tu avais tissé des liens forts depuis de longues années. A chaque annonce, tu t’attendais à voir le nom d’un de tes parents affiché en lettres majuscules, mais à chaque fois le poids sur ta poitrine s’envolait quand tu reconnaissais un autre nom. Mais ce jour-là, il s’agissait bien de ta mère. Celle qui t’avais engendré, celle avec qui tu avais eu de trop longues disputes durant toutes ces années, celle que tu avais vu pour la dernière fois il y a déjà cinq ans de cela, celle à qui tu donnais de trop brèves et banales nouvelles. Et elle était morte. Une mort horrible commanditée par le Lord. Tu n’avais jamais fait part de tes peurs à personnes ces derniers temps, encaissant les morts comme une Obscure devait les encaisser, obligée d’entendre tes amis se réjouir à moitié de voir ces traîtres à leur sang disparaitre de la surface de cette planète. Tu n’avais rien dit, tu étais restée de marbre devant ces effusions de joie éphémères, tu n’avais pas ouvert la bouche, juste serré les dents et continué ta route. Oui, tes convictions étaient toujours bien présentes, mais tout était chamboulé par les derniers évènements. La mort de William Blake, un de ses professeurs préférés, en pleine place publique. Puis la mort de toute ta famille. Et même si tu ne les aimais pas, même si tu n’avais jamais tissé de liens avec eux, ce serait te mentir à toi-même que de dire que cela ne t’affectait en aucun cas. Tu remettais tout en cause mais tu ne le disais à personne, parce que tu avais trop longtemps travaillé, lutté, pour en arriver là où tu étais. Tu ne voulais pas briser ta carapace. Alors tu n’avais rien dit, tu avais continué à être présente aux réunions obscures, les dents serrées et la mâchoire crispée, le regard noir. Seulement ce jour-là, tu tenais la lettre de ton père d’une main tremblante et une boule s’était formée dans ta gorge. Tu n’avais pas pleuré mais tu avais froissé la lettre avant de la jeter dans le feu et t’étais réfugiée dans ton dortoir sans adresser la parole à qui que ce soit. Tous les cours de la journée avaient été rayés de ton emploi du temps et tu avais passé la journée à observer le plafond en ressassant tes pensées, en te demandant quoi faire. Et le pire, c’est que tu n’avais personne à qui en parler. Bien sûr, tu devais aller voir ton frère, mais tu n’avais pas la force d’y aller le jour-même, tu voulais attendre d’encaisser le coup avant d’affronter l’intéressé. Toute la journée passée dans ton lit, regrettant des paroles et des actes. Et ce n’est que le soir que tu te décidas à agir.

♦️ ♦️ ♦️

Allongée dans ton lit, tu entends des bruits de conversation se rapprocher de ton dortoir. La porte s’ouvre et tu devines que les filles de ton dortoir sont rentrées du dîner. Tu es protégée par les lourds rideaux qui entourent ton lit à baldaquin et ne prononces pas un seul mot, tu n’as pas envie de faire remarquer ta présence et surtout d’aborder le sujet avec elles. Tu les écoutes parler de tout et de rien et un soupir traverse tes lèvres avant que tu ne fermes les yeux. Seulement tu sais que tu ne parviendras pas à dormir aujourd’hui, les pensées s’enchainent dans ton esprit à une vitesse affolante et jamais tu ne parviendras à calmer ce flot intarissable. Il faudrait que tu te rendes à l’infirmerie et demandes une potion de nuit sans rêves. Rouvrant les paupières, tu te redresses sur tes avant-bras avant de pousser le rideau de ton lit et de poser un pied sur le sol. Les discutions s’arrêtent instantanément et tu sens des regards sur toi. « Bah alors Roxanne t’étais pas en cours ? » Tu redresses le visage vers la fille qui a prononcé ces paroles et esquisse un léger sourire. « J’avais mal au crâne, je pense que je vais aller à l’infirmerie » Tu vois tes camarades échanger un regard complice mais tu ne prends même pas la peine de leur faire la remarque, tu veux juste quitter cet endroit le plus rapidement possible. Posant le second pied sur le sol, tu enfiles tes chaussures avant d’attraper un pull que tu mets rapidement et de te lever. « T’es sûre que tu nous fais pas une petite crise à cause de ta mère ? » La voix est sarcastique et tu perçois un rire étouffé dans ton dos. Un sourire crispé se dessine sur tes lèvres tandis que tes ongles s’enfoncent dans la chair de ta main. Tu te retournes vers la salope qui vient de parler et lui lance un sourire narquois. « Et t’es sûre que tu devrais pas te mêler de ton cul plutôt ? Parce qu’à ta place j’irais plutôt voir ton soi-disant copain qui se tape ta meilleure amie dans ton dos » Ton regard se pose alors sur la fille qui venait de rire, qui désormais à un visage dévasté. « Quoi ? Elle est sérieuse ? » « Je vous laisse parler entre copines alors, comparer vos expériences au pieu avec ce charmant jeune homme » Et tu quittes la pièce sous les cris des deux amies qui haussent le ton. Un soupir s’échappe de tes lèvres tandis que tu traverses la salle commune. Tu n’as pas envie de te rendre à l’infirmerie pour avoir affaire à un Mangemort qui, dès qu’il aura entendu ton nom de famille, foutra du poison dans ta potion. Mais tu ne sais pas quoi faire d’autre, tu as besoin d’oublier l’espace de quelques temps les dernières nouvelles. C’est arrivée au deuxième étage qu’une idée germe dans ton cerveau. Tu as besoin de décompresser, et tu ne connais qu’une seule personne capable de t’y aider. Nathanaël remplira ce rôle à merveille. Tu gravis donc les cinq étages qui te séparent de la salle commune des rouges et or et te rends devant cet immonde portrait qui sert de passage. « Hey toi » Tu hèles un première année qui lève ses yeux vers toi. « Tu peux aller me chercher Nathanaël Crickson ? » Et tu l’observes entrer dans la salle. Tu attends quelques minutes avant de voir le portrait pivoter de nouveau et une silhouette familière en sortir. Tu le vois ouvrir la bouche mais avant même qu’il n’ait le temps de parler, tu l’attrapes par la main et l’entraînes à travers les couloirs jusqu’à la salle sur demande. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur que tu te retournes vers lui. Et là, ton cerveau se déconnecte complètement. Tu t’approches de son visage étonné et pose tes lèvres sur les siennes tout en glissant tes mains autour de son cou. Nathanaël et toi êtes ce qu’on peut appeler des sex-friends, vous n’avez aucune attache mais vous passez du bon temps ensemble lorsque vous en avez envie. Tu ne sais même plus comment tout cela a débuté mais tu sais que ça marche bien. Tu ne veux pas t’engager, lui non plus, mais vous aimez coucher ensemble. Alors c’est un bon compromis et personne ne doit rien à personne, vous êtes libres de faire ce que bon vous semble. C’est comme ça que ça fonctionne, et pour l’instant la seule chose dont tu as envie c’est de ça, pas d’une prise de tête ou d’une conversation qui ne mènera de toute manière à rien. Alors tu l’embrasses tout en le poussant lentement en direction du lit. La salle sur demande c’est là où vous vous retrouvez la plupart du temps, comme la plupart des élèves semble-t-il. Tu te détaches lentement de lui tout en rouvrant les paupières et plonge ton regard azur dans le sien. « Ça va pas très bien » Tes mains se posent sur son torse et tu le repousse gentiment sur le lit tandis que tes ballerines quittent tes pieds et que ton pull ne tarde pas à les rejoindre sur le sol de la pièce. Tout oublier, l’espace de quelques temps, sentir une présence à tes côtés, se passer de mots, voilà ce qu’il te faut, et c’est ce qu’il te donne tandis que tu t’abandonnes entre ses bras comme tu l’as déjà fait plusieurs fois en sa compagnie. Pas de prise de tête, pas de paroles, juste des gestes et des sensations, et c’est tout ce qu’il te faut.

