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 « Disturbia » ϟ NERYONIA

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MessageSujet: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Dim 21 Juil - 12:25

Nerio Ҩ Bryonia
« Whats wrong with me? Why do I feel like this? Nothing heard, nothing said. Can't even speak about it. All my life on my head don't wanna think about it, feels like I'm going insane  »  



L'amour rend fou. Ce proverbe est tellement.. Quelconque, basique, si peu pris à la lettre. Tu savais qu'en un sens, il n'était pas totalement faux, tu avais déjà entendu dans les commérages de tes amies des histoires improbables pouvant illustrer cette phrase, mais jamais, jamais tu n’aurais pu t’imaginer que tu en serais victime un beau matin. A la vue du baiser, ton verre s’était brisé sur la table de bois massif, déversant son contenu dans l’assiette de ta voisine que tu foudroyais à présent du regard, comme si elle était responsable de ce que tu venais de découvrir. Puis la douleur, sourde, s’était insinuée dans ton être ravageant tout sur son passage, tous tes principes et tes concepts pour n’en laissé qu'un monceau de choses sans formes et sans consistance. Tu ne compris pas tout de suite. Après tout, tu avais l’habitude de voir Nathanaël s’affichant de nouvelles conquêtes au bras et te laissant parfaitement indifférente, mais le voir avec Eden en plein milieu de la Grande Salle…  Planter ta fourchette dans l’assassine de ta voisine d’en face avant de t’enfuir en courant te démangeait sérieusement. L’idée te semblait alléchante, car tu savais que la vue du sang et de la douleur sur un visage innocent calmerait tes doutes et incompréhensions. Mais tu n’en fis rien, te bornant à rester dans ton rôle de parfaite comtesse tandis qu’autour de toi, les limbes semblaient t’assimiler à elles. Ton regard céruléen se posa alors sur le prétendu ami de ta présente rivale. Lui aussi semblait quelque peu gêner de la tournure des évènements et affichait le genre d’expression qui te donnait l’envie de défouler ta colère sur lui, puis de le plaquer derrière une colonne et de l’embrasser sauvagement. Pareillement tu n’en fis rien, mais te promis de lui rendre visite très prochainement. Tes guiboles tremblèrent légèrement sous ton poids lorsque tu te levas de table, ton palpitant battant toujours un peu plus vite dans ta poitrine qui semblait à présent trop petite pour le contenir. Tu ne voulais plus voir tous ces gens, tous ces visages qui te dévisageaient avec inquiétude et incompréhension. Leurs pensées ne t’avaient jamais vraiment importé, l’envie d’une cigarette ou de quelque chose de plus fort était la seule chose que tu désirais le plus en cet instant.

Tes pas te menèrent jusque dans les dortoirs de Poufsouffle sans que tu n’y fasses réellement attention, la simple envie de fuir les lieux du sinistre occupant toutes tes pensées. Pourquoi t’avait-il caché sa relation avec Eden ? Etait-elle plus parfaite que toi, toi pauvre petite idiote qui te laissais ranger au placard sans même protester ? Par moment, tu ne savais même plus s’il était mieux pour toi que Nathanaël soit dans ta vie ou s’en exile, puis comme à chaque fois tu regrettais ces pensées en considérant qu’il t’était aussi néfaste et nécessaire qu’une dose de poudre à un junky en manque. Te sentant encore vibrante de la vision qui t’avait bouleversée, tu dénichais un paquet de cigarettes enfoui au fond de ta valise, avant d’en accrocher une à tes lèvres et d’en aspirer le poison. Tu entendais d’ici les protestations de tes voisines de dortoir sans y prêter attention. La fumée salvatrice emportait avec elle dans son nuage tes émotions, et tu sentais le calme revenir peu à peu dans ton esprit. Tu aurais aimé qu’Azraël ton aîné soit là pour t’aider à débrouiller toutes tes pensées confuses mais tu te décidais à en avoir fini avec les émotions, même si  elles, semblaient ne pas en avoir fini avec toi. Tu te jurais de faire la peau au gryffondor qui te servait d’ami en réduisant sa réputation de tombeur à néant  auprès de tes amies. Nathanaël Crickson allait gouter à ta vendetta implacable sans même se rendre compte qu’elle venait de toi. Tu rêvais en cet instant de lui infliger la même douleur que tu avais ressentie. Après tout, tu ne connaissais que la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent. On t’avait faite telle une louve, farouche, prête à défendre ses intérêts jusqu’à la mort et Nathanaël faisait entièrement parti d’eux. Il n’y aurait qu’une seule place pour une blonde au creux de son palpitant, et cette place te serait entièrement décerné, entièrement attitrée, tu l’avais décidé ainsi, peu importe qu’il soit d’accord ou non. Sur ces pensées teintées de colère et de vengeance, tu quittais les dortoirs, empruntant les couloirs du château jusqu’à y croiser un regard familier. La noirceur de ses prunelles déroutantes t’avait presque manqué et tu te sentais malgré toi sourire, lippes qui s’étiraient sournoisement vers la personne que tu t’apprêtais à martyriser. Un vent d’indifférence feinte foudroya cette colère associée à cette jalousie qui émanait de toi. Nerio suffisait toujours à dissiper tes émotions, ou tout du moins à les canaliser. Cette fois, il te servirait de passetemps, un encas avant de t’attaquer à Nathanaël et sa peroxydée. Il était accompagné d’une élève que tu ne connaissais pas, et avec sarcasme, tu pensas qu’il ne le resterait pas longtemps. Il n’y avait guère de place pour un nouveau participant dans votre petit jeu destructeur.

« Amore mio » lâchais-tu d’un ton mielleux ou perçait ton accent du sud après être venue à sa rencontre, ignorant totalement la présence incommodante de l’autre personne. C’était toujours ainsi avec Nerio. Un surnom affectueux mettait le feu aux poudres et d’ordre général, dans un laps de temps très court après l’avoir prononcé vos échanges devenaient plus musclés, plus tactiles, mais ce n’était pas pour te déplaire bien au contraire. Cet italien te rendait folle, et lui vriller douloureusement les nerfs étaient devenu une passion dévorante chez toi, sans que tu ne puisses l’expliquer. Tu aimais jouer de ton caractère imprévisible avec lui, jouer à l’amante délaissée lorsqu’il se trouvait en compagnie d’une fille, déposer furtivement un baiser au creux de sa joue alors qu’il s’y attendait le moins,  l’insulter à l’autre bout d’un couloir, ou lui susurrer au creux de l’oreille quelques paroles peu catholiques dans votre langue maternelle, juste comme ça, à la dérobée avant de disparaitre en riant. La vérité, c’est que tu le voulais comme ami, et tu ne supportais pas qu’il se dérobe à chacune de tes tentatives. Chaque rejet, chacune de ses résistances te poussaient à agir plus violemment, à pousser ses limites toujours plus loin, à être de plus en plus inventive. Certes, cela se finissait toujours mal et le plus souvent pour toi, mais tu ne perdais pas espoir. Et lorsque parfois vous parveniez à un statut quo, tu fondais en larmes ne supportant pas l’idée qu’une personne ayant la même culture et langue que toi ne puisse pas t’apprécier. C’était une question d’honneur, de fierté froissée. D’ailleurs, tu ne comprenais toujours pas sa ferveur  à te repousser sans cesse et avec tant de conviction, toi la Comtesse, toi dont les élèves du château recherchaient la compagnie… Finalement, la ferveur c’était transformée il y peu de temps en volonté de te menacer et de t’angoisser. Le jeu qui s’était instauré entre vous avait pris une tournure presque malsaine, et pourtant tu continuais toujours de le provoquer, te plaisant à être la spectatrice de ses colères noires. Tu espérais au plus profond de toi qu’en ce jour maudit il t’accorde au moins quelques brimades, quelque chose que te montrerais qu’il avait toute ton attention, même si cela se traduisait par une dispute. Peut-être te rappelait-il ton frère aîné, au fond, et cela expliquait sans doute la raison pour laquelle tu le persécutais autant, tu t’acharnais autant à ce qu’il fasse attention à toi, à ce qu’il te protège un jour. Oui, cela expliquait certainement pourquoi tu le voulais tant comme ami.

