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 I'll be watching you | roxanne (terminé)

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MessageSujet: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 24 Avr - 4:40



Le château de Poudlard n’est plus aussi accueillant qu’au début. Stefan se rappelle avec précision son premier jour, il était arrivé avec Eden et s’était promis de s’en sortir vivant et surtout ensemble. Or voilà que leur amitié venait d’être fortement contestée. Et en plus, à cause de l’annonce du traitre dans les rangs du Lord, le château était en ébullition. Entre les interrogatoires et les coups de pressions que les mangemorts recevaient, tout le monde se pliait aux ordres du mage noir, même le temps semblait l’approuver et il faisait un froid de canard. Le jeune homme n’avait plus envie de mettre le nez dehors. Bon, c’était aussi en partie à cause d’Eden. Stefan sortit sa baguette le plus délicatement possible, depuis son interrogatoire avec Löfgren, il faisait moins le malin et évitait tous les mouvements brusques et le fait qu’il ait un bras en plâtre ne l’aidait pas le moins du monde. Il n’était sorti de l’infirmerie que depuis quelques heures et pourtant les cicatrices de ses bras commençaient déjà à s’effacer. La magie était puissance, le slogan était réel. La jeune marque qui ne semblait pas vouloir s’effacer était le trou dans sa peau. Trou causé par la sortie du cubitus. Comme si l’os avait voulu prendre l’air parce qu’il avait trop chaud à l’intérieur. Sacrée Solveig, heureusement qu’elle avait été là pour satisfaire les désirs de ses os ! Il rageait tout en marchant et en cherchant une distraction. Il fallait qu’il se décompresse, parce qu’il avait abandonné l’espoir de retrouver le château d’avant, celui qu’il avait admiré avec ses naïfs yeux de gamin. Il atteignit la salle commune alors qu’il n’avait trouvé rien pour se distraire. Il lança au pan de mur le mot de passe et entra dans la pièce réservée aux serpentards. Les canapés près du feu étaient occupés par un clan de seconde année, il hésita un instant et fini par s’asseoir sur le fauteuil libre afin d’écouter leur conversation.  Il les connaissait, ces gamins étaient des têtes brulées et si jamais il leur disait de partir, les enfants allaient se rebeller et faire une rébellion. Tandis que s’il restait à côté et faisait des commentaires par-ci par-là, ils allaient finir par déguerpir. Il ouvrit le journal du jour et prêta l’oreille. Ils parlaient des interrogatoires, ils stressaient énormément, aucun d’eux n’avaient encore était convoqués. Stefan ricana et sentit deux petites têtes se tourner vers lui. Alors il baissa son journal et prit sa forte voix grave. « Vous avez raison d’avoir peur, ce qui se passe dans les salles est sous secret défense , les mangemorts en profitent pour se venger. Thomson, je crois bien qu’Alterman t’avais collé la dernière fois pour devoir non fait ? Fait bien attention à ce que tu vas dire. » Et il tendit son bras comme un trophée. « Vous voyez ce trou-là ? » dit-il en montrant l’endroit sur son bras gauche, celui sans plâtre. Il fit un gros effort sur lui pour garder un sourire sadique sur ses lèvres alors qu’il venait de poser le doigt dessus et qu’il souffrait à mort. « C’est mon os qui est ressorti, parce que Löfgren s’ennuyait. » Il baissa la voix pour que les gamins se rapprochent de lui. « Alors un conseil, apprenez le règlement de l’école par cœur, ils posent des questions dessus et sont envoyés aux cachots ceux qui ne répondent pas tout juste. » Sur les cinq gamins, quatre gobèrent immédiatement et écarquillèrent les yeux, tandis qu’un restait dubitatif. Stefan fixa son regard dans le siens et le gamin prit peur. En moins de six secondes, ils avaient tout disparu pour chercher le règlement afin de l’apprendre. Le sixième année se permis alors de rire à gorge déployée. « On peut savoir ce qui te fait rire ? » lança une voix glaciale dans son dos. Cora McMillan, la conne, elle avait failli lui faire peur. « Je suis désolée ma puce, je t’ai pas attendu, j’aurai peut être du, tu aimes tellement rabaisser les gamins immatures… » Et en deux mots, le garçon lui expliqua la situation et elle rit avec son ami. Ils rirent jusqu’à ce que la porte de la salle commune claque. Le jeune homme releva la tête pour voir la terreur blonde. Magnifique, il l’avait trouvé sa distraction, pas besoin de partir à l’autre bout du château alors que tout se trouvait à portée de main. « Fait plus de bruit la prochaine fois surtout. » commença-t-il, sèchement. Il venait d’ouvrir les hostilités, avec Wealsey cela marchait comme cela, si l’un commençait, l’autre suivait obligatoirement. C’était dommage parce qu’elle avait tout pour lui plaire, belle, fière d’elle, obscure convaincue, méchante, sèche, avec du répondant, serpentard, abandonnée par sa famille. Bref, une fille parfaite pour lui, mais non. Il avait fallu qu’elle apprécie Cauldwell et déteste Eden. Elle n’était donc pas parfaite en fait. Il sourit devant sa réponse. Oui, elle savait répliquer comme nulle autre, et ses paroles touchaient toujours au bon endroit. Elle savait faire mal comme pas deux. Il fallait être fou pour s’attaquer à elle. Or Stefan était fou et il s’ennuyait. Il remarqua que des petites têtes, sûrement en manque de potins, apparaissent dans les escaliers. D’un signe de la tête, il dit à Cora « Ceux-là je te les laisse. » et sans réfléchir plus que cela, il attrapa la main de Roxanne et la força à quitter la salle commune. Sa main était douce. Si la belle blonde n’avait pas réagi c’était uniquement parce qu’il l’avait eu pas surprise, mais il n’avait pas l’intention de se prendre une baffe, donc une fois que la porte s’était refermée, il lui lâcha les doigts. Pour s’être déjà pris des claques, il savait que c’était les serpentardes les plus surprenantes et les plus rapides. Maintenant qu’ils étaient seuls dans les couloirs des cachots, donc que cela ne résonnait pas trop mal, il n’avait plus rien à dire. Seulement il voulait l’embêter un peu pour s’amuser. « Tu ressembles à une petite mouche quand tu énervées comme ça, c’est presque mignon … non en fait c’est moche. » Attention mesdames et messieurs, je  décerne à Stefan Kit Durde, l’oscar de la répartie la plus nulle de l’année, vous pouvez l’applaudir bien fort. Il n’était pas assez chaud pour l’engueuler là tout  de suite, il fallait que la sauce prenne et là, avec sa phrase pourrie, elle allait bien le rabaisser et il pourrait reprendre.  Elle semblait trop énervée pour laisser passer l’occasion de se défouler. Roxanne avait de la chance d’avoir un beau Durden dans sa vie tout de même, qu’est-ce qu’elle aurait fait sans lui ? Sûrement beaucoup de choses certes, mais il lui aurait manqué quelqu’un tout de même. Stefan attendit en souriant méchamment que la furie qu’elle était se déchaîne.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 24 Avr - 5:48

stefan et roxanne


On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


Tout le monde ne parlait plus que de ça, une nouvelle vague de terreur s’étant répandue dans les couloirs du château lorsque les premiers élèves interrogés étaient sortis des pièces obscures, allant raconter à tous ceux qui voulaient bien l’entendre la façon dont se déroulaient les interrogatoires. Certains avaient eu plus de chances que d’autres, mais tous s’accordaient sur le fait que les Mangemorts ne plaisantaient pas et qu’ils prenaient la chose très au sérieux. Ce qui était compréhensible puisqu’ils venaient d’apprendre que leur vigilance avait été trompée par un traître, et qu’ils ne savaient toujours pas de qui il s’agissait. Ayant déserté le parc à cause du temps horrible qui sévissait dehors, un temps sec et froid alors que la saison ne s’y prêtait pourtant pas, tous les élèves se retrouvaient dans les couloirs, parlant à voix basse mais suffisamment fort pour que tout le monde puisse entendre leurs exploits. « Elle m’a demandé si je connaissais le traître. Tu me connais, je lui ai tenu tête, mais finalement je m’en suis sorti pas trop mal » Un soupir s’échappa des lèvres de la blonde tandis qu’elle entendait les paroles prononcées par ce quatrième année. Il ne leurrait personne, hormis la fille qui se pavanait sous ses yeux, des étoiles au fond du regard. Si elle croyait vraiment ce qu’il disait, c’est que Poudlard était vraiment perdu. « C’est pas parce qu’ils débarquent du Ministère qu’ils sont plus forts, ils ont pas le droit de nous torturer sinon nos parents diraient quelque chose » Les pas de la vipère s’arrêtèrent brusquement et elle se retourna vivement vers le couple dont les regards se posèrent sur elle. Sérieusement, déjà que la situation ne prêtait vraiment pas à rire, des petits vantards qui déforment la vérité de la sorte, c’était trop pour les nerfs de la jeune fille. Ils n’avaient peut-être pas le droit de torturer selon les dires de cet élève, mais pourtant ils ne s’étaient pas retenus de le faire dans la Grande Salle. A croire que certains ont la mémoire courte. Arrivée à hauteur de l’élève, sa main se leva d’elle-même tandis qu’elle venait attraper les cheveux du brun, lui arrachant au passage un cri de douleur sous les hurlements de sa petite copine. « T’es vraiment con, à croire que Poufsouffle n’accepte que les débiles mentaux. » Relâchant sa prise sur la chevelure du gamin, elle le poussa contre le mur avant de pointer son doigt fin et blanc vers lui. « Si tu crois qu’ils n’ont aucuns droits sur toi ou sur tes potes, tu te goures. Et arrête de te vanter, je suis sûre que tu t’es pissé dessus à l’idée même de te retrouver face à un Mangemort. La prochaine fois que je t’entends dire des trucs pareils, je te jure que tu vas le regretter » Tournant enfin les talons, remettant la lanière de son sac sur son épaule, la jeune fille reprit sa route, ignorant les légères insultes qui fusaient de la bouche de la fille. Elle qui était déjà sur les nerfs, ayant encore les souvenirs de la Grande Salle en tête et l’appréhension de l’interrogatoire, voilà qu’elle était obligée de supporter les vantards comme cet idiot, qui pensaient vraiment faire croire à tout le monde qu’ils étaient plus forts que les Mangemorts. Un frisson parcouru l’échine de la blonde tandis qu’elle empruntait les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée, le souvenir de la douleur étant encore bien présent. Quant à son interrogatoire … Elle espérait juste ne pas tomber sur Alterman. Pour les autres, elle n’avait qu’à dire ce qu’elle savait, ne pas trop jouer à le conne, et prier pour que son nom de famille ne la mette pas directement sur la liste « élèves à torturer parce que je me fais chier. ». Prie.

Arrivant bientôt au rez-de-chaussée, la blonde se dirigea vers les cachots, pour rejoindre sa salle commune. Elle n’avait qu’une envie, dormir après cette longue journée de cours, à supporter les profs qui étaient sur les nerfs, les élèves qui étaient soit apeurés soit bavards. Oui, se glisser sous sa couette et ne pas en ressortir avant le lendemain matin, voilà qui paraissait être la meilleure idée du monde. Tandis qu’elle arrivait devant la porte de sa salle commune, délivrant de ce fait le mot de passe qui lui permettait d’y accéder, la jeune fille repensa au vantard croisé quelques minutes plus tôt, et son geste se fit involontairement brutal et la porte claqua avec force. Quelques regards se levèrent avant de retourner à leurs occupations, mais malheureusement, une paire d’yeux resta fixée sur Roxanne. « Fait plus de bruit la prochaine fois surtout. » Durden. Comme si la blonde n’avait pas assez de problèmes en ce moment, voilà qu’il était obligé de venir la faire chier. Et pourtant, ils avaient tout pour s’entendre : même maison, même âge, même clan, même caractère et il fallait admettre que le brun n’était pas du tout déplaisant à regarder. Mais non, ils ne pouvaient pas se voir, ou plutôt ils ne pouvaient pas voir les fréquentations de l’autre. Durden qui traînait avec Walsh, c’était un comble. Cette fille était juste une des pires ennemies de la blonde, insupportable mégère qui se prenait pour la justicière de l’école. Et Durden avait aussi fait la grave erreur de s’attaquer à Marcus, or on ne s’attaque pas à Marcus sans en payer les conséquences. La blonde ne pouvait pas laisser passer ça, et les deux serpents ne s’aimaient donc pas, plus par principe qu’autre chose. « Moi aussi c’est un plaisir de te voir Durden, rien te retient ici tu peux toujours partir si le bruit t’incommode » La voix cinglante de la blonde répondit aux attaques formulées par le brun, et Roxanne amorçait déjà un mouvement vers les dortoirs, pour quitter cette salle visiblement remplie de personnes qu’elle ne pouvait pas voir. Cependant, elle fut prise de court lorsqu’elle sentit des doigts se glisser sur sa main et la traîner de force vers la porte de la sortie. Mais qu’est-ce qu’il était en train de faire ce malade ? Il voulait la tuer ? Trouver un cachot vide et la laisser mourir de soif, de faim et de fatigue ? Quel monstre. « Mais c’est quoi ton putain de problème Durden ? » La question de la blonde fut à moitié étouffée pour le bruit de la porte qui claqua derrière eux alors qu’ils se retrouvaient dans le couloir, de nouveau. Réalisant qu’elle était en train de suivre cet idiot, et qu’il tenait encore sa main, elle faillit le claquer mais le brun eut un réflexe de survie en lâchant sa prise. Pour cette fois il échappait au joug destructeur de la main de Roxanne, mais la prochaine fois elle serait plus rapide. Sauf s’il la prenait par surprise de nouveau, ce qui semblait être sa spécialité. « Tu ressembles à une petite mouche quand tu énervées comme ça, c’est presque mignon … non en fait c’est moche. » La vipère ne pût s’empêcher de rouler des yeux en croisant les bras, pour finalement plonger son regard dans celui du serpent, haussant un sourcil l’air de dire « tu te fous de ma gueule ou tu viens vraiment de sortir cette phrase pourrie ? » Puis un soupir s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne prenne la parole à son tour. « Tu vois, j’aurais presque tendance à prendre ça pour un compliment, venant de ta part » siffla-t-elle avant d’esquisser un geste vers la porte de la salle commune. Puis finalement elle se ravisa, décidant qu’il était temps de lâcher ses nerfs, et après tout Stefan l’avait cherché, alors autant qu’elle en profite. D’ailleurs elle avait entendu pas mal de choses ces derniers temps à propos du vert et argent, des choses pas très glorieuses. Se retournant donc complètement vers le brun, elle décroisa ses bras pour passer une main sur la lanière de son sac, l’autre main reposant nonchalamment le long de son corps. « Alors comme ça on s’est fait un petit bobo au bras ? J’aurais presque envie de te plaindre mais en fait… » Affichant une mine boudeuse, presque compatissante pendant qu’elle prenait la parole, la jeune fille continua « … non. » Marquant une pause, elle transforma son expression compatissante en sourire en coin. Certes, elle n’était pas vraiment heureuse de voir qu’il avait été torturé, surtout par Löfgren, cette folle lui avait quand même brisé les deux bras d’après ce que Roxanne en avait compris. Mais à la guerre comme à la guerre, cela ne dérangeait pas outre mesure la blonde de passer pour une sans-cœur, surtout pas face à Stefan qui lui non plus ne se gênait pas pour la critiquer. « D’après ce que j’ai entendu, Marcus a même pas été torturé. Ça fait quoi de se rendre compte qu’on est plus stupide qu’un quatrième année, hein Durden ? » Combinaison plutôt alléchante, en l’espace de trente secondes la vipère était parvenue à aborder le thème de Marcus, soit un des sujets fâcheux entre les deux verts, à traiter Durden de débile, et à lui rappeler qu’il s’était fait laminé par une Mangemorte. Non vraiment, là pour le coup elle était plutôt fière d’elle, mais elle ne profita même pas de cette légère satisfaction, puisqu’elle attendait avec impatience une quelconque réaction du brun, chose qui ne saurait tarder, puisque dès que les deux étaient en face, le venin fusait à vive allure.