Adossée contre le mur de la pièce, tu observes le sol recouvert de vos vêtements avant de bailler ostensiblement. Tes yeux repèrent alors un paquet de cigarette qui dépasse d’une poche et tu te penches au-dessus du lit pour l’attraper du bout des doigts. A tes côtés, Nathanaël dort encore, sa respiration soulevant dans un rythme régulier sa poitrine et un sourire parcoure tes lèvres tandis que tu allumes ta cigarette. D’habitude tu ne fumes pas beaucoup, mais aujourd’hui tu as le droit, peut-être que ce que l’on dit sur les effets relaxants de cette merde sont vrais. Inspirant la fumée dans tes poumons, tu entends le lion bouger à tes côtés et ton regard, perdu dans le vide, se pose vers lui. Tu lui adresses un léger sourire tandis qu’il ouvre un œil et repose tes yeux bleus sur le mur opposé. Tes pensées sont revenues au galop, elles ne t’ont pas laissé une seconde de répit. Tu observes toutes les imperfections du mur se trouvant en face de toi, les fissures qui sillonnent les dalles, les écarts de couleur entre les différentes pierres, les différences de taille. Mais dans ta tête, c’est toujours la même litanie morbide, tu doutes, tu réfléchis, tu ressasses. Tu portes ta cigarette à tes lèvres et, après avoir expiré la fumée, tu oses enfin prendre la parole, brisant le silence. « Je sais pas si t’as appris la nouvelle » Tu t’arrêtes et un ricanement s’échappe de tes lèvres tandis que tu tires de nouveau sur la cigarette. « J’suis conne, bien sûr que t’es au courant, ça a du faire le tour de l’école. » Le Lord et les Mangemorts ne tardaient jamais à clamer leurs exploits à tous ceux qui voulaient bien les écouter, et tous les élèves de cette école devaient savoir qu’une quatrième victime Weasley avait péri sous le joug de leur colère. « Ma mère est morte » Étrangement, le fait de la prononcer à haute voix te fait prendre conscience de la réalité. Tout prends plus de sens, plus de lourdeur, lorsqu’il est dit à haute voix, et tu en fais l’amère expérience. Tu détaches ton regard du mur et le pose sur les draps blancs qui recouvrent le lit. Tu attends une réponse de sa part, ou du moins un geste, une réaction, quoi que ce soit. Même s’il ne s’agit pas de ton ami le plus proche, tu sais qu’il peut t’écouter. Tu ne demandes pas à ce qu’il te comprenne ou même te rassures, mais tu as besoin de parler à quelqu’un et les personnes à qui tu peux te confier sont rares, voire inexistantes. Ta famille ? Plutôt mourir, et la seule à qui tu peux le dire n’a pas la tête à ça en ce moment. Tes amis ? Ils sont rares. Les connaissances ? Elles s’en serviraient pour te faire descendre de ton piédestal. Alors que Nathanaël est neutre. Et c’est sans doute la meilleure option que tu possèdes aujourd’hui. Alors même si tu ne vas pas sortir de cette pièce en danser la macarena, au moins tu sais que tu as une oreille attentive.

Spoiler:
 

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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Mar 17 Sep - 4:46

L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
Nathanne


Assis en tailleur sur ton lit, tu lisais pour la centième fois peut-être un de tes livres préférés. Les bords écornés du roman de Patrick Süskind en attestait. Le parfum, histoire d'un meurtrier te passionnait et tu ne te lassais jamais de le lire, de le relire, et de le rerelire encore et encore. La plupart des gens te trouvait cinglé, et ne comprenaient pas toujours ta passion pour la littérature moldue, mais tu t'en fichais. Tu en avais rien à foutre des gens, tout ce qui t'intéressait, c'était toi et toi seul, alors les autres... Tu fus distrait par un bruit et tu relevas la tête un instant pour voir Adrian sortir du dortoir. Tu soupiras. T'en avais marre d'être ici. Tu te sentais vraiment pas à ta place parmi eux. Même si tu te suffisais à toi même, c'était parfois pénible d'être dans une maison où tu n'avais quasiment pas d'amis. Heureusement, il y avait toujours Eden avec qui tu t'entendais plutôt bien, mais niveau garçon, tu n'étais pas vraiment gâté. Tournant ta page, tu recommenças à te rendre compte que tu relisais la même depuis dix minutes. Tes pensées étaient loin, vraiment trop loin pour continuer à lire. Tu te levas brusquement et rangeas ton bouquin dans ta table de chevet, juste au dessus de ton journal. D'ailleurs, que faisait-il là celui-là ? Ah oui, tu l'avais oublié là hier soir... Le fourrant dans ton sac, tu te sentis plus rassuré. Tu n'aimais pas le laisser là, où tout le monde pouvait te le voler. Oui, avec le temps, tu étais devenu un peu paranoïaque, et tu préférais garder ton journal intime sur toi. T'y couchais vraiment toutes tes pensées et il renfermait pas mal de secrets inavoués. Tu te sentais faible rien qu'en pensant à ce que tu deviendrais si quelqu'un s'en emparerait. Bref. Au moins maintenant, tu savais où il était. Balançant ton sac sur ton épaule, tu décidas de descendre dans la salle commune, histoire de voir si quelqu'un d'intéressant s'y trouvait. Une fois arrivé face à l'âtre de la cheminée, tu bougeonnas doucement, constatant que ce n'était vraiment pas le cas. « Putain... » Haussant les sourcils, tu soupiras tellement fort qu'une fille s'approcha de toi et te demanda : « Hé, ça va ? »  Tu la regardas en fronçant les sourcils et tu gueulas : « Mais ta gueule toi, j't'ai rien demandé, dégage. » Vexée, elle lui fit un doigt d'honneur et le fusilla du regard avant de retourner à sa place. Décidemment, cette journée commençait plutôt mal. Tu fouillas dans la poche de ta veste pour trouver tes cigarettes lorsqu'un gamin de première ou deuxième année sans doute te tapota l'épaule. « QUOI ! »  Le garçon commença à baragouiner : « C'est... uququque euhhh... »  Tu levas les yeux aux ciels, exaspéré. « Parle putain, j'ai pas toute la journée ! »  Tu réussis à comprendre avec son charabia que quelqu'un t'attendait dehors. Un sourire naquit sur tes lèvres. C'était sans doute Bry. Depuis que vous étiez réconciliés, elle venait souvent te chercher devant la salle commune et vice versa, pour passer un peu de temps ensemble, rattraper celui que vous aviez bêtement perdu ces derniers mois. Le passage de la grosse dame s'ouvrit sur ton passage, mais ce n'était pas la chevelure blonde de ta meilleure amie que tu vis, mais celle de Roxanne Weasley. Tu ouvris la bouche : « Qu'est-ce que... » Mais la serpentarde t'attrapa par la main et t'entraîna à travers les dédales des couloirs de Poudlard. Tu la suivis sans rien dire, ayant une vague idée sur la raison qui l'avait poussé à faire appel à toi. T'avais entendu dans les journaux pour sa mère. Tu la regardas s'arrêter devant la salle demande et sans prononcer un seul mot, te poussa à l'intérieur. Tu étais plutôt étonné. Cela faisait un bout de temps que vous ne vous étiez pas vu. Quelques semaines peut-être. Ses lèvres frôlèrent les tiennes et tu posas avec une possessivité non retenue tes bras autour de son corps frêle. Tu ne l'aimais pas. Mais tu t'en fichais. Pour le moment, elle avait l'air d'avoir besoin de toi et de ton corps, alors si cela pouvait lui enlever un poids de la poitrine... Vous couchiez régulièrement ensemble, quand tu n'étais pas en couple ( ou même si tu l'étais d'ailleurs ), et cela vous convenait bien à tous les deux. Il n'était pas questions de sentiments, jamais. Les sentiments, ce n'était vraiment pas pour vous. Tu sentis qu'elle était pressée lorsqu'elle te força à rejoindre le lit. Vos lèvres se détachèrent et tes yeux marrons rencontrèrent ses prunelles céruléennes. Ça n'avait pas l'air d'aller. Pas du tout. « Ça va pas très bien. »  Sans blague... Sérieusement, tu ne l'avais jamais vu comme ça. Certes, vos échanges se cantonnaient principalement à des échanges physiques, mais il n'empêchait que tu éprouvais beaucoup de sympathie pour cette fille, et que tu l'aimais beaucoup. Roxanne posa ses mains sur ton torse et t'invita à t'allonger sur le lit à baldaquin. Tu la scrutas attentivement retirer ses vêtements tandis que tu faisais de même. Lorsqu'elle s'allongea sur toi, ton corps prit le relais de ton cerveau, et tu ne pensas plus à rien.

♦️ ♦️ ♦️

Tu avais les yeux fermés, mais tu ne dormais pas. T'arrivais pas. Maintenant que ton désir pour elle s'était assouvi, tu n'arrêtais pas de penser à elle, à ce qu'elle devait ressentir à l'instant présent. Tu sentis une vague odeur de cigarettes, ce qui te donna envie d'en griller une. Tu te retournas doucement et le regard de la serpentard se posa sur toi. Elle sourit. Pas besoin d'être devin pour comprendre qu'il sonnait faux. Le silence s'installa dans la pièce et tu n'avais nul envie de le briser. Ce n'était certainement pas à toi de le faire. Si Roxanne souhaitait te parler, elle le ferait. Sinon, ce n'était pas la peine. « Je sais pas si t’as appris la nouvelle. »  Un ricanement s'échappa de ses lèvres et tu te sentis presque triste pour elle. Tu savais ce que c'était de perdre une mère.  « J’suis conne, bien sûr que t’es au courant, ça a du faire le tour de l’école. Ma mère est morte. »  Tu ne répondis rien. C'est vrai que ces derniers temps, les mangemorts attaquaient et tuaient des résistants à la pelle. Personnellement, tu en avais rien à faire, car du moment qu'on ne s'en prenait pas à ton frère, le reste importait peu. Et ton frère, il était mangemort, donc tu n'avais aucune raison de t'inquiéter. Tout ce que tu trouvas à dire, ce fut : « La mienne aussi. »  Aussitôt, tu sentis le regard inquisiteur de Roxanne sur toi. C'était le genre de sujet qui d'ordinaire mettait un froid à la conversation. Tu attrapas le paquet de cigarettes et t'en allumas une. Tu n'étais pas très doué dans les séquences réconforts, mais t'allais faire de ton mieux parce que tu aimais bien cette fille. Tu te penchas vers elle, et passas un bras autour de son épaule pour qu'elle se repose sur toi. Un contact physique l'aiderait peut-être à se sentir mieux. « Pleure si tu veux. »  D'habitude pas très bavard, tu décidas de te livrer, histoire qu'elle ne se sente pas gênée de se laisser aller devant toi. Personnellement, tu t'en fichais. Tu n'étais pas du genre à juger les gens pour cela, car toi même, tu savais que tu es étais du genre lunatique... Et ce, bien même avant l'arrivée de ta maladie. « Ma mère, quand elle est morte, j'avais cinq ans. D'après mon père, j'ai été infernal pendant deux ans après ça. Mais vraiment. Un vrai con. Je sais que c'est à cause d'elle que je suis ce que je suis, la maladie tout ça. Enfin, tu sais. »  Tu marquas une pause, la gorge sèche et tira sur ta cigarette. Tu soupiras doucement. Tu détestais tellement parler d'elle. Pour toi, c'était vraiment des souvenirs très pénibles de ton enfance, et c'était bien rare que tu abordes ce sujet, mais tu repris : « Ma mère, c'était une connasse Roxanne, j'en sais rien de la tienne, mais la mienne, c'en était une. Elle m'a abandonné parce qu'elle ne m'aimait pas, et après je me suis retrouvé tout seul. Je sais qu'au début, on a vraiment mal, mais on s'en remet. On arrive à vivre avec. Mais si ta mère était une bonne mère, dis-toi qu'elle aimerait pas que tu te sentes mal, et qu'elle voudrait que tu continues à vivre ta vie. Et même si c'est dur, de toute manière, on ne peut rien faire contre la mort. On doit l'accepter. » Tu levas les yeux vers elle, et posa un baiser sur sa chevelure. Tu te sentais vraiment nul et impuissant. Les décès, t'avais vraiment trop du mal. Tu espérais que tu allais pouvoir l'aider à aller mieux, mais tu n'étais pas sûr d'en être capable. « J'suis pas très doué pour ça Roxie. J'suis désolé. »