« Si je ne te connaissais pas mon chat, je pourrai presque croire que tu m’évites » Tu laissais un petit rire sucré s’échapper de tes lèvres. S’adressant à l’élève qui interrompait les prémices de votre jeu, tu ne lui adressais que ton mépris, alors qu’à ton visage se disputaient la froide indifférence et l’ironie « Je ne voudrais pas te chasser, mais Nerio et moi avons beaucoup de choses à nous dire. Et puis je vais te faire une confidence, je suis de bien meilleure compagnie… ». L’élève apeurée s’enquit rapidement de déguerpir. Tu ne prêtas pas attention à la réaction de Nerio. A vrai dire, que cela l’ennuie t’importais peu, sauf si cela atteignait ses nerfs d’aciers. Tes mains remirent presque professionnellement tes cheveux bouclés sur une épaule, geste que tu savais irrésistible d’ordinaire. « J’attends des remerciements micino mio, je t’ai fait gagner un temps précieux ». Tu feignais de soupirer, attendant sa réaction, comme s’il te devait tout. Mimique destinée seulement à l’énerver.


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MessageSujet: Re: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Mar 27 Aoû - 6:49




Disturbia
jour inconnu, heure inconnue

T’es de mauvaise humeur. T’as passé une sale nuit. T’as pas beaucoup dormi, va savoir pour quelle obscure raison. Tu soupçonnes quand même ton mal de ventre d’y être pour beaucoup, mais bon. En plus les garçons ont trouvé intéressant de se faire une séance de discussion sur les petits soucis des uns et des autres, pendant la première moitié de la nuit. T‘as bien essayé de participer un peu, histoire d‘être sympa et pas toujours largué dans tout ce qui se passe dans le château, mais t‘as pas tenu la distance. T‘as perdu le fil de la conversation vers minuit passé. Et en plus du reste, le peu que tu as dormi, tu as cauchemardé. Enfin tu appelles ça un cauchemar toi, parce que ce que ton cerveau a tramé cette nuit, tu ne peux pas l’appeler autrement. Rien qu’au souvenir de Naranja et toi dans le même lit, tu frissonnes. C’est dégoutant. Non pas qu’elle soit horrible à regarder, tu dois quand même en convenir, elle est jolie. Mais c’est Naranja quoi. Tu l’aimes pas, elle t’aime pas, vous vous aimez pas, et en plus, c’est l’ex d’un ami. Et on touche pas aux anciennes petites amies des amis, donc rien que ça devrait empêcher ton cerveau de faire ce genre de rapprochements. Mais encore, sil il n’y avait eu que ça, tu aurais pu t’en accommoder, te dire que c’était juste une mauvaise passe, ton cerveau qui s’était cogné contre ta boîte crânienne et qui avait du mal à s’en remettre, mais non ! Le pire du pire, c’était qu’après cette nuit là, la gamine avait fini en cloque. Et elle te l’avait dit dans ton rêve, les yeux brillants et avec un grand sourire, comme si elle s’attendait à ce que tu sois content et que tu lui dises que tout irait bien, que vous alliez vivre d’amour et d’eau fraiche, et que vous alliez vivre tous les trois, le bambin courant en couche culotte dans les hautes herbes du champs où vous auriez construit votre baraque. Tu avales ta salive de travers et frottes tes yeux, rougis par la fatigue, comme le font les enfants lorsqu’ils ont sommeil. Tu sais pas pourquoi, mais tu sais par avance que la journée va être longue et douloureuse pour tes pauvres nerfs. T’as pas envie de te tirer du lit, mais il le faut quand même. Tu t’enroules dans ta couette et tu poses les pieds au sol, grimaçant au contact froid sous la plante de tes pieds. Non, t’es pas sensible, juste mal réveillé. Non, on va pas se mentir, t’aimes pas le froid, c’est viscéral, t’y peux rien. La douche fait pas passer ta mine froissée et ton évident manque de sommeil. Et t’as toujours mal au ventre en plus de ça, et tu sais pas comment tu vas t’en débarrasser, et surtout, surtout si tu vas t’en débarrasser. Tu aimerais bien ignorer le fait que tu as la désagréable sensation qu’on te coupe en deux, et si t’étais pas un mec, tu te dirais bien que ce sont juste tes règles qui se la ramènent pour faire la fête, mais voilà, t’es un mec, donc tu peux pas te rassurer de cette manière. Et ça t’énerve déjà.

Le petit déjeuner, c’est sacré. C’est ton moment, le seul où tu es encore bien, où rien n’est censé t’énerver, où tu ne te soucies de rien et de presque personne. Le petit déjeuner, c’est ton moment préféré. Habituellement. Là, tu as juste louché pendant quarante cinq minutes sur ton bol de lait et ta tartine de confiture, essayant de trouver le courage et la force au plus profond de toi pour avaler quelque chose. Mais t’as pas réussi. Et ça aussi, ça t’énerve.

Et ta journée continue, aussi morose et ennuyante qu’elle promettait de l’être dès le matin. Les cours sont longs, et dépourvus d’intérêt. Tu te dis que peut-être c’est toi qui n’y mets pas du tien et que si tu fais plus attention, tu finiras par aimer, ou au moins ne plus t’ennuyer. Mais, soyons francs, tu n’as pas vraiment envie d’y mettre du tien. Au pire, tu travailleras plus pour rendre un bon devoir plus tard, et au mieux, tu t’y intéressera au prochain cours Encore que tu dis ça, tout le temps, pour chaque matière, et que tu ne le fais jamais. Même toi tu ne sais pas pourquoi. C’est peut-être la motivation qu’il te manque. L’intérêt de travailler dur et d’être attentif, tu ne le trouves pas. Jamais. Un jour peut-être ça changera. Mais pour l’instant… Pour l’instant tu mâchouilles le bout de ta plume sans conviction, espérant désespérément que le cours de potions finisse. Rapidement si possible, parce que tu as vraiment besoin de fumer un peu, ou d’aller voir l’infirmière pour qu’elle te donne quelque chose contre ton foutu mal de ventre qui ne se décide pas tout seul à aller voir ailleurs. Ou les deux, tiens. Et, comme si quelqu’un avait enfin décidé que tu avais déjà assez souffert pour le reste de la journée, l’heure se termine, et tu bondis de ta place, agrippant ta sacoche et te précipitant vers la sortie, l’air frais et la solitude.

