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 baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family

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MessageSujet: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Lun 19 Aoû - 2:42


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




Ellio était assis dans le parc avec Marcus. Ils flânaient. En effet, Ellio avait bien voulu délaisser la bibliothèque pour se poser dans le parc avec son meilleur, ce qui était assez rare. C'est pas qu'il n'aimait pas la nature mais l'odeur d'un bon livre lui était irrésistible. « Tu vois si on est pas bien là ? Je comprends pas que tu préfères la bibliothèque. » Si Ellio répondait, le débat risquait d'être sans fin. Déjà parce qu'Ellio avait une tonne d'arguments mais aussi parce qu'il défendrait toujours l'honneur de son repère. La bibliothèque était le berceau de la connaissance, un savoir sans fin. Comment ne pouvait-on pas être émerveillé devant tant de beauté ? Sûrement parce qu'il fallait avoir un peu d'esprit pour le comprendre. Pauvre Marcus... Non Ellio ne le traitait pas de sot, juste d'inculte. Oh il n'était plus à ça près. « Mouais, mouais. Tu ne veux pas entrer dans ce sujet avec moi, tu sais que tu vas perdre. » Petite tape amicale sur l'épaule. Ils aimaient bien se charrier tous les deux, c'était pas d'aujourd'hui alors que bon ils s'adoraient au fond plus que vous ne pourriez l'imaginer. « Bref, si on évitait de se prendre la tête surtout que tout à l'heure j'y ai le droit. Je vois Cheryl. » Il tourna la tête vers son meilleur ami pour voir sa réaction. Il savait très bien que l'évocation de l'ex petit ami de son meilleur ami qui était au passage sa demi-sœur ne faisait pas franchement du bien à Marcus. Il allait lui dire qu'il était désolé mais Marcus feinta l'indifférence. « Et ? » Ellio leva les yeux en l'air. Incorrigible ce Marcus, incorrigible. Il fallait tout lui expliquer ou quoi ? Et dire qu'on croit que c'est Ellio qui a le plus de problèmes en amour, Marcus n'était pas en reste. « Et je pense qu'il faut que tu te bouges le cul ! Qu'est-ce que t'attends au juste ? Plus tu fais le con à l'ego surdimensionnée et à la fierté d'un connard et plus Eugène prend du terrain. Je crois pas que je viens de comparer Cheryl à un terrain mais bref tu vois où je veux en venir ! Bouge-toi le cul franchement. » Ellio était un pro Maryl, il fallait dire ce qui était. Il n'aimait pas particulièrement Eugène et il avait un peu en travers de la gorge le fait que le Poufsouffle ait « sauté » sur sa demi-sœur à peine avait-elle était séparée de Marius. Ils étaient sensés être tous amis mais son comportement ça ne se faisait pas aux yeux d'Ellio. Surtout que bon, il avait ainsi découvert qu'il ne l'avait jamais admiré. Ouais l'ego d'Ellio en avait pris un coup. « Fous-moi la paix, tu veux ! Occupe-toi déjà de tes problèmes avec les filles ! » BIM prend ça dans les dents. Ah si Marcus savait. Ellio n'avait pas encore eu le courage de lui dire que Dalia et lui étaient sur le point de se remettre ensemble et qu'il fallait donc qu'il rompe avec Emily mais que ce n'était pas si facile. Il avait peur que Marcus lui en foute pleins les dents ou même de le dire. Enfin de toute manière, il allait le faire mais juste pas maintenant. « Comme tu voudras. » Oui Ellio sentait qu'il ne fallait mieux pas insister. Marcus s'était braqué et quand il était comme ça, il fallait lui laisser le temps de se calmer. Du coup un silence s'installa avant qu'Ellio ne finisse par parler de la tuerie du midi : le pudding préparé par les Elfes de Maison, sujet beaucoup plus léger qui permit de reprendre une conversation détendue.

Ellio sortait à présent du cours d'Histoire de la Magie, cours des plus passionnants qu'il affectionnait tout particulièrement en plus. De plus ce cours marquait la fin de la journée. Maintenant il devait voir Cheryl mais elle s'était éclipsée rapidement du cours de ce fait, Ellio l'avait perdue. Pourtant ils avaient convenus de ce rendez-vous, faisait-elle machine arrière ? Ellio aperçut Noah qui était la meilleure amie de Cheryl . « Hey Noah, Noah ! Tu sais où est partie Cheryl ? » Elle le regarda avant de répondre : « Je crois qu'elle m'a parlée de la salle désaffectée et d'un truc important à faire mais j'en sais pas plus. » Super il n'avait plus qu'à aller la chercher un peu partout dans Poudlard, sacrée Cheryl ! Leur relation s'était pourtant améliorée. Ellio avait l'impression que c'était en partie du au fait qu'il était obscur maintenant et surtout qu'il avait rompu avec Dalia, aussi il n'avait pas franchement l'envie de lui dire à elle que s'était repartie. Surtout qu'en plus Emily et Cheryl étaient amies, ça risquait de redevenir plus que tendu entre eux. Il voulait sincèrement avoir de bonnes relations avec sa demi-sœur mais c'était plus compliqué que prévu. Ils ne se comprenaient pas trop souvent. Ellio souffla et se mit en route pour la salle désaffectée. Il la trouva assise sur une table en train de faire il ne savait quoi. Quand il entra elle le regarda. « J'ai cru pendant un moment que tu ne voulais plus me voir, heureusement que Noah m'a dit où t'étais. » Ton neutre, phrase banale mais avec une légère pointe de sarcasme, c'était du Ellio tout craché. Il s'approcha alors pour s'asseoir en face d'elle et pour faire la conversation, il lui dit. « Ça fait bien longtemps que je suis pas venu. Je crois que la dernière fois c'est pour la super fête d'Isy, à moins que ça ne soit pas là. Il faut dire que j'avais tellement bu que je me souviens pas grand chose... juste d'un sacré mal de crane le lendemain. » Il sourit et rit un peu. Oh oui cette soirée là il avait été mal, très mal. Il avait trop forcé sur la bouteille mais bon une fois de temps en temps, ça ne pouvait pas faire si mal que ça. Surtout que bon le reste du temps, il redevenait le Ellio qu'on connaissait à savoir celui super sérieux qui pouvait être super chiant à cause de ça. Mais un beau chieur et ça, voyez-vous, ça fait toute la différence. Les demoiselles de Poudlard peuvent en témoigner.

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 1 Sep - 10:47


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Cheryl passa doucement la main dans sa longue chevelure blonde, exaspérée. Décidément, le cours d'histoire de la magie était d'un ennui monstre aujourd'hui. On aurait pu entendre un dragon voler, car à part la voix du professeur et le grattement des plumes sur les parchemins, le silence régnait dans la pièce depuis le début de l'heure. « Qu'est-ce qu'on se fait chier ! » murmura la Serpentarde à sa voisine de classe, et accessoirement, sa meilleure amie, Noah. La blonde la regarda et lui sourit. « Bah quoi, me dis pas que t'es intéressée parce que cet abruti de prof essaye de nous apprendre ! On en a rien à foutre des gobelins et des trucs qui se sont passés y a dix millions d'années, perso, moi la seule chose qui m'intéresse c'est ce qu'on bouffe ce soir, parce que là, j'ai juste trop la dalle ! » Noah secoua la tête, et se pencha vers elle pour lui dire à voix basse : « T'avais qu'à pas sauter le déjeuner, débile. » Cheryl la fusilla du regard. Mais merde, elle avait pas eu le temps, elle était occupée elle ! Oui, Cheryl Baker avait une vie, contrairement à tous ceux qui ne pensaient qu'à manger. Elle secoua la tête et se reconcentra sur le professeur. Soupirant bruyamment, exprimant son ennui profond, elle s'attira les foudres d'une intello qui se retourna et la regarda comme pour dire 'tais-toi où je te tranche la tête'. Cheryl lui répondit du pareil au même, avec son regard de tueuse en herbe qui disait 'je t'arracherais les yeux avant que tu te rendes compte que tu n'as plus de bras pour m'en empêcher'. Merde alors. Pour qui se prenait-elle celle-là ? On ne regardait pas une Baker comme ça, en fait, on ne regardait pas une Baker tout court, sauf si c'était pour l'admirer, sinon non. Cheryl jeta un regard circulaire dans la pièce, et s'attarda sur des gens qu'elle ne connaissait absolument pas, histoire de leur inventer une vie pourrie et d'essayer de faire passer le temps plus vite. Écoutant d'une oreille totalement distraite le cours, recopiant de temps à autre ce que Noah notait, Cheryl continua cela jusqu'à la fin de l'heure. Au pire, si en relisant elle ne comprenait rien, elle demanderait à son frangin... Son regard dériva vers lui. Assidu, comme toujours, sa plume grattait le parchemin avec frénésie et Ellio buvait littéralement les paroles du professeur. Cheryl soupira doucement. Son frère était intelligent, c'était certain, mais parfois, qu'est-ce que ça le rendait chiant ! Sérieusement, l'histoire de la magie, qui aimait cette matière à part lui ? Cheryl, elle, s'en fichait plutôt pas mal. Elle se contentait de faire le strict minimum, la moyenne, c'était bien. Pas la peine d'avoir des O dans toutes les matières. Ce qui comptait, c'était les BUSE et les ASPIC non ? Qui se souciait des notes obtenues en quatrième année franchement ? Tant qu'elle passait en année supérieure, cela lui suffisait largement. La cloche sonna brusquement, tirant Cheryl de sa rêverie. « Noah, j'ai un truc à faire je reviens. » La jeune poufsouffle demanda où elle se rendait. « Salle désaffectée, un truc à vérifier. » Hier, ou bien c'était peut-être avant hier, elle avait perdue un super beau collier qui avait beaucoup de valeur et il fallait absolument qu'elle la retrouve. Elle avait cherché partout, et elle était presque certaine qu'il était là-bas. Elle avait refait tout son chemin dans sa tête et en était venue à cette conclusion là. Elle se hâta de sortir de la salle de cours et courut presque jusqu'au quatrième étage. Elle craignait que quelqu'un ne le lui vole. Si c'était elle qui avait trouvé cette parure, elle l'aurait bien gardé pour elle alors... Elle poussa la porte avec fracas et la repoussa brusquement avec son pied pour ne pas être dérangée. Un coup d'oeil autour de la pièce lui suffit pour comprendre qu'il n'était pas là. Merde. Elle avait perdu le collier de sa mère. Putain. Merde. Énervée, elle tapa du poing sur la table et s'assit sur une chaise pour se calmer. La jeune Serpentarde entendit la porte s'ouvrir et tourna vivement la tête pour chasser l'arrivant lorsqu'elle reconnut Ellio. « Salut. » Tiens, il n'était pas à la bibliothèque ? Que faisait-il ici ? « J'ai cru pendant un moment que tu ne voulais plus me voir, heureusement que Noah m'a dit où t'étais. » Noah ? Cheryl secoua la tête, elle avait oublié. Totalement oublié. C'est vrai que la princesse des Serpentard avait des tas de choses à penser et à faire... Elle en était même un peu désolée, mais bon, lui, n'oubliait jamais rien alors ça tombait bien. Et puis, elle pouvait toujours faire comme si elle avait un agenda dans la tête. « Bah justement, j'allais me mettre à ta recherche en fait, j'voulais juste faire un truc avant. » Cheryl se demanda s'il serait dupe, mais en fait, elle s'en fichait.

Elle le regarda s'avancer vers elle et se déplacer jusqu'à la table où elle s'était installée. Puis, il s'assit en face d'elle. « Ça fait bien longtemps que je suis pas venu. Je crois que la dernière fois c'est pour la super fête d'Isy, à moins que ça ne soit pas là. Il faut dire que j'avais tellement bu que je me souviens pas grand chose... juste d'un sacré mal de crane le lendemain. » Il sourit et rit. Bizarrement, Cheryl n'avait pas vraiment envie de rire. Cette soirée-là avait plutôt mal commencé pour la fille des Baker. De un, elle s'était faite collée avec Jude le soir même de la dite soirée, de deux, ça l'avait mis en colère, de trois, elle était arrivée en retard et même si arriver en retard et faire sa star lui avait bien plu, voir Dalia embrasser sa meilleure amie devant tous les quatrième années ça l'avait mis dans une rage folle. « Nan, la fête d'Isy c'était au rez-de-chaussée Ellio. Mais c'est clair que t'étais déjà à moitié mort quand je suis arrivée... T'abuses quand même. Défoncé en même pas deux heures. T'aurais pu m'attendre. » Mais ça, ce n'était rien comparé à ce qu'elle avait ressenti après. « J'avoue que j'étais même pas mal étonné que tu sois déjà bourré à cette heure. J'crois même que je t'avais jamais vu comme ça. Mais bon, ça peut pas te faire de mal de temps en temps. » Ellio n'était pas franchement quelqu'un de très fêtard comparé à Cheryl. D'ailleurs, en soirée, c'était souvent lui qui la ramassait à la petite cuillère lorsqu'elle forçait un peu trop sur la boisson. Mais bon, il lui fallait bien ça pour qu'elle oublie un peu tout ce qui n'allait pas dans sa vie... L'alcool faisait oublier pas mal de choses, même si au fond, rien n'était jamais vraiment oublié, c'était juste plus profondément enfoui dans les abîmes de l'âme. « Mais bon, t'aurais peut-être du y aller mollo, c'est encore pire quand t'as pas l'habitude tu sais. » Elle était plutôt bavarde aujourd'hui... elle avait même envie de lui parler. Cela lui faisait du bien. Surtout depuis que tout allait mieux entre eux. Leur relation s'était vraiment améliorée depuis qu'Ellio avait rejoint les obscurs. Cheryl était vraiment ravie qu'il ait pris cette décision. Elle avait l'impression que cela les rapprochait un peu plus. Et surtout, il n'était plus avec cette mégère de Dalia que Cheryl détestait tout particulièrement... Cette garce de première, Cheryl l'aurait bien avada kadavrisé, si elle n'avait pas eu peur des représailles. Tiens, Cheryl se promit de vérifier dans le règlement de l'école, peut-être que ce n'était pas précisé qu'on avait pas le droit de tuer dans l'enceinte de l'école. « Faut boire de l'eau fraîche après, ça fait passer un peu la gueule de bois. Mais qu'un peu, on est d'accord. Façon tu peux qu'attendre que ça passe. Ou vomir. » Elle le regarda fixement et reprit :  « Bon, raconte ce qu'il s'est passé avant que j'arrive ? J'avoue que j'ai pas trop eu le temps de demander en arrivant, parce que cette connasse de Dalia embrassait ma meilleure amie. Putain, qu'est-ce que t'as bien fait de larguer cette idiote de bouffondor sérieux ! J'vois vraiment pas ce que tu pouvais bien lui trouver ! En plus, elle est même pas belle. » Soupirant doucement, Cheryl repensa à cette période de sa vie où Ellio n'en faisait presque plus partie à cause d'elle. Voir son frère avec cette résistante qui pétait plus haut que son cul, ça l'avait vraiment anéanti. Et maintenant, elle se rapprochait même de Marcus... Comment osait-elle, comment pouvait-elle ? « J'sais pas, y a suffisamment de filles intéressantes à Poudlard quand même, genre Noah quoi ! Bah ouais quoi ! Et puis, vous vous entendez bien, elle est mille fois mieux que l'autre tssssss... » Cheryl marmonna quelques insultes dans sa moustache. GRRRR. Quand elle pensait à Harrison, elle n'arrivait plus à se contrôler, c'était plus fort qu'elle ! C'était physique, elle ne pouvait tout simplement pas la voir en peinture !