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MessageSujet: Re: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Dim 10 Nov - 7:27

nathanne


Tu inspires la fumée de ta cigarette tout en fixant un point sur le mur opposé, n’osant même pas poser ton regard sur le lion à tes côtés. Tu n’as pas l’habitude de te confier, surtout pas avec lui, parce que votre relation n’implique que du physique, pas autre chose. Vous vous êtes trouvés en tant qu’amant et cette situation vous convient parfaitement, vous n’avez pas besoin de parler des heures puisque l’alchimie réside dans vos gestes et non dans vos mots. Seulement aujourd’hui tu as un poids au cœur, tu sens un mal-être s’immiscer dans tes veines lentement, tu as besoin de sortir la tête de l’eau, d’oublier quelques instants les problèmes qui s’accumulent dans ta vie. Ton masque de glace, ta carapace qui te colle à la peau, tout se craquèlent et laisse apparaître ta fragilité bien présente. Tu te pensais pas que cela pouvait t’affecter autant, tu pensais avoir tiré un train sur ton passé et ta famille seulement tu n’arrives pas à faire semblant. Pas aujourd’hui, plus maintenant. Tu as déjà trop joué la comédie pour toutes tes actions, et aujourd’hui ton rôle est trop lourd à porter. Tu as besoin de te lâcher, ne serait-ce qu’une fois, pour pouvoir remonter sur la scène demain. Et c’est le lion qui est là, en ce moment, pour t’écouter. Tu ne demandes même pas à être rassurée ou réconfortée, de toute manière rien ne peux réparer le trou béant qui s’est formé à l’annonce de la mort de ta mère. La seule chose dont tu as besoin désormais c’est de savoir qu’il y a encore quelqu’un à tes côtés, que tu n’es pas seule, que tu es entourée. Tu te raccroches aux branches, tu essayes de te persuader que tes efforts, tes manigances, tes manipulations, tout cela n’a pas servi à rien. Que tu n’as pas porté ce masque si lourd en vain. Tu as besoin de savoir que tu n’es pas seule malgré toutes les horreurs que tu as pût faire ou dire, car même si pour toi tout est une question de stratégie, tu ne peux pas être seule. C’est aujourd’hui seulement que tu t’en rends compte, c’est aujourd’hui que tu te rends compte que le pouvoir, la renommée, ce n’est rien si tu es seule. Et lorsque tu as appris la nouvelle, tu n’avais personne vers qui te tourner. A quoi bon pleurer dans les bras de ceux qui haïssaient ta mère à cause du nom de famille qu’elle portait ? A quoi bon pleurer dans les bras de tes cousins qui savent très bien tout ce que tu as fait pour couper les liens qui vous unissaient ? Tu étais seule et c’est Nathanaël qui est là maintenant, c’est le seul impartial dans cette histoire, c’est le seul qui s’en fout parce que vous n’êtes pas intimes. Vous êtes liés par une alchimie physique, pas par des sentiments qui viennent embrouiller votre relation. Certes, tu l’apprécie, tu apprécies les moments que tu passes en sa compagnie, mais tu ne le connais qu’en surface, tu ne sais rien de lui comme lui ne sait rien de toi. Et vous ne cherchez même pas à connaître l’autre, vous restez sur vos bases, de peur sans doute que la connaissance ne gaffe votre relation si fragile. Portant ta cigarette à tes lèvres, tu la retires après avoir tiré dessus, faisant tomber la cendre sur le côté du lit, directement sur le sol. Tu n’avais pas envie de te lever pour aller chercher le cendrier qui se trouvait sur la table de l’autre côté de la pièce, tu n’avais envie de rien aujourd’hui. Après tes paroles, le silence s’installe entre vous deux, tu sais très bien que Nathanaël n’a peut-être pas envie de parler de ça, surtout avec toi, mais tu as eu besoin de le laisser sortir, surtout dans cet état post-sexe dans lequel ton corps tout entier ne réagit plus, dans lequel ta fragilité est davantage exacerbée.

Pourtant, au bout de quelques secondes de calme, tu entends la voix du lion briser le silence. « La mienne aussi. » Tes sourcils se froncent par réflexe et tu finis par te tourner vers ton amant épisodique, le regard interrogateur. Sa mère aussi était morte ? Tu ne le savais même pas, pour te dire à quel point tu ignores tout de la vie du rouge et or. Tu ne parles pas, tu le laisses attraper son paquet de cigarettes et en allumer un du bout des doigts. Tu sais qu’il ne faut pas poser de questions sous peine de le braquer, alors tu le laisses prendre son temps pour parler, si jamais il a envie de le faire. Tu le vois bientôt avancer son bras en ta direction et tu sens la chaleur de son corps enrouler ton dos. Il te rapproche doucement de lui pour que tu puisses te reposer sur lui et tu laisses tout simplement ta tête sur son épaule, mollement, ta cigarette se consumant entre tes doigts tremblants. Tes paupières se ferment tandis que tu profites de cet instant si intime entre vous qu’il en serait presque gênant si les circonstances étaient différentes. Mais aujourd’hui, tu profites simplement de cette proximité, tu profites de ce geste qu’il a envers toi et tes muscles se détendent tandis que respires son odeur, tes cheveux tombant en cascade sur son épaule et ton visage. « Pleure si tu veux. » Une boule se forme dans ta gorge et tu déglutis difficilement pour la faire partir. Ces mots si simples te prennent pourtant aux tripes, tu sens une pression sur ta poitrine. Tu ne veux pas pleurer, tu ne peux pas pleurer. Même s’il t’en donne l’occasion, tu n’arrives pas à t’y résigner et pourtant tu sens que tu es au bord des larmes. Tes yeux fermés te brûlent et tu les plisse pour ne pas pleurer, tu luttes contre la blessure enfouie en toi. Tu réfrènes un sanglot et tu es contente d’entendre la voix du lion résonner de nouveau dans tes oreilles. Ses paroles pourront peut-être cacher les bruits de sanglots qui s’échappent de toi. « Ma mère, quand elle est morte, j'avais cinq ans. D'après mon père, j'ai été infernal pendant deux ans après ça. Mais vraiment. Un vrai con. Je sais que c'est à cause d'elle que je suis ce que je suis, la maladie tout ça. Enfin, tu sais. » La boule dans ta gorge refait ton apparition lorsque tu décèles le ton de la voix du lion. Tu sens qu’il n’aime pas en parler, et tu n’oses même pas l’interrompre. Tu sais pour sa maladie, après tout, les rumeurs vont vite et tu es toujours la première informée dans cette école, c’est ton domaine, le seul dans lequel tu excelles à merveille. Mais jamais tu ne lui en as parlé, jamais tu n’as évoqué le sujet parce que c’est pas à toi de le faire, parce que cela ne mène à rien pour vous deux de toute manière.

