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 Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison

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MessageSujet: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Ven 9 Aoû - 23:57


volière  ◈ alison
Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse




M
addison lissa ses dernières mèches ondulées avec soin et délicatesse. Ses cheveux étaient sans aucun doute sa plus grande fierté: ils étaient longs, raides la plupart du temps et couleur banane pelée. Elle possédait un grand nombre de produits pour que sa chevelure reste toujours aussi éclatante et légère. De plus, tous ces efforts payaient puisque ses cheveux attiraient les rayons de soleil et automatiquement les regards. Une fois, elle crut même voir Hermès s’attarder dessus, mais il était possible qu’elle se trompe. Elle regarda son reflet dans le miroir et un sourire apparut sur son visage. Elle rajusta sa cravate aux couleurs de sa maison puis sortit de son dortoir afin de rejoindre ses amies dans la Grande Salle pour prendre son petit-déjeuner. Elle s’assit à côté de Madelyn et s’attaqua aux œufs sans perdre un instant. Petite, elle avait souvent été l’exemple de la petite fille qui commençait bien la journée en dégustant goulument le repas le plus important. Ses tantes souriaient en la voyant avaler l’une après l’autre des tartines à la confiture de fraise et soupiraient en se plaignant de ne pas réussir à faire manger leurs enfants. Pourquoi ne prenaient-ils pas exemple sur leur cousine ? La mère de Maddie n’était pas tout à fait d’accord. Le petit-déjeuner avait pour but de donner de l’énergie et sa fille, elle en débordait littéralement de cette énergie. Elle souffrait d’hyperactivité chronique: toujours en mouvement, jamais calme. Mrs Creswick tentait de la faire manger le nécessaire et d’éviter le sucre, sans succès. Ils avaient déjà tout essayé pour l’apaiser, il ne leur restait donc qu’une option. Attendre. Attendre qu’un jour elle change. Tout cela était maintenant un vague souvenir pour Maddie. Elle se remémorait à peine quelques épisodes de son enfance, sa mère essayant de la calmer, son père lui offrant une poupée. Néanmoins c’était confus, imprécis. Par exemple, elle ne se rappelait plus de la couleur de cheveux de la poupée en question.

Lorsqu’elle eut fini, elle se leva de table, suivant ses deux amies en traînant les pieds. Elle ne voulait pas aller en cours et la distance entre elle et ses meilleures amies s’agrandissaient de plus en plus. Lorsque Madelyn le remarqua elle s’arrêta net, se tourna et revint sur ses pas. Elle attrapa fermement Maddison par le bras et l’entraîna avec elle. Aucune des deux ne voulait s’y rendre, mais il le fallait bien. La jolie blonde essaya de se concentrer, mais cela semblait impossible. Elle ne pouvait s’empêcher de s’amuser avec sa mèche de cheveux et de discuter avec Nara. Elle prit cependant quelques notes cherchant à comprendre le flux de paroles qui sortait de la bouche de l’enseignant. Pour Maddie les mots se suivaient mais n’avaient aucun sens lorsqu’ils étaient assemblés. Elle voulait vraiment assimiler la leçon, malheureusement elle était beaucoup trop distraite pour que son attention se porte dessus. Elle se surprit à détester tous les élèves qui donnaient des réponses justes aux questions posées. Pourquoi ils y arrivaient eux ? Elle écoutait, dessinait sur son manuel, se demandait sur quelle chanson sa voix pourrait se perfectionner et écoutait de nouveau. Lorsque ce fut terminé, elle ne cacha pas son soulagement. Elle rangea distraitement ses affaires, oubliant son livre pour la troisième fois en deux semaines et s’apprêtait à sortir lorsque le professeur l’interpella. « Votre livre Mrs Creswick. » lui lança-t-il froidement en pointant l’objet du doigt. Elle le prit toute honteuse et s’en alla tête baissée. Si elle continuait comme ça tous ses enseignants la détesteront. Nara et Madelyn l’attendaient légèrement amusée par l’expression embarrassée dont Maddison était apparemment incapable de se défaire pour l’instant. Elles avaient deux heures de libre avant le prochain cours et la jolie blonde voulait en profiter pour écrire puis envoyer une lettre à ses parents. Elle laissa donc ses amies et alla dans son dortoir. Lorsqu’elle entra elle ne perdit pas de temps et farfouilla dans son tiroir pour en sortir un parchemin. Il y avait quelques camarades qui discutaient, mais elle n’y fit pas attention. Elle prit sa plume et de l’encre verte. Elle s’assit sur son lit et utilisa un livre de divination comme support. Elle fixa la page blanche –quoiqu’un peu jaunie– et se rendit compte qu’elle ne savait pas trop quoi dire. Elle leur servait toujours le même refrain. Elle répétait sans cesse qu’elle allait bien et leur citait ses bonnes notes. Elle préférait éviter les mauvaises puisque le but de ses lettres était de les rassurer pas de leur montrer que leur fille n’avait pas changé. Car oui, elle évitait de leur parler de son hyperactivité et son manque de concentration. Ils devaient être certains qu’elle était maintenant…normale ? Elle s’étira manquant de faire tomber sa fausse boule de cristal en plastique qu’elle rattrapa de justesse. Elle l’observa un moment puis la secoua de gauche à droite, de haut en bas, s’attendant sûrement à voir quelque chose. Mais déjà qu’avec les vraies ce n’était pas évident ! La sienne était ainsi restée entièrement blanche, d’un blanc brumeux. Comme si un nuage y avait élu domicile, se dit-elle en se trouvant étrangement poétique. Son regard papillonna ensuite dans toute la pièce jusqu’à ce qu’il se pose sur la feuille. Elle se souvint brutalement de ce qu’elle faisait. Elle tenta de garder son attention sur ses proches qui voulaient sûrement une description détaillée de sa vie à Poudlard.  

Elle trempa la tige de la plume dans l’encre puis commença à écrire. Elle essaya de raconter l’une de ses journées, mais comment éviter de parler de son tempérament bien trempé et de son dynamisme ? Finalement, elle préféra rapporter des anecdotes idiotes, ajoutant à quel point elle appréciait l’école de sorcellerie. Elle remplit le parchemin de son écriture fine et déliée. Chacune de ses lettres était lisible même si elles étaient trop espacées. Lorsqu’elle signa à la fin de sa lettre, l’encre bava, ce qu’elle voulut arranger tant bien que mal. Elle soupira en voyant que la tâche ne s’enlevait pas et qu’à sa lettre parfaite s’ajoutait par conséquent une imperfection. Et elle n’était pas prête à la réécrire. Bon au moins, elle était satisfaite par ce qu’elle avait rédigé, elle plia le parchemin et le mit dans une enveloppe. Elle se leva ensuite et passa une main distraite dans ses cheveux pour éloigner une mèche qui ne cessait de tomber sur ses yeux. Ce qui –après l’épisode de la bavure– l’énerva au plus haut point. Elle souffla bruyamment dessus avant de se décider à la plaquer au-dessus de son oreille à l’aide d’une barrette noire. A ce moment-là, Maddie lui aurait presque tiré la langue comme pour lui dire que c’était bien fait pour elle.