Tu passes en coup de vent à l’infirmerie, et tu te rappelles que, ah oui, les infirmiers ne sont, comment dire, plus là. Un flot d’injures, que nous tiendrons secrètes pour ne pas choquer les âmes sensibles, traversent ton esprit, mais par un miracle sans nom, ne passent pas la barrière de tes lèvres, et tu fais marche arrière, te rendant dans la Grande Salle, sans même avoir essayé de pousser la porte de l’infirmerie. Si les deux autres ne sont plus là, tu as à peu près autant envie de te retrouver face à un Mangemort qu’un poisson rouge dans un aquarium face à un chat. En parlant de chat, tu te demandes brièvement où est le tien. Surement en train de se faire câliner par tu ne sais quelle personne en manque d’affection.  Comme d’habitude quoi. Ton chat compense ton manque de vie sociale et d’interaction avec les autres. C’est plutôt cool. Sauf quant tu as envie de le voir, et qu’il est introuvable, l’animal.

Tu retrouves Madelyn à l’entrée de la salle, et la prenant par l’épaule, tu l’entraînes à ta suite vers votre table, l’installant juste à côté de toi, un peu à l’écart. Tu adores cette fille, c’est l’équivalent de ton soleil quotidien, et tu sais que sans elle et Emily, tu serais une espèce de loque ambulante qui déprime à toute heure du jour et de la nuit. Et même si tu n’avais pas l’intention d’ingurgiter quoi que ce soit au repas, le regard qu’elle te lance te suffit à faire de la tambouille avec ce qui se trouve dans ton assiette et à en avaler un peu. Tu voudrais pas risquer une colère de Maddie. Dangereux. Surtout pour toi. Elle serait capable de te gaver, cette fille. Autant ne pas prendre de risques inutiles.  Vous quittez rapidement les lieux, et c’est très probablement à cause de toi. Tu ne supportes pas le bruit, et aussi à fleur de peau. Et Maddie t’accompagne, parce qu’elle est décidément trop adorable avec toi pour te laisser tout seul, comme une âme en peine. Ok, tu es une âme, mais pas vraiment en peine, faut pas exagérer non plus. Mais bon, tu dis rien, parce que tu aimes bien sa compagnie, c’est rassurant et pas lourd. Vous tracez votre route, et toi tu es bien décidé à rallier le parc, pour t’en griller une. Malheureusement pour toi, et tes nerfs, tu aperçois l’autre blonde au fond du couloir, et tu sais qu’elle aussi elle t’a vu, à l’espèce de sourire malsain qui orne son visage. Soupirant, tu continues de marcher, priant pour qu’elle passe à côté de toi sans rien faire, pour une fois, mais comme tu n’as aucune chance, ça ne se passe pas comme ça. C’est à ce moment là que tu décides que quelqu’un a vraiment quelque chose contre toi aujourd’hui.

« Amore mio » Rien qu’au son de sa voix, tu grimaces sans te cacher. Tu ne supportes pas cette fille. Et plus elle tente d’être à tes côtés, d’avoir ton attention, pire ça devient. Le seul endroit où elle devrait se trouver, pour toi, c’est par terre, écrasée au sol, dans la cour, ou quelque genre dans le genre. Et pourtant, elle est là, juste à côté de toi, déjà à t’insupporter. « Si je ne te connaissais pas mon chat, je pourrai presque croire que tu m’évites » Un sourire aigre se peint sur ton visage et tu laisses un petit rire grinçant t’échapper, sans lui donner plus d’attention que cela. Tu comptes bien continuer ton chemin, mais cette garce te coupe l’herbe sous le pied en faisant fuir Madelyn. Avant qu’elle ne s’échappe dans un couloir voisin, tu l’interpelles vivement. « Maddie ! Maddie je te retrouve ce soir pour le repas ! Je dois te parler Carrisima ! » Le tout agrémenté d’un clin d’œil et d’un sourire. Tu sais qu’elle sera là à t’attendre. C’est toujours comme ça. « J’attends des remerciements micino mio, je t’ai fait gagner un temps précieux » Tu ricanes une fois encore et secoues vaguement la tête, l’air de dire, cause toujours tu m’intéresses, et enfonces tes mains dans tes poches, après avoir remis ta sacoche en place sur ton épaule. « Tu veux quoi, Dante ? Je veux pas perdre mon temps avec toi. Je suis pas d’humeur à supporter tes jérémiades de chochotte, alors craches le morceau et dégages vite, avant que tu commences vraiment à me saouler. » Sans un regard pour elle, tu reprends ta marche et tu vas te poser plus loin, sur un rebord de fenêtre, appuyé contre le mur, abandonnant ta sacoche au sol. Tu renifles dédaigneusement, attendant qu’elle se décide enfin à parler, même si tu n’as aucune envie de l’entendre. Tu hais cette fille. Elle ne sait pourquoi qu’à moitié. Mais toi tu sais. Famille de tarés, rongés tous jusqu’à la moelle. Des cinglés en puissance, italiens comme toi, malheureusement. Elle n’y est pour rien, elle, bien sur, mais c’est comme ça. Tu ne peux pas la voir. Sa vue te ramène toujours à cette nuit là, dans la ruelle. C’est une torture sans nom à chaque fois. C’est ton self contrôle qui t’empêche de la crucifier sur un mur, ou de la bâillonner et de la prendre par les pieds. Mais parfois, parfois tu craques, quand elle se fait trop insistante, et si tu ne la détestait pas autant, tu trouverais ça mignon, mais avec elle, ça ne passe pas. Alors tu craques, tu hurles, elle pleure, tu t’énerves encore plus, et ça éclate. En témoigne la fois où elle a failli passer par-dessus la barrière de la tour d’Astronomie. Ce jour là, tu dois avouer, tu avais carrément disjoncté. Mais ce n’était pas grand-chose, elle s’en était remise. Toi aussi.

« Alors ? J’attends. Je suis pas patient, je vais pas me bouffer l’après midi pour ta petite personne. Tu m’empêches d’aller fumer ma clope là, alors accélères le mouvement et parles. » Tu hausses un sourcil, adoptant ton air le plus ennuyé que tu ais dans ta panoplie d’airs ennuyés. Et le temps te parait incroyablement long jusqu’à ce qu’elle décroche enfin un mot. Mais comme tu as, au final, aucune envie d’entendre sa voix de diva détrônée ou tu ne sais trop quoi, tu la coupes brutalement. « Et je ne t’évite pas, c’est juste que les gens ont des réactions peu subtiles quand tu arrives quelque part, et que comme ils s’en vont tous, ou font tous la grimace quand tu débarques avec ta démarche de miss parfaite, j’ai mille fois l’occasion de sortir de l’endroit où tu es pour ne pas devoir composer avec toi et tes sales manies de gamine trop parfaite. » Un petit sourire mauvais accompagnant le tout et te voilà partis pour ce qui semble être un combat de coqs où l’un des coqs est un fait un vilain petit canard. Bryonia, en l’occurrence.