Tu rouvres lentement les yeux et fixes un point au loin, les yeux brûlants d’eau salée, mais tu ne dis rien, tu l’écoutes reprendre difficilement la parole. « Ma mère, c'était une connasse Roxanne, j'en sais rien de la tienne, mais la mienne, c'en était une. Elle m'a abandonné parce qu'elle ne m'aimait pas, et après je me suis retrouvé tout seul. Je sais qu'au début, on a vraiment mal, mais on s'en remet. On arrive à vivre avec. Mais si ta mère était une bonne mère, dis-toi qu'elle aimerait pas que tu te sentes mal, et qu'elle voudrait que tu continues à vivre ta vie. Et même si c'est dur, de toute manière, on ne peut rien faire contre la mort. On doit l'accepter. » Cette fois-ci, tu sens une larme couler lentement le long de ta joue et tu réprime un sanglot silencieux. Si seulement il savait. Si seulement il comprenait que le problème ne venait pas d’elle mais de toi, que c’est toi la source du mal dans cette histoire. Parce que oui, ta mère n’était pas une conasse, elle a toujours été là pour ton frère et toi, elle a toujours été là malgré les barrières que tu érigeais entre elle et toi. Elle n’a jamais lâché l’affaire, elle t’a toujours protégé et c’est toi qui refusais son aide, qui reniait le lien de sang qui vous unissait. C’est toi qui as tout merdé. Elle t’aimait et tu ne l’as jamais fait, elle ne voudrait pas que tu te sentes mal mais tu n’as jamais fait preuve d’aucune marque d’affection envers elle, et aujourd’hui c’est ce poids qui te brise le cœur. Parce que tu es une fille ingrate, parce que tu mérites de souffrir aujourd’hui, parce que tu es la seule fautive de l’histoire. Tu n’as jamais été heureuse dans ta famille, tu as toujours insulté, dénigré, blessé les gens qui t’entouraient et ce, par pur plaisir de les voir souffrir. Plaisir malsain et entêtant, tu n’as jamais émis l’hypothèse que les choses termineraient ainsi, que tu ne pourrais jamais lui dire qu’au fond, elle n’était pas si horrible en tant que personne mais que seulement tu n’étais pas destinée à être sa fille parce que tout vous opposait. Tu ne pourras jamais avoir le droit à la rédemption envers elle, et même envers ton père. Parce que tu sais qu’il ne supporte pas ton attitude, tu sais qu’il est déjà blessé et que cette nouvelle épreuve n’arrangera en rien vos relations. Et puis, tu es lâche. Ton blason n’est pas décoré du lion, le courage n’a jamais été l’une de tes qualités. Et tu n’oses pas faire le premier pas vers ton paternel, tu as peur du refus, de la honte, de tout. Tout est brisé entre vous, rien ne pourra jamais redevenir comme avant, lorsque tu étais enfant et qu’un lien subsistait toujours entre vous. Tes paupières se ferment de nouveau tandis que tu sens le souffle du lion sur ton crâne et qu’il dépose un baiser sur ta chevelure. Tu fermes les yeux et ta main libre agrippe le drap blanc qui recouvre le lit. « J'suis pas très doué pour ça Roxie. J'suis désolé. » Une nouvelle larme perle le long de ta joue et tu laisses échapper un sanglot audible cette fois-ci. Ta main laisse tomber ta cigarette éteinte et consumée sur le sol et tu te cales contre le torse du jeune homme comme une enfant apeurée, une enfant fragile et vulnérable. Les yeux fermés, tu n’enivres de l’odeur du lion sans parler, parce que tu as peur de céder, tu as peur d’être faible, de te montrer sous ton véritable jour. Tu sais que c’est stupide et pourtant tu n’arrives pas à te défaire de cette idée selon laquelle tu dois être forte, tout le temps, avec tout le monde. Mais le poids des mots, le poids du passé, tout ceci est désormais trop lourd à porter. Tu rouvres tes yeux pleins de larmes lentement mais tu ne te décolles pas du jeune homme, tu fixes un point au loin comme une folle échappée de l’asile. Après quelques secondes de silence, tu parviens enfin à ouvrir la bouche mais les mots ne sortent pas. Tu n’arrives pas à parler, parce que tu ne sais pas par où commencer. Tout se mélange dans ton crâne. Finalement, tu émets un son qui se transforme en mot, et tu brises le silence de ta voix tremblante. « C’est pas juste. » Ta voix se brise avant que tu ne prennes une large inspiration et que tu ne reprennes. « Ce serait plus facile si je savais qu’elle le méritait vraiment, mais la façon dont ils l’ont… massacré » Un frisson parcoure ton échine et tu t’arrêtes un instant, imaginant sans efforts l’état dans lequel ils ont dût retrouver le cadavre de ta mère, déchiquetée par un loup-garou. Une violente envie de vomir te prend aux tripes mais tu reprends la parole, la voix basse et le souffle court. « Elle le méritait parce qu’elle était une ennemie du Lord mais… J’ai toujours été ingrate avec elle Nath, j’ai jamais sût être une fille. Je les déteste tous, y en a pas un pour rattraper l’autre, mais là je me dis qu’au fond c’était peut-être moi la stupide et pas eux. » Tu marques une pause pour reprendre ton souffle avant de continuer. « Je sais plus où j’en suis, parce que je sais pas si c’est juste ou injuste. Mes oncles, mes tantes, maintenant ma mère, je sais pas s’ils méritent leurs morts, je sais plus. J’arrive plus à discerner le vrai du faux, je suis perdue et je déteste ça. Parce que je me suis trop battue pour que tout explose aujourd’hui, tu comprends ? » Un soupir s’échappe de tes lèvres et tu te redresses légèrement, levant ton visage vers celui du rouge et or. Un faux-rire franchit la barrière de tes lèvres tandis que tu plonges ton regard dans le sien. « J’suis désolée, je t’emmerde avec mes histoires t’as certainement pas que ça à foutre »
 


Spoiler:
 

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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Dim 12 Jan - 13:24

L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
Nathanne


Tu te réveilles doucement, tu sens l'odeur alléchante de la cigarette près de toi, mais tu n'ouvres pas les yeux. Pas encore. Tu veux dormir tout comme tu n'en as pas envie. Tu passes ta main à tes côtés, et tu sens la chaleur rassurante de Roxanne. Tu as l'impression qu'elle va te parler, et ça te gène un peu. Vous êtes amis, c'est vrai, mais vous ne vous confiez pas, vous ne parlez pas trop, même si au fond, tu apprécies cette fille. Tu te fiches qu'elle porte un nom de soit disant traître à leur sang, tu te fiches qu'elle renie sa famille et ses origines, tu te fiches de tout cela, parce qu'elle t'accepte toi. Elle accepte que vous couchiez ensemble, vous rigolez, ça s'arrête là. Enfin, peut-être pas aujourd’hui. Tu la sens tendue. Tu sais pourquoi, et t'as pas trop envie d'en parler avec elle, parce que cela te fout le cafard à toi aussi. Parler de la mère de Roxanne, c'est s'affliger à toi même d'horribles souffrances et repenser à la tienne. Cette garce stupide et n'ayant aucun sentiment : celle qui t'a abandonné et à qui te ne pardonnerais jamais ce qu'elle t'avait fait. Tu haïssais tout autant ton père, qui avait fuit les problèmes et la tristesse de ses fils, qui n'avait pas su affronter tout cela. Certes au fond, cela t'avait rendu plus fort et moins bête. La vie était loin d'être simple, la vie n'était pas un conte de fée, et on ne pouvait compter sur personne. À la limite, on pouvait faire confiance à quelques privilégiés, mais sinon... Bref. Pour une fois, tu vas te confier. Et à elle, par dessus le marché. Cette fille avec qui tu couches quand rien ne va, celle qui vient te voir quand son couple bat de l'aile ou lorsqu'elle n'a personne. Et toi, t'es toujours plus ou moins libre de toute manière, alors ce petit arrangement vous convient à l'un comme à l'autre. Pourquoi chercher plus loin lorsque la situation vous suffit amplement ? Si ta maladie t'a bien appris quelque chose, c'est qu'il faut vivre intensément sans se prendre la tête. Cela ne sert à rien de s’apitoyer et de tergiverser sur les problèmes du monde, parce que ce n'est pas cela qui te fera te sentir mieux, et ce n'est pas ça non plus qui te fera avancer. T'as plus besoin de ça. T'as plus besoin de ça. Ce qu'il te faut en réalité, c'est un peu de compagnie. Un corps familier à tes côtés qui réchauffent tes nuits qui apaisent ton âme. Oui, entre toi et Roxanne, ce n'est que du sexe, et alors ? Toi, ça te fait du bien de passer du temps avec elle, même si ce n'est que charnel, c'est important pour toi. C'est peut être aussi important pour elle, puisque de tous les garçons qu'elle fréquente c'est toi qu'elle a choisi. T'as bien vu dès que tu es sorti de la salle commune que ça n'allait pas. En même temps, comment pouvait-elle se sentir bien après ce qu'elle venait de traverser ? Tu comprenais sans doute mieux que personne ce qu'elle pouvait bien ressentir, parce que tu étais passé par là toi aussi. Mais la situation de Roxanne était encore plus ambiguë que cela puisqu'elle ne pouvait prendre le risque de pleurer sa mère sans que cela ne vienne interférer dans ses relations avec les autres obscurs. Être une Weasley et une obscure ne faisait pas vraiment bon ménage.

