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 take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)

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cruauté experte des nuits noires
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MessageSujet: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Sam 20 Avr - 11:30





L'AMOUR EST UNE ROSE, CHAQUE PÉTALE
UNE ILLUSION, CHAQUE ÉPINE UNE RÉALITÉ
Charles Beaudelaire

Tic tac, tic tac. Les minutes défilaient, la chaleur augmentait. Jeremiah se sentait mal, très mal. Sa vision se brouille un peu. Définir une cause précise n'est pas possible, ça se passe c'est tout. Il n'entend rien non plus. C'est juste un bourdonnement, il sent bien qu'on parle autour de lui mais ça n'arrive pas clairement et distinctement jusqu'à son cerveau. Ça ne doit pas être très important parce que sinon l'information aurait été récupérée par son cerveau. De toute manière ce n'est pas vraiment son soucis principal pour le moment. « Jeremiah, est-ce que ça va ? On m'a dit que t'étais là qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi t'as du sang ? T'es blessé ? » Jeremiah releva la tête. Il ne savait plus depuis combien de temps il était là, depuis combien de temps Taylor était entre les mains des Médicomages. Il avait complètement perdu la notion du temps. Devant lui se tenait sa petite sœur, Tamara, paniquée qui le regarde ne sachant pas si elle doit le prendre dans ses bras, chercher des secours ou le laisser tranquille. « C'est Taylor, elle... J'ai... Et puis... J'ai merdé Tal-Tam, j'ai grave merdé. » Tamara allait sûrement lui demander des explications quand une femme s'approcha d'eux et leur annonça la nouvelle que Taylor se trouvait dans une chambre et qu'il pouvait aller la voir. Pour Jeremiah rien ne comptait plus que le fait de voir Taylor. Il saurait si elle allait bien, si elle était réveillée ou n'importe quoi. Tamara et lui se dirigèrent donc vers la chambre de Taylor. Une fois devant la porte, ils s’arrêtèrent. Jeremiah faisait en quelque sorte barrage. Il se retourna vers sa sœur ne sachant pas trop comment lui dire ce qu'il avait sur le cœur. « Tu veux y aller tout seul ? Non ne dis rien. T'inquiète pas je comprends. Si tu as besoin, je suis au dernier étage. » Elle lui fit alors un bisou sur la joue et le prit dans ses bras puis elle partit. Néanmoins Jeremiah resta devant la porte pendant de nombreuses minutes. Le couloir était désert, il n'y avait que lui. Il avait un peu peur de rentrer dans la chambre. Il ne savait pas si Taylor allait bien et si le voir lui ferait du bien. Il ne pouvait rien voir derrière la porte. Ah s'il y avait eu une petit fenêtre, il aurait pu s'assurer qu'elle allait bien sans rentrer et il aurait pu prendre une décision plus sûre. Pourtant il avait attendu longtemps pour avoir de ses nouvelles alors il partirait maintenant ? Non, cela ne se pouvait pas. Il souffla alors un bon coup et entra.

La chambre était petite mais en même temps c'était une chambre d'hôpital. Ils n'étaient pas dans un hôtel de luxe. Il y avait un lit dans lequel se trouvait Taylor, un fauteuil à côté d'elle, un petit bureau et une chaise et il y avait une petite pièce, sûrement les sanitaires et la douche. Taylor n'était pas encore réveillé. Elle semblait tellement paisible dans ce lit ce qui était troublant avec la vision que Jeremiah gardait de leur scène au Ministère. Néanmoins elle avait un énorme pansement sur le front. Marque qu'il avait blessé et pas qu'un peu. Maintenant qu'il était rentré, il hésitait à faire un pas de plus. Il l'avait vu, il savait qu'elle allait bien, c'était peut-être temps qu'il parte maintenant. Au pire il lui laissait un mot lui disant qu'il était venu mais qu'il préférait que quelqu'un d'autre soit à ses côtés. Parce que oui maintenant il craignait de la blesser comme ça sans raison précise. Il ne savait pas de quoi et jusqu'où il était capable d'aller. Mais alors qu'il réfléchissait à comment fuir, quelque chose se produisit. Du mouvement. Pas un mouvement venant de l'extérieur, non un mouvement provenant de Taylor. Une main qui bouge, des paupières qui s'agitent et enfin qui s'ouvrent. Trop tard pour la fuite. Non il ne peut pas partir maintenant qu'elle est réveillée. Elle l'a vu ou en tout cas si elle ne l'a pas vu encore, elle le fera avant qu'il n'est le temps de sortir de la pièce. Transplaner, il ne faut pas même y penser. Ça ferait trop de bruit, elle saurait que c'était lui. Non il était condamné à rester et dans un sens à faire face à ses actes et subir les conséquences. Il était monstrueux et le fait qu'ils se trouvent à Ste Mangouste en était bien la preuve vivante. Elle tourna alors la tête vers lui. Voilà maintenant elle le regardait et ce n'était plus comme avant. Il avait tout changé. Cependant c'est doucement qu'il lui dit. « Hey. » Il se rapprocha alors d'elle doucement comme s'il ne voulait pas trop s'agiter devant elle comme s'il ne voulait pas lui faire plus du mal. En même temps il serait difficile de lui faire du mal de cette façon mais vu les circonstances, Jeremiah faisait profil bas. Il finit par s'asseoir sur le fauteuil tout près d'elle, juste à côté de son lit. « Tu vas bien ? Ils m'ont rien dit de ce qu'ils te faisaient, ce qui se passait et je... Enfin j'espère que tout va bien. » Oui parce que s'il avait causé d'avantage de ravages et bien il n'arriverait jamais à se pardonner déjà que là, ça allait être très compliqué. En même temps comment pouvait-on se pardonner d'avoir blessé la femme qu'on aime ? On ne pouvait pas. On devait apprendre à vivre avec. Il se passa la main devant la bouche avant de rajouter. « Si tu voulais quelqu'un d'autre à tes côtés je comprendrais, tu n'as qu'à me le dire. Je peux aller chercher quelqu'un si tu veux. Je sais même pas si c'est une bonne idée que je reste près de toi. » Il lui racontait comment il se sentait alors qu'elle était au plus mal, ce n'était pas franchement la meilleur des choses à faire mais pourtant il le faisait quand même.  