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MessageSujet: Re: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Dim 20 Oct - 3:59

Nerio Ҩ Bryonia
« Whats wrong with me? Why do I feel like this? Nothing heard, nothing said. Can't even speak about it. All my life on my head don't wanna think about it, feels like I'm going insane  »  



A peine t’avait-il aperçu au bout du couloir que tu sentais son exaspération suinter de tous les pores de sa peau hâlée. A cet instant, il devait songer être maudit. Il n’arrivait pas à masquer ses émotions comme on avait pu s’évertuer à te l’apprendre, plus jeune. Glaciale au possible, ta voix n’avait pas tremblée, alors que tu savais déjà comment allait se terminer cette entrevue. Enrayée par le mal qui te rongeais, la rancœur et cette rage sourde grouillant sous ta peau, tu ne songeais en cet instant qu’à te purifier, chasser tes propres démons en les remplaçant par un autre. Le sourire acerbe qu’il t’adressa ne te laissait pas la possibilité de te méprendre sur une éventuelle tournure différente des évènements. Lui aussi savait comment toute cette mascarade allait prendre fin. Il ne s’agissait que d’une question de temps, au fond, avant que cela ne dérape. « Tu veux quoi, Dante ? Je veux pas perdre mon temps avec toi. Je suis pas d’humeur à supporter tes jérémiades de chochotte, alors craches le morceau et dégages vite, avant que tu commences vraiment à me saouler. » Le ton était donné. Son amie n’étant plus là pour venir ternir ton paysage, votre jeu pouvait ainsi dignement commencer, sans faire de victime collatérale.  Perfide tentatrice, tu t’approchais de lui sans que ses menaces ne pèsent le moins du monde sur tes épaules. « Mhm.. C’est naturel chez toi d’être si sexy quand tu donnes des ordres ? » Lâchais-tu, sourire charmeur à l’appui. Tu aimais le mettre mal à l’aise, lui rappeler qu’il n’était qu’un bout de viande avec lequel tu jouais à ta guise, sur qui tu te défoulais selon tes envies. C’était un beau garçon, le genre que tu affectionnais parce que ses traits te rappelaient le sud et ton pays qui te manquait tant. Tandis que tu rêvassais en t’imaginant les muscles que dissimulait son uniforme de sorcier, il ajouta : « Alors ? J’attends. Je suis pas patient, je vais pas me bouffer l’après-midi pour ta petite personne. Tu m’empêches d’aller fumer ma clope là, alors accélères le mouvement et parles. »

Tu lâchais un sourire face à cette impatience si caractéristique des gens du sud. Il s’était éloigné de toi, allant s’adosser au rebord de la fenêtre. Il n’avait pas l’air si décidé que ça à vouloir partir, ou sans doute savait-il déjà que s’il entreprenait une quelconque fuite, tu le suivrais tel un fantôme hantant sa cible. Tu avançais jusqu’à sa hauteur d’une démarche feutrée et élégante lorsqu’il s’énerva soudainement, reprenant les soupçons que tu avais eu l’audace de lui jeter à la figure quelques minutes plus tôt. « Et je ne t’évite pas, c’est juste que les gens ont des réactions peu subtiles quand tu arrives quelque part, et que comme ils s’en vont tous, ou font tous la grimace quand tu débarques avec ta démarche de miss parfaite, j’ai mille fois l’occasion de sortir de l’endroit où tu es pour ne pas devoir composer avec toi et tes sales manies de gamine trop parfaite. » La méchanceté gratuite dont il faisait preuve envers toi aurait presque pu t’atteindre en d’autres circonstances, mais, cette fois, elle ne t’ébranla pas le moins du monde. Peut-être s’attendait-il à ce que tu fondes en larmes comme tu le faisais parfois dans une tentative désespérée de le faire culpabiliser en attirant son attention. Son animosité amplifiait seulement l’arrière-goût amer qui te tenait la gorge depuis le début de matinée, et te tirait un rire condescendant : « Mes sales manies de gamine trop parfaite ? Essaierais tu me faire un compliment Amore mio ? Je t’en prie, ne t’engages pas sur cette voie avec moi, tu sais bien que tu n’as pas besoin de rhétorique pour me charmer. En réalité il y a longtemps que je voulais m’entretenir avec toi à propos d’une chose... » Tu avais conscience de tendre le bâton pour te faire battre, sachant ce que tu allais lui dire, mais cela ne revêtait aucune sorte d’importance. Tu sentais ses nerfs à vif, bouillir, et les titiller te donnait une vague impression de supériorité et de sérénité retrouvée. Tu t’avançais vers lui, revêtant ton masque d’élève studieuse et bienveillante et posait délicatement ta main sur son épaule, un pli soucieux barrant ton front, comme si tu t’apprêtais à lui faire une révélation.

« Tu sais j’ai bien réfléchi. Nous avons un point commun. Nous sommes les deux seuls italiens de ce château à plusieurs kilomètres à la ronde. Nous nous croiserons certainement encore un long moment. Contrairement à ce que j’ai toujours dit, tu n’es pas aussi horrible que tu veux bien le montrer avec moi, et je suis persuadée que même si tu me repousses sans cesse au fond tu m’adores. Ah, ça me fait du bien de crever l’abcès. Alors, maintenant que la glace est enfin brisée j’imagine qu’une trêve s’impose. Je prends sur moi. Je fais le premier pas. Pour fêter nos réconciliations je te propose même une clope. Mais je suppose qu’il est encore trop tôt pour passer aux embrassades. Ce n’est pas un problème, j’attendrai patiemment que tu franchisses ce cap. » Ton discours aurait presque pu paraître convainquant enrobé de ces beaux sentiments, si tu n’avais pas affiché tout le long un sourire qui en disait long sur le sarcasme que tu avais employé. Les mots s’étaient échappés de tes lèvres vermeilles avec une facilité déconcertante, sans que tu n’y fasses véritablement attention, ni que tu ne les retiennes. L’idée était de le mettre mal à l’aise, de jouer à l’âme faussement compatissante allant au-delà des rancœurs partagées, lui faisant croire même s’il n’en serait pas dupe que tu lui pardonnais son mauvais caractère, parce qu’au fond, tu savais qu’il t’adorait. Penser quelque chose d’aussi niaisement sarcastique t’arracha un sourire en coin. Tu savais qu’il ne te restait qu’une fraction de seconde avant que l’italien soit ne te rit au nez, soit laisse libre cours à son énervement. Mais tu estimais que tu n’étais pas encore allée assez loin, non. Ce n’était qu’une mise en bouche, avant que son premier refus de s’intéresser à toi ne surgisse et ne te pousse à aller encore plus loin. Les règles étant pourtant tenaces et importantes à tes yeux, tu avais presque l’impression de jouer une scène, tant la redondance des actions et des répliques te semblait flagrante. Cette fois il ne manquait plus que sa réaction pour que le jeu puisse commencer dignement et dans les règles de l’art.


