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 always + blabus (terminé)

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MessageSujet: always + blabus (terminé)   Jeu 1 Aoû - 14:55


Ces temps-ci, Poudlard c’était pas cool. Oh non, ce n’était jamais cool d’ordinaire, mais là, ça l’était encore moins. Toute l’école, dont Albus, avait été profondément choquée par la mort… ou plutôt le meurtre du professeur Blake. En plus de cela, de nombreux membres du personnel, soupçonnés, ont été envoyés à Azkaban… Dont Ted et Victoire. A cette pensée, Albus se sentit impuissant. Son père devait tellement souffrir là-bas. Les infirmiers ne savaient pas à quoi s’attendre –et lui non plus d’ailleurs. Il craignait que tous ne finissent par perdre la raison.

Les examens étaient maintenant terminés depuis un bout de temps déjà, et honnêtement, Albus avait l’impression pour une fois de les avoir réussi. Le travail payait. Il espérait avoir des beaux E cette année, et pourquoi pas un O en botanique ou potions. Il avait remercié mille fois Rose pour son aide, et par ailleurs regretté mille fois l’aide de Blake qui n’avait cessé de lui faire la gueule.

Un beau jour, après la fin des examens, Albus flânait dans les couloirs de Poudlard, d’humeur un peu plus légère qu’à l’ordinaire. C’était les vacances après tout. Il s’était réconcilié avec Lily, sa petite sœur depuis belle lurette et puis, il avait beau en avoir perdu beaucoup, il avait toujours quelques amis sur qui compter. Il songeait sérieusement à demander à Pete d’immobiliser Blake pour qu’il puisse lui dire suffisamment de mots d’excuse afin qu’elle lui pardonne. Elle était toujours remontée contre lui, et avec les évènements précédents, ça lui faisait encore plus mal de savoir qu’elle était du même avis que tous ceux qui lui tournaient le dos. Il sourit en voyant passer Nerio, un très bon ami sur qui il avait pu compter, notamment ces derniers temps. Ils discutèrent un moment puis s’en allèrent. Albus alla s’installer seul sur un banc près d’un tableau. Ce même tableau qui lui avait annoncé, il y a quelques mois déjà, que Lily et Blackwood avaient… il grimaça. Il avait affirmé à Lily qu’il acceptait leur relation la dernière fois, mais au fond il n’en était toujours pas convaincu. Mais ne pas lui en vouloir pour ça lui semblé être la chose la plus évidente à faire, après tout ce qu’ils avaient enduré -et après tout ce qu’Albus lui avait fait subir. Mais ce n’était pas une raison pour qu’ils se bécotent dans les couloirs,  et surtout pas pour qu’ils fassent des trucs louches dans les dortoirs.

Des murmures, puis un brouhaha s’éleva progressivement dans les couloirs. Les élèves semblaient se diriger en masse vers les escaliers, l’air inquiet. Une annonce publique allait surement être faite. Il ne voulait pas suivre le mouvement. Il avait un mauvais pressentiment. Une main se posa sur son épaule. Albus la dégagea, puis redressa la tête. Un garçon de première ou de deuxième année qui avait une mine affreuse, le regardait avec pitié. Comme s’il venait d’apprendre une horrible nouvelle Comme si… « Désolé Albus. Sincèrement. Mes condoléances. » Les battements de son cœur accélérèrent. Il savait parfaitement ce qui s’était passé. Si quelqu’un devait mourir, ça ne pouvait être que James qu’on avait du capturer. Mais c’était juste… Pas possible. Il serra les poings tandis qu’il murmurait au garçon de déguerpir. Albus ne pouvait plus bouger davantage, tant il avait peur d’apprendre, d’accepter cette terrible nouvelle.
« Hé ! Tu sais quoi ? Harry Potter est mort ! c’est pas génial ? Le Lord est en train de faire une annonce publique à l’instant… Ca a fait la une des journaux ! Il était temps qu’on s’en débarrasse. »  « TU MENS » Hurla Albus. Le poing d’Albus s’écrasa contre sa joue, et l’impertinent ayant prononcé ces mots s’effondra au sol. Il avait mit toute sa colère, sa rancœur, sa douleur dans ce simple coup. L’ami du garçon préféra fuir, pour appeler des infirmiers qui n’étaient plus là, sans doute.
Le garçon sourit en essuyant le sang qui dégoulinait de son nez. « Tu crois ? Regarde ça » Il ramassa un exemplaire de la Gazette du Sorcier qu’il lui tendit. Albus lut le titre de la une puis la déchira, n’osant pas observer davantage la photographie qui donnait tout son sens à cette déclaration. Albus l'insulta, lui mit un coup de pied dans les cotes, puis s'enfuit, comme un lâche. Il courut loin, sans regarder derrière lui, sans se soucier du rire moqueur de l’élève toujours au sol. Il retenait ses larmes. Il restait encore un espoir que tout cela était faux, et il s'y raccrochait comme un enfant. Des preuves. Voilà ce dont il avait besoin... Albus se voilait la face. La vérité était tellement... pas envisageable.

Une myriade de pensées se déversèrent dans sa tête, il n’arrivait pas à les gérer. Il avait besoin de frapper, de se défouler. Ou sinon… Soudain, une violente migraine s’empara de son esprit et il dut prendre appui contre un mur pour ne pas faillir. Sornettes. Ce n’étaient que des sornettes. Ce n’étaient que des putains de rumeurs. Albus en avait assez affronté jusqu’à ce jour pour rester insensible encore aux pires d’entres elles. Après tout, les gars de la gazette de Poudlard étaient doués lorsqu’il s’agissait de répandre les pires rumeurs possibles et imaginables. Mais blaguer sur une éventuelle mort… Ca n’était encore jamais arrivé. La gorge serrée, le cœur battant à la chamade, Albus s’efforçait de ne pas voir quelques personnes aux alentours éclater en sanglots. Au bout d’un moment, il se résigna à fermer les yeux, et à continuer d’avancer tout droit, poussant les gens sur son passage qui lui barraient la route. Il refusait de voir les gens qui le désignaient du doigt.  Il refusait d’entendre les gens autour de lui. Il refusait d’accepter les mains hypocrites sur ses épaules « d’amis » qui n’avaient pourtant pas été là ce dernier mois. Il refuser d’écouter sa conscience. Il refusait  de se dire qu’ils avaient raison. Après tout, c’était toujours lui qui avait tort. Mais tous avaient ces journaux. Tous avaient dans les mains ces satanés bouts de papiers avec un titre que tant trouvaient merveilleux.  Et que seulement peu d’entre eux trouvaient alarmant.

Harry Potter est mort. C’était impossible. Tellement inimaginable. Tellement incroyable. Albus vacilla et s’arrêta sur un banc un instant pour souffler. Ils avaient tort, ils avaient TOUS tort. Ils voulaient tous leur mal, aux Potter. Ils voulaient tous les voir souffrir. Ils avaient rependu cette rumeur exprès. C’était la seule explication. Voldemort voulait se venger. De la fuite de James, du nombre croissant de traitres, des petits groupes clandestins comme l’avait été le Code Phénix. Il n’en n’aura donc jamais assez, de voir les gens souffrir ? Il avait détruit la vie de tant de gens. Il avait apporté tant de mal avec lui. Comment pouvait-on  suivre une pareille ordure ? Albus avait envie de vomir.

Albus voulait croire que tout ça n’était rien. Que ce n’étaient que des mensonges encore une fois répandus pour mieux maitriser le peuple, pour les effrayer. Pour leur montrer qui avait le pouvoir. Mais pourquoi se risquerait-t-on à déclarer une telle horreur si elle était fausse ? Et pire : pourquoi Voldemort ne l’aurait pas tué plus tôt ? Il avait attendu toutes ces années avant de décider qu’il était temps d’en finir… Que la mascarade avait assez duré. Albus avait l’impression de suffoquer –il tenta de réguler sa respiration. Il tremblait de tous ses membres. Si ce qu’ils disaient était vrai… S’il s’avérait qu’ils avaient raison… « N’importe quoi. » Laissa-t-il échapper à voix haute, comme pour se rassurer lui-même. « Je peux pas y croire. » Il lui restait juste assez de sang froid pour se relever et continuer sa route vers la grande salle. Il ne parvenait plus à distinguer personne sur sa route. Ses poings étaient fermés, serrés,  il était prêt à tout casser. Les émotions se mêlaient dans sa tête : colère, frustration, confusion, chagrin. Il ne savait qu’en penser. Ce n’est qu’en apercevant Lily pleurer dans un coin qu’il comprit réellement ce qu’il en était. Il se sentit perdre pied. Il ferma les yeux le plus fort possible. Il ne voulait pas de larmes. Pas maintenant. Il ne voulait pas leur montrer qu’ils avaient encore raison, qu’il avait encore perdu. Il tenta de voir le côté positif des choses. Au moins il n’aurait pas à faire des pieds et des mains pour le libérer d’Azkaban… C’était une idée qui était loin de le réjouir. Alors, encore une fois, Albus courut. Il courrait partout. Il voulait s’épuiser. Il voulait mourir d’épuisement même. Il en avait marre qu’on s’acharne sur eux. Leur seule erreur avait été de vouloir un monde meilleur. Leur seul défaut avait été leur bonne volonté, leur audace. Et voilà comment on détruisait une famille. En envoyant un père, puis un couple heureux d’infirmiers qui n’avaient fait du mal à personne, à Azkaban. En obligeant l’aîné à être un fugitif. En torturant des innocents. En rendant une femme veuve et des enfants sans père. Albus savait qu’il ne s’arrêterait pas là. Que ce n’était que le début, car la guerre n’avait même pas encore officiellement commencé… Albus montait et descendait les escaliers. Ses pieds lui brûlaient ; cette douleur était loin d’être suffisante pour lui faire oublier celle du cœur, bien plus profonde. Il monta sur la tour la plus haute de Poudlard. La tour d’astronomie. Et il cria. Il cria contre cette injustice. Contre ce monde magique de merde. Contre ce salopard, cette vipère, ce monstre. Contre tout ce que son père avait du subir, à Azkaban, et parce qu’il était mort de la pire manière qu’il soit. Il cria pour ce que devait ressentir sa mère, seule. Il cria une dernière fois encore, et ce hurlement vint du fond de ses entrailles, accompagné de larmes, pour la douleur que le souvenir d’Harry Potter lui infligeait. Il se laissa enfin tomber à genou dans la salle et pleura longuement, sans fin, les mains au visage. Il avait été si naïf. Il avait vraiment cru que Voldemort déciderait de le garder captif éternellement ? Il avait vraiment cru qu’il parviendrait plus tard à le délivrer ? Il avait vraiment cru qu’une fin heureuse était possible pour eux ? Son père n’avait jamais fait le poids contre Voldemort et il n’aurait jamais fait le poids. Il avait été bien trop stupide pour y croire aussi aveuglément. Le bien n’avait pas sa place dans ce monde.

Albus, après avoir pleuré tout son saoul, eut juste assez de force pour se hisser sur le rebord de la fenêtre et pour s’y installer, les jambes pendant dans le vide. Il contempla l’horizon pendant que silencieusement, il tentait de contenir d’autres larmes. Elles ne pouvaient cependant s’empêcher de couler le long de ses joues. Il les essuya du revers de sa manche. Pleurer était inutile. Harry Potter était mort. Il fallait bien se faire une raison. Il ferma les yeux, tentant d’imaginer le visage de son père. Ca faisait plus de deux ans qu’il ne l’avait pas vu, et même qu’il n’avait pas pu communiquer avec lui. La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était avant de repartir à Poudlard pour sa cinquième année. A partir de cet été, plus personne n’avait eu le droit de repartir en vacances l’été, sauf les sangs purs de Serpentard. Albus se tuerait pour revivre cette période d’insouciance. Personne n’était encore en danger. Son cœur se serra en pensant à la réaction de sa mère. Elle devait être complètement détruite. Il tenterait de lui écrire une lettre dès qu’il le pourrait. Heureusement pour Ginny Potter qu’il lui restait ses parents et ses frères pour la consoler. Azkaban avait été un coup dur pour tout le monde. Et en plus avec ses enfants prisonniers à Poudlard, elle devait avoir l’impression d’avoir vraiment tout perdu.

