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 LULOU ∞ you'll always meant the world to me

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victory needs sacrifice ∞ ∆DMIN
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MessageSujet: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Lun 29 Juil - 2:53


« pour toujours et à jamais »




La salle des champions devait être nettoyée c'est tout ce qu'on avait dit à Lucy en cette matinée. Un dimanche matin, c'était exagéré mais ce n'est pas comme si elle avait le choix. Elle était punie à vie pour avoir participé à Code Phénix, se plaindre lui était interdit, obéir était obligatoire. Alors elle fermait sa grande bouche et faisait ce qu'on lui demande. Elle se répétait de toute manière, que la sentence aurait pu être pire : Voldemort aurait pu la tuer. Ça avait failli de toute manière lors de son interrogatoire. Jusqu'au dernier moment, elle avait cru qu'il allait mettre un terme à ses jours mais non, il lui avait laissé la vie sauve. D'un autre point de vue, on pourrait dire qu'à la place il l'a condamné à une vie de solitude si elle voulait tenir les siens à l'abri du danger ou alors elle était condamnée à se taire dans l'ombre et ne rien fait rire. Rien faire n'était pas envisageable pour la demoiselle Weasley. Elle n'avait jamais été inactive et même elle en avait horreur. C'était une honte pour elle que de rester les bras croisés et ne rien faire. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait toujours reproché à Rose et même si maintenant les gens la prenaient pour une lâche et une traîtresse, elle savait qu'au fond ce n'était pas (tout à fait) le cas. C'est aussi ce qui lui permettait de tenir le coup car sinon elle aurait pu commettre l'irréparable. Bien qu'honnêtement, elle n'était pas du genre à vouloir se suicider, elle aimait trop la vie pour ça. Elle préférait que sa mort sert à quelque chose plutôt que de la gâcher comme cela. C'est pourquoi elle n'écartait pas l'hypothèse de se sacrifier pour la résistance, c'était d'ailleurs une possibilité qu'elle envisageait chaque jour d'avantage. De toute façon elle avait déjà sacrifié son existence pour se consacrer uniquement à la résistance, pourquoi ne pas se donner entièrement ? Elle avait le temps d'y penser de toute façon, non ? Elle ne pourrait rien faire tant qu'elle était à Poudlard et il lui restait encore deux ans car elle était bien décidée à intégrer la classe préparatoire. Elle était ambitieuse et ne faisait jamais les choses en entier. C'est vrai elle partait du principe que tant qu'à faire les choses, autant les faire à fond sinon ça ne valait pas le coup. Enfin bref, elle devait aller nettoyer la salle des champions ce matin à neuf heures pétantes et elle avait plutôt intérêt à être à l'heure si elle ne voulait pas de représailles. Elle n'est plus considérée que comme un Elfe de Maison par bien des personnes de l'équipe professorale et administrative de Poudlard. Quelle vie ! Cela faisait mal, cela serait mentir que de dire le contraire mais Lucy s'en fichait royalement à part pour certains. Notamment son professeur de potions car il lui tenait à cœur d'avoir son soutien et l’impressionner mais après. Poudlard ce n'était qu'une première phase, elle s'en rendait compte à présent. Ce qui comptait réellement c'était l'après-Poudlard, quand elle sortirait. Il est vrai que du coup, dans ses paroles on pouvait croire que Poudlard était une prison. Ce n'était pas tout à fait vrai mais par bien des aspects, la comparaison n'était pas tout à fait fausse. Elle n'était pas libre à Poudlard, elle ne le serait peut-être pas non plus en dehors mais elle voulait croire à des jours meilleurs.

Néanmoins son espoir avait été mis à rude épreuve ces derniers temps car l'un de ses oncles avait été tué : Harry Potter et elle avait appris de source sûre que toute sa famille y compris ses deux parents avaient été envoyés à Azkaban. C'est bien simple depuis cette annonce, elle ne dormait pratiquement plus la nuit. Elle craignait chaque matin d'entendre l'annonce de la mort de l'un de ses proches. Si son père mourrait... Elle ne voulait pas l'envisager. Principalement parce qu'elle n'était pas sûre de pouvoir survivre à la nouvelle. Rien que de l'imaginer la rendait malade. Non, son père ne serait pas tué. Son emprisonnement n'était que provisoire et juste pour effrayer les foules. Voldemort verrait bien que son père n'était coupable de rien et que le tuait ne servirait à rien. Lucy en était persuadée, il ne pouvait en être autrement. Il fallait qu'elle ait confiance et tout se passerait bien. C'est pourquoi il ne fallait pas non plus qu'elle fasse de vagues à Poudlard pour le bien de ses parents. Elle allait donc aller nettoyer cette foutue salle et avec le sourire. Elle ne savait pas exactement si elle devait revêtir son uniforme pour l'occasion. Puisque c'était dimanche, elle partit du principe qu'elle pouvait revêtir des vêtement plus confortables. De toute manière, en plus il n'y avait jamais personne dans la salle des champions sauf lorsqu'il y avait des invités de marque. Ce qui ne serait sûrement pas le cas un dimanche matin. Elle ne savait pas non plus si elle serait seule pour accomplir cette tâche. Elle espérait que oui. Elle préférait la solitude ces derniers temps et puis cela lui évitait d'avoir de mauvaises surprises. Par exemple, tomber sur un membre de sa famille et devoir encore jouer le rôle de la fille insensible et égoïste qui se fout de tout. Le pire qu'elle craignait était d'être avec Fred ou Louis. Il y avait très peu de risques pour ce dernier puisqu'il était un élève exemplaire. Il n'avait quasiment jamais de punitions. Être face à face à Louis, elle ne pourrait le supporter. Non elle n'était prête à ça... Pourquoi y penser de toute façon ? Ça n'arriverait pas. Elle savait en tout cas qu'Adrian n'était pas convié à la punition. D'un côté elle aurait aimé que ça soit le cas, ils auraient eu un moment rien que tous le deux mais d'un autre, ce n'est pas comme ça qu'elle arrivait à l'écarter. Plus elle passait de temps avec lui et plus elle se rapprochait et se raccrochait à lui. Elle savait que c'était dangereux car elle ne pourrait pas le quitter à ce rythme-là. Pourtant c'était ce qu'il y avait de mieux à faire, elle le savait. Mais d'un autre côté, elle voulait profiter de ces moments. Elle se disait à chaque fois, que la prochaine fois qu'ils se voyaient, elle y mettrait un terme mais à chaque fois, c'était la même histoire, elle reportait. À reporter encore et encore, elle savait que ça serait d'avantage difficile mais elle n'y arrivait tout simplement pas. Sa confrontation avec Hermès avait déjà été tellement difficile, elle ne s'en remettait encore pas. C'est pourquoi elle n'avait aussi pas la force de le faire, très certainement. Elle chassa tout ça de son esprit, ce n'était pas le moment d'être déprimée. Elle devait faire face et monter que tout va bien. Elle noua alors ses lacets et se mit en route.

« Mademoiselle Weasleay, vous êtes en retard. C'est une manie chez vous ? » Le concierge était de bonne humeur, super ! Surtout qu'il était mauvais, elle n'était pas en retard, ça devait être la première fois mais bon le faire remarquer ne serait pas une bonne chose. Oh non ça lui attirerait des problèmes. « En fait, je penche plutôt pour une particularité familiale puisque votre partenaire n'est toujours pas là. Tant pis, vous lui expliquerez, je n'ai pas de temps à perdre. » Le concierge avait parlé très calmement pourtant Lucy avait l'impression qu'il lui avait lâché une bombe ! Son rythme cardiaque augmenta considérablement d'ailleurs. Elle allait faire sa punition avec quelqu'un de sa famille. Qui ? Elle savait déjà que ce n'était pas Roxanne puisque sinon elle le lui aurait dit. Du coup, elle savait que la personne qui allait arriver ne lui plairait pas. Encore si c'était Rose ou Dominique, elles s'ignoreraient royalement, chacune faisant son travail sans poser de discussion ou causer avec l'autre. Mais si c'était quelqu'un d'autre. Pouvait-elle sortir ? Peut-être que le concierge l'aurait oublié. « Mademoiselle Weasley, vous m'écoutez ? Je croyais vous avoir dit que je n'avais pas de temps à perdre. » Le ton était dur, sec et froid. Lucy sentait bien en effet qu'il en avait par-dessus la tête de devoir s'occuper d'elle. Lucy lui fit alors un signe affirmatif et essaya de se concentrer sur ce qu'il lui disait mais c'était quasiment mission impossible. Elle ne faisait que penser à la personne qui pourrait la rejoindre. Elle avait la boule au ventre, elle se sentait vraiment mal et non, ça n'allait pas du tout. « Vous avez compris ? » Lucy releva la tête vers lui, elle constata ensuite qu'ils étaient entrés dans la pièce et elle ne se souvenait même pas de ce qu'il avait pu lui dire alors elle tenta une réponse : « Je nettoie tout, enfin on nettoie tout sans utiliser de magie. » En général, à chaque fois c'était cela et même que les professeurs leur prenaient leur baguette. Elle commençait à connaître la procédure par cœur. « Et vous remettez bien tout à sa place ! Croyez-moi je le saurais si ce n'est pas le cas. Et nous saurons aussi si vous avez utilisé votre baguette et croyez-bien qu'on vous fera tout recommencer et ça sera beaucoup plus dur ! » Le concierge était plutôt comique mais lui rire au nez ne serait pas une bonne chose. Toute façon il partait. « Compris. » Allez maintenant, il ferait mieux de partir. « Je reviens voir où vous en êtes à midi pétante. » Super, enchanté de le savoir.

Les minutes commençaient à passer et elle était en train de se dire que finalement « son partenaire » de colle ne viendrait pas. Elle commençait à se détendre. Elle préférait franchement assumer la punition seule. Mais alors la porte s'ouvrit laissant apparaître... Louis. Elle manqua de faire tomber le balai qu'elle tenait dans la main. La surprise se lut d'ailleurs sur le visage et elle sentait les larmes lui montaient. Elle se retourna alors pour se reprendre. Elle était beaucoup trop émotive en ce moment. Il fallait forcément que ça soit lui. Elle ne pouvait. Elle devait lui parler, faire comme s'ils étaient deux étrangers et qu'elle n'en n'avait rien à faire de lui mais ce n'était pas possible. Tout son être s'inquiétait pour lui et mourrait d'envie d'avoir de ses nouvelles. Elle l'observait énormément en cours tout en faisant toujours attention de ne pas se faire prendre. *Ressaisis-toi Lucy, c'est pas le moment de craquer. Tu peux le faire.* Elle se retourna alors de nouveau pour faire face à Louis qui n'avait pas bougé d'un poil. Néanmoins Lucy put constater que ses traits étaient changés. Il arborait une expression dure signe qu'il lui en voulait. En même temps à sa place, elle serait dans le même état. Elle ne savait pas quoi dire. Rien que dans le voir dans cet état et de savoir que c'était sa faute, lui donnait envie de pleurer ! Encore une fois, elle l'avait voulu mais c'était vraiment difficile surtout face à lui. C'est la voix assez tremblante qu'elle lui dit : « Le concierge est parti. » Elle s'arrêta pour prendre plus d'assurance. « Il faut qu'on nettoie tout sans magie. Il va revenir à midi. » Elle sonnait faux, elle le sentait et c'était insupportable. Elle serait Louis, elle serait dégouttée ou elle ne savait quoi. C'était de l'ordre du supplice. « Il y a un balai et des chiffons dans un coin. » Elle se retourna alors très vite et ré entreprit de nettoyer le sol avec son balai. Elle était nulle, archi nulle. Elle se faisait horreur et elle ne savait pas comment aller se dérouler la suite des événements mais elle était prête à parier que ça n'allait pas être tendre, loin de loin. Ça allait être dur et elle ne savait actuellement pas si elle serait capable de faire face. El était même quasiment sûre que non. Pourquoi les choses avaient-elles dû prendre cette tournure ?
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Dim 29 Déc - 15:14

Spoiler:
 

Depuis une bonne dizaine de jours, Louis se réveillait saisi de ce sentiment de trouble le plus total, similaire à celui qu’il avait connu plus jeune à quelques reprises lorsqu’il s’endormait à un endroit et se retrouvait le lendemain matin dans son propre lit sans avoir eu connaissance de quoi que ce soit. Ce temps était bien résolu, désormais, cette époque où les Weasley prenaient soin des uns des autres. A cette idée, Louis sentait toujours la colère en lui emprunter une courbe exponentielle alors que la journée n’était même pas commencée. Il n’était même plus triste, il était purement et sauvagement furieux. Et de manière contradictoire, une partie de lui l’incitait à rester au lit et ne pas affronter ce nouveau jour qui se levait timidement. Chaque nouvelle journée au collège de sorcellerie semblait lui réserver de très mauvaises surprises. D’abord, il y avait eu l’apparition du fameux Code Phénix, puis le dévoilement des cinq « lapins » qui avaient orchestré pendant un malheureusement court moment des attaques visant les Obscurs et Mangemorts du château. Pour être sincère, apprendre l’identité de ces lapins avait fait souffert Louis autant que de savoir qu’ils avaient été découverts et qu’ils paieraient chèrement le prix de leurs actes.

Fred, Lucy, Albus, Adrian, Hermès. Ces cinq noms demeuraient figés dans l’esprit du Poufsouffle bien qu’il aurait tout donné pour ne plus y penser. Leur évocation le mettait d’ordinaire encore plus en colère, pour la simple et bonne raison que trois Weasley avaient fait partie de ce petit clan. Ses trois cousins. Et encore une fois, le sixième année se sentait violemment exclu. C’était toujours la même histoire qui se répétait inlassablement, on ne faisait jamais confiance à Louis, on ne l’intégrait jamais nulle part. Et le pire dans tout ça, c’était qu’ils avaient préféré insérer Adrian et Hermès à leur projet plutôt que lui. Louis s’enflammait toujours à cette idée. Adrian et Hermès, le petit ami et le meilleur ami de Lucy. L’adolescent ne digérerait jamais ce qu’il considérait comme un réel affront. Lucy avait préféré mettre son petit ami et son meilleur ami dans une si importante confidence plutôt que lui, celui qui était sensé être son meilleur ami, celui qu’elle connaissait depuis toujours, celui qui était sensé avoir une place primordiale au sein de sa vie. Foutaise, mensonges. Sa vie était bourrée de menteurs et de traîtres. Louis ignorait à qui pouvoir faire confiance désormais, ses propres cousins ne lui faisaient manifestement pas confiance, et de toute évidence, la réciprocité devait être appliquée.

Le pire, c’est que Louis ne pouvait s’empêcher de ressentir de l’amertume lorsqu’ils pensaient à toutes ces paroles que Fred et Lucy lui avaient servies. Comme quoi ils n’avaient jamais douté son rôle dans la Résistance, comme quoi il était doté d’une force mentale qui ne pouvait que leur être utile.  Cassiopée avait raison, aux yeux de sa propre famille, il n’était que le petit Louis qui ne servait strictement à rien et qu’on préférait oublier, qu’on préférait évincer. Malgré toutes les actions qu’il avait fait durant sa scolarité au collège de sorcellerie, toutes les punitions qu’il avait endurées pour préserver ses cousins, il n’avait reçu absolument aucun crédit aux yeux de ces derniers. Il demeurait Louis, l’inutile Louis. Le pire, c’est que le fils de Bill et Fleur avait su trouver une raison pour expliquer l’absence de ses autres cousins au sein du Code Phénix. Il aurait été profondément stupide d’impliquer Lily, qui était la cheffe des Résistants. Rose, Dominique et Hugo n’auraient jamais osé participer à de telles actions, et Louis était sûr que Rose s’en serait même rendue malade si elle avait su que trois de ses cousins étaient derrière ce coup. Roxanne était logiquement exclue, faisant partie des Obscurs depuis des années. Puis, Lucy n’aurait probablement jamais laissée sa sœur Molly se mettre en danger à ses côtés. Quoi que pour ce dernier point, il fallait avouer que la partie courroucée de Louis débutait à la mettre en doute. Après tout, dès que le Code Phénix avait été dévoilé au grand jour, la première réaction de sa cousine n’avait pas été de prendre soin de ses cousins et de se serrer les coudes, absolument pas, elle avait accouru chez les Obscurs pour s’enrôler à leurs côtés. Louis s’étonnait même à quel point cela avait semblé facile pour Lucy de se diriger vers leurs ennemis jurés et s’y faire une place si promptement. Probablement Roxanne avait-elle pu aider. Ou pire, peut-être que Lucy avait prévu son changement de clan depuis longtemps, depuis des années peut-être même. Si ça se trouvait, elle avait été une espionne pour les Obscurs depuis des mois, des années. Si ça se trouvait, Louis n’avait jamais réellement su qui était Lucy Weasley, et désormais, il se sentait terriblement stupide et naïf, qu’il s’en voulait à mort d’avoir été si aveugle. La fille de Percy Weasley avait été sa meilleure amie depuis sa naissance, l’individu qu’il considérait comme une véritable sœur, sa meilleure amie, sa confidente, la personne qu’il aimait le plus dans ce monde pourri. Et il s’avérait que cette personne en question était aussi fausse que ce monde injuste.