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MessageSujet: Re: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Mar 5 Nov - 10:07




Disturbia
jour inconnu, heure inconnue

« Mhm.. C’est naturel chez toi d’être si sexy quand tu donnes des ordres ? » « C’est naturel chez toi d’être aussi emmerdante à toute heure du jour et de la nuit, ou tu t’entraînes en cachette, poupée ? » Tu avais laissé cette réplique cinglante t’échapper. Le commun des mortels aurait pu croire que c’était une pique affectueuse, surtout agrémentée de ce petit surnom stupide, mais elle, oh elle, bien sûr  qu’elle comprendrait qu’elle jouait déjà sur une pente glissante. Poupée. Oui, c’était bien l’idée que tu avais d’elle. Une poupée, un pantin. Un jouet dont on fait ce que l’on veut, que l’on brise, que l’on pousse à bout, qu’on rafistole un peu, juste avant de l’écraser du bout de la botte. Poupée de chiffon.

Et si les derniers mots que tu lui avais jeté l’auraient ébranlé auparavant, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Peut-être était-elle habituée à ta méchanceté et ta mauvaise humeur maintenant ? Ou était-ce aujourd’hui en particulier ? Quelqu’un t’aurait-il précédé pour la mettre sur les nerfs, la petite Dante ? Quel dommage… Elle craquerait d’autant plus vite, la petite idiote. Une boule de nerfs qui se consume toute seule, sans avoir réellement besoin de quelqu’un pour attiser le feu. Elle laissa même échapper un rire. Probablement le rire que tu lui connaissais le moins, avec un soupçon de quelque chose. De dédain, oui c’était bien ça. Du dédain. Ben tiens, elle se prends pas pour de la merde la gamine. Tu te trouvas d’accord avec ta Conscience pour une fois, et c’était assez remarquable. Ça faisait longtemps que ça ne t’était pas arrivé. Peut-être devrais tu la remercier pour cela ? Non. Il y a des limites à tout dans la vie, et les tiennes se situaient à peu près là. Plutôt te faire couper ou arracher la langue par un chien plutôt que de dire merci à cette fille.

« Mes sales manies de gamine trop parfaite ? Essaierais tu me faire un compliment Amore mio ? Je t’en prie, ne t’engages pas sur cette voie avec moi, tu sais bien que tu n’as pas besoin de rhétorique pour me charmer. En réalité il y a longtemps que je voulais m’entretenir avec toi à propos d’une chose... » Au mot compliment, tu étouffas vaguement un mélange de protestation indignée, de rire sarcastique et un hoquet de surprise. Si elle n’était pas comme elle était, Bryonia t’aurait probablement amusé. Mais elle était si parfaitement elle que c’était une chose impossible, qu’elle arrive à t’amuser. C’était plutôt ton le contraire, en cet instant. Mais à n’en point douter, cette fille avait un contrôle sur toi, sur tes nerfs. Obligé de ronger ton frein pour ne pas lui exploser la tête sur le sol du parvis de l’école, et ce à chacune de ses maudites apparitions. C’en était devenu malsain, ce jeu entre vous. Elle rêvait probablement autant de te pousser au bout de tes retranchements que toi de lui écraser la joue contre le sol et de l’enfoncer plus loin en terre. Et lorsqu’elle posa sa main sur ton épaule, tu haussas un sourcil, l’air de dire : enlèves ta main tout de suite ou je te l’arrache pour en faire de la chaire à pâté.


« Tu sais j’ai bien réfléchi. Nous avons un point commun. Nous sommes les deux seuls italiens de ce château à plusieurs kilomètres à la ronde. Nous nous croiserons certainement encore un long moment. Contrairement à ce que j’ai toujours dit, tu n’es pas aussi horrible que tu veux bien le montrer avec moi, et je suis persuadée que même si tu me repousses sans cesse au fond tu m’adores. Ah, ça me fait du bien de crever l’abcès. Alors, maintenant que la glace est enfin brisée j’imagine qu’une trêve s’impose. Je prends sur moi. Je fais le premier pas. Pour fêter nos réconciliations je te propose même une clope. Mais je suppose qu’il est encore trop tôt pour passer aux embrassades. Ce n’est pas un problème, j’attendrai patiemment que tu franchisses ce cap. » Pendant une nano seconde, l’idée effleura ton esprit qu’elle était peut-être sincère. Puis, la réalité te frappa de plein fouet. C’était Bryonia. Et rien, rien de ce qui sortirait un jour de la bouche de cette fille à ton attention ne serait jamais honnête, sauf peut-être ses petites menaces sans envergures et ses chouinements désespérés, dus à la peur. Tu te retiens quelques secondes de ne pas éclater de rire. Quelques secondes seulement, et ça avait tout du rire faux et superficiel. T’arrêtant brutalement, tu envoya valser sa main et lâcha un « non » très sérieux. Passant une main sur ton visage, tu secouas doucement la tête, songeant combien cette fille pouvait être surprenante. Avait-elle donc réellement cru qu’elle arriverait à faire passer tout cela comme quelque chose de réfléchi, et venant du cœur ? Surtout auprès de toi, en fait. Tu ne doutas pas un instant, et c’est probablement la seule chose que tu apprécias un peu chez elle, que son talent de comédienne était grand et qu’elle était vraiment douée.

Mais voilà. Étant ce que tu étais - logique -, et elle étant ce qu’elle était, c’est-à-dire le vilain petit canard de l’histoire, tu ne pouvais décemment pas laisser passer une occasion pareille pour l’entraîner vers le bas. « J’aurais pu y croire Bryonia Dante, tu sais, si tu n’avais pas été toi. Tu es tellement stupide pour avoir seulement eu l’idée d’un plan aussi foireux que celui là ? Tu espérais quoi sur le long terme? Que je te tombe dans les bras, qu’on marche bras dessus, bras dessous, qu’on se balade dans toute l’école pour prouver que, oh mon dieu, les italiens s’entendent ? Mais ça n’arrivera jamais Dante ! Réveille toi Poupée, on est pas dans une de tes "love story" ou je ne sais quoi d’autre, un conte où tout est bien qui fini bien ! Toi et moi, on enterrera jamais la hache de guerre ! Je te hais, ça ne changera jamais ! Tu n’es rien qu’une poupée avec laquelle on s’amuse et qu’on jette quand le jouet nous lasse ou qu’il ne tient pas la route ! Comprends le, cazzo, et arrête de me faire chier à longueur de temps !  »

Et d’un coup, parce que, vraiment, la situation était trop risible pour que tu t’en empêches, tu laissas échapper un éclat de rire. Un vrai, rien de sarcastique ou de mesquin. Elle t’amusait vraiment, au final. Tellement sûre d’elle et de ses petits projets voués à l’échec et au blâme que c’en était loufoque. « Je dois dire que tu m’amuses en fait. Comment tu as seulement pu laisser ces conneries sortir de ta petite bouche Poupée ? Mais dis moi, c’était calculé ce petit numéro ? Ou c’est sortit tout naturellement à cause de ton énervement du moment ? Qu’est-ce qui va pas pour que tu viennes me pourrir la journée dès le matin ? Des petites contradictions matinales ? Quelqu’un a fait une remarque sur ta coupe de cheveux ? »

Tu étais encore relativement gentil. Le ton aurait pu grimper bien plus vite. Mais au final, tu n’avais plus rien à faire maintenant, alors, pourquoi ne pas profiter de ce divertissement incongru qu’elle représentait pour toi ? Si d’ordinaire, elle arrivait à t’énerver dès le départ, Aujourd’hui c’était différent. Aujourd’hui, c’était elle qui était en colère. Et tu allais bien t’amuser à retourner sa colère froide et sourde qui palpitait en elle comme un deuxième cœur pour la faire chuter, doucement, très doucement, vers le sol.