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Jeu 5 Sep - 10:31


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




« Nan, la fête d'Isy c'était au rez-de-chaussée Ellio. Mais c'est clair que t'étais déjà à moitié mort quand je suis arrivée... T'abuses quand même. Défoncé en même pas deux heures. T'aurais pu m'attendre. » C'est vrai il aurait pu quoiqu'il était pas en état d'attendre. Il était arrivé trop tôt et s'était retrouvé en tête à tête avec Filippine, Isaac et Dalia et euh, très peu pour lui (à l'époque). Il avait commencé à boire et un verre en entraînant un autre. Vous savez bien que dans ces situations, les choses allaient très vite, peut-être même beaucoup trop. Il n'avait sûrement jamais autant bu de toute sa vie qu'à cette soirée-là. Il avait fait le fou comme on dit, son foie en avait pris un coup mais sa descente s'était vachement améliorée. Il pouvait quasiment rivaliser avec les plus grands maintenant. « J'avoue que j'étais même pas mal étonné que tu sois déjà bourré à cette heure. J'crois même que je t'avais jamais vu comme ça. Mais bon, ça peut pas te faire de mal de temps en temps. » En même temps, c'était pas vraiment un fêtard. Il aimait même pas vraiment les fêtes, il y allait plus pour faire plaisir aux autres que pour se faire plaisir à lui. Il savait que les fêtes s'était sensé être cool mais ce n'était pas ce qu'il préférait. Lui il aimait beaucoup plus la compagnie d'un bon livre dans son lit ou alors une soirée en petit comité restreint. « On peut tous changer, même moi. J'ai pas fini de te surprendre. » Il lui fit un clin d’œil. Il ne savait pas exactement si le fait de la surprendre serait en bien ou en mal, seul l'avenir nous le dira... Toute façon vu la nouvelle qu'il aurait à lui dire tôt ou tard, ça serait en mal. « Mais bon, t'aurais peut-être du y aller mollo, c'est encore pire quand t'as pas l'habitude tu sais. » Oh elle avait tellement raison parce qu'il avait été au plus bas le lendemain et le surlendemain et pendant les deux jours d'après. Donc au total, il avait été mal pendant trois jours. Marcus s'était bien foutu de sa gueule, le salaud ! Isaac avait rajouté une petite couche même s'il avait été plus tendre avec le Serdaigle. Il faut dire qu'Ellio les avait menacés de ne plus les aider en cours s'ils se moquaient encore de lui. L'argument avait fait mouche comme il l'avait prévu. C'est qu'il était malin et intelligent, le petit, ses plus grandes qualités ! Même s'il en avait pleins d'autres... Une page ne suffirait pas à toutes les citer. Enfin bref, on écrit pas une Ode à Ellio mais sachez qu'une est en préparation. « Faut boire de l'eau fraîche après, ça fait passer un peu la gueule de bois. Mais qu'un peu, on est d'accord. Façon tu peux qu'attendre que ça passe. Ou vomir. » Merci pour tous ses conseils qui arrivent dix plombs après. C'était gentil mais bien trop tard. « Tu aurais pas pu me le dire alors que j'étais au trente-sixième dessus ? » Non, ça n'aurait pas été drôle évidemment. Cheryl était vraiment une connasse, pas étonnant qu'elle soit sortie avec Marcus ! Y a que la vérité qui blesse, ne l'oubliez pas.

« Bon, raconte ce qu'il s'est passé avant que j'arrive ? J'avoue que j'ai pas trop eu le temps de demander en arrivant, parce que cette connasse de Dalia embrassait ma meilleure amie. Putain, qu'est-ce que t'as bien fait de larguer cette idiote de bouffondor sérieux ! J'vois vraiment pas ce que tu pouvais bien lui trouver ! En plus, elle est même pas belle. » Aïe, elle commençait à aborder les sujets qui fâchent. Elle savait qu'en plus en disant cela, elle ramenait des souvenirs à la surface pas forcément très agréables. Ellio ne pouvait pas être d'accord avec elle et la demoiselle le savait très bien mais elle n'en faisait qu'à sa tête. « Commence pas avec les sujets qui fâchent, Cheryl... » Il lui disait cela gentiment parce qu'il ne voulait pas se prendre la tête avec elle mais si elle continuait sur sa lancée, ça allait arriver mais elle l'aurait cherché très FORTEMENT. « J'sais pas, y a suffisamment de filles intéressantes à Poudlard quand même, genre Noah quoi ! Bah ouais quoi ! Et puis, vous vous entendez bien, elle est mille fois mieux que l'autre tssssss... » Mais qu'est-ce qu'elle disait là franchement ? Elle essayait quand même pas de le caser avec sa meilleure amie. Ah non mais non ! Ellio aimait bien Noah mais pas de cette façon, ah, Cheryl était sale ! Est-ce que lui il l'avait forcé à sortir avec Marcus ? Non, clair il avait toujours été pour et il s'était dit que ça simplifierait carrément les choses s'ils se mettaient ensemble mais en aucun cas il les avait forcé. Bon il avait juste fait que parler de Cheryl à Marcus pendant deux semaines mais c'était rien cela franchement. « T'es sérieuse là ? T'es vraiment en train de faire ce que je crois que tu fais à l'heure actuelle où nous parlons ? » Oui il fallait suivre mais vous êtes des êtres intelligents. « Noah est une grande fille qui peut se débrouiller toute seule, elle a pas besoin que tu joues les entremetteuses et moi non plus. Noah c'est une amie, ça sera jamais plus. Te fais pas d'histoires, on se fera pas des double rencarts avec Eugène. » Sujet sensible mais Ellio en parlerait, pour Marcus, pour son meilleur pote, il le ferait. Si c'était pas beau une amitié comme la leur... « Eugène, on en parle ? Qu'est-ce que tu fais avec Eugène ? Non mais sérieusement, il peut être bien sympa et il était pas méchant mais c'est pas ton type de mec ! Je te comprends pas, c'est un moyen de te venger de Marcus ou je sais quoi ? » Il fit une rapide pause avant de rajouter. « Non mais parce que vous les filles vous avez une psychologie incompréhensible. Vous nous faîtes tourner en bourrique, vous élaborez des stratagèmes tellement compliqués que vous vous embrouillez par la même occasion. Si c'est ça, c'est débile. Tu ferais mieux de parler directement à Marcus ou si tu veux te venger, tu lui fais un croche-patte dans un escalier, tu l'envoies à l'infirmerie pour trois jours et on en parle plus. Mais franchement Eugène ? » Il aurait voulu lui dire qu'elle méritait mieux que ça mais ça aurait été déplacé et c'était vraiment pas sympa pour Eugène car comme il l'avait dit, il était pas méchant...
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 15 Sep - 11:00


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


« On peut tous changer, même moi. J'ai pas fini de te surprendre. » Le clin d'oeil d'Ellio fit sourire Cheryl. Il était vrai qu'en ce moment, il n'arrêtait pas d'étonner la quatrième année. Depuis quelques temps, son frère avait beaucoup changé, et en bien. Cheryl se sentait davantage proche de lui qu'elle ne l'avait sans doute jamais été auparavant. Ils arrivaient enfin à avoir une conversation normale sans se crier dessus ou sans se contredire sans cesse, bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes entre les deux Baker. « Ah oui ? J'attends la prochaine alors, de surprise. Et avec impatience même. » répondit la blonde, presque intrigué par ses propos. Même si elle approuvait à cent pour cent le changement de clan de son frère, elle ne souhaitait pas non plus qu'il change du tout au tout. C'était aussi ses petits défauts qui faisaient qu'elle l'aimait, alors il était hors de question qu'il devienne le parfait petit frère modèle. Bref. Cheryl lui prodigua quelques judicieux conseils pour guérir la gueule de bois, même si ceux-ci arrivaient bien tard. La jeune Baker avait bien ri dans sa moustache le lendemain matin en voyant l'état pitoyable dans lequel était son frangin. Ridicule, tout bonnement ridicule. Puis Cheryl s'était rappelée qu'elle aussi, finissait souvent comme ça en soirée, et c'était promis d'éviter de remettre ça, même si elle savait qu'elle ne pourrait pas s'en empêcher. Boire, oui, elle adorait. On oubliait tellement tout que c'était vraiment jouissif. Certes, après, on se sentait vraiment mal, mais bon. « Tu aurais pas pu me le dire alors que j'étais au trente-sixième dessus ? » Cheryl rigola. Tiens, il avait de l'humour. Oui, Ellio avait de l'humour. Elle tenta de prendre la parole mais un fou rire l'a pris soudainement. « Non, sérieusement, je pensais pas avoir à te dire ça un jour ! D'habitude, t'es tellement sérieux, alors bon... Et puis, faut bien que tu fasses tes propres expériences ah ah ah ! » Cheryl essuya quelques larmes qui s'étaient immiscées au coin de ses yeux. « Quand je raconterais ça aux parents... Ils vont pas le croire. » Il fallait avouer que pour les parents Baker, Ellio, c'était le fils prodigue.

Cheryl chassa ces pensées de sa tête pour le moment, et réclama des informations sur le début de soirée de la fête organisée par Isaac et une autre fille de Serdaigle que Cheryl ne connaissait pas trop. Quel tuile tout de même de s'être faite coller le jour de celle-ci... Elle en profita en passant pour glisser quelques commentaires sarcastiques sur une certaine Gryffondor que la jeune fille détestait. « Commence pas avec les sujets qui fâchent, Cheryl... » La voix d'Ellio la ramena presque sur terre, tellement celle-ci était douce. Elle fronça les sourcils. « Mais c'en est pas un, parce que tu t'en fous d'elle, hein ? » Elle n'attendait pas vraiment de réponses de doute manière. Et puis, elle avait autre chose à penser qu'à cette débile. Elle lui parla ensuite de Noah, mais pas avec une idée derrière la tête, juste pour illustrer ses propos. « T'es sérieuse là ? T'es vraiment en train de faire ce que je crois que tu fais à l'heure actuelle où nous parlons ? » Cheryl leva les yeux au ciel et demanda : « Hein ? » Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Il commença alors à délirer, à parler d'entremetteuse, d'Eugène, de double rencarts. « T'es cinglé toi, les sorties à quatre, c'est pas mon truc. Et puis, je joue pas les entremetteuses du tout, j'disais juste ça comme ça, pour te montrer qu'il y a des tas de filles ici qui pourraient parfaitement te convenir. Certainement bien plus que... Bon, je me tais. Mais j'te demande rien du tout. » Un silence s'installa doucement entre eux, et Cheryl roula des yeux. Elle n'était pas très douée pour faire la discussion. Mais Ellio n'avait pas l'intention de s'arrêter là.