Il contemplait la vue qui s’offrait à lui. Par le passé, il s’était plusieurs fois installé ici, pour tenter d’apercevoir un peu plus loin que Poudlard. Cela faisait maintenant des années qu’il détestait Poudlard. Son père avait toujours considéré le château comme sa maison. Mais ce n’est plus ce que c’était. Poudlard, c’était maintenant le lieu d’une guerre incessante où la mort finissait toujours  par pointer le bout de son nez.

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Dernière édition par Albus S. Potter le Jeu 1 Mai - 11:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Lun 9 Sep - 10:42


« ALBUS POTTER. SALE TRAITRE. » Lorsque Blake était remontée à ce point-là il valait mieux de toute manière ne rien répondre du tout. Sauf si le but était de l'énerver un peu plus.  « Je savais pas qu'on se mentait maintenant. Que tu me le dise pas de toi même c'est une chose, mais que t'ose me balancer des conneries en pleine tronche, j'accepte pas.  Je croyais qu'on était meilleurs amis merde. » Et elle tourna les talons absolument pas décidée à le laisser s'expliquer. De toute façon il n'y avait rien qu'il pouvait lui dire qui pourrait la faire voir les choses sous un meilleur angle. Elle se sentait trahie par son appartenance à un groupe sans qu'il ne la prévienne, par l'attaque faite à son frère et ses amis comme Sarah et surtout surtout parce  qu'il avait osé lui mentir de sang froid. Ce genre de choses ne se pardonnait normalement pas. Et venant d'Albus ça la blessait énormément. C'était son meilleur ami, son deuxième frère, son allié pour tout, le futur parrain de ses enfants. C'était l'homme le plus important de sa vie outre Pete et il avait bafoué sa confiance alors qu'ils se connaissaient depuis six ans. Elle l'aurait frappé s'il elle n'avait pas été dotée d'un minimum de retenue. Elle n'avait qu'une envie, c'était de s'enfermer dans son dortoir et de pleurer tout son saoul. Pourtant c'était loin d'être son genre.

¥

Elle avait cessé de compter depuis combien de temps elle n'avait pas reparlé à son meilleur ami. Elle était encore remontée contre lui et ce malgré une discussion intéressante qu'elle avait eu avec Madelyn au sujet d'Albus. Elle avait avoué qu'il lui manquait et que parce qu'elle savait qu'il n'était pas au mieux de sa forme elle songeait à craquer et à revenir vers lui. Pourtant elle ne l'avait pas encore fait. Peut-être parce qu'elle ne se voyait pas trop se remettre à lui parler aussi simplement que ça, débarquer après une heure de cours et faire comme si de rien était. Quoiqu'il en soit les choses entre eux étaient restées au point mort. À Poudlard néanmoins c'était bien différent depuis quelques temps. C'était pire qu'avant et il y avait un sentiment pesant que ça n'allait aller qu'en s'empirant. Toutefois c'était dans un calme relatif que les examens de fin d'année s'étaient déroulés, dans une ambiance moins stressante que l'année précédente pour Blake en tous cas qui n'avait pas de diplôme à obtenir à l'issue de l'année. Elle avait l'impression d'avoir quand même plutôt bien réussi, même si elle n'avait aucun moyen d'en être sûre et qu'elle n'y pensait une fois que c'était passé que très peu. Pas comme Pete par exemple. Enfin désormais qu'elle était en vacances depuis peu la jeune fille avait le temps de dormir tout son saoul et de profiter du soleil qui pointait parfois le bout de son nez. Ce jour-là elle s'était levée tellement tard qu'elle avait largement loupé même le déjeuner. Lorsqu'elle descendit dans la salle commune des Gryffondors, celle-ci était étrangement bondée et quelques regards se tournèrent vers elle lorsqu'elle descendit les marches. « Eh Blake! » fut-elle interpellée par une camarade de toute évidence très ennuyée. Celle-ci baissa la voix lorsque la brunette vint vers elle. « Euh...Comment il va? » D'un froncement de sourcil Blake lui fit savoir qu'elle ne voyait pas du tout de qui elle voulait parler. « Albus je veux dire.. » En voilà une question étrange. Qu'on lui demande ça après  l'emprisonnement de son père, le départ de James, le code phénix, après l'enfermement de certains membres du personnel de Poudlard, dont sa cousine, à Azkaban, elle pouvait comprendre. Mais là elle ne comprenait pas ce qui justifiait la question. Sa tête du la trahir car sa camarade parut désolée pour elle et poussa un soupir avant de lui tendre un exemplaire de la Gazette. La nouvelle faisait la une du journal sorcier. Harry Potter avait été exécuté.

Son premier réflexe fut d'arracher le journal de la main de son amie pour relire le titre, vérifier que ses yeux ne l'avaient pas trompée. Mais pourquoi le tuer maintenant? Son second réflexe fut de tourner les talons et de courir à son dortoir pour chercher sa carte de l'école, tout en refoulant des larmes qui ne pouvaient s'empêcher de lui monter aux yeux alors qu'elle assimilait la nouvelle. La mort du symbole de la résistance était en soi extrêmement triste, mais c'était aussi tout ce que ça impliquait pour l'Ordre du Phénix, pour son camp à elle qui lui faisait peur. Sans compter évidemment que c'était le père de son meilleur ami et qu'elle avait peur des conséquences que cette nouvelle aurait sur Albus. Enfin elle trouva ce qu'elle cherchait et elle sortit du dortoir prête à ignorer toutes les personnes présentes dans la salle commune, mais elle s'arrêta tout net en plein milieu de la pièce. « Pete! » sembla-t-elle se souvenir en se tapant le front du plat de la main. Soit il avait déjà trouvé Albus, soit pas et alors il fallait quand même qu'elle l'emmène avec elle. Deux meilleurs amis vaudraient mieux qu'un pour réconforter Albus. Elle attrapa un sixième année qui passait par là pour lui demander s'il savait où se trouvait le préfet. « Euh tous les préfets ont été convoqués par les directeurs de maison apparemment, c'était urgent... » Blake poussa un long soupir ennuyé, Albus devrait se contenter d'elle. Elle lâcha la chemise du jeune homme et sortit en courant de la tour des Gryffondors sans faire attention à personne. Une fois dans les couloirs, elle essuya une larme qui s'était aventurée sur sa joue du revers de la main et esquissa un mouvement pour ouvrir la carte. Appuyée contre le mur elle se mit à chercher du doigt le point qui représentait son meilleur ami. C'était devenu une habitude depuis qu'ils ne se parlaient plus, histoire de garder un œil sur lui, mais cette fois-ci l'inquiétude l'empêchait de se concentrer suffisamment. Et plus elle cherchait vainement plus ça l'énervait et moins elle était en mesure de chercher correctement. « Putain j'y crois pas. » Elle passa une main sur son visage en soupirant. Elle s'était attendu à ce que la situation s'aggrave à Poudlard comme dans le monde sorcier en général, mais jamais elle n'avait imaginé qu'ils iraient jusqu'à tuer Harry Potter. Quelque part ça lui semblait logique, mais elle n'avait jamais voulu envisager l'idée, se confortant dans sa pensée que si Voldemort ne l'avait pas fait directement, c'est qu'il ne le ferait pas du tout. Et maintenant qu'il était allé jusqu'à tuer le Survivant, nul doute qu'il ne s'arrêterai devant rien. Et dire qu'elle était coincée à Poudlard incapable de faire quoi que ce soit pour aider à le stopper. Non pas que son aide ferait une grande différence, mais au moins elle pourrait se sentir utile. Le passage d'une bande d'élèves la sortit de ses pensées et lui rappela qu'elle avait plus urgent à faire que de se lamenter sur son propre sort. Réconforter son meilleur ami par exemple. Elle n'avait aucun moyen de savoir jusqu'à quel point la mort de son père l'avait affecté et puis il avait probablement un peu changé depuis le Code Phénix, aussi pour autant qu'elle sache il était bien capable de faire une grosse bêtise. Et bien sûr elle ferai tout ce qui était en son pouvoir pour l'en empêcher. Un peu plus calme elle essaya à nouveau de repérer le point à son nom et finit par le trouver dans la tour d'astronomie. La chose étant loin de la rassurer elle se lança immédiatement dans une course effrénée jusqu'à la tour. Elle s'essouffla un peu lorsqu'elle grimpa les marches quatre à quatre jusqu'au sommet où son meilleur ami se trouvait, seul. À mi-chemin, elle calma un peu sa respiration avant de reprendre son ascension et bientôt elle pouvait le voir, assit tout au bord de la balustrade les jambes pendant dans le vide. Déjà c'était peu rassurant. Lentement elle s'approcha de lui, réalisant qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle pouvait bien lui dire. Rien de ce qu'elle dirait ne pouvait changer l'horreur de ce qui lui arrivait et elle en avait conscience. Sans faire de bruit elle se posta dans son dos et se baissa de manière à pouvoir enrouler ses bras autour de lui. « Je suis désolée Albus. » murmura-t-elle à son oreille avant de resserrer son étreinte. Elle s'assit en suite à côté de lui et posa une main sur son bras, étudiant attentivement son visage. Il avait pleuré c'était évident. Et elle en avait le cœur serré. C'était insupportable de voir quelqu'un auquel on tenait autant souffrir et savoir qu'on ne pouvait rien faire pour lui. « Je sais pas quand, je sais pas comment Albus, mais je te promets qu'on le vengera. » Hors de question que Voldemort gagne, ou du moins hors de question qu'elle laisse les choses se faire sans réagir. Son futur était tracé depuis longtemps déjà. Rejoindre l'Ordre était ce à quoi elle voulait consacrer ses années post-Poudlard, même si l'Ordre ne semblaient pas faire grand chose en ce moment. Aujourd'hui, malgré l'échec cuisant de camp, son ambition n'en était que renforcée. Elle mourrait très certainement en voulant aider, mais au moins elle aurait été un minimum utile.

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we could be heroes
If this is to end in fire then we should all burn together. watch the flames climb high into the night. calling out father oh, stand by and we will watch the flames burn auburn on the mountain side. and if we should die tonight then we should all die together (⚡️) i see fire.
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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Ven 8 Nov - 12:56

YOU TELL ME TO HOLD ON?
OH, YOU TELL ME TO HOLD ON?
BUT INNOCENCE IS GONE
AND WHAT WAS RIGHT IS WRONG

► bleeding out, imagine dragons.

Le choc était passé, mais la douleur ne s’était pas apaisée pour autant. Albus se sentait dans un état second, comme si tout cela n’était qu’un cauchemar et qu’il savait, quelque part, qu’il devait se réveiller mais que ça ne venait toujours pas. Et il attendait toujours désespérément que le réveil sonne.

Il y avait souvent pensé. Il s’était préparé psychologiquement il y a de ça quelques années à la mort d’un de ces proches. La plupart étaient des résistants actifs qu’il était parfois difficile de ne pas soupçonner, la plupart risquaient leur vie et pouvaient se faire exécuter à tout moment. Il avait tenté de se dire que c’était la vie, qu’on y passerait tous un jour ou l’autre. Mais il n’avait vraiment pu appréhender la mort de son père.