Et au moment où tu lui adressas ton sourire le plus mesquin, tu savais parfaitement que, maintenant, le jeu avait commencé. Et tu n’avais aucun doute sur l’issu de celui-ci. Tu serais le vainqueur, comme à chaque fois. Et comme à chaque fois, elle te maudirait, te détesterait, et finirait par revenir. C’était Bryonia Dante. La fille qui venait d’une famille de fous.



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MessageSujet: Re: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Jeu 19 Déc - 2:43

Nerio Ҩ Bryonia
« Whats wrong with me? Why do I feel like this? Nothing heard, nothing said. Can't even speak about it. All my life on my head don't wanna think about it, feels like I'm going insane  »  


Tu avais posé ta main sur son épaule, geste faussement amical, alors que le contact du tissu contre ta paume te paraissait grisant. Interdit. Electrique. Il balaya d’ailleurs ton assassine d’un mouvement d’épaule, te rappelant par la même ton statut d’étrangère. Son rejet cuisant, cette sorte de moue empruntée de dégout te pinça le cœur, mais encore une fois tu n’en montras rien. « J’aurais pu y croire Bryonia Dante, tu sais, si tu n’avais pas été toi. Tu es tellement stupide pour avoir seulement eu l’idée d’un plan aussi foireux que celui-là ? Tu espérais quoi sur le long terme? Que je te tombe dans les bras, qu’on marche bras dessus, bras dessous, qu’on se balade dans toute l’école pour prouver que, oh mon dieu, les italiens s’entendent ? » « Euh, oui. » Le coupais-tu, le gratifiant de ton sourire le plus naïf, enjôleuse aux intentions purement réfléchies, ne répliquant pas au fait qu’il te croyait profondément idiote –ce que tu étais très loin d’être.  « Mais ça n’arrivera jamais Dante ! Réveille-toi Poupée, on est pas dans une de tes "love story" ou je ne sais quoi d’autre, un conte où tout est bien qui finit bien ! Toi et moi, on enterrera jamais la hache de guerre ! Je te hais, ça ne changera jamais ! Tu n’es rien qu’une poupée avec laquelle on s’amuse et qu’on jette quand le jouet nous lasse ou qu’il ne tient pas la route ! Comprends le, cazzo, et arrête de me faire chier à longueur de temps !  » Tu sentis la faille en toi un peu plus se creuser sous le flot de haine qu’il laissait jaillir de ses nacres, tandis que tu sentais tes muscles se crisper de colère mais aussi de détresse. ‘Poupée’, ce surnom n’avait rien de gratifiant dans sa bouche, et ne te rendait d’ailleurs pas hommage. Contrairement à ce que tu pouvais t’évertuer à penser, Nerio t’avait bien cerné. Il venait exactement de formuler ce que tu pouvais penser de toi dans tes mauvais moment, ceux ou tu te faisais violence, ceux ou te sentais si faible face à la comédie quotidienne qu’était devenue ta vie. Tu déglutis avec difficulté. Sa remarque t’avait blessé au fer rouge, rouvrant des plaies que tu croyais cicatrisées. Il ne te fallait quelques secondes pour te reprendre et faire disparaitre le sérieux et la tristesse de ton visage pour reprendre cette expression qui te sciait mieux au teint : l’ironie.  « Ne dis pas de gros mot, c’est vulgaire ! » Ton assassine s’abattue sur son torse sans grande douceur à la manière d’une mère rabrouant son enfant, comme tu le faisais parfois avec un certain Gryffondor. « Sache amore mio, que je te persécuterais jusqu’à ce que tu me dises pourquoi tu me hais à ce point. D’ailleurs, je suis persuadée que tu mens, sinon tu ne serais pas encore là à me taper la discute ». Tu croisais tes bras sur ta poitrine, tandis que ton visage perdait toute trace d’amusement. « Non, franchement Nerio, j’aimerai comprendre. T’aurais-je fait du mal malgré moi dans une autre vie ? Je ne suis pas assez bien pour faire partie de ta clique de crétins ? » Tu te sentais perdre patience à mesure que les mots butaient contre tes nacres sans que tu ne puisses les retenir, ta colère se déversant en toi comme un poison mortel. Lorsque tu avais eu connaissance de sa nationalité, tu avais cru trouver en lui un futur confident, quelqu’un qui comblerait le manque de ton pays natal, qui comprendrait ta manière de penser, tes traditions et ta culture mais tu t’étais fracassée sans vergogne contre son sarcasme et sa violence. Pourtant tu avais malgré toi toujours l’espoir qu’un jour tes efforts, retourner vers lui comme une louve la queue entre les pattes, paieraient. Mais pour l’instant, tout espoir semblait s’être envolé, attisant par la même la colère au creux du palpitant logé au creux de sa poitrine. « Et bien figure toi que moi ça me fait plaisir de te faire ‘chier’ à longueur de temps, ça me défoule ». Caprice d’une petite fille trop gâtée, après tout, il avait mérité ton châtiment. Nul ne pouvait te refuser quoique ce soit. Encore moins lui. « Je dois dire que tu m’amuses en fait. Comment tu as seulement pu laisser ces conneries sortir de ta petite bouche Poupée ? Mais dis-moi, c’était calculé ce petit numéro ? Ou c’est sorti tout naturellement à cause de ton énervement du moment ? Qu’est-ce qui va pas pour que tu viennes me pourrir la journée dès le matin ? Des petites contradictions matinales ? Quelqu’un a fait une remarque sur ta coupe de cheveux ? » Un demi sourire éclaira ton visage pur et angélique, visiblement amusé. Alors, c’était à cela qu’il te réduisait ? Une pauvre petite fille gâtée superficielle, décontenancée par ce que les autres pouvaient penser d’elle ? Non, tu  n’étais pas cette poupée en sucre, poupée fragile passant de bras en bras, torturée à loisir par son propriétaire. On t’avait forgé dans la douleur, on t’avait appris à rester impassible, à arborer ce masque en public qui au fil des années avaient fini par se fondre dans ta peau, faisant de toi une parfaite comédienne. Tu dressais toujours cette muraille entre toi et les autres, l’abaissant seulement en présence de Nathanaël, le seul en qui tu pouvais avoir confiance. Une confiance aveugle, en réalité, puisque tu sentais encore la lame de la trahison soigneusement plantée dans ton échine. Tu avais des failles, comme tout être humain, même si tu préférais l’ignorer. Malgré ta force, tu restais désarmée devant la colère qui grondait en toi au moindre prétexte, ravageant tout sur son passage. C’était elle qui te poussait toujours et encore à revenir près de Nerio, si ce n’était ton orgueil. Votre relation était basée sur un véritable système cyclique. Mécanique implacable et éternelle, tu le provoquais sans cesse pour attirer son attention, jusqu’à ce qu’il perde patience et ne te mettre en colère.  Tu perdais la face, mais tu étais déterminée, même si au final, il avait toujours le dernier mot. Tu jouais à un jeu dont l’adversaire avait un net avantage sur toi : il dictait les règles. « Qu’est-ce qu’un cerveau rabougri et atrophié comme le tien  peut bien comprendre à mes petites ‘contradictions matinales’, de toute façon ? ». Sa remarque sur tes cheveux t’avait clairement mise de mauvaise humeur, le Poufsouffle bien loin de se douter que tu avais eu le privilège d’assister en premières loges au baiser langoureux que ton meilleur ami avait échangé avec sa peroxydée du moment. Et par ailleurs, ta coupe de cheveux était comme à son habitude : parfaite. Tes boucles dorées et soyeuses encadraient parfaitement ton visage aux traits éthérés. Le sourire mesquin qu’il esquissa n’arrangea rien à ton humeur. Tu sentais votre jeu se retourner sournoisement et lentement contre toi, lui qui pour une fois gardait un calme légendaire et toi qui perdait pieds peu à peu. Mais tu ne te laisserais pas faire, pas en ce jour où le baiser de Nathanaël t’avait donné l’envie de massacrer la terre entière, et Nerio De Massari se trouvait en tête de ta liste noire. «  Et bien figure toi que je me suis dit que ta petite vie si triste avait certainement besoin d’un peu de rebondissement, alors généreuse comme je suis, j’ai eu l’irrésistible envie de venir illuminer ta journée ». Tu agrémentais ta réplique d’un sourire un peu trop bienveillant pour paraitre vrai. « Bon, j’ai un peu de temps à t’accorder ce midi, tu manges avec moi ? » Contradictoire comme toujours, tu ne pouvais pas t’empêcher de revenir à la charge, de tenter de t’attirer sa sympathie même si tu t’attendais à ce qu’il t’envoie royalement paître. Tu ajoutais d’une voix taquine, charmeuse cherchant à produire son petit effet : « Comme ça tu pourras me raconter un peu ta vie, tes amours, tout ça. Apparemment ce sont des trucs qui se font entre am… camarades. Oui, camarades. Je suis persuadée que c’est aussi quelque chose que tu fais avec la petite moche qui était avec toi tout à l’heure, voire avec ta petite clique. Enfin, ce sera plus agréable avec moi je suppose ». Bon, certes insulter son amie n’allait pas te permettre de t’arriver ses faveurs, mais le mettre en colère attirerait au moins son attention.  