Tu tires une latte sur ta cigarette, et tu te détends presque instantanément. Tu sais pas pourquoi, mais tu sens mal la suite de la conversation. Tu n'as jamais parlé de ta mère à personne, ou presque, mais là, Roxanne en a besoin. Elle a besoin de comprendre que tu es là, qu'elle n'est pas seule, et que tu peux la comprendre et que tout ira mieux avec le temps, même si pour le moment, elle devait croire que ce n'était pas possible. Surmonter cette douleur, bien sûr qu'elle allait y arriver, mais pour le moment, il n'en était pas question. Tu lui dis de pleurer si elle en a envie, après tout, la plupart des gens le faisait lorsqu'ils perdaient un proche, même si cela n'était pas facile de le faire devant ceux qu'on aimait. Personnellement, tu détestes s'apitoyer sur toi-même en larmoyant car quand tu le fais, tu as la vulgaire et ridicule impression d'être faible. Mais tu es toi, et Nathanaël Crickson ne pleure pas. Ou du moins, pas en ce moment. Parce qu'en ce moment, tout allait bien pour toi. Les médicaments qu'on te donnait te permettait de ne pas redevenir cinglé, du moins, pas avant longtemps. Et ça, c'était précieux, tu devais apprécier chaque moment, chaque étreinte, chaque instant avec Roxanne ou avec n'importe qui d'autres d'ailleurs.

Tu sens ton amante de crisper, et tu comprends qu'elle est au bord des larmes, mais qu'elle se résigne à ne pas le faire, comme si cela était honteux. Alors, tu parles, pour la mettre en confiance peut-être, ou bien pour combler le vide, le silence qui s'est installé. C'est un peu étrange d'ailleurs parce que d'ordinaire, ces silences de plombs ne te dérangeaient pas plus que cela. Mais aujourd'hui, oui, c'était différent. Tu ne veux pas qu'elle pense que tu te fiches de sa douleur. Tu n'es peut-être qu'un ami et plus si affinités comme on le dit, mais oui, tu as un cœur toi aussi. Et la voir dans cet état là ne te plaît pas. Tu as l'impression d'être inutile. Un gros nul qui ne sert à rien. Alors tu feras ton possible pour qu'elle se sente mieux, même s'il faut l'avouer, supporter les pleurs des filles avec qui te couche est loin d'être dans tes habitudes. Et parler de toi non plus. Mais tu continues, et tu vois au fur et à mesure que tu te confies les yeux de Roxanne s'embuer et devenir limpides. Quand tu termines ton petit discours, et cette fois tu en es sûr, elle pleure. Tu resserres ton étreinte sur elle. Elle se détends, et perds pied rapidement. Les sanglots sont les seuls bruits audibles qui percent le silence. Elle se colle un peu plus à toi, et tu la laisses faire, en profitant pour caresser doucement ses cheveux. Tu passes ton autre main dans son dos, frictionnant sa colonne vertébrale et le bas de ses reins avec douceur. Tu ne prononces pas un mot. Elle n'a plus besoin de ça. Elle a besoin de calme et d'une présence. Tu es là. Finalement, au bout d'un moment, elle ouvre les yeux, et tu sens qu'elle va parler. Seulement, elle n'y arrive pas. Et quand les paroles passent la barrière de sa bouche, celles-ci sont tremblantes : « C’est pas juste. » Sa voix se brise et tu réponds dans un murmure, plus pour toi même que pour elle : « Oui, ça l'est. C'est vrai. » Tu as lu dans les journaux ce qui lui avait fait. Le récit détaillé morbide et terrifiant de la façon dont Angelina Weasley était morte t'avait même retourné l'estomac, et tu avais eu tout de suite mal au cœur pour Roxanne. Mourir comme ça était sans doute aucun l'une des manières les plus affreuses de partir dans l'autre monde. Tu imagines le corps de la mère de Roxanne, déchiqueté à travers tout Godric's Hollow, les morceaux de son corps dispersés aux quatre coins du villages, disséminés par un loup garou sans merci. Cela ne pouvait pas être un accident. C'est impossible, surtout pas après tous les meurtres de la famille Potter et de la famille Weasley qui s'étaient déjà produits ces dernières semaines. Voldemort était passé à l'attaque. « Ce serait plus facile si je savais qu’elle le méritait vraiment, mais la façon dont ils l’ont… massacré » Tu hoches la tête tranquillement, tu n'as rien à ajouter de plus. Tu ne peux pas comprendre ce que cela fait. Certes, ta mère aussi est morte. Mais c'est elle qui s'est donnée la mort. Pour Angelina, on le lui a prise. Tu imagines soudainement ce que cela te ferait si on t'enlevait ton frère de la sorte. La colère qui t'animerait alors. Tu en voudrais à la terre entière, tu voudrais que tout le monde paye. Obscurs, résistants, impartiaux, mangemorts, phenix, ou les autres. Peu importait. Tu serais dans une rage indescriptible, la fureur et l'envie de vengeance serait plus forte que la douleur et la peine. « Elle le méritait parce qu’elle était une ennemie du Lord mais… J’ai toujours été ingrate avec elle Nath, j’ai jamais sût être une fille. Je les déteste tous, y en a pas un pour rattraper l’autre, mais là je me dis qu’au fond c’était peut-être moi la stupide et pas eux. » Tu commences à réfléchir. C'est vrai que dans cette guerre, tu n'es pas très impliqué. Les clans, tu t'en fiches, même si tu es obscur. Tu l'es devenu parce que Julian l'était aussi, et tu avais fait comme lui. Et puis, il fallait être réaliste, les résistants étaient dans le mauvais camp, celui des perdants. Voldemort était l'avenir, les mangemorts contrôlaient le monde, Poudlard et le Ministère. Mais ce n'était pas parce que tu es dans le clan des gagnants que tu approuves toutes leurs méthodes. Certains sont abjectes. Toi, tu veux juste vivre tranquillement. Mais Roxanne ne peut vivre dans l'ombre. Son nom sera toujours une barrière à tout ce qu'elle entreprendra. Peu importe qu'elle soit obscure ou non, elle ne pouvait rester de marbre alors qu'on assassinait sa famille.   « Je sais plus où j’en suis, parce que je sais pas si c’est juste ou injuste. Mes oncles, mes tantes, maintenant ma mère, je sais pas s’ils méritent leurs morts, je sais plus. J’arrive plus à discerner le vrai du faux, je suis perdue et je déteste ça. Parce que je me suis trop battue pour que tout explose aujourd’hui, tu comprends ? » Franchement non, tu ne comprends pas. T'es un peu paumé là. Il fallait que tu éclaircisses plusieurs points avec elle. Oui, tu es perdu, mais elle l'est plus que toi.  « J’suis désolée, je t’emmerde avec mes histoires t’as certainement pas que ça à foutre » Tu soupires en secouant la tête. Qu'elle est bête. « Comme quoi sérieux ? Aller astiquer mon balai ? Arrête ça. » Tu prends ta respiration, parce que tu n'es pas sûr de ce que tu vas dire. Tu réfléchis un petit moment, puis, tu te lances. « Tu n'es pas fautive Roxanne. Tu dis que tu n'as jamais su être une fille, mais c'est pas ça qui l'aurait sauvé ta mère. C'est malheureux à dire, mais c'est vrai. Même si tu avais été la petite fille modèle qu'ils auraient toujours voulu avoir, ça n'aurait rien changé, et tu le sais. C'est pas ça qui aurait empêché celui qui s'est acharné sur elle de faire ça. Alors surtout, te culpabilises pas. » Tu sais ce que cela fait de culpabiliser pour la mort de sa propre mère. Parce que tu le fais continuellement. Sans arrêt. Dans les moments où tu vas mal, tu ne peux t'en empêcher. « J'sais ce que tu vas dire, que c'est impossible de ne pas se sentir coupable, même qu'un petit peu. Parce que oui, en vrai, c'est impossible. J'y pense souvent, moi aussi, et je me dis que c'est de ma faute. Parce que je n'étais pas assez bien pour elle tu vois. Mais je sais que c'est faux. C'est faux. » Tu te penches légèrement, tu attrapes ton paquet, et tu allumes une nouvelle cigarette. Parler, c'est pas aussi facile que cela en a l'air, surtout quand tu n'as pas l'habitude. Tu inspires doucement la fumée, puis, tu continues. « Et dis pas de conneries. C'est pas toi la débile du lot. C'est eux. Parce que toi tu vivras pendant qu'ils mourront. Je sais, c'est affreux de dire ça comme ça. Mais il faut être réaliste Roxanne, la résistance est au plus bas. Ils se remettront pas de ça. Et t'as pas à t'en vouloir de vouloir sauver ta peau. » Il fallait être pragmatique. Les Potter, les Weasley, les figures de la résistance et de l'ancienne guerre mourraient les uns après les autres. Et si la jeune Serpentard avait suivi son frère, ses cousins et cousines sur la voie qu'ils avaient choisie, elle finirait comme Dominique, Fred, Victoire ou Lupin, enfermée entre quatre murs, dans une prison. Mais aussi, même si tu savais tout cela, il y avait bel et bien une question qui te turlupinait depuis toujours, depuis des lustres, sans que tu n'ais jamais osé la poser. Peut-être par pudeur ou par crainte de la réponse, tu n'en savais rien. Mais tu sens qu'aujourd'hui, c'est peut-être le moment de la poser. « Roxie, sois sincère avec moi. Pourquoi tu as rejoint les obscurs ? » C'était une question franche et très indiscrète, mais tu as envie de le savoir et surtout, tu veux comprendre. « Je suis perdu moi aussi, parce que j'ai l'impression que tu cherches un peu ta voie. Tu n'es peut-être pas certaine d'avoir pris la bonne ? Si ? Ces gens sont ta famille, quoi que tu dises. Tu peux les renier, mais ils le seront toujours, quoi que tu fasses. Et si Lucy n'avait pas rejoint les obscurs, tu ne parlerais à personne de ton sang. C'est malsain. T'en as peut-être pas l'impression, mais on a tous besoin des autres, et on a besoin de sa famille Roxanne. Je déteste mon père. Je haïs ma mère. Mais mon frère est là pour moi, il l'a toujours été, et il le sera toujours. Toi, Fred est à Azkhaban, et je crois que tu es plus affectée par tout ça que tu veux le montrer. » Tu repris ta respiration. Dieu du ciel, par Merlin, que c'était dur. « J'crois que tu es perdue sur plus d'un point Roxie. Il faut que tu remettes de l'ordre dans ta tête et que tu saches vraiment ce que tu veux. » Tu t'arrêtes de parler, la gorge sèche, et tu fumes encore. Un petit rire ironique passe tes lèvres. « Putain, on dirait ma psy. »