Albus, qui n’avait rien entendu arriver, sentit des bras s’enrouler autour de lui. Il ferma les yeux, se mordant les lèvres en soupirant brièvement. Il ne se sentait pas d’humeur à affronter les condoléances de qui que ce soit… Il tentait désespérément de trouver un moyen de positiver –on est tous d’accord pour dire que c’est inutile en ces moments-là. Tout cela ne ferait que de remuer le couteau dans la plaie, et il aimerait bien éviter de pleurer en public… «Je suis désolée Albus. » Blake s’assit à ses côtés en gardant une main sur son bras. Il était étonné de la voir, mais tout bien réfléchi, ce n’était pas étonnant… Blake irait probablement voir son pire ennemi s’il arrivait quelque chose à son père. Albus ferait aussi peut-être de même. Dans ces moments-là, on pardonnait presque tout. Albus sentit sa gorge se nouer. Il espérait que la barrière entre eux avait disparu. Ca faisait tellement longtemps qu’il essayait de se réconcilier avec elle, et ça faisait tellement longtemps qu’elle le rembarrait. Pourquoi le décès de son père changerait quoique ce soit à la situation ? Albus détestait à l’idée qu’ils ne redeviennent proches uniquement du fait de la mort d’Harry. Blake ne le pardonnait pas ; elle avait seulement pitié de lui. Cette idée lui fut vite insupportable. «Je sais pas quand, je sais pas comment Albus, mais je te promets qu'on le vengera. » C’était les mots qu’il fallait prononcer.

La vengeance. Après la stupeur, l’incrédibilité, les larmes… Venait la colère, on s’en prenait au supposé coupable. Vous vous demandez si Albus avait envie de venger son père ? Il en crevait d’envie oui ! Déjà depuis des années, il ne demandait que ça : tuer Voldemort. C’était bien pour ça qu’il était Résistant, nom d’un nom ! Il désirait du plus profond de son être le faire souffrir, au moins autant qu’il avait fait souffrir ces milliers de gens. Tenter de racheter toutes ses horreurs… Ainsi que les freiner. Car ces temps-ci, la cadence s’était manifestement accélérée : interrogatoires, emprisonnements, exécutions… C’était de mieux en mieux et le pire, c’était que personne ne pouvait rien y faire
.
Albus avait déjà été pas mal secoué par l’exécution de William Blake, son professeur préféré. On se demandait pourquoi : c’était un espion, et Voldemort n’avait pas attendu bien longtemps pour faire signifier son mécontentement d’un gracieux avada kedavra. Tout comme Jenny Adster, il y a déjà quelques mois, il était innocent. On n’avait pas le droit de tuer pour une simple divergence d’opinion. C’était injuste et lâche à la fois. Lâche, parce qu’il ne donnait à personne les moyens de répliquer, voilà tout.

Il y avait un gouffre béant qui s’était creusé en Albus. C’était comme si, tout ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent n’avait servi à rien. Ils revenaient au point de départ, avant même la naissance de Ted : « Poudlard ou la mort, Potter ? » Il avait choisi Poudlard ; il avait eu mille fois raison. . Voldemort aurait tué Harry de toute manière, il aurait fallu être vraiment naïf pour croire qu’il aurait tenu sa promesse…  Harry avait survécu, permettant à des centaines de personnes de croire qu’il était possible de faire changer les choses et inspirant le mouvement de Résistance. C’était à eux maintenant, la nouvelle génération, de décider de l’issue du conflit. Jamais James, Albus et Lily n’en n’avaient douté : le bien finirait un jour ou l’autre par triompher.  Ils étaient plus que déterminer à faire en sorte à ce qu’Harry soit considéré comme leur sauveur  à tous, et qu’il puisse enfin régner un climat de paix dans le monde magique.


Si c’était possible, ils préfèreraient qu’il n’y ait pas de mort du tout. De l’Ordre du Phénix comme chez les Mangemorts. Mais Albus actuellement s’en foutait. Il les voulait tout brulé vif, la tête tranchée, donnés aux détraqueurs. Il voulait tous les entendre crier, pleurer, hurler. Il était encore secoué, vous pouvez comprendre de telles pulsions meurtrières… Il avait besoin de savoir qu’une justice pouvait exister. Il voulait que Voldemort ait la pire mort de tous. Il y réfléchissait silencieusement depuis tout à l’heure. Mais une chose était certaine : il voulait le faire de ses propres mains. Il n’en n’avait plus rien à foutre que la Résistance soit avec lui ou pas, en cet instant présent. Après tout, ils l’avaient tous lâchés. Si peu de personnes avaient été là pour lui… Même Blake, l’avait abandonné ! Elle l’avait royalement ignoré ! Est-ce qu’il pouvait encore compter sur les autres ?  Il n’en n’était plus très sûr. Il avait besoin de se poser un moment. Ca cogitait tellement dans sa tête qu’elle risquait d’exploser d’un moment à un autre comme le chaudron d’Olive.

« Tu m’en veux encore. » Albus avait dit ça sur un ton qu’il aurait voulu neutre, comme une constatation, mais ça sonnait plus comme un reproche de sa bouche. C’était sûr que ce n’était pas le meilleur moment pour lui demander des comptes (ce qui était en soi plutôt paradoxal quand on sait pourquoi elle le « boudait »), mais c’était toujours mieux que de débattre sur les conséquences tragiques de la mort d’Harry. Ça lui faisait moins mal. « Tu ne serais pas venue me voir si… rien ne s’était passé. » Il la regarda tristement. « Pas vrai ? » Il soupira et bougea son bras afin de rompre le contact. D’accord, maintenant c’était lui qui lui faisait la gueule, un peu. C’était tellement mature.

« Ca fait des années, Blake. » Il fixait le vide, en parlant tout doucement. « Des années qu’on attend le bon moment pour passer à l’action. Nous on attend, on stagne, et lui il devient encore plus fort. Plus on attendra, et plus il renforcera ses rangs et plus il y aura des… » Il s’interrompit, cherchant ses mots. Reprends-toi Albus. Ne pense plus à lui. Il est mort, le pleurer ne servira à rien.« …victimes. » Il serra les poings.

Il porta son regard vers elle. En croisant le sien, il voulut s’assurer d’une chose. Il commença une série de question, qu’il débitait sans prendre vraiment le temps de respirer. « Tu comprends pourquoi on a fait ça maintenant ? Tu penses qu’on avait vraiment envie de tout faire foirer ? C’est ce que j’essaie de te dire depuis des semaines. On voulait que tout s’arrête, le plus vite possible, pour limiter les dégâts… On ne voulait pas… » Sa gorge se resserrant de plus en plus, il préféra arrêter de parler. Il n’accusait Blake de rien. Enfin, il ne l’accusait pas d’avoir fait quelque chose, il lui en voulait seulement de ne pas avoir compris ses intentions. Ca faisait plus d’un mois qu’elle ne voulait pas entendre parler de lui parce qu’il lui avait mentit. Mais aussi parce qu’ils s’en étaient pris à Marcus –ce qui avait été un sujet de discorde au sein du groupe. Bien qu’avec du recul Albus regrettait amèrement d’avoir participé au Code Phénix, il ne pensait pas qu’il devait en avoir honte pour autant. Il prit une lente inspiration, tentant de réguler sa respiration. Il évitait soigneusement de penser à son père.




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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Ven 15 Nov - 11:49


Albus mit du temps à réagir. En même temps que pouvait-il bien répondre à ce qu'elle lui avait dit? La vengeance il la voulait sûrement, mais c'est pas comme si ils allaient tout planifier maintenant. De toute façon s'il voulait rester silencieux, elle resterait quand même à ses côtés, juste pour pas qu'il soit tout seul et que quand il décide de parler elle soit là pour lui répondre. « Tu m’en veux encore. » Blake mentirait si elle prétendait s'être attendue à ce qui lui balance ça comme ça. Ou même qu'il lance le sujet. Quoiqu'au fond c'était peut-être pas si surprenant que ça qu'il décide d'éviter de parler de son père plus en détail, là tout de suite. Et que c'était légitime qu'il se pose la question, sachant que c'était la première fois qu'elle lui parlait depuis des semaines et que personne n'aurait pu être dupe quant à la raison pour laquelle elle était revenue vers lui précisément à ce moment-là. « Tu ne serais pas venue me voir si… rien ne s’était passé. » Il lui lança un regard triste qu'elle n'eut pas la force de soutenir, parce qu'elle savait qu'il avait raison et qu'elle était au moins à moitié coupable. À moitié seulement parce qu'elle serait revenu de toute façon. Peut-être pas là, peut-être même pas une semaine plus tard, mais à un moment donné elle aurait ravalé sa fierté et sa colère. « Pas vrai ? » Poussant un soupir il déplaça son bras rompant le contact qu'elle avait initié et Blake baissa les yeux déconcertée. Elle était tellement surprise et vexée qu'elle oublia de se défendre de ses accusations. Peut-être qu'elle pouvait un peu comprendre Albus et le fait qu'il lui en veuille, mais bon elle avait eut de bonnes raisons de lui faire la gueule et elle ne s'était pas attendue à ce que les situations soient inversées. Elle ne s'était pas attendue non plus à ce que dans un moment pareil surtout, il rejette son aide. D'un autre côté il venait de perdre son père, il n'était pas obligé de se montrer raisonnable. Elle pouvait passer outre. « Ca fait des années, Blake. » Fit-il changeant brusquement de sujet. Elle leva les yeux vers lui pour essayer de lire son visage et deviner ce à quoi il faisait référence, mais il fixait le vide, ne lui prêtant finalement que très peu d'attention bien que s'adressant à elle. « Des années qu’on attend le bon moment pour passer à l’action. Nous on attend, on stagne, et lui il devient encore plus fort. Plus on attendra, et plus il renforcera ses rangs et plus il y aura des… » Il parlait de la Résistance et Blake se demandait où il voulait en venir parce ses propos n'étaient pas très optimistes. Il avait du mal à continuer ça se voyait, mais elle ne le pressa pas, compréhensive. « …victimes. » Un mot difficile à prononcer, elle pouvait le concevoir. Instinctivement elle leva une main prête à le réconforter si ce n'était d'un câlin, au moins d'un pression sur le bras pour montrer qu'elle était là pour lui, mais elle se retint, se souvenant qu'il ne souhaitait apparemment pas qu'elle se montre affectueuse envers lui.