Louis comptait désormais les gens auquel il jugeait pouvoir faire confiance sur deux simples doigts. Sa sœur Victoire, et Madelyn. Chose assez ironique lorsqu’on savait que Maddie était impartiale, et Victoire venait d’être capturée pour être envoyée à Azkaban. Louis faisait encore des cauchemars de cette scène. Même lorsqu’i l était éveillé, il lui arrivait d’avoir des flashs de ce terrible enlèvement. Il s’était sentit si impuissant, si inutile, si lâche. Il aurait tant aimé avoir dégainé sa baguette et libéré sa sœur. Prendre la fuite comme Camélia, Sidney et James l’avaient fait. Mais quelle chance aurait-il eu ? Une probabilité de réussite frisant le zéro absolu. Il n’aurait qu’envenimé la situation, il n’aurait fait que provoquer plus de sang de Résistants tâchant les dalles glaciales du château écossais. Alors il s’était tut, fixant le visage défiguré par la peur de son aînée se faire arracher de son champs de vision pour ce qui pouvait être des années, des décennies, ou peut-être même toujours. Si ça se trouvait, Victoire était morte à l’heure qu’il était, comme son oncle Harry qui avait été exécuté sur la place publique de Pré-au-Lard il n’y avait pas si longtemps. Chaque aube qui montrait le bout de son nez prévoyait plus de sang, chaque soleil éclairait une nouvelle mort dans les proches du Poufsouffle. Et il n’avait plus que deux personnes sur qui il pensait pouvoir compter, avec seulement une encore à Poudlard.

Car oui, Louis avait prit l’irrémédiable décision de couper les ponts avec le reste de ses cousins. Manifestement, ils ne voulaient pas de lui, et l’attrapeur en avait souverainement assez de faire leur larbin et n’en recevoir que si révulsifs remerciements. Et puis de toute façon, il ne leur faisait même plus confiance. Ils lui avaient tous menti autant qu’ils étaient. Lucy n’avait même pas osé le regarder lorsqu’il l’avait croisée juste après qu’il ait apprit qu’elle était une des lapins. Elle avait fuit son regard et poursuivi son chemin vers l’obscurité et la cruauté de ce monde. Elle l’avait ignoré, comme s’il n’avait été qu’un outil que désormais, elle pouvait jeter et ne plus jamais avoir affaire de nouveau. Il n’avait pas mérité la moindre expression, le moindre mot. Elle lui avait offert cette insensibilité qu’il avait prit pour le pire des mépris. Une ignorance royale qui lui avait brutalement brisé le cœur, et qui aujourd’hui animait cette colère intense qui semblait ne jamais souhaiter s’apaiser. C’était cette colère qui motivait le Poufsouffle à se lever chaque matin, une haine qui incitait comme un défi face à l’avenir qui lui réservait de mauvaises surprises si prolifiques. De quoi aurait-il bien le droit, aujourd’hui ? Une nouvelle mort dans sa famille ? Une exécution sauvage de son propre sang ? Un nouveau cousin affichant et jouissant de sa trahison envers ses propres siens ?  

Irritable, Louis arpentait les couloirs de l’école telle une bombe à retardement, menaçant d’imploser à la moindre contrariété. Il ne demandait qu’à passer ses nerfs sur la première personne qui le regarderait de travers. Peu importe si cela s’avérait être Louise qui le fuyait depuis des mois, un cousin qui lui passait son chemin ou un mangemort qui lui offrait une remarque acide et méprisante comme ils savaient si bien le faire. Une partie de Louis rêvait de le sommer de ne faire qu’ignorer tous ces abominables personnages, mais une autre avait un désir de revanche si puissant, notamment vis-à-vis de sa sœur, que le Poufsouffle n’était pas certain qu’il pourrait s’empêcher de commettre la quelconque grosse bêtise. D’ailleurs, il était tellement obnubilé par sa colère qu’il en avait quasiment oublié le lieu où il se rendait. Il lui fallut se stopper à un coin du troisième étage pour réaliser qu’il s’était levé afin d’effectuer la punition que le nouveau professeur de potions avait jugé bon de lui affliger car il avait rendu son devoir à la fin du cours au lieu du début du cours. Le dit mangemort désirait de toute évidence apprendre à sa nature révulsive qu’il était à comment obéir aux simples ordres en l’envoyant un dimanche matin répondre aux désirs du concierge de l’école de sorcellerie.

Inspirant profondément, serrant solidement ses poings afin de canaliser sa fureur, le Poufsouffle emprunta ainsi les derniers escaliers qui le mèneraient à la salle des champions. Il ne prit même pas la peine de jeter un coup d’œil à l’heure qu’il était actuellement, se doutant pertinemment qu’il était en retard. La leçon que le mangemort semblait vouloir lui inculquer par l’intermédiaire du concierge était déjà partie d’un mauvais pied. Après une dizaine de minutes durant laquelle Louis retardait son pas volontairement, peu enclin à l’idée d’effectuer sa corvée, le garçon finit par pousser la porte de la fameuse pièce qui ne servait strictement à rien, soit dit en passant.  Il jeta un vif coup d’œil à l’intérieur de celle-ci, remarquant qu’aucun mangemort courroucé ne semblait prêt à l’accueillir de manière agressive, puis ses yeux s’attardèrent sur une silhouette penchée, appliquée à nettoyer la dernière étagère d’une commode refermant des trophées quelconques datant de plusieurs siècles. C’était à se demander comment ces récompenses tenaient toujours debout, d’ailleurs. Si ça se trouvait, le concierge s’amusait à trafiquer les dates question de donner au château un peu plus de cliché. Cette idée fit naître un sourire mauvais sur les lèvres de Louis, sourire qui s’évanouit aussitôt lorsqu’il croisa le regard de Lucy.

A l’instant précis où les deux paires d’yeux émeraude se croisèrent, toute la colère de Louis s’évapora. Il ne ressentait ni colère, ni joie d’ailleurs, ni tristesse, ni mépris. Il était comme figé, anesthésié, fixant sa cousine qui avait l’air aussi décidé que lui à émettre le moindre mot, esquisser le moindre mouvement. Finalement, d’une voix tremblante, la nouvelle recrue des Obscurs annonça :  « Le concierge est parti. » L’expression dure que Louis arborait naturellement depuis un moment se relâcha un peu, le garçon sentant les muscles de son visage le remercier brièvement. Lucy avait la voix chevrotante, comme si elle craignait quelque chose, comme si elle n’assumait pas quelque chose. Avait-elle peur de sa réaction ? Qu’il l’attaque violemment, qu’il lui énonce tous les torts auxquels il pouvait penser plus que promptement en en nombre rapidement croissant ? Redoutait-elle un certain affrontement ? « Il faut qu'on nettoie tout sans magie. Il va revenir à midi. » L’assurance avait reprit place dans la voix de l’apprentie sorcière.  Le garçon fronça les sourcils, dévisageant catégoriquement son interlocutrice. C’était flagrant que sa cousine était fausse envers lui, et il ignorait si cela devait le mettre encore plus en colère ou au contraire, l’adoucir, donner à sa cousine plus de crédit, un peu de bénéfice de doute, et une grande dose d’espoir qu’elle n’ait pas changée, que son petit manège des derniers temps soit aussi faux que la conversation qu’elle tentait d’avoir avec lui présentement. « Il y a un balai et des chiffons dans un coin. » La Capitaine des Blaireaux se retourna vivement, laissant un Louis toujours immobile dans la carrée de la porte. Après une bonne minute d’inactivité, l’adolescent finit par s’avancer, refermer la porte derrière lui et se diriger vers le coin démontré où reposaient balai et chiffons.

Les mains stupidement tremblantes, Louis considéra plusieurs minutes les outils de ménage comme s’il n’en avait jamais vu dans sa vie auparavant et qu’il ignorait prodigieusement leur utilité. En réalité, il était incapable de trouver un moyen de répondre à Lucy. L’option de demeurer silencieux et de l’ignorer pendant toute la durée de la punition était inconcevable, et l’adolescent la rejetait sans aucune hésitation. Cependant, il ignorait de quelle manière aborder la jeune femme qu’il avait considérée être sa meilleure amie il n’y avait pas si longtemps de cela encore. Alors qu’il avait visualisé ce scénario encore et encore, se voyant vociférer sur sa cousine, se voyant lui balancer des remarques aussi intelligentes les unes que les autres pour qualifier son nouveau comportement horrible, ses récentes décisions, rendu devant la principale intéressée, il était incapable de penser à quoi que ce soit. Notamment parce que cette fois-ci, Lucy avait daigné lui adresser la parole et qu’il avait su croiser son regard. Et à ce moment précis, son petit jeu de traître ne marchait plus dans l’esprit de Louis. A ce moment précis, Louis reprenait confiance en la jeune femme et voulait lui pardonner, voulait la comprendre, voulait reprendre espoir en elle. Une partie de lui lui beuglait déjà qu’il était bien trop naïf, qu’il était stupide, qu’il replongeait une nouvelle fois dans ce cercle vicieux qui le faisait tant souffrir. Qu’elle devait le manipuler une nouvelle fois, sans nul doute. Néanmoins, le gamin en lui refusait toujours d’y croire, s’attachait à tous ces souvenirs, toutes ces preuves d’amour fraternel, toute cette complicité, tous ces combats menés côte à côte. Et cette partie ne pouvait pas croire que tout ceci était que du faux, que du pipeau, que le voile sur un jeu beaucoup trop sombre, beaucoup trop odieux, trop aberrant. Finalement, saisissant un chiffon, le garçon se retourna vers sa cousine, prêt à l’interpeller. Il ignorait prodigieusement ce qu’il allait lui dire, mais il devait parler. Il laisserait son cœur le guider s’il le fallait, mais il ne pouvait pas manquer cette chance. S’il l’insulterait et l’attaquerait, il ne pouvait pas le prédire. Mais il se doutait que si sa cousine lui répondait, ils auraient certainement une conversation enflammée.

« J’y crois pas, à ton petit jeu. » Le garçon observa Lucy se stopper, et reprit, avant que celle-ci fasse s’évader en lui toute source de courage. Il se devait de lui vider son cœur, il voulait affliger ça à sa cousine, il voulait lui faire sentir tout ce que lui, ressentait, suite à ses derniers agissements. Sans doute sa cousine préférerait-elle ne pas entendre ce qu’il avait à dire, mais en toute honnêteté, Louis s’en fichait. Il se fichait bien d’embêter Lucy. Il n’avait plus la même estime pour elle pour lui épargner ses jérémiades ou ses pensées aussi crues puissent-elles l’être. « Je crois pas à ton petit jeu de partir chez les Obscurs dès que tu échoues avec ton Code Phénix. Tu sais ce que je crois ? Je pense que t’es lâche. Je pense que tu penses que c’est la solution la plus brave, que comme ça tu vas régler tous les problèmes que tu nous causes tous, mais la vérité, Lucy, c’est que tu fais que tout empirer. Que le trois quart des personnes ont perdu toute confiance en toi et la retrouveront jamais. Parce que soyons honnête, on n’a pas tous la repentance de Grande-Mère Weasley, et on va pas tous t’accueillir à bras ouverts si un jour tu veux revenir vers nous, ta famille, l’endroit où tu as réellement une place. Et une autre chose, ton nom te suivra partout. Tu crois vraiment que Roxanne et toi vous êtes sauves parce que vous êtes chez les Obscurs à Poudlard ? Par Merlin ! Même si vous rêvez de devenir mangemort un jour et pouvez être les meilleures des mangemorts de la décennie, personne de la trompe de Voldemort ne voudra de vous parce que vous êtes des Weasley ! Personne dans les mangemorts sont même au courant des Obscurs et de ce qu’ils font, s’ils font ne serait-ce quelque chose de concret, d’ailleurs ! Tout le monde s’en tape, à l’extérieur, des Résistants, du Code Phénix, des Obscurs. Ça n’a aucun poids, Lucy.  Tout ce que tu fais, c’est te mettre toute ta famille à dos, tous tes amis, pour t’allier à des gens qui, d’une manière ou d’une autre, te transformeront, et en mal. Parce que même si t’es la fille la plus forte du monde avec une capacité mentale inébranlable, tu pourras jamais rester toi-même dans ces conditions. Et si tu crois vraiment aux idéaux de Voldemort, personne t’autorisera à vivre avec ça. T’es damnée, dans tous les cas. »

Toujours son chiffon à la main, le garçon inspira profondément. Il n’avait pas finit et possédait cette détestable impression que son discours n’avait aucune incohérence. Il balançait ses pensées et sentiments comme il lui venait, sans aucun ordre, et peut-être sa cousine n’assimilait même pas le quart de ce qu’il disait, mais d’une certaine manière, Louis se sentait libéré de lui cracher tout ça.

« J’ai plus confiance en toi, mais je sais que t’es toujours toi. Que t’es toujours la Lucy Weasley que j’ai toujours connu, MA Lucy Weasley. Tu peux m’cracher au visage pour penser ça, tu peux m’insulter, tu peux m’attaquer, tu peux me mettre plus bas que terre, mais jamais, à mes yeux, tu seras comme eux. Jamais non plus tu seras Lucy. T’es juste perdue, et t’as tout perdu. Il y a ces choses, tu sais, que tu fais… Ces choses. » Louis planta un doigt accusateur sur un point invisible dans la pièce. Il avait lui-même encore du mal à digérer tout ce que Lucy avait pu faire, tout ce qu’il voyait à présent vis-à-vis de sa cousine, ou n’était-ce qu’imagination et fabulation de sa part ? Interprétations malsaines ? Il devait y avoir une part de vérité, dans tous les cas. Aussi douloureuse soit-elle. « Elles peuvent être commises avec les meilleurs sentiments de la Terre, mais crois-moi, tu fais juste tout empirer. Tu fais juste briser un peu plus les gens à qui tu veux du bien en agissant ainsi. Mais je sais que de toute façon, tu te fiches bien de ce que je pense. T’es butée, et t’as jamais été foutue de me vouer ne serait-ce une once de confiance. T’as jamais été foutue de me prendre au sérieux. » Toute l’amertume et la colère de Louis reposait dans sa dernière phrase. Tous ces mensonges, toutes ces trahisons, toutes ces mises à l’écart. Il tenait en partie Lucy responsable, car ils étaient sensés se serrer les coudes, ils étaient sensés être toujours là l’un pour l’autre. Jamais Louis n’aurait repoussé sa cousine, mais celle-ci n’avait jamais hésité une seule seconde. « Tu sais, le pire, c’est que t’utilises nos cordes les plus sensibles pour nous repousser. Je sais pas ce que tu attends à la fin de Poudlard, ou à la fin de ta vie, mais franchement, pour le coup, je te trouve sérieusement disjonctée. Mais c’est tes affaires. Je vais pas tenter quoi que ce soit pour te faire revenir ou te faire reprendre la raison que t’as même pas perdue. Je suis pas Fred. Tu fais ce que tu veux de ta vie, si tu veux la foutre en l’air, libre à toi. De toute façon, c’est même pas  comme si tu pouvais revenir en arrière. Mais au moins, contrairement à toi, j’ai le courage de te dire tout ce que je pense de tout ça. J’ai le courage de t’affronter, de te regarder en face, dans les yeux, et de te dire ma façon de penser. En revanche, ça m’étonnerait que maintenant, toi tu puisses en faire autant.»  
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Jeu 9 Jan - 11:36