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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Dim 21 Avr - 14:44


Cette journée ne s’était pas déroulée comme prévu, au commencement, la blonde était énervée contre son fiancé qui ne faisait rien pour le mariage. Evidemment, comme elle n’a pas la langue dans sa poche quand il s’agit de critiquer, la jeune femme était allée le voir pour lui dire ses quatre vérités. Il se trouvait qu’elle était allée un poil trop loin ; elle lui avait craché dessus. Arriva alors ce qui devait arriver : Jeremiah ne se laissa pas abattre. Seulement au lieu d’être remise à sa place, Taylor avait complètement perdu connaissance. Elle avait était torturée, elle avait souffert, elle l’avait remercié de lui avoir montré son vrai visage et puis voilà qu’elle avait voulu parler et qu’elle en avait été incapable. C’était ridicule, Taylor Uriel Kensington était tout sauf faible, pourtant c’était une réalité. Elle voguait dans un autre monde. Certains racontent qu’ils voient des pays merveilleux lorsqu’ils tombent dans les pommes, ces gens ont beaucoup trop d’imagination. Taylor, elle, ne voyait rien. Tout était noir. Elle était coupée du monde, effacée de la carte, oubliée. Elle aurait pu pourrir ici et cela la tuait. Elle ne supportait pas de ne pas être maîtresse de ses mouvements, or elle était transportée, d’abord par Jeremiah, puis par des médicomages et enfin elle était soutenue par le matelas de l’hôpital. Elle n’avait rien senti du tout, elle n’avait rien vu, pourtant elle avait entendu. Son corps était habitué à la douleur et au coup. Elle n’était pas une mangemorte pour rien, elle avait appris à survivre en toute occasion. Alors que tout le monde la pensait dans le coma, ses oreilles transmettaient les informations. Bien sûr son cerveau n’était pas en marche, elle entendait mais ne comprenaient pas. Bien plus tard, sûrement dans un rêve, elle se souviendrait des paroles échangées au-dessus de son lit. Seulement elle croirait les avoir rêvées, peut-être même qu’elle deviendrait paranoïaque ? Dans tous les cas, elle irait sûrement se venger à Sainte Mangouste, car les paroles qu’elle avait entendues étaient les suivantes. « C’est une mangemort, si on la tuait et faisait croire à un accident ? » « Ta gueule, si on t’entendait tu serais mort. » Ce n’était qu’un échange chuchoté, sûrement une blague lancée entre deux collègues, heureusement pour eux que Taylor était trop faible, malheureusement pour eux, elle avait tout de même ancrée ces paroles dans son cerveau. La blonde sentit ses yeux intérieurs se refermaient et elle sombra dans un sommeil artificiel.