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MessageSujet: Re: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Jeu 30 Jan - 12:34

nathanne


Tes dents viennent chercher ta lèvres inférieure avant de s'enfoncer dans la chair tendre et rosée. Ta gorge est serrée et tu sens que tes yeux brûlent mais tu refuses de te laisser aller à un tel état de vulnérabilité, même devant le rouge et or à qui pourtant tu viens de te confier plus qu'à n'importe qui durant ces derniers mois. Tes secrets et tes sentiments t’étouffent à mesure que tu les empiles dans une partie de ta tête sans jamais les laisser sortir, et aujourd'hui le poids de la douleur et des remords t'as enfoncé six pieds sous terre. Comme si une main glacée t'enfonçais la tête dans un lac gelé et que tu n'arrivais plus à respirer, la brûlure du froid te consumant. Un soupir s'échappe de tes lèvres et tu te redresses, te décollant de la poitrine du lion. Un frisson parcoure ton échine tandis que tu passes tes doigts tremblants sur ta lèvre inférieure, sentant une goutte de sang se faire essuyer par la peau de ta main. « Comme quoi sérieux ? Aller astiquer mon balai ? Arrête ça. » La voix de Nathanaël te sort de ta torpeur et tu ne peux retenir un gémissement qui se rapproche du ricanement étouffé. Tu tournes ta tête vers lui et plonge ton regard dans le sien, essayant de lui faire comprendre que tu le remercie d'être là pour toi alors que ce n'est pas son rôle. Tu essayes de lui faire comprendre ce que les mots ne parviennent pas à dire, de lui faire comprendre ce que tu n'oses pas dire. Toi et ta fierté, toi et ta carapace, tu n'arrives toujours pas à laisser échapper complètement tes sentiments qui se faufilent discrètement mais pas complètement hors de toi. Tu voudrais exploser et tout envoyer en l'air mais tu n'arrives pas, comme si quelqu'un bloquait le flux de tes émotions et n'en laissait passer qu'une infime partie déjà trop lourde à supporter.« Tu n'es pas fautive Roxanne. Tu dis que tu n'as jamais su être une fille, mais c'est pas ça qui l'aurait sauvé ta mère. C'est malheureux à dire, mais c'est vrai. Même si tu avais été la petite fille modèle qu'ils auraient toujours voulu avoir, ça n'aurait rien changé, et tu le sais. C'est pas ça qui aurait empêché celui qui s'est acharné sur elle de faire ça. Alors surtout, te culpabilises pas. » Tes doigts s’enfoncent dans les couvertures blanches qui recouvrent le lit et tu serres tes mains à tel point que les jointures ressortent, blanches sur ta peau pâle, cadavérique sur une peau de mort-vivant. Tu baisses la tête et tes yeux semblent admirer les détails du drap, chaque pli et chaque déviation du tissu sur ton corps. Tes cheveux tombent en cascade de chaque côté de ton visage et tu n'oses pas relever la tête de peur de croiser le regard du lion. Tu sais qu'il a raison, que ton comportement ne change rien. Pire encore, dans ta famille, être digne de son nom n'est qu'un risque de plus encouru dans cette société pourrie jusqu'à la moelle où seuls les plus désespérés survivent à coups de sang et de larmes. Tu sais qu'il faudrait être rationnelle, que tu n'as rien fait pour qu'elle meure, qu'elle n'est pas la seule à être tombée sous les coups des sorciers qui prônent la mort et la douleur au nom d'un idéal.

Tu sais que tu n'y es pour rien, mais la raison a laissé place à la folie des sentiments lorsque ton esprit a compris que ta mère était morte. Que tu ne pourrais plus la toucher, que tu ne pourrais plus lui crier dessus, que tu ne pourrais plus la blesser comme tu l'as toujours fait. Et c'est seulement aujourd'hui, lorsque tu te rend compte de cela, que tu regrettes ton comportement. Elle est morte en pensant que tu la haïssais du plus profond de ton âme, que ta vie entière n'était faite que de haine et de violence envers cette famille qui t'a accueillie mais que tu ne voulais pas. Elle est morte en pensant cela, et ses assassins n'ont pas laissé le temps faire son travail. Ils ont empêché le temps de panser les blessures, de pardonner les erreurs, d'accepter les fautes. Tu vivras désormais en sachant que tu ne pourras plus jamais faire amende honorable, que tu ne pourras plus retourner vers eux en hissant le drapeau blanc. Et même si cette idée n'avait encore jamais traversé ton esprit, tu te rend désormais compte que peut-être le temps aurait changé quelque chose à ton histoire. « J'sais ce que tu vas dire, que c'est impossible de ne pas se sentir coupable, même qu'un petit peu. Parce que oui, en vrai, c'est impossible. J'y pense souvent, moi aussi, et je me dis que c'est de ma faute. Parce que je n'étais pas assez bien pour elle tu vois. Mais je sais que c'est faux. C'est faux. » Tes doigts se resserrent encore plus fermement autour du drap et tu laisses échapper un soupir sanglotant de tes lèvres tandis que tu relève le visage vers le plafond. Tes yeux te brûlent mais tu écoute attentivement les paroles du rouge et or, parce que tu espère égoïstement qu'il parviendra à te faire réaliser que tu n'y es pour rien. Tu ne comprend encore rien à la vie en dehors, ton monde se résume à ton univers construit de toutes pièces, à tes pions, à ces murs. Mais la vie dehors n'est pas aussi facile que la vie à Poudlard, et tu t'en rend lentement compte. « Et dis pas de conneries. C'est pas toi la débile du lot. C'est eux. Parce que toi tu vivras pendant qu'ils mourront. Je sais, c'est affreux de dire ça comme ça. Mais il faut être réaliste Roxanne, la résistance est au plus bas. Ils se remettront pas de ça. Et t'as pas à t'en vouloir de vouloir sauver ta peau. » La fumée de sa cigarette vient titiller tes narines tandis que ses mots rentrent dans ton cerveau comme des lames de rasoirs aiguisées. Parce qu'au fond, tu sais qu'il a raison. Tu sais que malgré tout ce qu'on peut dire sur toi, tu es la seule qui te rend compte des choses, que tu es la seule qui parvient à maintenir sa tête hors de l'eau tandis que les autres étouffent sous des masses d'eaux troublées. Tu es la seule qui sauve le peu qu'elle a, tu es la seule à te mettre du côté de ceux qui ont e pouvoir. Ton nom de famille est déjà un assez lourd fardeau à porter sur tes frêles épaules pour qu'en plus tu fasses tout ce qui est contraire à ta survie. Certains te traiteront d'opportunistes, tu n'en a que faire. Parce que tu as été projetée dans ce monde trop tôt. Parce que petite déjà, tu était bercée non pas par les contes mais par les histoires de ta famille, ces rebelles au sang noble qui ont lutté jusqu'à leur dernier souffle. Mais tu n'es qu'une enfant au fond, une enfant qui sauvegarde ce qu'elle a de plus cher quitte à renier tout ce qu'elle a. Un soupir traverse tes lèvres tandis que tu décolles ta tête du torse du lion, tes cheveux tombant en cascade autour de tes joues pâlies. « Ouais t'as raison » Ta voix est rauque et les mots sortent avec difficulté de tes lèvres sèches. Tu ne sais pas quoi répondre de plus parce que tu es tiraillées entre ce que le lion dit et que tu perçois comme vrai, et les images des membres de ta famille tous éliminés les uns les autres. Mais après tout, est-ce vraiment ce que tu veux, te mettre de leur côté pour être abattue comme un vulgaire animal ? Est-ce que tu veux vraiment sacrifier ta vie au service d'une cause que tu ne défend pas ? Ou du moins que tu ne trouves pas défendable au prix de ton existence ? Egoïste ? Certes, tu l'es, tu ne t'en es jamais cachée. Mais pourquoi perdre la vie pour des êtres qui n'ont même pas conscience de ton sacrifice ni même de ton existence ? De personnes qui parlent de toi comme d'une créature imaginaire, des êtres que leurs ancêtres ont brûlés des personnes comme toi ? « Roxie, sois sincère avec moi. Pourquoi tu as rejoint les obscurs ? »  La phrase du lion te fais tressaillir tant sa question est subite et inattendue mais tu reprend vite tes esprits tandis que tes pieds se posent sur le sol glacé de la pièce. Dos au jeune homme, tu poses tes mains sur le rebord du lit et tes doigts agrippent avec fermeté le matelas, faisant ressortir tes jointures blanches. Un soupir s'échappe de tes lèvres avant que tu ne parviennes à articuler quelques bribes de mots. « J-je je sais pas. J'avais mes raisons » Tu parles au passé, comme si tu évoquais une époque révolue alors que tu es pleinement plongée dedans en ce moment. Tu te bat pour un camp que tu trouves juste, et pourtant les mots ne viennent pas appuyer tes actes, tu ne parviens même pas à te justifier de tes actes.