« pour toujours et à jamais »




Elle entendit du bruit derrière elle. Louis avait du se mettre au travail. Alors ça serait comme ça maintenant entre eux ? Deux trois banalités gênées échangées avant de se plonger dans l'indifférence ? Elle était triste la perspective de leur relation. Quand on pense que y a pas si longtemps, ils partageaient tout. Lucy était sûre que Louis aurait été capable de finir ses phrases et vice et versa. C'était peut-être con, c'était peut-être ridicule mais ces choses-là on s'en rend compte quand on les perd et alors on voit à quel point elles sont importantes. Quand tout allait bien, Lucy ne le remarquait à peine mais maintenant, leur absence était cruelle. Elle avait l'impression de ne pas avoir assez profité de tout ça. Elle aurait voulu revenir en arrière pour revivre juste tout ça encore une fois, une toute dernière fois. Revivre ces moments de joie passés avec Louis et pas cette austérité affichée. Elle n'aimait pas voir Louis comme ça, en tout cas pas avec elle. Ce n'était pas... naturel. « J’y crois pas, à ton petit jeu. » Immédiatement elle se stoppa. Non alors ils allaient vraiment parler ? Elle sentait la dureté dans sa voie, la colère sûrement. Elle n'était pas prête pour ça. Elle le savait bien au fond d'elle seulement Louis ne semblait pas vouloir la lâcher. De toute manière, elle savait bien qu'à un moment ou un autre, ils devraient parler alors pourquoi vouloir repousser la confrontation ? Autant le faire tout de suite. Elle se donnait du courage comme elle pouvait, elle n'était décidément pas prête pour la tempête qui allait s'abattre sur elle. « Je crois pas à ton petit jeu de partir chez les Obscurs dès que tu échoues avec ton Code Phénix. Tu sais ce que je crois ? Je pense que t’es lâche. Je pense que tu penses que c’est la solution la plus brave, que comme ça tu vas régler tous les problèmes que tu nous causes tous, mais la vérité, Lucy, c’est que tu fais que tout empirer. Que le trois quart des personnes ont perdu toute confiance en toi et la retrouveront jamais. Parce que soyons honnête, on n’a pas tous la repentance de Grande-Mère Weasley, et on va pas tous t’accueillir à bras ouverts si un jour tu veux revenir vers nous, ta famille, l’endroit où tu as réellement une place. Et une autre chose, ton nom te suivra partout. Tu crois vraiment que Roxanne et toi vous êtes sauves parce que vous êtes chez les Obscurs à Poudlard ? Par Merlin ! Même si vous rêvez de devenir mangemort un jour et pouvez être les meilleures des mangemorts de la décennie, personne de la trompe de Voldemort ne voudra de vous parce que vous êtes des Weasley ! Personne dans les mangemorts sont même au courant des Obscurs et de ce qu’ils font, s’ils font ne serait-ce quelque chose de concret, d’ailleurs ! Tout le monde s’en tape, à l’extérieur, des Résistants, du Code Phénix, des Obscurs. Ça n’a aucun poids, Lucy. Tout ce que tu fais, c’est te mettre toute ta famille à dos, tous tes amis, pour t’allier à des gens qui, d’une manière ou d’une autre, te transformeront, et en mal. Parce que même si t’es la fille la plus forte du monde avec une capacité mentale inébranlable, tu pourras jamais rester toi-même dans ces conditions. Et si tu crois vraiment aux idéaux de Voldemort, personne t’autorisera à vivre avec ça. T’es damnée, dans tous les cas. » Aïe, ça faisait mal oui. Lâche, damnée voilà ce qu'elle était à présent à ses yeux. Un poignard dans le cœur aurait sûrement fait moins de dégâts. Elle savait qu'elle était damnée enfin même si elle parlait de ça comme « la solitude éternelle ». Elle avait signé pour cela et si c'était à refaire elle le referait. Elle ne voulait pas le pardon de sa famille à un quelconque instants parce qu'elle serait sûrement morte d'ici là. C'était la triste vérité. Enfin la lâcheté, oh non elle n'était pas lâche, elle aurait voulu lui crier cela mais elle resta juste silencieuse. Elle s'était juste tournée pour faire face à Louis, elle ne savait pas où elle avait trouvé le courage de le faire d'ailleurs. Peut-être qu'elle avait besoin de le voir pour être persuadée que tout cela arrivait.

« J’ai plus confiance en toi, mais je sais que t’es toujours toi. Que t’es toujours la Lucy Weasley que j’ai toujours connu, MA Lucy Weasley. Tu peux m’cracher au visage pour penser ça, tu peux m’insulter, tu peux m’attaquer, tu peux me mettre plus bas que terre, mais jamais, à mes yeux, tu seras comme eux. Jamais non plus tu seras Lucy. T’es juste perdue, et t’as tout perdu. Il y a ces choses, tu sais, que tu fais… Ces choses. » Si avant ça avait été difficile, là c'était pire que tout. Il n'avait plus confiance en elle, elle avait tout perdu. C'était horrible à entendre. Bien qu'elle avait eu un peu d'espoir à l'utilisation du pronom « MA », ça n'avait été que trompeur. C'était pire encore, ce n'était que plus douloureux. De toute manière il la connaissait trop, il savait très bien ses points faibles. Il tapait là où ça faisait mal et vous savez quoi ? Ça marchait à la perfection. Elle sentait déjà ses yeux picotés. Il fallait qu'elle se reprenne et tout de suite. « Elles peuvent être commises avec les meilleurs sentiments de la Terre, mais crois-moi, tu fais juste tout empirer. Tu fais juste briser un peu plus les gens à qui tu veux du bien en agissant ainsi. Mais je sais que de toute façon, tu te fiches bien de ce que je pense. T’es butée, et t’as jamais été foutue de me vouer ne serait-ce une once de confiance. T’as jamais été foutue de me prendre au sérieux. » S'en était trop pour elle, elle ne put s'empêcher d'échapper. « TU MENS ! » Alors que les larmes lui montaient déjà aux yeux. Elle avait toujours eu confiance en lui comment pouvait-il insinuer le contraire ? Et elle ne le prenait pas au sérieux ? Il était injuste et il oubliait un peu vite tout ce qui s'était passé entre eux. Elle avait toujours été là pour lui, elle l'avait écouté, elle l'avait soutenu quand les gens lui tournaient le dos. Combien de fois lui avait-elle demandé des conseils ? Si elle ne l'avait pas pris au sérieux, elle ne l'aurait jamais fait ! Il était en colère, elle pouvait le comprendre mais qu'il déforme tout, ça elle ne pouvait le tolérer. Elle ne voulait pas que ça gâche tout, elle ne voulait pas que Louis ne se souvienne d'elle que négativement. Elle ne pourrait pas vivre avec l'idée qu'il retiendrait d'elle qu'elle l'avait mené en bateau alors qu'il n'en n'était rien.

Elle essayait de contrôler ses larmes mais c'était mission impossible. Elle sentait qu'elles coulaient tout doucement sur ses joues. « Tu sais, le pire, c’est que t’utilises nos cordes les plus sensibles pour nous repousser. Je sais pas ce que tu attends à la fin de Poudlard, ou à la fin de ta vie, mais franchement, pour le coup, je te trouve sérieusement disjonctée. Mais c’est tes affaires. Je vais pas tenter quoi que ce soit pour te faire revenir ou te faire reprendre la raison que t’as même pas perdue. Je suis pas Fred. Tu fais ce que tu veux de ta vie, si tu veux la foutre en l’air, libre à toi. De toute façon, c’est même pas comme si tu pouvais revenir en arrière. Mais au moins, contrairement à toi, j’ai le courage de te dire tout ce que je pense de tout ça. J’ai le courage de t’affronter, de te regarder en face, dans les yeux, et de te dire ma façon de penser. En revanche, ça m’étonnerait que maintenant, toi tu puisses en faire autant.» Les cordes les plus sensibles ? Il faisait la même chose alors franchement lui reprocher cela c'était un peu gonflé ! Mais elle n'allait pas lui dire ça ne servait à rien. Le truc c'est qu'il lui disait qu'elle n'était pas capable d'être aussi franche que lui... ce n'était pas faut. Elle qui se vantait de sa franchise, elle ne pouvait plus le faire à présent. Enfin disons qu'elle ne pouvait plus le faire sur tout pour le bien de ceux à qui elle mentait. C'était discutable mais c'était ce qu'elle croyait. « Que tu m'en veuilles, d'accord mais que tu confondes tout non ! Comment peux-tu dire que je ne t'ai jamais pris au sérieux ? Que je me fiche de ce que tu penses ? Et pas confiance en toi ? Tu dis n'importe quoi et tu es injuste. Après tout ce qui s'est passé entre nous, tu ne peux pas le dire. Je te l'interdis, t'entends ? Je te laisserais pas dire de telles conneries ! » Elle lui interdisait, ça devait lui faire une belle jambe et pourtant, elle lui disait quand même et elle le pensait. Très franchement, il redisait ça encore une fois et elle lui en collait. Exactement comme ça, elle lui donnerait une claque et vous pouvez être sûrs qu'elle y mettrait tout son cœur dedans. Vous croyez qu'elle ne peut pas être violente ? Vous ne la connaissez pas et n'oubliez pas qu'elle fait du Quidditch (capitaine de son équipe en plus). « Je m'en fous en l'air selon toi, d'accord. Je vois donc que ça te fait plaisir. C'est plutôt à moi alors de me demander si ce n'est pas toi qui a menti ! QUI ETAIT FAUX ! Parce que si je considérais que tu te foutais en l'air moi j'aurais tout fait pour te sortir de là. Et c'est moi qui se fout de la gueule de l'autre ? Putain mais quelle connerie. » A quoi jouait-elle ? Elle voulait justement pas qu'on le retienne mais c'est ce qu'elle reprochait à Louis. Lucy as-tu une logique ? Des fois je me demande.

Les larmes continuaient de couleur sur ses joues. Elle les balaya d'un revers de la main. « Je suis chez les obscurs parce que j'ai mes raisons. Si tu veux, je suis lâche. Et être damnée, c'est pas grave. Tu crois que c'est mieux chez les résistants ? Regarde le traitement réservé à Albus, Fred, Hermès et Adrian ! Je ne me sens absolument pas à l'abris chez les obscurs pas du tout. Je n'y suis pas pour ça mais que tu puisses l'insinuer, je me demande si tu me connais bien enfin de compte. » Elle était dure avec lui, ce n'est pas ce qu'elle voulait. Pourquoi était-elle énervée après tout ? Par ce qu'il venait de lui dire ? C'était sûrement oui, elle n'était pas apte à affronter la fureur de Louis. Il ne méritait pas qu'elle soit dure avec lui comme ça. Et elle aurait mieux de se taire parce qu'avec ce qu'elle allait rajouter, elle allait faire n'importe quoi. « Et puis tu n'es pas tellement bien placé pour parler ! Rappelle-moi le camp de ta petite amie ! Si t'arrives tellement à dire ta façon de penser pourquoi tout le monde ne sait pas encore que t'es avec Cayrel. Ouais t'es en colère, d'accord mais ne me fais pas passer pour l'horrible méchant de l'histoire et toi qui est parfait. » La colère, la tristesse, ça vous fait dire des conneries dix fois plus grosses que vous. En voilà une, c'est vraiment l'exemple typique. De toute manière, à peine dit, Lucy s'en voulait déjà. Pourquoi s'était-elle sentie obligée de dire ça ? Ça n'avait rien à voir, elle allait trop fort. Elle faisait n'importe quoi, se complaisait-elle dans son délire ? Peut-être. Peut-être que tout ça lui montait déjà à la tête au final. Oui peut-être que Louis avait raison et qu'elle finirait par la perdre, sa tête et bien plus tôt que prévu.
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Ven 7 Fév - 10:39

Malgré tout ce qu’il pouvait tenter, ses mains continuaient de trembler. Il pouvait les enfoncer dans ses poches, serrer les poings, martyriser le chiffon qu’il devait utiliser afin de nettoyer les nombreux trophées et médailles, le corps de Louis ne semblait pas décidé à lui obéir, à gérer toute la pression qui s’emmagasiner avec une prompteté exponentielle. Lorsque Lucy lui avait hurlé qu’il mentait, il n’avait su faire autrement que se taire et la regarder, l’air complètement vide, presque hébété. Comme si soudainement, ils ne parlaient plus la même langue, comme si elle venait de court-circuiter quelque chose en lui. Et d’une certaine manière, c’était exactement ce qu’elle venait d’effectuer. Elle l’avait abasourdi, il était monté sur ses grands chevaux, avec ses pensées tirées sincèrement et directement de son cœur, et sa cousine venait de les jeter à terre. Pourtant, Louis poursuivait, il y avait bien une chose qu’il refusait catégoriquement de faire, et c’était d’offrir le silence qu’elle semblait souhaiter à son interlocutrice. Il voulait terminer, il désirait que la Poufsouffle connaisse exactement tout ce que son cousin pensait, estimait d’elle. Il se fichait bien que Lucy ne veuille rien entendre de ce qui pouvait se tramer dans la tête du Weasley, car pour une fois, en être purement égoïste, il souhaitait que Lucy sache tout cela. Il voulait que ce soir, lorsqu’elle se coucherait, elle repense à lui. Que ses paroles résonnent dans sa tête. Qu’elle ne les oublie jamais, ou au moins, certaines d’entre elles. Il désirait que lorsque Lucy sortirait de cette salle, lorsqu’ils auraient terminé cette stupide punition, les choses seraient au moins claires d’un côté de leur relation. Parce que Louis ne pourrait pas supporter avoir que des non-dits avec cette personne qu’il avait aimé comme une sœur, comme une meilleure amie, telle une véritable confidente, digne de confiance, un individu qu’il aimait plus que tout au monde et avait chéri jusqu’à ce que ce stupide Code Phénix éclate et qu’il ne sache même plus où il en était, où Lucy en était, où tout le monde en était.

Mais Louis avait reprit, il avait l’impression que la force de ses jambes allait se dérober d’un moment à un autre et qu’il se retrouverait lamentablement assis sur le sol, mais il se fichait bien de sa condition physique, de l’allure qu’il avait en face de la fille de Percy Weasley. Son cerveau fonctionnait toujours aussi bien, et sa langue semblait assez solide et déterminée pour ne pas fourcher. Si bien qu’il pouvait l’agresser sur comment elle utilisait leurs codes sensibles, même s’il en faisait tout autant, comment il ne serait pas celui qui se lancerait corps et âme à sa salvation des griffes des Obscurs parce qu’il se doutait que ce serait absurde, que sa cousine n’avait en aucun cas besoin d’être sauvée, qu’elle avait choisi d’elle-même de rejoindre les Obscurs, qu’elle s’était enfoncée dans ce pétrin en pleine âme et conscience. Il lui annonçait qu’elle pouvait bien faire tout ce qui lui passait par la tête, et de que toute façon, lui, s’en lavait presque les mains, parce qu’il demeurait honnête et assez courageux pour l’affronter, ce qu’elle n’avait su faire ces derniers temps. Elle avait préféré l’ignorer, l’éviter, le fuir, comme Louise avait fait lorsqu’elle avait rompu, trop couarde pour lui avouer en face le problème. Comme s’il était trop idiot pour assimiler, comme s’il n’avait pas passé son temps à essayer de les résoudre, leurs problèmes, et leur donner les meilleurs conseils qu’il puisse imaginer. Être mis de côté, voilà ce qu’il abhorrait, et voilà ce qui lui faisait si mal de la part de son ancienne meilleure amie, qui n’hésitait d’ailleurs pas à lui répondre, ce qui rendait Louis presque heureux. Elle lui adressait enfin la parole, elle lui offrait enfin quelques unes de ses pensées. Il se fichait bien qu’elles puissent lui faire du mal, au moins, ils communiquaient enfin, et ça, c’était ce que Louis recherchait plus que tout. En effet, il ne jugeait rien de pire que le silence dans ces situations.