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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 24 Avr - 7:00

Roxanne était une fille douce, pas vulgaire et charmante. « Mais c’est quoi ton putain de problème Durden ? » Stefan adorait prévoir les réactions des gens et il aimait encore plus quand il avait raison. Avec Roxanne il ne se trompait que rarement. Il avait peur de la blonde, mais par fierté il ne le montrait pas et il poussait toujours le bouchon trop loin. Un jour il allait dépasser la ligne et alors, arrivera ce qui devrait arriver. Elle était chauffée à bloc ils allaient s’énerver tous les deux, refouler sur l’autre les problèmes de leurs vies respectives, sans que ni l’un ni l’autre n’ait besoin de savoir leurs véritables intentions. Il dit n’importe quoi, la première chose qui lui passait par la tête juste histoire de voir. « Tu vois, j’aurais presque tendance à prendre ça pour un compliment, venant de ta part » Bingo, elle démarrait au quart de tour. Il avait à peine finit de parler que la réplique de la blonde fendit l’air. Outch. Heureusement qu’il n’y avait pas de témoins dans les alentours. Gardant son sourire railleur, il acquiesça et répondit. « Mais c’en était un ma chère, d’habitude, tu ne ressembles à rien. » Il n’y avait pas de raison qu’elle soit la seule à avoir le monopole non plus, il devait bien se défouler aussi. Il ricana pendant qu’elle rageait. Un partout, cela commençait plutôt bien. La blonde s’avança et regarda son bras. Il pria un instant pour qu’elle ne pose pas la main dessus. Si elle faisait ça, le vert et argent risquait de souffrir et là, peut être, qu’il ferait moins le malin. Heureusement elle ne semblait pas aussi sadique que cela, il soupira faiblement lorsqu’elle déclara. « Alors comme ça on s’est fait un petit bobo au bras ? J’aurais presque envie de te plaindre mais en fait… » La suite de la réplique était évidente, et Stefan forma un ‘non’ silencieux avec ses lèvres en même temps qu’elle. « … non. » Roxanne était éblouissante, mais il était presque déçu qu’elle ne dise que cela. Son petit bobo au bras s’était propagé plus vite qu’une trainée de poudre dans le château et des railleries il en avait entendu. Touché dans sa fierté masculine il avait d’abord répliqué sèchement, mais bien vite il avait été submergé. Il avait alors comprit qu’être vexé pour ses blessures le rendrait faible, alors que se les arborer fièrement lui donnerait un caractère héroïque. Bien sûr, il ne se pavanait pas devant Löfgren, ça il avait compris. « D’après ce que j’ai entendu, Marcus a même pas été torturé. Ça fait quoi de se rendre compte qu’on est plus stupide qu’un quatrième année, hein Durden ? » Outch. Là elle avait touché un point sensible, c’était fini, il n’était plus déçu de la vipère, elle gagnait à plate couture. Il répondit. « Un tout petit bobo ? Non mais tu te moques de moi, j’ai perdu l’usage de mes bras, mais ça m’arrange, j’ai un scribe en cours qui prends mes notes. Toi il t’en faudrait un d’ailleurs, je me demande si parfois tu arrives à te relire. » Si les filles avaient normalement des jolies écritures rondes et féminines, Roxanne avait une écriture moche. Enfin, il s’était retrouvé assis à côté d’elle en examen -pourtant Durden et Weasley étaient un peu les opposés- et il n’avait pas pu copier sur elle parce qu’il n’avait pas réussi à lire. Il s’en souvenait encore très bien. « En fait, t’es pas une fille, parce que normalement elles écrivent bien… » Il formulait ses pensées à voix haute et tant mieux parce qu’elle méritait de les connaître. Il s’adossa contre le mur, froid, des cachots et chercha quelque chose de poignant à dire contre Cauldwell, quand il remarqua quelque chose, Weasley n’était pas encore passé en interrogatoire, elle ne savait donc pas comment cela se déroulé, car ce n’était pas une question de stupidité. Il ricana. « Stupide ? Moi ? Tu ne parles pas plutôt de toi Weasmoche ? » Il reprenait un surnom grandement utilisé auparavant, mais qui revenait à la mode en ce moment au château. Même si ce surnom n’avait pas lieu d’être parce que la verte et argent était bien loin d’être moche, mais les caractéristiques physiques étaient toujours celles qui touchaient et blessaient le plus. Enfin, sauf pour les gens, comme Stefan, qui ne complexaient nullement parce qu’il se savait magnifique. Quelqu’un pour lui dégonfler les chevilles ? Bref, Stefan inspira et continua. « Sachnt que tant que tu n’as pas encore eu ton interrogatoire tu n’as pas grand-chose à dire. Et puis il y a trois sortes de personnes, ceux qui se plient en soixante et s’écrasent pour se faire bien voir, ceux qui disent les choses à dire, et les autres. » Bon en réalité il avait plutôt joué au con, mais à part Löfgren, personne n’était au courant des choses qui s’étaient dites en interrogatoire, alors il n’y avait pas de raison que la blonde, elle, soit au courant. « Et je suis navré de voir que Cauldwell est encore plus lâche que prévu, c’est très bien pour lui s’il a obéit sagement sans jamais rien redire. Excuse-moi d’avoir du cran.» C’était tellement facile de mentir une fois l’interrogatoire fini et une fois la douleur passée. Stefan s’approcha de la jeune fille. « Je sais bien que tu n’as que des relations intéressées et qu’à part toi, il y a peu de monde qui t’intéresse, mais tu devrais regarder autour de toi. » Et il fixa son regard derrière son épaule, comme si quelque chose de sérieux avait lieu. Il ne voulait la distraire que quelques secondes, il espérait de tout cœur qu’elle allait. OUI. Elle avait baissé sa garde et d’un geste presque agile pour le gros dur qu’il était, il attrapa sa baguette. Roxanne n’était pas une des filles que l’on berne comme cela, il était évident que sitôt la baguette sortie de sa poche, elle avait ressenti le vide. Et il était aussi sûr qu’en moins de deux minutes, elle l’aurait récupérer, mais s’il pouvait s’amuser durant ce faible laps de temps, il en profiterait à fond. « C’est ça que tu cherches ma poupée ? Essaie d’attraper. » Il venait d’imaginer la jeune blonde en train de sauter en l’air pour tenter d’atteindre sa baguette, cette image était mythique mais irréalisable, dommage. Il tendit encore plus haut son bras gauche et attendit que la tempête blonde se déchaîne…

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 24 Avr - 7:49

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On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


Durden avait beau avoir tous les défauts du monde. Bon non, Durden avait beau avoir le défaut de traîner avec des personnes douteuses et infréquentables, il avait au moins l’avantage d’être au rendez-vous dès qu’il s’agissait de lâcher ses nerfs. Au moins Roxanne avait trouvé son punching-ball taille humaine, qui vous répond au passage et qui en redemande la fois d’après. La vipère pouvait s’estimer heureuse d’être tombée sur cette perle rare, et elle devait bien avouer que crier et envoyer des piques acides au brun ne faisait que soulager le poids qui pesait sur ses épaules. Elle savait bien que le serpent l’utilisait de la même manière, c’est pour cela que tous les deux partaient au quart-de-tour dès qu’ils se rencontraient, parce qu’ils adoraient s’en envoyer plein la gueule juste pour soulager leurs vies minables et remplies de problèmes. Et à chaque fois ils se surpassaient, créant de nouvelles insultes, attaquant de nouveaux sujets histoire de varier les plaisirs et de ne pas tomber dans la monotonie. Oui, ils s’accordaient bien sur ce sujet-là, dommage qu’ils ne s’entendent que pour se faire du mal. « Un tout petit bobo ? Non mais tu te moques de moi, j’ai perdu l’usage de mes bras, mais ça m’arrange, j’ai un scribe en cours qui prends mes notes. Toi il t’en faudrait un d’ailleurs, je me demande si parfois tu arrives à te relire. » Un sourire s’étala sur les lèvres de la blonde lorsqu’elle vit comme Durden partait au quart de tour à partir du moment où l’on touchait à sa blessure « de guerre ». Oui bon, ce n’était pas un petit bobo ça c’est le moins que l’on puisse dire, Roxanne n’aurait pas vraiment apprécié qu’on lui brise les os des deux bras. Mais il n’avait qu’à pas se pavaner avec son plâtre s’il ne voulait pas qu’elle l’attaque sur sa blessure. Pauvre chou faut prendre de la morphine. Quant à son écriture là pour le coup il n’avait pas tort, la blonde avait un don particulier qui était d’écrire en pattes de mouches. Heureusement que Londubat est là pour recopier ses cours ou lui donner les siens. Enfin était. Il fallait qu’elle trouve une autre victime pour récupérer les cours de l’année, puisqu’il y avait de fortes chances pour que la jaune et noir ne veuille plus faire son travail à sa place après ce que la blonde lui avait balancé dans la figure. La question n’était pas là, pour le moment elle avait d’autres chats à fouetter que de trouver quelqu’un susceptible de lui donner les cours. Bah tiens Durden, tu me passes tes cours. Quoique non. « En fait, t’es pas une fille, parce que normalement elles écrivent bien… » Connard. Haussant les sourcils et baissant légèrement le visage en avant, la blonde plongea son regard dans celui de Stefan, lui demandant implicitement s’il était vraiment sérieux. Mais à la guerre tous les coups sont permis, et la blonde n’allait pas se priver de le battre sur son propre terrain. Redressant la tête, elle soupira légèrement avant de prendre la parole. « Et on m’avait dit que les mecs étaient des durs, pas qu’ils se faisaient éclater les deux bras par … une femme. » Marquant une pause qui dura quelques millièmes de secondes, la blonde reprit rapidement, un regard faussement interrogateur fixé sur Stefan. « T’es pas un mec Durden ? » Suivant des yeux le brun qui alla s’adosser contre le mur froid et humide du couloir, elle perçut le ricanement du brun et ne pût s’empêcher d’appréhender les paroles qui allaient sortir de sa bouche. « Stupide ? Moi ? Tu ne parles pas plutôt de toi Weasmoche ? » Weasmoche. Quel manque d’originalité flagrant, il reprenait des expressions vielles comme le monde –ou plutôt vielle comme le mot Weasley. Et le pire, c’est que ça ne la touchait même pas. Au moins, elle avait ce point en commun avec le brun, ils n’avaient pas vraiment de problèmes avec leurs corps respectifs. Après tout, si eux s’estimaient malheureux de leur sort, que diraient les autres ? Bref, la blonde n’avait pas grand-chose à se reprocher physiquement et elle ne rétorqua rien à cette basse insulte qui n’avait pas lieu d’être, se contentant juste de rouler des yeux. « Sachant que tant que tu n’as pas encore eu ton interrogatoire tu n’as pas grand-chose à dire. Et puis il y a trois sortes de personnes, ceux qui se plient en soixante et s’écrasent pour se faire bien voir, ceux qui disent les choses à dire, et les autres. » Quand tu dis les autres, tu parles des idiots comme toi qui se retrouvent avec le bras en mille morceaux, les os déboîtés et les larmes aux yeux ? Ah oui en effet, c’est sans doute la meilleure catégorie dans laquelle on peut être. Un ricanement léger s’échappa des lèvres de la vipère tandis qu’elle se décalait d’un pas, se mettant juste en face du brun, toujours adossé contre le mur. « Et je suis navré de voir que Cauldwell est encore plus lâche que prévu, c’est très bien pour lui s’il a obéit sagement sans jamais rien redire. Excuse-moi d’avoir du cran.» Cette fois-ci, un rire plus marqué s’échappa des lèvres de la jeune fille, et elle ne pût s’empêcher de répondre au quart de tour.

Certes, Stefan avait osé tenir tête à la rousse machiavélique qui leur faisait office de professeur, mais tout de même, il avait dût dire sacrement de conneries pour terminer dans un état pareil. Marcus, qui pourtant n’était pas le fayot de service, s’en était sorti indemne, alors que Kensington n’était pas l’une des plus tendres. Alors où était la différence entre les deux serpents ? Sans doute l’intelligence, l’instinct de survie. « Ne confonds pas intelligence et cran. T’as pas eu de cran, t’as juste manqué d’intelligence. Mais si ça peut te faire plaisir de penser le contraire, mais ne soit pas navré pour Marcus » Haussant les épaules, la blonde marqua une légère pause avant de reprendre. « Non parce que faut vraiment être con pour ‘avoir du cran’ devant un Mangemort. Comme si Löfgren allait te proposer de boire un verre. Ton charme international ne les fais pas toutes tomber Durden » Sa voix avait adopté un ton sarcastique qui montrait bien toute l’ironie de ses propos, mais de toute manière Stefan avait sans doute compris que tout ce qu’elle venait de dire, enfin la moitié en tout cas, n’était que pure ironie. Le charme international de Durden, ce qui faut pas entendre. Même s’il était loin d’être le pire thon de Poudlard, il n’était pas le seul. Mais bon, au moins ça lui permettait de se raccrocher à un petit élément dans sa vie, il pourrait toujours compter sur son physique lorsque ses maigres compétences intellectuelles lui auront fermé toutes les portes. Roxanne revint sur terre lorsqu’elle perçut le serpent se décoller du mur pour se rapprocher d’elle, faisant un pas en avant tandis qu’elle ne bougeait pas. La vipère se contenta en effet de froncer légèrement les sourcils, ayant hâte de voir ce qu’il allait lui dire cette fois-ci. « Je sais bien que tu n’as que des relations intéressées et qu’à part toi, il y a peu de monde qui t’intéresse, mais tu devrais regarder autour de toi. » Le regard du brun se détourna du visage de la blonde pour aller fixer un point derrière elle. Fronçant davantage les sourcils, la blonde ne pût résister à sa curiosité naturelle et elle se retourna rapidement. Le couloir était vide, seules quelques torches qui crépitaient prouvaient qu’il y avait des élèves, en l’occurrence les deux serpents qui s’insultaient mutuellement. Très drôle Durden. Mais la blonde ne comprit l’intérêt de cette manipulation que lorsqu’elle sentit quelque chose s’échapper de sa poche, laissant un vide. Non, il n’avait pas osé. Se retournant vivement, son regard se posa sur le visage de Stefan avant de descendre vers sa main. Instinctivement, la blonde posa sa propre main au niveau de sa poche, là où était censée se trouver sa propre baguette. Le fils de. Il lui avait volé sa baguette. Il la tenait entre ses doigts, ceux du bras qui n’était pas emplâtré, tandis que son visage affichait un air très satisfait. On était retourné en première année. « C’est ça que tu cherches ma poupée ? Essaie d’attraper. » Et en plus il la narguait carrément, mais il devait arrêter la drogue sérieusement. Remettant correctement la lanière de son sac sur son épaule, la blonde s’avança d’un pas en direction du serpent qui leva davantage son bras, de manière à ce que la baguette de Roxanne soit inatteignable. Lui lançant un regard noir, la jeune fille se stoppa. « Mais t’as quel âge ? Haaan j’ai volé une baguette je suis content. Rend-moi ça » Tendant la main en avant, la jeune fille défia le brun du regard durant quelques secondes, mais rien ne se produisit. Elle s’y attendait de toute manière, ça aurait été trop beau pour être vrai et Stefan ne se rendrait jamais aussi facilement. Elle pouvait rester la main tendue toute la soirée, jamais il ne lui rendrait sa baguette de manière aussi simpliste. Baissant donc la main, la jeune fille ferma les paupières quelques instants, soupirant, avant de les rouvrir. « Putain Durden t’es chiant » La vipère fit un geste pour attraper sa baguette mais ce con était trop grand et elle ne voulait pas s’abaisser à sautiller comme une idiote pour récupérer son dû. Et en plus ça le faisait rire, elle pouvait le voir sur son visage. Elle allait le tuer, appeler Löfgren en renfort, et à elles deux elles feraient souffrir Durden. Encore fallait-il convaincre leur professeure de se joindre à ce petit spectacle, mais elle n’avait pas l’air de rechigner quand il s’agissait de torturer des élèves. « Si tu me rends pas cette baguette je te shoote dans le bras. Ou alors je demande à Marcus de le faire, en douce, quand tu t’y attends pas. » Pointant son doigt vers le brun, elle baissa finalement son bras, un nouveau soupir traversant ses lèvres. Elle leva les yeux vers le visage du brun, qui avait toujours sa baguette entre les doigts. « Quant à mes relations, moi au moins j’en ai. C’est pas le cas de tout le monde d’après ce qu’on dit. Problème avec les demoiselles ? » Et bim. Aller, les hostilités sont rouvertes, à qui le tour ?

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 24 Avr - 13:24

« Et on m’avait dit que les mecs étaient des durs, pas qu’ils se faisaient éclater les deux bras par … une femme. T’es pas un mec Durden ? » Oh comme c’était facile et bas ça. Weasley reprenait ses vannes en plus, ridicule. Il sourit, montrant que cela ne l’atteignait -presque- pas et répondit. « T’es déjà à court de réplique que tu te sens obligé de reprendre les miennes ? Je sais que je t’inspire mais quand même… » Au moins ils étaient d’accord sur un point, sa réplique était géniale. Bon, ils étaient aussi d’accord que normalement on ne se fait pas péter les bras par une femme, péter les dents par un mec il avait le droit par contre ? Il se retient de lui demander, il était con mais pas de là à donner lui-même le bâton pour se faire battre. Le serpentard ricana devant l’air de la verte. Il aimait vraiment se défouler sur elle, c’était tellement décompressant. Il le plaçait en deuxième sur sa liste même. La première personne était toujours Shane avec qui il adorait se battre. Et pas loin venait faire chier Emily, ça aussi ça redonnait la patate. Le sixième année releva la tête vers la jeune fille alors qu’ils avaient dévié le sujet sur les interrogatoires. Ce n’était pas qu’il en avait marre, mais il en entendait déjà parler tout le temps, interrogatoires par-ci, interrogatoires par-là. Certes cela venait de prendre une place de choix dans la vie des élèves qui avaient failli la perdre, mais tout de même cela faisait trop. « Ne confonds pas intelligence et cran. T’as pas eu de cran, t’as juste manqué d’intelligence. Mais si ça peut te faire plaisir de penser le contraire, mais ne soit pas navré pour Marcus » « T’inquiète pas, je n’étais pas vraiment désolé, j’en ai rien à foutre de ce petit con.» ne put-il s’empêcher de cracher entre les dents. Sérieusement qu’est-ce que Weasley pouvait bien avoir à faire avec ce gamin ? Déjà il était roux, ensuite il était petit, enfin il était débile et faux-cul, pourquoi essayer de le défendre alors qu’il ne valait rien ? Dire qu’il avait failli dire des choses gentilles à la blonde, jamais. « Comme si Löfgren allait te proposer de boire un verre. Ton charme international ne les fais pas toutes tomber Durden » Théoriquement si. Les quelques exceptions confirmaient les règles, c’était tout. Il aimait qu’elle reconnaisse son ‘charme international’ c’était beau comme mot, il se promit de lui ressortir, au moment où elle tenterait de lui dire autre chose. Il ricana et se dit qu’elle tentait de se défendre comme elle pouvait en supposant des faits. Elle ne pouvait pas savoir ce qu’il s’était réellement passé dans la salle, ainsi elle espérait toucher le vert avec des attaques au pif, bon il se trouvait qu’elle tombait juste, mais ce n’était que du hasard. Il leva les yeux au ciel et répondit. « J’adore discuter avec toi, tu es tellement sûre de ce que tu te racontes, que tu dis de la merde et tu t’applaudis ensuite. » Au moins elle n’avait pas, comme Sixtine ou Iseult, tout un fan-club de gamine qui buvaient ses paroles et applaudissaient réellement à chaque phrases prononcées. C’était insupportable ce genre de nanas. Stefan lui offrit un sourire hypocrite pour lui faire comprendre qu’elle allait trop loin dans ses conneries et tenta de la ramener à bord du bon bateau, bon il se trouvait que la jeune fille était un cas perdu déjà échoué sur une île déserte mais tant pis. On ne pouvait pas dire que le beau brun n’avait rien tenté de faire !