« Eugène, on en parle ? » Cheryl releva immédiatement la tête vers son frère et commença à le scruter avec intensité. « Commence pas avec les sujets qui fâchent, Ellio... » reprenant mot pour mot les paroles qu'il lui avait sorti précédemment. Étrangement, Eugène était un sujet de conversation qui revenait de plus en plus fréquemment autour d'elle et elle commençait sérieusement à en avoir assez. Mais c'était la première fois qu'Ellio lui-même lui en parlait, alors elle était prête à l'écouter. Juste au cas-où. Peut-être qu'il était content de cette relation ? Non, fallait pas rêver non plus. Ellio avait toujours préféré Marcus. Mais Marcus, c'était du passé, et il allait bien falloir qu'Ellio le comprenne et l'accepte un jour ou l'autre. « Qu'est-ce que tu fais avec Eugène ? Non mais sérieusement, il peut être bien sympa et il était pas méchant mais c'est pas ton type de mec ! Je te comprends pas, c'est un moyen de te venger de Marcus ou je sais quoi ? » Cheryl secoua soudainement la tête de droite à gauche, soupira fortement, exprimant ainsi sa lassitude et sa colère. « Merde alors, mais qu'est-ce que vous avez tous avec lui aussi ? Ah ouais ? Parce que j'ai pas le droit d'avoir un mec qui se fout pas de ma gueule pour une fois ? Bah ouais, Cheryl Baker est trop conne, elle ferait mieux de sortir avec des pauvres nazes qui en ont rien à foutre d'elle c'est ça ? Bah non ! C'est bon quoi ! Eugène au moins il est sympa avec moi ! Et avec lui, je risque rien ! Tu veux pas que je me mêle de tes histoires de cœur ? Alors te mêle pas des miennes merde ! » Énervée, Cheryl se leva brusquement. Elle en avait marre. Même plus que marre. Cela ne pouvait plus durer tout cet acharnement sur son petit-ami. Déjà, elle avait bien compris que Noah n'approuvait pas non plus cette relation. Comment avait-elle pu penser une seule seconde qu'elle trouverait un quelconque soutien en Ellio ? Il était bien comme les autres finalement. Ellio ajouta rapidement : « Non mais parce que vous les filles vous avez une psychologie incompréhensible. Vous nous faîtes tourner en bourrique, vous élaborez des stratagèmes tellement compliqués que vous vous embrouillez par la même occasion. Si c'est ça, c'est débile. Tu ferais mieux de parler directement à Marcus ou si tu veux te venger, tu lui fais un croche-patte dans un escalier, tu l'envoies à l'infirmerie pour trois jours et on en parle plus. Mais franchement Eugène ? » Cheryl repoussa sa chevelure en arrière et passa sa main dans ses cheveux. Ses pensées se bousculaient bien trop vites dans sa tête, et elle n'avait plus l'impression de bien tout comprendre. « N'importe quoi. Nous sommes pas compliquées. C'est vous qui rendez tout trop complexe. » Secouant de nouveau la tête, elle poursuivit d'un ton affreusement calme, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment : « Et pourquoi tu me parles de Cauldwell ? C'est fini, tu comprends ? T-E-R-M-I-N-E, c'est pas dur à comprendre merde... d'habitude, t'es moins long à la détente. » Chassez le naturel, il revient au galop... « Lui et moi c'était une erreur de toute manière. J'aurais jamais du sortir avec lui. C'était une pure connerie, et je t'assure que je regrette. Alors arrête de te faire de faux espoirs ou je ne sais pas trop quoi, parce que jamais je retournais dans les bras du mec qui m'a fait mal comme on ne m'avait jamais fait mal. » Voilà, c'était dit... Et puis, elle en avait assez qu'on parle du Serpentard, c'était lui accorder bien trop d'importance. Cheryl croisa les yeux de son frère et déclara : « Et puis, je sais que c'est ton meilleur ami, mais t'es mon frère, tu devrais me soutenir non ? T'es pas content de me voir heureuse ou quoi ? » Certes, heureuse, elle ne l'était pas totalement parce qu'Eugène ne la comblait pas entièrement, mais c'était toujours mieux que rien non ? Et puis, Ellio n'était pas sensé le savoir. Pour le moment, elle se satisfaisait de cette relation platonique et simple. Certes, elle avait parfois un peu l'impression de s'encroûter parce que sa vie de couple était un peu ennuyante, mais bon, au moins, son cœur n'avait pas à en pâtir, et c'était un avantage considérable. « Et puis d'ailleurs, pourquoi tu me parles de lui ? Qu'est-ce qui te fais croire que je m'intéresse encore à lui ? C'est n'importe quoi ! J'vois pas pourquoi tu t'es mis ça dans la tête. » Ne laissant rien paraître, fronçant les sourcils, elle le regarda dans les yeux, et ajouta : « Il te parle de moi lui ? » C'était juste une question, pour savoir. Non non, elle n'était pas du tout intéressée par la réponse, mais alors pas du tout. Bon d'accord, peut-être juste un petit peu. Mais rien qu'un peu. Le fixant intensément, elle attendit la réponse avec calme. Elle ne voulait rien louper de ses réactions.

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Ven 20 Sep - 11:40


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




Seulement Ellio avait oublié un petit détail : le fait que ça allait partir en couilles. Oui il n'y avait pas d'autres expressions plus adéquates. C'était un sujet sensible. Cheryl n'allait pas apprécier, elle allait crier, il allait s'énerver BOUM, explosion. Vous pensez que c'est exagérer ? Attendez quelques minutes, vous verrez que non. Ou peut-être même pas si longtemps. « N'importe quoi. Nous sommes pas compliquées. C'est vous qui rendez tout trop complexe. » Bien sûr, bien sûr. Genre Cheryl croyait qu'elle allait faire gober cela à Ellio. Il la connaissait quand même assez pour savoir que ce n'était pas la vérité. « Et pourquoi tu me parles de Cauldwell ? C'est fini, tu comprends ? T-E-R-M-I-N-E, c'est pas dur à comprendre merde... d'habitude, t'es moins long à la détente. » Bim, elle s'attaquait à son ego, ça faisait mal. On pouvait pas dire qu'il appréciait franchement mais néanmoins ça le confortait dans son idée que ce n'était pas fini entre Cheryl et Marcus. Bah oui, elle tiquait trop pour que ça ne soit pas louche. Elle commençait à s'exciter ce qui montrait que ça la touchait et que donc elle en pinçait toujours pour son meilleur ami. Il avait raison comme toujours, au fond il n'était pas surpris. Il l'aurait bien dit mais Cheryl n'apprécierait pas et il ne voulait pas entendre Cheryl se plaindre d'avantage. Non sérieusement, ça n'était jamais une partie de plaisir. « Lui et moi c'était une erreur de toute manière. J'aurais jamais du sortir avec lui. C'était une pure connerie, et je t'assure que je regrette. Alors arrête de te faire de faux espoirs ou je ne sais pas trop quoi, parce que jamais je retournais dans les bras du mec qui m'a fait mal comme on ne m'avait jamais fait mal. » Bon c'était pas cool. Marcus avait fait du mal à Cheryl et tant que demi-frère, Ellio devrait péter la gueule de Marcus mais c'était son meilleur ami, il pouvait pas le taper. Il était dans une situation vraiment compliquée. Quelle idée que ces deux-là sortent ensemble, aussi ! Non en fait quelle idée qu'ils aient cassé tous les deux ! Ils étaient cons quand même. Bon Ellio n'était pas vraiment un modèle dans les relations amoureuses mais ça ne voulait pas dire que Cheryl et Marcus avaient le droit de faire des conneries aussi. Non au contraire, ils devaient se montrer exemplaire. Non parce que sinon, Ellio n'avait pas de couple référent. HAN. Voilà qu'il se rendait qu'enfin de compte, autour de lui, aucun couple n'était solide. Tu parles de la bande d'amis, tous des bras cassés. Bon en même temps ils avaient tous quatorze-quinze ans, normal qu'ils ne soient pas déjà tous casés depuis longtemps mais tout de même, c'était un remake d'Amour, Gloire et Beauté leur petite bande. Ça faisait vraiment peur.

« Et puis, je sais que c'est ton meilleur ami, mais t'es mon frère, tu devrais me soutenir non ? T'es pas content de me voir heureuse ou quoi ? » Là elle utilisait un argument déloyal. Marcus était comme son frère, elle pouvait pas lui demander de telles choses ! Est-ce qu'il lui demandait de choisir entre Noah et lui ? Non bon alors qu'elle fasse de même ! Bon les situations n'étaient pas les mêmes, mais vous voyez ce qu'il voulait dire. « Et puis d'ailleurs, pourquoi tu me parles de lui ? Qu'est-ce qui te fais croire que je m'intéresse encore à lui ? C'est n'importe quoi ! J'vois pas pourquoi tu t'es mis ça dans la tête. » Bah voyons. C'était tellement inattendu... GROS LOL. Non mais tout le monde en parlait ou presque dans les quatrième années mais lui au moins il avait le courage de le dire aux deux personnes concernées. Il avait plein d'arguments pour lui expliquer pourquoi il avait cette idée en tête. Il était prêt à faire l'inventaire mais Cheryl ne lui en laissa pas le temps, comme par hasard. « Il te parle de moi lui ? » Et merde, il avait beau être super intelligent, il l'avait pas vu venir celle-là. Par celle-là, il fallait comprendre Cheryl qui bascule la conversation pour demander à Ellio si Marcus parlait d'elle. Il s'était fait avoir comme un bleu. Qu'est-ce qu'il pouvait être con des fois. « Non, non, non c'est mort. Je ne trahirais pas mon meilleur ami et ses secrets. » Mais quel abruti, il s'enfonçait ! Non parce qu'en disant une telle phrase, qu'est-ce qu'on pouvait en conclure ? Que Marcus parlait bel et bien de Cheryl et avec cette information, que croyez-vous qu'elle allait faire ? Le harceler, jusqu'à ce qu'il craque et parle. Reste fort Ellio, tu dois résister, pour Marcus. Non mais parce que si tu parles, il va te tuer doucement et ça fera très mal. « Arrête de me regarder comme ça, je te dirais rien ! » Il fit une pause avant de rajouter. « En plus on parle pas de lui. Enfin si mais tu m'as compris, on parle de toi qui ressent encore des choses pour lui. » Comment t'es un beau gosse, Ellio, t'as réussi à reprendre le dessus.

On peut le féliciter quand même, c'était pas gagné qu'il refasse surface. Il fallait cependant qu'il continue de passer à l'attaque, sinon Cheryl allait encore l'avoir. Il commençait à comprendre le truc maintenant. « En plus je te ferais remarquer que tes réactions sont beaucoup trop disproportionnées pour quelqu'un qui ne ressent plus rien pour quelqu'un. Donc on en déduit que ça n'est pas fini de ton côté. » Voilà c'était dit, Ellio est le gagnant, Cheryl a perdu. C'est le meilleur, qu'on lui construise son temple immédiatement. Cependant il ne voulait pas que Cheryl croie qu'il allait aller tout répéter à Marcus et que tous les deux ils se fouteraient de sa gueule, ce n'était pas vrai. Déjà parce qu'Elio péterait la gueule de Marcus si ça se produisait et ensuite parce qu'Ellio était sûr que Marcus craquait encore très sérieusement pour sa demi-sœur, il n'avait même pas besoin de lui dire. « Je suis de votre côté à tous les deux, moi. Je trouve que c'est des conneries ce qui se passe entre vous. Vous faîtes tout de travers en ne vous disant pas la vérité, ce que vous ressentez. Je suis pas psy mais vous feriez mieux de tout faire péter, au moins ça serait dit et vraiment fini si c'est ce que vous voulez. Mais là vous tournez en rond. » Parle, parle, c'est pas comme si toi-même tu retournais avec ton ex. Rooh mais puisqu'on vous dit que ce n'est pas pareil, essayez de suivre un petit peu.
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 6 Oct - 11:12


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Passant la main dans ses cheveux, Cheryl ferma les yeux. Parler de tout cela faisait remonter en elle des souvenirs plutôt pénibles qu'elle aimerait bien oublié. Mais il fallait qu'ils remettent tous le sujet Marcus sur le tapis, comme s'ils croyaient qu'il faisait partie intégrante de sa vie et qu'il comptait pour elle. Quelle idée saugrenue, n'est-ce pas ? C'était d'un ridicule... Et même si une toute partie de Cheryl savait que c'était vrai, il était hors de question pour elle de l'admettre, et encore moins devant son frère, qui était également le meilleur ami de l'ex en question. Cette situation était parfois pesante et compliquée pour tout le monde. Il aurait mieux fallu que Marcus soit un garçon comme les autres, et pas qu'il soit aussi proche d'Ellio. Mais après tout, c'était de sa faute à lui, c'était lui qui les avait présentés... Cheryl soupira doucement, et posa son regard sur le Serdaigle. C'était probablement le dernier sujet qu'elle avait envie d'aborder avec lui et pourtant, il semblait décidé à lui tirer les vers du nez. Qu'est-ce qu'il l'énervait lorsqu'il faisait ça... Ne pouvait-il pas comprendre qu'elle détestait parler de ça ? Que cela lui coûtait même ? La jeune fille était persuadée qu'il ne se rendait pas compte à quel point cela la blessait. Essayant de tourner la situation à son avantage, elle demanda ensuite si Marcus parlait d'elle. Jude, avec qui elle discutait pas mal n'en parlait jamais. Pourtant, lui seul était plus ou moins au courant qu'elle avait encore des sentiments pour Marcus. Mais ayant beaucoup de tact, lui, il évitait de lui rappeler qu'elle lui avait avoué ça lors d'une soirée où l'alcool avait beaucoup trop coulé et où Cheryl avait été un peu trop bourrée. « Non, non, non c'est mort. Je ne trahirais pas mon meilleur ami et ses secrets. » Tic tac boum. Putain. Ça voulait bien dire ce que ça voulait dire ça non ? Le scrutant toujours du regard, elle ouvrit la bouche puis la referma. Marcus parlait d'elle. Mais en bien ou en mal ? Etant donné leur dernière discussion, elle se doutait bien de quel côté penchait la balance... « Arrête de me regarder comme ça, je te dirais rien ! En plus on parle pas de lui. Enfin si mais tu m'as compris, on parle de toi qui ressent encore des choses pour lui. » Elle secoua la tête. « Ouais ouais, c'est ça. T'es grillé, t'enfonce pas. » murmura-t-elle doucement. Finalement, elle n'était plus certaine de vouloir savoir ce que Marcus disait sur elle, parce qu'elle était terrifiée à l'idée qu'il puisse cracher derrière son dos. Mais au final, il l'avait quand même aussi fait devant elle, alors... Mais c'était totalement incohérent. Si jamais Marcus l'avait insulté, Ellio n'aurait jamais laissé passer cela non ? Ce n'était pas possible. Certes, les deux Baker avaient toujours eu une relation un peu conflictuelle et étrange, mais tout de même. Si jamais Cheryl entendait un jour quelqu'un dire du mal de son frère, elle lui péterait la gueule, c'était obligé. Pour l'honneur. Elle espérait simplement qu'il fasse de même.