« Que tu m'en veuilles, d'accord mais que tu confondes tout non ! Comment peux-tu dire que je ne t'ai jamais pris au sérieux ? Que je me fiche de ce que tu penses ? Et pas confiance en toi ? Tu dis n'importe quoi et tu es injuste. Après tout ce qui s'est passé entre nous, tu ne peux pas le dire. Je te l'interdis, t'entends ? Je te laisserais pas dire de telles conneries ! » Louis inspira profondément. Étrangement, les paroles de Lucy le réconfortaient presque. Il ne l’avait pas totalement perdu, après tout. Elle semblait s’évertuer à lui déclarer qu’elle était là, ou dans tous les cas, qu’elle l’avait été, jusqu’au bout. Mais était-ce encore le cas aujourd’hui ? Est-ce qu’à l’heure actuelle, Lucy faisait toujours confiance à Louis ? Est-ce qu’elle se fichait encore de ce qu’il pensait, est-ce qu’elle le prenait encore au sérieux ? A l'heure actuelle, elle était la cousine qu'il venait de faire pleurer à briser son propre cœur, sa cousine qu'il désirait tant consoler, régler ces différends. Mais elle composait aussi cette personne qu'il voulait comprendre. Il ne pouvait rien régler, tant qu'il n'avait pas crevé l'abcès. « Je m'en fous en l'air selon toi, d'accord. Je vois donc que ça te fait plaisir. C'est plutôt à moi alors de me demander si ce n'est pas toi qui a menti ! QUI ETAIT FAUX ! Parce que si je considérais que tu te foutais en l'air moi j'aurais tout fait pour te sortir de là. Et c'est moi qui se fout de la gueule de l'autre ? Putain mais quelle connerie. » Le garçon fronça légèrement les sourcils, hébété. Le message que sa cousine avait semblé lui communiquer depuis son changement de clan était bien qu’il l’oublie, qu’il la laisse tranquille, qu’elle se faisait une nouvelle vie, sans lui. Ca sonnait en aucun cas comme un S.O.S.. Et puis, ce n’était pas du tout le genre de Lucy. Elle avait assez de force et d’indépendance pour s’en sortir toute seule, c’était quasiment sa signature. Louis pouvait difficilement croire que quelqu’un l’ait forcé à rejoindre les Obscurs. Même s’il n’excluait pas totalement cette option. Pourquoi pas, après tout ? Et si quelqu’un avait eu des arguments massifs ? Une arme que l’adolescente ne pouvait aucunement contrecarrer ?

« Je suis chez les obscurs parce que j'ai mes raisons. Si tu veux, je suis lâche. Et être damnée, c'est pas grave. Tu crois que c'est mieux chez les résistants ? Regarde le traitement réservé à Albus, Fred, Hermès et Adrian ! Je ne me sens absolument pas à l'abris chez les obscurs pas du tout. Je n'y suis pas pour ça mais que tu puisses l'insinuer, je me demande si tu me connais bien enfin de compte. » En réalité, Louis ignorait prodigieusement les raisons qui avaient fait agir son interlocutrice de la sorte. Avait-elle redouté les réactions de ses pairs ? Cherchait-elle à se protéger ? Cherchait-elle à protéger quelqu’un ? Louis était sûr que Lucy n’avait pas effectué ce radical changement dans sa vie de gaité de cœur, il savait désormais qu’il y avait une raison derrière tout ça, une bonne raison, qui n’impliquait pas que sa propre peau, sinon, c’était impossible. Lucy n’était pas si égoïste, si fière d’elle-même. Elle avait un plan, mais Louis ne pouvait le décrypter. Aussi bien puisse-t-il connaître la Capitaine des Poufsouffle, il n’arrivait pas à élucider cet odieux mystère qui l’entourait. « Et puis tu n'es pas tellement bien placé pour parler ! Rappelle-moi le camp de ta petite amie ! Si t'arrives tellement à dire ta façon de penser pourquoi tout le monde ne sait pas encore que t'es avec Cayrel. Ouais t'es en colère, d'accord mais ne me fais pas passer pour l'horrible méchant de l'histoire et toi qui est parfait. » Alors là, c’était la cerise sur le gâteau. S’il n’était pas si abasourdi par tous ces événements et cette conversation endiablée, Louis aurait presque pu en rire jaune. Maintenant, on parlait de lui, donc ? Lucy allait lui reprochait cette relation amoureuse toute sa vie, jusqu’à sa tombe ? Elle ne le digérerait sans doute jamais, surtout que maintenant elle était du même clan que Cassiopée et persistait dans son désaccord vis-à-vis de cette union. Et puis insinuer qu’il était lâche parce que leur relation était encore secrète, comme si Lucy pouvait croire que c’était lui qui voulait que cette relation soit secrète ! Si c’était le cas, il ne l’aurait pas avoué à tous ses proches ! C’était Cassiopée qui ne l’assumait pas, et non lui. Il ne faisait que respecter son choix, comme elle l’avait sûrement fait auparavant. « Parce qu’on parle de moi, maintenant ? Tu veux renvoyer la balle, t’en as marre que je creuse de ton côté ? Cassiopée est Obscure, je l’ai su et assumé dès le début de notre relation, et tu crois vraiment que c’est moi qui veut que notre couple reste secret ? Si c’était le cas, Lucy, je ne t’aurais pas dit dès le départ que j’aimais Cassiopée. On était même pas ensemble quand je te l’ai confié, mais je te l’ai dit, parce que oui, ma façon de penser, je te la livre encore et toujours. Et t’es pas la seule qui sait pour Cassiopée et moi. La seule différence, c’est que le château au complet l’ignore, parce que c’est elle, qui ne veut pas que ça se sache. Et ce genre de choix, même si ça te convient pas toujours, tu les respectes. » Louis insinuait bien sûr beaucoup dans cette dernière phrase. Il s’évertuait à respecter le choix de Lucy, même s’il les insultait. Il avait bien dit après tout qu’il n’irait pas l’extirper de son nouveau clan par les cheveux pour qu’elle rejoigne de nouveau les Résistants. Il lui avait assuré qu’il ne faisait rien, parce qu’il estimait qu’elle l’avait fait d’elle-même et qu’elle ne  voulait pas que quelqu’un vienne la chercher chez les Obscurs. Ou du moins, pas lui, en tout cas. « Bien sûr que je suis pas parfait ! Quand tu m’as entendu dire que j’étais parfait, franchement ?! J’ai mon lot de regrets et d’erreurs, évidemment. Mais si tu veux vraiment me faire taire, il te faudra plus que ça, Lucy ! »

Le garçon se retourna, jetant son chiffon dans le sceau boisé rempli d’eau froide, maintenant. Il inspira profondément, ses mains avaient reprit leur tremblement. Ca l’énervait, ça lui donnait envie de crier, de pleurer, de lancer des sortilèges sur les vitrines. Il ne savait même plus où il en était, il voulait se réveiller, que ça s’arrête, que Lucy ne lui ait jamais tourné le dos de cette manière. Il voulait comprendre, il voulait arrêter de perdre des amis, des membres de sa famille, si rapidement, si brusquement. « Pourquoi tu as choisi Hermès et Adrian pour le Code Phénix ? Si tu me faisais tant confiance, si tu me prenais tant au sérieux, tu m’aurais au moins mis dans la confidence ! Pourquoi Hermès et Adrian ?! » Louis avait presque vociférer leur prénom. Ça l’énervait tant, cette histoire de membres. Il pouvait accepter Fred et Albus, ils étaient de fortes têtes au sein des Résistants, Lucy leur faisait confiance, ils étaient cousins. Mais Hermès et Adrian ? Adrian avait brisé le cœur de Lucy sans ménagement. Quand à Hermès, il était son meilleur ami, d’accord, mais qu’avait-il fait pour les Résistants ? Pourquoi c’était lui, qui avait été mis à l’écart, alors qu’il s’estimait être un meilleur choix, alors qu’il pensait mériter une place dans cette association ? Pourquoi Hermès et Adrian avaient été jugés plus adéquats que lui, sur ce coup-là ? Etait-il jaloux ? Sans doute. Si Lucy était venue lui en parler, peut-être aurait-il même essayé de dissuader sa cousine de commettre de tels agissements. Mais ça le peinait d’avoir été placé dans le silence comme n’importe quel autre individu, voire au même titre qu’un ennemi.  Il se disait qu’il aurait peut-être pu même aider... Mais à quoi bon ? Il n’avait jamais été un Lapin. « Pourquoi tu as rejoint les Obscurs, Lucy ? Tu agis comme si tu es fière de ton choix, comme si tu changeras jamais, tu l’assumes, mais tu fais tout pour me faire comprendre que t’es dans une mauvaise situation et que je ne viens pas t’aider alors que d’un côté tu fais tout pour me montrer que t’as pas besoin d’aide, que tu veux pas de mon aide ! Explique-moi, par Merlin. Juste, explique-moi, que je comprenne ton choix. Je t’ai dit que je ferais rien contre toi, et tu peux me faire confiance là-dessus, je t’ai dit ce que je pense de ton choix, mais j’ignore l’origine même de tes décisions. Je sais pas pourquoi tu fais ça, c’est pas toi sans ne pas être complètement toi, mais il y a un truc que j’assimile pas. Cette pièce de puzzle que j’ai pas. Tu sais que je ferais rien pour te faire vraiment du mal, mais dis-moi au moins que je puisse comprendre. On mérite au moins ça, entre nous. Explique-moi pourquoi t’as fait ça… Pourquoi tu fais ça… » Plusieurs minutes de silence s’abattirent entre les deux adolescents, silence qui résonnait presque comme des ardents sifflements aux oreilles de Louis, tant il avait su crier ainsi que vider son cœur, tant la pression avait été forte. Il inspira profondément, prenant une nouvelle fois la parole : « Tu as raison, je te connais pas si bien que ça. Parce que ça, je peux pas le deviner par moi-même. J’ai beau cherché, j’ai beau y réfléchir, tourner le problème maintes et maintes fois dans ma tête, j’arrive juste pas à te comprendre, à comprendre ça. » Ça, cette fameuse raison qui avait incité Lucy à lui tourner le dos, à leur tourner le dos. A tenter de les rayer de sa vie, alors que manifestement, elle ne voulait pas qu’ils disparaissent de la sienne.
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Mer 12 Fév - 4:25


« pour toujours et à jamais »




« Parce qu’on parle de moi, maintenant ? Tu veux renvoyer la balle, t’en as marre que je creuse de ton côté ? Cassiopée est Obscure, je l’ai su et assumé dès le début de notre relation, et tu crois vraiment que c’est moi qui veut que notre couple reste secret ? Si c’était le cas, Lucy, je ne t’aurais pas dit dès le départ que j’aimais Cassiopée. On était même pas ensemble quand je te l’ai confié, mais je te l’ai dit, parce que oui, ma façon de penser, je te la livre encore et toujours. Et t’es pas la seule qui sait pour Cassiopée et moi. La seule différence, c’est que le château au complet l’ignore, parce que c’est elle, qui ne veut pas que ça se sache. Et ce genre de choix, même si ça te convient pas toujours, tu les respectes. » Il ne lui aurait pas dit ? Quoi ? C'était une blague ? Mais dans tous les cas normalement il aurait dû lui dire. Lucy le prenait très mal qu'il insinue qu'il ne lui aurait pas dit du tout dans certains cas. Rappelons déjà qu'elle l'avait appris par un Elfe. Point négligeable qui restait tout de même en travers de la gorge. Néanmoins il rajouta ensuite qu'il lui disait encore sa façon de penser. Ça compensait et ça la touchait, vraiment. Est-ce que cela voulait dire qu'une confiance était maintenue entre eux ? En même temps on faisait pas disparaître plus de seize ans de complicité comme ça. Sa dernière phrase fit en tout cas énormément réfléchir Lucy. Est-ce qu'il parlait de son cas aussi ? Respectait-il son choix ? Elle ne savait pas. Peut-être qu'il ne pensait pas du tout à elle en fait. Roh, toute manière, connaissant tout de même Louis, il expliciterait plus le sujet. Et puis après tout, n'étaient-ils pas là pour parler un peu de ça ? Ils avaient commencé, autant continuer. « Bien sûr que je suis pas parfait ! Quand tu m’as entendu dire que j’étais parfait, franchement ?! J’ai mon lot de regrets et d’erreurs, évidemment. Mais si tu veux vraiment me faire taire, il te faudra plus que ça, Lucy ! » Bon c'est vrai qu'il marquait un point, il n'avait jamais dit qu'il était parfait mais sur le moment, c'est ce que son cœur avait ressenti. Elle avait l'impression qu'à côté de lui, elle faisait tout de travers et c'était franchement une position particulièrement difficile à tenir. Surtout quand Lucy avait toujours eu l'habitude d'être celle qui menait sa barque sans faire d'erreurs ou en tout cas pas des grosses. C'est vrai, elle avait toujours été entourée, elle s'était toujours sentie aimée. C'était dans un tout autre contexte qu'elle évoluait à présent. Oui vraiment très différent.

Elle vit alors les mains de Louis trembler. Ça n'allait donc vraiment pas pour lui aussi ? Ça la peinait vraiment de le voir dans cet état-là. Elle aurait voulu le réconforter, elle le voulait vraiment mais c'était à l'inverse de ce qu'elle faisait maintenant. Là aussi c'était dur de maintenir le cap. Voir Louis souffrir, c'était une réelle torture pour Lucy, elle qui voudrait que son monde soit toujours beau. « Pourquoi tu as choisi Hermès et Adrian pour le Code Phénix ? Si tu me faisais tant confiance, si tu me prenais tant au sérieux, tu m’aurais au moins mis dans la confidence ! Pourquoi Hermès et Adrian ?! » Lucy fut choqua du ton utilisé par Louis. Il était vraiment énervé, mais pourquoi ? Parce qu'il n'avait pas été choisi ? Mais qu'est-ce qu'elle pouvait lui dire ? Elle n'avait pas décidé. Elle n'avait pas été le chef de la bande, non. On lui avait proposé, elle avait accepté. Et même Hermès et Adrian n'étaient pour rien. Pourquoi ne l'avait-elle pas mis dans la confidence ? Elle ne savait pas, c'est vrai que sur le moment, elle n'y avait pas pensé. Mais elle se doutait bien que c'était pour le ménager avant tout et aussi parce qu'elle avait obéit aux instructions. Elle n'en n'avait parlé à personne. C'était secret, elle a maintenu ça secret c'est tout. C'est vrai que maintenant qu'elle se mettait à la place de Louis, elle se sentait trahie. Elle imaginait si elle l'avait mis à l'écart comme ça, la souffrance qu'elle aurait ressentie. Trahison c'est à cela que ça ressemblait et c'est vrai qu'elle s'en voulait. Elle aurait du lui dire, tout simplement. Elle aurait vraiment du comme ça il ne ressentirait pas tout à ça à présent. Il ne croirait pas qu'elle l'avait mis de côté ou qu'elle préférait Adrian et Hermès à lui. C'était faux en plus, elle avait beau être amoureuse d'Adrian et adorait de tout son être Hermès, Louis il serait toujours là elle le savait. Adrian et Hermès ce n'était pas une certitude, il fallait être réaliste. S'ils savaient ce qu'elle pensait-là, ils seraient sûrement fous. Car Louis c'était plus que son cousin, son meilleur ami ou tout ce que vous voulez. Louis c'était comme sa moitié et c'était plus fort que tout.