Quelques minutes plus tard, Maddison se dirigeait vers la volière. Elle se défia de monter les marches deux à deux, ce qui était plutôt simple grâce à ses longues jambes. Elle se mit à chantonner la chanson qu’elle avait apprise il y a quelques jours. Celle-ci lui trottait dans la tête et ne la lâchait plus. Quelquefois elle se surprenait à fredonner la mélodie pendant qu’elle se risquait à travailler ou quand une discussion ne l’intéressait pas. Pourquoi la chantait-elle maintenant ? Elle ne savait pas. Peut-être que monter les escaliers l’ennuyait ? Ou qu’elle en avait tout simplement envie. Elle aimait chanter et il lui arrivait même de penser à en faire sa carrière. Enfin, elle ne s’en sortait pas en cours, alors il fallait bien qu’elle suive sa fibre artistique. Elle ouvrit la porte de la volière et posa le pied sur le sol recouvert de paille. Elle détestait cette sensation, elle préférait marcher sur quelque chose de dur et de lisse. Elle évita les fientes de hiboux et les restes de nourriture et étouffa un cri en voyant plusieurs cadavres de rongeurs. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait mais c’était tout comme à chaque fois. Elle ne supportait pas l’odeur et la vue de ce triste tableau. Elle attacha sa lettre à la patte d’un hibou et le regarda s’envoler. Elle s’apprêtait à partir lorsqu’un élève entra. Albus. Il fit comme s’il ne l’avait pas pendant qu’elle le fixait alors qu’il envoyait lui aussi son enveloppe. Elle crut voir un sourire se dessiner sur son visage. Ça aurait très bien pu être une grimace étant donné qu’il était de profil, cependant cette idée ne traversa pas son esprit. Comment osait-il sourire après avoir fait tant de mal à Nara ? Comment pouvait-il être heureux alors qu’il l’avait presque anéantie ? Elle serra les poings pour canaliser sa colère. Elle sentit ses ongles pénétrer la peau de sa paume. Elle s’obligeait à respirer lentement pour ne pas se mettre à crier. Elle n’avait jamais été calme et si Nara en voulait à Albus, Maddie, elle, le détestait. Personne n’avait le droit de blesser autant sa meilleure amie et elle s’en voulait de lui avoir fait confiance, de ne pas avoir suivi sa première intuition. Cette-dernière lui assurant qu’il n’était pas fait pour l’espagnole et qu’elle méritait mieux. Elle se sentait idiote d’avoir cru un instant qu’il pouvait finalement être bien pour elle. « Alors t’es content ? » Elle croisa les bras autour de sa poitrine. Elle arrivait de moins en moins à contenir sa rancœur. Elle n’avait pas eu l’occasion de lui dire ses quatre vérités en plein visage et elle en brûlait d’envie. Lui crier dessus serait seulement la seule chose qui l’aidera à se sentir mieux. « Ça te fait plaisir de voir Nara aussi mal, hein ? Tu peux pas t’empêcher de sourire, devant moi en plus ! » Ce n’était qu’en prononçant ces dernières paroles qu’elle se rendit compte que c’était vrai. Il aurait pu montrer son bonheur ailleurs, pas devant elle. Bon, il aurait pu sourire pour diverses raisons: un souvenir drôle, une blague, qui sait ? Néanmoins tout cela lui passait par-dessus la tête. C’était clair pour Maddie, il ne pouvait qu’être triste, ou éventuellement en colère. En sa présence en tous cas.
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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Jeu 5 Sep - 6:07





A UN MOMENT, TU REALISES QUE CERTAINES PERSONNES
PEUVENT RESTER DANS TON COEUR, MAIS PAS DANS TA VIE.
Albus tentait de rester positif. Non mais sérieusement, ça faisait trois jour que le code phénix avait été révélé aux yeux de tous, il était peut-être temps de tourner la page… La plupart du temps, les gens le voyaient déambuler dans couloirs, la mine sombre, le visage pâle et les globes oculaires injectés de sang. Il n’était plus que l’ombre de lui-même, rien à voir avec le jeune homme souriant qui passait son temps à plaisanter et à faire des farces… Non, ce temps était révolu. Pourquoi ? Deux mots, dix lettres : Code Phénix. Inutile de vous réexpliquer en quoi ça consistait, toujours est-il que les conséquences étaient là : cinq jeunes un peu trop fougueux qui n’osaient plus ne seraient-ce qu’hausser la voix dans les couloirs. Chacun avait changé à sa façon… Certains plus que d’autres…

Tourner la page. Plus facile à dire qu’à faire. Il n’avait pas seulement perdu sa naïveté adolescente avec la fin du Code Phénix. Il avait perdu sa crédibilité auprès de la résistance, énormément d’amis dont les plus chers… Mais il avait aussi perdu son amour. Et pourtant, il n’avait à s’en vouloir qu’à lui-même parce que Nara était prête à tout lui pardonner… Si seulement Albus n’en avait pas décidé autrement. Et quand bien même il savait que ça avait été la décision la plus juste à prendre, cela n’avait fait que de lui attirer d’autres foudres et lui créer d’autres ennemis. Kenneth Shaun, Maddison Creswick -en gros, les proches de Nara. Voilà, maintenant, en plus des Obscurs et des Résistants, même les Impartiaux le détestaient. Ça lui faisait une belle jambe. Bravo Albus !

Il ignorait si sa famille, au Terrier ou ailleurs, était au courant de tout ça. Ca faisait si longtemps qu’il n’avait plus vu ses grands-parents, ses oncles et tantes, mais surtout sa mère. Le seul lien qu’ils avaient pu conserver était épistolaire. Ainsi, environ deux fois tous les mois, Albus envoyait et recevait des hiboux à sa mère. C’était pas ce qu’il y avait de plus pratique… il enviait parfois les moldus d’avoir trouvé des moyens de communication plus rapides. Le téléphone, l’internet, c’était le pied quoi. Tout ça avait l’air archi compliqué, mais tellement plus efficace… C’était cependant inenvisageable, surtout avec le régime actuel basé sur la haine des moldus, qu’on autorise leurs technologies. C’était du beau gâchis. En plus, le problème avec les lettres c’était qu’elles pouvaient être saisies par les mangemorts. Communiquer entre résistants était très risqué. Ainsi, Ginny et Albus écrivaient en langage codé… plus ou moins. De ce fait, la « goule » était Voldemort et « le gnome » dans sa « cage » était « Papa » à « Azkaban ». Enfin bref, ils se comprenaient, c’était l’essentiel (même si à ce qu’il parait Ginny avait failli faire une syncope en croyant que Pete avait décidé de tondre les sourcils d’Albus pendant la nuit et d’en faire du polynectar pour aller  s’exhiber à poil dans la grande salle… Non non, les langages codés ont parfois leurs limites). Albus n’avait pas le temps d’écrire à toute sa gigantesque famille… Il n’envoyait donc que des missives à sa mère, histoire de conserver une certaine complicité mère-fils. Même si elle ne le montrait absolument pas dans ses lettres et racontait toujours des aventures du quotidien avec une certaine tendresse, Albus se doutait bien qu’elle allait mal. Elle était revenue au Terrier après que ses enfants aient été coincés à Poudlard et que son mari soit enfermé à Azkaban. Elle devait surement être des plus malheureuses mais, dans son optimisme légendaire, elle n’en montrait rien, du moins dans ses écrits.

Albus planchait devant un parchemin blanc, censé être une lettre pour Ginny Potter. Il se dit qu’il n’était peut-être pas nécessaire de lui raconter ce qui c’était passé ces derniers temps. Il pouvait lui épargner ça. Mais il ne savait pas vraiment que lui dire d’autre. Le Code Phénix avait été au centre de ses préoccupations ces derniers temps… Avant même ses amis, avant même Nara. Il avait comme un goût amer dans la bouche. C’était passé même avant les examens de fin d’année aussi. Il s’était investi corps et âme là-dedans. Il ne pouvait tout de même pas écrire à sa mère pour lui annoncer un tel échec ! Elle espérait beaucoup de ses enfants. James, puis Lily avaient été chefs de la Résistance. Albus était vraiment honteux d’avoir tout fait foirer. C’était vraiment le raté de la famille. Il n’avait pas le courage de le lui avouer, même par écrit. Et mis à part le Code Phénix, tout le reste non plus n’était pas joyeux. Sa relation avec Lily était chaotique. Sa vie amoureuse venait de voler en éclat. Sa meilleure amie ne voulait plus lui adresser la parole. Il avait beau se creuser la tête, chercher encore et encore, il ne trouvait rien de bon à dire à sa mère. Albus soupira. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire. Car quand omettre la vérité ne suffisait pas, il n’y avait plus qu’à mentir.

Ainsi, quand Ginny lira ces mots, elle sera persuadée que Gryffondor avait gagné le dernier match de Quidditch et qu’il n’y avait jamais eu de restrictions. Qu’Albus s’accrochait comme il le pouvait pour réussir ses examens de fin d’année mais qu’il était sur une pente montante. Que Nara allait très bien et qu’elle commençait à songer à changer de camp. Que le camp Obscur était tombé dans un piège et que la Résistance gagnait du terrain. Il ne formulerait pas en toutes lettres cette dernière phrase, évidemment, mais le sous entendrait. Ca faisait un gros paquet de mensonges tout ça. En général, il faisait relire ses lettres à Lily, pour être sûr de ne pas avoir dit d’ânerie qui pourrait les trahir. Or, étant donné qu’elle et Albus étaient en froid… Ce ne serait peut-être pas la meilleure chose à faire. Il aurait aimé montrer ça à Rose mais il avait trop honte de mentir autant dedans. Il plia donc la lettre dans une enveloppe jaunie, à ses risques et périls. Si on le choppait et qu’on arrivait à comprendre les sous-entendus, il était dans de beaux draps. Mais de toute façon, qu’est-ce qu’il lui restait à perdre à présent ? Il avait déjà été torturé par Voldemort en personne. Et maintenant que tout Poudlard le détestait, c’était limite s’il n’avait pas peur de la mort. Bon on s’rassure, il n’espérait tout de même pas mourir, et était loin d’avoir des pulsions suicidaires… Façon de parler quoi. C’était juste qu’il avait l’impression d’avoir déjà tout perdu.