Il porta son regard vers elle et elle le soutint cette fois, lui lançant un regard interrogateur. Elle était d'accord avec ce qu'il avait dit, néanmoins elle ne voyait pas ce qu'il entendait par là, ni pourquoi il lui disait tout ça. Il ne comptait quand même pas faire comme sa cousine Lucy et retourner sa veste? C'était tellement pas son genre et en même temps il venait de vivre quelque chose de tellement horrible que ça n'aurait peut-être pas été si étonnant que ça. « Tu comprends pourquoi on a fait ça maintenant ? Tu penses qu’on avait vraiment envie de tout faire foirer ? C’est ce que j’essaie de te dire depuis des semaines. On voulait que tout s’arrête, le plus vite possible, pour limiter les dégâts… On ne voulait pas… » Il avait lancé le tout tellement vite que Blake avait du s'accrocher pour suivre. Elle nota l'émotion qui le força à s'arrêter et fut prise d'une nouvelle envie irrépressible de le prendre dans ses bras. Elle la retint néanmoins et déglutit avec difficulté, retenant un regard de pitié qu'elle savait pertinemment qu'il n'apprécierait pas. Elle laissa quelque secondes s'écouler pour vérifier qu'il n'avait pas l'intention d'ajouter quoique ce soit et qu'il attendait une réponse de sa part. Il voulait savoir si elle comprenait ses intentions par rapport au code phénix. L'adolescente n'avait pas envie d'aggraver les choses pour lui, mais elle n'avait pas envie de lui mentir non plus. Une des raisons pour lesquelles elle lui en voulait, était qu'il avait mentit vis-à-vis de l'organisation secrète et que jusque-là leur amitié s'était faite sans mensonges, ou du moins sans que ceux-ci soient de nature importante. Elle laissa échapper un soupir ennuyé avant de répondre d'un voix qu'elle voulu le plus douce possible. « Albus..tu sais très bien que je suis d'accord avec toi sur le fond… » Ses idéaux n'avait plus de secret pour lui pour la simple et bonne raison qu'à priori ils avaient exactement les mêmes. « Mais je crois pas que mettre en danger des élèves soit une menace très sérieuse pour le régime. » Elle se mordit la lèvre, sérieusement mal d'avoir à le contredire dans un moment pareil. « Moi aussi j'ai envie que tout s'arrête, mais c'est pas en attaquant des gens comme Sarah ou Marcus que quoi que ce soit va changer. » fit-elle doucement mais fermement, évitant toutefois le regard de son meilleur ami. « Je veux dire, à ton avis combien d'obscurs vont réellement finir Mangemorts hmm? La moitié peut-être? Et encore, un quart seulement le fera par conviction pure. » Le reste le ferai par intérêt pour pouvoir accéder à des postes intéressants. Bien sûr, ces chiffres elle venait de les inventer, mais elle n'était peut-être pas si loin de la vérité que ça. Elle releva les yeux vers lui, pour vérifier qu'il l'écoutait toujours. « Je dis pas que notre rivalité doit cesser, mais je dis que si vous voulez faire des actions de ce genre c'est pas à eux qu'il faut s'en prendre. Voldemort il s'en moque des élèves obscurs ou non sang-purs ou non. J'dis pas que ça l'a pas énervé votre truc, parce qu'évidemment que oui. Mais pas parce que ça mettait en danger des élèves, simplement parce que vous vous êtes ouvertement rebellés et, je crois pas savoir que ça se soit très bien fini. » Elle secoua la tête, se demandant comment elle en été arrivée là alors qu'à la base elle était simplement venue essayer de réconforter Albus. Elle avait l'impression de simplement lui rappeler pourquoi elle lui en voulait alors que c'était pas le but. Pourquoi avait-il fallu qu'il lui pose cette question aussi? « Franchement à la base j'étais pas contre. J'étais même plutôt pour et.. et j'avoue... jalouse de pas en faire partie. Et même si je peux comprendre tes raisons, ça veut pas dire que je cautionne tout ce que vous avez fait. » Résuma-t-elle finalement, préférant en rester là que de s'éterniser sur le sujet. Elle avait certes eut le temps d'y réfléchir lorsqu'elle refusait de lui parler, ruminant sur les nombreuses raisons pour lesquelles ce n'était pas évident de lui pardonner, mais ce n'était pas le moment de les exposer. Par contre un dernier point valait encore le coup d'être mentionné.

Elle prit une inspiration et l'air décidé passa son bras autour de ses épaules. Il était plus grand qu'elle, ça faisait bizarre, mais question de principe, elle ne l'enlèverai pas. « Je vais pas te mentir Albus. Je sais pas si je serais revenue aujourd'hui. Mais tu peux être certain que je serais revenue. » C'était pas top dit comme ça. « Ca fait un moment que je veux te reparler tu sais. T'es pas obligé de me croire, c'est pas comme si je l'avais vraiment montré. » Il pouvait pas savoir qu'elle se posait souvent la question, ni qu'elle l'espionnait de temps en temps, ni qu'elle en avait parlé à Madelyn. « Je savais juste pas comment revenir vers toi et je savais pas si j'étais prête. Le truc c'est que c'est pas évident à pardonner Albus.. Il s'agit de mon frère et moi j'avais l'impression que c'était comme s'il fallait que je choisisse entre toi et lui. » Même s'il ne le lui avait pas directement dit, elle se doutait que Marcus devait voir aussi la chose comme ça et elle ne voulait pas non plus le blesser. Il faut aussi dire que si ça n'avait pas été Albus, elle n'aurait peut-être jamais pardonné qu'on s'attaque à son petit frère. « Mais rien qu'avant les examens-là j'en parlais avec Maddie, j'te jure. Je lui disais que tu me manquais. » Malgré le conseil que la Poufsouffle lui avait donné, Blake n'était pas revenue directement. Elle y avait repensé, mais elle n'était pas encore tout à fait prête. La question ne se posait plus de toute façon, elle était là aujourd'hui et elle n'avait pas l'intention de laisser tomber maintenant. « Et puis on s'en fout Al. L'essentiel c'est que je sois revenue, d'accord? Oui je t'en veux encore de m'avoir menti, je t'en veux de t'être attaqué à mon frère et d'avoir osé me regarder dans les yeux et prétendre ne rien savoir à ce sujet. Mais ça veut pas dire que t'es pas mon meilleur ami et que je vais pas te soutenir quand t'en as besoin. » Elle esquissa un sourire. « Que tu le veuilles ou non d'ailleurs. » Sur ces mots elle resserra la pression qu'elle exerçait sur les épaules du jeune homme.

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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Jeu 9 Jan - 14:21

YOU TELL ME TO HOLD ON?
OH, YOU TELL ME TO HOLD ON?
BUT INNOCENCE IS GONE
AND WHAT WAS RIGHT IS WRONG

► bleeding out, imagine dragons.

Voir Blake en ce moment là c’était peut-être pas la meilleure chose qui aurait pu lui arriver. Certes, il parvenait momentanément à oublier la douleur de la mort d’Harry mais d’un autre côté si c’était pour se disputer avec Blake alors valait mieux pas. Pourtant il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même si une confrontation devait voir le jour car c’était bien lui qui était en train de lui rendre des comptes. C’était lui qui avait eu tous les torts du monde, et lui qu’est-ce qu’il faisait ? Il était, sans vraiment s’en rendre compte lui-même, en train de lui reprocher de ne pas avoir été à ses côtés, ou de ne l’être que maintenant qu’il y avait une raison valable.

Blake ne répondit pas du tac au tac. Elle attendit patiemment qu’il termine de parler, et Albus lui en fut reconnaissante.  Il n’aurait pas su quoi faire si soudainement Blake l’aurait pris dans ses bras ou répliqué d’une quelconque manière… Il se sentait encore bien trop sonné par les évènements en ce moment pour pouvoir participer de manière réactive à une conversation, aussi importante qu’elle soit. Il décida ainsi de ne pas interrompre Blake, de se laisser le temps de réfléchir à quoi lui dire.  « Albus..tu sais très bien que je suis d'accord avec toi sur le fond… Mais je crois pas que mettre en danger des élèves soit une menace très sérieuse pour le régime.  » Evidemment. Albus était plus que d’accord à présent pour dire qu’ils avaient été aveugle sur bien des choses. Il ne pouvait qu’approuver.
«Moi aussi j'ai envie que tout s'arrête, mais c'est pas en attaquant des gens comme Sarah ou Marcus que quoi que ce soit va changer.  » Albus ouvrit la bouche, s’apprêta à répliquer puis se ravisa, se souvenant qu’il avait décidé de la laisser s’exprimer. Elle ne savait pas que lui n’avait jamais au grand jamais voulu attaquer les obscurs par défaut (surtout pas Sarah) ni les impartiaux (surtout pas Mar-quoique-cus). Le problème dans un groupe, surtout quand il y a deux chefs, c’est qu’on doit se fier à la majorité et que toutes les décisions ne pouvaient pas passer par lui. «Je veux dire, à ton avis combien d'obscurs vont réellement finir Mangemorts hmm? La moitié peut-être? Et encore, un quart seulement le fera par conviction pure.  » Elle avait raison. Les gens à Poudlard ne réalisaient peut-être pas à quel point la réalité était plus dure à l’extérieure, et ce qu’être Mangemort impliquait réellement. Il y avait des sélections à l’entrée, ça peut être de la torture, tuer… C’était vraiment horrible. Beaucoup étaient peut-être parmi les Obscurs uniquement pour la popularité ou pour être du côté des gagnants. C’était limite bon enfant à côté de ce qui se passait à l’extérieur de ces murs. Blake continua à lui expliquer son point de vue : ouaip, que Voldemort en fait il n’en n’avait rien à battre de leurs querelles Obscur/Résistant. Quand il y pensait, il se disait qu’effectivement, au fond, ce n’était peut-être pas contre Voldemort qu’ils se rebellaient. Enfin, dans l’idée forcément, mais quand ils étaient dans le tas, ce n’était que le clan Obscur. Il n’avait jamais vraiment songé au fait que Voldemort n’avait pas de lien direct avec les Obscurs, qu’ils pouvaient être totalement indépendants de lui. Comme une sorte de fan club, mais n’impliquant absolument pas l’idole. Maintenant qu’il y pensait ça lui paraissait évident. Il se serait donné des claques. Ils s’étaient laissé emporter par leur volonté de battre l’adversaire… Sans pour autant prendre le temps de voir qui était l’adversaire. « J’ai compris. » Murmura-t-il comme à lui-même, presque sans s’en rendre compte. Déçu de ne pas avoir saisi tout ça plus tôt, d’avoir vraiment foncé tête baissé sans plus réfléchir à leurs réels objectif et à ce qu’ils finiraient par obtenir dans tout ça.
«Franchement à la base j'étais pas contre. J'étais même plutôt pour et.. et j'avoue... jalouse de pas en faire partie. Et même si je peux comprendre tes raisons, ça veut pas dire que je cautionne tout ce que vous avez fait. » Albus ouvrit la bouche, étonné. Alors là, il s’était attendu à tout sauf ça. Blake qui lui avait fait mille reproches, lui avait dit mille fois qu’elle s’était sentie trahie par lui. Albus, dupe comme il était, aurait été bien incapable de déceler même une once de jalousie.

Blake se rapprocha et passa de nouveau un bras autour de ses épaules, et Albus se dit que ça serait vraiment gonflé de la repousser à nouveau. Même si elle avait évité la question principale : celle de sa venue. Ça faisait du bien quand même, il ne pouvait pas mentir. Il avait envie de la prendre complètement dans ses bras, oui, mais il sentait qu’il y avait encore des non dits et le malaise n’était pas moins absent.