Lucy aurait voulu répondre pour arrêter tout ce cinéma mais Louis ne lui en laissa pas le temps. Il continua de plus belle : « Pourquoi tu as rejoint les Obscurs, Lucy ? Tu agis comme si tu es fière de ton choix, comme si tu changeras jamais, tu l’assumes, mais tu fais tout pour me faire comprendre que t’es dans une mauvaise situation et que je ne viens pas t’aider alors que d’un côté tu fais tout pour me montrer que t’as pas besoin d’aide, que tu veux pas de mon aide ! Explique-moi, par Merlin. Juste, explique-moi, que je comprenne ton choix. Je t’ai dit que je ferais rien contre toi, et tu peux me faire confiance là-dessus, je t’ai dit ce que je pense de ton choix, mais j’ignore l’origine même de tes décisions. Je sais pas pourquoi tu fais ça, c’est pas toi sans ne pas être complètement toi, mais il y a un truc que j’assimile pas. Cette pièce de puzzle que j’ai pas. Tu sais que je ferais rien pour te faire vraiment du mal, mais dis-moi au moins que je puisse comprendre. On mérite au moins ça, entre nous. Explique-moi pourquoi t’as fait ça… Pourquoi tu fais ça… » La volonté de Lucy n'avait jamais autant été mise à mal. Devant Louis, devant ses paroles, il lui restait tellement peu de volonté. Elle était à deux doigts de craquer et de tout lui dire. Pourquoi ne pourrait-elle pas lui dire ? Au pire, elle pouvait toujours lui dire et lui lancer un sort d'oubli ? C'est vrai, voir sa réaction et lui effacer cette partie de la mémoire pour être sûr qu'il n'ait pas de problèmes. Sauf que le souci majeur de ce plan génial c'est qu'elle ne maîtrisait pas assez le sort d'oubli pour le lancer, que dis-je, le tester sur Louis. Elle ne voulait pas faire de conneries et lui effacer plus de mémoire que prévu. Jamais elle ne pourrait faire une telle chose. Pas sur Louis, sur personne de toute manière. C'était horrible de priver quelqu'un de ses souvenirs. « Tu as raison, je te connais pas si bien que ça. Parce que ça, je peux pas le deviner par moi-même. J’ai beau cherché, j’ai beau y réfléchir, tourner le problème maintes et maintes fois dans ma tête, j’arrive juste pas à te comprendre, à comprendre ça. » Quel cri du cœur ! En même temps ça signifiait aussi qu'elle avait bien réussi son jeu, n'était-ce pas le but ? Elle devrait plutôt être satisfaite et pourtant elle ne l'était pas. Pas le moins du monde.

Elle était à présent perdue. Qu'est-ce qu'elle était sensée lui dire, au final ? Peut-être devait-elle commencer pour Code Phénix ? Non, il lui semblait qu'il était préférable d'aborder le sujet sensible, son changement de camp. C'était Louis, elle pouvait, non ? Oh elle décida de tout laisser aller, tant pis. Elle avait besoin de toute manière de la rassurer et qu'il ne reste pas dans cet état de colère et de souffrance. Elle était prête à passer aux aveux pour lui. « Tu sais bien que je ne veux en aucun cas te faire souffrir, en tout cas j'espère que tu le sais mais je vois que ce n'est pas le cas et je m'en veux énormément mais oui j'assume mon changement de camp parce que je suis convaincue que c'est le mieux à faire. » Elle fit une pause. Tout déballer ce n'était tout de même super facile, il fallait qu'elle se motive. Elle recroisa de nouveau le regard de Louis et elle continua. Il lui donnait de la force et du courage. « Quand, quand on a été convoqué par Voldemort après le Code Phénix, on a eu des entrevus individuels. Je, je suis passée en première. Je me croyais forte, vraiment. Tu vois je pensais que c'était facile d'être résistante mais il m'a fait très vite déchantée parce que la vérité c'est qu'il est facile tu vois de me toucher. Trop facile. Il a menacé de s'en prendre à Molly et je sais qu'il n'hésiterait pas à s'en prendre toi et à toute personne que j'aime, je ne peux pas vivre avec ça sur la conscience. » Lucy s'arrêta, les larmes coulant doucement sur ses joues. Penser qu'il torture sa Molly ou Louis, ça lui brisait le cœur purement et simplement. C'était juste horrible, ça serait plus douloureux que mourir. « Parce que je ne veux pas arrêter le combat, tu vois. Toute ma vie, j'ai subi indirectement tout ce que cet homme a infligé au monde sorcier et moldu. Je ne pourrais pas me regarder dans la glace si je consentais. On ne m'a pas élevée comme ça. On a beau dire que mon père est un traître, il s'est trompé c'est vrai mais c'est un homme de cœur. » Si elle savait que quelques jours plus tard, son père serait décapité, elle serait deux fois plus enragée... « Alors il m'a paru évident que la solution c'était de s'éloigner tout le monde pour défaire ses attaches. Pas d'attaches, pas de faiblesses. Je suis chez les obscurs pour montrer une fausse bonne fois. Je veux me désolidariser de la résistance, de tous ceux que j'aime pour qu'ainsi on pense qu'il n'y a plus rien. » Lucy laissa quelques minutes de silence puis elle murmura la phrase d'Albus qui était tellement vraie. « Toute victoire mérite sacrifice. »

Elle sécha alors ses larmes. Elle n'aimait pas pleurer, il fallait qu'elle arrête vraiment. Pleurer c'était être faible, elle ne pouvait pas se permettre cela. « Quant à Code Phénix, je suis désolée. J'ai été injuste je m'en rend compte. Je ne cherche pas à décharger ce poids-là, mais pour ton information je n'était pas le Chef des opérations, je n'ai pas choisi les membres de Code Phénix. On m'a proposée, j'ai accepté. Je n'ai connu les autres membres qu'à la première réunion à part Albus et Fred. » Elle fit une pause encore une fois. Elle ne savait pas exactement quoi dire pour alléger son cœur. « Je ne sais pas pourquoi tu n'as pas été choisi et je m'en veux de ne t'avoir rien dit à présent parce que je me met à ta place et je comprend ce que tu ressens. Néanmoins une partie de moi est soulagée que tu n'ais pas participé, au moins tu n'as pas été exposé à ce danger. Et je sais que tu es en colère, je le sais. Je comprends et elle est légitime. Seulement j'espère juste que tu sauras passer outre et qu'elle ne te changera pas. Ne tiens pas rigueur à la résistance de tout ça, elle n'y est pour rien. Tu n'as pas été choisi à Code Phénix parce que tu n'étais pas assez compétent. Je n'ai pas choisi mais je sais que tu aurais été très bien. Les résistants ont besoin de toi et ta colère tu peux la déverser entièrement sur moi. Je pourrais encaisser et de toute manière et je ne doute pas que ça te fera du bien. » Elle préférait être l'entière cible, ce n'était pas de la générosité ou de la pitié. C'était juste l'ordre des choses.
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Jeu 27 Mar - 9:18

Un cocktail explosif de puissants sentiments envahissait et torturait Louis. Tristesse, colère, incompréhension, espoir, désarroi. Il ne savait plus quoi penser, il ignorait qui croire, il était incapable de se focaliser sur un état d’âme et annihiler les autres qui ne faisaient que brouiller son jugement. Il désirait plus que tout comprendre sa cousine, élucider le mystère qu’enrobait ses derniers agissements. Il souhaitait assimiler pourquoi elle avait changé de camp de manière si brusque, mais aussi, la raison qui l’avait motivée à lui servir cette indifférence odieuse que Louise lui avait affligeait et qui l’avait tant fait souffrir auparavant, comme Lucy le savait si bien. Louis voulait comprendre pourquoi sa cousine malmenait tant leur relation en usant ce qui semblait être les meilleures armes. Pourquoi elle comptait tant briser tous ponts avec lui, tandis que leur amitié avait toujours eu ce caractère d’indestructible, même si maintenant elle se voyait salement amochée. Le sixième année voulait connaître les motivations de Lucy, car il y avait quelque chose de faux qu’il pouvait déceler – ou qu’il espérait de tout cœur apercevoir -. Il y avait quelque chose qui donnait espoir au garçon, qui l’autorisait à penser en silence que la jeune Weasley n’avait pas tant changé. Qu’elle ne l’avait pas leurré pendant toutes ces années et qu’il n’était pas aussi naïf que beaucoup le clamait être. Louis avait foi en son interlocutrice, bien qu’un débat intérieur rugissait en lui, vociférant qu’il devrait laisser tomber, que comme Cassiopée le lui avait directement énoncé, qu’il était mieux sans sa famille. Sauf que Louis n’avait jamais pu être d’accord avec Cassiopée sur ce fait-là. Sa famille le décevait, lui mentait, lui brisait le cœur, mais il lui était impensable de se résoudre à l’abandonner, il ne pouvait renier ces liens du sang. Il aimait Lucy, même si elle le faisait souffrir comme jamais. Il aimait Fred alors que celui-ci se mêlait sans arrêt de ce qui ne le mêlait pas et que depuis le début de cette année scolaire, à chaque fois qu’ils se rencontraient, c’était pour se disputer. Il aimait Albus, même s’ils se faisaient encore la tête sur une histoire de balai. Comment pouvait-il se juger mieux sans sa famille ? Ou plutôt, comment pouvait-il s’esquisser sans elle ? L’attrapeur était fidèle, loyal, il était inapte à concevoir une telle action. Et bien sûr, désormais il se sentait idéaliste, prodigieusement stupide. Car sa famille, quand semblait-elle avoir besoin de lui ? Lucy lui tournait le dos, Lily était trop obnubilée par son rôle de cheffe pour lui accorder ne serait-ce que quelques minutes, quand ils passaient des après-midi ensemble rien que l’année dernière. Albus dans entêtement exemplaire lui reprochait encore d’avoir cassé son balai. Hugo ne lui parlait que pour passer ses nerfs sur lui. Etait-ce ça, une famille ? Avait-il raison de conserver ces valeurs si proches de son cœur quand il avait l’impression désagréable d’être le seul à faire des efforts ? D’être le seul à demeurer franc ? A se battre alors que ses volontés ont l’air d’apparaître uniquement telles des coups dans le vent d’après ses cousins.

Louis était perdu. Il se noyait dans ces méandres d’indécisions. Il ne savait plus qui croire, que penser. Il aurait aimé se bercer dans les propos de Cassiopée et faire comme elle disait. Lui obéir, bête et discipliné. Placer son cœur un peu plus entre ses mains. Sauf que ce n’était pas lui. S’il y avait une chose qu’il devait faire, c’était être vrai envers lui-même. Le seul problème, c’était qu’il ne savait même plus qui il était, et qui étaient ses cousins.

Louis expira profondément. Il était vidé, c’était le mot. Il implorait Lucy de l’éclaircir sur sa personne. Il lui demandait des explications, de l’extirper de cette confusion vertigineuse dans laquelle il cogitait depuis trop longtemps. Il souhaitait plus que tout comprendre sa cousine, la nature de ses décisions. Il lui avait tout avoué, de son amertume envers Code Phénix à son désir si intense de la comprendre. De ne pas la perdre. De ne pas avoir cette impression horrible qu’il ne connaissait même plus celle qui avait si longtemps demeuré sa meilleure amie.

Finalement, après quelques minutes de silence, la Capitaine des Poufsouffle prit la parole : « Tu sais bien que je ne veux en aucun cas te faire souffrir, en tout cas j'espère que tu le sais mais je vois que ce n'est pas le cas et je m'en veux énormément mais oui j'assume mon changement de camp parce que je suis convaincue que c'est le mieux à faire. » Louis planta ses yeux dans ceux de son interlocutrice. Au moins, elle lui avouait ne pas avoir en priorité de le faire souffrir. Cela confortait l’adolescent dans son espoir que Lucy ne s’était pas transformée en une Obscure sanguinaire. Le problème demeurait qu’elle assumait son changement de camp. Appliquerait-elle les idéaux de ses nouveaux camarades de batailles ? Respecterait-elle les règles et désirs lancés par ses supérieurs Obscurs, même lorsqu’ils lui demanderont de s’attaquer à sa propre famille ? Que fera Lucy le jour où William, Roxanne, Scorpius lui sommeraient de briser un de ses cousins ? De le combattre en face à face ? Louis se doutait qu’un jour cette confrontation arriverait. Cela composait la meilleure solution pour prouver la fidélité de Lucy à ses yeux. Et elle risquait de ne pas jouir de la moindre échappatoire. « Quand, quand on a été convoqué par Voldemort après le Code Phénix, on a eu des entrevus individuels. Je, je suis passée en première. Je me croyais forte, vraiment. Tu vois je pensais que c'était facile d'être résistante mais il m'a fait très vite déchantée parce que la vérité c'est qu'il est facile tu vois de me toucher. Trop facile. Il a menacé de s'en prendre à Molly et je sais qu'il n'hésiterait pas à s'en prendre toi et à toute personne que j'aime, je ne peux pas vivre avec ça sur la conscience. » Le garçon conserva le silence. Des interrogations naissaient inlassablement dans son esprit alors que chaque terme prononcé par l’apprentie sorcière l’adoucissait, le réconfortait, lui faisait plaisir. Il élucidait de plus en plus les raisons qui avaient incitées la jeune sorcière à agir de la sortir, et il pouvait la comprendre, tout apparaissait logiquement, tout s’emboîtait plus ou moins parfaitement. C’était plausible, c’était une facette de l’histoire que Louis pouvait très bien avaler. Mais il craignait. Il redoutait que ce choix de la part de sa cousine perdure. Il redoutait que d’autres aient la même bonté d’âme dont elle faisait preuve. Lucy pouvait changer de camp et prendre sur elle pour protéger ceux qu’elle aime, même si par cela elle leur fait du mal. Mais la mascarade s’arrêtera quand ? A sa sortie de Poudlard ? A la prochaine guerre entre les mangemorts et les Phénix ? A sa mort ? Le garçon déglutit, horrifié. Il ne savait pas s’il aimait cette idée, aussi noble puisse-t-elle sembler. Lucy se protégeait, posait sa conscience sur un coussin confortable, se lavait de toutes responsabilités, mais qu’advenait-il des autres ? Que se passerait-il si tout le monde faisait comme elle ? Et surtout : quand Lucy reviendrait vers eux ? Etait-ce vraiment la meilleure solution de s’éloigner de ceux qu’on aime pour les protéger ? Louis connaissait très bien l’adage de garder ses amis proches mais ses ennemis encore plus. Néanmoins, cela semblait assez extrême, et hautement dangereux pour la vie de la Poufsouffle. Les yeux du garçon suivirent les larmes qui glissaient sur les joues rougies de la sixième année. Il ne savait que penser, s’il devait être heureux ou terrifié. Il s’était promis de ne jamais se mettre en travers des décisions de l’adolescente, mais connaître plus de ce secret le pétrifiait. Pour elle. Pour eux. La guerre prenait tant d’ampleur. En seulement quelques mois tout semblait prendre une autre forme, sombrer, se métamorphoser. « Parce que je ne veux pas arrêter le combat, tu vois. Toute ma vie, j'ai subi indirectement tout ce que cet homme a infligé au monde sorcier et moldu. Je ne pourrais pas me regarder dans la glace si je consentais. On ne m'a pas élevée comme ça. On a beau dire que mon père est un traître, il s'est trompé c'est vrai mais c'est un homme de cœur. » Et du cœur, Lucy en avait aussi. Et ses propos réchauffaient celui de Louis. Mais il demeurait dubitatif. Il  ne voyait pas comment sa cousine pouvait se battre au sein même de l’organisation sans conséquences.  Elle devrait prouver de manière assez convaincante où elle se situait. Et cela, ne serait jamais sans conséquences. Elle les préserverait peut-être, mais Louis demeurait sceptique. Il n’était pas sûr que c’était la meilleure solution pour garder ses proches saufs. « Alors il m'a paru évident que la solution c'était de s'éloigner tout le monde pour défaire ses attaches. Pas d'attaches, pas de faiblesses. Je suis chez les obscurs pour montrer une fausse bonne fois. Je veux me désolidariser de la résistance, de tous ceux que j'aime pour qu'ainsi on pense qu'il n'y a plus rien. » Irrémédiablement, Louis ne put s’empêcher de penser à Oli. Ce mangemort qui avait tout perdu, qui avait tracé un trait sur ce qu’il avait pour suivre ceux qui le poussaient. Oli ne pouvait même plus faire la différence du monde magique et moldu. Il craignait qu’un beau jour, ce soit Lucy qui se retrouve sur la tour d’astronomie armée de la volonté de mettre un terme à ses jours, complètement désemparée, perdue, ignorant même qui elle était, comment elle en était arrivée là, en quoi elle croyait, qui militait qui. Louis reconnaissait sa cousine forte, extrêmement forte. Mais elle passait d’un clan où tout le monde la supportait à une solitude envahissante. Elle risquait de ne devoir compter sur son unique personne, n’ayant que ses convictions et motivations qui seront mises à mal chaque jour de sa scolarité pour garder la tête froide. « Toute victoire mérite sacrifice. » Mais le sacrifice était peut-être trop grand pour trop peu. Sa cousine sécha ses larmes, Louis conserva son silence. « Quant à Code Phénix, je suis désolée. J'ai été injuste je m'en rends compte. Je ne cherche pas à décharger ce poids-là, mais pour ton information je n'étais pas le Chef des opérations, je n'ai pas choisi les membres de Code Phénix. On m'a proposée, j'ai accepté. Je n'ai connu les autres membres qu'à la première réunion à part Albus et Fred. » Le garçon baissa les yeux. Il était heureux que Lucy le comprenne et puisse se mettre à sa place, mais pour être  tout à fait honnête, ses paroles ne le consolaient pas vraiment. Il ne savait pas qui était le Chef, mais si celui-ci était Albus ou Fred, cela ne faisait qu’ajouter un autre membre de sa famille sur la liste des menteurs. « Je ne sais pas pourquoi tu n'as pas été choisi et je m'en veux de ne t'avoir rien dit à présent parce que je me mets à ta place et je comprend ce que tu ressens. Néanmoins une partie de moi est soulagée que tu n'ais pas participé, au moins tu n'as pas été exposé à ce danger. Et je sais que tu es en colère, je le sais. Je comprends et elle est légitime. Seulement j'espère juste que tu sauras passer outre et qu'elle ne te changera pas. Ne tiens pas rigueur à la résistance de tout ça, elle n'y est pour rien. Tu n'as pas été choisi à Code Phénix parce que tu n'étais pas assez compétent. Je n'ai pas choisi mais je sais que tu aurais été très bien. Les résistants ont besoin de toi et ta colère tu peux la déverser entièrement sur moi. Je pourrais encaisser et de toute manière et je ne doute pas que ça te fera du bien. »