Toujours âgé de seize longues années, le jeune homme vola la baguette de la verte. « Mais t’as quel âge ? Haaan j’ai volé une baguette je suis content. Rend-moi ça » D’accord, il n’était pas mature le moins du monde et alors ? Qui avait dit que seuls les gamins pouvaient s’amuser ? Et puis son but n’était pas de jouer mais t’embêter au maximum la verte et argent. Et il fallait dire qu’il était excellemment bien partit pour l’instant. Elle ne tenta pas, comme il l’avait ardemment souhaité, de sauter pour récupérer son instrument magique, mais elle arrêta bien vite de tendre la main pour la récupérer. Comme s’il était gentil et débile et qu’il lui avait juste emprunté sa baguette pour quelques secondes. « Putain Durden t’es chiant » Il avait gagné. Un sourire victorieux s’étala sur ses lèvres pendant qu’il répondit. « Merci du compliment, je m’entraîne ardemment pour te ressembler, au niveau de la connerie, tu es mon idole. » Il ricana même s’il avait vraiment une répartie de merde, ça faisait deux fois qu’il semblait la placer sur un piédestal. Même si c’était pour parler du sommet de la connerie et de la nullité, mais rien que de la mettre en valeur et en première dans quelque chose, c’était lui donner trop d’honneur. « Si tu me rends pas cette baguette je te shoote dans le bras. Ou alors je demande à Marcus de le faire, en douce, quand tu t’y attends pas. » Et il était censé avoir peur de Marcus là ? Il fronça les sourcils d’un air dépité, comme si ses paroles n’avaient aucun sens alors qu’il ne fallait surtout pas qu’elle ou n’importe qui d’autre lui shoote dans le bras. Enfin s’ils le voulaient ils pourraient toujours tenter, mais sa vengeance serait terrible. « Quant à mes relations, moi au moins j’en ai. C’est pas le cas de tout le monde d’après ce qu’on dit. Problème avec les demoiselles ? » Cette fille était une commère de première classe, vraiment, elle connaissait les potins mieux que tout le monde. Elle espérait que les détails ne soient pas trop connu, mais il ne pouvait le croire. Quelqu’un avait dû deviner les bonnes choses, à moins qu’il ne soit legimens. « Ya quelque chose que je n’ai pas compris, tu me menaces … avec Marcus ? Genre tu ne fais même pas tes sales actions toi-même, mais pire encore, t’as que Cauldwell sous le coude ? Ah bah c’est pas ce que j’appelle avoir des relations… D’ailleurs j’ai entendu dire que tu traînais avec Mandleton aussi ? Génial. Là j’admets que niveau relations pourries tu me bats haut la main ! » Le vert et argent tenait toujours la baguette de la jeune fille en hauteur pour qu’elle ne puisse pas la récupérer par surprise. Il venait de l’avoir deux fois de cette manière-là, il se demandait ce qu’il allait faire en troisième ? Il regarda la blonde et la trouva tellement mignonne lorsqu’elle faisait semblant de bouder qu’il eut envie de jouer. Il hésita un instant parce qu’elle n’allait sûrement mal le prendre, mais après coup il se dit qu’il pouvait être qualifié de beaucoup d’adjectif mais raisonnable jamais. Et puis s’il ne prenait pas par surprise, il n’y arriverait jamais et, sans réfléchir plus, il déposa ses lèvres sur les siennes. Elles étaient douces. Il ne rêva pas longtemps mais il y avait trois possibilités : soit elle répondait à son baiser, soit elle le baffait, soit elle réagirait d’une manière imprévisible. Le jeune homme espéra la première possibilité, pour son orgueil masculin, mais en réalité il penchait plutôt pour la dernière possibilité. Il s’était déjà évité une claque, son nouveau pari était de quitter la blonde sans s’être pris la moindre claque. C’était un pari plutôt risqué vu dans quoi il venait de se lancer. Après quelques secondes il décolla ses lèvres et avant qu’elle ne puisse réagir, il jeta la baguette de la verte dans le couloir et lui attrapa les mains. Ah bah oui, c’était chiant d’avoir un bras dans le plâtre on ne pouvait pas faire grand-chose. Il aurait bien voulu lui tenir les deux mains avec plus de poigne car il savait bien que s’il les gardait serré ce n’était, pour l’instant, que dû à l’étonnement de la jeune fille n’avait pas encore commencé à se débattre. Le vert et argent était con, mais totalement, il savait protéger ses arrières. « Non, ça va, mes relations vont bien, je n’ai pas à me plaindre. Toi par contre, cela faisait longtemps qu’on ne t’avait pas croisé avec un homme. Et Cauldwell ne rentre pas dans cette catégorie. » Outch, prends-toi ça Weasley. C’était fou comment ils en arrivaient au deux extrêmes en moins de quelques secondes. Ce n’était pas à se demander si Stefan n’était pas bi-polaire. Il ne pouvait pas déjà être en manque, il avait embrassé Eden ya trois jours et cela ne faisait que deux jours et demi qu’il n’était plus en couple avec Ariel. Non, il avait juste un problème d’équilibre mental qui faisait qu’il ne prévoyait pas ses actions à l’avance. Et que généralement elles étaient mauvaise, serrant les doigts de la jeune filles, il força sur son muscles et ne pu retenir une fulgurante grimace de douleur. Il espérait de tout cœur que la verte ne l’ait pas vu, mais c’était peine perdue, l’attrapeuse des serpentard ne ratait jamais une occasion de voir quelque chose qu’elle ne devait pas remarquer. Bon, à quelle sauce allait-il être mangé maintenant ? Il n’était pas pressé de le savoir…

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Sam 27 Avr - 0:15

stefan et roxanne


On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


Ces moments passés en compagnie du brun étaient quand même précieux aux yeux de la blonde. Elle ne l’aurait bien sûr jamais avoué parce qu’elle était bien trop fière pour assumer d’apprécier la présence du serpent, surtout qu’elle appréciait sa présence de manière négative. En effet, elle ne s’amusait pas avec le vert et argent, mais elle se défoulait, elle parvenait à libérer ses états d’âmes à travers ses paroles acides, et elle savait qu’elle allait se retrouver face à une défense, ce qui ajoutait une touche de plus à cette relation qui unissait les deux verts et argent. Ils aimaient se chercher, se frapper verbalement, se faire du mal, mais au fond ils servaient chacun d’exutoire à l’autre. Ce n’était pas du tout comme la relation que la blonde entretenait avec Shaun, puisqu’elle vouait au rouge et or une véritable haine viscérale, quelque chose qui s’immisçait dans ses veines, qui s’emparait de chaque parcelle de son être dès que son regard se posait sur la silhouette du brun. Envers Stefan, elle n’avait aucune haine, seulement un concours de circonstances désastreuses qui avait fait que les deux serpents ne parvenaient pas à s’entendre, ou plutôt qu’ils n’étaient pas autorisés à s’entendre. Leurs relations respectives faisaient qu’ils vivaient tous deux dans deux mondes opposés et séparés par un mur épais et indestructible. Mais hormis cela, elle n’avait rien contre le brun, à part le fait qu’il traîne sans arrêt avec la blonde des rouges et or qu’elle ne pouvait pas supporter. Cela avait été la seule grande erreur de Durden, et aujourd’hui il en payait les conséquences. « T’es déjà à court de réplique que tu te sens obligé de reprendre les miennes ? Je sais que je t’inspire mais quand même… » Lançant un regard hautain au brun, qui semblait dire « ça va les chevilles vont bien, tu veux que je t’aide à les dégonfler peut-être ? »la blonde ne répondit même pas à l’attaque du jeune homme, préférant laisser Stefan continuer sur son propre chemin, c’est-à-dire changer de sujet histoire que les choses ne s’enlisent pas sur la prétendue supériorité imaginaire du jeune homme. Répondant aux attaques formulées de nouveau par le serpent elle fut à moitié surprise qu’il réponde du tac-au-tac et, surtout, de manière aussi froide. « T’inquiète pas, je n’étais pas vraiment désolé, j’en ai rien à foutre de ce petit con.» Le brun siffla ces paroles entre ses dents, frappante ressemblance avec l’animal qui ornait son blason, et la blonde haussa un sourcil, sa main la démangeant fortement. Elle détestait quand il parlait de Marcus de cette manière, surtout que depuis le début de leur entrevue d’aujourd’hui, elle n’avait pas abordé le sujet de Walsh. Mais il n’est jamais trop tard pour aborder les sujets fâcheux, aussi la blonde rétorqua bien rapidement. « C’est vrai, tu devrais plus aller vérifier comment va ton abrutie de meilleure amie » lança-t-elle, froidement, un regard noir à l’adresse du serpent s’ajoutant à ses mots. Le sujet dévia, les interrogatoires revenant sur la table tandis que la blonde s’attaquait aux capacités intellectuelles du brun. Capacités qui avaient été mises en doute par l’état dans lequel il était ressorti de la pièce où il avait été interrogé. Certes, Löfgren était connue pour être une grande malade, mais ce n’était pas la seule adulte de ce château à avoir un sérieux grain au niveau de la magie noire. Et tous n’avaient pas été estropiés comme l’avait été le brun. S’engouffrant dans la brèche qui lui était proposée, la blonde commença donc à parler de la suédoise et de son petit rendez-vous avec le brun, entrevue qui avait été musclée comme le prouvait le plâtre qui enveloppait le bras du vert et argent. « J’adore discuter avec toi, tu es tellement sûre de ce que tu te racontes, que tu dis de la merde et tu t’applaudis ensuite. » « Ça nous fait au moins un point commun » Bien sûr que la blonde était sûre de ce qu’elle racontait, c’était sans doute la seule chose à laquelle elle pouvait se raccrocher. Parfois elle y allait au bluff, comme aujourd’hui. Elle n’était pas là quand Stefan avait été torturé, personne d’autre n’avait pût être témoin de la façon dont les choses s’étaient déroulées. Mais il ne fallait pas avoir validé ses ASPICS pour comprendre que le brun avait dût jouer au con. En soit, Löfgren n’avait rien à lui reprocher, si ce n’est sa tendance à jouer au débile. Bien sûr, Roxanne avait de fortes chances de se tromper, mais au fond elle sentait qu’elle n’était pas si loin de la vérité. Ou alors elle se trompait complètement et en fait Löfgren avait juste voulu s’amuser un petit peu. Mais ça, le fait qu’elle puisse se tromper, elle ne l’aurait jamais assumé devant Stefan, aussi garda-t-elle la tête haute tandis que la conversation reprenait de plus belle entre les deux serpents.

Ou plutôt, Durden trouva drôle de berner la vipère. Lui faisant croire qu’il y avait quelqu’un derrière elle, la blonde baissa sa garde l’espace de quelques secondes et cet ordure en profita pour lui voler sa baguette. Sa baguette magique. Vous savez combien ça coûte une baguette magique ? Lorsqu’elle s’en rendit compte, elle remarqua avec rage qu’il ne faisait pas que lui voler son instrument magique, mais qu’en plus il la narguait comme un enfant de trois ans qui a réussi son mauvais coup. Ne pouvant s’empêcher de rouler des yeux, la blonde tenta de récupérer le morceau de bois de manière civilisé, mais cette méthode ne fonctionna pas sur le brun. Il fallait s’en douter de toute manière. « Merci du compliment, je m’entraîne ardemment pour te ressembler, au niveau de la connerie, tu es mon idole. » Je sais je sais, tu as un autel en mon honneur dans ton dortoir, tu es démasqué. Un soupir s’échappa des lèvres de la vipère tandis qu’elle faisait un pas de plus en direction de Durden, qui tenait toujours sa baguette au bout de son bras levé, un sourire aux lèvres. « L’élève va bientôt dépasser le maître, continue sur cette voie t’y es presque » rétorqua la blonde. Puis, l’exaspération vint s’ajouter à la surprise, et bientôt la jeune fille perdit sa patience « légendaire ». Menaçant le brun de manière tout à fait puérile et inutile, elle espéra que la perspective de souffrir aiderait le jeune homme à se remettre les idées en place. Mais pas du tout. « Ya quelque chose que je n’ai pas compris, tu me menaces … avec Marcus ? Genre tu ne fais même pas tes sales actions toi-même, mais pire encore, t’as que Cauldwell sous le coude ? Ah bah c’est pas ce que j’appelle avoir des relations… D’ailleurs j’ai entendu dire que tu traînais avec Mandleton aussi ? Génial. Là j’admets que niveau relations pourries tu me bats haut la main ! » Serrant le poing, la blonde plongea son regard dans celui du brun. Niveau relation il n’avait pas grand-chose à dire, vu les gens qui constituaient son cercle fermé d’amis. Quant à Mandleton … Roxanne avait été gentille avec la jaune et noir parce que cette dernière était perdue, mais de là à dire qu’elles traînaient ensemble, il y avait un fossé. Et puis d’abord, comment cet abruti était-il au courant de ça ? A croire qu’il faisait tout pour lui pourrir la vie. Un nouveau soupir s’échappa des lèvres de la blonde tandis qu’elle desserrait son poing, n’ayant aucune raison précise de s’énerver. Après tout c’était un jeu, leur jeu. Ils se cherchaient, et la preuve que cela marchait, la blonde oubliait complètement les problèmes plus graves qui constituaient sa piètre existence. Levant les yeux en direction de sa baguette, la blonde afficha une moue involontaire tandis qu’elle ouvrait de nouveau la bouche. « Mandleton vaut mieux que ce qui te sert de meilleure a- » Les yeux azur de la jeune fille s’écarquillèrent sous la surprise tandis que ses derniers mots se coinçaient dans sa gorge. Les lèvres du brun venaient de se déposer sur les siennes, et franchement, c’était bien là la dernière chose à laquelle la jeune fille s’attendait. Elle aurait pût tout imaginer, mais qu’il vienne l’embrasser par surprise dans ce couloir sordide, juste devant leur salle commune, alors qu’ils venaient tous deux de s’envoyer des saloperies en pleine figure, non, elle n’y aurait jamais pensé. Paralysée, le cerveau presque en veille, la blonde ne réagit pas plus lorsque le jeune homme se détacha d’elle. Elle ne réagit pas non plus lorsqu’il jeta sa baguette en plein milieu du couloir alors qu’en temps normal elle aurait explosé de rage. Ce n’est que lorsqu’elle sentit les doigts froids du brun se refermer autour de ses poignets que la jeune fille sortit de son état de léthargie et qu’elle se réveilla enfin de son sommeil éveillé. « Non, ça va, mes relations vont bien, je n’ai pas à me plaindre. Toi par contre, cela faisait longtemps qu’on ne t’avait pas croisé avec un homme. Et Cauldwell ne rentre pas dans cette catégorie. » Au moins il avait la capacité de savoir changer de comportement assez rapidement. Fronçant les sourcils la jeune fille plongea son regard dans les yeux du brun qui l’observait avec un sourire en coin, moqueur. « Je te rassure mes relations se portent très bien, pas besoin que tu te sentes obligé de me secourir sur ce plan là » Un grimace traversa les traits de Stefan et la blonde ne pût que la remarquer. Réalisant que le brun tenait toujours ses poignets, la jeune fille bougea les bras de telle sorte que le serpent ne puisse plus tenir sa prise bien longtemps. Avec un bras dans le plâtre, c’était difficile de tenir très longtemps, surtout que la blonde était, elle, en possession de tous ses moyens. Enlevant donc ses poignets des mains du jeune homme, elle se les massa légèrement, ce qui est était purement inutile et relevait plus du réflexe qu’autre chose. Vu la force avec laquelle le brun avait exercé sa pression, la jeune fille n’avait pas du tout mal, mais c’était plus pour faire quelque chose de ses mains et éviter que ses doigts ne se retrouvent sur la joue de Stefan qu’elle faisait ça. Continuant à masser son poignet à l’aide de la main opposée, la blonde reprit la parole. « Tu m’étonnes de jour en jour Durden. Je pensais avoir tout vu de ta part, mais apparemment je me suis trompée. Je sais même pas ce qui me retient de te frapper, à part peut-être que tu sois manchot. Et je m’attaque pas aux plus faibles que moi » Marquant une légère pause, la jeune fille reprit bien cependant bien rapidement la parole. Même si ses dernières paroles étaient complètement mensongères, puisque la blonde avait pour habitude de s’attaquer justement aux plus faibles, même si ce n’était pas physiquement, cela servait juste à provoquer le brun. « Je ne vois pas ce que ça peut te foutre que je sois avec quelqu’un ou non, mêle toi de tes histoires de cul au lieu de te mêler des miennes. » Laissant ses bras retomber le long de son corps, la jeune fille haussa un sourcil avant de s’approprier de nouveau la parole. « Je peux savoir ce qui te prend ? On t’a shooté aux médocs, t’es devenu encore plus stupide avec un bras en moins, ou c’est juste un pari idiot ? » Se rapprochant d’un pas, la jeune fille leva la main, mais seulement pour remettre une mèche de cheveux rebelle à l’arrière de son oreille. Un petit coup de pression envers le brun c’était toujours mieux que rien. Bizarrement elle n’avait pas envie de le frapper, elle préférait rentrer dans son jeu. Après tout, ce baiser puéril qu’ils avaient « échangé » pouvait toujours lui servir. Si jamais cette information se répandait dans Poudlard comme une traînée de poudre, Walsh allait sans doute l’apprendre à son tour. Et la seule idée qu’Eden puisse apprendre que son meilleur ami fricotait avec sa pire ennemie était un cadeau inestimable. Il suffisait d’amplifier les faits, et dans ce petit jeu, la vipère excellait. Se penchant finalement vers le brun, elle alla chercher son oreille de ses lèvres avant de lui murmurer quelques paroles « Si tu veux vraiment jouer, tu vas être pris à ton propre jeu Durden » Puis elle se détacha du jeune homme, sourire aux lèvres. Cette situation était vraiment étrange, mais la blonde devait garder la face et ne pas montrer qu’elle avait été déstabilisée par l’audace du brun. Elle devait réussir à tirer avantage de ce qui se déroulait sous ses yeux, histoire d’en sortir couronnée de lauriers plutôt que la tête basse. Et s’il y avait bien une chose dans laquelle la jeune fille excellait, c’était le retournement de situations : elle parvenait la plupart du temps à se sortir des mauvaises passes dans lesquelles elle s’était fourrée.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 1 Mai - 3:12