fiche par century sex.

__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

(c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: « Disturbia » ϟ NERYONIA    Sam 18 Jan - 7:11




Disturbia
jour inconnu, heure inconnue

« Euh, oui. » C’était donc tout ce qu’elle avait à répondre cette gourde ? Oui ? Mais, par la barbe de Merlin, elle était encore plus débile que ce que tu avais envisagé. Non pas qu’elle soit une idiote, tu étais certain que c’était une fille dotée d’une grande intelligence, qu’importe combien cela puisse-t-il te coûter de te l’avouer, mais sur ce coup là, elle faisait preuve d’une stupidité qui n’avait d’égale que sa beauté. Légendaire en somme. Elle venait de passer pour une cruche, et le sourire collé à ses lèvres te donnait envie de lui coller une paire de gifles et de la laisser là. L’autre psychopathe de Gryffondor drogué viendrait ramasser les déchets, pardon, les morceaux, de toute façon. Comme toujours. C’était leur truc ça apparemment, l’amitié bizarre qui fait mal et dans laquelle on doit faire mal à l’autre, non ? Et puis même, tu n’en avais rien à faire. Si tu lui faisais du mal, elle pleurerait, elle chouinerait, et il rappliquerait. Tu avais remarqué ce manège au moment où elle avait commencé son propre jeu malsain avec toi. Soit. Pourquoi pas. Après tout, tu y pouvais quoi toi, dans tout ça ? Elle cherchait, elle trouvait. Ça devait marcher comme ça. Ça ne pouvait que marcher comme ça.


« Ne dis pas de gros mot, c’est vulgaire ! » Tu gloussas dans ta barbe. Bien sûr que c’était vulgaire. C’était votre truc, à vous, les gens du Sud. La vulgarité. Et elle prétendait encore s’en inquiéter ou juste en avoir quelque chose à faire ? Mais sur quel genre de fille étais tu donc tombé ? La voilà, ta question Nerio. C’est quoi, ce spécimen ? Elle osa te toucher. Toi. Elle avait posé sa main sur toi. Tu ne retins pas la grimace de dégout sur ton visage. Le rictus méprisant l’accompagnant non plus, d’ailleurs. Tu viras sa main d’un geste de la tienne, l’envoyant balader, te décalant sur la droite. Ne pas céder de terrain, ne pas se rapprocher, gagner de l’espace, du temps, de l’air. Oui, voilà. Il te fallait de l’air. Bryonia avait cette fâcheuse et horrible manie de te pomper l’air. « Sache amore mio, que je te persécuterais jusqu’à ce que tu me dises pourquoi tu me hais à ce point. D’ailleurs, je suis persuadée que tu mens, sinon tu ne serais pas encore là à me taper la discute »

Mais quelle délicieuse idée elle avait là, la petite poupée ! « Oui, tu as raison… Je ne dois pas te mentir, c’est évident, j’aime tellement ta présence, elle ravie ma journée, c’est ma dose de bonheur au quotidien, ta petite voix horripilante, ton apparente confiance en toi, et ta tête des mauvais jours ! J’adore vraiment, rien de tel pour être en pleine forme ! Mais comme je t’ai donné assez de mon temps pour le reste du mois, je te conseille de balayer le paysage et me foutre la paix, qu’est-ce que tu en dis ? Ah, attends… » Tu levas le doigt, faisant mine de réfléchir à ce que tu allais bien lui dire. « Je sais ! Tu vas pas le faire. Pour une raison que je ne m’explique pas, tu t’évertues à m’ennuyer, et même si ça se finit toujours mal pour toi, tu aimes ça. Mais je t’assure, tu ne me persécute pas le moins du monde. Tu te persécutes toi-même, parce que tu reviens toujours toute seule, et tu te fais du mal toute seule, parce que je suis vraiment un imbécile avec toi. Quel dommage ! » Record de paroles et de temps accordé à Bryonia Dante battu, De Massari ! Tu peux être fier de toi !