Louis conserva le silence. Sa colère avait étrangement disparu. Elle avait su faire place à une déception assez amère ainsi qu’une crainte poignante. Il estimait la Résistance coupable de Code Phénix, même s’il se doutait que les Lapins avaient agit seuls et dans l’anonymat jusqu’à ce qu’ils soient dévoilés. Il savait que Lily même ignorait tout de la nature de ces extrémistes Résistants, même en ayant Albus, son propre frère, en être un. Ce qui était souverainement terrifiant. Tout le monde semblait experts en la qualité de jouer un double jeu. Ces Lapins, en premier lieu. Mais aussi tant de Weasley. Louis ne savait plus en qui avoir confiance, il se sentait plus seul que jamais, ou incompris, comme il l’était par sa propre petite amie. Il aurait aimé avoir ce pouvoir qu’Autrui semblait posséder pour survivre à toutes ces transformations et s’adapter. Cette qualité d’adaptation, de survie. Le garçon soupira. Il se retourna, saisissant un chiffon immaculé alors qu’ils auraient dû être bien avancés dans leur punition. Puis, après plusieurs minutes de silence qui semblait bien en être une dizaine, il articula : « Ce n’est pas que de la colère. » Le garçon releva son regard sur sa cousine, ajoutant d’un ton dépité : « Merci pour tes explications. Vraiment. Je comprends maintenant, et si c’est vraiment les raisons qui t’ont poussée à changer de camp, ça te ressemble parfaitement. Noble et honorable. Tu as du cœur Lucy, tout le monde sait ça… » Le sorcier marqua une pause, hésitant dans le degré de franchise qu’il devait servir à son interlocutrice. Il opta pour le tout. Mais j’ai peur que tu le sacrifies pour une victoire qui n’en vaut pas vraiment la peine… Je t’ai dit que je respecte ta décision, mais on a besoin de toi franche, pas en mentant pour nous protéger. On perd déjà tellement de gens… » Les sourcils froncés, une expression de tristesse étirant ses traits, le jeune homme posa de nouveau son chiffon pour ajouter : « Et pour être tout à fait honnête avec toi, j’ai peur de ce qui se passera pour toi. Je ne doute aucunement de tes capacités, mais… » Louis soupira, chaque terme qu’il prononçait le torturait. Il ne voulait pas faire de mal à Lucy : au contraire, il voulait lui éviter tous maux possibles. Et oui, il franchissait peut-être une limite en lui disant tout ça, parce que c’était le choix de la jeune femme, et qu’il se devait de la laisser faire, de se mêler de ses propres affaires. Cependant, Louis ne pouvait se résoudre à donner sa bénédiction vers des années de torture à sa meilleure amie. Il avait une conscience, lui aussi, et il ne souhaitait aucunement que Lucy se sacrifie pour lui, pour Molly, pour tous ceux qu’elle aimait. Il voulait qu’ils se protègent les uns les autres, dans leur groupe, et non en individuel en constituant l’arme et le bouclier à la fois. Mais surtout, il voulait protéger Lucy. Sauf que c’était impossible maintenant qu’elle était chez les Obscurs. Si Louis faisait quoi que ce soit, il pourrait briser sa couverture, la nouvelle identité de l’adolescente, et cela était inconcevable. « Je veux pas t’abandonner, Lucy. Je veux te protéger aussi. T’es ma meilleure amie, je suis égoïste mais je veux te garder auprès de moi, je veux continuer à ce qu’on affronte les mêmes batailles ensemble. Mais comment je pourrais t’aider quand je devrais faire semblant qu’on ne s’aime plus, qu’on se déteste, qu’on a plus rien en commun ? » Le Poufsouffle était désespéré. Les aveux de la Capitaine lui avait fait du bien, véritablement. Il les chérissait. Néanmoins, il ne voulait pas dire adieu à Lucy de cette manière.  Il se pinça les lèvres, soufflant doucement pour se calmer. Il ne savait même pas s’il pouvait enlacer une dernière fois sa cousine, sachant que cela serait un risque si quelqu’un les surprenait. Alors il se contentait de rester immobile, trouver les bons mots pour dire ce qui lui semblait de plus en plus stupide. Qui était-il pour se plaindre du choix courageux de la jeune femme ? Il était égoïste, il était trop prudent. Il voulait Lucy saine et sauve, pas menant sa propre guerre en solitaire. Il finit par proposer, un peu gauche, conciliant : « Je peux te promettre de prendre soin de Molly. Mes animaux de compagnie ont tous finit obèse, mais bon, avec ta sœur, il y a quand même une limite vu qu’elle est loin d’être enrobée. Des kilos en plus lui feraient du bien. » Le garçon sourit doucement, il tentait de détendre l’atmosphère, c’était peut-être raté en comparant Molly à un boursoufflet, mais il faisait de son mieux. Et puis, sa proposition était sincère. Il était vrai qu’il n’avait jamais été extrêmement proche de Molly, mais cela pouvait changer, et il pouvait garder un œil sur elle tout comme faire de son mieux pour qu’elle n’ait aucun problème grave. Louis grimaça légèrement, interrogeant : « Est-ce que je peux te demander quelque chose ? » Il observa sa cousine hocher la tête affirmativement et se lança, choisissant ses mots soigneusement. « Jusque quand, tu veux être dans l’autre clan ? Jusqu’à ta sortie de Poudlard, ou même en dehors… ? Tu dis que tu veux couper les ponts avec tous les Résistants, qui seront les Phénix de demain… Est-ce que ça veut dire que tu veux toujours être dans l’autre clan ? Ou que tu vas revenir ? » L’espoir perçait la voix de Louis, la transformant comme une mélodie hautement sensible capable de rompre une bonne quantité de cœur. Il n’attendait pas vraiment que Lucy le rassure et lui affirme qu’elle reviendrait. Il voulait surtout être fixé. Avoir quelque chose de certain pour les prochaines années, quand tout ne faisait que se bousculer depuis plusieurs mois. Bien entendu il souhaitait de tout son cœur que Lucy lui annonce qu’à sa sortie de Poudlard, elle reviendrait dans son clan initial. Mais encore une fois, il préférait taire ses désirs pour s’adhérer à la réalité et ceux de sa cousine.

Le jeune homme marqua une pause de quelques minutes. Il repensait à ce que Lucy avait dit à propos de son rôle dans la Résistance, comme quoi elle avait besoin de lui. Plus les jours passaient, moins Louis s’appuyait sur cette idée qui semblait de plus en plus reçue, juste parce qu’il était un Weasley, et qui Weasley rimait avec Phénix. « Je ne pense pas que la Résistance est faite pour durer. Elle est composée que de menteurs. » Les propos de Louis pouvaient sans doute se dessiner comme étant choquants. Mais c’était vraiment ce qu’il pensait. Personne ne semblait faire confiance à personne, mis à part ses amis très proches. Et Louis ne comptait plus les nombres de mensonges qu’on lui avait servit. Lucy même lui avait caché la vérité à deux reprises. « J’ai l’impression d’être le seul à toujours avoir mit un point d’honneur à être franc avec toutes ces histoires. Vous avez vos raisons pour mentir, mais honnêtement, je suis fatigué des mensonges. Et c’est ça qui m’énerve, Lucy. J’en ai marre de pas pouvoir faire confiance à qui que ce soit. J’ai pas confiance en les Résistants, alors comment je peux avoir confiance en la Résistance ? J’ai foi en mes idéaux, en ce à quoi les Phénix se battent pour. Mais j’ai pas foi en la Résistance. A mes yeux, elle est pourrie. Comme une bonne partie de la famille. Et je sais même pas si elle pourra un jour être réparée. Je sais même pas si ce serait pour son bien. Tout le monde ment. Sans doute qu’au dehors de Poudlard c’est la même chose, peut-être même pire vu que c’est le monde des adultes. Peut-être que je devrais commencer à mentir. Ou à me taire et ne plus croire personne. » Louis s’adossa au mur. Sa colère reprenait le dessus et ses paroles en pâtissaient clairement. Par ailleurs, ses aveux paraissaient sans doute aussi naïfs que les gens l’estimaient. Et peut-être Lucy penserait-elle que Louis n’était pas si utile à la Résistance s’il s’avérait impossible de raconter quelconque mensonges. Il pouvait se taire, bien sûr. Mais il était moins aisé pour lui de bien prendre les mensonges qu’on lui servait. Ca brisait sa confiance. Ca le perdait. Peut-être lui aussi finirait par avoir sa propre bataille en solitaire. Mais plus que tout, il voulait qu’on arrête de lui mentir. Il voulait que sa famille cesse de lui servir que des mensonges, encore et toujours. « Ce serait juste plus facile si je pouvais faire confiance à au moins quelques personnes. Je n’ai fait que ça : prouver que j’étais digne de confiance. Mais quasiment personne n’en a jamais fait autant avec moi. On me dit même pas la vérité en face ! » Louis soupira. Il se sentait impuissant, il avait l’impression de passer ses nerfs sur sa cousine injustement également. « Merci pour me la dire dans ton cas, Lucy. Vraiment. Merci de me faire confiance avec un si lourd et important secret. Mais c’est juste pesant que ce soit quasiment jamais le cas et avec des trucs complètement banaux aussi de la part des autres. Je sais que tu peux rien y faire. Mais d’une certaine manière, il fallait que ça sorte. Et comme ça, tu sais aussi ce que je pense de tout ça. »
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Mar 8 Avr - 12:43


« pour toujours et à jamais »



Louis restait silencieux. Lucy ne savait pas tellement comment interpréter cela. De toute manière, il allait bien finir par lui répondre quelque chose. Il fallait juste qu'elle soit un peu patiente. Seulement la patience, ça n'avait jamais trop été son truc. Ce n'était pas faute d'avoir essayé... LOL. En tout cas le silence continuait de s'étendre encore et encore. Peut-être qu'en fait, il ne répondrait pas. Devait-elle reprendre le cours de la punition et se contentait de cela ? Son silence. Peut-être. Elle ne savait plus trop ce qu'on attendait d'elle et à l'évidence, ce que lui attendait d'elle. Ouais peut-être qu'il voulait qu'elle se taise une minute. Elle avait plutôt beaucoup parlé, il avait peut-être fait une overdose. Elle allait donc prendre un chiffon quand il ouvrit la bouche la faisant rester immobile pour l'écouter. Qu'allait-il dire ? « Ce n’est pas que de la colère. » Ah bon mais qu'était-ce alors ? Lucy avait du mal à saisir ce qu'il ressentait. Mais encore une fois, elle se montrait impatiente. Il était évident que maintenant qu'il était lancé, il allait développer le pourquoi du comment. « Merci pour tes explications. Vraiment. Je comprends maintenant, et si c’est vraiment les raisons qui t’ont poussée à changer de camp, ça te ressemble parfaitement. Noble et honorable. Tu as du cœur Lucy, tout le monde sait ça… » Il lui faisait des compliments et pourtant dans sa voix ça ne semblait pas être quelque chose de positif. Il n'était pas d'accord avec le procédé, c'était ça ? En même temps, si les rôles avaient été inversés, elle aurait très certainement réagi comme lui. Pourtant ça faisait mal malgré tout. Ouais, ça lui brisait un peu plus le cœur et croyez bien, qu'elle ne croyait pas cela possible. Oh oui, elle pensait qu'il était déjà foutu depuis quelques temps. Enfin quelques temps, ça comptait en jours. Ça ne faisait pas si longtemps que cela. « Mais j’ai peur que tu le sacrifies pour une victoire qui n’en vaut pas vraiment la peine… Je t’ai dit que je respecte ta décision, mais on a besoin de toi franche, pas en mentant pour nous protéger. On perd déjà tellement de gens… » C'était donc ça. Il ne la trouvait pas à sa place ? C'était son droit de le penser mais Lucy n'était pas d'accord. Elle avait été franche, on pouvait constater ce que ça avait donné. Quoiqu'en faisant Code Phénix, elle avait menti. Si elle était objective aux événements, elle aurait peut-être été de l'avis de Louis mais là, bien sûr que non. Elle faisait ce qu'elle pensait être juste et il lui faudrait beaucoup d'arguments pour changer d'avis. Bien sûr si cela était faisable, elle-même ne le pensait pas. Pour elle, elle avait pris une décision irrévocable. Et puis de quoi aurait-elle l'air si elle revenait sur son choix ? D'une moi que rien, pire que ce qu'elle pouvait être en ce moment. « Et pour être tout à fait honnête avec toi, j’ai peur de ce qui se passera pour toi. Je ne doute aucunement de tes capacités, mais… » Maintenant c'était lui qui avait peur pour elle ? Voilà que les rôles s'échangeaient. Elle était touchée, vraiment parce qu'au moins Louis l'aimait toujours mais encore fois, elle savait qu'il ne fallait pas. Mais on ne tirait pas un trait sur les gens comme ça, il faut te le mettre dans le crâne Lucy, une bonne fois pour toute. Cependant il fallait bien reconnaître que la peur était une réaction tout à fait sensé. C'était l'expression même de l'amour, c'était prouvé.

Lucy souffla en même temps que son cousin. Ah leur synchronisme légendaire, peut-être que ce point-là ne changerait jamais. Au moins, ça, ça pouvait encore leur appartenir toute la vie. Oui ils pouvaient le conserver et continuer de l'exprimer. De toute manière, ils ne décidaient pas donc difficile de le contrôler. « Je veux pas t’abandonner, Lucy. Je veux te protéger aussi. T’es ma meilleure amie, je suis égoïste mais je veux te garder auprès de moi, je veux continuer à ce qu’on affronte les mêmes batailles ensemble. Mais comment je pourrais t’aider quand je devrais faire semblant qu’on ne s’aime plus, qu’on se déteste, qu’on a plus rien en commun ? » Il ne pouvait pas. Il ne pouvait tout simplement pas. Lucy comprenait sa détresse, sincèrement, seulement elle ne pouvait pas la soulager. C'était à son tour à elle de le protéger à distance et lui, et bien, il protégerait d'autres personnes. Peut-être même que le mieux c'était qu'il pense à lui. Oui elle voulait vraiment qu'il pense à lui d'abord. Il le méritait bien. Qu'il se repose et cela était dit affectueusement de quelqu'un qui le connaissait bien. « Je peux te promettre de prendre soin de Molly. Mes animaux de compagnie ont tous finit obèse, mais bon, avec ta sœur, il y a quand même une limite vu qu’elle est loin d’être enrobée. Des kilos en plus lui feraient du bien. » Ah Louis restait Louis, encore là il pensait encore aux autres. Il savait bien que promettre à Lucy de veiller sur sa petite sœur c'était encore lui montrer une preuve de leur affection mutuelle. Il la connaissait si bien. Et ses paroles réussit même à arracher un petit sourire à Lucy. Il faisait beaucoup d'efforts pour détendre l'atmosphère. Elle devait bien essayer elle aussi. C'était sûrement la dernière fois que c'était faisable.