Ce qui se passait dans le couloir était étrange. Oh pas le fait que les deux sixième années se battent verbalement, non, ça c’était trop facile et trop normal. Non, le fait que Weasley devenait attirante. Elle crachait, inventait, se moquait. C’était magnifique, une vraie serpentarde dans toute sa splendeur, une vraie tricheuse, une vraie langue de pute aiguisée. Oh dans les pensées du brun ce n’était que des compliments, il avait tellement été habitué à la méchanceté d’Eden envers autrui qu’il était étonné de voir de la gentillesse autour de lui. Voilà pourquoi il appréciait le temps passé en compagnie de l’attrapeuse de son équipe de quidditch. Il plongea son regard et sut ce qu’il allait faire. Il hésita un instant, ce n’était pas la bonne chose à faire, il le savait, cela n’allait engendrer que des problèmes. Il le voyait déjà venir à l’horizon. « Mandleton vaut mieux que ce qui te sert de meilleure a- » Elle avait parlé et il le lui laissa pas finir sa phrase. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, les lèvres des deux jeunes gens se retrouvaient celées. Elle allait peut être le baffer, elle allait sûrement lui en vouloir, mais au moins elle serait surprise. Et cela le suffisait. Cela allait lui battre le clapet pour un bon bout de temps, c’était une victoire. Certes, une faible victoire et ce n’était pas la fin de la guerre mais il venait d’en gagner une et cela le remplissait de fierté. Qu’est-ce qu’il avait hâte de sa réaction, hâte de voir ce qu’elle allait lui cracher au visage, encore plus acide, encore plus méchant, encore plus horrible. Seulement lui n’avait pas hâte de quitter ses douces lèvres. C’était paradoxal, mais il n’était qu’un homme, un homme qui avait besoin de surprendre les femmes. Il n’était pas comme tout le monde, il n’était pas prévisible, même Eden était souvent déboussolé en sa présence. Il finit par s’éloigner pour cesser ce contact, il la regarda quelques instants et laissa un sourire s’étaler sur ses lèvres. Elle ne devait pas croire qu’il avait apprécié ce moment, la blonde devait penser qu’il tentait de la battre par un nouveau moyen, qu’il avait agi par stupidité -comme il agissait la plupart du temps- qu’il avait en plan en tête. Oui, cela s’était bien. C’était la meilleure idée. « Je te rassure mes relations se portent très bien, pas besoin que tu te sentes obligé de me secourir sur ce plan là » Il ricana, elle était adorable quand elle s’y mettait. Oh que si il se sentait obligé de la secourir, une jolie fille comme cela ne devait pas rester seule. Il sourit méchamment, pour lui faire peur peut être, pour l’embêter surtout. Une lueur de douleur s’installa dans ses yeux, elle fut très furtive, mais Stefan lut dans les yeux de la blonde qu’elle l’avait vu. Elle connaissait donc maintenant son point faible : ses bras. Il était sûr qu’elle allait s’en servir, sauf si elle était devenue gentille. Ok, elle allait s’en servir. « Tu m’étonnes de jour en jour Durden. Je pensais avoir tout vu de ta part, mais apparemment je me suis trompée. » Elle admettait qu’elle s’était trompée, c’était étrange, quelle était la suite de sa phrase ? Elle avait une idée méchante en tête, un plan cruel ? Ou alors elle voulait le faire culpabiliser ? Il se permit un faible sourire, au moins elle reconnaissait qu’elle ne le connaissait pas si bien. Qu’il était unique dans son genre. Il regarda les mains de la jeune fille, il la avait tenu, avec faible puissance. En temps normal elle n’aurait pas pu s’en échapper, même s’il ne lui tenait les deux poignets qu’avec une seule main. Il avait agile de ses doigts et connaissait les endroits qui tenait. Ainsi trois doigts suffisaient pour bloquer quelqu’un, mais avec son plâtre et son bras faible, il ne possédait plus assez de force. Il rageait un peu, surtout quand on voyait avec quelle facilité elle s’était détachée. Certes, c’était prévisible, et même pour lui faire plaisir, elle n’aurait pas pu faire autrement. «Je sais même pas ce qui me retient de te frapper, à part peut-être que tu sois manchot. Et je m’attaque pas aux plus faibles que moi » La blonde était éblouissante, une divine menteuse pourtant le serpentard était doué aussi, il savait reconnaître les signes qui trahissait. Et là ses paroles la trahissaient plus qu’autre chose. Il allait répliquer quand elle ouvrit la bouche de nouveau. « Je ne vois pas ce que ça peut te foutre que je sois avec quelqu’un ou non, mêle toi de tes histoires de cul au lieu de te mêler des miennes. » C’était elle qui avait commencé, pas lui. Elle oubliait déjà ce qu’elle disait. Eh oh, l’Alzheimer si tôt, que c’était triste. Un air mauvais se composa sur son visage, il se moquait d’elle ne pensées, mais elle parlait tellement qu’il n’avait même pas le temps d’en placer une. Et puis il fallait avouer que le jeune homme était curieux d’entendre la suite, alors il la laissait parler. « Je peux savoir ce qui te prend ? On t’a shooté aux médocs. » Ah non, là il ne put s’empêcher de saler la conversation d’une petite remarque. « Oui, ça doit être cela, on m’a donné les tiens et j’ai pas supporté la dose trop forte, je n’ai pas l’habitude d’être encadré comme toi, tu vois… » Ce n’était pas sa meilleure réplique, mais elle était toujours mieux que celle de la mouche. Il ne put s’empêcher de rire doucement à cette hideuse réplique. Tant mieux si son rire passait pour autre chose. Il releva la tête pour entendre la fin de sa réplique. « t’es devenu encore plus stupide avec un bras en moins, ou c’est juste un pari idiot ? » Elle savait exactement où toucher pour faire mal, mais mieux encore, elle lui donnait des explications et des possibilités. Ainsi il n’avait même pas besoin de faire marcher ses neurones, elle lui fournissait les excuses. Cette fille était super. Outch. Vraiment, elle savait y faire. Cette feinte avait fait réagir Stefan, certes durant une demi-seconde, seulement c’était une demi-seconde de trop. Et elle l’avait bien vu. Il allait devoir être plus attentif à la suite, il ne devait plus se laisser surprendre de la sorte. « Si tu veux vraiment jouer, tu vas être pris à ton propre jeu Durden » Ses lèves étaient tout contre son oreille, il sentait son souffle sur sa peau. Puis il sentit le courant d’air qui indiquait qu’elle s’éloignait. Faisait-elle attention à ne pas être trop proche d’elle pour ne pas tomber dans le piège ? En étaient-ils arrivés aux mêmes conclusions ? Un rictus se forma sur les lèvres du brun qui sentit que c’était à son tour de répondre. « Tu parles tellement que je vais être obligé de compter sur mes doigts pour te répondre, tu m’excuseras. » Toujours dans la moquerie, la provocation. Quelle que soit la situation, ils en revenaient toujours là, c’était comme s’ils ne pourraient et ne savaient rien faire d’autre. Peut être qu’un jours ils finiraient par se plaire l’un l’autre sincèrement, mais Stefan en mettrait sa main à couper : si cela arrivait ils continueraient à s’envoyer des piques, sinon la vie serait bien trop ennuyante. « Et c’était pour te prouver que malgré toutes les rumeurs que tu avais pu écouter, croire ou même balancer, j’embrassais toujours comme un dieu. » Cela avait été facile, il le reconnaissait, mais elle devait alors reconnaître que c’était elle-même qui avait lancé le sujet. Lui ne s’aventurait plus sur cette pente depuis les grosses histoires qui l’avaient quelque peu chamboulé, seulement il ne l’avouerait jamais à personne et encore moins à la sixième année. « Et si l’on ne t’a pas appris à remercier un héros qui te sauve de sa vie affective aussi plate que le corps de Juyne… » Bon, il y avait peu de chances que la blonde apprécie la poufsouffle mais savait-on jamais, s’il avait pu la toucher d’une quelconque manière cela était toujours bon à prendre. Il leva la main et à son tour, il remit la mèche de cheveux rebelle derrière l’oreille de la blonde. Il laissa traîner sa main et lui caressa délicatement avec deux doigts le pli entre la joue et le cou. Il n’allait cesser de la surprendre, c’était son nouveau but. Bon, la seule chose qu’il ne ferait pas, c’était la frapper, mais il ne frappait pas les filles ; il avait tout de même des principes. « J’espère que toi aussi tu me réserves des surprises parce que vois-tu, je commence à me lasser, tes répliques ne sont plus aussi acides qu’au début, es-tu en train de t’essouffler ? » C’était faux bien entendu, dans ses dernières répliques elle l’avait détruit, mais rien de mieux pour lui faire prendre la mouche -sans mauvais jeu de mots- que de la pousser plus loin dans ses retranchements et la faire agir de plus belle. Il sortit sa baguette et lança un sortilège pour récupérer celle de la blonde. Il la lui tendit mais elle sentit le piège car elle n’essaya même pas de l’attraper. « Je te rends ceci si tu m’accordes une dernière faveur… » Il aima sa moue faciale et chercha les bons mots. Il voulait la faire tomber et lui montrer qu’il était toujours maître de la situation. « Laisse-moi lancer moi-même la rumeur. » Ses yeux pétillaient, elle n’allait jamais accepter, pensant qu’il allait déformer la chose, oh bien sûr qu’il allait la déformer mais elle ne pouvait même pas imaginer de quelle manière. En réalité il voulait l’apprendre lui-même à Eden, c’était la seule chose qui lui importait, il ne savait pas comment il allait lui en parler, mais il sentait que c’était son devoir de lui dire avant qu’elle ne s’imagine toutes sortes de détails plus indécents qui risquaient de ne pas lui plaire vraiment. Il allongea le bras de sorte que son poignet frôla le coude de la blonde et tendit la baguette pour de bon. Elle pouvait la lui arracher de force, mais il lui montrait qu’il était un homme de parole, elle avait intérêt à accepter le marché.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Jeu 2 Mai - 7:06

stefan et roxanne


On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


L’espace de quelques secondes, la jeune fille avait eu l’impression de vivre dans une autre galaxie, un monde parallèle où tout était inversé. Durden et elle, s’embrassant dans un des couloirs des sous-sols, c’était la dernière chose à laquelle la jeune fille avait pût un jour s’attendre. Mais heureusement pour elle et sa santé mentale qui n’avait vraiment pas besoin de ça ces derniers jours, le fil normal des choses reprit bien rapidement. Déjà les piques acerbes et acides fusaient de part et d’autres des deux camps, chacun s’envoyant à la figure ce qu’il pensait. La balance était rééquilibrée, cet échange physique entre les deux serpents devenant plus une espèce de mirage qu’autre chose. « Oui, ça doit être cela, on m’a donné les tiens et j’ai pas supporté la dose trop forte, je n’ai pas l’habitude d’être encadré comme toi, tu vois… » La blonde lança un regard noir à son interlocuteur avant de reprendre, continuant sur sa lancée. Il avait joué avec elle, l’utilisant et la prenant de court. D’abord avec sa baguette, ensuite avec ce fameux baiser. Mais la vipère n’était pas une potiche, et elle n’aimait pas du tout qu’on se serve d’elle ou encore que l’on se moque d’elle. Et elle ne voulait pas laisser le plaisir d’une victoire au brun, aussi elle reprit bien rapidement du poil de la bête. S’il voulait jouer, ils allaient jouer, mais chacun allait trouver son compte dans cette histoire. Ils allaient devoir partager le pactole parce que la blonde ne voulait pas se retrouver sur le banc de touche, surtout pas avec Durden. L’idée germa rapidement dans l’esprit torturée de la jeune fille, et elle était sans doute la mieux placée pour mettre son plan à exécution. N’était-elle pas l’une des élèves les plus accros aux potins ? La jeune fille savait tout sur tout le monde, elle faisait courir les rumeurs, les entendait, les déformait, les utilisait contre ses ennemis. Bref, la jeune fille jouait sur ce système injuste et totalement partial qu’était la hiérarchie de la popularité et de la réputation. Les ragots étaient la meilleure manière de faire tomber quelqu’un de son piédestal, et Roxanne avait compris ceci très rapidement. Aussi, elle espérait vraiment que Walsh apprenne d’une manière ou d’une autre que sa pire ennemie, en l’occurrence la vipère, ait embrassé son tendre meilleur ami. De quoi faire perdre sa fierté à cette garce qui avait cru pouvoir se mettre en travers du chemin de la Weasley. La Robin des Bois nouvelle génération allait pouvoir ranger son arc, Roxanne avait bel et bien gagné la bataille cette fois-ci. Et même pas besoin de se battre contre la blonde, c’était Durden lui-même qui lui offrait une vengeance digne de ce nom sur un plateau d’argent. Parfois la chance tourne bien vite. « Tu parles tellement que je vais être obligé de compter sur mes doigts pour te répondre, tu m’excuseras. » Haussant un sourcil, la blonde afficha un sourire en coin sur ses lèvres, laissant le blond continuer sur sa lancée comme elle l’avait elle-même fait quelques secondes plus tôt. « Et c’était pour te prouver que malgré toutes les rumeurs que tu avais pu écouter, croire ou même balancer, j’embrassais toujours comme un dieu. » Euh pardon ? Sinon les chevilles ça va, il voulait peut-être une médaille ? « Si ça ne vient pas de ta façon d’embrasser, ça vient peut-être d’autre chose alors. Faibles performances au pieu ? » C’était facile, bien trop facile, mais il tendait le bâton pour se faire battre. Et elle avait envie de le provoquer, de voir jusque où sa fierté de mâle allait pouvoir le mener. Le provoquer sur ses performances au lit était quelque chose de bien facile, mais il fallait bien le faire redescendre de ses idées. Monsieur n’était peut-être pas le meilleur de cette école. « Et si l’on ne t’a pas appris à remercier un héros qui te sauve de sa vie affective aussi plate que le corps de Juyne… » Un héros, rien que ça. Elle était donc la demoiselle en détresse qui venait de se faire sauver par Monsieur Durden, alias Superman, qui avait volé à son secours. C’est vrai que la blonde avait vraiment besoin de lui pour passer du bon temps. Il y avait sans doute quelques petites choses qui avaient échappés à la vigilance du brun, la vipère n’avait pas vraiment besoin de lui pour se réchauffer les soirs où il faisait froid.

Mais la jeune fille ne rétorqua rien, ne faisait même pas une remarque à propos de la pique qu’il avait lancé sur Wells, de toute manière ce n’était pas comme si les deux filles étaient meilleures amies, loin de là. De toute manière, même si la demoiselle avait voulu dire quelque chose, elle aurait été coupée dans sa lancée par la main de Stefan qui se leva, s’approchant dangereusement du visage de Roxanne qui ne bougea pas d’un centimètre. Elle sentit les doigts du brun attraper l’une de ses mèches de cheveux puis glisser derrière son oreille, s’arrêtant quelques instants sur son cou. La vipère ne bougea pas, un sourire aux lèvres, laissant ses yeux plantés dans ceux du brun. « J’espère que toi aussi tu me réserves des surprises parce que vois-tu, je commence à me lasser, tes répliques ne sont plus aussi acides qu’au début, es-tu en train de t’essouffler ? » La jeune fille haussa les épaules d’un air faussement désolé. On ne peut pas toujours être au top de sa forme voyez-vous. « J’essaye de me maintenir au même niveau que toi, la médiocrité entraîne la médiocrité que veux-tu » lança-t-elle, penchant son visage sur le côté, une moue traversant ses traits. Puis la vipère vit le brun sortir sa baguette et lancer un sortilège. Bientôt, sa propre baguette atterrit dans la main de Stefan qui lui lança un sourire. Roxanne ne pût s’empêcher de lever les yeux au ciel. Il n’allait tout de même pas recommencer son cinéma et jouer avec sa baguette tout de même. A croire qu’il n’avait toujours pas quitté la première année mentalement parlant. « Je te rends ceci si tu m’accordes une dernière faveur… » Fronçant légèrement les sourcils et croisant les bras sur la poitrine, la jeune fille lui rendit une légère moue attendant de savoir qu’elle était cette fameuse faveur. Il lui demandait à elle une faveur, à croire qu’ils avaient élevé les Sombrals ensemble. Mais la vipère ne dit rien avant de savoir ce qu’il voulait véritablement. Peut-être qu’elle trouverait quelque chose à gagner dans ce marché, après tout elle parvenait toujours à récupérer quelques royalties lorsqu’elle passait des marchés avec les autres. Bon d’accord, la plupart du temps c’est elle qui usait du chantage, il y avait donc fortement intérêt à ce qu’elle y gagne quelque chose, mais la blonde avait un don pour s’en sortir tout de même, quel que soit la situation. « Laisse-moi lancer moi-même la rumeur. » Pour le coup, la jeune fille fut surprise. Qu’est-ce que c’était que ce piège qu’il lui tendait ? Ne regardant même pas la baguette que le brun lui tendait difficilement, elle garda son regard fixé sur son visage, essayant de discerner les expressions de ses traits pour savoir où se cachait le piège. Ses sourcils se froncèrent d’eux-mêmes tandis qu’elle réfléchissait, pesant le pour et le contre. Elle adorait lancer des rumeurs, elle était très forte à cela et elle était en plus assurée que rien n’était déformé contre elle. Pouvait-elle faire confiance à Durden ? Surtout que l’objectif principal de la vipère était de blesser Walsh. Or, Durden ne voulait sans doute pas blesser Walsh, ce qui faisait foirer tout le plan de la blonde. Ou bien, Durden avait envie de blesser Walsh, mais cela n’était qu’une faible hypothèse, et surtout Roxanne aurait bien voulu savoir pour quelle raison. « Et j’y gagne quoi si je te laisse le faire ? » Son propre intérêt encore et toujours. Égoïste et nombriliste, ah ça oui elle l’était, tout le monde le savait et elle ne s’en cachait pas. Levant la main, la jeune fille serra les doigts autour du morceau de bois que le brun lui tendait. Ils restèrent tous deux dans cette position, une main crispée autour du faible morceau de bois, les yeux rivés l’un sur l’autre. « Je veux que Walsh l’apprenne. Si tu m’assure que c’est le cas je te laisse le faire. Sinon, je m’occupe moi-même de le faire savoir à cette conne » Haussant un sourcil, la jeune fille tira sur sa baguette, obligeant Stefan à se rapprocher d’elle puisqu’il tenait toujours ladite baguette magique. « Pourquoi tu veux faire ça Durden ? Je croyais que toutes ces histoires ne t’intéressaient pas. Et en plus si Walsh l’apprend, ce qui sera le cas de toute manière, pas sûre qu’elle saute de joie. Y aurait-il de l’eau dans le gaz entre vous mon chou ? » Un sourire se dessina sur les lèvres de la blonde tandis qu’elle tenait toujours fortement sa baguette, ses doigts encerclant le bois fortement, à tel point que les jointures de sa main sortent, d’un blanc translucide. « Peut-être qu’en fait c’est moi qui vais devoir te secourir de ta vie affective chaotique » Le sourire de Roxanne s’agrandit sur ces dernières paroles, tandis que ses yeux restaient fixés sur le brun. « Et je veux ma part du pactole Durden, je te laisserai tout le plaisir » Au moins les termes du contrat étaient fixés, la blonde ne voulait pas se faire avoir par le brun, il allait devoir accepter le deal, sans quoi la blonde allait devoir user de ses talents de manipulatrice pour que la rumeur lui convienne.