« Je suis perdu moi aussi, parce que j'ai l'impression que tu cherches un peu ta voie. Tu n'es peut-être pas certaine d'avoir pris la bonne ? Si ? Ces gens sont ta famille, quoi que tu dises. Tu peux les renier, mais ils le seront toujours, quoi que tu fasses. Et si Lucy n'avait pas rejoint les obscurs, tu ne parlerais à personne de ton sang. C'est malsain. T'en as peut-être pas l'impression, mais on a tous besoin des autres, et on a besoin de sa famille Roxanne. Je déteste mon père. Je haïs ma mère. Mais mon frère est là pour moi, il l'a toujours été, et il le sera toujours. Toi, Fred est à Azkhaban, et je crois que tu es plus affectée par tout ça que tu veux le montrer. »  Tu relâches avec nervosité le matelas et te hisses sur tes jambes tremblantes avant de ramasser tes sous-vêtements et de les enfiler avec lenteur. Tu veux répondre, mais tu ne sais pas comment le faire, trop peu habituée à explorer cette part cachée de ton être. Les mots viennent plus facilement lorsqu'ils ont pour but de blesser les autres, mais ils semblent se dérober sous tes doigts lorsqu'il s'agit d'aborder ta propre identité. « J'crois que tu es perdue sur plus d'un point Roxie. Il faut que tu remettes de l'ordre dans ta tête et que tu saches vraiment ce que tu veux. » Un ricanement s'échappe de ta gorge et tu agrafe ton soutien gorge dans un geste rapide avant de te retourner finalement vers le lion qui laisse échapper un dernier « Putain, on dirait ma psy. » accompagné d'un rire auquel tu répond tristement. Tu laisses tomber ton tronc contre le matelas, les coudes venant amortir ta chute et tu plonges ton regard azur dans celui de Nathanaël, essayant de le sonder tandis que ta bouche s'articule en laissant échapper des mots qui ne semblent pas être les tiens. « Fred ne me reconnaît plus. Il ne sait même pas qui je suis, et je sais pas pourquoi. Pour me protéger ? » Un rire triste remonte de ta gorge et s'échappe avant que tes mots ne viennent le recouvrir subitement. « Pourquoi les Obscurs ? » Un soupir et tu reprends. « Parce que je ne vois pas pourquoi je suivrais ma famille. On a beau partager le même sang, je suis pas comme eux, je vois pas pourquoi je lutterais contre quelqu'un qui ne me dérange pas. Les moldus, ils nous haïssent, alors pourquoi j'irais moisir dans une prison pour eux ? Je me suis mal trop mal débrouillée, et je vois pas pourquoi j'irais tout remettre en jeu à cause des idéaux de ma famille » Un nouveau soupir parvient à franchir la barrière de tes lèvres et tu roules sur le côté afin de te retrouver sur le dos, tes yeux fixant le plafond immaculé de la pièce. « Je suis triste pour Fred. Il m'a envoyé une lettre et je sais qu'il tient à moi malgré... Tout le reste. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasses ? Que je partes en croisade, que je fuis Poudlard ? J'ai pas les nerfs pour ça » Ta gorge se resserre tandis que le plafond se dérobe pour laisser apparaître le visage furtif de Sidney, dissimulé à la vue de Nathanaël mais bien visible pour tes pupilles perçantes. Une boule se forme au fond de ta gorge et tu fermes les paupières avant de reprendre tes esprits et rouvrir la bouche. « Je regrettes pas d'avoir rejoins les Obscurs. Je suis sûre que ma place est là, et je n'ai aucune raison de résister. Seulement... Quand t'es touchée, tu te rends compte de certaines choses, et je penses juste avoir été trop naïve jusque là. La vie se résumes pas à Poudlard c'est tout » Tu roules de nouveau pour te retrouver sur le ventre et tu ramènes tes jambes sur le matelas avant de te redresser et de recouvrir ton corps à moitié dénudé du drap fin. « Ma famille se résume à mon frère. Mes parents.. Enfin mon père, à la limite. Mais le reste, j'en ai rien à foutre. Ce sont des inconnus pour moi, pire, ce sont des ennemis. Sauf Lucy. Alors non, j'ai pas besoin d'eux. » Tu marques une pause avant de reprendre. « Alors non, je me cherches pas, enfin je pense pas, mais j'ai eu quelques histoires qui me font hésiter. Je penses juste que jamais je pourrais être aussi froide et indifférente, que jamais je serais capable de tuer quelqu'un de mes propres mains et de sang-froid. » Une dernière pause et tu reprends. « Mais ça veux pas dire que j'adhère pas à leurs idées. Juste à leurs méthodes. » Tes paupières se ferment mais tu les rouvres rapidement, lentement. Une question te brûle les lèvres, une question que tu sens qu'il ne faut pas poser et pourtant la tentation est bien trop forte pour un esprit aussi curieux que le tien et tu ne peux pas réfréner cette pulsion plus longtemps. Tes dents s’enfoncent dans tes lèvres et tu souffles légèrement à travers l'espace libre, avant de finalement oser prononcer ces mots. « Tu m'as jamais parlé de ta famille. Je sais pas tout ça. Qu'est-ce qu-qui s'est passé ? »
 


Spoiler:
 

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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne   Mer 5 Fév - 12:50