« En plus je te ferais remarquer que tes réactions sont beaucoup trop disproportionnées pour quelqu'un qui ne ressent plus rien pour quelqu'un. Donc on en déduit que ça n'est pas fini de ton côté. » Ellio tapait dans le vrai. Ne laissant rien paraître, elle tenta de se calmer. Mais intérieurement, elle bouillonnait. Comment faisait-il pour la percer à jour à chaque fois ? « Mais c'est parce qu'il m'énerve ! J'peux pas rester stoïque alors qu'il m'insupporte dès que je le vois merde ! Tu veux que je te dise vraiment ce que je ressens pour lui ? De la colère, voilà ce que je ressens, et de la haine aussi. Pour tout ce qu'il m'a fait. » Le sang battait dans ses veines à une vitesse folle, et son pouls s'était vivement accéléré. Pourtant, il n'y avait rien à faire, elle n'arrivait décidement pas à se calmer. C'était trop difficile. « Je suis de votre côté à tous les deux, moi. Je trouve que c'est des conneries ce qui se passe entre vous. Vous faîtes tout de travers en ne vous disant pas la vérité, ce que vous ressentez. Je suis pas psy mais vous feriez mieux de tout faire péter, au moins ça serait dit et vraiment fini si c'est ce que vous voulez. Mais là vous tournez en rond. » Cheryl pensa qu'il était peut-être temps de tout avouer à son frère. Elle ferma les yeux doucement, et les réouvrit quelques secondes plus tard. Un silence s'était installé entre eux deux. Il devait sentir qu'elle était prête à tout lui dire, alors il lui laissait le temps. Ce n'était jamais guère évident. Elle détestait tellement se confier... Surtout à lui. « Écoute Ellio, j'vais être brève. » Comment être brève dans ces cas-là ? En fait, tout ce qu'elle voulait, c'était en finir. Parler d'autres choses. Changer de sujet. Sortir d'ici. Partir. Peu importait, du moment qu'on clôturait le débat. « J'voulais pas te le dire parce que c'est ton meilleur ami... mais... enfin, t'es tellement chiant aussi à toujours vouloir tout savoir... me regarde pas comme ça tu sais que j'ai raison, la preuve tout à l'heure je te parle d'un truc et monsieur n'est pas d'accord alors tu changes de sujet et tu m'embrouilles et tu rapportes tout à moi quoi... alors que toi, tu me dis jamais rien, mais bref... » Se pinçant les lèvres, Cheryl tenta de mettre un peu d'ordre dans ses idées. Ce n'était vraiment pas évident. Elle ne voulait pas jouer les fautrices de trouble, mais pourtant, c'était bel et bien ce qu'elle était sur le point de faire. Mais il fallait bien qu'il sache. Peut-être même qu'il était déjà au courant, elle n'en savait rien. « J'sais pas si tu sais... Peut-être qu'il te l'a dit... On s'est parlé l'autre jour. Lui et moi. Rien que nous deux. » Elle se tut de nouveau, cherchant ses mots. Elle n'avait pas envie de repenser à ça. Cette rencontre, elle ne l'avait certainement pas voulu. « Un truc à la con, on s'est retrouvé coincé dans les escaliers, entre le premier et le deuxième quoi et... Enfin, tu sais comment ils font chier ceux-là, toujours à s'arrêter quand il faut pas, et surtout avec ceux dont on a pas envie, à croire qu'ils en font exprès... » Vas-y Cheryl, continue de dire de la merde, continuer de noyer le poisson dans le chaudron, pour pas parler de l'essentiel. La gorge sèche, elle s'humecta les lèvres doucement avant de continuer. « Enfin, bref, voilà... Et on a parlé. » Elle insista bien sur la fin de sa phrase car parler était un bien grand mot. Sans doute un peu faible étant donné les cris qui étaient sorti de la bouche de la jeune Serpentard ce jour-là. Elle avait l'impression que c'était hier, et que tous les mots de Marcus lui revenait à la figure.    « Il a insulté Eugène, et il m'a insulté moi. » lâcha-t-elle soudainement. Tiens, ce n'était pas ça qu'elle avait prévu de dire au départ. Tant pis. Laissant à Ellio le temps d'assimiler la nouvelle, elle se remémora sa dernière entrevue avec Marcus. La colère, la déception, la peur, tout s'était emmêlé en elle lorsqu'il l'avait traité de tous les noms, lorsqu'elle avait vu ses blessures, lorsqu'elle lui avait parlé. Ne pouvait-il pas la laisser tranquille ? Il fallait qu'il fasse de sa vie un enfer. Pourtant, c'était lui qui avait rompu non ? Alors techniquement, il n'avait rien à dire. Il n'avait pas à se comporter de la sorte, il n'avait pas le droit de paraître offusqué parce qu'elle sortait avec un autre. Elle n'était pas sa propriété, elle ne l'était plus, alors pourquoi il la faisait encore souffrir ?  « Il m'a traité de salope. Ouais, de salope. » L'insulte lui donnait encore des frissons. L'entendre de la bouche du garçon pour qui elle avait encore des sentiments lui avait fait tellement mal... Mais Marcus n'était qu'un con. Il n'avait pas à la traiter comme ça. « Parce que je sors avec Eugène. Voilà ce que je suis à ses yeux. Une garce. » Sondant les yeux de son frère, elle ajouta : « Dis-moi encore une fois que je devrais retourner avec ce bouffon et je t'étrangle. » Posant sa main sur l'avant bras de son frère, elle déclara calmement, ce qui ne lui ressemblait pas du tout : « J't'en voudrais pas si tu lui casses la gueule après ça. » Accentuant la pression de ses doigts sur le bras de son frère sans même sans rendre compte, elle avala durement sa salive, comme pour éviter de pleurer. Trop d'émotions différentes la traversaient pour le moment. Il lui fallait du temps pour ne pas de nouveau laisser sortir la colère qui l'avait animé lorsqu'elle s'était retrouvé face à son ex, cet enfoiré de Cauldwell.

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Ven 11 Oct - 5:17


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




Est-ce qu'Ellio sentait la furie non que dis-je la tornade qui allait lui tomber dessus ? Il était débile ou quoi ? C'était à Cheryl qu'il parlait, elle allait le bouffer tout cru et donner ses restes à des vers de terre ou un truc du style. Non mais c'était un bonhomme, il ne se dégonflerait pas. Il allait montrer qui s'était le mec et la petite blonde n'aurait qu'à écouter ! Non mais oh, qui s'est qui commande ? Ouais bon pour l'exposition de la virilité, Ellio repassera. C'était plus ridicule qu'autre chose. Il gonfla donc les biscoteaux prêts à en découdre avec sa demi-sœur mais celle-ci le surprit. Il n'avait pas du tout imaginé cela : « Écoute Ellio, j'vais être brève. » Quoi ? Où étaient les larmes, les cris, les coups limite ? Par Merlin, ça manquait terriblement d'accent et de piquant, ce n'était pas normal ! Ça ne rassurait pas du tout mais alors vraiment pas du tout Ellio. Non parce que maintenant il s'imaginait tout un tas de choses, des trucs graves qui étaient arrivés. Non parce que si ce n'était pas grave, Cheryl ne réagirait pas comme cela, non ? Non mais rien de grave n'était arrivé sinon Marcus lui aurait dit. Ouais Marcus était son meilleur ami, il lui aurait dit... Mais est-ce qu'Ellio lui disait tout, tout vraiment tout ? Non c'est vrai, des fois il attendait un petit bout de temps histoire que ça passe déjà de son côté. Peut-être que Marcus était pareil. Maintenant qu'il se faisait la réflexion, Ellio se sentait trahi, baffoué. Quoi Marcus ne lui dirait pas tout, tout de suite ? Il ferait peut-être par commencé déjà lui pour demander la même chose à Marcus. Ouais il allait prendre une bonne résolution et tout dire à Marcus dès que ça lui arriverait... ou en tout cas plus vite. Non il ne fallait pas non plus qu'il fasse des promesses trop grandes. Ouais parce que par exemple, il lui avait toujours pas dit que Dalia et lui allaient se remettre ensemble parce que la dernière fois qu'ils en avaient parlé, Marcus lui avait conseillé d'aller de l'avant. Il n'allait donc pas approuver, il allait peut-être même se foutre de sa gueule. Merde, ça lui foutait vraiment les chetons de lui dire en vrai ! Bref focus sur Cheryl et sur le petit problème qui risquait de mettre Ellio vraiment dans la merde vu sa position par rapport aux deux protagonistes : Cheryl et Marcus. Il était bien trop impliqué. « J'voulais pas te le dire parce que c'est ton meilleur ami... mais... enfin, t'es tellement chiant aussi à toujours vouloir tout savoir... me regarde pas comme ça tu sais que j'ai raison, la preuve tout à l'heure je te parle d'un truc et monsieur n'est pas d'accord alors tu changes de sujet et tu m'embrouilles et tu rapportes tout à moi quoi... alors que toi, tu me dis jamais rien, mais bref... » Oui, oui super mais la suite ? Il était comme ça, qu'elle ne fasse pas genre qu'elle ne le savait pas. Il avait ses mauvais côtés, il le savait très bien mais  là elle leur faisait perdre du temps. Qu'elle crache le morceau et qu'il sache ce qu'elle avait de si terrible à lui dire. Il mourrait d'impatience et pourtant d'ordinaire il en avait pas mal de la patience, c'était pour dire... « J'sais pas si tu sais... Peut-être qu'il te l'a dit... On s'est parlé l'autre jour. Lui et moi. Rien que nous deux. » Oui Marcus lui avait en quelque sorte dit. Enfin il lui avait dit qu'il avait vu Cheryl sans vraiment rentrer dans les détails. Il lui avait quand même dit le gros que ça ne s'était pas super bien passé – comme d'habitude – mais il ne lui semblait pas qu'il y avait un événement particulier. Enfin si on enlève le fait qu'entre Marcus et Eugène s'était vraiment tendu. Il fallait comprendre par-là que Marcus voulait faire la peau à Eugène, chose contre laquelle Ellio n'était pas forcément opposé mais bref cela ne donnait pas de renseignements plus pertinents. La suite, la suite ! Cependant Elio hôcha la tête de haut en bas pour faire comprendre à Cheryl que oui.

Elle sembla hésitante quelques instants mais elle se décida tout de même à poursuivre. « Un truc à la con, on s'est retrouvé coincé dans les escaliers, entre le premier et le deuxième quoi et... Enfin, tu sais comment ils font chier ceux-là, toujours à s'arrêter quand il faut pas, et surtout avec ceux dont on a pas envie, à croire qu'ils en font exprès... » Totalement vrai. Ellio ne se demandait pas d'ailleurs si ce n'était pas leur fonction première. Ils pourraient débattre là dessus longtemps mais le sujet premier était plus important : l'altercation maryl – oui je vous fait des rappels réguliers pour que vous suiviez bien ;p – « Enfin, bref, voilà... Et on a parlé. » WOO, le scoop de l'année, Ellio n'aurait jamais deviné. Non mais sans blague, bien sûr qu'ils ont parlé, qu'est-ce qu'ils auraient pu faire d'autre ? Se rouler une pelle ? Tout le monde peut toujours rêver (message subliminal). Enfin bref, qu'elle se dépêche, la suite ! « Il a insulté Eugène, et il m'a insulté moi. » Bon la première partie de la phrase c'est limite normal venant de la part de Marcus, enfin du moins pour Ellio. Tous les deux parlaient relativement assez souvent du français et ils en arrivaient toujours au même endroit : l'insulter. Bien sûr, Ellio se retenait en face de Cheryl, disons qu'il allégeait le truc pour mieux le faire passer. Bon par contre qu'il insulte Cheryl, là Ellio était nettement moins d'accord ! On insulte pas la famille mais il avait quand même des doutes. Cheryl pouvait gonfler la vérité pour l'arranger... [color=#99cc99)« Il m'a traité de salope. Ouais, de salope. »[/color] QUOI ? ELLE SE FOUTAIT DE SA GUEULE ? Attendez où il était Cauldwel, Fisher-Baker allait lui casser la gueule, enfin du moins essayer. Non mais pour qui il se prenait à insulter sa demi-sœur, il avait un problème ? Fallait qu'on lui rappelle les bonnes manières ? Ellio pouvait le faire avec un dictionnaire sans soucis !! deux petites secondes, relax Ellio, réfléchis un peu. Marcus n'aurait pas traité Cheryl de salope, non il n'était pas comme ça. Il n'aurait pas osé par égard pour elle déjà mais aussi pour Ellio parce qu'il savait que c'était sa demi-sœur. Maintenant qu'il réfléchissait, Ellio avait du mal à croire Cheryl. Il préférait laisser planer le doute pour son meilleur ami.

« Parce que je sors avec Eugène. Voilà ce que je suis à ses yeux. Une garce. » Aïe, qu'est-ce qu'il pouvait répondre ? « Bah en même temps il te kiffe encore, t'aurais pu attendre quand même ». S'il faisait ça, Marcus le tuait sauf si Cheryl le faisait avant. Sans vouloir les offenser, il voulait mourir autrement... « Dis-moi encore une fois que je devrais retourner avec ce bouffon et je t'étrangle. » HEEEEEEY MARCUS C'EST PAS UN BOUFFON ! Non mais pour qui elle se prend elle aussi à l'insulter de la sorte ? Y a qu'Ellio qui a le droit de faire ça... Fallait vraiment qu'ils arrêtent avec les insultes, c'était pas possible ! Faîtes l'amour pas la guerre, c'est pourtant pas si compliqué que cela... « J't'en voudrais pas si tu lui casses la gueule après ça. » Quoi ? Non il n'allait pas taper Marcus mais Cheryl attrapa son bras et commença à serrer de plus en plus fort. Si elle continuait comme cela encore longtemps elle allait faire de la charpie avec son bras. Pourtant il avait besoin de celui-là, surtout celui-là vu qu'au bout de ce bras il y avait la main avec laquelle il écrivait. S'il retirait sa main elle le prendrait mal vous pensez ? Tant pis, il prenait le risque. Ellio enleva la main de Cheryl mais se décida à faire un geste vraiment étonnant pour eux vu à quel point leurs rapports avaient été tendus dans le passé. En effet il attira cette chipie et la prit dans ses bras. C'était vraiment bizarre en fait. Il ne savait pas trop quoi faire après alors il lui tapota doucement le dos. Ok c'était pas vraiment le meilleur des gestes à faire, le plus doux aussi mais c'était déjà mieux que rien. Ellio essayait de remplir son rôle de frangin du mieux qu'il pouvait. Il avait pas l'habitude de veiller sur Cheryl comme ça et avec Ella et ben c'était Ella qui veillait sur lui. Tu parles d'une situation. Il ne savait même pas quoi lui dire pour la réconforter parce qu'il ne pouvait pas dire « Ouais Marcus c'est un bâtard, viens on y va je vais le prendre la tête en bas ». Bah non il pouvait pas parce qu'il ne le pensait pas. Dommage, ça aurait été nettement plus simple.