Dépité par sa lettre qui lui avait foutu un sacré coup de barre, Albus monta les escaliers, direction la volière. Il y avait déjà quelqu’un à l’intérieur mais il ne fit pas vraiment attention à qui c’était. Il prit dans ses mains le hibou le plus proche et lui enroula distraitement l’enveloppe à une de ses pattes. Il sourit tristement en pensant à sa mère qui allait recevoir de bonnes nouvelles… Enfin de fausses bonnes nouvelles. Au moins de quoi la rassurer, lui faire croire que tout n’était pas perdu. Car lui aussi, au fond, était persuadé qu’il restait un moyen de vaincre. Il ne baissera pas les bras et ne voulait pas donner à sa mère une raison de le faire. « Alors t’es content ? » Albus sursauta et se tourna vers son interlocutrice. Maddison Creswick était là. Il était passé devant elle sans vraiment la voir tout à l’heure. Et quand bien même il l’aurait reconnue, il n’était pas sûr qu’il aurait engagé la discut’ avec elle. Après tout, elle ne l’avait jamais vraiment aimé et elle lui vouait une haine sans fin depuis sa rupture avec Nara. Ah la solidarité féminine. Albus la regarda sans répliquer, le visage impassible. Il ne voulait pas commencer, il savait qu’il était capable de s’emporter pour des broutilles depuis quelques jours. Ses nerfs étaient devenus particulièrement à vif, sans qu’il ne cherche pour autant la bagarre. « Salut Maddison. » Dit-il tranquillement. Son sourire éphémère avait disparu à l’instant même où il avait posé les yeux sur elle. « Ça te fait plaisir de voir Nara aussi mal, hein ? Tu peux pas t’empêcher de sourire, devant moi en plus ! » Albus n’avait jamais détesté Maddison, tout comme il ne l’avait jamais « adoré ». En tous cas pas plus que ça, mais il avait bien senti ses regards froids lorsqu’il avait commencé à sortir avec Nara. Après ça s’était un peu calmé… Jusqu’à la rupture. C’était reparti de plus belle. « Désolé Creswick, je n’ai pas à te rendre des comptes. Tu n’es pas dans ma tête pour savoir ce que je pense. » Il sortit une boite de miamhibou et entreprit d’en verser dans le mangeoire de l’oiseau qui venait de s’envoler avec sa missive pour Ginny. « Mêle-toi de tes chaudrons. » Il voulait abréger cette conversation au plus vite.  Il n’allait pas commencer à se défendre non plus ! Même s’il savait d’avance que Maddison n’était pas du genre à s’arrêter là.

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Tide out, tide in, a flood of blood to the heart and the fear slipstreams ()
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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Jeu 24 Oct - 20:22


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«
Salut Maddison. » Salut ? Il pouvait faire mieux. Pourquoi ne réagissait-il pas ? Pourquoi n’essayait-il pas de se défendre ou de trouver une excuse valable pour expliquer son sourire ? Il devait s’énerver: Maddie voulait se disputer pas crier toute seule. Sinon elle s’en serait prise à un mur et pas à lui. Elle gratta nerveusement le dos de sa main, elle devait trouver le moyen de rester calme elle aussi parce qu’elle n’aimait pas passer pour celle qui hurlait après un pauvre élève qui ne cherchait pas la bagarre. Il fallait tout de même être conscient que le Griffon n’était pas innocent. Dans l’histoire c’était lui le méchant, il était en quelque sorte le dragon qui brûlait les récoltes des paysans qui travaillaient dur. Était-ce parce qu’il n’avait pas blessé directement Maddie qu’elle ne devait pas le remettre à sa place pour qu’il aille cracher du feu ailleurs ? Non, puisque dans ce cas-là le conte se termine mal. Eh bien dans la vraie vie c’était pareil, sauf que Nara était une personne et pas du blé. Bon, résultats des courses: il le méritait. Pourtant, elle tentait de rester presque aussi impassible que lui. Dans un magazine elle avait lu les dix façons de rester imperturbable, et apparemment cela fonctionnait même face à des idiots. Elle prit une grande inspiration puis expira en imaginant que de cette façon elle expulsait toute sa colère. Sur le coup elle se sentit beaucoup mieux, néanmoins elle grimaça en reposant son regard sur Albus. Rien que de voir son visage l’irritait. Elle se souvint que lorsque sa mère contrariait son père, ce-dernier sortait fumer. Une heure plus tard il rentrait à la maison, serein. Lorsqu’elle y repensait elle en arrivait souvent à la conclusion que les fumeurs étaient beaucoup plus calmes que les autres, le commun des mortels, les impulsifs, les violents. « Désolé Creswick, je n’ai pas à te rendre des comptes. Tu n’es pas dans ma tête pour savoir ce que je pense. » Il répliquait, c’était un début. Elle étouffa un soupir de soulagement. Elle s’apprêtait à lui répondre, quand il se détourna pour verser des sortes de croquettes pour hiboux dans une mangeoire. Elle ne savait pas si elle devait prendre un air offusqué à cause de l’indifférence flagrante dont il faisait preuve ou agir comme si de rien était en lui balançant ses quatre vérités sans qu’il ne la regarde. La deuxième option lui déplaisait fortement. Elle voulait qu’il affronte son regard à elle, plein de reproches. Elle voulait qu’il chercher à éviter ce même regard en baissant les yeux ou en observant vainement autour de lui. Elle voulait qu’il ait honte de ce qu’il avait fait, qu’il soit triste et qu’il ne sourit plus en sa présence.

La jolie blonde était un peu désarçonnée mais n’eut pas à réfléchir longtemps car Albus ajouta : « Mêle-toi de tes chaudrons. » Super. Voilà une phrase sur laquelle elle pouvait s’appuyer. Elle l’aurait bien remercié d’avoir prononcé ces quelques mots si elle n’était pas censée le détester. Elle n’allait pas lui être reconnaissante tout de même. De toute façon, l’aider un peu était la moindre des choses vu tout ce qu’il avait fait endurer à Nara. Bref, en remarquant qu’il essayait d’en finir le plus vite possible, elle prit un air plus assuré. C’était lui qui était en mauvaise posture et même si elle avait eu un léger moment de faiblesse il ne sortirait pas  de la pièce sans qu’elle ait déballé tout ce qu’elle pensait de lui. « Tu sais très bien que c’est pas si simple que ça. » Elle s’éclaircit la gorge. Il était temps pour elle de faire un discours où elle partagerait ses pensées qu’elle trouvait très philosophiques et où elle étalerait grossièrement toutes ses idées. Et il se débrouillerait pour suivre ! « Aussi affligeant que ça peut être pour moi de l’admettre toi et Nara avez partagé une assez belle histoire. Alors tes chaudrons étaient aussi ses chaudrons, pas vrai ? » Elle marqua une pause, mais n’attendait de réponses à sa question. Elle voulait juste lui donner le temps de réfléchir à ses paroles, parce que sa phrase avait un sens très profond, en plus elle avait utilisé le mot affligeant. Enfin... c'était peut-être un peu bête. Cependant, il était trop tard pour reculer et cette histoire de chaudron l’inspirait. « Et en tant que meilleure amie je dois me mêler des chaudrons de Nara et donc des tiens. Là vous êtes plus ensembles, et tu penses que tu peux séparer vos chaudrons sans lui avoir dit pourquoi ? Tu trouves ça normal ? Pas moi. » Peut-être que maintenant il s’en voulait d’avoir dit ça. Surtout qu’en tant qu’elle-même Maddie pouvait lui ressortir cette histoire à chacune de leur rencontre, même dans quelques années. Elle lui demanderait sûrement avec qui il partage ses chaudrons. « Surtout que logiquement c’est elle qui aurait dû te larguer. Je veux dire, elle aurait pu te laisser tomber et trouver mieux. En plus je sais même pas ce qu’elle a pu te trouver. » Elle s’embrouillait un peu et se perdait dans ses réflexions qu’elle exprimait à haute voix. Ça lui arrivait souvent…  C’était sûrement pour ça qu’elle n’était pas la première personne vers qui on se tournait lorsqu’on avait besoin de confier un lourd secret. Parce qu’elle pouvait le balancer inconsciemment en plein milieu d’une discussion et s’en vouloir deux minutes après. Bien sûr elle faisait de son mieux pour se taire et parler d’autre chose. Malheureusement, quelquefois cela ne servait à rien et sa bouche se mettait à prononcer des phrases que son cerveau n’avait pas donné l’ordre formel de prononcer ou l’avait fait inconsciemment. Là, Albus pouvait savoir, surtout qu’il se doutait que Maddison avait une très faible estime de lui depuis qu’il avait brisé le cœur de sa meilleure amie.