Blake revint à la charge : « Je vais pas te mentir Albus. Je sais pas si je serais revenue aujourd'hui. Mais tu peux être certain que je serais revenue. » Il haussa les épaules en secouant la tête. Il avait vraiment eu des doutes, mais au final… Il se disait que oui, tôt ou tard elle l’aurait pardonné. Elle était comme ça, Blake. Elle avait un grand cœur, mais fallait pas la chercher. «Ca fait un moment que je veux te reparler tu sais. T'es pas obligé de me croire, c'est pas comme si je l'avais vraiment montré. Je savais juste pas comment revenir vers toi et je savais pas si j'étais prête. Le truc c'est que c'est pas évident à pardonner Albus.. Il s'agit de mon frère et moi j'avais l'impression que c'était comme s'il fallait que je choisisse entre toi et lui. » Dit comme ça… Oui. Montrer à Marcus qu’elle lui préférait son meilleur ami, sympa la fratrie. Hors de question et puis en plus ce n’était pas le cas. Elle devait évidemment se positionner de son côté. Mais de là à carrément faire la gueule internationale à Albus, pardonnez-le mais ça reste encore exagéré, surtout qu’elle n’avait jamais voulu entendre ses explications. «Mais rien qu'avant les examens-là j'en parlais avec Maddie, j'te jure. Je lui disais que tu me manquais. » Albus voulait bien la croire. C’était la même chose de son côté. Blake lui avait manqué à la minute même où il avait réalisé que ça serait plus jamais pareil entre eux, et qu’elle lui en voudrait… très longtemps. «Et puis on s'en fout Al. L'essentiel c'est que je sois revenue, d'accord? Oui je t'en veux encore de m'avoir menti, je t'en veux de t'être attaqué à mon frère et d'avoir osé me regarder dans les yeux et prétendre ne rien savoir à ce sujet. Mais ça veut pas dire que t'es pas mon meilleur ami et que je vais pas te soutenir quand t'en as besoin. Que tu le veuilles ou non d'ailleurs. »
Ces derniers mots le réconfortèrent un tout petit peu, même s’il demeurait une ombre dans le tableau : elle ne lui avait pas encore pardonné et ça, ça lui faisait peut-être encore plus mal. Parce qu’il prenait encore plus conscience de la gravité de la situation et à quel point leur relation s’était détériorée en l’espace de deux mois. Certes, il n’allait pas la forcer. Chaque chose en son temps… Elle finirait bien par le pardonner, ou du moins à oublier tout ça (ça revenait au même). Albus eut besoin –encore une fois- d’un petit délai supplémentaire pour bien digérer tout ce que Blake venait de lui dire. Il n’était pas du genre à faire de longs discours (sauf quand il était gêné ou énervé), lui il prenait l’essentiel et puis il balançait comme ça.
« On tous conscient de notre bêtise. Je le suis plus que jamais surtout là avec toi. » Il la regarda droit dans les yeux et articula bien distinctement sa première phrase, pour être sûre qu’elle comprenne cette fois-ci, parce qu’il en avait marre de le répéter (un peu) : « Marcus c’était pas moi ok ? Marcus était avec Ilyas Marcovic à ce moment là, un obscur influent qu’on voulait absolument atteindre et l’occasion était en or. On était un groupe. J’étais contre, mais j’ai rien pu faire pour empêcher la majorité qui était motivée. J’ai essayé de te le dire tellement de fois. Qu’est-ce que tu peux…  » Il secoua la tête en soupirant. « Qu’est-ce que tu peux être têtue quand tu veux toi. ». Il passa à son tour son bras autour d’elle, l’embrassa sur la tête et l’étreignit fort. Blake était revenue. Enfin. Il avait toujours su quelque part qu’elle reviendrait et que tôt ou tard elle laisserait derrière le passé. Il avait juste fallut du temps, et il la croyait quand elle lui disait que même sans la mort d’Harry elle serait revenue, plus tard. Il sourit à la pensée de Madelyn en train de conseiller Blake. Elles étaient toutes les deux adorables. Tout ce qu’on pouvait dire, c’était qu’elle tombait à pic… Albus allait avoir besoin d’elle comme jamais pour survivre à ces prochains jours qui allaient être juste terrible. « Tu m’as manqué toi aussi, mais je t’apprends rien.  » Albus ferma les yeux et savoura cet instant. Il avait mis momentanément de côté la mort de père, évitant d’y songer. Il venait de la retrouver. C’était (te fâche pas) une maigre consolation par rapport à ce qu’il venait de perdre, mais ce n’était vraiment pas négligeable.

Il ajouta après un instant avec un petit sourire narquois : « Je résume : t’aurais aimé faire partie du Code Phénix mais ça t’as pas plus parce qu’on a touché à ton frère et qu’on n’a pas géré jusqu’au bout.  » Albus ou le roi des raccourcis bidons. Il se risqua à plaisanter dessus. Blake n’était pas lourde au point de lui en vouloir pour ça, quand même ! « Clair qu’on avait la classe, avec nos surnoms de lapin. Je comprends parfaitement que t’aies pu être jalouse. On avait trop de… comment on dit chez les moldus ? Trop de swag ouais. Dommage qu’on se soit cassé  la gueule au final.  »

Albus se promit intérieurement de ne plus rien lui cacher, bien qu’il n’osait pas formuler cette pensée à voix haute. Il pouvait bien faire ça. D’ailleurs, avec du recul… c’était vrai ça, pourquoi n’avait-il pas proposé à Blake de les rejoindre ? Sûrement de peur qu’elle dise non. Qu’elle trouve quelque chose d’incohérent à leur plan qui leur paraissait parfait. Il avait peur peut-être qu’elle se moque de toute ça, qu’elle leur dise à quel point ils étaient bêtes de croire qu’un groupe de cinq adolescents pouvait avoir une quelconque influence et faire bouger les choses à Poudlard. Les seules choses qui avaient bougé à Poudlard, c’était le nombre d’enfermé à Azkaban et le nombre de morts…

« En tous cas, si t’avais été un lapin, pour le nom moi j’aurais voté lapin boudeur. » Dit-il en se détournant pour éviter la tape qui allait pas tarder à venir.

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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Ven 17 Jan - 12:20

Il lui avait dit qu'il avait compris et elle avait cessé de démonter le Code Phénix pour passer à la suite de tout ce qu'elle avait à lui dire. Le but n'était pas de le faire déprimer en lui disant tout ce qui n'allait pas avec leur idée - et y en avait des choses -, mais de répondre à ses questions. Lui dire qu'elle comprenait, mais jusque'à un certain point sûrement et dès qu'il le lui permis elle passa à autre chose. Pour en venir au bout d'un moment au fait qu'elle était là pour lui qu'il le veuille ou non. Elle était catégorique et elle n'aurait pas accepté le moindre refus de sa part sans se vexer comme jamais.  Il mit un peu de temps à répondre ce qui lui fit un peu peur. Elle ne lui avait dit que la stricte vérité et s'il n'acceptait pas ses "excuses" elle ne saurait vraiment comme le convaincre de la laisser rester avec lui, d'essayer de l'aider. Lorsqu'il prit enfin la parole néanmoins ce ne fut pas pour la rejeter. « On tous conscient de notre bêtise. Je le suis plus que jamais surtout là avec toi. » Il semblait sincère et Blake décida d'y croire. Après tout c'était aussi pour ça qu'elle était-là parce qu'elle savait qu'il voulait être pardonné parce qu'il regrettait ce qu'il avait fait. Il avait essayé de s'excuser d'ailleurs, mais c'était elle qui l'avait toujours repousser sans l'écouter. Elle serait peut-être revenue si ça n'avait été le cas, mais peut-être qu'alors son retour aurait été réellement surtout motivé par la pitié. Ouais s'il avait soutenu que le Code Phénix avait été génial du début jusqu'à la fin les choses auraient été différentes. « Marcus c’était pas moi ok ? Marcus était avec Ilyas Marcovic à ce moment là, un obscur influent qu’on voulait absolument atteindre et l’occasion était en or. On était un groupe. J’étais contre, mais j’ai rien pu faire pour empêcher la majorité qui était motivée. J’ai essayé de te le dire tellement de fois. Qu’est-ce que tu peux…  » Il avait insisté sur la première phrase sur le ton d'un adulte qui répète quelque chose à un enfant pour la dixième fois. Ce qui était peut-être le cas d'ailleurs, Blake ne l'ayant à vrai dire pas beaucoup écouté les rares fois où elle l'avait laissé vaguement s'approcher d'elle. Elle n'avait pas voulu en entendre parler, parce qu'elle doutait pas que ses mots auraient pu la faire changer d'avis, la faire lâcher la prise de sa colère et elle n'était à l'époque pas encore prête à le faire. Elle était contente toutefois qu'il s'explique maintenant, qu'il lui donne des raisons de pouvoir lui pardonner au moins en partie. Elle l'aimait cet idiot et ça l'attristait autant que lui de ne pas pouvoir lui pardonner. « Qu’est-ce que tu peux être têtue quand tu veux toi. » Elle leva les yeux au ciel, une moue faussement boudeuse sur le visage. Elle ne lui en voulait pas pour si peu et il ne faisait que dire la vérité. Elle était têtue et ça embêtait d'ailleurs à ce qu'il paraissait pas mal de gens dans son entourage. Non pas que ça l'aie jamais incitée à changer ceci dit. Il passa alors un bras autour bras autour d’elle, déposa un baiser sur son crâne et l’étreignit fort, forçant un sourire sur les lèvres de la brune. Malgré les circonstances elle était vraiment heureuse de l'avoir retrouvé. Ca avait été son "choix" de ne pas lui parler c'était vrai, mais ça n'empêchait pas qu'il lui avait énormément manqué. « Tu m’as manqué toi aussi, mais je t’apprends rien. » Certes, mais ça faisait plaisir à entendre et ça lui donnait bon espoir qu'ils puissent redevenir comme avant. Elle avait besoin de son amitié et ce même si elle était revenue à ce moment précis parce que c'était lui qui aurait besoin de son soutient.

Pendant quelques instants ils restèrent ainsi serrés l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'Albus ne rompe le silence avec un sourire narquois qui entraîna automatiquement un haussement de sourcils de sa camarade : « Je résume : t’aurais aimé faire partie du Code Phénix mais ça t’as pas plus parce qu’on a touché à ton frère et qu’on n’a pas géré jusqu’au bout.  » Le coin de sa bouche se souleva en un rictus mi-amusé mi-moqueur devant l'audace de son ami. Bien sûr qu'Albus allait trouver le moyen de rire de ça. C'était totalement son genre et c'était aussi pour ça qu'il était son meilleur ami. Et c'était pas plus mal qu'il se sente déjà à nouveau suffisamment à l'aise avec elle pour se le permettre. Le résumé n'était toutefois pas si éloigné que ça de la réalité aussi elle hocha lentement la tête pour approuver. « Clair qu’on avait la classe, avec nos surnoms de lapin. Je comprends parfaitement que t’aies pu être jalouse. On avait trop de… comment on dit chez les moldus ? Trop de swag ouais. Dommage qu’on se soit cassé  la gueule au final.  » Blake éclata sincèrement de rire cette fois-ci malgré la dernière phrase du discours de son ami qui était peu réjouissante. Elle décida d'ailleurs de l'ignorer totalement. « Je te demande qui t'as appris le mot swag ou j'ai pas envie de savoir? » Elle n'avait pas entendu ce mot depuis bien longtemps, il fallait dire que c'était totalement moldu et un peu dépassé aussi. Seuls ceux qui avaient été adolescents il y a à peu près dix ans de cela l'employaient encore de façon courante. Et quelques rappeurs moldus encore aussi. Ca avait été un mot "cool" à l'époque. C'était étrange de le retrouver dans la bouche d'un sorcier qui n'avait jamais vécu chez les moldus. Pas aussi étrange que si c'était sortie de la bouche de Pete le sang-pur-préfet-trop-parfait par exemple, mais quand même. « Mais grave vous aviez trop de swag. » Elle secoua la tête, ses dents toujours découvertes par son sourire amusé. Ca faisait du bien de rire avec son Bubus. « En tous cas, si t’avais été un lapin, pour le nom moi j’aurais voté lapin boudeur. » Bim, il lui fit perdre son sourire instantanément. Comme il la connaissait bien il eut la présence d'esprit de se dérober pour éviter le coup qu'elle allait lui asséner, mais après six année d'amitié Blake avait de l'entrainement. Elle lui donna donc une petite tape sur la nuque du plat de la main, en fronçant le nez se retenant visiblement de rire. Normalement elle aurait frappé plus fort et un endroit comme le bras par exemple, mais il avait esquivé cet imbécile. « Pfft, n'importe quoi. » fit-elle justement avec une moue renfrognée. Quoique. C'était vrai qu'elle pouvait bouder pas mal. Il n'était encore une fois par le première à le lui faire remarquer. Mais c'était censé être son ami aussi et ils venaient à peine de se retrouver qu'il lui avait balancé deux de ses défauts principaux en pleine poire. Bravo l'amitié sérieux. Elle ne demandait pas à ce qu'il se répande en compliment à son sujet après tout, mais pas la peine de la détruire non plus. « D'ailleurs je t'ai pas demandé, t'étais quel lapin toi? C'est con ils avait pas lapin inconscient-pas drôle-bouffon-et pas gentil avec sa meilleure amie… » Elle lui tira la langue et fit mine de lui tourner le dos un instant. Elle ne lui en voulait pas vraiment et il devait bien le savoir. Leur amitié durait depuis trop longtemps et ils avaient même survécu au code phénix alors franchement c'était pas une petite boutade comme ça qui allait les déchirer. Blake et Albus étaient fais pour rester ensemble dans l'adversité, c'était comme ça qu'elle avait toujours vu les choses que ce soit consciemment ou pas. Leur amitié tiendrait forcément le coup après Poudlard et ils seraient membres de l'Ordre ensemble. C'était écris comme ça. Ils allaient en affronter encore bien des choses, mais elle serait toujours là pour lui, comme elle était là aujourd'hui et comme elle l'avait toujours été dans les  moments importants malgré leurs disputes occasionnelles. « Je suis contente d'être de retour. » lâcha-t-elle en toute sincérité ses iris noisettes plongés dans les siennes. Elle n'avait pas formulé à voix haute sa promesse de rester à ses côtés quoiqu'il arrive, mais c'était tout comme.