Peu à peu elle revint à elle. Elle n’ouvrit pas les yeux tout de suite, elle voulait d’abord reconnaître les lieux, une manière de se rassurer. D’après la douceur de ce qui la retenait, elle était sur matelas. Sur son front quelque chose semblait lourd, sûrement un pansement. L’air était trop pur, elle était dans un hôpital. Une respiration à ses côtés, un médicomage ou Jeremiah. Elle inspira une bouffée d’air et battit plusieurs fois des paupières pour les ouvrir. La lumière était trop vive et lui fit mal aux yeux. « Hey. » Même s’il l’avait prononcé doucement, cette parole était trop soudaine et trop fortes pour ses oreilles endommagées. Par réflexe elle ferma les yeux. Elle attendit de reprendre totalement conscience avant de répondre. Pourquoi les effets du sortilège étaient si lourds et longs. Taylor avait hâte d’en finir et de quitter cet endroit. « Tu vas bien ? Ils m'ont rien dit de ce qu'ils te faisaient, ce qui se passait et je... Enfin j'espère que tout va bien. » Si Taylor n’avait pas été la femme qu’elle était, elle lui aurait répondu sèchement avec une pointe d’ironie, que oui bien sûr c’était génial, tout allait bien, mais elle n’aimait pas réellement l’humour. Elle ne répondit rien car elle sentait peu à peu que ses forces lui revenaient, dans quelques minutes tout irait mieux et elle pourrait partir. Ils attendirent tous les deux dans un silence gêné. Lui parce qu’il ne savait pas où se mettre, elle parce qu’elle économisait ses paroles. Encore quelques secondes et cela allait être bon, elle allait pouvoir se mettre debout, comme quoi les médicomages n’étaient pas si mauvais… « Si tu voulais quelqu'un d'autre à tes côtés je comprendrais, tu n'as qu'à me le dire. Je peux aller chercher quelqu'un si tu veux. Je sais même pas si c'est une bonne idée que je reste près de toi. » Il devenait ridicule, en quelle langue fallait-il qu’elle le lui dise ? Il était parfait comme ça, elle n’avait besoin de personne d’autre que lui. La seule autre chose dont elle avait besoin c’était de quitter les lieux et il allait bien l’aider. « Bon maintenant tu vas arrêter de. » sa voix était horriblement rauque, cela ne faisait pas si longtemps pourtant qu’elle était restée sans parler tout de même. Elle se racla la gorge et recommença. « Tu arrêtes, je ne veux personne d’autre. » Et elle essaya de se redresser. Ouille. Elle ferma les yeux et resta assise quelques instants afin que sa tête arrête de danser la polka. Avec lenteur, elle fit descendre une jambe du lit, puis la seconde. Enfin ses deux pieds touchèrent le sol. Elle chercha quelque chose pour se tenir, dans son champ de vision à gauche elle vit une chaise. D’un geste presque assuré, elle tendit le bras et s’appuya sur la chaise pour se mettre debout, elle sentit des mains prêtes à la retenir. « Je ne suis PAS faible d’accord ? » cracha-t-elle avec rage. Ce qu’elle haïssait le plus à cet instant précis ce n’était pas Jeremiah pour lui avoir infligé cette douleur, ce n’était pas la douleur qui l’avait rendu folle, ce n’était pas la cicatrice qui allait rester, non, ce qu’elle haïssait c’était sa faiblesse. Elle avança quelques pas et Jeremiah fut bien obligé de reconnaître qu’elle pouvait marcher. « Maintenant on s’en va, je ne resterais pas une seule seconde de plus dans cette chambre. » Elle savait bien qu’elle était encore mal en point, elle sentait bien sa tête qui tournait chaque fois qu’elle faisait un effort, mais c’était au-dessus de ses forces de rester immobile sans rien dire. Elle avança encore quelques pas et, arrivée devant la porte, elle essaya d’arracher son pansement. Il était bien attaché, peut être avec de la magie ? Elle força un peu plus et réussit à en arracher une partie. Elle répéta en murmurant, comme pour se convaincre elle-même. «Je suis forte. » Et elle arracha le pansement. La force de la volonté était une chose incroyable. Fière de tenir l’objet qui montrait qu’elle était faible, elle le jeta au sol et ouvrir la porte. Elle allait être libre et tout irait mieux.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Mer 24 Avr - 23:47


C'était dit. Il ne voulait pas contrarier Taylor ou quoique ce soit mais il se sentait vraiment mal. En même temps si ce n'était pas le cas, cela serait inquiétant. C'est vrai il ne serait pas une personne « normale ». en même temps torturer sa future femme ce n'était pas vraiment quelque chose de normal. Seulement il était lui et il avait des problèmes qu'il se promettait de résoudre pour elle, pour Taylor. C'était une promesse qu'il lui avait faite, à elle mais il se l'était faite aussi à lui. Il voulait changer parce qu'il voulait être digne d'elle. Parce que même si elle lui avait dit le contraire, il se sentait tout sauf digne d'elle. Alors certes cela prendrait du temps pour qu'il vainc ses démons mais il y arriverait parce qu'il avait la volonté. S'il avait la volonté, le reste suivrait... « Bon maintenant tu vas arrêter de. » De quoi ? Jeremiah releva la tête vers elle. Elle avait du mal à parler. Il l'entendit d'ailleurs se racler la gorge, elle allait continuer et son instinct lui disait qu'il n'avait pas dit les bonnes choses, en tout cas pas quelque chose pour l’apaiser. Faisait-il donc tout de travers aujourd'hui avec elle ? « Tu arrêtes, je ne veux personne d’autre. » Il ne pouvait pas dire le contraire, ça lui faisait plaisir. Qui ne prendrait pas du plaisir à sa place ? Lui dire qu'elle ne voulait personne d'autre c'était comme une déclaration. En disant ce genre de choses, elle lui avouait indirectement son amour même si elle lui avait déjà confessé qu'elle l'aimait. Lui aussi le lui avait dit aujourd'hui même si pour le moment il n'y pensait pas trop mais ça lui reviendrait à l'esprit plus tard. Ça lui causerait bien des tourments mais ce n'était pas le moment de penser à cela. Il l'a vit alors tenter de se redresser, que faisait-elle ? Il ne fallait pas qu'elle se lève, elle était encore trop faible. Elle avait reçu un sacré coup, elle ne pouvait pas encore bouger. Jeremiah voulait l'arrêter, sincèrement mais il lisait la détermination dans son regard. Il put voir que ce n'était pas le moment de la stopper, elle avait besoin de se prouver quelque chose. Il ne savait pas exactement quoi mais il ne pouvait tout simplement pas la retenir dans son lit. Ce n'est que lorsqu'elle se mit debout que son corps prit le contrôle, son instinct de protecteur sûrement. Il se redressa prêt à bondir sur elle pour la retenir assise sur le lit. « Je ne suis PAS faible d’accord ? » Tous ses muscles se contractèrent et il s'arrêta avant même d'avoir pu la toucher. C'était un avertissement qu'elle venait de lui lancer. Elle ne voulait pas qu'on la stoppe et il savait que s'il le faisait, ça n'allait pas bien finir et ce n'était pas ce qu'il désirait. Alors tout ce qu'il pouvait faire c'est resté près d'elle et être prêt à tout moment à la rattraper si elle tombait ou défaillait. Il serait là, à ses côtés, la place qu'il lui revenait de droit.