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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Sam 4 Mai - 3:30

La blonde était réellement jolie et Stefan s’amusait dans ce couloir. C’était une autre forme de jeu, pas le même que d’habitude, un jeu différent et pourtant toujours aussi bien, peut être même mieux que les piques qu’ils avaient l’habitude de se lancer. « J’essaye de me maintenir au même niveau que toi, la médiocrité entraîne la médiocrité que veux-tu » Oui bon d’accord, jamais rien ni personne ne pourra battre la férocité de la serpentard. Le vert et argent soupira, c’était si bas mais tellement bien trouvé. Il ne montra rien et continua à jouer avec elle. Caressant ses cheveux, lui souriant amicalement, bref il essayait de la déstabiliser au maximum. Pour l’instant il n’avait pas de but précis. « Et j’y gagne quoi si je te laisse le faire ? » Il réfléchit un instant, avait-elle quelque chose à gagner, pas vraiment non. C’était peut être sa son but : gagner en solo. Bon il l’avait embrassé, il avait déjà gagné une bonne chose. Se formant un sourire moqueur, il lui répondit. « Tu te fous de moi ? Tu as déjà gagné mon chou ? Un baiser de ma part est un luxe qui ne se refuse pas. » Bon ok c’était faux, rares étaient les jeunes filles que Stefan n’avait pas embrassé mais il n’avait pas besoin de se casser tout seul. « Me frappe pas, c’était une blague, détend-toi. » précisa-t-il avant qu’elle ne perde patience devant son manque de modestie. Le garçon rit et écouta ce qu’elle avait à dire. « Je veux que Walsh l’apprenne. Si tu m’assure que c’est le cas je te laisse le faire. Sinon, je m’occupe moi-même de le faire savoir à cette conne » Il n’aimait pas le ton qu’elle employait, il en voulait à mort à Eden, il était jaloux, touché, blessé de tout ce qu’elle avait dit, mais il était le seul à avoir le droit de la critiquer, ce n’était pas à Roxanne de le faire, il n’aimait pas cela. La blonde mit la main sur la baguette qu’ils se partageaient maintenant à deux. Il savait bien que s’il devait y avoir un duel, ce serait elle qui le gagnerait, elle n’avait pas les bras paralysés par leur faiblesse. Il soupira. « Pourquoi tu veux faire ça Durden ? » Parce que je m’en veux. criait de toute ses forces son cœur, seulement comment aurait-il pu l’expliquer à la jolie blonde ? Il ne s’en voulait pas d’avoir embrassé la serpentard, la seule chose qu’il regrettait vraiment c’était d’avoir une relation tendue avec la jeune fille sans qu’il ne comprenne pourquoi. « Je croyais que toutes ces histoires ne t’intéressaient pas. Et en plus si Walsh l’apprend, ce qui sera le cas de toute manière, pas sûre qu’elle saute de joie. Y aurait-il de l’eau dans le gaz entre vous mon chou ? » Quelle mette le doigt pile à l’endroit qui faisait mal n’était pas voulu de la part du brun, mais c’était inévitable, comment expliquer sinon ? Pourquoi aurait-il voulu lancer la rumeur alors que tout le monde savait qu’Eden et Weasley se haïssait ? Seulement il était évident aussi que le sixième année agissait toujours avant de réfléchir et qu’il n’était pas toujours au top de ses capacités mentales. Le brun releva la tête vers la jeune fille et l’écouta parler. « Peut-être qu’en fait c’est moi qui vais devoir te secourir de ta vie affective chaotique » Il fonça les sourcils, ah ça non. Bon d’accord si c’était vrai, sa vie affective était à la dérive en ce moment et alors, ce n’était pas une raison pour lui retourner le couteau dans la plaie, il le savait déjà. « Et je veux ma part du pactole Durden, je te laisserai tout le plaisir » Le brun haussa les sourcils, ainsi donc c’était réellement jouissif pour elle de lancer des rumeurs ? Certes c’était amusant mais qu’avait-elle à gagner ? La rage d’Eden ? Dans moins d’un mois cette rumeur serait passée aux oubliettes, peut être que les joies éphémères étaient les seules qui parcouraient la vie de la blonde. « Je ne pensais pas que cela te tenait autant à cœur. Qu’est-ce qui se passe quand tu lances une rumeur ? Tu mouilles ? Franchement réfléchi, quoique je dise je suis obligé de parler de toi, de moi et ça ferait du mal à toutes mes groupies. JE RIGOLE. » Il ne pouvait pas s’en empêcher, mais devant l’air blasé de la jeune fille il avait senti qu’il était temps d’arrêter. Il soupira et posa son dos contre le mur. « Il y a des choses qui ne se déroulent pas toujours comme on le veut et aujourd’hui c’est toi qui n’a pas toutes les clefs en main. » Il se retourna et d’un geste inattendu, la plaqua contre le mur. C’était la troisième fois qu’il l’avait par surprise, sûrement la dernière mais qui ne tente rien n’a rien. Posant son bras emplâtre contre son ventre -trop lourd pour qu’elle puisse le pousser réellement- il se mit face à elle. Il avait dû lâcher la baguette pour faire son mouvement, c’était donc elle qui la tenait dans sa petite main : le seul point négatif de l’histoire. Le jeune homme s’approcha de l’oreille de la jeune femme. « Je te connais et te respecte, je sais dont tu es capable, mais ne crois pas que tu es la seule à pouvoir faire du chantage ou à menacer. Je sais des choses aussi, je pourrais te faire marcher. J’avais choisi de te laisser une chance, mais apparemment ça ne marche pas comme ça. » Tu appuya un peu sur son bras, histoire qu’elle sente sa poitrine s’écraser. Il desserra la pression et finit par la regarder en face. Il se retint pour ne pas l’embrasser une seconde fois, ce serait très malvenu, pourtant ils étaient si proche, il sentait le souffle de la blonde sur sa peau, sans réfléchir il lui mordit le lobe de l’oreille. « Je vais lancer cette rumeur, mais tu dois … » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, un raclement l’avait coupé dans son monologue. Lâchant la blonde des yeux un instant il se retourna vers le nouveau venu. Cauldwell. GENIAL. « Qu'est-ce tu fais sale plouc, écartes-toi d'elle » Stefan se mit à rire et le regarda. « Excuse-moi le gnome, mais ne me dicte pas ma conduite avec ma copine. » Et, en faisant les gros yeux à la jeune fille pour qu’elle comprenne que c’était la seconde partie du pacte, il s’approcha de ses lèvres et l’embrassa. Il passa une main dans les cheveux dans le blonde. Puis il se détacha et lui murmura à l’oreille. « Voilà la seconde partie de la rumeur que j’allais te dire avant que le gnome ne débarque, j’annonce à Eden qu’on sort ensemble, toi après tu fais ce que tu veux. » Puis il se retourna vers le gamin et soupira. « Tu vas rester là à gober les mouches ou comment ça se passe ? » Il pria intérieurement Merlin que la blonde marche, le pourcentage de réussite était minime mais qui ne tente rien n’a rien.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Sam 4 Mai - 11:09

stefan et roxanne


On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


Comment tout ceci avait-il pût dégénérer à ce point ? En temps normal les deux serpents s’insultaient, se cherchaient, se provoquer à la limite de la décence, agissaient en parfaits petits Serpentards, arborant fièrement le blason qui reposait sur leurs poitrines respectives. Mais aujourd’hui, tout avait été basculé par les nombreuses surprises que le brun avait réservé à la blonde, qui pour le coup elle devait l’avouer, avait été surprise. Le baiser qu’ils avaient échangés tous deux, suivit de la demande explicite du brun qui était on ne peut plus étrange venant de sa part ne faisaient que renforcer cette étrange sensation qui envahissait l’esprit de la blonde. Elle ne savait pas comment agir, savoir ce qu’il fallait faire, alors elle restait complètement fidèle à elle-même : acide dans ses propos et fière dans sa posture. Jamais elle ne se laisserait faire par Durden, même si au fond elle n’avait rien à lui reprocher. Le simple fait de voir ses fréquentations empêchait tout bonnement la vipère à perdre la face devant lui. Cela reviendrait à perdre la face devant Walsh et ça la jeune fille ne pouvait tout simplement pas le concevoir, même en rêve. C’est donc fidèle à elle-même qu’elle fit comme ce baiser était totalement normal et que tous les garçons de Poudlard avec qui elle s’engueulait finissaient par lui donner un baiser –chose qui heureusement n’arrivait pas tous les jours sans quoi la blonde n’aurait plus de souffle puisque la moitié de Poudlard la détestait. Elle piqua, attaqua, contre-attaqua, rétorqua, les mots sortant de sa bouche comme s’ils fusaient tout droit, frappant le jeune homme de plein fouet tandis que son cerveau tournait à vive allure, cherchant un échappatoire, quelque chose qui pouvait éclaircir l’obscurité des évènements récents. « Tu te fous de moi ? Tu as déjà gagné mon chou ? Un baiser de ma part est un luxe qui ne se refuse pas. » Elle allait le claquer, il se croyait vraiment plus fort que les autres. La jeune fille s’interrompit dans sa tirade, regardant le brun d’un regard noir, des fourmillements envahissant sa main droite tandis qu’elle mourrait d’envie de abattre sur la joue de son camarade de maison histoire qu’il redescende sur terre l’espace de trente secondes. Mais il sembla que le brun prit conscience lui-même qu’il risquait de se retrouver avec une marque de doigts imprimé sur la joue puisqu’il rattrapa bien rapidement sa précédente phrase. « Me frappe pas, c’était une blague, détend-toi. » Le regardant pendant quelques secondes, la jeune fille finit par lever les yeux au ciel tout en prenant une grande inspiration avant de reprendre ce qu’elle disait, plus sérieuse que jamais, le regard rivé sur le visage du brun. Ce qu’elle disait en ce moment-même n’était pas une blague, elle ne voulait pas que le brun puisse penser qu’il pouvait s’amuser avec elle mais surtout qu’il pouvait s’amuser d’elle. Ça c’était hors de question, la vipère mettait un point d’honneur à ne pas être la pigeonne de l’histoire et Stefan allait devoir imprimer ça dans sa cervelle de serpent. « Je ne pensais pas que cela te tenait autant à cœur. Qu’est-ce qui se passe quand tu lances une rumeur ? Tu mouilles ? Franchement réfléchi, quoique je dise je suis obligé de parler de toi, de moi et ça ferait du mal à toutes mes groupies. » Pardon ? La jeune fille appuya tout le poids de son corps sur sa jambe droite, arborant une attitude de pétasse blasée qui semblait hurler au jeune homme ‘tu te fous de ma gueule ? tu veux que je te tue ou bien ça se passe comment’. Il ne comprenait rien, et de toute manière Roxanne n’avait pas à s’expliquer auprès de lui. Jamais elle n’était venue le voir en lui demandant pourquoi il avait les chevilles aussi enflées qu’une femme ménopausée, alors la vipère n’avait vraiment à lui dire. Heureusement pour lui, le brun comprit rapidement que Roxanne ne jouait pas à ce petit jeu qui partait trop loin, surtout que la conversation était censée être sérieuse et non pas partir sur les petits plaisirs de vipère que pouvait avoir Roxanne. Si elle aimait divulguer des potins c’était son problème pas celui du serpent. « JE RIGOLE. » J’espère bien pour toi. La verte et argent fit claquer sa langue contre son palais, gardant la main fermement serrée contre sa baguette, hésitant à lancer une phrase lorsqu’elle vit Stefan, adossé contre le mur, pousser un soupir et ouvrir de nouveau la bouche. « Il y a des choses qui ne se déroulent pas toujours comme on le veut et aujourd’hui c’est toi qui n’a pas toutes les clefs en main. » La jeune fille fronça les sourcils et entrouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose mais rien ne pût sortir de ses lèvres hormis un léger hoquet lorsqu’elle sentit que Durden la tirait.

Soudain, son dos heurta une surface dure et froide et la jeune fille comprit qu’elle venait de se cogner contre le mur, une légère grimace, plus due à la surprise qu’à la douleur, déformant ses traits l’espace d’une seconde. A quoi jouait-il au juste ? « T’es complètement malade Durden, tu vas faire quoi là maintenant ? » Elle le provoquait, au fond elle avait envie de voir jusqu’où il voulait en venir et de quelle manière il allait parvenir à ce but encore flou pour la blonde. Le regardant fixement dans les yeux, elle sentit quelque chose de lourd s’appuyer contre son ventre et elle comprit que ce con venait de poser son bras emplâtré contre elle, histoire qu’elle soit incapable de se défaire de son emprise. Comme quoi il n’était peut-être pas aussi bête qu’il voulait bien le faire croire. Gardant le regard fixé droit devant elle, la jeune fille vit la chevelure du brun passer sous ses yeux et elle sentit bientôt son souffle venir percuter son oreille, signe qu’il se rapprochait dangereusement. « Je te connais et te respecte, je sais dont tu es capable, mais ne crois pas que tu es la seule à pouvoir faire du chantage ou à menacer. Je sais des choses aussi, je pourrais te faire marcher. J’avais choisi de te laisser une chance, mais apparemment ça ne marche pas comme ça. » La blonde sentit son souffle se couper légèrement lorsqu’il appuya davantage sur son ventre avec son plâtre. Il était en train de la menacer ? Sérieusement ? Il allait le lui payer, la jeune fille n’était pas du genre à se laisser faire aussi facilement, et même malgré le fait qu’elle était coincée entre un plâtre et un mur en pierre, elle avait encore cette rage de la provocation qui allait un jour sans doute causer sa perte. Sa fierté l’emportait sur tout, et elle vit rouge lorsqu’elle entendit les paroles du brun résonner dans son crâne comme une douloureuse litanie mortuaire. Lorsqu’elle vit enfin le vert et argent revenir à sa place et que leurs regards se croisèrent, elle hésita fortement à lui cracher dessus comme elle l’avait fait avec Shaun. Mais sa haine envers Durden n’était pas assez importante pour qu’elle en arrive à cette extrémité, même s’il venait de franchir la ligne rouge en la menaçant. « Tu me menaces là ? Tu crois quoi Durden ? Toi et moi on est pareils mais commence pas à jouer à ce petit jeu avec moi parce que tu risques d’y perdre autant que moi et je- » La blonde fut coupée dans sa prise de parole lorsque Stefan se rapprocha de nouveau de son oreille, lui mordillant le lobe de l’oreille. Sérieusement, il devait aller consulter, il devait avoir des troubles bipolaires ou quelque chose dans le genre parce que tout ce qu’il faisait n’avait aucun sens et aucune cohérence. « Je vais lancer cette rumeur, mais tu dois … » Mais tu dois quoi ? Le brun fut à son tour interrompu mais pas par Roxanne. Un nouvel arrivant venait de se racler fortement la gorge pour indiquer sa présence et Stefan tourna la tête vers lui, permettant à Roxanne de se défaire légèrement de l’emprise du vert et argent, lui permettant de voir qui était ce nouveau venu. « Qu'est-ce tu fais sale plouc, écartes-toi d'elle » Une tignasse rousse, une voix que la blonde connaissait bien. Devant eux se tenait Marcus, qui semblait ne pas du tout comprendre ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Bienvenue au club, même Roxanne avait l’impression d’être plongée dans une dimension encore inconnue de tous dont les règles étaient seulement connues de Stefan Durden. Autant vous dire que dans cette dimension ça devait vraiment être le bordel. « Excuse-moi le gnome, mais ne me dicte pas ma conduite avec ma copine. » Hein ? Que ? QUOI ? Sa copine ? Arrête la drogue mon grand. Ce n’est qu’en voyant les gros yeux que lui fit Stefan et en sentant ses lèvres se poser une nouvelle fois sur sa bouche que la blonde comprit enfin où le brun voulait en venir. Elle se laissa faire, laissant le brun glisser une main dans sa chevelure avant qu’il ne sépare enfin leurs lèvres et qu’il vienne lui murmurer quelques explications à l’oreille. « Voilà la seconde partie de la rumeur que j’allais te dire avant que le gnome ne débarque, j’annonce à Eden qu’on sort ensemble, toi après tu fais ce que tu veux. » La verte et argent fronça les sourcils l’espace de quelques secondes, son cerveau tournant à vive allure. Qu’y gagnait-elle, qu’y perdait-elle ? Au fond elle ne perdait rien en disant à tous qu’elle sortait avec Durden, de toute manière elle n’allait pas aller le crier sur tous les toits. Ariel le prendrait sûrement très mal et les rapports entre les deux filles étaient déjà légèrement conflictuels. Mais hormis ce détail la blonde gagnait plus. La rage de Walsh en apprenant que sa pire ennemie sortait avec son meilleur ami valait toutes les peines du monde. Le choix fut vite fait dans son esprit, la jeune fille décidant bien rapidement quelle attitude elle devait aborder dès à présent. Le temps que Stefan se retourne vers Marcus et qu’il ne lui balance quelques mots d’une gentillesse jamais égalée, la blonde avait repris contenance et elle se détacha bientôt du mur, Durden ne faisant plus pression avec son bras sur elle. Passant une main dans ses cheveux, elle posa son regard sur Marcus qui semblait à la fois dégoûté et étonné, ce qu’elle pouvait tout à fait comprendre, et elle ne pût retenir un soupir blasé. « Marcus, je sais que les sous-sols sont un endroit fort sympathique, mais tu veux pas rentrer dans la salle commune. On a encore quelques trucs à se dire tous les deux » La blonde se tourna vers le brun, faisant un pas sur le côté pour se rapprocher de lui histoire de bien faire comprendre au quatrième année qu’il ferait mieux de partir et de les laisser tranquille. Elle finit par lancer un regard au rouquin qui le décida finalement à partir, leur lançant toujours des regards qui mêlait haine envers Stefan et étonnement envers Roxanne et bientôt la porte de leur salle commune claqua derrière lui, le faisant disparaître de leur champ de vision. Se détachant immédiatement du brun, la blonde se retourna complètement vers lui, le regard plongé dans les yeux du vert et argent. « La prochaine fois que tu me fais un coup comme ça essaye au-moins de le faire de manière plus subtile. » siffla-t-elle entre ses dents, se rapprochant du brun. « J’ai pas envie que tous mes amis, surtout Marcus, découvre ce genre de choses de cette manière-là. » Marquant une pause la jeune fille fit un pas de plus en direction du brun, posant son index sur la poitrine du serpent, appuyant fortement au milieu. « Et ne l’appelle plus le gnome putain, et surtout pas devant moi » Elle ponctua chacun de ses mots en heurtant la poitrine de Durden avec son doigt avant de le retirer, sa main retombant le long de son corps. Finalement, un soupir s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle rangeait sa baguette avant de relever la tête vers Stefan. « Mais je marche. Vas dire à ta chère et tendre meilleure amie qu’on sort ensemble, au fond ça change rien pour moi. Les gens vont vite se lasser et le principal c’est que Walsh l’apprenne, le reste je m’en fous » Lui adressant un sourire hypocrite au possible, la blonde recula d’un pas avant de passer sa main dans ses cheveux, remettant quelques mèches rebelles derrière son oreille. Le contrat venait officiellement d’être signé, la vipère n’avait plus qu’une hâte : en voir les conséquences.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Dim 5 Mai - 1:12