Ellio décida de rompre l'échange pour que ça ne devienne pas trop bizarre pour tous les deux. Non parce qu'après, ils n'allaient pas savoir quoi faire et bref, pas besoin d'une situation de crise. Il attendit quelques instants supplémentaires avant de se décider à répondre. « Déjà laisse-moi te dire que t'es pas une salope, t'essaye de passer à autre chose c'est pas du tout pareil. » Ok super Ellio, tu peux vraiment pas faire mieux que ça ? Pourtant avec Ada par exemple c'est pas aussi compliqué. Peut-être parce qu'avec Ada, ils pratiquaient cela depuis qu'ils étaient gosses, avec Cheryl on pouvait dire que c'était assez nouveau. « Mais et excuse-moi pour ça parce que ça ne va pas te faire plaisir, je doute que Marcus ait employé le terme de « salope ». Mais qu'il t'ait mal parlé déjà est une source de conflit. Tu peux être sûre que je lui en toucherais deux mots. » Ouuuuh Ellio trop le bad boy qui fait trop peur. Tous abris, tremble Cucus tu vas avoir le droit au sermon de la mort qui tue, tu flippes, hein ? Ne vous moquez pas, Ellio essayait de trouver la meilleure des alternatives pour régler le conflit. Désolé de vous décevoir, il n'est pas Pascal le grand frère ! « Je sais pas quoi faire Cheryl, t'es ma demi-sœur et lui c'est mon meilleur ami. Je peux pas croire qu'il ait été si odieux avec toi et en même temps je vois pas pourquoi tu mentirais. Vous souffrez tous les deux, alors à mon avis des fois, vous vous emportez tous les deux. » Il était pas psy mais bon il supposait assez bien les choses en général. « Mais je vais pas rentrer dans les détails déjà parce que je les connais pas tous et parce que je ne vais pas trahir l'un de vous. » Il fit une pause avant de lâcher une bombe – une dernière pour la route comme toujours – « Mais d'un autre côté, tu ne penses pas que tu t'es mises avec Eugène trop rapidement ? Je veux dire ça ne pressait pas non ? » Devant la tête de Cheryl, Ellio crut mourir. Mais il était con ou quoi en sortant des choses comme cela. Maintenant elle allait sûrement croire qu'il pensait qu'elle était une salope aussi alors que pas du tout. Il voulait pas avoir d'emmerdes alors il se dépêcha de rajouter pour essayer de s'en sortir. « Enfin je dis ça mais qu'est-ce que j'en sais moi. Des fois on contrôle rien du tout. Regarde Emily et moi. » MAIS QUEL CON PUTAIN ! Ferme ta bouche, ferme ta bouche. Mon vieux, il allait le payer ça plus tard. Il ne pourrait jamais annoncer à Cheryl qu'il allait se remettre avec Dalia maintenant sinon elle allait le trucider. Il devrait vraiment pas s'aventurer sur des sujets délicats, il était très mauvais pour gérer les crises après. Il veut jouer au Super héros mais le costume ne lui va définitivement pas. Il allait devoir rendre son costume de superman tout neuf. Quoiqu'il pouvait toujours s'en servir à Halloween.
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Sam 2 Nov - 6:30


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Les yeux rivés vers le sol, Cheryl ne vit pas son frère s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras. La Serpentarde se figea sous l'étreinte. C'était bizarre, vraiment très bizarre. Et étrange. Elle n'était pas vraiment habituée aux marques d'affection d'Ellio parce que c'était très rare qu'il agisse de la sorte, et elle aussi d'ailleurs. Mais finalement, Cheryl se laissa faire et se détendit peu à peu, s’enhardissant même à poser sa tête sur l'épaule de son frère. Les frictions qu'il exerçait sur son dos lui firent même un peu du bien. Ce n'était pas dans leurs habitudes d'être si tactiles, mais en tout cas, la jeune Baker appréciait l'attention. C'est vrai qu'elle n'était pas vraiment dans son assiette depuis son altercation avec Marcus. Elle n'arrêtait pas d'y songer, de ressasser cette histoire encore et encore, de se demander si c'était vraiment comme ça que son ex la voyait, et même si les autres la voyaient ainsi. Les autres finalement, elle s'en fichait comme de son premier chaudron, mais Marcus... Ellio rompit le contact qui les liait et Cheryl garda le silence. D'habitude, elle était toujours la première à parler pour ne rien dire, mais là, c'était différent. Elle était muette, muette comme une tombe. Oui, ça devait changer et le surprendre. « Déjà laisse-moi te dire que t'es pas une salope, t'essaye de passer à autre chose c'est pas du tout pareil. » Merci frérot, c’est gentil de dire ça, mais tu sais, la moitié de l’école et moi-même pensons le contraire… Mais l’entendre était tout de suite bien moins drôle. « C’est vrai quoi, sérieux, je fais rien de mal. » Qu’est-ce qu’il y avait de mal à tenter d’oublier le mal que Cauldwell lui avait fait ? Franchement ? Même si Cheryl pouvait sembler forte et indépendante, et surtout, bien au dessus de cela, en réalité, il n’en était rien. C’était dur d’entendre dire qu’on était qu’une salope, même pour quelqu’un qui faisait semblant de ne rien ressentir et qui faisait comme si l’opinion des autres ne lui importait peu. Mais c’était toujours bien plus compliqué, et c’était souvent difficile d’y faire face. « Mais et excuse-moi pour ça parce que ça ne va pas te faire plaisir, je doute que Marcus ait employé le terme de « salope . Mais qu'il t'ait mal parlé déjà est une source de conflit. Tu peux être sûre que je lui en toucherais deux mots. » Cheryl releva aussitôt la tête et planta son regard dans celui de son demi-frère et elle y lut qu’il était sérieux. Putain il ne la croyait pas. Secouant la tête vivement de gauche à droite, elle l’écouta lui sortir son petit discours de meilleur pote qui défend son ami. Et elle dans l’histoire ? N’était-elle pas plus importante que n’importe quel garçon ? Ou même une fille ? Peu importait, la famille n’était-elle pas sensée passer avant tout ? Ou bien cela n’existait que dans les livres ?  Il lui en toucherait deux mots ? Deux mots ? Il était sérieux là ? C’est tout ce qu’il allait faire pour elle ? Marcus avait bafoué l’honneur de sa sœur, et monsieur Ellio voulait lui en toucher deux mots , deux simples petits mots genre ‘mec, t’as insulté ma sœur, mais bon, t’es mon poto, alors recommence pas et puis c’est tout’ ? « Je sais pas quoi faire Cheryl, t'es ma demi-sœur et lui c'est mon meilleur ami. Je peux pas croire qu'il ait été si odieux avec toi et en même temps je vois pas pourquoi tu mentirais. Vous souffrez tous les deux, alors à mon avis des fois, vous vous emportez tous les deux. Mais je vais pas rentrer dans les détails déjà parce que je les connais pas tous et parce que je ne vais pas trahir l'un de vous. »

Cheryl allait répliquer qu’elle lui avait tout dit. Mais elle se rappela que c’était faux. Il y avait en effet un dernier détail qu’elle avait oublié sur le coup et qui pourrait peut-être l’aider dans sa guerre contre Marcus. Cheryl était un peu dégoutée d’en arriver à une solution aussi extrême, mais il ne lui laissait pas vraiment le choix. Elle en avait assez de passer pour la méchante à ses yeux, celle qui sort avec Eugène donc celle qu’il faut démonter à tout prix.  « Mais d'un autre côté, tu ne penses pas que tu t'es mises avec Eugène trop rapidement ? Je veux dire ça ne pressait pas non ? » Une fois de plus, il la surprenait. Une fois de plus, elle le scruta si intensément quand sa place, elle aurait voulu se cacher dans un trou de botruc. Il était sérieux là ? Franchement… Levant les yeux au ciel, elle eut l’impression qu’elle allait se jeter sur lui et l’étrangler. Son regard voulait tout dire, si elle avait eu des baguettes à la place des yeux, il était probable qu’Ellio soit déjà mort, ou du moins, à terre et mortellement blessé. Comment pouvait-il être aussi indélicat parfois ? C’était incompréhensible. Il suivait un mauvais raisonnement, et en plus, il trouvait que c’était une garce elle aussi. Sympathique. Merci Ellio, sérieusement, merci. C’était EXACTEMENT ce qu’il fallait pour la réconforter et lui remonter le moral. Il avait vraiment tout faux. Elle allait de nouveau répliquer, mais il fut rapide. On aurait dit qu’il cherchait à rattraper sa connerie, mais c’était trop tard, le mal était fait, on ne pouvait plus rien y faire .  « Enfin je dis ça mais qu'est-ce que j'en sais moi. Des fois on contrôle rien du tout. Regarde Emily et moi. » Quoi ? C’est quoi le délire là ? Cheryl haussa les sourcils brusquement, elle ne comprenait plus rien. C’était quoi cette allusion pourrie à Emily ? Elle, la jeune Baker l’aimait bien, elle était dans sa maison et c’était quelqu’un de plutôt sympathique aux yeux de Cheryl. Qu’elle se tape son frère lui plaisait un peu moins, mais ça, c’était ses instincts de sœur poule. Mais reprenons tout depuis le début… « Je te jure sur la tête de Noah qu’il a utilisé précisément ces mots. Mais vas-y, si tu préfères croire lui que moi… » Elle fit la tête de la fille qui se fiche de tout, mais au fond, bien sûr qu’elle en était offensée ! Comment pouvait-il en être autrement ? C’était dégueulasse qu’il mette sa parole en doute comme ça. Elle n’avait pas pour habitude de mentir, ce n’était pas vraiment un de ses défauts. Autant dire les choses comme elles étaient, on gagnait du temps et de l’énergie, et puis, de cette manière, il n’y avait ni faux semblant ni retour en arrière. Bref. Elle se leva soudainement et se planta devant la fenêtre. « Écoute, j’sais bien qu’il se dit ton meilleur ami, mais j’peux pas croire que… enfin, j’peux pas concevoir le fait que tu te fiches de ça. C’est juste pas possible Ellio, sérieux ! Tu ne vas rien faire ? Tu t’en fous ? J’croyais vraiment que tu prendrais mon parti, mais laisse tomber. C’est encore moi qui passe pour la garce alors que c’est lui qui m’a quitté. Génial. S’il avait la moindre respect envers toi et notre famille il ne me traiterait pas comme ça. Mais comme tu te fiches qu’il salisse notre nom, laissons-tomber… » Un goût amer de déception dans la bouche, Cheryl regarda quelques élèves au loin traverser le parc et elle essaya de rassembler ses pensées. Tout se bousculait dans son esprit, et c’était difficile d’aligner deux mots cohérents. « Et sinon, pour Eugène, t’es gonflé de me dire ça sérieux ! C’est quoi le mal à aller de l’avant ? Ouais, y a rien qui pressait et alors ? C’est une raison pour laisser passer quelqu’un de bien ? J’allais pas attendre toute ma vie non plus. Et tu le croiras ou non, mais Eugène m’a beaucoup aidé au début, et ça me fait du bien d’être avec lui, alors arrête d’être contre lui. » Semi-mensonges ou pas, on s’en fichait, ce n’était pas la question, Cheryl en avait juste assez qu’on casse du sucre sur le dos de son petit ami. Qu’est-ce que les gens avaient contre lui sérieusement ? Certes, parfois, il agissait un peu bizarrement et il était légèrement maniéré, un peu old school si on pouvait dire cela comme cela, mais et alors ? Qui ça dérangeait ? Ce n’était pas Ellio qui sortait avec lui à ce qu’elle savait non ? Ni même Noah, alors pourquoi tout le monde lui prenait la tête ? Elle avait le droit de choisir ses petits-amis non ? Est-ce qu’elle interférait dans les relations amoureuses de son frère elle ? Bon, peut-être un peu, mais c’était pour son bien. Et puis, elle était l’aînée, elle protégeait son frère de la racaille résistante. Rien de plus. « C’est bon quoi ! Genre, moi je devrais me garder de sortir avec lui alors que monsieur Marcus se tape Dalia sans que personne ne dise rien ! La coupe est pleine de mon côté. Ras-le-bol. » Cheryl l’ignorait peut-être, mais ces derniers propos concernant le fils Cauldwell allait sans doute faire naître chez Ellio une profonde colère qui serait justifiée. Se retournant soudainement vers son frère, elle ajouta : « J’veux plus parler de lui ou d’Eugène. Discussion close. » Mais pour finir, elle demanda tout de même :  « C’est quoi l’histoire avec Emily là ? Raconte. C’est quoi le délire ? Qu’est-ce que tu ne contrôles pas exactement ? » .  