Car oui, elle le haïssait tellement qu’elle en accentuait tous ses défauts. Chacun de ses mots était une offense. Chacun de ses gestes, une erreur. Chacune de ses suggestions, une imbécilité. Pourtant ils auraient pu être amis à une période, Maddie aurait pu l’apprécier et ne pas le considérer comme le dernier des idiots. Mais maintenant ce n’était plus envisageable. Lorsqu’elle était en sa compagnie elle ne pouvait que lui crier dessus et lui lancer des regards noirs. C’était comme si elle était incapable de se comporter autrement, comme si son corps était programmé pour ne pas l’aimer. A chaque fois qu’elle le voyait, une rage inexpliquée bouillonnait en elle. Pourquoi Nara souffrait-elle alors que lui semblait s’en ficher ? Très bien, elle n’était pas dans sa tête donc elle ne pouvait techniquement pas savoir. Mais c’était sa faute à lui, il était presque inexpressif. Il aurait pu se transformer en zombie entre temps qu’elle ne l’aurait même pas remarqué. S’il montrait qu’il était mal elle ne se comporterait pas comme ça… Bon, peut-être que si, mais elle saurait qu’il s’en veut. En tous cas, elle cherchait encore des façons de rester calme. Elle savait qu’elle pouvait être impulsive et qu’elle regrettait souvent ensuite, alors elle travailla sur sa respiration pour qu’elle devienne plus lente et régulière et croisa fermement les bras autour de sa poitrine. Lorsqu’elle reprit la parole, sa voix était plus douce. Ce qui était plutôt contradictoire puisqu’elle s’apprêtait à lui annoncer officiellement ce que sa vue lui suscitait. « Tu sais quoi ? T’es un pauvre idiot. Nara est une fille géniale et va savoir pourquoi : elle t’aimait. Elle t’aimait vraiment. Et comme je l’ai dit au début de votre relation tu ne la mérites pas et tu ne la mériteras jamais. Je devrais être contente que ça soit fini entre vous, mais je le suis pas. Je le suis pas parce qu’elle est triste. » Elle commençait déjà à se sentir plus légère et elle espérait que, contrairement à elle, le poids qu’Albus portait sur ses épaules s’alourdissait. Pourtant ce n’était pas terminé, il fallait aussi qu’elle donne son avis. « Mais bon, je suis sûre qu’un mec qui la laisse tomber sans raison alors qu’à la base c’est lui qui lui avait caché des choses n’est pas le meilleur des choix. » Elle avait débité cette phrase d’une seule traite sans prendre la peine de respirer. Elle était toujours contre l’idée qu’il ait été celui à avoir mis fin à sa relation avec Nara. Si ça ne tenait qu’à Maddie elle leur demanderait se ressortir ensemble juste pour que la jeune espagnole le largue. En plus, c’était lui qui n’avait pas fait confiance à la jolie brune. Comment avait-il pu trouver le moyen de la laisser tomber alors qu’elle était prête à lui pardonner ? Elle leva les yeux au ciel en soufflant bruyamment. Elle se demanda un instant ce que faisaient ses deux meilleures amies, elle espérait qu’aucune d’elles n’avaient trouvé les bonbons sous son oreiller et les avait dévorées. Bon, ce n’était pas le moment de penser à ça, elle devait se concentrer sur Albus.
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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Ven 6 Déc - 12:51





A UN MOMENT, TU REALISES QUE CERTAINES PERSONNES
PEUVENT RESTER DANS TON COEUR, MAIS PAS DANS TA VIE.
En l’envoyant ainsi balader, il espérait que Maddison s’en irait pester contre quelqu’un qui était de meilleure humeur que lui. Car vous l’aurez compris, il ne valait mieux pas se frotter à Albus ces derniers temps. Extrêmement irritable, il devenait rapidement ingérable si on osait ne serait-ce que lui faire un croche-patte. Au début il subissait, encore frais de son interrogatoire avec Voldemort, mais maintenant c’était fini, il commençait à ne plus supporter tout ça. Il ripostait, il se bagarrait à la sorcière comme à la moldue… Même si en théorie il faisait tout pour ne pas se faire remarquer. Non mais sincèrement, il y a un moment où trop c’est trop. Par contre, il ne voulait pas vraiment se disputer avec Maddison. Tout ce qu’il espérait c’était qu’elle n’aille pas trop loin, qu’elle ne le fasse pas sortir de ses gonds. Elle n’était pourtant pas obscure, ni résistante, elle n’avait apparemment aucune raison de lui en vouloir, non ? Et pourtant, à croire que les ennemis Albus les attirait comme des aimants ces temps-ci. Car oui messieurs dames, en plus de tous les crimes dont on l’accuse, Albus avait en plus eu le culot d’avoir mis fin à son histoire d’amour avec la meilleure amie de Maddison. Et apparemment, ce n’était que ça qu’elle retenait. Ce n’était pas comme s’il avait déjà fait du mal à la blonde. Ok, Nara était mal, mais est-ce qu’elle croyait que lui ne l’était pas non plus ? C’était une raison de penser qu’Albus était soudainement le méchant tellement ridicule de s’attaquer à lui alors qu’elle ne connaissait rien de l’histoire, que les exécutions publiques se multipliaient, alors que Voldemort se faisait de plus en plus redoutable et regagnait des forces… Maddison devait sérieusement revoir l’ordre de ses priorités. Ah, j’oubliais. Même pas foutue de se décider, cette pimbêche est impartiale. C’est du beau, ça. Oui il avait toujours excusé Nara de  ne pas choisir de camp, parce qu’elle n’était pas anglaise (enfin pas entièrement), et c’était bien la seule exception (non, le fait qu’il était amoureux d’elle ne rendait absolument pas le jugement subjectif…). Après pour les autres il avait toujours trouvé ça limite, sans pour autant le faire remarquer... Mais oui pardon quoi, t’es anglais, tu t’impliques un minimum dans les affaires de ton pays ! Qu’est-ce que ça pue le patriotisme tout ça. Cependant Albus se gardait bien dire ses pensées profondes.

« Tu sais très bien que c’est pas si simple que ça. » Albus leva les yeux au ciel en soupirant. Pourtant, elle n’avait juste qu’à tourner les talons et à descendre les escaliers, ce n’était pourtant pas si diable ! Un petit effort. «Aussi affligeant que ça peut être pour moi de l’admettre toi et Nara avez partagé une assez belle histoire. Alors tes chaudrons étaient aussi ses chaudrons, pas vrai ? »  Albus fronçant les sourcils, ne voyant pas trop là où elle voulait en venir. Il savait que Maddison était une grande bavarde (tout comme ses autres fidèles compères) et que vu comment elle était lancée, il n’était pas sortie de l’auberge. Elle ne le laisserait pas partir sans avoir eu ce qu’elle voulait. Il imaginait bien qu’elle devait être au moins aussi têtue que Nara. «Et en tant que meilleure amie je dois me mêler des chaudrons de Nara et donc des tiens. Là vous êtes plus ensembles, et tu penses que tu peux séparer vos chaudrons sans lui avoir dit pourquoi ? Tu trouves ça normal ? Pas moi.  » Minute, laisse lui le temps de mettre de l’ordre dans ses idées là, il y a beaucoup trop de chaudrons ! Albus avait un peu de mal à suivre son histoire. « Euh… » Commença-t-il, histoire de se donner le temps de réfléchir à une réplique du tonnerre. Néanmoins Maddison ne l’attendit pas pour continuer :  «Surtout que logiquement c’est elle qui aurait dû te larguer. Je veux dire, elle aurait pu te laisser tomber et trouver mieux. En plus je sais même pas ce qu’elle a pu te trouver. » Il était d’accord. Albus pensait que Nara allait le larguer, en en ayant assez de cet incapable, quand elle l’a aperçu juste après la révélation au grand jour du Code Phénix. Et pourtant ! Nara était décidément trop gentille –elle lui avait tout pardonné. Cependant, plus la conversation avançait, plus il avait réalisé à quel point leur relation aurait bien du mal à survivre à… tout ça, que Nara était loin de comprendre les enjeux de cette guerre et qu’elle se faisait plus de mal qu’autre chose en restant avec lui. Et là, il aurait vraiment espéré que Nara soit d’accord avec lui, que cette rupture se fasse sans larmes (ni gifle aussi, ç’aurait été cool). Il n’a pas osé formuler tout ça –Nara l’a vécu comme une trahison. Il fallait aussi avouer qu’il n’avait pas été très réglo dans sa façon de la laisser. Car oui, il l’avait littéralement laissé, abandonné dans le couloir. Mais comprenez, Albus ne largue pas des filles tous les jours. Nara était sa première et seule copine, et jusqu’à présent il nous a démontré avec brio qu’il ne savait pas du tout comment s’y prendre avec les filles. Nara lui avait pardonné tellement de choses, mais il ne pouvait pas lui demander de lui pardonner ça. Et puis, même rester ami, ce n’était peut-être pas une bonne chose, car il était incapable de lui cacher à quel point il l’aimait. Ca rendrait les choses plus dures encore.