« Non, franchement Nerio, j’aimerai comprendre. T’aurais-je fait du mal malgré moi dans une autre vie ? Je ne suis pas assez bien pour faire partie de ta clique de crétins ? » Elle voulait comprendre ? Toi tu ne voulais pas expliquer. Compliqué, non ? Et parfois, parfois oui tu te disais que c’était parfaitement injuste de la détester comme ça, de la haïr pour son nom et son sang, parce que d’autres pourraient en faire de même avec toi, mais tu savais, tu savais avant même d’essayer que tu n’y arriverais pas, que tu ne pourrais jamais l’aimer ou la tolérer, que tout ça, c’était perdu d’avance. « Non, Dante, ce n’est pas que tu m’as fait du mal dans une autre vie, c’est juste que tu me les brises à chaque fois qu’on se voit, et ce, de plus en plus, et de plus en plus régulièrement, alors… J’ai de moins en moins de patience. Tiens, question ! Qu’étais-tu avant, dans une de tes autres vies ? Un poulpe ? Un chien ? Non ! J’ai mieux, un truc bien à toi ! Une sangsue. Sale bestiole, coriace et qui lâche rien. » Pour un peu, tu te dirais bien à toi-même que t’es vraiment cruel là, mais non. Pour une fois, une petite fois que tu sais que tes nerfs tiendront plus que les siens, autant en jouer, s’amuser non ? S’amuser à ses dépends, s’amuser pour une fois, juste une seule, sur toute cette mascarade, sur votre drôle de relation. «  Et bien figure toi que moi ça me fait plaisir de te faire ‘chier’ à longueur de temps, ça me défoule » Tu haussas les épaules, lui souriant. « Au moins un de nous deux qui trouve un intérêt à cette perte de temps, c’est pas mal ! J‘allais finir par croire que tu n‘y trouvais pas plus d‘avantages que moi, me voilà soulagé ! Je suis le défouloir de Mademoiselle Dante… Quelle joie ! » Tu pourrais rire de ta propre idiotie, de ta propre hypocrisie. Tu disais la détester, mais tu t’amusais actuellement à ses dépends. Tu la disais sans intérêt, elle en avait un au final. Celui de rattraper sans le vouloir toutes les horreurs de sa famille. Mais plutôt mourir que de le dire.

« Qu’est-ce qu’un cerveau rabougri et atrophié comme le tien  peut bien comprendre à mes petites ‘contradictions matinales’, de toute façon ? » Ah, tiens. Un point sensible, l’apparence, ma petite Dante ? Tu penchas la tête sur le côté, l’examinant attentivement. Une jolie fille, de chez vous, sans aucun doute. Elle aurait pu te plaire, si elle n’avait pas été elle. Une répartie intéressante, bien que fatigante, un joli visage, bien que souvent trop sombre, un corps bien fait… Oui, elle aurait pu te plaire, si vous vous étiez connu dans d’autres circonstances, dans d’autres lieux. Dans une autre vie. « Je préfère  avoir un cerveau rabougri et atrophié qu’avoir à faire face à une absence totale de cerveau, comme toi… » Tu tapotas le haut de sa tête, comme tu l’aurais fait avec… Non, en fait tu n’aurais même pas eu ce geste envers un animal. Pour dire le peu d’estime que tu avais pour elle. «  Et bien figure toi que je me suis dit que ta petite vie si triste avait certainement besoin d’un peu de rebondissement, alors généreuse comme je suis, j’ai eu l’irrésistible envie de venir illuminer ta journée » « La prochaine fois, essayes de ne pas te torturer en essayant de donner un jugement quelconque sur ma vie, parce que là tu me fais pitié, Dante. Tu ne t’es pas fait mal en pensant au moins ? Ah, et évites aussi l’humour, ça ne te va pas du tout au teint. Tout le monde sait que tu n’es pas généreuse. Fourbe, trop digne, fille à papa, poupée, tout ça, c’est sur, c’est toi, mais le reste… Non. Juste non. Trouves autre chose. Ma journée était vraiment bien avant que tu ne te pointes pour enlaidir le paysage, alors vraiment, trouves autre chose. Et ravales ce sourire, t‘as l‘air d‘une gourde.» Oui, d’accord, c’était méchant. Mais n’avait-ce pas été toujours comme ça, entre vous ? La méchanceté et les mauvaises intentions ? Il te semblait bien que si, alors… Pourquoi vouloir changer cette petite tradition dominicale ? Ou non dominicale d’ailleurs, c’était selon le bon vouloir de la demoiselle plutôt. « Bon, j’ai un peu de temps à t’accorder ce midi, tu manges avec moi ? » Elle était donc bien décidée à t’emmerder jusqu’au bout, la gamine. Soit. Nul doute, elle était bien la digne descendante de toute sa famille de pourris. Cette idée t’arracha un soupir. Quelle journée déplaisante. Voire même plus que ça, mais un minimum de tenue et de sophistication ne ferait de mal à personne, n’est-ce pas? « Comme ça tu pourras me raconter un peu ta vie, tes amours, tout ça. Apparemment ce sont des trucs qui se font entre am… camarades. Oui, camarades. Je suis persuadée que c’est aussi quelque chose que tu fais avec la petite moche qui était avec toi tout à l’heure, voire avec ta petite clique. Enfin, ce sera plus agréable avec moi je suppose » Cette fille était définitivement une véritable petite garce en puissance. Et même si tu avais trouvé ça drôle de discuter avec elle cinq minutes sans t’énerver, tu sentais déjà l’ennui et le ras le bol pointer le bout de leur nez. La plaisanterie et la mesquinerie avaient assez durées. Ce n’était pas toi, ça ne serais jamais le cas. Autant couper court à cette petite comédie tout de suite. « C’est bon, Dante, tu me tapes sur le système là. Bouges de là, laisses moi de l’air. Je vais manger, mais tout seul. A moins que tu n’aies envie de me raconter tes petits problèmes matinaux, qui t’ont conduit, toi et ton arrogance que tu ne sembles pas pouvoir laisser derrière toi, jusqu’à moi. Je me doute bien que seule ton semblant de coupe de cheveux ne peut pas t’avoir mise dans tous tes états. » C’est vrai que les yeux brillants et les lèvres un peu tremblantes d’une rage contenue, tu ne les lui connaissais pas trop. Elle c’était plutôt genre miss-je-suis-une-glace, et ce en toutes circonstances. « Tu veux qu’on joue les camarades à l’entente parfaite ? D’accord. mets toi à ta table, Poupée, raconte moi pourquoi t’es dans cet état dès le matin, pendant que je me grille une clope. Y’a quelqu’un qui a froissé ton égo de petite fille ? » Un temps, une fraction de seconde pour trouver quelque chose, et tu enchainas, fouillant dans tes poches à la recherche de ton paquet et ton briquet. « Non, ne dis rien, je sais. Une des filles à voler ton doudou ! Pire ! Elles ont griffés une de tes superbes jupes ! » Tu lui fis signe de te suivre, te dirigeant lentement vers le bout du couloir, empruntant le chemin de la cour, bien décidé à fumer et sauter le repas. Peut-être qu’elle s’en irait alors, trop attachée à la santé de son estomac. Comment dire que tu n’avais aucun espoir de ce côté-là ?



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« Disturbia » ϟ NERYONIA

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