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 10 Nov - 12:22


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




« Je te jure sur la tête de Noah qu’il a utilisé précisément ces mots. Mais vas-y, si tu préfères croire lui que moi… » Bon elle jurait sur la tête de Noah c'était tout de même un sacré argument. Bah oui Noah c'était sa meilleure amie et elles étaient vraiment liées toutes les deux, Ellio en avait été souvent le témoin. C'était un peu comme Marcus et lui au fond, enfin non mais c'était fort à chaque fois. Raaah, il était beaucoup trop impliqué dans la situation pour prendre du recul. Bordel de merde, n'y avait-il pas assez de quatrième années pour que les combinaisons permettent ce recul ? Il fallait qu'ils arrêtent tous les deux, Marcus et Cheryl, de l'obliger à prendre partie. Il était la putain de Suisse ! Il ne prendrait pas partie, il les aimait tous les deux même si ce n'était pas de la même manière. Ah non, bande de sales ! « Écoute, j’sais bien qu’il se dit ton meilleur ami, mais j’peux pas croire que… enfin, j’peux pas concevoir le fait que tu te fiches de ça. C’est juste pas possible Ellio, sérieux ! Tu ne vas rien faire ? Tu t’en fous ? J’croyais vraiment que tu prendrais mon parti, mais laisse tomber. C’est encore moi qui passe pour la garce alors que c’est lui qui m’a quitté. Génial. S’il avait la moindre respect envers toi et notre famille il ne me traiterait pas comme ça. Mais comme tu te fiches qu’il salisse notre nom, laissons-tomber… » Elle marquait des points. C'est vrai que Marcus n'était pas correct avec Cheryl et elle était de sa famille. Franchement la famille de son meilleur ami était sacrée. Mais Ellio ne pouvait s'empêcher d'être méfiant vis-à-vis de Cheryl. Il le savait, elle était très manipulatrice. Elle savait très bien embobiner les gens pour qu'ils fassent ce qu'ils voulaient. Il fallait de toute urgence qu'il éclaircisse cette situation avec Marcus. Il avait besoin de sa version des faits et détaillée ! « Et sinon, pour Eugène, t’es gonflé de me dire ça sérieux ! C’est quoi le mal à aller de l’avant ? Ouais, y a rien qui pressait et alors ? C’est une raison pour laisser passer quelqu’un de bien ? J’allais pas attendre toute ma vie non plus. Et tu le croiras ou non, mais Eugène m’a beaucoup aidé au début, et ça me fait du bien d’être avec lui, alors arrête d’être contre lui. » Aller, évidemment ça lui revenait en plein dans la tronche. Mais si elle pensait qu'il allait se faire sans rien, elle se mettait le doigt dans l’œil parce qu'il avait des raisons, d'en vouloir à Eugène. Il pouvait les énumérer sans soucis et justement il allait le faire ! « Ce que j'aime pas c'est que c'est un pic-assiette ! Il te tournait déjà autour tel un vautour quand t'étais encore avec Marcus. Franchement un mec qui fait ça, c'est pas cool, surtout quand il fait parti de la même bande d'amis que le petit ami de la fille. C'est dégueulasse. » Ouais vas-y jeune Fisher-Baker défend ton meilleur ami et enfonce ce blanc-bec qui se permet de venir foutre la merde dans ce petit groupe comme s'il y en avait déjà pas assez. Alors que si, il y en avait déjà trop. On voulait de la tranquillité, merci.

« C’est bon quoi ! Genre, moi je devrais me garder de sortir avec lui alors que monsieur Marcus se tape Dalia sans que personne ne dise rien ! La coupe est pleine de mon côté. Ras-le-bol. » Ellio décéda. Non mais vraiment. De quoi? Marcus avait couché avec qui ? Y avait une autre Dalia à Poudlard que sa Dalia ? Non Marcus n'avait pas pu coucher avec Dalia, quoique... Ils étaient proches et si Dalia en avait eu marre de l'attendre ? Et quand cela avait-il eu lieu ? Ellio était plus que mal, ça devait se lire sur son visage, il devait être tout blanc. Par Merlin, c'était la bien la pire des choses qui pourrait lui arriver, que Marcus lui « prenne » sa Dalia. Oh putain, mais merde, ça arrivait. Cheryl n'aurait pas menti là-dessus, pas sur cette chose-là. Le salaud, ça y est maintenant Ellio avait juste envie de taper à mort Marcus avant de se jeter de la tour d'astronomie. DALIA ETAIT VRAIMENT UNE BELLE SALOPE ! Putain, son meilleur ami. Elle avait perdu sa virginité avec son meilleur, comme ça BIM. Quel manque de respect vis-à-vis de lui et apparemment elle l'aimait, mais que de balivernes ! Il en voulait à la Terre entière et qu'est-ce qu'il se sentait con surtout. Putain, il s'était bien fait avoir. « J’veux plus parler de lui ou d’Eugène. Discussion close. » Ellio l'écoutait à peine encore trop énervé par la nouvelle qu'elle lui avait annoncé. Eugène il en avait plus rien à foutre, franchement c'était vraiment le dernier de ses soucis. Il aurait le temps de s'occuper de son cas plus tard. Quand Ellio pensait qu'il militait pour Marcus pour qu'il puisse « ré-avoir » Cheryl et lui il lui prenait Dalia à la première occasion venue. Mais quel connard putain ! C'était un rat, un petit rat qu'il reste bien caché ! « C’est quoi l’histoire avec Emily là ? Raconte. C’est quoi le délire ? Qu’est-ce que tu ne contrôles pas exactement ? » De quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle lui demandait à propos d'Emily. Du coup, il lui répondit assez sèchement. « Je veux pas en parler. » Il en avait rien à faire que ça plaise pas à sa demi-sœur, il était vraiment pas d'humeur à parler d'Emily là mais alors pas du tout !

Il n'avait qu'en tête Dalia et Marcus, c'était une abomination à ses yeux. La plus haute trahison possible ! Marcus aurait été dans son champ de vision, il lui aurait sauté dessus, il l'aurait rué de coups, il lui aurait bouffé les oreilles, il aurait fracassé son bouquin de botanique sur son crâne de petit abruti. Il fallait qu'il ait des explications pour que lorsqu'il le croiserait, il le finisse, il l'achève directement. AUCUN CADEAU. « C'est quoi cette histoire entre Dalia et Marcus ? Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce que tu sais ? Dis moi ! » Il était limite menaçant, féroce. Il voulait des réponses et il les aurait peu importante les moyens dont il aurait besoin.
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 10 Nov - 14:10


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Il fallait peut-être qu'Ellio comprenne qu'elle était plus que sérieuse. Franchement, elle n'avait aucune envie de rigoler sur un sujet pareil. Sérieusement, on ne pouvait pas dire que se faire traiter de salope faisait plaisir, même si c'était vrai. Mais dans le cas présent, c'était plus que faux. Marcus avait tout exagéré, comme d'habitude, et il avait tout mélangé. Ce mec n'avait aucun humour, vraiment aucun. Tout ça à cause d'une blague idiote que la jeune Baker avait lancé à la soirée d'Isy... Toute personne sensée avait compris qu'elle plaisantait. Bien sûr qu'elle ne se faisait pas Jude, cela semblait tellement évident. Tout le monde. Sauf Marcus bien entendu. Bref. À cause de cela, à cause de lui, Cheryl se retrouvait à discuter avec Ellio d'elle-même, d'Eugène, des prétendus sentiments qu'elle ressentait soit-disant pour Cauldwell frère, de Harrison et compagnie, et même sur la fin, d'Emily. Bref, au final, cette conversation tournait à la véritable torture, parce qu'elle n'avait envie de parler d'aucun des personnes citées-ci dessus. C'était franchement difficile de discuter avec Ellio parce qu'il était trop fort pour Cheryl. Il n'arrêtait pas de rabâcher la même chose encore et encore, de retourner mille fois la situation à son avantage, pour que Cheryl se sente désarçonnée et soit presque obligée de lui répondre sincèrement. Au fond, ça ne la dérangeait pas plus que cela parce que c'était lui. Si cela avait été quelqu'un d'autre, elle l'aurait sans doute envoyé bouler. Mais c'était Ellio, alors...  Fallait rester zen. C'était la première fois depuis toujours qu'elle s'entendait si bien avec lui, et elle n'avait pas vraiment envie de tout gâcher pour des histoires de mecs, et pire, pour un mec ( aka Eugène ) qu'elle n'aimait pas réellement. Oui il était gentil, oui il l'aimait sans doute, mais pour elle, ce n'était pas l'amour de sa vie. Après tout, elle n'avait que quatorze ans aussi. À son âge, on faisait des expériences, on sortait avec des garçons, c'était la vie normale, la routine quoi. Pourquoi tout le monde en faisait tout un plat ? Personne ne disait rien quand un couple se formait dans leur année, ou lorsqu'un couple se séparait. C'était ça la vie. Alors pourquoi était-elle différente des autres ? Ne pouvait-on pas la laisser tranquille ?  « Ce que j'aime pas c'est que c'est un pic-assiette ! Il te tournait déjà autour tel un vautour quand t'étais encore avec Marcus. Franchement un mec qui fait ça, c'est pas cool, surtout quand il fait parti de la même bande d'amis que le petit ami de la fille. C'est dégueulasse. » Cheryl soupira et leva les yeux au ciel. Ridicule. Totalement ridicule. « Ouais, il a été opportuniste, ET ALORS ? Franchement, on s'en fout. Moi je m'en fous, et je suis la principale concernée, alors fais en autant ok ? On va pas en parler toute la journée non plus ! » Cheryl était fatiguée de devoir encore et toujours se justifier. « C'est bon, j'critique pas Emily moi, alors qu'elle a pas la meilleure réputation qu'il soit non plus. » Bon, ça, c'était pas très sympa, étant donné que la jeune Baker aimait bien la jolie Emily, mais il fallait bien qu'Ellio comprenne qu'elle pouvait elle aussi avoir des arguments contre lui. Mais si ceux-ci demeuraient plutôt dérisoires. Alors Cheryl parla de Marcus, de ce qu'il lui avait dit. Qu'il avait couché avec Dalia. Qu'elle était meilleure qu'elle au lit. La gorge sèche et serrée, Cheryl repensa à ce moment douloureux où il l'avait quitté, quelques jours après qu'ils aient sauté le pas tous les deux. Cheryl s'était souvent dit que c'était parce qu'elle n'avait pas plus assez à Marcus, qu'elle n'était décemment pas assez bien pour lui, et qu'elle méritait ce qui lui était arrivé. Marcus l'avait quitté pour cela. Cela semblait évident. Il avait seulement attendu qu'ils couchent, histoire de perdre sa virginité et après aller faire sa putain avec d'autres filles. Comme Dalia. Franchement, cela n'étonnait même pas Cheryl venant d'elle. Cette fille n'avait aucuns scrupules, ni aucun respect pour elle-même. Mais ce n'était pas les affaires de la Serpentarde, alors pourquoi s'en mêler ?

Perdue dans ses pensées, Cheryl ne se rendit pas compte qu'Ellio était comme bloqué. Alors elle continua dans son petit délire. Mais au bout d'un moment, elle attendait une réponse, alors elle releva la tête. L'air perturbé d'Ellio lui fit l'effet d'une douche froide. Putain qu'est-ce qu'il avait ? Il était blanc comme un linge, et Cheryl s'inquiéta presque instantanément. Qu'avait-elle dit pour le choquer à ce point ? Un fil conducteur commença à rappeler à la jeune fille tout ce qu'elle avait évoqué il y avait moins d'une minute. Emily, Eugène, Marcus. Rien de nouveau sous le soleil comme on dit. Alors pourquoi cette réaction si exagérée et non-contenue ? Alors qu'elle allait lui demander ce qu'il lui prenait, il ouvrit la bouche, et d'un ton plus que sec, déclara : « Je veux pas en parler. » De qui ? D'Emily ? Merde, Cheryl était carrément paumée. Elle ne comprenait plus rien là. Haussant les épaule, signe d'un profond désintérêt, elle attendit. Ellio demeurait Ellio. Il ne lui dirait rien si elle le lui demandait directement. Alors, pourquoi se fatiguer à parler après tout ? Soupirant doucement, elle le regarda et se rendit compte qu'elle ne l'avait en réalité jamais vu comme cela. Il semblait hors de lui. Et c'était pourtant si rare qu'il sorte de ses gonds... Ellio était quelqu'un qui s'énervait très rarement. Pire, qui se contenait souvent, pour ne pas montrer ses émotions. Alors là... Cheryl était surprise. Et il y avait de quoi. « C'est quoi cette histoire entre Dalia et Marcus ? Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce que tu sais ? Dis moi ! » Le ton employé demandé une réponse claire, nette et précise, et aussi rapide. Toute de suite maintenant. Cheryl se leva brusquement et gueula : « Hé ho, tu me parles autrement s'il te plait, j'suis pas ton botruc à ce que je sache ! » Inspirant et expirant profondément, Cheryl tenta tout de même de se souvenir. Quels avaient-été les mots exacts de Cauldwell ? Fermant les yeux, elle avait l'impression de revivre la scène dans sa tête : « J'en sais rien, si tu crois que ça m'intéressait d'en apprendre plus sur elle et lui ! J'lui disais que c'était un enfoiré je crois, et il m'a répondu que Dalia est et restera un meilleur coup que moi... » Baissant la tête, fichtrement énervée, Cheryl serra les points. Tout cela allait trop loin. Beaucoup trop loin. Relevant la tête vers son frère, soudainement, elle crut comprendre. C'était donc cela. Non, cela ne pouvait être ça. Mais si, c'était ça. Sinon, pourquoi serait-il si en colère ? Sentant sa mâchoire se détendre, Cheryl se donna elle-même une gifle pour vérifier que ce n'était pas un rêve. Enfin, un cauchemar plutôt. Mais non, tout était bien réel. « Putain mais tu la kiffes encore ! » Stupéfaite, incrédule, la jeune Baker secoua la tête. Elle allait se réveiller, elle allait se réveiller, pitié, pitié, pitié. « HARRISON. Tu la kiffes putain. » NON, NON, NON. S'approchant de son frère, plantant son regard dans les yeux du bleu, elle demanda, le plus sérieusement possible :   Non, je t'en supplie Ellio, dis-moi que c'est faux. »
 