Elle le vit grimacer. Outch, ce n'était jamais bon signe ça. Qu'est-ce qui n'allait pas ? « Est-ce que je peux te demander quelque chose ? » Évidemment, elle s'était plutôt montrée honnête depuis toute à l'heure. Néanmoins elle hocha la tête de haut en bas pour lui confirmer qu'il pouvait. La question ne se fit pas attendre plus longtemps. « Jusque quand, tu veux être dans l’autre clan ? Jusqu’à ta sortie de Poudlard, ou même en dehors… ? Tu dis que tu veux couper les ponts avec tous les Résistants, qui seront les Phénix de demain… Est-ce que ça veut dire que tu veux toujours être dans l’autre clan ? Ou que tu vas revenir ? » Lucy se mordilla la lèvre inférieure. Louis ne voulait sûrement pas entendre la réponse à sa question. Elle ne lui plairait sans doute pas car Lucy voyait déjà la suite. Elle avait le sentiment de savoir comment les choses allaient se dérouler, à savoir qu'elle ne survivrait pas à cette guerre. Bien sûr qu'elle se battrait mais il y avait toujours des dommages collatéraux. Une guerre était dangereuse et Lucy était sûre qu'elle n'y survivrait pas. Elle mourrait pour cette guerre mais elle était prête pour cela. C'était peut-être la plus belle mort qu'on puisse avoir d'ailleurs, mourir pour une cause. Donner sa vie pour défendre quelque chose qu'on croyait, ce n'était quand même pas rien. C'était peut-être une vision défaitiste et provoquer sa propre mort, parce qu'en étant convaincue qu'on allait mourir, peut-être qu'on faisait en sorte que cela arrive. Lucy préférait voir cela comme un point de vue réaliste. Lors de la précédente guerre, un de ses oncles était mort, pour celle-ci, Harry venait déjà de mourir. Il y avait des morts, pourquoi y échapperait-elle, elle ? Si c'était au prix de la vie de ses proches, elle refusait d'être sauvée. Non elle préférait être celle qui mourrait. C'était peut-être dans un sens égoïste et bien dans ce cas-là, tant pis. Elle serait égoïste. Ainsi Lucy ne répondit pas à la question, elle ne pouvait tout de même pas être honnête avec lui. À quoi bon lui faire plus de peine ? Il souffrait déjà assez.

Au bout de quelques minutes sans nouvelle intervention de Louis, Lucy se demanda si au final il n'avait rien d'autre et qu'il attendait vraiment une réponse. Du coup, elle se dépêcha de trouver un début de réponse ou alors de quoi orienter la conversation sur autre chose mais choux blanc. Elle était pas très douée, il fallait croire. Pauvre chose. « Je ne pense pas que la Résistance est faite pour durer. Elle est composée que de menteurs. » Que pouvait bien répondre Lucy, que c'était faux ? Non, elle-même avait perdu la foi en la résistance. Elle ne pouvait pas la défendre. Quelque chose n'allait pas dans le fonctionnement de la résistance. Était-ce le mensonge ? Pourtant il y avait du mensonge partout, c'est comme s'il était nécessaire voir même obligatoire pour le maintien des choses. Triste constat, c'est vrai. « J’ai l’impression d’être le seul à toujours avoir mit un point d’honneur à être franc avec toutes ces histoires. Vous avez vos raisons pour mentir, mais honnêtement, je suis fatigué des mensonges. Et c’est ça qui m’énerve, Lucy. J’en ai marre de pas pouvoir faire confiance à qui que ce soit. J’ai pas confiance en les Résistants, alors comment je peux avoir confiance en la Résistance ? J’ai foi en mes idéaux, en ce à quoi les Phénix se battent pour. Mais j’ai pas foi en la Résistance. A mes yeux, elle est pourrie. Comme une bonne partie de la famille. Et je sais même pas si elle pourra un jour être réparée. Je sais même pas si ce serait pour son bien. Tout le monde ment. Sans doute qu’au dehors de Poudlard c’est la même chose, peut-être même pire vu que c’est le monde des adultes. Peut-être que je devrais commencer à mentir. Ou à me taire et ne plus croire personne. » Louis devait s'accrocher parce qu'il était bien meilleur que les autres. Lucy le savait, l'avait toujours su. Il avait toujours été meilleur qu'elle, c'était plus qu'une évidence. Alors si lui aussi baissait les bras les choses iraient dans le mur. Lucy se disait que maintenant que les jours étaient encore plus sombres, il devait continuer à se montrer meilleur que les autres. Il devait de nouveau prendre sur lui pour redresser ce qui s'effondrait autour de lui. Oui c'était beaucoup lui demander mais on lui demandait quand même. Parce que c'était comme, dans tout combat, il y avait des personnes qui donnaient plus mais qu'on ne voyait pas forcément. Louis était le héros de l'ombre. Pas celui qui tabassait les méchants. Non il était celui qui permettait à la maison de continuer à tenir debout car si elle ne résistait pas alors les costauds et courageux ne pouvaient pas tabasser les méchants. Oui il serait sûrement toujours sous-estimer, bafouer mais il ne devait pas perdre de vue le fait qu'il était meilleur que tout le monde. Dans son cœur, Lucy le saurait. Elle ne pourrait pas lui dire mais elle aurait toujours une petite pensée pour lui. C'est tout ce qu'elle pouvait lui donner. C'était bien peu, c'était tellement vrai.

Lucy ne pourrait pas lui dire qu'on arrêterait de lui mentir parce que ce n'était pas vrai. Les gens allaient continuer de mentir parce qu'ils étaient comme ça. Le mensonge était plus facile, la voie royale de lâcheté. Louis était courageux dans ce sens, pourquoi n'avait-il pas été envoyé à Gryffondor ? Peut-être parce que c'est comme ça, que les maisons ne sont pas si rigides que ça. Et l'on sait très bien que tous les deux n'auraient sûrement pas pu endurer la séparation. Poufsouffles ils étaient, ensemble. « Pour toujours et à jamais », hein ? Non il ne fallait pas penser à leur devise, c'était trop douloureux. « Ce serait juste plus facile si je pouvais faire confiance à au moins quelques personnes. Je n’ai fait que ça : prouver que j’étais digne de confiance. Mais quasiment personne n’en a jamais fait autant avec moi. On me dit même pas la vérité en face ! » Là encore, elle ne pouvait pas dire que c'était faux. Elle l'avait fait. Elle avait vraiment l'impression qu'elle était d'une inutilité magistrale. C'est pas comme ça qu'elle pourrait l'aider ! Oh non, vraiment pas. Et ça la désolait sincèrement de voir Louis se décomposer un peu devant elle.  « Merci pour me la dire dans ton cas, Lucy. Vraiment. Merci de me faire confiance avec un si lourd et important secret. Mais c’est juste pesant que ce soit quasiment jamais le cas et avec des trucs complètement banaux aussi de la part des autres. Je sais que tu peux rien y faire. Mais d’une certaine manière, il fallait que ça sorte. Et comme ça, tu sais aussi ce que je pense de tout ça. » Un sourire triste se dessina sur son visage. Voilà la tragédie de l'histoire. Ils se comprenaient encore une fois en parfaite adéquation quand la séparation était inévitable. L'amour comme ça, c'était beau. Beau dans sa pureté comme dans sa tristesse.

Lucy vint s'adosser à côté de lui regardant droit devant elle. Elle cherchait ses mots. Tout à l'heure dans sa tête, ils sonnaient tellement bien mais elle n'était pas sûre d'être capable de les ressortir pour que ça sonne aussi bien. Elle ne voulait pas que ça sorte de travers ou que ça n'est pas l'effet escompté sur Louis car elle voulait vraiment soulager sa peine, au moins un minimum. « J'aimerais te dire que les gens vont arrêter de mentir mais je ne peux pas car ils continueront. Les gens sont comme ça, Louis. Ils mentent parce que c'est plus facile, parce qu'ils croient bien faire. Alors oui souvent, ils se trompent mais les gens sont comme ça et très rares sont ceux qui comme toi arrivent à être honnêtes. » Elle fit une pause, se refusant toujours de le regarder. Elle ne voulait en aucun cas se laisser déstabiliser par lui ou un quelconque objet de leur environnement. Elle resterait concentrée jusqu'à la fin de son discours. « Tu t'en rends sûrement pas compte Louis mais t'es indispensable à la résistance et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que justement t'arrive à être honnête, t'es meilleur que la plupart des gens. T'empêche que le truc se casse la gueule. Alors oui c'est bien beau d'avoir des Albus qui rentrent dans le lard et qui arborent fièrement leurs coquards le lendemain parce qu'ils ont rétamé les méchants. C'est eux qu'on admire parce que c'est plus facile de voir leurs actions mais y a qu'un Louis. Celui qui maintient l'unité parce qu'en étant meilleur que les autres, il permet ces actions-là. On est pas tous fait pour briller en tant que les gros caïds. Toi aussi t'es un héros, seulement t'es un héros de l'ombre. » Elle fit de nouveau une pause voulant rassembler ses idées pour ne rien oublier. Là, elle allait entamer la partie vraiment pas facile, en tout cas celle qui n'était pas des plus agréables parce qu'elle remettait en place la dure réalité quand on était un héros. Et c'était encore pire quand on était un héros de l'ombre. « Le truc quand tu fais parti de l'ombre, c'est qu'on reconnaît pas tes actions, tes victoires, tes bienfaits. Non je suis désolée de te le dire Louis mais on va continuer à te sous-estimer, à te mentir pour toutes ses raisons. Tu vas souvent te retrouver dans ce genre de situations comme aujourd'hui ou t'en as marre, mais parce que t'es meilleur que les autres, faut pas que tu te laisses démoraliser, faut pas que tu perdes la foi. Non tu prends sur toi et tu te rappelles en quoi t'es bon. Tu serres les dents et tu continues tes actions. Y aura peut-être personne pour te saluer, te dire bravo pendant qu'on encensera les Albus mais garde toujours à l'esprit que t'as participé. Sans toi y aurait rien eu non plus. »

Lucy souffla un grand coup. Oui elle parlait beaucoup mais il lui semblait important de dire toutes ses choses. Louis avait besoin de les entendre au moins une fois. Elle voulait croire que le fait que ça sorte de sa bouche soit d'autant plus efficace. Ça c'était complètement subjectif mais ça lui faisait du bien à elle. « Alors tu pourrais choisir d'être un Albus, jouer les caïds pour avoir la reconnaissance que tu mérites, t'en as sûrement les capacités mais tu serais quand même moins bon que lui. Comme lui serait incapable d'être toi. T'es fait pour être un Louis, un héros de l'ombre. Encore une fois, ça peut paraître dégradant mais ça ne l'est pas, c'est dix fois plus héroïque. Et à chaque fois que tu douteras de toi, souviens toi de ce jour, et... » Cette fois-ci, elle tourna la tête pour lui faire face. Il avait le regard perdu dans le vide. Apparemment tout ce qu'elle avait pu lui dire le laisser penseur. Réaction logique, non ? Et puis c'était un bon signe. La réflexion c'était la première étape vers l'acceptation. Oui Louis allait être d'accord avec elle, il fallait y croire. Il était son héros et un héros n'abandonne jamais la guerre même s'il perd des batailles. « Et, peu importe où tu seras et où je serai, dis-toi que je t'aurais toujours une pensée pour toi. Je te soutiendrais toujours parce que j'ai confiance en toi. Je crois en le héros qui est en toi tout comme cette gamine qui une fois dans ton jardin a dit en chœur avec toi gamin « Pour toujours et à jamais. ». Cette devise sera toujours vraie même si on est séparé. Toujours. » Voilà, maintenant elle pouvait aller pleurer dans ce coin mais au moins le cœur plus léger. Plus léger parce qu'elle aurait fait tout ce qu'elle pouvait pour alléger la peine de Louis et qu'elle savait qu'elle lui avait utile en quelque chose. Elle aurait fait ce qu'elle savait pas trop mal faire : lui redonner espoir. Et rien que pour ça, c'était déjà quelque chose. Le héros de l'ombre avait aussi besoin parfois qu'on l'acclame, qu'on lui rappelle à quel point il était génial. Elle le maintiendrait toujours, Louis était le héros de l'ombre et il était unique. Il n'y en avait qu'un comme lui, il y en aurait toujours qu'un.
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Jeu 26 Juin - 13:51

Un souffle fila entre les lèvres du garçon. Avec du recul, le Poufsouffle estimerait certainement cette journée comme surréaliste. Néanmoins, le bizarre régissait son existence depuis des années. Depuis cette guerre, depuis les changements de ses proches, depuis leur réaction infligée par la pression, la tristesse, la colère. Louis observait sa cousine, si transformée mais pourtant si semblable. Si éloignée mais demeurant si proche. Lucy s’était bourrée d’opposés, de contrariétés. Et son cousin pouvait difficilement lui en vouloir. Il craignait pour sa vie, pour son bien-être, pour son futur. Il désirait lui venir en aide dans les coups durs, qu’elle sache qu’il se trouve à sa disposition quoi qu’il arrive. Qu’il serait toujours là pour elle. Mais surtout, il souhaitait qu’elle se ravise. Qu’elle reste près de lui et se résigne à ne pas mener à bien cette mission suicide. Lucy n’avait jamais eu froid aux yeux, c’était celle qui refusait de rester en retrait, laisser les choses se dérouler tranquillement, sans les altérer. Elle était une fille de l’action, de l’avant. Louis reconnaissait qu’en lui posant toutes ces interrogations, qu’en lui confiant qu’il préférait paraître égoïste en lui disant qu’elle préfère qu’elle demeure à ses côtés, dans son clan, dans leur camp, il lui demandait un peu de ne pas être celle qu’elle se devait d'être. Il lui demandait de se stopper, d’affaiblir cette volonté de fer qui l’avait toujours envahie, enchantée.

C’était peine perdue de la convaincre, bien entendu. Il ne faisait que gaspiller le temps qu'il leur restait. Pourtant, il lui fallait prononcer ces quelques termes, lui dévoiler ses états d’âme, son avis sur la question. Il fallait qu’il la remercie pour sa franchise, de l’avoir placé dans la confidence avec un secret si lourd, frisant le vital. Il fallait qu’il la mette en garde, qu’il lui fasse des promesses, qu’il soutienne être toujours là pour sa personne. Elle savait sans doute déjà tout cela, elle le connaissait par cœur. Mais le Poufsouffle devait énoncer ces termes, devait remplir le silence des paroles de son cœur. Et quand il eût finit, quand il était persuadé qu’il avait fait le tour sans rien oublier, il s’aventurait à lui parler de la Résistance, décrire ce qu’il en pensait, sans retenue, sans merci. Il avait pensé à quitter l’association, cette Assemblée qu’il voyait emplie de menteurs et de lâches. Un Phénix qui tombait en ruine, qui se pourrissait à mesure des journées. Il ne voyait plus l’intérêt de la Résistance. Il se battrait perpétuellement pour sa cause, contre Voldemort, contre ses idéaux macabres, sectaires, sanguinaires. Mais il ne pouvait prendre part à un groupe qui procédait par des manières qu’il ne savait cautionner. Louis ne pouvait pas mentir, il était inapte à se mentir à lui-même, à se battre pour quelque chose qui le révulsait. Et pire, il avait perdu espoir en la Résistance, comme il avait perdu confiance en de nombreuses personnes en seulement quelques mois. Et tout ça, il se devait de l’annoncer à Lucy. Pour leur amitié, pour leur partage de secrets.