Albus ne répondit pas. Il avait terminé de nourrir ses hiboux et attendait que Maddison ne lui bloque plus le passage. Peut-être que s’il se taisait tout simplement, elle lui ficherait la paix .

«Tu sais quoi ? T’es un pauvre idiot. Nara est une fille géniale et va savoir pourquoi : elle t’aimait. Elle t’aimait vraiment. Et comme je l’ai dit au début de votre  relation tu ne la mérites pas et tu ne la mériteras jamais. Je devrais être contente que ça soit fini entre vous, mais je le suis pas. Je le suis pas parce qu’elle est triste.  » C’était vraiment beau, quand on y réfléchissait, leur amitié.  Sûr que Pete aussi devait être sans retenue avec Nara aussi. Il devait le surveiller d’ailleurs.
Maddie n’apprenait cependant rien à Albus. Il savait que Nara l’aimait (que c’était évidemment réciproque) et qu’elle était la fille la plus génial qui lui ait jamais été donné de rencontrer. Il savait aussi qu’il ne serait jamais assez bien pour elle. « C’est la vie va falloir t’y faire, petite Maddie, les copains les copines ça vient ça part. Je suis quand même pas l’homme de sa vie ! Je suis ni le premier ni le dernier. Je suis sûr que ta copine va trouver quelqu’un de qui la mérite plus que moi d’ici quelques mois, tu verras. » Il avait dit ça d’un ton assez ironique, qui ne lui ressemblait pas vraiment. Il ne pensait absolument pas un mot de ce qu’il disait, mais il fallait bien se défendre un minimum, et Maddison commençait sacrément à l’agacer. Manquerait plus qu’il s’excuse maintenant. Il n’avait aucun compte à lui rendre.  
Par contre, Albus ne réfléchirait surement pas à deux fois à aller provoquer en duel l’impertinent qui oserait faire la cour à son espagnole. Non pas que ça soit marqué « propriété privé » sur son front mais… Voilà, les sentiments étaient toujours là, et rien que de l’imaginer tenir la main d’un autre il avait des envies de sang.

«Mais bon, je suis sûre qu’un mec qui la laisse tomber sans raison alors qu’à la base c’est lui qui lui avait caché des choses n’est pas le meilleur des choix. » Ah ben voilà ! Enfin elle avouait qu’elle n’appréciait pas. Ca crevait tellement les yeux, c’était pas trop tôt. « Tu as tout dit. Nara n’aurait jamais dû sortir avec moi. On est au moins d’accord là-dessus.  Nous deux on ne veut pas que je sois avec Nara. Ce n’est plus le cas. De quoi tu te plains ? » Dit-il beaucoup plus sérieusement, en hochant la tête. Il regarda Maddison dans les yeux. « Ecoute, je sais que tu m’en veux parce que j’ai laissé tomber Nara, mais j’ai mes raisons. Crois-moi c’est ce qu’il y avait de mieux à faire... » Est-ce qu’il pouvait lui dire, à elle ? Il ne savait pas. Madelyn était au courant qu’il aimait toujours Nara et qu’il l’avait laissé tomber pour son bien. Pas sûr que Maddison accueille la nouvelle avec autant de compassion. Mais tout bien réfléchi, si elle savait pourquoi de 1) elle le laisserait tranquille de 2) elle l’aiderait à faire en sorte à ce que Nara s’éloigne de lui et l’oublie complètement, et ça ça n’était pas rien. Albus soupira puis se lança, sans plus se poser de questions : « Je ne te dois rien, mais je vais quand même te dire pourquoi, comme tu insistes. » Il s’appuya contre un mur, cherchant ses mots. Il n’était pas sûr de prendre la bonne décision –après tout, il ne connaissait pas Maddison autant que Madelyn- mais c’était trop tard pour revenir en arrière. « Je l’ai fait parce que, figure toi, moi aussi je tiens à elle. Plus que tu pourrais le penser. » Pas sûr que Maddison le croit pour le coup (tu m’étonnes en même temps, tu l’as largué coco) mais attendez de voir la suite. «J’ai eu un entretien avec Voldemort pour mes conneries. En tête à tête. Il est capable de tout, il nous le montre un peu plus chaque jour. Il serait capable de s’attaquer à Nara, s’il sait à quel point elle compte pour moi… qui suis résistant actif. Fils d’Harry Potter. Ancien membre du Code Phénix. Je ne préfère pas prendre ce risque et je suis sûr que t’es d’accord avec moi. » L’avoir dit à voix haute lui faisait du bien. C’était bien la première fois qu’il se justifiait de la sorte, et le dire de la sorte le rassurait sur son choix, qu’il trouvait soudainement mieux. Il espérait ainsi s’épargner les regards de Maddison emplis de rancœur, qu’elle accepte l’idée qu’Albus n’avait peut-être pas si mauvais fond et que Nara ne devait décidément jamais retourner avec lui. C’était pas grand-chose mais c’était déjà ça de fait.


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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Mar 24 Déc - 1:10


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T
rès bien, Maddison s’attendait à tout de la part d’Albus, mais elle ne s’attendait sûrement à ce genre de réaction. « Tu as tout dit. Nara n’aurait jamais dû sortir avec moi. On est au moins d’accord là-dessus.  Nous deux on ne veut pas que je sois avec Nara. Ce n’est plus le cas. De quoi tu te plains ? » Maddie ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Que pouvait-elle bien dire ? Il ne se défendait pas, il préférait s’enfoncer devant la blonde, un peu perturbée. Elle n’aimait pas qu’il la désarçonne de la sorte en se comportant à l’opposé de ce qu’elle attendait. Si elle n’était pas censée être énervée, elle se serait mise à bouder comme une enfant en tapant du pied contre le sol et en pleurnichant. Là, elle se contenta de le regarder, sans savoir ce qu’elle devait faire. Elle ne s’était pas préparée à cette éventualité, il avait une si piètre opinion de lui-même. Elle aurait presque pu avoir de la peine pour lui… presque. « Écoute, je sais que tu m’en veux parce que j’ai laissé tomber Nara, mais j’ai mes raisons. Crois-moi c’est ce qu’il y avait de mieux à faire... » Mais c’est ça qu’elle voulait comprendre ! Elle désirait savoir pourquoi il pensait que c’était la meilleure chose à faire –sans compter qu’il n’était pas assez bien pour elle. Quelles étaient ces mystérieuses raisons ? Et comment pouvaient-elles justifier cette action ? Elle s’apprêtait à lui poser la question lorsqu’il reprit la parole. « Je ne te dois rien, mais je vais quand même te dire pourquoi, comme tu insistes. » Attendez. Maintenant qu’elle allait obtenir des réponses, elle commençait à se poser d’autres questions. Pourquoi lui dire à elle et pas à Nara ? La belle espagnole méritait de savoir, c’était à elle qu’il devait quelque chose. En y réfléchissant, tout ce qu’elle voulait était de voir sa meilleure amie heureuse, pas en vouloir éternellement à Albus. Serait-elle réellement mieux sans lui ? « Je l’ai fait parce que, figure toi, moi aussi je tiens à elle. Plus que tu pourrais le penser. » Là elle était un peu perdue. Elle passa sa main dans ses cheveux. Pourquoi l’avoir laissée alors ? Elle s’attendait à ce qu’il lui dise qu’en fait il n’avait aucun sentiment pour Nara et qu’il ne voulait pas la blesser. Maddie se demandait comment fonctionnait le cerveau du jeune homme. Il l’abandonnait alors qu’il était encore amoureux d’elle. Elle ne trouvait aucune logique dans cette situation. Il était vraiment étrange, ou bien il réfléchissait beaucoup trop. Maddie l’imaginait mal réfléchir vu le point de vue qu’elle portait sur lui, mais tout était possible, pas vrai ? « J’ai eu un entretien avec Voldemort pour mes conneries. En tête à tête. Il est capable de tout, il nous le montre un peu plus chaque jour. Il serait capable de s’attaquer à Nara, s’il sait à quel point elle compte pour moi… » « Oh. » Maddie hocha la tête mais s’en voulut aussitôt. Elle ne pouvait le comprendre, elle le détestait ! Peut-être qu’il n’avait pas totalement tort, mais elle ne pouvait pas le lui montrer. « … qui suis résistant actif. Fils d’Harry Potter. Ancien membre du Code Phénix. Je ne préfère pas prendre ce risque et je suis sûr que t’es d’accord avec moi. » Là, pas de hochement de tête. Comment pouvait-elle être d’accord ? Elle était peut-être énervante, franche et même blessante, mais cela ne signifiait pas qu’elle était égoïste, enfin pas avec Nara en tous cas. Si elle donnait son accord, elle le trahissait et faire ça à l’une de ses meilleures amies lui était impossible. Voir la jolie brune avec Albus lui déplaisait, certes. Néanmoins, elle savait à quel point son amie en souffrait de leur rupture.