La seule chose que le blond pouvait faire, c’était espérer que cela marche. Roxanne allait-elle accepter devant Cauldwell un de ses potes -mais pourquoi ?- d’être sa copine ? Stefan n’avait aucune idée de ce que la blonde avait à gagner et pire encore, il ne savait pas ce qu’il avait à gagner lui. Pourquoi lancer cette rumeur ? Que lui était-il passé par la tête ? En réalité le brun le savait, la seule chose qui importait était de ne pas perdre la face devant la blonde et de lui faire croire qu’il avait un plan. Ridicule. Comme s’il réfléchissait de temps en temps. Le sixième année se força à rester calme et à fixer la jeune fille d’un air un poil menaçant. Il avait besoin qu’elle marche et pas uniquement, parce que si elle ne marchait pas, il avait encore plus perdu. Déjà qu’il ne savait pas où cela allait lui mener si en plus elle l’empêchait d’aller au bout de son plan débile… Stefan tenta de voir les conséquences de ses actes : une Eden en colère, la fille qu’il avait dragué hier jalouse, une Bryonia énervée car elle l’avait enfin récupérée pour elle… bref, des ennuis en perspective et rien de joyeux à l’horizon. Super. Ah si, il y avait un petit plus peut être, enfin pour cela il faudrait que Wealsey soit consentante et il n’était pas sûre qu’elle aille jusqu’au bout. Faire semblant devrait lui suffire. Après une attente interminable la blonde ouvrit ses délicates lèvres. « Marcus, je sais que les sous-sols sont un endroit fort sympathique, mais tu veux pas rentrer dans la salle commune. On a encore quelques trucs à se dire tous les deux » Un sourire victorieux se forma sur son visage et le serpentard se retint de ne pas tirer la langue à Cauldwell. Il avait gagné ! Ce n’était qu’une faible vengeance mais il avait juré qu’il se vengeait du gamin de troisième année et c’était un bon début. Et puis le vert et argent espérait bien faire entendre raison à sa nouvelle fausse copine, peut être qu’elle lâcherait le gamin. Pour ne pas montrer trop de joies non plus, le vert soupira et serra la jeune fille contre sa taille. Bon, le gnome tu dégages maintenant ? Dès que la porte claqua derrière le rouquin, la sixième année se détacha du brun. Rho lala. « La prochaine fois que tu me fais un coup comme ça essaye au-moins de le faire de manière plus subtile. J’ai pas envie que tous mes amis, surtout Marcus, découvre ce genre de choses de cette manière-là. » Lui offrant un sourire innocent et à moitié étonné, comme si ce n’était pas de sa faute, le vert regarda la jeune fille. Il appréciait vraiment le petit, comment cela se faisait-il ? Qu’avait-il pour lui ? Il était fier, bagarreur, chiant fin il n’avait rien pour lui, c’était étrange qu’elle l’apprécie de la sorte. Il chercha des qualités qu’on pourrait lui attribuer mais ne trouva rien, tant pis pour lui. Il se promit par contre qu’à la prochaine fois qu’ils feraient un entraînement de quidditch qu’il lui enverrait un bon cognar dans la gueule. « Et ne l’appelle plus le gnome putain, et surtout pas devant moi » Rho, rabat-joie, en plus elle disait ça pile au moment où il pensait à sa future vengeance. Stefan répondit du tact au tact. « Mais il est tout peti- » Le regard de la blonde l’empêcha de continuer sa phrase. Aïe. Elle avait vraiment un regard de tueur, cette fille était dangereuse pour de bon, est-ce que des gens étaient déjà mort rien que par son regard ? Cela n’était peut être pas possible mais le brun se promit de compter le nombre d’élèves qui couraient en sens inverse en la voyant arriver et ceux qui se pissaient dessus devant son regard. Ouais, ça serait son nouveau jeu, puisqu’Eden ne voudrait sûrement pas jouer avec lui pendant quelques temps, autant qu’il se trouve de nouvelles distractions. « Mais je marche. » Elle le lui avait déjà dit en envoyant chier Cauldwell mais le brun était heureux de l’entendre dire une seconde fois. Elle marchait, il avait gagné. Mouaha. Bon, valait mieux oublier qu’en réalité il perdait dans l’histoire, mais laissons-lui sa joie éphémère. « Vas dire à ta chère et tendre meilleure amie qu’on sort ensemble, au fond ça change rien pour moi. Les gens vont vite se lasser et le principal c’est que Walsh l’apprenne, le reste je m’en fous » Ok, bon bah parfait. Le jeune homme ne savait plus quoi faire. C’était fini, il l’avait menacé et il avait gagné, c’était nul. Il préférait se battre c’était vachement plus drôle. « Au fait tu as l’air de moins mauvaise humeur que tout à l’heure, en vrai tu m’apprécies ne dis pas le contraire. » Allait-il le lui dire ? Ah non, ce serait trop simple. Il préférait faire enfler ses chevilles et la taquinait plutôt qu’avouer que c’était lui qui aurait bien aimé la compter dans ses amies, malheureusement avec Eden cela avait toujours était un peu compliqué, mais après ce qu’elle lui avait dit, après qu’elle l’avait rejeté il devait bien aller de l’avant. C’était à lui de prendre sa vie en main. Il joua distraitement avec sa baguette en attendant de trouver quelque chose à dire. « Tu crois qu’on doit fixer des règles ? Et ne me demande pas d’appeler le gno- le rouquin par son prénom, j’y arriverais pas. » Stefan resterait toujours le même, inconscient et débile. Soudain, il trouva ce qu’il allait lui demander, bon ça tournait toujours autour de la même personne mais au moins elle aurait de quoi parler. Sans transition il lança. « Explique-moi un truc, j’aimerai bien comprendre ce que tu trouves à Cauldwell, non sérieux qu’est-ce qu’il a pour lui ? J’ai beau essayé … non en fait j’essaie pas d’accord, mais je ne lui trouve que des défauts. » Pour une fois le vert posait une vraie question, certes sans tact, mais ce n’était pas pour blesser la blonde mais pour comprendre. Qui l’eut cru qu’il savait faire des efforts de la sorte ? Le sixième année plongea son regard dans celui de la jeune fille et attendit une réponse.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Mer 8 Mai - 4:37

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Elle avait marché dans sa combine, dans son plan idiot et pourtant si alléchant que la blonde n’avait pas résisté à y participer. Certes, être prise de court de la sorte était dérangeant pour une fille aussi fière que l’était la vipère, mais en mettant ce léger détail de côté, la blonde ne voyait aucune faille au plan imaginé par l’esprit du brun. La rumeur allait courir à travers les couloirs, répétée, amplifiée, déformée, et le mieux, c’est que cette rumeur serait de l’initiative du jeune homme. La verte et argent n’avait qu’à regarder les dégâts causés par ces misérables paroles qui n’étaient au final que des mots mais qui pourtant faisaient plus de mal que tout autre chose. C’est cette ignominie des mots qui attirait tant la jeune fille, voir à quel point quelques paroles lancées au bon moment sur la bonne personne pouvaient faire plus mal que tous les coups bas de toute une vie. Elle qui se battait depuis si longtemps avec Walsh, voilà que son meilleur ami en personne lui offrait la possibilité d’une vengeance exemplaire, une vengeance glorieuse contre laquelle la blonde ne pourrait rien faire hormis pleurer toutes les larmes de son corps. Pas besoin de vérifier la rumeur puisqu’elle sortirait de la bouche de Stefan et donc qu’elle aurait de ce fait une qualité implacable. Si Roxanne avait été la source de la rumeur, les doutes auraient pût être permis. Mais Stefan avait un rôle bien plus important et donc plus d’impact aux yeux de la rouge et or. Tout était parfait, et même si cette vengeance ne durerait sans doute que quelques instants, quelques jours tout au plus, cela emplissait tout de même la blonde d’une joie vengeresse. « Mais il est tout peti- » Le regard noir de la blonde se posa sur Stefan qui venait de commencer une phrase qu’elle n’allait pas apprécier. Elle lui avait pourtant explicitement dit qu’il n’avait pas à insulter Marcus devant elle. Elle ne pouvait pas vérifier ce qu’il disait sur le rouquin en permanence, mais quand il était dans les parages il avait intérêt à ravaler ses insultes. Continuant donc de parler après s’être assurée que le serpent avait bien compris la leçon, la jeune fille débita ce qu’elle avait à dire, espérant mettre les choses au clair et signer de ce fait un contrat fictif. Dangereuse initiative en connaissant les deux serpents. « Au fait tu as l’air de moins mauvaise humeur que tout à l’heure, en vrai tu m’apprécies ne dis pas le contraire. » Le changement de sujet brutal opéré par le brun fit hausser un sourcil à la blonde qui croisa les bras en le regardant, se demandant réellement s’il se foutait de sa gueule ou pas. Et plutôt mourir que d’avouer qu’elle appréciait bien le jeune homme mais que leurs fréquentations respectives empêchaient tout rapprochement de quelque nature qu’ils soient d’arriver un jour. C’était triste à dire mais c’était ainsi, et la blonde ne voulait, et ne pouvait, pas se permettre de traîner avec l’ami de Walsh et de Wheeler ainsi qu’un des pires ennemis de Marcus. La vie était faite comme ça, les deux groupes évoluaient de leur côté, se faisant la guerre, et au milieu se trouvaient Stefan et Roxanne, obligé de se faire la guerre malgré leurs ressemblances. Une sorte de Roméo et Juliette des temps modernes, la romance en moins. Et la mort à la fin aussi. En fait pas du tout Roméo et Juliette. Plongeant son regard dans celui de Stefan la blonde hésita, et finalement se décida à garder la même ligne de conduite que depuis son entrée ici. Garder les positions initiales, ne rien changer, c’était la chose à faire, la seule chose à faire. « Mouais, tes chevilles gonflent un peu trop à mon goût Durden, calme tes ardeurs » Voilà qui est fait. C’était rageant mais c’était ce qu’il fallait faire, la blonde n’avait pas d’autre échappatoire pour le moment. Tant que les choses étaient comme elles étaient, les deux serpents se livreraient une guerre, cet épisode n’étant qu’une trêve dans leur bataille. « Tu crois qu’on doit fixer des règles ? Et ne me demande pas d’appeler le gno- le rouquin par son prénom, j’y arriverais pas. » Roxanne lança un regard noir au brun lorsqu’il commença à prononcer le mot gnome mais fut ravie de voir qu’il avait plus ou moins retenue la leçon. Cependant, il n’avait pas tort. Leur rumeur échafaudé à la va-vite n’allait pas tenir très longtemps s’ils ne faisaient pas un minimum semblant devant les autres. Ce qui risquait de s’avérer difficile vu l’état actuel des choses. « Et compte pas sur moi pour rester plus de trente secondes en compagnie de Walsh. » lança-t-elle avec une moue dégoûtée, la seule perspective de se retrouver dans la même pièce que cette fille lui donnant la chair de poule. La seule fois où elle voudrait se retrouver seule avec elle, c’était pour lui arracher ses beaux cheveux blonds et lui faire avaler. Histoire que les choses soient claires. Un soupir s’échappa des lèvres de la jeune fille tandis qu’elle décroisait les bras, s’appuyant contre le mur humide du couloir, réfléchissant aux possibilités que laissaient entrevoir cette situation. Finalement elle avait peut-être eut tort de s’engager tête la première dans cette affaire, mais ce qui était fait était fait, et la blonde ne revenait pas sur ses décisions. Elle faisait des pirouettes pour s’en sortir, mais jamais elle n’assumait haut et fort d’avoir pris une mauvaise décision. Fierté oblige. Plongée dans ses pensées, cherchant une issue et surtout un compromis qui arrangerait les deux partis, la blonde fut cependant interrompue dans le fil de sa réflexion par la voix du brun qui résonna à ses oreilles. « Explique-moi un truc, j’aimerai bien comprendre ce que tu trouves à Cauldwell, non sérieux qu’est-ce qu’il a pour lui ? J’ai beau essayé … non en fait j’essaie pas d’accord, mais je ne lui trouve que des défauts. » Relevant le visage, la jeune fille croisa le regard de Stefan qui la fixait, attendant une réponse. Maintenant le contact visuel avec le jeune homme, la jeune fille imprégna les dernières paroles qui venaient de franchir ses lèvres. Qu’est-ce que ça pouvait lui foutre au juste ? Elle ne lui demandait pas ce qu’il faisait avec Walsh lorsqu’ils se voyaient. Fronçant légèrement les sourcils, la blonde termina finalement par se détendre et lâcha un léger soupir avant de se décoller légèrement du mur pour se redresser, son dos restant tout de même en appui sur la paroi du couloir. Qu’est-ce qu’elle allait lui dire ? Faire un éloge de Marcus ? C’était peut-être pas vraiment le moment pour que la blonde se lance dans une envolée lyrique à la gloire du quatrième année. Même si ce dernier en serait sûrement ravi. Claquant sa langue contre son palais, la jeune fille se décida enfin à prendre la parole et à répondre au brun. « Je vois pas ce que ça change mais bon. C’est le frère de Blake, je le connais depuis qu’il est arrivé ici, et puis franchement il est sympa, je vois pas ce que tu lui reproches. Il est un peu con parfois mais vas pas me dire que c’est le seul. Vous devriez même bien vous entendre tous les deux » lâcha-t-elle au final, histoire de réanimer quelque peu la flamme de leur animosité qui commençait à s’éteindre. Attrapant une mèche de cheveux d’un blond clair, la jeune fille observa les pointes un instant avant de l’enrouler autour de son doigt, jouant avec tandis que son regard se posait de nouveau sur Stefan. « Que tu l’aimes pas c’est ton problème, moi j’aime pas Walsh et je vais pas me justifier auprès de toi. Seulement je te promet que si jamais tu t’en prends à lui, tu peux dire adieu à ton deuxième bras » Et elle ne plaisantait pas. La blonde considérait le vert et argent comme son petit frère, ayant quelque peu prit la place de Blake avec qui ses rapports étaient plus que détériorés alors que les deux filles s’entendaient à merveille au début de leur scolarité. Le temps fait changer les gens, la preuve était incarné chez les deux meilleures ennemies. Lâchant finalement la mèche avec laquelle elle jouait, la jeune fille soupira avant de croiser les bras, un sourire en coin sur les lèvres. « J’texplique Stefan. On s’aime pas, ou du moins on aime pas les potes de l’autre, mais si tu veux que ta rumeur prenne va falloir faire des efforts. M’oblige pas à aller me défoncer avec l’autre camé de Wheeler, je t’obligerais pas à traîner avec Marcus. » Se décollant totalement du mur cette fois-ci, la blonde fit un pas en direction du brun, décroisant ses bras. « Faudra juste faire semblant un jour. Voir deux. De toute façon tout le monde sera au courant d’ici quelques heures, Poudlard est un nid à langue de putes. » Se hissant sur la pointe des pieds, la jeune fille rapprocha sa bouche de l’oreille de Stefan, son souffle venant caresser la tempe de ce dernier. « Tu peux bien tenir le coup pendant deux jours hein ? Sûr que ton fan-club va pas apprécier, mais c’est le jeu mon pauvre » Se détachant du brun, elle lui lança un sourire en coin avant de se coller de nouveau contre le mur, le regard plongé dans celui de Stefan.


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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Jeu 16 Mai - 2:53