« J'aimerais te dire que les gens vont arrêter de mentir mais je ne peux pas car ils continueront. Les gens sont comme ça, Louis. Ils mentent parce que c'est plus facile, parce qu'ils croient bien faire. Alors oui souvent, ils se trompent mais les gens sont comme ça et très rares sont ceux qui comme toi arrivent à être honnêtes. » Le garçon conserva le silence. Sa cousine ne prononçait sans doute que la vérité. Les gens mentent. Pour des milliers de raisons. Car c’est plus facile de mentir que de se mettre à nu, que de risquer gros, que de souffrir au fond de son être. C’est plus facile de jeter au feu une façade inventée de toute pièce que cette carapace qu’on tente de bâtir depuis le début de notre vie et ne reflète que notre réelle personnalité. « Rares sont ceux qui comme toi arrivent à être honnêtes. » Souvent, Louis se demandait si représenter cette minorité n’était pas une erreur. Si ce n’était pas une faiblesse. Pourquoi s’acharner à être vrai quand on est entouré de faux ? Peut-être sur-estimait-il la vérité. Peut-être n’était-elle qu’une dague qu’on enfonce en plein cœur et qui ne vaut rien de bon, qu’une arme qu’on offre à tout le monde, stupidement. Il était sûrement fou d’être aussi franc. A sa manière, il pouvait être suicidaire également. Une caractéristique des Weasley souvent oubliée, cette ténacité à obéir à ses traits de personnalité les plus forts. Lucy protégeait les siens en rejoignant les Obscurs car elle estimait cela le plus juste, elle pensait ce mouvement être le plus judicieux. Quant à lui, il était buté à demeurer franc, car il était convaincu que l’honnêteté n’appelait qu’à sa jumelle. Tous les deux se mettaient en grand danger afin de rester vrais envers eux-mêmes. « Tu t'en rends sûrement pas compte Louis mais t'es indispensable à la résistance et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que justement t'arrive à être honnête, t'es meilleur que la plupart des gens. T'empêche que le truc se casse la gueule. Alors oui c'est bien beau d'avoir des Albus qui rentrent dans le lard et qui arborent fièrement leurs coquards le lendemain parce qu'ils ont rétamé les méchants. C'est eux qu'on admire parce que c'est plus facile de voir leurs actions mais y a qu'un Louis. Celui qui maintient l'unité parce qu'en étant meilleur que les autres, il permet ces actions-là. On est pas tous fait pour briller en tant que les gros caïds. Toi aussi t'es un héros, seulement t'es un héros de l'ombre. » Un héros de l’ombre. Un fin sourire sans joie étira les lèvres du sixième année. Il n’était pas sûr être si important à la Résistance. Il ne se voyait pas posséder ces capacités d’unité. Il se sentait si seul, il avait du mal à s’envisager tel un pilier. Néanmoins, d’une certaine manière, il pouvait comprendre l’argument de son interlocutrice. Il ne changeait pas, il restait constant. Il représentait indéniablement les mêmes valeurs, il ne tournait jamais au gré du vent. Il était un roc. Un roc qu’on ne percevait pas, qu’on n’appelait jamais. Parce qu’on le sait toujours là. Parce qu’on compte trop sur lui pour l’imaginer se métamorphoser un jour. « Le truc quand tu fais parti de l'ombre, c'est qu'on reconnaît pas tes actions, tes victoires, tes bienfaits. Non je suis désolée de te le dire Louis mais on va continuer à te sous-estimer, à te mentir pour toutes ses raisons. Tu vas souvent te retrouver dans ce genre de situations comme aujourd'hui ou t'en as marre, mais parce que t'es meilleur que les autres, faut pas que tu te laisses démoraliser, faut pas que tu perdes la foi. Non tu prends sur toi et tu te rappelles en quoi t'es bon. Tu serres les dents et tu continues tes actions. Y aura peut-être personne pour te saluer, te dire bravo pendant qu'on encensera les Albus mais garde toujours à l'esprit que t'as participé. Sans toi y aurait rien eu non plus. » Un silence s’installa entre les deux cousins. Une nouvelle fois, l’étudiante avait raison. C’était cruel comment toute l’énergie, tous les sacrifices qu’il faisait pour la Résistance n’étaient jamais considérés, aperçus, félicités. Albus et Fred effectuaient quelconque attaque, tout le monde les adorait. Louis les protégeait des conséquences de leurs folies, on ne le remarquait même pas. Même Fred et Albus ne voyaient pas tout ce qu’il avait fait pour eux. Et c’était démoralisant, cet inlassable manque de reconnaissance. Ce silence assassin. « Alors tu pourrais choisir d'être un Albus, jouer les caïds pour avoir la reconnaissance que tu mérites, t'en as sûrement les capacités mais tu serais quand même moins bon que lui. Comme lui serait incapable d'être toi. T'es fait pour être un Louis, un héros de l'ombre. Encore une fois, ça peut paraître dégradant mais ça ne l'est pas, c'est dix fois plus héroïque. Et à chaque fois que tu douteras de toi, souviens toi de ce jour, et... » Le Poufsouffle pourrait difficilement dire lui-même que son rôle était « dix fois plus héroïque » que celui de quelqu’un comme Albus, néanmoins, Lucy énonçait une nouvelle fois la vérité en disant que jamais, Louis pourrait prendre la place du Gryffondor. Il lui était impossible d’être le Potter, d’agir comme l'adolescent, de posséder cette indéniable force de caractère et jouir de ces impulsions guerrières. Il était un acteur de l’ombre. Celui qui donne des conseils, prévoit des stratégies, assure les arrières. Celui qui se prend les éclats, les balles perdues, qui devient un dommage collatéral. Le mauvais rôle que personne ne désire mais qui lui colle religieusement à la peau. Qui lui va comme un gant.  « Et, peu importe où tu seras et où je serai, dis-toi que je t'aurais toujours une pensée pour toi. Je te soutiendrais toujours parce que j'ai confiance en toi. Je crois en le héros qui est en toi tout comme cette gamine qui une fois dans ton jardin a dit en chœur avec toi gamin « Pour toujours et à jamais. ». Cette devise sera toujours vraie même si on est séparé. Toujours. » Un nouveau sourire apparut sur le visage du blond. C’était réconfortant d’entendre la Capitaine des Poufsouffle lui promettre qu’elle aurait une pensée pour lui, qu’elle ne l’oublierait pas, qu’ils resteraient ensemble, soudés l’un à l’autre, l’un pour l’autre, même en étant séparés par cette guerre, par différentes aspirations, par les rôles que l’on choisit et juge meilleurs. Le garçon pressa affectueusement la main de Lucy, n’osant pas produire quelconque autre acte qui serait difficile à voiler si quelqu’un entrait dans la pièce et qui anéantirait la mission de la Weasley. Il se releva doucement après avoir offert un sourire sincère à l’adolescente. D’un geste las, il se retourna, avant de répliquer : « Merci pour tout ça, Lucy. » Il soupira, de soulagement cette fois-ci. « Je ne me vois pas vraiment comme un héros. J’ai pas l’impression d’être très important aux Résistants, mais d’un côté, je peux pas dire que tu as tort. Je comprends ce que tu veux dire par tout ça. Et ça fait du bien, de l’entendre. Même si la vérité n’est pas très belle, c’est réjouissant de savoir que quelqu’un y porte le même regard que moi et me comprend. » Il jeta un coup d’œil à la salle des champions, avant d’attirer de nouveau l’attention sur son interlocutrice. « Je ne sais pas ce que je vais faire, avec la Résistance. J’imagine que j’irais à la prochaine réunion, et si elle ne s’avère pas utile, si elle ne représente pas ce que je veux des Résistants, j’arrêterai d’y aller. Je dis pas que je deviendrais neutre, mais je préfère me préserver pour la bonne cause dehors plutôt que de cautionner des actions avec lesquelles je ne suis pas d’accord ici. » Notamment le Code Phénix, bien que le garçon ne se prit pas la peine de le rappeler, sachant pertinemment que Lucy connaissait son avis sur la question. Un rictus étira les lèvres du Poufsouffle, avant qu’il ne reprenne la parole. « Tu sais, je me répète, mais comme tu dis, « Pour toujours et à jamais ». Ça va dans les deux sens. Si tu as besoin de moi, trouve seulement un moyen de me le faire savoir et je serais là. Ou si tu veux que je fasse quelque chose pour toi. Quoi que ce soit, Lulu. Je sais qu’on n’est pas censé se parler ou quoi que ce soit, mais si jamais tu es dans le besoin, il y a toujours moyen de faire passer un message à quelqu’un dans le secret. On peut peut-être même se trouver un truc maintenant. Un lieu de message S.O.S.. Un code secret. Un truc que seulement nous deux pourrons comprendre. » Il sourit sincèrement, avant de lancer un chiffon à sa cousine. « Toutefois, j’imagine qu’on est mieux de se mettre au nettoyage si on ne veut pas s’attirer de nouvelles foudres de la part du concierge. Bien que ça ne me gênerait pas d’avoir une nouvelle punition avec toi, pour être entièrement honnête. » Pendant quelques minutes, Louis envisagea même sérieusement de ne pas nettoyer entièrement la salle des champions. Mais sans doute était-il plus sage de jouer le jeu et de prétendre ne pas souhaiter revoir Lucy même au yeux d’un concierge vaniteux et à moitié sénile.
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MessageSujet: Re: LULOU ∞ you'll always meant the world to me   Sam 2 Aoû - 6:07


« pour toujours et à jamais »



Louis lui pressa la main. Ce petit geste était pourtant si affectueux. Il réussissait à lui seul à la réconforter. Là encore on ne doutait pas de leur lien incassable malgré les épreuves et les obstacles. Pour toujours et à jamais, on ne le dirait jamais assez. C'était peut-être trop répétitif pour vous ou alors ça ne semblait pas avoir grand intérêt mais pour eux c'était plus fort que tout. C'était la base. Au commencement ils avaient tous les deux et si fin il devait y avoir, Lucy voudrait la partager avec lui parce qu'elle ne pouvait choisir meilleur compagnon. Ça dépassait les liens de sang, d'amitié ou d'amour. Ça n'avait rien de malsain, n'imaginez pas des choses, c'était juste ce genre de lien fort qui vous poursuivait partout et ceci était une bonne chose. « Merci pour tout ça, Lucy. » Elle ne répondit pas. Elle se contenta de lui offrir un léger sourire remplit de joie mais aussi pour lui dire que c'était normal. Ils n'avaient pas besoin de mots. Les mots étaient secondaires. C'était comme de la décoration qu'on utilise pour embellir une pièce, combler des vides. Ils se comprenaient sans parler seulement ils rajoutaient des mots pour se le dire plus expressivement. Parce que même si des fois, on avait pas besoin de mots, en ajouter faisait du bien. Cela faisait toujours plaisir et il fallait bien que reconnaître que ça comblait le vide laissait par le silence. « Je ne me vois pas vraiment comme un héros. J’ai pas l’impression d’être très important aux Résistants, mais d’un côté, je peux pas dire que tu as tort. Je comprends ce que tu veux dire par tout ça. Et ça fait du bien, de l’entendre. Même si la vérité n’est pas très belle, c’est réjouissant de savoir que quelqu’un y porte le même regard que moi et me comprend. » Louis n'était pas idiot, ça tout le monde savait alors c'était normal qu'il comprenne ce qu'elle avait voulu lui dire. Et puis par ses mots il confortait l'opinion qu'elle avait de lui et de sa position au sein des résistants. Il ne se pensait pas héros, c'était bien là le premier indice qu'il en était bel et bien un. Encore une fois, il respectait les codes du type de héros qu'il était. Cette modestie réelle et non pas juste affichée était vraiment belle à voir. Louis était une belle personne. Lucy n'en n'avait jamais douté mais là encore elle en avait la preuve. Elle était chanceuse d'avoir une place dans son cœur. Alors oui c'est vrai que la vérité n'était pas très belle mais l'était-elle souvent ? C'est vrai en général, la vérité n'était que rarement réjouissante. Ça faisait souvent du mal mais cela permettait d'avancer sur de meilleures bases. Quand on savait ce qu'on était, ce qu'on valait et à quoi on avait à faire, on avait pas de mauvaises surprises à attendre. Peut-être que là était le réjouissant mais qu'on ne savait pas en profiter. « Je ne sais pas ce que je vais faire, avec la Résistance. J’imagine que j’irais à la prochaine réunion, et si elle ne s’avère pas utile, si elle ne représente pas ce que je veux des Résistants, j’arrêterai d’y aller. Je dis pas que je deviendrais neutre, mais je préfère me préserver pour la bonne cause dehors plutôt que de cautionner des actions avec lesquelles je ne suis pas d’accord ici. » Lucy comprenait parfaitement ce qu'il ressentait puisqu'elle partageait cet avis. Néanmoins la différence c'est qu'ils ne réagissaient pas de la même manière après ce constat. Peut-être que la façon de faire de Louis était plus sage, réfléchie et mature. Lucy le lui souhaitait mais elle avait fait ses choix, s'était engagée. Elle savait qu'elle ne pouvait reculer à présent et elle avait accepté cette facilité ou du moins c'était en cours. Elle faisait ce qu'elle pouvait avec ce qu'elle avait, tout comme Louis et sûrement comme toute personne. Ils étaient au milieu de cette guerre, livrés à eux-même.

Pas facile de s'épanouir dans ce climat mais au moins ça vous apprend à survivre. « Tu sais, je me répète, mais comme tu dis, « Pour toujours et à jamais ». Ça va dans les deux sens. Si tu as besoin de moi, trouve seulement un moyen de me le faire savoir et je serais là. Ou si tu veux que je fasse quelque chose pour toi. Quoi que ce soit, Lulu. Je sais qu’on n’est pas censé se parler ou quoi que ce soit, mais si jamais tu es dans le besoin, il y a toujours moyen de faire passer un message à quelqu’un dans le secret. On peut peut-être même se trouver un truc maintenant. Un lieu de message S.O.S.. Un code secret. Un truc que seulement nous deux pourrons comprendre. » Sa sollicitude était tellement touchante. Il continuait d'être là pour elle malgré tout. Son message allait directement droit dans son cœur. C'est vrai que c'était pas idiot de se trouver leur code à eux. Lucy en avait un avec Fred, enfin disons que c'était un moyen de communiquer qu'il lui avait enseigné et ces derniers temps cela s'avérait être particulièrement utile. Et puis il est vrai que l'isolement était la base de son plan mais si jamais elle avait besoin de quelqu'un un jour, qui mieux que Louis ? Personne. Sa proposition était plus que tentante. Il lui lança un chiffon qu'elle rattrapa en vol. Ah oui, de base, ils étaient en colle et devaient nettoyer les lieux. Se reconcentrer ce n'était peut-être pas une mauvaise idée. S'ils n'avançaient pas assez vite, ils le payeraient et Lucy en avait pour sa part, marre de servir de cible à quiconque le souhaitait dans l'équipe professorale. « Toutefois, j’imagine qu’on est mieux de se mettre au nettoyage si on ne veut pas s’attirer de nouvelles foudres de la part du concierge. Bien que ça ne me gênerait pas d’avoir une nouvelle punition avec toi, pour être entièrement honnête. » Lucy lui sourit. Elle aussi avait bien envie d'une nouvelle punition avec lui. Était-ce mal ? Certes, non cette envie était légitime pas forcément des plus prudentes. Au diable, la prudence ! « Moi aussi... Peut-être qu'on peut travailler un peu moins vite pour revenir ? » C'est vrai, peut-être que ça passerait tranquillement comme ça. Toute manière quoiqu'ils feraient, ils se prendraient quand même des réflexions. Et oui c'était le « privilège » de porter le nom de Weasley. Vous parlez d'un privilège ! On s'habitue avec le temps... « A part tout ça, tout va bien ? Tu es toujours avec.... » Non elle n'allait pas arriver à le dire, c'était mort. Hors de question qu'elle prononce le nom de cette salope. Ok, Louis l'aimait pour une raison qui l'échappait totalement. Elle ne pouvait rien faire contre cela mais ça ne voulait pas dire qu'elle pouvait être complice de la chose... Ainsi, elle se contenta de dire après quelques instants : « elle ? » Elle c'était mieux que le surnom qu'elle lui réservait habituellement à savoir Cayrel maléfique.  
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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