L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
Nathanne


Tu écoutes Roxanne, et tu as du mal à la comprendre. Pour toi, la famille est aussi primordiale qu'indispensable. Enfin, qu'une partie de la famille. Parce que pour toi ton père et ta mère n'en font plus partie. Ce ne sont que des géniteurs qui ne t'ont jamais compris et qui ne le feront jamais. Ta famille c'est ton frère, c'est Julian, c'est Bry, c'est Anthony, c'est Emily, c'est Andro et personne d'autre en réalité. Tu n'as pas besoin de parents qui t'abandonnent dès la moindre occasion, tu n'as pas besoin de ces deux lâches qui ne sont pas capables d'élever convenablement leurs fils. Autant pas faire d'enfants plutôt que de les laisser seuls, à leur triste sort. Roxanne te parle de Fred qui ne lui parle plus dit-elle, et tu te sens triste pour elle, mais tu ne relèves pas. Tu trouves ça tellement triste, tellement triste. Tu n'imagines pas ta vie sans Julian, parce que lui a toujours été là pour toi. Il t'a soutenu dans les moments les plus durs : c'est lui qui a été là lors de la mort de votre mère, alors que lui même n'était encore qu'un enfant, c'est lui qui fut là lorsqu'on a diagnostiqué ta maladie. Il t'a aidé, et tu sais que sans lui, tu n'en serais certainement pas là aujourd'hui. Alors oui, tu as du mal à concevoir le fait que Roxanne et Fred n'aient quasiment plus de contact. Ton coeur se serre à cette idée. Tu n'aimes pas savoir Roxanne seule au monde : oui, ça te dérange, oui ça te fait du mal, oui tu es désolé pour elle. Heureusement pour elle, il y a Lucy à ses côtés désormais. Ahh Lucy, qui est l'une de tes amies également, au moins, tu sais que ta petite serpentarde préférée est entre de bonnes mains avec elle. À ta question sur les obscurs, elle dit :  « Parce que je ne vois pas pourquoi je suivrais ma famille. On a beau partager le même sang, je suis pas comme eux, je vois pas pourquoi je lutterais contre quelqu'un qui ne me dérange pas. Les moldus, ils nous haïssent, alors pourquoi j'irais moisir dans une prison pour eux ? Je me suis mal trop mal débrouillée, et je vois pas pourquoi j'irais tout remettre en jeu à cause des idéaux de ma famille. » Tu es d'accord, tu hoches la tête. Elle soupire, et tu la regardes se battre avec ses pensées. « Je suis triste pour Fred. Il m'a envoyé une lettre et je sais qu'il tient à moi malgré... Tout le reste. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasses ? Que je parte en croisade, que je fuis Poudlard ? J'ai pas les nerfs pour ça. » Tu trouves qu'elle semble perdue dans les fins fonds de ses souvenirs, qu'elle lute pour ne pas pleurer. Peut-être tu t'imagines des choses, tu n'arrives pas à bien déceler chez elle ses émotions, tout simplement parce que tu ne la connais pas assez bien pour cela. Pourtant, vous n'avez jamais été aussi proche l'un de l'autre. Mais aujourd'hui, tu sens qu'un nouveau lien est en train de se créer entre vous, un lien autre que charnel, et ça n'a rien pour te déplaire. Elle continue de te parler, et tu l'écoutes. « Alors non, je me cherche pas, enfin je pense pas, mais j'ai eu quelques histoires qui me font hésiter. Je pense juste que jamais je pourrais être aussi froide et indifférente, que jamais je serais capable de tuer quelqu'un de mes propres mains et de sang-froid. Mais ça veux pas dire que j'adhère pas à leurs idées. Juste à leurs méthodes. » Ses paupières se ferment mais tu continues de la regarder. Tu ne sais pas trop quoi dire, à part une seule chose : « Moi non plus. » Tu t'imagines tuer quelqu'un, et tu trouves ça ignoble. Ton frère est mangemort, mais tu doutes pouvoir le devenir toi aussi plus tard. Tu n'as pas les tripes. Tu sais que t'es un petit con prétentieux qui n'aime que lui-même, mais tu ne te vois pas abattre quelqu'un de sang-froid. Tu ne l'imagines pas. Tu as déjà tenté d’attenter à tes jours, mais c'était ton choix, ton choix. Selon toi, on peut pas toucher à la vie d'autrui sans raison. Bien entendu, tu sais que tu en serais capable, mais il faudrait que la personne en face l'ait mérité. Tes yeux fixent toujours le visage si beau et si torturé de ton amie, et tu lui caresses doucement les cheveux. Ça te détend. Et peut-être qu'elle aussi. « J'suis pas d'accord non plus avec leurs méthodes. Tout ce qu'ils ont fait cet été, j'ai trouvé ça d'ailleurs ignoble. Moi qui n'a quasiment pas connu ma mère, et ni mon père d'ailleurs, j'sais ce que c'est de grandir sans parents, donc... J'imagine bien... Bref. » Elle ouvre les yeux, tu croises son regard, et tu lui souris doucement. Soudainement, tu sens qu'elle veut te demander quelque chose. Tu fronces les sourcils, tu as peur de sa question. Pourquoi te scrute-t-elle de la sorte ? Tu avales ta salive. « Tu m'as jamais parlé de ta famille. Je sais pas tout ça. Qu'est-ce qu-qui s'est passé ? » Tu la regardes, et tes yeux se troublent presque instantanément. Tu les fermes, et tu sens ta gorge s'assécher brutalement. Instinctivement, tu passes tes doigts sur les cicatrices qui ornent tes poignets, mutilations qui exprimaient il y a quelques mois encore une grande et extrême souffrance morale. Tu sens la carapace que tu as toujours construite autour de toi et de ton passé se renforcer. Tu ne sais pas si tu as envie d'en parler. Tu ne l'as jamais vraiment dit à personne. Peut-être à Emily une fois, tu ne te rappelles plus trop, parce que c'était dans la période où tu étais malade. Personne ne sait ça, alors pour Roxanne le saurait-elle ? Tu avales durement ta salive, et tu cherches tes mots : « Je.. euh... » Tu hoches la tête de droite à gauche. « J'peux pas. » Tu te mures dans un silence qui n'a pas de nom. Puis, tu te rends compte que même après des années, elle te pourrit encore la vie cette garce. Ta mère. Encore une fois. Elle vient ruiner ton existence. Tout-à-coup, tu te dis que plus jamais elle ne régira ta vie, plus jamais tu ne la laisseras te couper du monde à cause d'elle. Alors, avant même que Roxanne ne prononce un mot, tu déclares : « C'était il y a bien longtemps, mais parfois, j'ai encore l'impression que c'était hier. » Tu t'allonges dans le lit, les yeux rivés vers le plafond et tu décides de fumer une autre cigarette. En attrapant ton paquet, tes mains tremblent. Tu vois la flamme du briquet qui vacille, tu t'y prends à deux fois l'allumer. Tu te sens nul, tu inspires, tu expires, tu portes ta clope à ta bouche. Une bouffée de nicotine ne te détend plus vraiment assez, il faudrait passer à quelque chose de plus fort, quelque chose qui t’abrutit le cerveau. De la drogue, bien sûr. Mais tu n'en as pas sur toi, alors tu te contenteras de ce que tu as. « Julian et moi, je ne sais plus trop ce qu'on faisait à cet instant là, on jouait peut-être, j'avais presque six ans et lui bientôt neuf. » Tu te rappelles tout de cette journée là, tu étais jeune, si jeune, tu n'étais encore qu'un enfant, et pourtant, pourtant, tu t'en souviens comme si c'était hier. Tu te souviens l'air grave de ton père arrivant dans le salon, les yeux bouffis et rouge, le visage blême. « La veille, j'avais surpris ma mère qui pleurait dans sa chambre, mais je n'avais pas compris, j'étais qu'un gosse. Un gosse ne comprend pas lorsqu'il voit pleurer sa mère. »  Tu te remémores, tu inspires, tu expires, c'est dur d'en parler. Tu as l'impression de retourner en thérapie avec Tamara. Mais c'est bien les thérapies, au début, tu n'aimais pas trop, mais ensuite, tu as compris que cela te faisait du bien d'en parler avec elle. Tu ne sais pas si ça t'en fera d'en discuter avec Roxanne, mais tu veux bien essayer. « Il est arrivé comme ça, il a dit qu'elle était morte tout simplement. Que c'était un accident, qu'elle s'était noyée. Je ne voulais pas le croire, j'avais besoin d'elle, tellement besoin d'elle. Je l'ai pleuré pendant de longues semaines, et puis, j'ai appris à vivre sans elle, même si c'était difficile, tellement difficile. » Tu te tais. Viens le moment le plus difficile et tu le sais. Tu sens la colère s’immiscer en toi et tu as soif. Tu regardes autour de toi. Tu es dans la salle sur demande non ? Tu penses à une bouteille et elle apparaît. Tu portes le whiskey pur feu à tes lèvres et tu en bois doucement une gorgée, puis deux, puis trois. Tu la tends à Roxanne, qui est libre ou non de s'en saisir. « Tout ça, c'était des conneries qu'il a inventé pour nous "préserver" soit disant. Personne ne sait que je le sais, pas même mon père, pas même Julian, qui croit toujours à cette piètre version de la noyade. Car en vérité, elle s'est juste tuée. Parce qu'elle était faible et nulle comme mère, et qu'elle ne nous supportait pas, qu'elle ne nous aimait pas, et que sa vie ne valait rien. » Tu bois de nouveau. « C'est à cause de moi qu'elle est morte. Elle voulait une fille. Et comme tu peux t'en rendre compte, j'suis loin d'en être une. » dis-tu en faisant une petite pointe d'humour, même si tu n'es pas du tout d'humeur à ça. « J'ai jamais été assez bien pour elle. Pas assez grand, pas assez beau, pas assez intelligent, et encore aujourd'hui, j'y crois parfois, e elle me pourrit tellement la vie, Roxie. Tellement. À cause d'elle, j'suis tellement pas moi-même parfois. » Par là, tu sous-entends ta maladie, mais tu sais que Roxanne y pense aussi, alors tu ne fais pas d'autres commentaires. Il y a bien un autre élément que tu as oublié de mentionner. Ton père, ton très cher père, que tu admirais tant autre fois, et qui aujourd'hui n'est qu'un homme fini, triste, et inconsolable de la mort de sa femme. « Quant à mon père, cette ordure... Quelques semaines après sa mort, il nous a abandonné. Il a quitté le pays. D'abord la France, puis l'Afrique, puis les Philippines, toujours plus loin de l'Angleterre. Toujours plus loin de moi. Et puis Julian a eu 11 ans. Il est parti à Poudlard et je me suis retrouvé seul. Je peux t'avouer que ma vie avant Poudlard n'a pas été très heureuse et je garde de mon enfance des souvenirs lamentables que je préférerais largement oublier. » Tu soupires, le passé est le passé, mais c'est tout de même ta vie. Et même si elle a mal commencé, tu feras tout pour que ton avenir soit beau, pour mourir sans regrets. « Aujourd'hui, c'est juste Julian et moi, le reste n'a plus trop d'importance. On vit très bien sans eux, de toute manière. On vit même mieux sans eux. » Tu as tout dit, et tu sens comme un poids quitter brusquement ta poitrine. Cela fait du bien. Mais tu te bloques soudainement, tu te redresses sur tes coudes, tu plonges ton regard bleu céruléen dans les yeux de Roxanne, et tu lui dis d'une voix sèche et froide, qu'elle ne te connaît certainement pas : « T'en parleras à personne ? » Tu ne veux pas que ça se sache, tu ne sais pas trop pourquoi. Au fond, ça n'a rien de honteux, mais tu ne veux pas, c'est tout. « Je ne veux pas que les autres sachent, personne sait Roxanne, c'est ma vie, c'est mon passé, j'veux pas c'est tout. » Tu ajoutes : « Je te préviens, j'apprends que ça s'est su, ça sera même pas la peine de revenir me voir Roxanne, t'as compris ? » Tu te fiches d'être un peu rude et malpoli. Tu as déjà fait l'effort de lui dire ce que tu n'as jamais dit à personne, alors si elle ouvre sa gueule, ça va très mal se terminer pour elle. Mais tu es certain qu'elle ne le fera pas. Ce sera votre petit secret. Tu te penches vers elle, et tu glisses ta main sur ses hanches. Son corps est encore chaud. Tu poses ta tête sur sa poitrine, et tu te colles contre elle. Tu as besoin d'un contact humain après toutes ces révélations et ses secrets. Tu sens une furtive larme couler sur ta joue mais tu l'essuies rapidement. Sérieusement, vous étiez ici parce que Roxanne venait de perdre sa mère, et tu te retrouves à parler de la tienne. C'est le monde à l'envers. Néanmoins, tu ne regrettes rien. « Tu sais tout maintenant. »

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Tu fumes après l’amour, toi ? J’en sais rien baby. J’ai jamais regardé. ∞ nathanne

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