D’un autre côté, elle risquait sûrement sa vie en étant proche du Potter qui se trouvait sans aucun doute dans la ligne de mire de Voldemort. Pourquoi donner son avis était si difficile ? A ce moment-là, Maddie aurait préféré ne jamais avoir eu à envoyer de lettre. Ou bien, l’avoir fait le lendemain. De cette façon, elle ne l’aurait pas vu, ne lui aurait pas parlé et n’aurait pas connu les raisons. Elle aurait continuer à ne pas savoir pour le détester encore. Elle soupira: les décisions n’étaient décidément pas pour elle. Elle avait trop peur de faire le mauvais choix, elle n’avait confiance en ce qu’elle faisait. Elle était trop impulsive pour se montrer objective. En plus, là elle devait en quelque sorte dire si elle préférait le bonheur de Nara ou sa sécurité. Albus avait déjà fait son choix et son avis ne changerait sûrement rien, alors autant prendre le bonheur. « Et tu n’as rien dit à Nara ? Tu ne penses pas qu’elle devrait être au courant ? » Sa voix s’était considérablement adoucie. Le Griffon était légèrement remonté dans son estime, même si elle le haïssait toujours. Il l’avait fait pour l’espagnole et rien que pour elle. Il était maintenant plus difficile d’en vouloir au jeune homme, mais pas impossible. « Je sais que tu veux la protéger, c’est normal. Mais pourquoi tu ne la laisses pas prendre la décision ? Et même si pour toi le choix est fait je crois qu’elle a son mot à dire. » Ce n’était pas ce qu’il voulait entendre. Elle qui était contre leur relation, ne devait-elle pas être heureuse ? Non, bien sûr que non. Comment Albus pouvait penser ça ? A la base, elle avait fini par l’apprécier et par accepter qu’ils soient ensemble. Elle n’avait jamais voulu que ça se termine comme ça. En particulier pour sa meilleure amie. « Mais si c’est vraiment terminé, je peux… je peux l’aider à t’oublier et à trouver quelqu’un d’autre. » Elle le regarda fixement. Bizarrement elle n’avait pas souligné que ce quelqu’un d’autre serait mieux qu’Albus. Essayait-elle d’être un peu… gentille avec lui ? « Mais tu es sûr de toi. Tu penses que tu ne donneras pas une autre chance à ta relation avec Nara. » Maddie voulait en être certaine, sûre et certaine. Sinon, elle ne ferait rien. Elle n’allait pas désespérément essayer de trouver le garçon parfait pour sa meilleure amie pour qu’elle retombe dans les bras du Potter qui finalement regrettait sa décision. Dans l’avenir qu’elle venait de s’imaginer, elle était incroyablement mature et se disait que l’amour rendait puéril. Bon, il fallait qu’elle reste dans l’instant présent.

Finalement, elle ne le détestait pas tellement. Elle s’était sûrement laissée submerger par la colère et avait peut-être été excessive. Comme d’habitude. Il avait tort, ce n’était pas à prouver mais apparemment il aimait Nara et ne voulait pas être égoïste. Il l’avait blessé mais ses raisons n’étaient pas totalement négligeables. « En fait, t’es pas si idiot que ça. » Quoi ? Qu’est-ce que qui lui prenait d’être sympathique ? Il fallait qu’elle se reprenne. Il allait penser qu’elle acceptait ce qu’il avait fait. « Enfin tu restes quand même pas très intelligent de l’avoir laissé comme ça. » C’était nul, vraiment nul. Mais c’était la première chose qui lui était venue à l’esprit pour se rattraper. Elle posa sa main glacée sur son front et un frisson la parcourut. A chaque fois qu’elle laissait son impulsivité prendre le dessus elle finissait par se demander si elle avait bien fait. Si elle s’était montrée moins agressive avec son interlocuteur et lui avait montré un peu plus de sympathie, il se serait peut-être confié à elle sans qu’ils n’aient à se disputer. Enfin, c’était surtout elle qui s’était disputée… En tous cas, ils n’en seraient pas là. Néanmoins elle n’allait pas s’en vouloir. Si elle regrettait chacune de ses colères elle ne s’en sortirait pas. En plus, il restait fautif malgré ses bonnes intentions. Elle baissa les yeux. Elle était censée le laisser partir ? Ca ne s’était pas terminé comme prévu et il lui restait une dernière question. « Pourquoi tu as fait ça ? Je veux dire… Code Phénix. » Elle avait chuchoté les deux derniers mots comme si quelqu’un risquait d’entendre. Elle était peut-être trop curieuse, mais il elle pouvait savoir, non ? D'une part, elle comprendrait ce qui l’avait poussé à risquer sa vie et de l'autre elle se disait qu’Hermès devait avoir les mêmes convictions. Elle ne lui avait jamais parlé, donc elle ne pouvait pas lui demander ça. Déjà qu’elle arrivait à peine à le saluer.
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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Jeu 16 Jan - 12:21





A UN MOMENT, TU REALISES QUE CERTAINES PERSONNES
PEUVENT RESTER DANS TON COEUR, MAIS PAS DANS TA VIE.
Pour le plus grand plaisir d’Albus, Maddison parut compréhensive. Elle ne l’interrompit pas et le laissa terminer en paix, sans faire sa maligne, sans faire la meilleure amie butée dans ses idées. Elle paraissait surprise (en même temps pas étonnant vu la nouvelle), Albus ne s’en étonnait pas. S’il avait hésité à lui confier les raisons de sa rupture, il était désormais content d’avoir fait ce choix. Il ne connaissait pas bien Maddison, mais c’était la meilleure amie de Nara et elle cherchait avant tout à protéger son amie. Elle ne pouvait pas être bien horrible.

Le ton qu’elle adoptait désormais était plus patient. Ce n’était pas encore ça, mais Albus ne pouvait pas s’en plaindre.  « Et tu n’as rien dit à Nara ? Tu ne penses pas qu’elle devrait être au courant ? » Ah non. Ah non. Pas ça. Albus eut peur pendant un moment. Elle n’oserait quand même pas le lui dire ? C’était ça le danger avec les meilleures amies. On a beau dire « promet moi que tu diras rien à personne » eh ben elles se le répétaient quand même entre elles. C’était difficile certes de tenir un secret, surtout quand il était de cette ampleur et concernait carrément l’amie en question. Mais Maddison pouvait bien faire un effort non ? Albus avait pris le risque de lui faire confiance et il devait en payer le prix, quel qu’il soit. Il secoua la tête négativement en réponse aux interrogations de Maddison. Non, elle ne l’était pas et ne devait pas être au courant. Elle allait continuer à s’accrocher à un infime espoir, tout comme lui le faisait encore, malgré toute sa bonne volonté. Il valait mieux que Nara croie que c’était pour d’autres raisons qu’il l’avait largué et qu’elle passe à autre chose. C’était plus radical, plus brutal mais pour le coup Albus était quasi sûr que c’était la meilleure des solutions qu’il avait choisi. « Je sais que tu veux la protéger, c’est normal. Mais pourquoi tu ne la laisses pas prendre la décision ? Et même si pour toi le choix est fait je crois qu’elle a son mot à dire. »  Oh la la par pitié la solidarité amicale, pour une fois, il s’en serait bien passé. Qu’elle se mette un peu à sa place, enfin. C’était déjà assez délicat comme ça. Albus n’avait pas pensé à ce genre de trucs quand il avait décidé de rompre. Pour lui, ça coulait de source qu’ils ne devaient pas être ensemble.  «  Mais si c’est vraiment terminé, je peux… je peux l’aider à t’oublier et à trouver quelqu’un d’autre. » Albus se pinça les lèvres et déglutit. Cette pensée était loin d’être réjouissante, mais si ça pouvait aider Nara à se sentir mieux… Il pouvait bien accepter ça. Hein ? Euh nan. C’était encore trop récent, laissez tomber. On en reparlera dans quelques semaines. Pour l’instant il n’était pas encore prêt psychologiquement à imaginer Nara avec un autre gars. «Merci. » Dit-il simplement, en soutenant le regard de la blonde. Elle était gentille, quand elle le voulait bien. Au moins elle ne lui dirait pas et l’aiderait, lui. C’était exactement ce qu’il avait voulu en annonçant ceci à Maddison et pouvait maintenant un peu souffler. « Mais tu es sûr de toi. Tu penses que tu ne donneras pas une autre chance à ta relation avec Nara. »  Insista-t-elle tout de même. Albus secoua la tête et répondit sans une once d’hésitation : « J’en suis sûr. J’ai eu le temps d’y réfléchir. Ailleurs on aurait eu une autre chance. Si je n’étais pas… moi, on aurait pu avoir une autre chance. » Il y avait en effet longtemps pensé mais le fait de le dire à voix haute était un peu plus douloureux et il sentit quelque chose en lui se briser. C’était fini. Réellement fini.  « En fait, t’es pas si idiot que ça. » Albus, un peu surpris haussa les sourcils et esquissa un petit sourire. « Oh tu sais, si tu me connaissais tu finirais même par trouver que je suis presque intelligent. » « Enfin tu restes quand même pas très intelligent de l’avoir laissé comme ça. » Albus soupira. Il s’était attendu à quoi ? Que ses arguments le feraient tout de suite passer pour le gentil ? Haha non mon petit Albus, ce n’était pas comme ça que ça fonctionnait. Tu ne pouvais pas te mettre Maddison dans la poche juste avec un petit discours comme ça. Tu n’étais pas assez bon orateur, et t’avais (comme Maddison l’avait souligné) limite « lâché » Nara dans le couloir, sans vraiment oser mettre les points sur les i, restant très vague. C’était pas correct mais que voulez-vous, c’était la toute première rupture d’Albus, il ne savait pas du tout s’y prendre… Maddison reprit plus doucement : « Pourquoi tu as fait ça ? Je veux dire… Code Phénix. » Ce n’était pas la première personne à lui poser cette question. Si beaucoup avaient sans trop se demander le pourquoi du comment décidé qu’il était un traître, con, débile, menteur et qu’il ne méritait que le mépris et les moqueries, il était limite heureux quand on ne le jugeait pas hâtivement et prenait le temps de savoir ses vraies motivation.