Bien sûr, elle n'avait pas été cordiale en prononçant ces mots mais le contraire aurait été surprenant. Il ne savait pas si c'était parce qu'elle en colère contre lui, il n'était pas sûr. En fait il ne savait plus grand chose par rapport à Taylor en ce moment. Elle commença alors à s'avancer, faire quelques pas. En effet elle pouvait marcher, il ne pouvait cacher son étonnement. Il ne l'aurait pas cru assez forte mais même s'il était admiratif et fier d'elle dans un sens, il n'aimait pas cette sensation. Il ne devrait pas être fier qu'elle supporte la douleur qu'il lui a infligé ! Jamais ! « Maintenant on s’en va, je ne resterais pas une seule seconde de plus dans cette chambre. » Il voulait lui dire non, que rien n'était pressé et qu'il fallait mieux qu'elle reprenne des forces avant qu'ils partent mais il resta silencieux la scrutant du regard. Elle arracha alors son pansement. Ce n'était définitivement pas une bonne idée. Non tout en Jeremiah se mit alors en alerte, l'instinct protecteur explosa en lui. Il fallait qu'il l'arrête et maintenant. Il ouvrit la porte et la seconde d'après il avait ses bras autour d'elle. L'étreinte était douce mais déterminée. Elle ne pourrait pas s'échapper de cette façon. Déjà parce que d'ordinaire il avait plus de forces qu'elle mais en plus au moment précis, ses forces étaient diminuées. Elle lui en voudrait sûrement mais plus tard, elle saurait qu'il faisait cela pour son bien et uniquement dans son but. Il voulait la protéger maintenant qu'il avait commis le pire. La tenant dans ses bras, elle restait avec lui et il l'empêchait de faire quelque chose de stupide. C'est très doucement qu'il lui dit : « Taylor, rien n'est pressé. Restons là quelques minutes le temps de reprendre des forces. Je reste avec toi. Laisse-toi aller, détends toi. » Il lui avait limite susurré ses mots au creux de l'oreille. Il attendit quelques instants comme ça le temps qu'elle se détende et qu'il soit sûr qu'elle ne tente rien puis il ouvrit ses bras pour aller fermer la porte. Il se retourna alors et lui fit face. La présence de la cicatrice lui sauta alors aux yeux et son cœur se serra. Voilà la marque intemporelle qui lui rappellerait à quel point il était monstrueux. Mais il ne devait pas y penser parce qu'il devait rester fort pour elle. Il devait être là, être son roc sur lequel elle pourrait s'appuyer. Il lui devait bien ça. Il lui prit alors la main qu'il sera doucement dans la sienne. « Viens allons nous asseoir, d'accord ? » Il lui demandait sa permission pour ne pas la brusquer. Il attendit quelques instants et voyant qu'elle n’omettait pas d'objections, il commença à marcher en direction du lit, lentement afin de ne pas aller trop vite et causer une quelconque douleur à Taylor. Il s'assit alors en face d'elle, jetant de fréquents regards en direction à sa cicatrice. Il essayait d'être discret pour ne pas que Taylor le surprenne mais c'était difficile. « Tu ne veux pas remettre le pansement ? Je pense que c'est mieux. » Elle n'allait sûrement pas aimer, elle devait sûrement croire que ça la rendait faible aux yeux des autres d’arborer un pansement sur le front mais ce n'était pas le cas.