Maintenant que l'étape réconciliation était terminée, Blake serait bien revenue aux choses sérieuses pouvoir comment il allait - mal évidemment, mais à quel point. Elle voulait voir si elle pouvait faire quoique ce soit pour lui, l'aider comme elle le pouvait. Mais elle n'osait pas revenir au sujet de sa venue parce que c'était Albus qui avait décidé de le mettre de côté et ce n'était donc pas à elle d'en reparler. Elle serait là quand il déciderait de se confier, s'il décidait de le faire et même si elle avait toujours peur pour lui. En même il avait été capable de plaisanter avec elle malgré tout alors il y avait quand même peu de chances qu'il soit suicidaire par exemple ce qui était déjà assez rassurant. Elle attrapa la main d'Albus serrant ses doigts dans sa paume le regard vers l'horizon. « Pourquoi ici? » demanda-t-elle presque sans s'en rendre compte. Pourquoi cet endroit parmi tous les autres pour pleurer son père? L'isolement elle comprenait, mais il aurait pu le trouver ailleurs. C'est de la curiosité, mais aussi elle s'en rendit compte après avoir parlé, une façon de lui tendre une perche au cas-où il se sentait prêt à discuter de l'elephant in the room, la mort d'Harry.


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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Jeu 13 Fév - 3:24

Il espérait qu’ils avaient définitivement tourné la page code phénix. Réellement. Il ne voulait plus revenir dessus, plus jamais. Enfin si, il faudrait bien un jour ou l’autre (quand même) qu’il en touche un mot à James ou à la Résistance pour s’excuser (aïe aïe aïe) mais d’un côté maintenant qu’il en avait fini avec Blake, il se sentait d’attaque à affronter n’importe qui, n’importe quoi, du moment qu’il avait Pete et elle à ses côtés. Les Petkebus. Le trio des meilleurs des meilleurs. Mieux que le golden trio, mieux que les trois mousquetaires, que les super nanas, mieux que les aristochats ou même les totally spies. Ensemble, ils pouvaient tout affronter, ensemble ils pouvaient tout assurer. A noter, il faudrait qu’on leur trouve un petit slogan pour la forme.

Elle n’eut pas l’air d’apprécier la blague –quelle surprise. En tout cas, il fit bien d’anticiper le coup de la brune. «Pfft, n'importe quoi.  » « Je ne dis que la vérité, on a dit qu’on arrêtait les mensonges et autres cachoteries. » Affirma-t-il en secouant la tête, gardant l’air sérieux. «D'ailleurs je t'ai pas demandé, t'étais quel lapin toi? C'est con ils avait pas lapin inconscient-pas drôle-bouffon-et pas gentil avec sa meilleure amie…  » Blake lui tira la langue et Albus haussa les sourcils, mi surpris mi amusé. « C’est toi qui dis n’importe quoi ! J’étais papa lapin moi, le plus beau gosse de lapins. » Avança-t-il fièrement. Il ne se souvenait plus exactement pourquoi ils avaient pris de tels noms de code, m’enfin il lui semblait tout de même que c’était Hermès qui avait décidé de son sobriquet. « Je suis contente d'être de retour. » Albus l’était aussi. Enroula encore son bras autour de ses épaules, appréciant leur proximité retrouvée.

Il sentit que malgré ces rires et cette légèreté apparente il y avait quelque chose de profond qu’ils n’avaient pas encore fini de régler. Et il n’était pas sûr de vouloir revenir là-dessus… Mais il fallait peut-être bien. Ca faisait un peu plus de trois heures qu’il avait appris la mort de son père. Albus sentit sa gorge se serrer de nouveau. Plus de larmes, c’est bon. Reste fort, tu vas y arriver. Il allait mourir un jour ou l’autre de toute manière. Ca faisait aussi un peu moins de dix minutes qu’il avait retrouvé sa meilleure amie, et franchement ça faisait du bien d’avoir du réconfort, il ne pouvait pas nier le contraire. Blake s’empara de la main d’Albus. Celui-ci ne voulait pas porter son regard vers elle. Il avait peur de lire de la pitié dans ses yeux, ou quoique ce soit qui lui rappellerait sa détresse. « Pourquoi ici? » Il expira lentement. Pourquoi ici, il n’en savait rien. Il avait couru encore et encore jusqu’au sommet de Poudlard et il n’avait pas voulu redescendre. C’était un endroit où peu de gens se rendaient du fait de sa hauteur et du nombre de marches qu’il fallait grimper pour l’atteindre. C’était l’endroit parfait pour pleurer et regretter son père. « Je sais pas. Je cherchais à aller le plus haut possible, comme si ça me permettrait de fuir Poudlard. » Il s’humecta les lèvres, hésitant à continuer. « Je pense que j’aurais bien continué jusqu’aux toits si ça ne me faisait pas autant penser à Nara. » Ajouta-t-il en haussant les épaules. Il n’y avait pas vraiment pensé sur le coup mais il avait instinctivement dévié sa route au moment où il s’apprêtait à y aller. Car oui c’était le lieu privilégié de leurs rencontres auparavant. Albus reprit d’un ton beaucoup moins léger : « Il ne méritait pas ça, Blake. » Il serra la main de Blake. « J’ai beau ne pas l’avoir vu, ne pas l’avoir parlé depuis des années j’ai l’impression que sans lui ma vie n’a plus vraiment de sens. C’était… » Il soupira. « Enfin ce que je veux dire, c’est que pendant des années je me suis battu -ON s’est battu- pour lui. Pour qu’on comprenne enfin qu’il n’a pas laissé Poudlard aux mains de Voldemort pour rien. Quand je ne savais pas où aller, je pensais à lui. Quand j’avais à doute, je me référais à lui. C’est con mais depuis tout gosse je voulais déjà lui ressembler. Je voulais lui faire honneur. Je voulais qu’il assiste à notre victoire. Je voulais…  » Albus laissa échapper un juron en secouant la tête puis se mordit la lèvre pour en retenir d’autres. Non, putain, il n’avait pas encore digéré ça. Il ne pouvait pas y croire.

«Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai de moins en moins de mal à croire à notre victoire. » Avoua-t-il à mi-voix. Il se sentait carrément nul de lui dire ça. Parce qu’il était censé motiver les troupes, pas leur faire baisser les bras. Déjà avec le code phénix ça avait été un coup dur… Ca faisait déjà un moment qu’il avait déserté les bancs des réunions résistantes. Au fond de lui il savait que ça n’était pas fini, qu’il reprendrait du service dès qu’il serait d’attaque à affronter tout le monde. Mais pour le moment il avait besoin de rester avec lui-même, penser, remettre en question plein de choses… Dont lui-même.

Albus voulut changer de sujet. « Où est Pete ? » Demanda-t-il. Il savait que les deux amoureux passaient beaucoup de temps ensemble et ça l’avait étonné que Blake se soit séparée de lui pour aller à sa recherche. D’autant plus qu’il imaginait qu’avec une telle nouvelle Pete n’a pas dû rester de marbre. Parce qu’en plus d’être le père d’Albus, Harry Potter c’était le symbole de la Résistance, le symbole de la victoire à venir. Et il venait juste de s’éteindre. Albus se sentit soudainement mal à l’aise. Et si… la résistance désespérait ? Et si on n’arrivait plus à la tenir ? C’était tout à fait possible… « Est-ce… que tu penses que la Résistance va changer ? » Formula-t-il enfin, un peu angoissé à l’idée d’une réponse affirmative. Ce n’était pas vraiment sa faute aujourd’hui mais ça plus le Code Phénix… Ça allait avoir indéniablement des conséquences sur leur groupe de résistance.

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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Mar 4 Mar - 8:51

« Je sais pas. Je cherchais à aller le plus haut possible, comme si ça me permettrait de fuir Poudlard. » Il semblait plutôt calme en répondant ce qui rassura la jeune fille, au moins elle n'avait pas fait une grosse boulette en posant cette question. « Je pense que j’aurais bien continué jusqu’aux toits si ça ne me faisait pas autant penser à Nara. » Il haussa les épaules et Blake hocha la tête pour faire signe qu'elle comprenait. De toute évidence Nara et lui ne s'étaient toujours pas rabibochés au moins elle avait eu l'information sans avoir besoin de demander. Ca n'aurait pas franchement été le moment idéal pour ce faire de toute façon.   « Il ne méritait pas ça, Blake. » Elle leva les yeux vers lui, à la mention indirecte d'Harry. Il serra sa main et elle pressa la sienne en retour. Évidemment qu'il ne méritait pas. Personne ne méritait ça. « J’ai beau ne pas l’avoir vu, ne pas l’avoir parlé depuis des années j’ai l’impression que sans lui ma vie n’a plus vraiment de sens. C’était… » Son père. Tout simplement. Il n'avait pas besoin de se justifier, ce n'était pas parce qu'il ne l'avait pas vu depuis qu'il était entré à Poudlard qu'il n'était plus rien pour lui. Blake non plus n'avait pas vu ses parents ces dernières années, mais elle savait qu'elle serait dévastée si jamais elle les perdait. En même temps dans son esprit elle les reverrait un jour même si ce n'était pas dans l'immédiat et justement pour Albus cela n'était plus possible.  C'était normal que ça lui fasse quelque chose. « Enfin ce que je veux dire, c’est que pendant des années je me suis battu -ON s’est battu- pour lui. Pour qu’on comprenne enfin qu’il n’a pas laissé Poudlard aux mains de Voldemort pour rien. Quand je ne savais pas où aller, je pensais à lui. Quand j’avais à doute, je me référais à lui. C’est con mais depuis tout gosse je voulais déjà lui ressembler. Je voulais lui faire honneur. Je voulais qu’il assiste à notre victoire. Je voulais…  » Il jura avant de se mordre la lèvre comme pour s'empêcher d'aller plus loin. La seule chose que Blake pu faire fut de serrer un peu plus la main de son meilleur ami. Elle comprenait où il voulait en venir, mais elle n'avait rien à lui dire qui rendrait les choses meilleures. Son père représentait énormément pas seulement pour lui, mais pour tous ceux qui l'avaient soutenu pendant toutes ses années, elle comprise. Albus avait toujours eu une certaine pression pour lui ressembler, pression qu'il s'était probablement auto-appliquée, mais qui était bien présente tout de même. En plus d'avoir perdu un père il avait perdu un modèle.

« Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai de moins en moins de mal à croire à notre victoire. » fit-il ensuite, d'une voix basse comme s'il ne voulait pas trop s'engager en disant ça. Elle ne pu s'empêcher de le dévisager un instant, bien que ça n'aurait pas du la surprendre plus que ça. C'était logique qu'il se décourage un peu après tout ce qui était arrivé. Ce n'était pas comme si l'avenir s'annonçait brillant pour les résistants. Au contraire de plus en plus d'obstacles semblaient s'amasser sur leur chemin. Elle ne pouvait lui en vouloir de dire quelque chose de pareil. Surtout qu'elle lui avait fait entendre qu'elle ne voulait plus de mensonge de sa part et que donc qu'il se confie de cette façon aurait du lui faire plaisir. Même si ça faisait un peu peur aussi. « C'est normal. » fut tout ce qu'elle réussit à articuler. Elle manquait étrangement d'arguments en faveur de leur combat, là, tout de suite. Non pas qu'elle ne voyait plus les vertus nombreuses de leur cause, mais elle savait que leur chances de réussite étaient moins grandes qu'auparavant et les raisons de continuer lui manquaient là tout de suite. Elle ne se sentait toutefois nullement prête à abandonner. Heureusement Albus la débarrassa de la lourde tâche qu'était de chercher quoi dire puisqu'il changea brusquement de sujet. « Où est Pete ? » Bonne question. Qu'il n'aille pas croire que son meilleur ami l'avait lâché, ou qu'il n'était pas intéressé par ce qu'il venait de se passer. « Je l'ai cherché avant de venir, apparemment il était convoqué avec les autres préfets pour je-ne-sais-quoi. » Elle baissa les yeux. Elle n'avait pas cherché longtemps c'était vrai, mais bon puisqu'on lui avait dit que c'était le cas, elle n'avait pas voulu perdre plus de temps. Et puis ça n'avait rien d'étonnant, il aurait sûrement plus de mauvaises nouvelles à leur annoncer lorsqu'ils le retrouveraient. « Sinon il serait là tu sais bien. » C'était un ami loyal il n'y avait pas de raison qu'il ne soit pas venu avec elle. Elle aurait parié qu'il pensait à lui à ce moment même peu importe où il était. Peut-être même qu'il aurait mieux su le réconforter qu'elle. Quoiqu'il en soit, pour le moment Albus devrait se contenter de Blake. « Est-ce… que tu penses que la Résistance va changer ? » Haussant les sourcils, elle détourna les yeux pour mieux réfléchir et chercher ses mots. La vérité c'était qu'évidemment que les choses allaient changer, pour tout le monde et pas que pour les résistants. Et il s'en doutait probablement d'ailleurs, d'où sa question. Mais elle ne voulait pas trop s'enfoncer dans le pessimisme qui l'avait soudainement pris quelques instants plus tôt. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle prit une inspiration avant de répondre lentement. « Je pense que oui. Que c'est obligé, même. Mais si on s'y prend bien, ça peut ne pas être une si mauvaise chose que ça. » Les changements seraient négatifs dans un premier temps au moins. La perte du symbole de la rébellion ne pouvait pas aider leur cause. Sans compter que le camp opposé lui, se ferait une joie de le leur rappeler à la moindre occasion. Le code phénix aussi avait eut des répercussions sur le camp, moins soudé que jamais. Les choses ne sentaient pas bon pour la Résistance de Poudlard c'était certain. Mais elle croyait sincèrement qu'on pouvait limiter les dégâts. « Je veux dire: on va avoir quelques soucis dans les prochaines semaines. Mais si on arrive à rester soudés, il y a moyen qu'on en sorte plus fort, que ça nous pousse à agir plus, à mettre en place de nouvelles stratégies. » Elle se mordit la lèvre. Tout ça dépendait vraiment des membres et de leur motivation. Sans compter que Lily devait aussi assumer son rôle de chef et réellement prendre les choses en main. « En gros, la résistance va changer, mais il ne tient qu'à nous de l'empêcher de sombrer. » Plongeant son regard noisette dans celui d'Albus elle ajouta « Je sais que c'est dur d'y croire parfois, surtout en ce moment, mais moi en tous cas je lâche pas l'affaire. »  Et elle espérait que lui non plus. La résistance de façon général avait perdu son symbole certes, mais les trois enfants Potter pouvaient continuer à faire vivre l'espoir s'ils s'engageaient comme James l'avait sûrement fait en sortant de Poudlard. Dans sa tête, Albus comptait faire la même chose et elle suivrait le mouvement, même si après tout elle se trompait peut-être. Peut-être que lui il ne voulait plus de ça. Elle divaguait un peu, après tout il n'avait émit que quelques réserves qu'elle-même avait aussi. Il n'avait pas encore dit qu'il laissait tout tomber ce qui serait déjà beaucoup plus surprenant.

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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Mer 19 Mar - 13:05

 

It's a lie lie lie
I get I get what the story will be
You gotta try try try
Escape, escape, escape your misery running out

ghost, skip the use.

Albus redoutait la réponse de Blake au sujet de la résistance. C’était un sujet plus qu’épineux, étant donné toutes les choses dont elle avait été victime… Il ne se faisait pas d’illusions à ce sujet. Il savait, évidemment que la réponse serait positive. La résistance allait changer. Il espérait juste que cette réponse, venant de la part de la sage Blake, serait nuancée, qu’il n’y aurait pas tant de conséquences que ça au final. Naïf.

Blake était une bonne confidente. Elle savait écouter, et en plus de ça, si on mettait de côté ses tendances quelque peu boudeuses et possessive, elle conseillait vraiment, vraiment bien. Pendant qu’Albus parlait, elle ne plaça pas un mot. Elle fit bien de pas le contredire ou de faire au moins semblant d’être en accord avec ses propos. Il avait besoin de dire le fond de ses pensées. Mais quand il lui avoua qu’il avait du mal à croire en leur victoire, il fut quelque peu « déçu » (c’est le mot) de sa réponse. C’est normal, avait elle dit. Oui, bah ouais. Albus émit un bref soupir à ce moment là. Eh ouais. Blake allait pas lui dire qu’il n’avait pas à s’en faire. D’un autre côté il était content que Blake jouait la carte de la sincérité avec lui plutôt que celle qui voulait le rassurer à tout prix.

Blake mit un petit moment avant de répondre : « Je pense que oui. Que c'est obligé, même. Mais si on s'y prend bien, ça peut ne pas être une si mauvaise chose que ça. » Albus ne fut convaincu qu’à moitié par ses propos. Il avait du mal à voir ce changement d’une manière positive. Ils avaient perdu un symbole, ils avaient perdu leur cohésion d’antan. Ils avaient changé de chef pour une gamine de quinze ans. Les Obscurs gagnaient du terrain, Poudlard ressemblait plus à une prison que jamais. Des membres importants avaient quitté le groupe, d’autres étaient en cavale ou à Azkaban… En quoi tout cela pouvait être bon ? Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, dit-on. Mouais on y croit moyen. Ce qui se passe c’est surtout une grosse perte de confiance et de crédibilité en la résistance là.

« Je veux dire: on va avoir quelques soucis dans les prochaines semaines. Mais si on arrive à rester soudés, il y a moyen qu'on en sorte plus fort, que ça nous pousse à agir plus, à mettre en place de nouvelles stratégies.  » Albus remarqua qu’elle se mordit la lèvre, ce qui ne l’aida pas vraiment à se détendre de son côté. Si elle croyait en ce qu’elle disait elle devait savoir que la tâche serait ardue… Mais bon, avaient-ils vraiment le choix à présent ? C’était ou persister ou abandonner. Ni Blake ni Albus ne seraient capable de ça. Alors le choix était vite fait : il fallait y croire encore, malgré tout. Il fallait lutter.

« En gros, la résistance va changer, mais il ne tient qu'à nous de l'empêcher de sombrer. Je sais que c'est dur d'y croire parfois, surtout en ce moment, mais moi en tous cas je lâche pas l'affaire. » Albus esquissa un sourire. Il devrait vraiment exister plus de gens comme la Gryffondor sur Terre, à Poudlard et surtout à la Résistance. Ça en motiverait plus d’un.  Blake avait tout de la résistance modèle. Elle croyait ce en quoi elle se battait et aimait vraisemblablement ça. Albus se sentit alors tout con de dire : « Je vais attendre un peu avant de retourner à la Résistance. » Mais c’était la vérité, il ne pouvait pas le mentir. Il ne pouvait pas lui dire qu’il allait retourner motiver les troupes dès la semaine suivante. Il ne pouvait pas lui dire que lui y croyait encore complètement. Parce qu’il était en pleine période de doute et qu’il avait besoin de se poser et de réfléchir à tous ces évènements qui s’étaient bousculés dans sa vie. De plus, il ne se sentait pas encore prêt à affronter tout le monde comme ça. Il voulait déjà faire son deuil et ne pas penser constamment à son défunt père lors des réunions. Il ne voulait pas être influencé par l’absence de son géniteur. Il ne voulait pas qu’on le prenne en pitié ou qu’on le regarde différemment. Tout, tout sauf de la pitié dans le regard. Il préférait limite quand on se foutait de sa gueule, les moqueries, les coups dans le dos. « Mais ouais. On continue. Toujours. » Dit-il en articulant bien chaque mot, lentement, comme s’ils avaient une importance quelconque. Albus attrapa la main de Blake, pour ne plus la lacher. « Ensemble. » C’est mieux ensemble, oui. Bien mieux. « …avec Pete. » Rajouta-t-il après un moment. Il ne fallait pas l’oublier, ce grincheux-là. Il n’était pas là, mais c’était tout comme, Pete n’avait jamais cessé de soutenir Albus, peu importe la situation -sauf en ce qui concernait une certaine poufsouffle dont on taira le nom. C’était un ami en or, le meilleur qui soit d’ailleurs. Avec Blake ils étaient le couple d’amoureux, d’amis, de meilleurs amis parfaits pour le jeune Potter.

Pas très bavard décidément ce soir, l’Albus. En même temps tu m’étonnes vu ce qu’il venait d’encaisser. Il était encore quelque peu assommé par la nouvelle mais la présence de Blake à ses côtés l’aidait plutôt bien à remonter son moral. Maintenant qu’ils étaient de nouveau unis, il vaudrait mieux éviter d’autres querelles à la con et se concentrer sur l’essentiel. Il se sentait désormais capable de tout affronter du moment qu’ils étaient… « Ensemble. » répéta-t-il presque en un murmure, plus pour lui-même qu’autre chose. Ensemble, oui, mais jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Ensemble physiquement ? Dans le cœur ?  « Ça va être dur quand même. » Souffla-t-il. Il ne parlait peut-être pas beaucoup, oui, mais il en posait pas mal des interrogations avec des simples affirmations. Si Blake trouvait toutes les solutions et faisait la conversation pour lui, il serait loin de s’en plaindre. « Je vais devoir quitter Poudlard avant la fin de l’année, c’est évident. Je ne veux pas aller à Azkaban comme Fred et les autres. » Il haussa les épaules. « Je vais rejoindre James. » Ce n’était pas censé être une surprise pour Blake. Enfin, elle devait surement s’y attendre depuis le temps ... non ? Au début ce n’était que de vagues projets, mais le fait de voir que les résistants de sa famille ont été tous mis en prison a vite fait de confirmer ceux-ci. « Je vous confie Lily. Je sais qu’elle n’a pas besoin de moi pour s’occuper d’elle, mais… j’ai peur quand même pour elle.  » Pour Albus, ça paraissait évident que Pete comme Blake allaient faire une huitième année. Pete parce que c’était un fils de Mangemorts et que ses parents ne le lâcheraient pas, et Blake parce que, bah… parce qu’elle ne lâcherait pas Pete. Il était quand même content de savoir qu’il y aurait ses deux meilleurs amis encore présents pour veiller sur sa petite sœur durant sa dernière année, qu’il avait si peur de laisser seul à Poudlard.


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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Ven 4 Avr - 3:22

 

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Bit by bit, torn apart, we never win

But the battle wages on for toy soldiers

Like toy soldiers, eminem.

« Je vais attendre un peu avant de retourner à la Résistance. » Instinctivement elle leva les yeux vers lui, surprise ? Oui et non. Albus n’était pas du genre patient, lui c’était l’impulsif, ile retournait à la résistance tout de suite ou jamais semblait-il. Mais les choses avaient changé, elles continueraient de changer et Blake ne pouvait s’étonner de sa réluctance. Il comptait revenir, elle le savait, elle y croyait, mais il avait besoin de temps pour se préparer mentalement peut-être, ou pour vérifier que c’était toujours ce qu’il voulait, elle ne savait pas. Et elle ne demanderait pas, parce qu’elle n’avait pas à le faire. Elle croyait en lui et au fait qu’il n’abandonnerait pas, elle y croyait parce qu’elle le connaissait parfois mieux qu’elle se connaissait elle-même. « Mais ouais. On continue. Toujours. » Elle avait bien fait de ne pas douter. Avant qu’elle ne puisse répondre, il attrapa sa main fermement et elle se laissa faire, exerçant une légère pression sur la sienne, comme si ça suffisait à montrer son approbation.. « Ensemble. » Évidemment. Elle ne pensait pas une seconde à lâcher son meilleur ami et même si elle ne se posait pas beaucoup de questions sur l’avenir du moins pas consciemment elle savait qu’ils seraient ensemble pour encore longtemps, toujours elle espérait. « …avec Pete. » Elle sourit. Dans ensemble y avait Pete, non ? Il n’y avait pas de raison qu’il ne soit pas compris dedans qu’il ne reste pas avec eux. Il était différent certes, lui-même le faisait remarquer de temps en temps, mais ils n’en étaient pas moins un trio inséparable et où qu’ils aillent, elle espérait que Pete continuerait de suivre.