Le problème, c’était que ses motivations n’étaient pas forcément louables. Mais pour une des rares fois qu’on lui posait la question, il n’allait pas se priver d’y répondre. Peut-être que, encore une fois, Maddison le regarderait autrement. Il ne pouvait pas la bouler (surtout pas après ce qu’il venait de lui révéler) Parce que comme tu dis, je suis idiot. » Dit-il en haussant les épaules. « On n’avait pas de mauvaises intentions j’espère que tu le sais. On s’y est juste pris de la mauvaise manière et on n’a pas su gérer. » Avoua-t-il, en regardant ses chaussures. « Tu sais quand t’es persuadé d’un truc, c’est vraiment très difficile de te faire croire le contraire. On a été buté. Je l’ai peut-être été encore plus que les autres. » Albus soupira. « M’enfin tout ça c’est terminé. Et puis, t’es impartiale, je vois pas ce que ça peut bien te faire, petite curieuse !  Ce n’était même pas les chaudrons de Nara, ça. » Ajouta-t-il avec un petit sourire. Nara était impartiale : pas étonnant quand on y réfléchissait qu’elle lui ait pardonné aussi facilement quand elle avait découvert qu’il faisait partie du Code Phénix. Certes, il lui avait caché ça, mais ça ne la concernait pas directement. Les impartiaux n’avaient pas (ou que peu) été touché par ce petit groupe de rébellion qui concernait surtout les deux camps ennemis. « Tu me vois toujours comme le méchant de l’histoire maintenant ? J’aime vraiment pas donner cette impression, je suis très sympa en vrai tu sais. Quand Nara m’aura oublié on pourrait devenir pote tu crois pas ? Ou c'est la « solidarité féminine » avant tout ? » Demanda Albus avec désinvolture. Ca faisait bizarre de dire ça comme ça. En général, c’était lui qui se battait contre les « méchants », lui qui essayait de rendre la justice. A chaque fois, il essayait de se mettre du bon côté. Mais là, c’était différent… Ce n’était ni blanc, ni noir. Et si en plus de ça vous ajoutez à ça le côté maladroit d’Albus et son impertinence… Il avait tort en voulant avoir raison et raison tout en ayant tort. Mais on pouvait dire d’un côté qu’il était le méchant. Car oui, il n’aurait jamais son « happy ending ». Pas comme Nara qui pourrait totalement refaire sa vie. Mais ça as maintenant. Après hein. Fallait pas trop en demander non plus, une chose à la fois. Laisser lui le temps de digérer la rupture. Elle a fait mal des deux côtés je vous rappelle.


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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Mar 11 Fév - 5:13


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«
J’en suis sûr. J’ai eu le temps d’y réfléchir. Ailleurs on aurait eu une autre chance. Si je n’étais pas… moi, on aurait pu avoir une autre chance. » Maddie le fixa intensément lorsqu’il prononça cette phrase pour être sûre qu’il était sincère. Il avait l’air certain de son choix et ne semblait pas vouloir mettre la vie de Nara en danger en ressortant avec elle. Alors, elle décida de le croire et commença même à se demander qui irait bien avec la belle espagnole. Mais, elle avait de la peine pour Albus qui abandonnait la jeune fille  qu’il aimait pour la protéger. Maddison trouvait ça tellement romantique, et elle se souvint pourquoi elle avait adoré ce couple à une période. Elle voulait vivre ça, quelque chose d’aussi fort, d’aussi beau que leur amour. Même si, là tout de suite, se retrouver à la place de sa meilleure amie qui souffrait de la rupture, n’était pas son envie la plus pressante. En tous cas, son but maintenant était de penser au bonheur de Nara en lui trouvant le petit ami parfait. « Oh tu sais, si tu me connaissais tu finirais même par trouver que je suis presque intelligent. » Elle ne put s’empêcher de rire à cette réponse, même si elle n’était pas prête à le trouver drôle dès maintenant. Mais, elle voulait savoir pourquoi il avait fait Code Phénix. A quoi pensait-il que ça allait aboutir ? Que grâce à cette initiative, il allait changer les choses ? Elle ne comprendrait jamais les clans. Que pouvaient faire les élèves alors qu’ils étaient encore coincés à Poudlard ? Ce n’était qu’à l’extérieur qu’ils pourraient jouer un rôle important et peut-être décisif. Mais elle se doutait que même si elle étalait sa thèse et qu’elle se munissait d’arguments implacables, elle ne réussirait pas à faire changer d’avis ni aux Résistants, ni aux Obscurs. Donc, elle se dit que c’était à elle de faire un effort et de tenter de comprendre ce qui les poussait à choisir un camp alors qu’elle, elle n’en ressentait pas le besoin. « Parce que comme tu dis, je suis idiot. » Bon, ça elle aurait pu le deviner et si la réponse avait été aussi simple elle n’aurait pas posé la question. « On n’avait pas de mauvaises intentions j’espère que tu le sais. On s’y est juste pris de la mauvaise manière et on n’a pas su gérer. » Maddie hocha gravement la tête, c’était vrai que leur initiative avait mal fini. Elle commençait à être de plus en plus triste pour Albus. C’était la première fois, quelle tentait de se mettre à sa place. Ce devait être difficile de porter le nom de Potter, surtout que maintenant Voldemort était à la tête du monde magique. Voilà qu’elle s’en voulait de s’en être prise à lui sans avoir cherché à comprendre. Elle détestait regretter ses colères, surtout que là, elle était tout de même fondée. Il avait fait du mal à Nara, mais au fond il voulait juste le meilleur pour elle et puis, ce n’était pas évident d’être lui. « Tu sais quand t’es persuadé d’un truc, c’est vraiment très difficile de te faire croire le contraire. On a été buté. Je l’ai peut-être été encore plus que les autres. » Ça, elle comprenait. Maddie était obstinée et quand elle pensait quelque chose, rien ne pouvait lui faire changer d’avis, même si son avis ne portait pas sur quelque chose d’aussi important. « M’enfin tout ça c’est terminé. Et puis, t’es impartiale, je vois pas ce que ça peut bien te faire, petite curieuse !  Ce n’était même pas les chaudrons de Nara, ça. » Maddison lui sourit. Au moins, il prenait bien l’histoire des chaudrons et il lui avait répondu malgré le fait qu’elle soit Impartiale. Attendez… elle lui souriait ? Que c’était-il passé pour qu’elle devienne gentille tout d’un coup ? Elle détourna son regard un instant, elle était censée le détester, pourquoi n’y arrivait-elle plus ? Elle poussa un long soupir et secoua la tête. Elle s’était ramollie, alors qu’elle devait lui dire ses quatre vérités en face. En fait, le pire était qu’il semblait déjà savoir qu’il était idiot, alors qu’il était censé être offusqué. « Tu me vois toujours comme le méchant de l’histoire maintenant ? J’aime vraiment pas donner cette impression, je suis très sympa en vrai tu sais. Quand Nara m’aura oublié on pourrait devenir pote tu crois pas ? Ou c'est la « solidarité féminine » avant tout ? » Maddie ne s’attendait pas à ce qu’il cherche à nouveau son amitié. Elle n’avait pas été franchement sympa avec lui, et lui il s’était confié à elle. Il voulait la faire culpabiliser ? Il avait réussi. En plus, elle se détestait d’être aussi sensible et romantique. En entrant dans la volière, elle désirait en ressortir, énervée et claquer la porte derrière elle en le laissant dans la pièce en plein questionnement sur lui-même. Eh bien… raté. Elle haussa intérieurement les épaules, en se disant qu’elle ferait une sortie remarquée une autre fois.