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Mer 13 Nov - 8:00


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




Avec un peu de recul, Ellio eut envie de se donner une gifle. Bordel de merde, il avait quasiment dit clairement à Cheryl qu'il était encore amoureux de Dalia et ce n'était pas quelque chose qu'elle avait envie d'entendre. Il la vit d'ailleurs se lever. Aïe, ça allait faire mal ! Et comme prévu, elle se mit alors à gueuler : « Hé ho, tu me parles autrement s'il te plait, j'suis pas ton botruc à ce que je sache ! » Si c'était seulement le ton qui la dérangeait, tant mieux ! Franchement Ellio pouvait tout à fait vivre avec cela. Jeune naïf, tu crois vraiment qu'elle va retenir tes propos ? Même Ellio n'y croyait pas de toute manière. Il s'était mis dedans, maintenant il allait devoir assumer et se confronter à sa demi-sœur tant pis. Il pouvait le faire, il lui fallait un petit peu de courage. Il n'en n'avait pas beaucoup mais des fois, il était capable d'en faire preuve. « J'en sais rien, si tu crois que ça m'intéressait d'en apprendre plus sur elle et lui ! J'lui disais que c'était un enfoiré je crois, et il m'a répondu que Dalia est et restera un meilleur coup que moi... » Oh putain, le salaud, le salaud ! Marcus savait très bien que Dalia et lui n'avaient pas été jusqu'à ce niveau là, qu'ils ne l'avaient pas franchi. Déjà parce qu'ils étaient tout de même relativement jeunes. Ensuite très certainement parce qu'ils étaient encore timides et qu'ils n'osaient pas en parler. Ellio ne voulait pas brusquer Dalia et elle, il ne savait pas, peut-être qu'elle avait peur de passer pour une fille facile ou quoi. Tout ça pour dire que ça ne se faisait pas, il l'avait trahi parce qu'en plus il savait à quel point Ellio avait pu aimer Dalia. Oui pour Marcus ce n'était plus d'actualité car Ellio avait fait genre, il s'était remis mais il aurait pu deviner en tant que meilleur ami ! Putain, il était tellement énervé contre Marcus. Il avait tout saccagé dans leur amitié, merde. Il se foutait vraiment de sa gueule ? Il en avait rien à foutre de lui ? Lui qui le considérait comme un frère, tu parles d'un frère. Il aurait été une fille, il aurait sûrement pleuré. Putain de vie de merde. Heureusement franchement que Marcus n'était pas là,il lui aurait fait la misère. Il l'aurait frappé sans pouvoir s'arrêter.

Il vit alors Cheryl se donner une claque. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Perdait-elle complètement la tête. Elle lui faisait presque peur sérieusement. Devait-il intervenir ? Il n'en savait trop rien. Il ne voulait pas plus l'énerver en intervenant. Ils n'étaient pas encore bien habitués aux gestes tendres fraternels. « Putain mais tu la kiffes encore ! » BIM. Au moment où il avait oublié la possibilité qu'elle découvre son secret, elle le lui rappelait. Bordel de merde, il était vraiment dans la merde mais alors vraiment. Il allait mourir d'une crise cardiaque d'ici les prochaines semaines très certainement. « HARRISON. Tu la kiffes putain. » Et merde, merde. S'il fuyait maintenant, ça le ferait ? Bien sûr que non mais bordel que ça serait facile de fuir. Il ne voulait pas décevoir Cheryl mais en même temps il ne pouvait pas dire le contraire. « Non, je t'en supplie Ellio, dis-moi que c'est faux. » Alors cela serait toujours la même chose, il devrait choisir entre Dalia et Cheryl. Comment choisir ? Il voulait vraiment se rabibocher avec Cheryl, faire qu'ils deviennent vraiment une famille. Il le voulait sincèrement. Il ferait beaucoup de choses pour cela mais il ne pouvait pas sacrifier son amour pour Dalia pour elle, c'était impossible. Même avec toute la bonne volonté du monde, ça ne serait pas possible. Son amour pour elle était bien trop fort et oui il n'avait que quatorze ans, oui ça pouvait sembler ahurissant mais c'était la vérité. Elle le regardait tellement fixement que ça ne faisait que le gêner. Il ne put s'empêcher de détourner le regard,signe de faiblesse. Là c'était sûr, Cheryl comprendrait. Tant pis, de toute manière, il ne mentirait pas. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Parce que je ne peux pas te dire ce que tu aimerais entendre, je ne peux pas te dire que je ne ressens plus rien pour elle. » Il fit une pause avant d'enfin oser la regarder de nouveau. Il avait l'impression qu'elle s'était liquéfier sur place. « Voilà je suis honnête avec toi parce que je ne veux pas te mentir parce que je veux vraiment que ça s'arrange entre nous. Alors oui je l'aime encore. » Il fit une nouvelle fois une pause pour lui laisser le temps d'assimiler l'information. « Oui ça me tue d'entendre que mon meilleur ami est couché avec elle. Tu peux comprendre que ça puisse me poser un énorme problème. » Elle ne voudrait peut-être pas comprendre mais bordel avec cette nouvelle, c'était son monde qui s'effondrait. « Et bien que c'est un connard, si t'étais honnête toi aussi, tu te rendrais compte que tu as encore des sentiments pour lui. Alors ne me fais pas de leçons s'il te plaît. Ta situation n'a pas de grandes différences par rapport à la mienne. » Il savait bien que ça ne lui ferait pas plaisir mais merde, il fallait qu'ils soient honnêtes l'un envers l'autre, sinon ça ne marcherait jamais. Alors qu'elle lui crie dessus, qu'elle le tape s'il le fallait, si ça lui faisait du bien. Tout ce qu'il demandait c'était qu'elle lui dise la vérité. Alors non il n'allait pas le répéter à Marcus, surtout pas après le coup qu'il venait de lui faire. Jamais de la vie, il n'irait divulguer les sentiments de sa sœur. Alors Ellio espérait secrètement que Marcus ait menti mais même s'il l'avait fait, pourquoi avait-il été raconté cela ? C'était sûrement parce qu'il souhaitait que ça arrive, et ça franchement c'était pire que tout ! Comment pourrait-il encore avoir confiance en lui ? Il ne pourrait pas, il aurait toujours peur qu'il arrive quelque chose.
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Sam 16 Nov - 12:01


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Elle allait le tuer, elle allait le tuer, elle allait le tuer. Putain de merde. Cheryl sentait que ça bouillonnait en elle, même si elle tentait de se retenir et de tout contenir en elle. En vérité, elle ne rêvait qu'une seule chose : exploser. Sortir de cette pièce, forcer la porte de la salle commune des Gryffondor, massacrer deux ou trois premiers années au passage, et surtout, surtout, dévaster le dortoir de cette pétasse d'Harrison, de lui sauter dessus, de l'assassiner proprement, de la couper en petits morceaux, et de jeter le reste au feu... Non mieux, donner son corps à manger aux insectes et aux hippogriffes... Vous trouvez sa réaction excessive ? Cheryl trouvait au contraire tout cela vraiment naturel. Cette fille était en train de détruire tout ce qu'elle s'évertuait de construire avec son frère. À cause d'elle, elle allait encore et encore se disputer avec Ellio, et cela l'énervait. Depuis quelques temps, depuis qu'il avait rejoint les obscurs et qu'il n'était plus avec Dalia, ils s'étaient beaucoup rapprochés, et tout allait mieux entre eux. Elle craignait que cette histoire ne les sépare de nouveau. Elle allait la défoncer la petite Harrison... Voilà, c'était dit... Pourquoi tout était toujours si compliqué... Elle regarda Ellio dans les yeux, attendant toujours fermement une réponse sincère et franche. Cheryl avait toujours un léger espoir, soyons honnête, un infime et ridicule petit espoir. Celui qu'il lui dise qu'elle s'était trompée. Que tout cela n'était que des fabulations, qu'elle avait une imagination trop débordante, qu'elle était folle. Bref, peu importait, du moment qu'il n'avouait pas qu'il avait un penchant pour elle. Le fixant toujours intensément, Cheryl cherchait à décrypter chacune de ses émotions, de ses gestes, et tenter aussi de savoir et de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans sa petite tête. Il baissa les yeux. Fronçant les sourcils, la jeune Serpentard fut surprise. Qu'est-ce qu'il lui prenait d'agir de la sorte ? Étonnée, elle croisa les bras sur sa poitrine, et attendit. De toute manière, elle n'avait que ça à faire. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Parce que je ne peux pas te dire ce que tu aimerais entendre, je ne peux pas te dire que je ne ressens plus rien pour elle. » Cheryl se sentir raidir. Putain, non. Elle ferma les paupières. Si, dis-moi le contraire de ce que je veux entendre. Mens-moi, rassure-moi, dis-moi que tu ne l'aimes pas, pensa la jeune fille. Limite, elle aurait préféré ça à la vérité. Parce que cette vérité était en réalité bien trop dur à entendre. Le silence s'installa. Réouvrant les yeux, Cheryl remarquera qu'il la regardait de nouveau. S'il s'attendait à ce qu'elle approuve, il se mettait la baguette dans le nez... à cet instant précis, il n'avait envie que d'une seule chose : le frapper, histoire qu'il comprenne bien.

« Voilà je suis honnête avec toi parce que je ne veux pas te mentir parce que je veux vraiment que ça s'arrange entre nous. Alors oui je l'aime encore. » Sans comprendre pourquoi ni comment, la main de Cheryl claqua tout contre la joue de son frère. Les mots d'Ellio lui brisèrent le cœur. Premièrement parce qu'il avouait enfin explicitement qu'il aimait encore Dalia. Elle ne comprenait pas comment c'était possible. Emily était tellement mieux qu'elle. Tellement mieux. Deuxièmement, il voulait pas que leur relation dégénère de nouveau. Cela toucha Cheryl, qui ne le souhaitait pas non plus. Mais comment concilier les deux ? Comment continuer à discuter normalement tous les deux alors qu'il était amoureux d'une fille qu'elle détestait ? Qu'elle haïssait même ? Un véritable casse-tête. « Oui ça me tue d'entendre que mon meilleur ami est couché avec elle. Tu peux comprendre que ça puisse me poser un énorme problème. » Oh que oui elle comprenait. Ça, elle pouvait le comprendre. Pourquoi pouvait-elle comprendre ? Parce que Marcus avait couché avec Dalia, et que Marcus... enfin, Marcus... parce que c'est Marcus lui souffla sa conscience. Reconnais-le, Cheryl, ajouta la petite voix dans sa tête, cela aurait été quelqu'un d'autres, tu n'y aurais même pas prêté attention... Secouant la tête, elle chercha une alternative. Elle ne voulait pas penser à ça.  « Et bien que c'est un connard, si t'étais honnête toi aussi, tu te rendrais compte que tu as encore des sentiments pour lui. Alors ne me fais pas de leçons s'il te plaît. Ta situation n'a pas de grandes différences par rapport à la mienne. » Cela ne faisait pas plaisir. Mais c'était la vérité. Pour la première fois, Cheryl baissa les yeux au sol et regarda ses chaussures. Se tordant nerveusement les mains, elle tenta de rassembler ses pensées. « Oui, c'est vrai. » Voilà, c'était dit. Qu'il ne compte pas sur elle pour le redire une fois de plus. Cela lui coûtait d'avouer cela. Même si en réalité, c'était vrai. Se retournant brusquement, elle donna un coup de pied violent dans un chaise qui se fracassa contre le mur. « PUTAIN, C'EST UN CAUCHEMAR! » Attrapant Ellio par les épaules, elle le secoua abruptement et cria de nouveau : « J't'en prie ! Dis-pas ça ! » Désespérée, elle hurla : « Tu peux pas aimer cette petite... GARCE ! » Elle releva les yeux vers lui et passa furieusement sa main dans ses cheveux. Quelle journée de merde. Journée de merde. Une violente envie de meurtre ( pour Harrison ) et de castration ( pour Cauldwell ) l'envahissait au fur et à mesure qu'elle repensait à tout cela. Cela faisait déjà des jours qu'elle ruminait cette histoire. Et si en parler avec son frère l'avait au début soulagée, maintenant, elle était dans une fureur monstre. Elle avait envie de toute détruire, de tout pêter, mais il fallait qu'elle se calme. Elle inspira et expira fortement plusieurs fois de suite, et sentit ses nerfs se détendre peu à peu. Se rapprochant d'Ellio, elle murmura : « Écoute. » Les yeux dans le vague, elle chercha ses mots. Comme, elle ne les trouvait pas, elle lui attrapa les mains et tout simplement, lui dit ce qu'elle avait sur le cœur : « Regarde comment ils nous font souffrir. C'est pas des gens pour nous. On peut compter que sur nous-même... Ellio, crois-moi... » Elle était au bord de la crise de larmes, mais elle se retenait vaillamment. Hors de question qu'il la voie dans cet état là, sinon, il comprendrait rapidement qu'elle n'avait pas de simples sentiments envers Cauldwell, mais qu'elle était encore très amoureuse de lui.. et que c'était la raison pour laquelle toute cette histoire lui faisait tant de peine. Cela la tuait de l'intérieur. C'était peut-être stupide à dire lorsqu'on avait quatorze ou quinze ans, mais pour elle, le Serpentard restait son premier amour, et on oubliait pas son premier amour. Jamais. La gorge sèche, elle murmura: « Faut qu'on se blinde contre eux. T'es avec moi ? » Il avait intérêt de l'être. Sinon, elle le tuait lui aussi. « Désolé pour la baffe. » ajouta-t-elle rapidement. Elle l'avait pas voulu ni même prémédité, c'était juste parti tout seul.