Le vert et argent ne savait plus ce qui l’avait poussé à tirer Roxanne dans le couloir, à l’embrasser et à lui laisser le choix entre un plan foireux et un plan foireux. A la base il voulait juste l’embêter et cela l’avait mené bien trop loin. Et pourtant il ne regrettait pas, du moins pas encore, il ne pouvait pas se douter de ce qui allait arriver, c’était impossible pour lui d’envisager les conséquences. Le jeune homme releva la tête et parla, il dit n’importe quoi, juste histoire de relancer la conversation. Il n’avait pas envie que quelqu’un d’autre les surprenne encore et qu’en plus ils n’aient rien à se dire. Parce que bon ils n’allaient pas s’embrasser tout le temps non plus et il doutait bien que Weasley n’allait pas non plus jouer à la parfaite copine en présence des autres. Il sourit quand il remarqua qu’elle haussait les sourcils, Stefan n’avait jamais eu de lien logique entre ses phrases et il aimait surprendre les gens -ou plutôt ses adversaires- en passant du coq à l’âne. Et depuis le début de leur rencontre, il n’avait fait que jouer de cela et puis elle était surprise, plus il s’amusait. « Je vois pas ce que ça change mais bon. » Rho, pour une fois qu’il faisait un effort et ne s’intéressait pas uniquement à son petit nombril, elle aurait pu être compatissante. « C’est le frère de Blake » Il chercha dans sa tête le lien logique, Blake Cauldwell donc… Ah oui, une gryffondor qu’il avait déjà vu en cour. Rien de bien intéressant à son sujet. Il ne savait pas qu’ils étaient frères et sœurs, il allait pouvoir les embêter d’ailleurs à propos de ça, à moins qu’ils ne s’entendent bien… « je le connais depuis qu’il est arrivé ici, et puis franchement il est sympa, je vois pas ce que tu lui reproches. Il est un peu con parfois mais vas pas me dire que c’est le seul. Vous devriez même bien vous entendre tous les deux » Stefan s’étouffa. Le jour où ils s’entendraient bien, les botrucs auront des baguettes, au moins. Cependant le jeune homme sourit quand elle avoua qu’il était con. Au moins elle reconnaissait qu’il n’était pas si bien, le vert et argent ne perdit pas espoir, elle allait la faire flancher et elle allait le laisser tomber. La jeune fille faisait des mimiques avec ses cheveux, sûrement pour ne pas être déstabilisée par la beauté du jeune homme. « Que tu l’aimes pas c’est ton problème, moi j’aime pas Walsh et je vais pas me justifier auprès de toi. Seulement je te promets que si jamais tu t’en prends à lui, tu peux dire adieu à ton deuxième bras » D’un geste instinctif, le garçon ramena son bras vers lui. Le ton utilisé par la blonde était clair et net, elle n’hésiterait pas. Mais pourquoi diable protégeait-elle le nain comme cela ? Y avait-il une histoire malsaine en dessous ? C’était la seule explication que le brun pouvait trouver à l’attachement des deux jeunes gens, parce que sinon. Non mais il était roux quand même. Pourquoi lui ? Une grimace de dégoût se forma sur le visage du brun quand il imagina le nain en train de poser ses lèvres sur celle de la sublime serpentard. Eurk. Il fallait qu’il lui demande si c’était vrai. Ou non, parce que sinon ses cauchemars deviendraient réels. Oh, cruel dilemme. « J’texplique Stefan. On ne s’aime pas. » Un goût acide qui brûla la gorge, elle s’était trompé, lui ne l’aimait pas ok, mais ELLE, elle se devait de l’aimer au moins. « ou du moins on aime pas les potes de l’autre » A mais voilà qui était beaucoup mieux et plus proche de la vérité. Il soupira, elle avait raison et c’était bien dommage. Ils auraient fait un duo maléfique et terrifiant. « mais si tu veux que ta rumeur prenne va falloir faire des efforts. M’oblige pas à aller me défoncer avec l’autre camé de Wheeler, je t’obligerais pas à traîner avec Marcus. » Il haussa les sourcils, elle ne savait pas ce qu’elle ratait. Non parce que la compagnie de Wheeler était toujours plus agréable que celle de Cauldwell et de loin. Et puis il n’avait pas l’intention de la faire approcher d’Eden parce qu’à tous les coups, les deux filles s’allieraient contre lui-même, non ce n’était pas vraiment une bonne idée. Il acquiesça aux paroles de la sixième année et attendit la suite, parce que lui n’avait pas réellement prévu de faire tout comme elle avait dit alors autant la laisser parler. « Faudra juste faire semblant un jour. Voir deux. De toute façon tout le monde sera au courant d’ici quelques heures. » C’était rapide, un peu trop rapide. Il fallait qu’il voit Eden avant. Outch, il n’en avait pas le courage. Il attendrait qu’elle vienne à elle. Oui voilà, il attendrait le bon moment, maintenant c’était trop rapide. Roxanne amplifiait les faits, quelques heures c’était bien trop peu. Intérieurement il se mit à stresser, avait-il réellement fait une pareille connerie ? La réponse était oui mais il n’était pas encore prêt à s’en rendre compte. « Poudlard est un nid à langue de putes. » Stefan ricana et lâcha un « Je suppose que toi, tu n’y es pour rien ? » sanglant. Oh fallait pas lui tendre des perches comme celles-là aussi, elle l’avait cherché. « Tu peux bien tenir le coup pendant deux jours hein ? Sûr que ton fan-club va pas apprécier, mais c’est le jeu mon pauvre » Et le pire dans toutes ses répliques, c’était qu’elle s’amusait à le chercher. Elle s’approchait, se détachait, jouait avec ses cheveux. Tout ça c’était dans le but de le rendre fou ? Stefan s’arrêta et la regarda. « Mais voyons très chère, tu me sous-estime. Je suis capable de jouer la comédie bien plus longtemps pour être à tes côtés. » Le vert et argent se stoppa brutalement, il se mordit la lèvre avant de reprendre. « Enfin sauf si toi et le rouquin vous… eurk. » Depuis qu’il avait eu cette image en tête il n’arrivait plus à s’en défaire, il était condamné à l’avoir pour toujours sauf si elle démentait, il espérait de tout cœur qu’elle se mette à rire devant cette supposition débile ou alors qu’elle ait elle aussi une moue dégoûtée à cette idée. Après tout Roxanne Weasley était unique et spéciale puisqu’elle avait marché dans son idée sans queue ni tête, plus rien n’étonnerait le jeune garçon. Le sixième année reprit la parole. « Donc ne t’inquiète pas, mon fan-club, qui vient juste de se rassembler, plus qu’heureuse et heureux, je suis sûre que même les mecs se battent pour mieux, que j’ai quitté Ariel. Et non, pas de commentaire. » Il avait senti la remarque de la blonde, ce n’était pas lui qui avait quitté Ariel. D’ailleurs la séparation n’était pas officielle, justes des mots trop durs avaient été prononcés et continuer en couple n’aurait pas pu être possible entre eux. Le cœur brisé le garçon n’aurait pas pu continuer sur cette voix, pas aux côtés d’Ariel qu’il aimait pourtant. Il était amoureux mais pas au point de tout pardonner et tout oublier. Stefan soupira. Il ne savait pas quoi faire d’autre de toute manière. Il aurait pu sourire mais à quoi bon ? Qu’est-ce que Roxanne aurait pensé ? Oui, le problème était toujours le même, le regard des autres était bien trop important. Le vert et argent attendit, si la situation avait été autre, il aurait pris la blonde par la épaule et aurait joué avec ses cheveux. Avoir une fille dans les bras l’aidait à décompresser. Se battre avec Shane aussi. Il attrapa sa baguette et la fit tourner entre ses doigts. Juste pour s’occuper les mains. « Tu veux pas faire des expériences plutôt ? » Le regard interrogateur de la blonde, c’était son préféré. Même si le regard tueur valait le détour, il préférait la surprendre et la voir le questionner de cette manière. C’était plus fort que des mots. Il sourit en montrant les dents. Son idée était sûrement stupide et elle refuserait à coup sûr mais qui ne tente rien n’a rien. « Non parce que sinon tu peux juste vivre ta vie sereinement après avoir lancé une rumeur qui va s’essouffler dans peu de jours et nous redeviendront ennemi forcés… ou alors tu peux tenter une nouvelle expérience. C’est comme tu veux. » Il faisait exprès de prendre son temps, de la faire patienter juste pour qu’elle craque. Bien sûr elle restait de marbre, sûre d’elle, fière et ne montrait pas son impatience, seulement il devinait bien son impatience. Il recula d’un pas. « Ne me frappe pas, c’est juste une idée. » Il rigola, elle allait rouler les yeux au plafond, soupirer, en avoir marre, mais il aimait faire durer les choses juste pour l’embêter. « Je passe un peu de temps avec Cauldwell, et tu passes du temps avec Wheeler. » Son regard de haine était magique. « Attends avant de me tuer. Si tu fais ça pour moi, juste pour apprendre à le connaître, je t’assure que je ferais … presque ce que tu veux. Genre tu me proposes trop choses à faire pour toi et je le ferais. » Stefan avait un goût du risque plus que prononcé, en première année il s’était perdu dans la forêt interdite et depuis il avait recommencé l’expérience. Il avait failli perdre l’usage de son bras face à Löfgren, comment pouvait-il faire pire ? Roxanne avait beau être une incroyable vipère, elle n’avait pas encore le niveau de sadisme de la suédoise…

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Ven 24 Mai - 3:28

stefan et roxanne


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La situation dégénérait sans que Roxanne ne puisse rien faire pour la contrôler. Tout lui échappait des mains, glissant entre ses doigts devant ses yeux désemparés. Dans son monde, dans le monde structuré de la verte et argent, tout avait une place, un sens. Chaque personne était étiquetée dans sa tête en fonction de son rang, de sa côte de popularité, de ce qu’elle pouvait lui apporter, de ses fréquentations. Les choses devaient rester à leurs places, les gens aussi. Un ennemi restait un ennemi, un ami pouvait se voir congédier du jour au lendemain si jamais il n’apportait plus rien à la tumultueuse blonde qui jouait avec les gens pour se hisser au sommet de la pyramide humaine qu’elle imaginait dans son crâne. Mais tout était parfaitement orchestré, au millimètre près. Pas une écartée, elle faisait attention à tout. Un faux pas serait fatal alors elle dissimulait ses hontes, ses erreurs, ses torts. Une relation trop amicale avec un élève qui ne faisait pas partie de son cercle d’amis ? Elle le retrouvait quand les regards les plus indiscrets étaient endormis. Tout dans la vie de la vipère était méticuleusement mesuré, pas une fausse note dans la symphonie de sa vie, elle veillait au grain. Seulement aujourd’hui, dans ce couloir, tout tombait en ruines devant elle. Durden, son ennemi, le meilleur ami de cette folle à lier des rouges et or, ce serpent qui lui ressemblait mais qui ne pouvait pas lier une quelconque amitié pour diverses raisons, venait de l’embrasser. Et elle, au lieu de le rembarrer, de partir, de l’humilier, elle était entrée dans son jeu. Par plaisir de perversion malsaine ou par simple manque de contrôle, la blonde ne le savait pas. Dans son cerveau se mélangeaient les idées, le bien et le mal de cette situation incroyable. Elle savait qu’elle pouvait y gagner mais elle se rendait aussi compte qu’elle avait beaucoup à perdre. Un soupir s’échappa des lèvres de la blonde avant qu’elle ne reprenne ses esprits. Le train était déjà en marche et elle ne pouvait plus fuir : l’échéance était tombée, quelqu’un était déjà au courant de la stupide rumeur que les deux verts allaient déverser comme une trainée de poudre dans Poudlard. En l’occurrence Marcus, soit un des pires ennemis du brun qui se tenait face à la Wealsey. Ce réseau de relations était bien trop compliqué mais c’est ce qui fait tenir la vie étudiante dans cette école. Remplaçant son soupir par un sourire en coin, la jeune fille décida de jouer le tout pour le tout, guettant les réactions du brun qui ne devait pas vraiment connaître les ressentis de la blonde. Il doutait, cela se voyait par moments sur son visage pourtant moqueur. Il savait que la blonde avait de fortes raisons de ne pas accepter et lorsque le marché fut conclu, la jeune fille crut percevoir une certaine lueur de surprise dans le regard de Durden. « Mais voyons très chère, tu me sous-estime. Je suis capable de jouer la comédie bien plus longtemps pour être à tes côtés. » Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la blonde tandis qu’elle haussait les sourcils devant tant d’ironie hypocrite. Enfin, à ses yeux il s’agissait d’ironie pure et dure, bien sûr elle ne pouvait pas se vanter de connaître les méandres du cerveau du serpent mais elle commençait à le connaître. Ils se ressemblaient, ils adoraient s’envoyer des piques pour se sentir exister en tant que duo qui ne vit que pour faire du mal à l’autre, parfait équilibre dans la douleur et la méchanceté. Elle utilisait l’ironie avec lui, comme avec tout le monde, et il faisait de même. Même si parfois elle devait avouer qu’elle cachait certains compliments sous une pointe de sarcasme. Mais encore faut-il que Stefan soit assez lucide pour s’en rendre compte, ce qui n’était pas chose gagnée, la vipère était donc à l’abri de toute découverte.

« Enfin sauf si toi et le rouquin vous… eurk. » Cette fois-ci la blonde fronça les sourcils subitement, regardant Stefan comme s’il débarquait d’un autre univers, ce qui était sans doute le cas. Baissant le visage tout en gardant les yeux rivés sur celui du serpent, la jeune femme le regarda comme pour lui demander implicitement « Tu te fous de ma gueule ou bien tu me prends pour une pédophile » avant de finalement redresser le cou et passer une main dans ses cheveux. « Garde tes idées malsaines dans ta tête Durden, j’ai pas envie de savoir quelles images de moi t’as dans le cerveau » ajouta-t-elle en grimaçant fortement. Le moins que l’on puisse dire c’est que le brun avait une forte imagination, parce que pour le moment Marcus était légèrement trop jeune. Dans quelques années elle dirait pas, mais pour le moment le brun se faisait de fausses idées. Secouant la tête pour éviter de se perdre dans des théories et des projections, la blonde releva les yeux vers le regard du brun. « Donc ne t’inquiète pas, mon fan-club, qui vient juste de se rassembler, plus qu’heureuse et heureux, je suis sûre que même les mecs se battent pour mieux, que j’ai quitté Ariel. Et non, pas de commentaire. » Merde, il la connaissait trop bien. Refermant la bouche qu’elle avait ouverte pour balancer quelques phrases, la blonde afficha une moue dégoûtée d’enfant capricieuse avant de croiser les bras sur la poitrine. Pour une fois que le brun abordait un sujet qui intéressait fortement la Weasley, voilà qu’il la coupait dans son élan, franchement c’est pas cool. Mais la jeune fille rouvrit tout de même les lèvres, non pas pour parler de sa rupture avec la brune incendiaire de septième année, mais seulement pour faire dégonfler les chevilles déjà fortement grosses du brun. « Durden, Durden, Durden, un jour il faudrait que quelqu’un t’explique le sens du mot modestie. Ça m’étonnerai qu’on se batte pour toi dans les vestiaires des mecs tu vois. » lança-t-elle tout en secouant la tête d’un air dépité, malgré le léger sourire qui subsistait sur ses lèvres roses. Même si la fausse modestie du brun l’exaspérait, elle ne pouvait l’en blâmer. La majeure partie des élèves de cette école se croyaient invincible, et on notait une forte concentration de narcissisme dans la maison des verts et argent. Roxanne elle-même ne pouvait se cacher d’avoir une image assez flatteuse d’elle-même, mais elle n’en était pas encore au stade de Durden. Même si elle commençait à lui faire de la concurrence à ce niveau-là. Les yeux bleus de la blonde se posèrent sur les doigts de Stefan qui jouait avec sa baguette, pour vraisemblablement s’occuper. Si je te fais chier tu me le dis tout de suite. « Tu veux pas faire des expériences plutôt ? » La voix du brun obligea la jeune fille à relever les yeux. Encore et toujours ce timbre de voix mystérieux, ce sourire en coin, comme à chaque fois qu’une idée idiote germait dans l’esprit dérangé de ce serpent à la langue acérée. Et comme toujours, la seule réaction de la verte et argent fut un regard interrogateur mêlé à de l’impatience. Comme une enfant. Elle était comme une enfant, impatiente de connaître les idées farfelues qui pouvaient naître dans le cerveau de ce brun, et même si elle essayait de le cacher, son expression corporelle le montrait bien. « Des expériences ? Venant de toi ce mot me fait peur » Un sourire répondit aux mots de la jeune fille et le brun continua son idée. « Non parce que sinon tu peux juste vivre ta vie sereinement après avoir lancé une rumeur qui va s’essouffler dans peu de jours et nous redeviendront ennemi forcés… ou alors tu peux tenter une nouvelle expérience. C’est comme tu veux. » Fronçant les sourcils, la jeune fille décroisa les bras du devant de sa poitrine avant de s’adosser contre le mut, posant ses mains contre la surface froide et humide des pierres. De quoi voulait-il parler ? La blonde ne voyait pas où le jeune homme voulait en venir et elle lui fit bien comprendre qu’il devait continuer son raisonnement à moins de vouloir rester dans le floue comme les prédictions divinatoires. « Ne me frappe pas, c’est juste une idée. » La blonde leva les yeux au ciel tout en faisant claquer sa langue contre son palais en signe d’impatience. Elle en avait marre de ce pseudo-suspense que le brun adorait créer. « Bon accouche Durden, j’ai pas que ça à foutre » Faux. Elle voulait savoir qu’elle était cette idée, mais elle ne pouvait pas l’avouer, pas à lui. « Je passe un peu de temps avec Cauldwell, et tu passes du temps avec Wheeler. » Si la blonde avait reçu une claque en pleine figure, sa tête aurait été la même. Ouvrant les lèvres sous la surprise, la jeune fille lança un regard noir au brun tout en se décollant du mur, approchant d’un pas le serpent qui semblait très fier de ton idée plus que merdique, c’est le cas de le dire. « Attends avant de me tuer. Si tu fais ça pour moi, juste pour apprendre à le connaître, je t’assure que je ferais … presque ce que tu veux. Genre tu me proposes trop choses à faire pour toi et je le ferais. » La blonde, qui faisait un autre pas en direction du brun, s’arrêta dans son mouvement avant d’éclater de rire. Traîner avec Wheeler ? Elle préférait encore passer une autre nuit dans la forêt interdite en compagnie d’Alterman, ce qui était franchement représentatif de la haine qui unissait les deux élèves. Reprenant son sang-froid, la jeune fille leva un doigt et le posa sur la poitrine de Durden, ponctuant chacun de ses mots par un coup d’index. « Tu te fous de ma gueule c’est ça ? Wheeler ? T’as pas trouvé mieux ? Tu veux aussi que je devienne meilleure amie avec Shaun ou bien ça se passe comment ? » Marquant une pause, la blonde lança un regard noir à Durden avant de reprendre. « T’en as eu des idées merdiques, mais alors celle-là je crois que c’est la championne toutes catégories. Wheeler. Sérieusement. Wheeler quoi. Je sais même pas entre lui et moi lequel déteste plus l’autre. » La main de la jeune fille retomba le long de son corps mais son regard lançait toujours des éclairs. « Quand bien même j’accepterai, et c’est pas le cas, faudrait déjà que ce camé accepte d’être dans la même pièce que moi sans avoir envie de me défaire mon brushing. Alors, à moins que tu veuilles qu’un de nous deux meure, voire les deux, oublies cette idée. » D’un côté, la proposition était alléchante. Parce qu’au fond, savoir qu’elle pouvait demander n’importe quoi à Durden était franchement bien. Mais si pour cela elle devait se précipiter dans la gueule du loup et risquer de se faire pousser du haut de la tour d’astronomie, le jeu n’en valait clairement pas la chandelle. Un soupir s’échappa des lèvres de la jeune fille tandis qu’elle se passait une main dans les cheveux. Puis, elle releva finalement les yeux vers ceux de Stefan. « Écoutes, tu traînes avec qui tu veux, mais j’y peux rien si ce jaune ne me supporte pas ok ? Et je ferais pas l’effort d’aller le voir si c’est pour me faire insulter gratuitement, tu comprends. » Un sourire se dessina sur les lèvres de la blonde avant qu’elle ne reprenne le fil de sa pensée. « Désolée, même si l’idée est fortement alléchante, c’est mort. Tout sauf lui. Franchement, n’importe qui, mais pas lui. » C’est comme si le brun l’obligeait à prendre le thé avec Shaun, autant dire qu’un des deux protagonistes allait se retrouver avec un gâteau coincé dans la gorge, ou avec du thé brûlant sur les jambes. Les plaisirs du thé revisités par Shaun et Weasley en quelque sorte. Non, elle préférait encore traîner avec Walsh. Enfin, façon de parler.