« Je crois plus que t’es le méchant dans l’histoire mais plus celui qui s’y ait mal pris pour être le gentil. » Oui, elle ne le voyait plus comme le méchant dragon, même si s’imaginer en héroïne lui plaisait bien. En tous cas, elle voulait être honnête, même si lui avouer que son opinion sur lui avait changé ne la réjouissait pas vraiment. Elle se mit à gratter nerveusement son vernis. Il lui proposait d’être son "pote". Qu’était-elle censée répondre ? Si elle avait suivi son instinct, elle aurait accepté, mais sa raison n’était pas d’accord. Ce serait trop simple, surtout vu que Nara était mal et qu’oublier Albus prendrait du temps, et elle était la seule chose qui comptait pour l’instant. D’un autre côté, elle l’aimait bien avant toute cette histoire, même si leur amitié n’avait duré que quelques semaines. Elle le trouvait trop mignon avec Nara et puis il réussissait à se montrer drôle de temps en temps. Maddison croisa les bras autour de sa poitrine et baissa son regard, fixant le sol qui était vraiment dégoûtant. Elle détestait tellement les animaux qu'elle se demandait comme elle avait pu rester aussi longtemps dans cette pièce. Alors, elle reposa ses yeux sur Albus et l’observa un instant. « Bien sûr que la solidarité féminine passe avant tout… » Elle marqua une pause, mais il avait sûrement dû comprendre que sa phrase n’était pas terminée puisqu’elle semblait chercher ses mots. «… mais si Nara arrive à t’oublier ET qu’elle ne te déteste pas à ce moment-là, alors je pense que oui, on pourra être amis. » Elle lui sourit une seconde fois, même si ce sourire était plus gêné. Elle n’était vraiment pas fière d’elle, pas assez forte Maddie, pas assez. Elle venait en gros de donner son accord par rapport à ce qu’Albus avait fait à Nara, alors qu’elle n'acceptait pas totalement le choix du jeune homme. Il voulait la protéger, OK. Mais pourquoi ne pas le dire à l’espagnole, qui était la principale concernée par cette décision ? Super, voilà qu’en même temps, elle allait devoir cacher la raison de la rupture à sa meilleure amie. « Mais toi aussi tu dois me prendre pour une méchante, non ? Vu qu’à la base j’ai jamais vraiment apprécié ta relation avec Nara et que là j’ai pas été vraiment… gentille. » Il fallait qu’elle comprenne ce qui le poussait à quand même vouloir son amitié, c’était tellement étrange aux yeux de Maddie. Ou bien, il désirait juste qu’elle arrête de le voir comme le méchant. Elle n’aimait pas les hypothèses, parce qu’elle ne savait jamais laquelle était la plus plausible. Elle n’arrivait pas à peser le pour et le contre et finissait par poser des questions pour ne plus se torturer l’esprit. Elle espérait que la réponse d’Albus réussirait à stopper ses interrogations.
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MessageSujet: Re: Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison   Lun 17 Mar - 8:19

Maddison avait l’air assez sympa tout compte fait. Compréhensive, protectrice, fidèle aux valeurs qu’Albus affectionnait. Les mots virent instinctivement à la bouche du jeune homme. C’était une fille bien, pourquoi ne pas en faire une amie ? Il avait dit tout cela d’un ton léger, pour tenter de dédramatiser la situation. Certes, la situation était dramatique (il avait tout de même largué sa meilleure amie hein !) mais Maddison eut l’air de bien comprendre parce qu’elle rajouta : « Je crois plus que t’es le méchant dans l’histoire mais plus celui qui s’y ait mal pris pour être le gentil. » . Albus acquiesça. Il s’y était clairement mal pris. Après, il n’était pas le gars le plus fin de l’univers non plus, donc ouais, ça n’aurait pu que foirer de toute manière. Il avait beau y avoir réfléchit des centaines de fois, il ne savait pas trop comment il aurait pu faire autrement. Ou du moins comment il aurait pu annoncer à Nara en douceur que c’était terminé sans lui expliquer les vraies raisons de cette séparation. Il avait fallu jouer à celui que le Code Phénix avait changé (même si c’était le cas) et qui ne voulait plus rester avec elle pour x raison non spécifiée. « Bien sûr que la solidarité féminine passe avant tout… » Albus haussa les épaules sans pouvoir retenir un petit sourire. Il n’en n’attendait pas moins de la blonde. Nara aussi faisait toujours passer ses copines avant lui, parce que s’il y avait l’amour d’un côté, il y avait plus important encore de l’autre : l’amitié. Et si on pouvait avoir les deux en un et bah c’était parfait. «… mais si Nara arrive à t’oublier ET qu’elle ne te déteste pas à ce moment-là, alors je pense que oui, on pourra être amis. » Albus mit un moment avant de comprendre ce que Maddison venait de dire (ouais il est un peu ramolo du cerveau par moments). « D’accord… » répondit-il, encore pensif. Nara l’oubliera. Il le faudra bien. Il ferait tout pour en tout cas, il se l’était promis. Il s’était juré de ne pas revenir vers elle, d’essayer d’arrêter de la regarder, de demander de ses nouvelles à Madelyn qui pourrait en fait très bien donner des siennes à Nara. Mais il avait du mal à imaginer Nara ne plus le détester pour ça. En tous cas, il n’avait pas l’intention de faire des efforts pour qu’elle l’aime davantage… Bien au contraire. Plus elle le détesterait, plus vite elle tournera la page Potter. Et mieux c’était pour eux.

«Mais toi aussi tu dois me prendre pour une méchante, non ? Vu qu’à la base j’ai jamais vraiment apprécié ta relation avec Nara et que là j’ai pas été vraiment… gentille. »Albus secoua la tête, retenant un petit rire : « Ah ouais, t’es terriblement méchante, je tremble. Pff mais non, t’es juste un peu chiante quand tu veux mais... T’aime ton amie. Je trouve que ta loyauté est vraiment super belle, Helga Poufsouffle ne pourrait pas avoir une meilleure élève. » Dit-il, sans pouvoir retenir un petit air de moquerie. Cela dit, il était réellement admiratif de Maddison, même si elle pouvait toujours crever pour qu’il lui avoue ça.


« Bon bah, vu qu’on est bien, je vais te laisser. Je vais replonger dans mes révisions. » En voyant l’air intrigué de la blonde il émit un petit rire et reprit : « Oui, parce que moi je bosse à fond ces temps-ci figure toi ! Je neveux pas rater mon année, ah non par pitié, je veux quitter Poudlard le plus vite possible ! » Dit-il avec un faux air effrayé. Il se détourna avec un petit rire. « A bientôt. » Il prit son paquet de miamhibou qu’il avait mis de côté le temps de son échange avec Maddison. Il posa la main sur l’épaule de la poufsouffle et ajouta : « Prends soin de Nara. » Puis il partit, assez satisfait de cette petite conversation. Il n’avait pas forcément gagné une amitié (après tout, ce genre de choses, ça prenait du temps surtout quand on partait sur du négatif au départ) mais au moins il avait gagné quelqu’un de son côté. Quelqu’un qui le comprenait. Qui ne le moquerait pas (ou plus en l’occurrence). Qui ne s’opposerait pas à ses choix. Il avait fait changer d’avis quelqu’un qui le détestait à la base, qui avait les mêmes préjugés que les autres. Qui avait largué sa meilleure amie et qui l’avait rendue malheureuse. Comme quoi, tout était possible. Ça, c’était vraiment quelque chose qui lui donnerait le sourire toute la journée. Tout comme réaliser que Nara était décidément plus que bien entourée, et qu’elle avait largement de quoi être heureuse sans lui.


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Dans la vie, le prince charmant se tire avec la mauvaise princesse ⊱ Alison

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