Il attendit un peu, ne sachant pas exactement quels mots devait-il employer. Il ne voulait pas qu'ils se disputent, il souhaitait vraiment faire les choses bien mais il avait l'impression qu'il avait un talent pour être constamment à côté de la plaque. « Taylor... Tu n'es pas faible, je le sais et crois bien que tout le monde le sait. Je n'ai jamais voulu l'insinuer et le fait que tu doutes de ça m'inquiète. Ne doute jamais de toi parce que tu es forte, tu es belle, intelligente, indépendante. Toute personne qui te dira le contraire est idiote ! Seulement des fois, tu dois lâcher l'affaire. Tu ne peux pas tout contrôler, être invincible. Et crois bien que je suis là pour veiller sur toi, pour te soutenir. Je... j'aime ta force Taylor mais j'aime aussi tes faiblesses. N'aie pas peur de te laisser aller. »



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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Lun 13 Mai - 7:15


La faiblesse est pourtant une chose réelle qu’il ne faut pas sous-estimer car elle peut faire plus de dégâts si on la renie que si on la prend en compte. Or Taylor était beaucoup trop fière pour l’admettre. Elle se débattait contre cette faiblesse qui la rongeait, elle vociférait juste pour montrer que cela ne la touchait pas le moins du monde, seulement il fallait qu’elle l’admette. Elle arracha son pansement et avant qu’elle ne puisse le jeter au sol de toutes ses forces des bras puissant l’encerclèrent. Elle lutta en vain, en réalité elle n’avait même pas envie de lutter c’était plus un réflexe d’auto-défense. La force de Jeremiah n’était plus un secret et la jeune femme dû s’avouer vaincue. Sans sourire et toujours en fronçant les sourcils elle attendit qu’il parle. Cette étreinte pouvait signifiait qu’il l’approuvait et comptait la faire sortir d’ici. Elle savait que ce n’était pas cela, mais elle ne voulait pas qu’il la protège. « Taylor, rien n'est pressé. Restons là quelques minutes le temps de reprendre des forces. Je reste avec toi. Laisse-toi aller, détends-toi. » Sa voix était calme et douce. Cela aurait pu faire du bien et calmer bon nombre de personnes mais cela ne suffisait pas à Taylor. Elle plongea son regard dans les yeux du beau jeune homme, son fiancé soit dit en passant, et prit sur elle-même. Elle devait faire bonne figure. Si elle arrivait à lui faire croire que tout allait mieux peut être qu’il l’aiderait à partir. Elle soupira et fit retomber la pression en ouvrant les mains : preuve de sa bonne foi. Les bras finirent par décoller de ses épaules pour aller fermer les portes. Bon il lui faisait déjà un peu confiance, c’était un bon départ. Taylor se mordit la lèvre, attendant la suite. « Viens allons-nous asseoir, d'accord ? » Le ton trop doux commençait à l’exaspérer. Elle était peut être masochiste mais elle préférait qu’il agisse comme si de rien n’était plutôt qu’il prenne soin d’elle. La jeune femme n’aimait pas qu’on prenne des gants avec elle lorsqu’elle considérait l’autre comme son égal. Car dans le cas contraire où elle était face à quelqu’un de faible, la personne avait intérêt à se plier en quatre devant elle. « Tu ne veux pas remettre le pansement ? Je pense que c'est mieux. » Le regard que lui lança la blonde lui fit comprendre que non, elle ne le remettrait pas. Elle détestait son pansement. La blonde ne ressentait plus de douleur mais elle n’avait pas oublié sa cicatrice, elle avait remarqué que le jeune homme relevait les yeux vers son front bien plus souvent que la normale, elle avait fini par déduire que la cicatrice ne lui plaisait pas. Tant pis pour lui. Aussitôt elle se mordit la lèvre et s’en voulu. Elle n’aurait pas dû penser cela, il était présent pour elle et s’en occupait si bien qu’elle savait qu’elle serait heureuse à ses côtés. Seulement c’était trop dur pour elle de rester les bras croisés sans rien dire, juste attendre que la magie fasse son œuvre et qu’elle soit soignée. Elle n’aimait pas être passive. « Taylor... Tu n'es pas faible. » Elle releva un regard interrogateur vers le jeune homme qui lui prit la main. Voulait-il la rassurer ? Pourquoi ressentait-elle un coulis d’air chaud et doux à l’intérieur de son corps ? Pourquoi sa seule voix lui éveillait des frissons ? La blonde détourna la tête, elle n’était pas de taille à supporter ce surplus d’amour. « Je