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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Dim 2 Juin - 11:22

Le couloir qui menait au cachot n’était pas un couloir très accueillant pourtant le vert et argent était prêt à parier qu’il recelait de secret encore mieux caché que le sien et celui de la belle Roxanne. Bon certes leur secret n’était pas vraiment caché, enfin pour tout dire il avait pour but d’être dévoilé, mais ce que le vert sous-entendait par-là était qu’en écoutant les pierres, la blonde aurait encore plus de potins à se mettre sous la dent. S’il pensait à cela en cet instant précis, c’était pour s’éviter un film d’horreur. Il venait de supposer que Cauldwell avait déjà déposé ses lèvres sur celle de la blonde et cela lui donnait envie de vomir. Il avait besoin de penser à n’importe quoi d’autre. Bon, ça c’était facile, il lui était aisé de changer de sujet lorsque cela lui déplaisait : voir la tronche d’Emily le saoulé ? Il la brûlait dans ses rêves et tout était réglé, seulement ce cauchemar-là était un poil plus costaud. « Garde tes idées malsaines dans ta tête Durden, j’ai pas envie de savoir quelles images de moi t’as dans le cerveau » la grimace que fit la blonde finit de le convaincre. Il ne put s’empêcher de soupirer de soulagement, même pour les beaux yeux de la blonde, il n’aurait pas pu continuer dans son plan foireux -oui sa pensée était bancale- si Cauldwell était déjà passé par-là. Heureusement tout est bien qui finit bien et la blonde n’était pas une pédophile. Bon restait à savoir maintenant l’utilité de Cauldwell dans la vie de la blonde. Non parce que sérieusement elle ne pouvait pas avoir un ami aussi con, elle était trop jeune pour avoir un enfant et puisque l’option délurée d’amant avait été effacée il ne restait plus grand-chose. Soupirant le jeune homme se concentra sur la blonde. Qu’est-ce qu’elle était jolie quand même, elle devait vraiment être un bon coup. « Durden, Durden, Durden» Merde, avait-elle lu dans ses pensées ? Se formant un air angélique du mec qui ne pense pas du tout à ça il détourna le regard de sa poitrine pour admirer les pierres derrière-là. Elles étaient magnifiques quand même, ou pas. « Un jour il faudrait que quelqu’un t’explique le sens du mot modestie. Ça m’étonnerai qu’on se batte pour toi dans les vestiaires des mecs tu vois. » Boh, lui cela ne l’étonnait pas, mais comme ce n’était que cela, il acquiesça. Si cela lui faisait plaisir. . « Par contre si je dois l’apprendre je pense que tu peux suivre les cours avec moi. Parce que bon, je suis génial donc j’ai une raison de me vanter moi… » Non en fait, quels que soient les efforts que certains s’engagent à faire pour dresser Stefan, personne n’arrivera jamais à lui explique le sens du mot « modestie » c’était peine perdue. En même temps il a toujours compensé le mal-être d’Eden qui se dévalorise tout le temps. Ce n’était qu’un contre coup et encore ce n’était pas trop grave. Le brun changea brusquement de sujet et lorsque Roxanne répondit il se sentit fier, encore une fois elle le suivait. Enfin pas tout à fait mais elle faisait au moins mine de s’intéressait à ce qu’il disait alors qu’elle aurait pu s’enfuir depuis belle lurette. « Des expériences ? Venant de toi ce mot me fait peur » Pour seul réponse le brun montra ses dents dans un sourire forcé. Ok, son idée était foireuse mais elle n’était pas encore censée être au courant, même si elle devrait bientôt finir par comprendre que TOUTES ses idées étaient pourries. Sérieusement ce mec jouait avec le feu à longueur de temps, il était débile et en plus il ne s’en rendait même pas compte. Qui était la nunuche qui avait ouvert son fan-club ? Sûrement une sourde … ou une gamine de première année qui ne l’avait jamais entendu parler. A moins que le grand brun sache se retenir en public ? Qui savait. « Bon accouche Durden, j’ai pas que ça à foutre » Qu’est-ce que le brun s’aimait quand il arrivait à faire perdre patience à la jeune fille, il ricana et continua dans son trip avant qu’elle ne parte exaspérée. Car oui, s’il disait des conneries et aimait faire durer le suspense c’était tout un art de savoir s’arrêter à temps avant que la personne d’en face en ait vraiment ras l’amphore et s’éloigne pour de bon car l’effet était mal joué. Il alla ainsi jusqu’au bout de son plan, ne mâchant plus ses mots. « Tu te fous de ma gueule c’est ça ? Wheeler ? T’as pas trouvé mieux ? Tu veux aussi que je devienne meilleure amie avec Shaun ou bien ça se passe comment ? » Il rit et répondit du tac au tac « Oui ça pourrait être sym. » Il n’eut pas le temps de rajouter un mot de plus que le regard noir de la blonde l’empêcha de continuer, puis elle lui coupa la parole. « T’en as eu des idées merdiques, mais alors celle-là je crois que c’est la championne toutes catégories. Wheeler. Sérieusement. Wheeler quoi. Je sais même pas entre lui et moi lequel déteste plus l’autre. » Ses yeux s’écarquillèrent de joie. « Yeah ! Je peux avoir une médaille ? » Le bun ne se rendait même pas compte qu’il allait trop loin. Fin de toute manière il avait déjà les deux bras en compote, que pouvait-elle lui faire de plus ? Oui ok le castrer ou lui couper les jambes. Il valait mieux arrêter tant qu’il était encore temps. Il regarda la blonde en colère, elle était sexy comme ça. Seulement il espérait de tout cœur qu’elle ne parlait pas de lui avec cette même verve. Quoi que non, puisqu’elle s’était laissée embrassée. Un sourire satisfait s’étala sur les lèvres du brun. C’était con, mais en même temps il était con. « Quand bien même j’accepterai, et c’est pas le cas, faudrait déjà que ce camé accepte d’être dans la même pièce que moi sans avoir envie de me défaire mon brushing. Alors, à moins que tu veuilles qu’un de nous deux meure, voire les deux, oublies cette idée. » Non ce n’était pas son plan mais il trouva la jeune femme excessive. Il avait accepté des paris bien pires que celui-là et il était toujours en vie. Et les deux bras en moins ne faisaient même pas partit des paris. Bon une fois il avait perdu toutes ses dents et une autre fois il s’était jeté à poil dans le lac le jour le plus froid de l’année mais une fois décongelé par un sort méga puissant il était revenu à la vie. Non, vraiment cette fille n’était pas joueuse. Malgré tout ce qu’elle lui avait montré. Dire qu’il l’avait considérée comme son égale à un moment donné… vraiment c’était trop d’honneur. Il ne répondit rien, attendant qu’elle parle encore parce qu’elle ne semblait pas prête à se taire. « Écoutes, tu traînes avec qui tu veux, mais j’y peux rien si ce jaune ne me supporte pas ok ? Et je ferais pas l’effort d’aller le voir si c’est pour me faire insulter gratuitement, tu comprends. » Non je ne comprends pas, la vie est un jeu et faut en profiter. Si certains étaient dans des mondes de poney, de rose, d’arc-en-ciel ou d’autre conneries du genre … lui était dans un autre style de monde. Conscient de la réalité mais pas conscient des dangers. Prenant la mort comme un détail. « Pardon ? T’insulte pas gratuitement toi peut être ? Je te rappelle qu’un matin de mars, on était en quatrième année et tu m’as traité le con, sans raison. Alors madame je donne des leçons… » Il n’avait rien trouvé d’autre comme mensonge, de toute manière ce qu’il disait était sûrement vrai, il ne comptait plus le nombre d’insultes qu’ils s’étaient lancés l’un l’autre. C’était leur jeu. Encore une fois tout revenait au fait de jouer. C’était sa vie qui s’était construite de cette manière-là. Un jour il faudrait qu’il grandisse. Plus tard. « Désolée, même si l’idée est fortement alléchante, c’est mort. Tout sauf lui. Franchement, n’importe qui, mais pas lui. » Il haussa les épaules, mais intérieurement il était fier, il avait trouvé son véritable point faible, en parlant de Shane il ne pensait pas tomber aussi bien et faire aussi mal. Il était parfait sérieusement, trouver les pires trucs totalement par hasard. « C’est pas grave… c’est juste qu’à mes yeux tu redescends au même niveau que le petit Cauldwell -j’ai le droit ça ?- et que maintenant tu seras pour toujours une petite joueuse. Non ça sert à rien de revenir sur le marché c’est trop tard, petite joueuse. » Bien sûr qu’il aurait aimé la faire changer d’avis mais il savait qu’elle ne changerait plus maintenant alors cela ne servait plus à grand-chose d’argumenter. Et puis, il lui avait trouvé un nouveau surnom. Enfin il l’avait embrassé, forcé une rumeur ET trouvé un surnom, sérieusement il avait réussi sa soirée. « Je peux t’appeler PJ ? C’est plus sympa encore je trouve, non parce qu’après tout le calvaire que tu m’as forcé à supporter, j’ai au moins mérité ça je trouve. Qu’est-ce que tu en penses ? » Oh bah au point où il en était autant pousser le bouchon jusqu’au bout, il n’avait plus grand-chose à perdre. Il allait répliquer quelque chose lorsque du bruit lui fit relever la tête. Bien qu’ils n’étaient plus aussi proche qu’ils avaient pu l’être tout à l’heure, on sentait bien qu’il y avait quelque chose entre les deux serpents, Stefan releva la tête et croisa le regard d’Ariel. Merde, tout mais pas elle, le vert se baissa pour ramasser son sac inexistant et la brune répondit. « Non mais te fatigue pas, continuez vos petites affaires. » Le ton était sec et froid et le brun ressentit un pincement au cœur devant son regard. Elle allait s’imaginer tout et n’importe quoi et avec la rumeur qui ne tarderait plus à être lancée elle ne pourrait qu’approuver les avoir vu tous les deux. Il hésita un instant, se demandant si c’était vraiment méchant de faire cela mais … ouais après tout c’était elle et non lui l’origine de la rupture. Il posa ses lèvres sur celle de Roxanne avant de murmurer à son oreille « à plus pj. » Puis il s’éloigna et lança le mot de passe au pan de mur avant de rentrer dans son dortoir, il venait de laisser les deux vertes en tête à tête et il n’avait pas réellement envie de savoir ce qui allait se dire, il espérait tout de même que la blonde tiendrait la part de son marché et que Ariel ne la frapperait pas. Il fonça sous la douche et tenta de se noyer dedans, non, il tenait trop à sa vie mais cela serait peut être une bonne chose pour un bon nombre de personne.

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MessageSujet: Re: I'll be watching you | roxanne (terminé)   Lun 5 Aoû - 3:22

stefan et roxanne


 On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. fightclub


Stefan Durden. Roi des cons au pays des emmerdeurs. Voilà qui était Stefan Durden aux yeux de Roxanne en ce moment même. Des idées absurdes et stupides ça oui elle en avait entendu depuis son arrivée à Poudlard, mais elle devait admettre que la palme d’or revenait de plein droit au brun. Elle et Wheeler, trainer ensemble ? Plutôt avaler une salamandre et se faire cramer l’estomac tout en écoutant un concert de furies. Et la blonde ne se priva pas pour faire part de son opinion sur l’idée stupide que venait d’avoir l’esprit tout aussi stupide de son créateur. « Yeah ! Je peux avoir une médaille ? » Il n’arrêtait donc jamais de jouer au con celui-ci ? La voix du serpent interrompit la jeune fille quelques secondes, le temps qu’elle lève les yeux au ciel avant de lancer un regard noir à Durden pour lui intimer l’ordre de se taire au moins deux minutes. C’était trop compliqué pour lui ? Tant pis, elle avait envie de parler et c’était à son tour d’écouter ce que la vipère avait à dire, que cela lui plaise ou non. Après tout c’est lui qui l’avait entrainé hors de la salle commune alors maintenant il devait assumer et prêter un tant soit peu d’attention aux délicates et douces paroles de la blonde. « Pardon ? T’insulte pas gratuitement toi peut être ? Je te rappelle qu’un matin de mars, on était en quatrième année et tu m’as traité le con, sans raison. Alors madame je donne des leçons… » Sans raison ? La raison était peut-être qu’il était vraiment con, non ? Logique quand tu nous tiens. La vipère lui lança un sourire cynique qui dévoilait bien tout ce qu’elle pensait de lui à l’heure actuelle, c’est-à-dire qu’elle avait eu raison ce fameux jour de quatrième. Jour qu’elle avait complètement oublié. En même temps, si la demoiselle devait se souvenir à chaque fois qu’elle insultait quelqu’un de manière aussi dérisoire que ça, sa tête allait exploser. Le Durden était-il rancunier ? Ou alors il possédait une mémoire assez incroyable. Non, la première hypothèse était la plus censée aux yeux de la blonde vu le quotient intellectuel dont faisait preuve le serpent. Se rapprochant d’un pas du jeune homme, un rictus collé sur ses lèvres épaisses, la blonde plongea son regard azur dans celui du jeune homme tout en continuant de parler. « Il y a une différence entre insulter et se faire insulter chéri. Et j’accepte pas qu’un camé complètement taré m’insulte moi, capiche ? Alors va faire mumuse avec lui et allez jouer à la bagarre pour prouver que vous possédez un tant soit peu de virilité, mais ne me demande pas de m’abaisser pour ses beaux yeux cernés » Puis elle laissa échapper un sourire, recula d’un pas et continua d’évoquer l’idée précédemment évoquée en concluant qu’elle voulait bien jouer au jeu stupide de Stefan s’il changeait de cible. Tout sauf Wheeler. L’idée même de se retrouver dans la même pièce que ce blaireau lui donnait envie de vomir, tuer, mourir. Au choix. « C’est pas grave… c’est juste qu’à mes yeux tu redescends au même niveau que le petit Cauldwell -j’ai le droit ça ?- et que maintenant tu seras pour toujours une petite joueuse. Non ça sert à rien de revenir sur le marché c’est trop tard, petite joueuse. » Le sourcil droit de la blonde se haussa dans un air de surprise et elle croisa les bras sur le devant de la poitrine tout en continuant de fixer son ennemi/ami. Enfin cet espèce de chose qui se tenait en face d’elle et qui pensait avoir un quelconque ascendant sur sa personne en cet instant précis. « Oh non, s’il te plait, comment vais-je vivre si je baisses dans ton estime ? Pitiéééé » Puis un ricanement sinistre s’échappa des lèvres de la blonde qui décroisa les bras avant de passer une main dans ses cheveux, détournant le regard du visage de Durden. Un rictus s’étalait désormais sur ses lèvres. Il pensait vraiment la vexer, sérieusement ? C’est vrai que toute la vie de Roxanne Helena Weasley tournait autour de la petite personne de Stefan Kit Durden. C’était bien connu de tous. L’espoir fait vivre, et Durden était la preuve vivante de ce vieil adage moldu.

« Je peux t’appeler PJ ? C’est plus sympa encore je trouve, non parce qu’après tout le calvaire que tu m’as forcé à supporter, j’ai au moins mérité ça je trouve. Qu’est-ce que tu en penses ? » Les yeux bleu clair de la blonde se posèrent de nouveau sur le visage du jeune homme et elle se retint de pousser un long soupir de fatigue. Il cherchait à faire quoi au final ? A la pousser au bout de ses retranchements en la surnommant de la sorte. Désolé pour toi, mais Roxanne n’était pas du genre à jouer. Les paris et autres substituts d’une vie morne et ennuyeuse n’était pas vraiment la tasse de thé de la vipère. S’il voulait s’amuser à parier des choses toutes plus connes les unes que les autres avec ses amis, grand bien lui fasse, cela montrait bien qu’il n’avait pas une vie si palpitante que cela. Plonger dans le lac gelé ? Par Merlin, quelle idée follement amusante. La vipère trouvait cela plus idiot qu’autre chose et elle ne voulait pas rentrer dans le jeu du brun, surtout pour des récompenses aussi dérisoires que son estime. Elle avait d’autres choses à faire de sa vie merci pour elle. « PJ ? Ça colle à merveille je trouve. Moi je vais t’appeler PCS si ça te va. » Faisant claquer sa langue contre son palais, elle se pencha vers le brun avant d’ajouter sur le ton de la conspiration. « Ça veut dire Petit Con Suicidaire. C’est cool non ? » Mais avant qu’il n’ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, quelqu’un arriva dans le couloir, derrière Roxanne. La vipère sentit rapidement la présence d’une tierce personne et le comportement du serpent ne fit qu’appuyer ses dires puisqu’il se pencha vers le sol pour récupérer un objet de toute évidence invisible et une voix sortit des profondeurs de l’obscurité. « Non mais te fatigue pas, continuez vos petites affaires. » Ariel. Manquait plus que ça. La blonde se retourna rapidement vers la brune qui était censée être son amie même si les relations entre les deux filles étaient clairement … étranges, et elle tenta un rapide sourire avant de se retourner vers Stefan. Qui était à deux millimètres d’elle. A peine fut-elle retournée vers lui qu’il déposa ses lèvres contre les siennes et murmura un « à plus pj. » qui donna envie à la vipère de le frapper et d’empêcher toute descendance Durden. Quel enfoiré. En plus il partait, la laissant seule en compagnie d’Ariel qui était, pour ceux qui ne suivent pas les enchainements dans la vie de merde de Roxanne Weasley, l’ex petite-amie de Stefan. Bah oui, sinon ça ne serait pas drôle voyons. Pourquoi Merlin s’acharnait-il à rendre de la vie de la blonde un enfer sur terre ? Elle allait tuer ce con dès qu’elle aurait la main dessus, et surtout si elle était en vie et non enterrée dans un coin du parc par une furie brune. Se retournant donc vers Edelweiss, un léger sourire aux lèvres. Quoi de mieux pour accentuer les tensions qui existaient dans leur duo pourtant solide ? Solide en apparence certes, mais qui possédait de nombreuses failles. « Hey »Mal-être bonsoir. Elle n’avait rien à dire pour sa défense, et même en cherchant bien dans son cerveau elle ne savait pas du tout comment elle allait s’en sortir. Alors elle décida de jouer la carte de la méchante vipère qui s’en fout et de prendre la fuite. Une fière Serpentarde en quelque sorte. « Désolée que tu l’ai appris comme ça. Surtout toi » Lui lançant un rapide sourire, la jeune fille passa sa main dans les cheveux et simula un bâillement ostensible avant de reprendre. « C’est pas tout mais je suis crevée. On se voit plus tard » Puis, après un énième sourire hypocrite et légèrement crispé, la blonde tourna les talons et se hâta de rentrer dans la salle commune avant qu’Ariel ne se jette sur elle et n’éclate son crâne à coups de batte de Quidditch. Une fois dans la salle commune, elle ferma son visage et assassina du regard une bande de deuxième années qui se trouvait sur le passage, maudissant chacun leur tour Stefan, Eden et Ariel. Mais pas elle voyons, Roxanne Weasley n’y était pour rien dans cette histoire. C’était juste l’univers tout entier qui avait une dent contre elle-même si elle ne voyait pas pourquoi tant d’acharnement sur une personne aussi dévouée. Escaladant les marches qui menaient au dortoir d’un pas rapide, elle claqua bientôt la porte derrière elle, laissa tomber son sac sur le sol avant de s’affaler sur son lit et d’enfouir la tête dans son oreiller. Quelle journée pourrie.

Spoiler:
 

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    I don't wanna break these chains. your cruel device, your blood like ice. one look could kill, my pain, your thrill. your mouth, so hot your web, I'm caught your skin, so wet black lace on sweat I wanna love you, but I better not touch I wanna hold you, but my senses tell me to stop I wanna kiss you, but I want it too much I wanna taste you, but your lips are venomous poison you're poison runnin' through my vein you're poison, I don't wanna break these chains

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