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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Jeu 21 Nov - 11:11


« t'as voulu un frère, t'es tombé sur moi, avoue t'as eu de la chance...
t'aurais pu tomber sur un laideron ! »




« Oui, c'est vrai. » Yeaaaaaah ! Elle lui donnait enfin raison, bordel. Sa suprématie était enfin ferme et définitive, personne ne s'opposait plus au fait qu'il était le meilleur et qu'il avait toujours raison. En même temps il était Ellio, pas n'importe qui. C'était un seigneur promis à un grand destin encore plus grand que lui. On parlerait encore de lui bien des années après sa mort. Il serait dans les livres d'Histoire, dans les cartes de checogrenouilles. Oui c'était Ellio ça. Ça, ça aurait été la réaction typique d'Ellio si la situation avait été différente parce que là elle était d'accord pour dire qu'elle souffrait. Ellio ne pouvait se réjouir de cela, il n'était pas un monstre. Surtout que c'était sa faute à la base, Marcus était son meilleur ami. C'était limite s'il ne les avait pas poussé dans les bras de l'autre, ces deux-là. Elle donna alors un coup de pied monumental dans une chaise. Ellio n'aimait pas la voir comme ça vraiment, il préférait de loin la voir en peste au cœur de pierre qu'empreinte à ses plus violentes émotions négatives. Putain de merde, ça lui donnait vraiment la rage. Oui une rage au corps qui avait besoin de s'exprimer. Pour la première fois de sa vie, il avait vraiment l'envie de se battre réellement. En général, il préférait se défouler en faisant un jogging mais là même cette activité n'y pourrait rien. Il fallait frapper avec ses poings et rien d'autre ! Il avait beau prôner le raisonnement et l'attaque verbale au lieu de l'affrontement physique, aujourd'hui il comprenait qu'on puisse avoir le goût de se battre. Car oui il pouvait le dire, il avait envie de se battre et en l’occurrence aujourd'hui contre son meilleur ami, ce n'était pas rien. « PUTAIN, C'EST UN CAUCHEMAR! » Oui c'était moche, c'était vraiment pas joli. Tout allait de travers, quand est-ce que tout avait commencé à se casser la gueule au juste ? Que s'était-il passé ? Ils formaient pourtant un bon petit groupe au départ, uni où tout allait bien. Ils étaient producteurs de rêve, tout le monde leur enviait leur groupe. Et maintenant qu'en restait-il ? Que des éclats, seuls débris d'un âge d'or terminé. Ils étaient dans l'ombre, ils étaient dans la souffrance « pure ». Le chaos de leurs esprits leur ouvrait pleinement ses portes. Ellio ne voulait pas que ça se passe comme cela, en tout cas pas pour Cheryl ! Elle méritait sincèrement d'être heureuse, aucun mec ne devrait la faire souffrir.

Sans qu'il ne le vienne alors venir, elle s'approcha alors de lui et commença à le secouer dans tous les sens. Purée, c'est qu'elle en avait de la force dans les bras la demoiselle ! « J't'en prie ! Dis-pas ça ! » Hein ? De quoi ? Qu'est-ce qu'elle ? Elle se mit alors à hurler. « Tu peux pas aimer cette petite... GARCE ! » Aïe, ses tympans ! En plus maintenant toute l'école devait être au courant, merci la frangine. Purée, elle était pas capable de discrétion. Elle passa ensuite la main dans ses cheveux mais en oubliant la douceur du geste. D'accord, ok, pourquoi pas, qu'elle s'éclate ! Elle était en train de péter un câble, littéralement ! Il était d'accord pour qu'elle le fasse, il voulait même bien l'encourager mais pas sur lui, par Merlin ! Le silence commença alors à s'installer un peu mais Ellio préférait cela parce qu'il ne voulait pas qu'elle soulage ses nerfs sur lui. Il était une petite créature fragile, lui. Si, si, il était pas le garçon le plus impressionnant de la Terre, à son plus grand désarroi. Mais trop vite à son goût, elle revint vers lui. S'il se protégeait avec le visage avec les mains ça le faisait ou ? Oui non, il aurait l'air ridicule, fallait mieux pas. Sois un homme Fisher-Baker ! « Écoute. » Bah oui, il ne faisait que cela. Il était tout prédisposé à écouter sa voix mélodieuse, qu'elle ne se retienne. « Regarde comment ils nous font souffrir. C'est pas des gens pour nous. On peut compter que sur nous-même... Ellio, crois-moi... » Ouais, enfin Ellio avait quand même besoin d'une explication avec Marcus. Il lui pétait les deux jambes et après ils discutaient. Ouais c'était pas sensé être l'ordre logique mais là il avait trop besoin de le frapper. Merde sa demi-sœur et l'amour de toutes ses années Poudlard. C'était pas un connard ou bien ? Si alors il méritait les coups. « Faut qu'on se blinde contre eux. T'es avec moi ? » Pour se protéger ? Ouais, il voulait pas se faire du mal, il était pas maso. Enfin pas à sa connaissance mais bon il se méfiait de sa proposition, qu'elles étaient les clauses écrites en tous petits caractères ? Ouais c'était pas un blaireau, il voulait que tout cela soit clair et immédiatement. « Désolé pour la baffe. » Oh ça ? Il avait quasiment oublié. Oh bah toute manière maintenant c'était fait, difficile de revenir en arrière. Et puis il allait pas la frapper en retour pour qu'il soit quitte, c'était pas à faire. « Ouais si tu pouvais éviter la prochaine fois, je préférerais, ma joue aussi. » Trait d'humour. Pourquoi Ellio faisait-il de l'humour toujours dans les moments inappropriés pour cela ? Un mystère encore pour la science.

Maintenant que dire ? Que faire ? Ellio avait une petite idée, tant pis si ça ne faisait pas plaisir à Cheryl mais ce n'est pas comme s'il gênait depuis le début pour dire ce qu'il voulait. « J'ai besoin d'explications, Cheryl. Je te le dis parce que je vais pas te mentir mais je vais demander des explications. Je me contenterais pas que de ça. » Il vit son regard désapprobateur, bon sang. Il fallait qu'elle comprenne, ce n'était pas n'importe les personnes dont ils parlaient. C'était Dalia et Marcus ! Des personnes énormément importantes dans la vie d'Ellio. « Marcus est mon meilleur ami ! Tu crois que je peux l'envoyer bouler comme ça, non ? Je veux qu'il m'explique, qu'est-ce que tu ferais à ma place s'il s'agissait de Noah ? Pense à cela. » Il fit une pause avant de rajouter. « Et j'ai besoin d'entendre les explications de Dalia parce que je ne comprends pas. Je suis prêt à tout lâcher pour elle, ma relation, elle m'a assuré qu'elle m'aimait toujours autant comme avant. Ça ne colle pas. Tu la détestes, tu ne peux pas être objective mais moi j'ai besoin de l'entendre de sa bouche si elle a vraiment couché avec Marcus. »
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MessageSujet: Re: baker (street) ▲ we haven't the same blood but we are family   Dim 24 Nov - 10:14


❝ Si quelqu'un a fait du mal à ta sœur, ton boulot de frère, c'est de la venger, non ? Et si ton frère est accusé d'un crime terrible et qu'il dit qu'il est innocent, ton rôle de sœur, c'est de le défendre, non ? BAKER FAMILY


Putain, que venait-elle de lui dire ? Pourquoi lui avait-elle dit cela ? Il allait s'en servir contre elle, c'était sûr. Il était trop tard pour revenir en arrière maintenant. Pourtant, Cheryl aurait tellement voulu remonter le temps. Seulement de quelques secondes, de quelques minutes. Ce n'était rien, presque rien. Mais c'était impossible. C'était dit, et Ellio n'allait pas oublier. La jeune Baker sentit sa gorge se serrer. Elle venait d'admettre devant son frère qu'elle avait encore des sentiments pour Marcus alors qu'elle n'en était même pas vraiment consciente. Avait-elle vraiment encore des sentiments amoureux pour lui ? Cheryl savait qu'il restait quelque chose au fond d'elle même qui demeurait attaché à Marcus, parce qu'elle se souvenait de la douleur qu'elle avait ressenti lorsqu'il lui avait craché à la figure qu'elle était une salope, qu'il avait couché avec Harrison, et qu'elle était meilleure au lit qu'elle. En même temps, c'était dur de savoir tout cela... Ils ne l'avaient fait qu'une seule fois ensemble... Comment pouvait-il juger ? Et puis, ce n'était pas vraiment des choses qui se disaient. Alors pourquoi l'avait-il fait ? Pour la blesser ? C'était la première explication qui lui venait à l'esprit. Pour lui faire mal, pour qu'elle souffre. Tout cela était intentionnel. Il en avait fait exprès. Et cela avait encore plus blessé Cheryl. Elle ne s'était jamais permis de le traiter de la sorte, mais lui l'avait fait sans le moindre remords. « Ouais si tu pouvais éviter la prochaine fois, je préférerais, ma joue aussi. » Un sourire ridicule sur le visage, la jeune fille soupira doucement. Elle n'avait pas vraiment envie de rire. Elle était dans l'attente. Alors elle attendait, attendait, puis attendait encore et encore. Qu'attendait-elle me direz-vous ? C'était simple. Elle attendait qu'il lui réponde qu'il était avec elle. Qu'il serait toujours avec elle. Qu'il se fichait de Cauldwell et d'Harrison. Que la famille comptait par dessus tout. Qu'ils allaient rester ensemble. Enfin, quelque chose dans ce goût là. Mais Ellio n'avait pas l'air d'être dans le même délire qu'elle.

« J'ai besoin d'explications, Cheryl. Je te le dis parce que je vais pas te mentir mais je vais demander des explications. Je me contenterais pas que de ça. » Elle leva les yeux au ciel puis le scruta attentivement, désapprouvant ses mots. « Mais t'en as pas besoin ! Tu sais tout ! Je t'ai tout dit ! Pourquoi tu veux chercher midi à quatorze heures encore ? » Cheryl était perdue. Totalement perdue. Ce qu'elle lui disait ne lui suffisait pas. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir foi en son jugement ? Pourquoi ne pouvait-il pas avoir confiance en elle ? Comme si elle allait mentir sur un sujet comme celui-là ? Et puis, comme si elle allait lui mentir à lui... Certes, Marcus comptait beaucoup pour Ellio, puisqu'ils étaient soit-disant meilleurs amis... Et même si Cheryl pouvait comprendre que cela lui fasse du mal que son meilleur pote couche avec la fille qu'il aimait, elle ne pouvait concevoir qu'il cherche plus d'explications. À quoi cela allait-il servir ? À part se faire plus du mal bien sûr ? Parce que leur parler en face de ce « petit problème » allait raviver en lui des blessures qui ne se refermaient pas. Comme elle. Elle savait ce que cela faisait. Le garçon qu'elle aimait avait couché avec la fille qu'elle détestait le plus au monde. Elle avait pourtant eu l'intention d'arracher la tête de cette petite garce, mais elle s'était abstenue. Pourquoi ? Parce qu'en faisant cela, Marcus aurait compris qu'elle avait encore des sentiments pour lui, et Harrison aussi... Et puis, cela lui aurait accordé plus d'importance qu'il ne le méritait. Et surtout, qu'est-ce que ça aurait changé de casser la gueule à Dalia ? Ça aurait changé quoi de lui péter les dents, de lui pourrir ses lotions pour les cheveux et de brûler ses devoirs ? À part satisfaire une vengeance immédiate, surfaite et surtout éphémère ? « Marcus est mon meilleur ami ! Tu crois que je peux l'envoyer bouler comme ça, non ? Je veux qu'il m'explique, qu'est-ce que tu ferais à ma place s'il s'agissait de Noah ? Pense à cela. » Levant encore une fois les yeux au ciel, elle l'écouta déblatérer ses conneries. « Et bah je lui dirais d'aller SE FAIRE FOUTRE. Je peux t'assurer que Noah coucherait avec lui ou même avec Eugène, ça serait FINI. BASTA. Même pas la peine de revenir me parler. » Elle avait envie de vomir. Tapant du pied, son corps tout entier tremblait sous la colère qu'elle réussissait encore à maintenir. Néanmoins, elle doutait sérieusement que cela dure. Elle allait exploser. C'était pour bientôt. « Et j'ai besoin d'entendre les explications de Dalia parce que je ne comprends pas. Je suis prêt à tout lâcher pour elle, ma relation, elle m'a assuré qu'elle m'aimait toujours autant comme avant. Ça ne colle pas. Tu la détestes, tu ne peux pas être objective mais moi j'ai besoin de l'entendre de sa bouche si elle a vraiment couché avec Marcus. » QUOI. ALERTE ROUGE. Cheryl pouvait à la limite ''tolérer'' qu'Ellio ait encore de vagues sentiments pour Harrison. Ça, elle pouvait encore le concevoir et même l'accepter, non pas sans difficulté tout de même car on ne choisissait pas ses sentiments, donc elle comprenait. MAIS qu'il soit encore amoureux d'elle, NON, NON, et NON, c'était impossible, inconcevable. Et pire ! Qu'il ait déjà parlé de tout cela avec elle, qu'il soit même résolu à quitter Emily pour elle, qu'il soit prêt à tout pour elle. NON, NON et NON. Ça non, elle ne le pouvait. Cheryl secoua la tête. « Vas-y Ellio, vas-y. Bousille ta vie et tout ce que tu as accompli cette année. Vas-y, je t'en empêcherais pas. » Elle n'avait aucune envie d'abattre son courroux sur lui, parce qu'il n'était pas vraiment coupable de tout ce merdier. Il n'était pas responsable non plus, alors il n'avait pas à subir les représailles. La vengeance n'était-elle pas un plat qui se mangeait froid comme on le dit très souvent ? Elle attrapa donc ses affaires, enfila sa veste, et le regarda avec colère. Puis, elle se dirigea vers la sortie, se rendit dans le couloir, et claqua la porte avec toute la force dont elle était capable. Elle allait la trouver la Dalia Harrison, et elle allait lui faire sa fête. Elle allait lui montrer qu'elle n'avait pas le droit de toucher à un seul cheveux de son frère. Qu'elle n'avait pas le droit de l'embobiner de la sorte, et de l'attirer sur le mauvais chemin.

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