le sais et crois bien que tout le monde le sait. Je n'ai jamais voulu l'insinuer et le fait que tu doutes de ça m'inquiète. Ne doute jamais de toi parce que tu es forte, tu es belle, intelligente, indépendante. Toute personne qui te dira le contraire est idiote ! » Son discours commençait bien et la jeune femme serait presque tombée dans le piège de son sourire charmeur et attentionné qu’elle essayait de toute part d’éviter. « Seulement des fois, tu dois lâcher l'affaire. » NON JAMAIS. Ses yeux criaient ce qu’elle venait de penser. Jamais elle ne pourrait lâcher, seuls les faibles lâchaient, seuls ceux qui se reprochaient des choses lâchaient, elle ne lâcherait jamais. Elle ne pourrait pas, elle se haïrait. Qui respecterait une Kensington qui pleure ? Qui écouterait une petite pionne sans importance même pas capable de supporter les douleurs qu’elle infligeait aux autres ? Personne. Et elle encore moins. Elle se mépriserait jusqu’à la fin de ses jours. Alors jamais elle ne craquerait et lâcherait l’affaire comme il le disait si bien. « Tu ne peux pas tout contrôler, être invincible. Et crois bien que je suis là pour veiller sur toi, pour te soutenir. Je... j'aime ta force Taylor mais j'aime aussi tes faiblesses. N'aie pas peur de te laisser aller. » Son futur mari serra ses doigts ce n’était qu’une petite pression de rien du tout, mais elle signifiait sûrement qu’il était là pour elle. Or ce n’était pas de cela qu’elle avait besoin, elle ne voulait pas qu’il se transforme en une épaule confortable pour pleurer. Elle avait besoin de quelqu’un d’encore plus fort qu’elle pour la canaliser. Elle releva la tête vers le jeune homme et siffla un « si » sûr. Elle plongea son regard dans celui du jeune homme et enleva sa main après l’avoir serrée à son tour. L’ancienne langue-de-plomb inspira et reprit la parole. « Si je peux être invincible, du moins les autres peuvent le croire. Personne ne me verra dans un autre état que celui-là. » Son regard était noir et fier. Elle était dure et sèche avec lui, elle le regretterait sûrement mais elle avait besoin de voir le grand et fort Jeremiah qui ne se laissait pas abattre et qui se battait avec elle, pas celui qui la calmait. Elle songea un instant à Oliver et tourna la tête. Lui avait été victime de sa détresse, il l’avait vu pleurer -enfin verser deux larmes- merlin qu’elle s’en voulait. Il avait réussi à faire chuter toutes ses défenses. Plus jamais faible. Elle avala sa salive et se rapprocha de son futur mari. Leurs genoux n’étaient qu’à un millimètre les uns des autres et pourtant elle veillait à ce qu’ils ne se touchent pas. Ses prunelles noircies par la colère se plongèrent dans celles azures du jeune homme. « Mon pansement c’est pour moi ou pour toi que je dois le remettre ? » Cette fois-ci les mots avaient dépassés ses pensées, elle était allée trop loin elle s’en rendait compte mais c’était trop tard, la bombe était amorcée et une fois mise en marche elle ne pouvait plus l’arrêter. « Non parce que je ne la vois pas ma cicatrice, je ne la sens pas et rien ne me la rappelle. Pourquoi garder le pansement si tu ne crains pas une hémorragie ? » Ses yeux lançaient des éclairs, elle était trop enfoncée dans sa colère pour se permettre de penser avec tous ses neurones. Que se passerait-il si elle perdait l’homme à qui elle était destinée ? Elle s’en voudrait, et puis son plan initial était de sortir d’ici. Elle se forma son masque d’impassibilité et regarda l’homme qui ne devait rien comprendre à son comportement. « Alors merci des compliments mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas de ça, je ne veux pas du soutiens, je veux de la force. C’est MOI qui ait souffert dans l’histoire, que sont les regrets face à la douleur physique que j’ai pu ressentir ? » Bientôt elle allait atteindre le point de non-retour, celui qu’il ne fallait pas qu’ils atteignent car sans lui elle était encore plus démunie, mais si seulement il pouvait lui rendre ses cris. Jamais satisfaite la Taylor Kensington, une vraie fille. « Alors maintenant on sort de là, que cela te plaise ou non. » Elle s’arrêta de parler, fuyant son regard, l’avait-elle vexé dans son orgueil ? Sûrement, mais elle était prête à en payer les conséquences. Bon, ça c’était ce qu’elle disait avant de les voir les dites conséquences…