« Ensemble. » répéta-t-il après un moment, si bas qu’elle eut du mal à l’entendre. Elle n’avait pas répondu, ça ne lui avait pas semblé nécessaire, mais puisqu’il insistait, peut-être valait-il mieux qu’elle lui fasse comprendre ce qui était ni plus ni moins qu’une évidence. « Bien sûr. » et à nouveau elle serra un peu plus fort ses doigts autour des siens. « Ça va être dur quand même. » Souffla-t-il. Elle pouvait voir qu’il réfléchissait et si elle voulait qu’il finisse sur sa lancé, elle ne pu s’empêcher de froncer les sourcils et  elle du retenir la myriade de questions qui se pressaient à ses lèvres. Comment ça ce serait dur ? Pensait-il qu’ils allaient se disputer à nouveau ? À ce moment-là Blake considérait qu’elle avait déjà pardonner le pire qu’Albus puisse faire, à part s’en prendre à son frère – même si d’accord c’était pas lui blabla – elle ne voyait pas ce qu’il pourrait lui faire qu’elle considérerait comme impardonnable. Quant à lui eh bien, elle ferait en sorte de ne rien faire pour perdre son amitié, comme toujours d’ailleurs. Alors pourquoi ce serait dur d’être ensemble? « Je vais devoir quitter Poudlard avant la fin de l’année, c’est évident. Je ne veux pas aller à Azkaban comme Fred et les autres. » Oh pour de raisons pratiques, certes. Il avait raison. Du moins il avait raison dans la mesure où en effet il valait mieux qu’il quitte les lieux avant de subir le même sort que ses cousins. « Je vais rejoindre James. » Elle hocha la tête après quelques instants. À nouveau si Blake n’avait pas vraiment commencé à faire de projets concrets, ça lui semblait évident que c’était ce qui l’attendait. Ce qui les attendait. Rejoindre James, devenir fugitif, ce n’était pas forcément une vie de rêve, mais en même temps ce n’était pas possible d’en mener une sous le régime de Voldemort, du moins pas pour elle. « Je vous confie Lily. Je sais qu’elle n’a pas besoin de moi pour s’occuper d’elle, mais… j’ai peur quand même pour elle. » De…pardon ? Son choc était visible sur son visage tandis qu’elle scrutait son ami pour savoir s’il plaisantait. Ce n’était bien sûr par son attachement et son penchant protecteur envers sa petite sœur qui l’indignait à ce point, mais plutôt la certitude inexpliquée de son ami concernant le fait qu’elle comptait rester à Poudlard. Elle n’avait pas pensé à fuir avant la fin de l’année, elle n’avait pas pensé à grand chose pour tout dire. Mais il ne s’attendait quand même pas à ce qu’elle le laisse partir tout seul ? C’était fort mal la connaître que de croire qu’elle resterait là à regarder son meilleur ami prendre la fuite, sans rien faire, restant en arrière. Pourquoi pas suggérer qu’elle fasse une classe préparatoire aussi ? Ridicule. « Tu te fous de moi ou..? » lança-t-elle finalement, directe. « Essaie seulement de m’empêcher de venir avec toi. » fit-elle sûre d’elle, sur un ton sans appel. Hors de question qu’elle laisse Albus rejoindre James tout seul, déjà parce que s’il ne le retrouvait pas, il serait tout seul et ça c’était pas possible. Elle ne pouvait pas rester à Poudlard à s’inquiéter constamment pour lui. Et puis même si ses projets n’étaient pas concrets elle s’était toujours vue rejoindre la Résistance extérieure, l’Ordre du Phénix, elle s’était toujours vue rester au côté d’Albus, c’était une évidence et il n’y avait pas la moindre raison que sa change. Et si elle devait devenir fugitive, alors elle le ferait. Et si elle devait partir avant les ASPICs alors elle le ferait, avec plaisir même. Franchement ce n’était pas l’élève peu intéressée qu’elle était qui allait se plaindre de quitter Poudlard sans avoir passer le dernier examen. Sans compter que ce serait un beau doigt d’honneur au staff de l’école. Bref, elle ne voyait pas pourquoi il semblait si sûr qu’elle ne viendrait pas. Et bien sûr il avait dit « vous », « je vous confie Lily » oui, mais Pete aussi il venait. Hein? « Oh. » Non elle refusait de douter là tout de suite. Il ne les laisserait pas tomber point. Albus venait de perdre beaucoup aujourd’hui, hors de question de se laisser entraîner dans des suppositions qui le ferait déprimer d’autant plus. Et puis y avait elle. Elle voulait croire au trio, elle voulait croire à la promesse qu’ils s’étaient faite tous les deux quelques minutes plus tôt et qu’ils avaient fait au nom de Pete. Peut-être qu’elle avait tord de croire que c’était certain qu’ils ne se sépareraient pas, mais au moins pour le moment elle voulait y croire. « Tous les trois pour toujours. » fit-elle enfin doucement mais avec fermeté. Blake ne voulait plus en entendre parler et elle espérait qu’il le comprenne.

« Faut voir comment on peut prendre contact avec James alors. » enchaîna-t-elle pour s’assurer qu’il ne reviendrait pas sur le sujet. « Bien sûr pas hibou c’est impossible, à part si... euh... » Il y avait bien quelqu’un qui pourrait peut-être les aider maintenant que cette personne avait quitté Poudlard. Ouais si cette personne avait des nouvelles de l’aîné Potter elle pourrait sûrement les leur donner. « Faut que je vois, mais j’ai peut-être une idée. » Elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs en faisant comme si son plan était certain de fonctionner, parce que clairement trop de facteurs étaient indépendants de sa volonté. D’autant que de plan elle n’en avait pas encore de très précis, mais elle avait une idée susceptible de fonctionner et elle ferait ce qu’elle pourrait pour que ça marche. « Tu me fais confiance? » Elle-même ne se faisait pas tant confiance que ça aussi elle ne se sentait pas des plus à l’aise à demander à Albus de le faire, mas elle espérait qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur. C’était une façon aussi d’éviter qu’il lui pose trop de question, non pas que ça la dérangerait de lui faire part de son idée, mais elle était si peu développée encore qu’elle estimait que ce serait inutile. Elle lui dirait quand elle aurait quelque chose d’un peu plus concret.


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MessageSujet: Re: always + blabus (terminé)   Jeu 1 Mai - 11:57

Blake ne chercha pas à l’interrompre pendant qu’il parlait. Albus s’attendait à ce qu’elle soit surprise ou approuve ou s’oppose à ses propos mais en fait non. Quoique. Elle attendit patiemment qu’il n’ait plus rien à dire pour lui lancer un superbe : « Tu te fous de moi ou..? » Euh. Non ? Du tout. Blake. BOUDE PAAAS. Albus se pinça les lèvres et regarda Blake du coin de l’œil. Ouais, évidemment qu’elle n’allait pas être d’accord. C’était risqué de tenter de s’enfuir dans Poudlard. Mais s’il ne pouvait pas compter sur Blake pour l’encourager, eh bien il le ferait quand même, même sans son soutien. Il espérait quand même qu’elle ne ferait rien pour l’en empêcher. Elle ne pouvait pas comprendre que c’était une question de survie avant tout, plus que de conviction ? Qu’il préférait mille fois la cavale à la prison ? «Essaie seulement de m’empêcher de venir avec toi. »  Albus mit un instant à comprendre ce qu’elle venait de dire. Il ne s’était pas vraiment attendu à ça… Vraiment pas. Il ouvrit la bouche puis la referma, ne sachant que dire. Il resta un instant silencieux avant de se reprendre :  « T’es sérieuse ? Mais… » C’était minable comme réponse, mais c’était peut-être parce que ce que venait de lui dire Blake était très loin de lui déplaire et qu’il ne voulait pas se montrer trop enthousiaste. Il savait que l’entrainer dans ses conneries était dangereux, qu’elle risquait beaucoup moins que lui en restant à Poudlard et tellement en le suivant… il ne voulait pas lui infliger ça. Cela dit, si Blake le voulait… Franchement c’était génial. Il n’avait pas pensé au fait que Blake veuille bien le suivre dans sa fuite. Il avait tellement besoin d’elle, et de Pete aussi. Pour ce dernier c’était autre chose, Albus savait qu’il avait des obligations familiales, une fiancée et d’autres bêtises dans ce genre. Mais Blake ? « T’es vraiment la meilleure des meilleures amies, mais… tu n’as aucune raison de partir, je peux pas te laisser me suivre… » Il était si heureux qu’elle lui propose ça qu’il ne trouvait même pas de quoi argumenter contre. «Tous les trois pour toujours. » Dit-elle simplement. Albus sourit. C’était vraiment bon à entendre ce genre de nouvelles. L’idée qu’il se faisait de son avenir prenait déjà une tournure nouvelle. Il s’y projetait avec déjà plus de facilité. Lui qui avait toujours craint la solitude, il savait qu’il ne serait jamais seul vraiment seul. Il pesa le pour et le contre de la situation. En soit il ne la forçait pas. Elle s’était proposée d’elle-même et semblait ne pas vouloir revenir en arrière. Enfin, Albus espérait qu’elle ne souhaitait pas vouloir revenir en arrière (CHUT CHUT trop tard, elle a dit oui, vos gueules, trop tard). Elle était une résistante plus que convaincue. Il savait que rien ne lui ferait plus plaisir que de rejoindre l’Ordre à plein temps et qu’elle n’avait pas de clairs projets d’avenir. Son ton semblait catégorique. Déterminée. Et Albus n’avait rien contre. Blake n’était pas une gamine, elle pouvait se défendre elle-même et en avait largement les moyens. Il ajouta après un instant : « Je t’aime Blake, j’espère que tu le sais. Merci. » Il ne trouva rien d’autre à dire de plus. «Faut voir comment on peut prendre contact avec James alors. » Albus n’avait pas parlé à James depuis plus d’un an. C’était vraiment délicat. Il était un fugitif recherché par le monde magique entier, et était constamment en cavale, Albus s’en doutait bien. Il ignorait tout de lui, si ce n’est qu’il était vivant. Car si ce n’était pas le cas, il était à n’en pas douter que sa mort aurait fait autant de bruit dans les journaux que pour leur père. «Bien sûr pas hibou c’est impossible, à part si... euh... Faut que je vois, mais j’ai peut-être une idée. » Albus l’observa, intrigué.« Tu me fais confiance? » « Bien sûr. Toujours. » Il ne demanda pas de détails, même si, il fallait l’avouer, les paroles de Blake faisaient naitre en lui des dizaines de questions à poser. Mais ils étaient bien là. Il n’avait pas envie de parler davantage, de chercher d’autres problèmes pour le moment. Il y en avait déjà assez comme ça pour la journée… Ils n’étaient pas obligés de régler tous les détails de leur fuite dans l’immédiat. Ça pouvait attendre. Il y avait plus important actuellement. Il tourna sa tête vers son amie. Malgré la douleur causée par la mort de son père, Albus savait qu’il était chanceux quelque part. Parce que tout n’était pas perdu, parce qu’il n’en n’avait pas encore fini lui. Il avait Blake à ses côtés, mais aussi Pete. Et il savait qu’il les avait désormais près de lui aussi longtemps qu’il vivrait.

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