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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Jeu 23 Mai - 1:10


Voilà il avait dit des paroles qu'il jugeait rassurantes. Il n'était pas un spécialiste mais ça lui semblait tout à fait convenable. Il ne pouvait pas faire grand chose de plus. Déjà là, il était au summum de sa capacité à être doux et rassurant. Ce n'était pas le vrai lui, ça. Lui était dur et vraiment violent des fois. Seule Tamara le rendait inoffensif, personne d'autre ne le pouvait pas même Taylor. C'était déjà un sacré pas qu'il faisait là... Il fallait que Taylor se montre coopérative à son tour car sinon ça risquait de dégénérer, à nouveau. Il ne voulait pas de ça sincèrement, il ne voulait plus lui faire du mal ou perdre le contrôle mais ce n'était pas comme s'il décidait lorsque les émotions étaient trop fortes. « Si » Si quoi ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Elle le regarda droit dans les yeux, serra sa main puis l'enleva brutalement. Ça ne présageait rien de bon. Pourquoi fallait-elle qu'elle se comporte ainsi et maintenant ? « Si je peux être invincible, du moins les autres peuvent le croire. Personne ne me verra dans un autre état que celui-là. » Fierté à la con ! Voilà ce que pensait Jeremiah en ce moment. Bien sûr il ne pouvait pas sortir ça comme ça mais par Merlin, qu'est-ce ça lui ferait du bien pourtant ! Il sentait qu'elle faisait des chichis pour rien ou en tout cas pas grand chose. Pourquoi ? Voilà qui le hantait. Il ne comprenait pas, il ne la comprenait pas. Elle s'était rapprochée de lui mais elle ne le touchait pas. Jeremiah ne remarqua cependant pas ce détail. Il était trop fixé sur ce quelle disait. « Mon pansement c’est pour moi ou pour toi que je dois le remettre ? » Aïe, elle s'avançait sur un terrain glissant. Elle touchait en plein dans le mille et si son objectif était de l'énervait, elle choisissait la bonne technique. Il n'était pas encore furieux mais il commençait à le devenir. Elle faisait sa petite garce et il en avait horreur pour l'instant. Et vu comme il la connaissait, il savait qu'elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Il allait passé un mauvais quart d'heure. « Non parce que je ne la vois pas ma cicatrice, je ne la sens pas et rien ne me la rappelle. Pourquoi garder le pansement si tu ne crains pas une hémorragie ? » Oh il pouvait trouver une tonne de raisons médicales si elle souhaitait vraiment parler de cela. Il avait une sœur dans le milieu médical alors ce n'était pas vraiment compliqué. En plus de ça, c'était un peu un petit génie dans son genre. Il s'intéressait à pleins de choses et enfin bref, ils n'étaient tout de même pas là pour faire un cours ou parler médecine. « Alors merci des compliments mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas de ça, je ne veux pas du soutiens, je veux de la force. C’est MOI qui ait souffert dans l’histoire, que sont les regrets face à la douleur physique que j’ai pu ressentir ? » Jeremiah serra les dents. Il fallait qu'elle s'arrête ou alors il allait exploser encore. Il ne serait pas forcément violent dans ses actes mais il pourrait l'être dans ses paroles et ça serait nettement plus douloureux. « Alors maintenant on sort de là, que cela te plaise ou non. » C'était une menace ? Pensait-elle sincèrement qu'elle lui faisait peur ? Et bien désolé de la décevoir mais ce n'était pas le cas. Non Taylor ne lui faisait pas peur. Apparemment elle souhaitait qu'il prenne les choses en main, qu'il se montre fort. Il allait lui offrir une leçon comme si elle n'était qu'une écolière.

Jeremiah ne pouvait pas tout contrôler, la violence de ses faits et la véracité de ses propos. Vu la situation il choisit de contrôler la violence physique, Taylor était largement bien assez amochée pour longtemps. Il serait donc odieux mais peut-être qu'ainsi ça lui servirait d'électrochoc et qu'elle arrêterait de faire n'importe quoi et de dire n'importe quoi. Il ne voulait pas d'une gamine pour femme. Il avait besoin de quelqu'un de fort qui puisse le gérer tout en lui apportant de l'amour ce qui n'était pas une mince affaire. Mais en même temps sinon pourquoi prendre une femme ? Surtout s'il se donnait la peine de la choisir et de la courtiser. Sinon il se serait contenter de la première poule riche sang-pure qu'il aurait croisé et aurait baisé tout le Ministère et les jolies jeunes femmes tombant sur son chemin. Il ne voulait pas de ça avec Taylor mais elle lui compliquait sacrément la tache ! « Tu restes ici que ça te plaise ou non. » Son ton était autoritaire comme s'il engueulait une gamine de six ans. Son ton invitait aussi à ce qu'elle ne rouspète pas parce que sinon elle allait le regretter. Elle ne sortirait pas gagnante sur ce coup-là, elle pouvait en être sûre. « Tu veux de la force, tu penses que je ne suis pas fort peut-être ? Mais excuse-moi de t'empêcher de faire des conneries. Je sais que tu as pleins de défauts mais je ne te pensais pas stupide. Tu n'es pas en état de partir, pas besoin d'avoir fait dix années d'études de médicomage pour le voir. » BIM prend ça dans les dents mais rassurez-vous, ce n'était pas fini. Non mademoiselle Kensington avait signé pour un festival, le spectacle entier. « Tu veux impressionner la galerie en montrant que tu es invincible ? Pff, il n'y a que moi ici et je peux t'assurer que ce n'est pas comme que tu vas m'impressionner. Tu me fais plutôt de la peine. » Il se retint de très peu de ricaner pour enfoncer encore plus le couteau dans la plaie. Il commençait à dériver, il s'en rendait plus ou moins compte mais ce n'était pas facile d'arrêter la machine en cours de route. Et de toute manière, en avait-il envie ? Peut-être que c'était bon pour eux finalement d'exploser un peu et de se dire certaines choses. Non mais c'est vrai, peut-être que pour que leur couple marche, il fallait qu'il ne se cache rien et que tout sorte quand ils le pensaient. « Le pansement c'est pour nous deux. Tu veux que je te fasse la liste de tout ce qui se pourrait se passer si tu laisses ta blessure exposée ? Mais je reconnais qu'elle est pour moi aussi. Tu veux que je te dise pourquoi, c'est ça ? Parce que putain Taylor, tu crois que c'est réjouissant pour moi ? Je t'ai fait du mal bordel de merde ! Ce n'est pas un jeu et même si tu fais comme si ce n'était pas grave ou quoi, que tu es passé au dessus de ça, je ne sais pas, ça c'est produit et JE l'ai fait. » Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre ? Il n'était pas un monstre sans cœur. Il était un monstre ça c'était sûr mais il avait des émotions. Les autres qu'il avait pu torturer et/ou tuer, ce n'était pas pareil. Ça faisait mal parce que ça faisait remonter à la surface toute sa peine provoquée par Arabella mais c'était tout. Avec Taylor, c'était nettement différent puisqu'elle était la femme qu'il aimait. Il se sentait horrible. Un sentiment qui n'avait rien d'agréable.

Jeremiah était à son tour furieux. Il sentait bien que la situation l'échappait et ça depuis trop longtemps. Depuis le moment enfin de compte où il lui avait lancé ce sort. Cela faisait déjà bien trop longtemps car il était un peu un maniaque du contrôle sur les bords. Une maladie qu'il avait acquise dès l'adolescence et autant vous dire qu'il lui avait été impossible de s'en débarrasser. Et puis ce n'était pas si désagréable, il vivait avec. C'était en fait gênant pour les autres mais pour lui ça lui permettait de se rassurer, c'était un peu un moyen d'auto-défense. Il essaya donc de se calmer, en respirant un bon coup. « Tout à l'heure, tu m'as dit que tu voulais me connaître, voilà c'est fait maintenant et pourtant j'ai l'impression que tu ne cherches qu'à garder seulement certaines parties de moi. Tu repousses quelque chose, je ne sais pas quoi. Tu as vu la pire partie de moi et pourtant tu refuses de te laisser aller avec moi ? C'est quoi, une technique féminine pour que tu sois meilleure que moi ? Je ne comprend pas Taylor, si tu joues à ça, ça ne marchera jamais entre nous. » Il fit une pause avant de rajouter, un peu hésitant mais en étant déterminé. « On doit être deux à faire des efforts, Taylor. Sinon... » Il n'osa poursuivre sa phrase mais elle était remplie de sous-entendus et Taylor était intelligente, elle saurait parfaitement ce que ça signifiait. Il lui laissait le choix, elle pouvait reculer si elle le souhaitait. Elle pouvait s'enfuir, elle pouvait le rejeter. Ça serait dur, il ne voulait pas de ça mais enfin si c'était son choix, il le respecterait. Cependant ce choix serait définitif. Jeremiah ne faisait que très rarement marche arrière...

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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Dim 2 Juin - 11:41


« Tu restes ici que ça te plaise ou non. » Elle leva un regard étonné vers son fiancé. Pensait-il sincèrement qu’en l’engueulant comme un enfant elle allait être plus docile ? Pensait-il vraiment qu’elle allait l’écouter et le suivre comme un chien ? S’il n’avait pas envie de la voir il avait qu’à partir, la porte était d’ailleurs grande ouverte. Enfin Jeremih venait de la fermer mais ne jouons pas sur les mots. Elle allait répliquer parce qu’elle n’avait pas -ou plus ?- peur de son regard noir. Elle savait combien il s’en voudrait s’il recommençait. Ok elle était conne de tester sa puissance et sa violence comme cela, mais elle n’avait pas envie d’obéir surtout qu’elle n’avait aucune raison de rester là sagement. Elle aimait Jeremiah mais de là à rester cloitrée dans cette salle, non merci. Surtout qu’elle se sentait d’attaque pour la suite des choses, partir de Poudlard lui faisait le plus grand bien, elle avait bien l’intention de profiter de ce petit temps où elle était censée se reposée dans l’hôpital pour vagabonder dans les rues de Londres. Elle croisa le regard noir de son futur mari et il parla avant qu’elle n’ait eu le temps de répliquer. « Tu veux de la force, tu penses que je ne suis pas fort peut-être ? » Elle n’avait jamais dit de telle chose, de toute manière elle n’avait aucunement l’intention de se battre contre monsieur McGregor, c’était du suicide après la cuisant blessure qu’elle avait reçu. Seulement s’il était de son côté il avait intérêt à la laisser sortir d’ici. Elle n’était pas peu douée en sortilège de torture et elle ne souhaitait pas rester ici enfermée. « Mais excuse-moi de t'empêcher de faire des conneries. Je sais que tu as pleins de défauts mais je ne te pensais pas stupide. Tu n'es pas en état de partir, pas besoin d'avoir fait dix années d'études de médicomage pour le voir. » Ah bah ça c’était sûr, Jeremiah était un homme qui savait parler aux femmes. Pensait-il sérieusement que cela allait lui faire plaisir ? Elle soupira, mais garda son regard provocateur plongé dans les yeux de son amant. Il avait le beau rôle, l’homme attentionné qui voulait garder sa princesse au chaud, dans sa chambre d’hôpital. Encore une fois elle n’était pas comprise, non elle ne se la jouait pas jeune fille incomprise du monde entier, elle savait juste que c’était une injustice de rester ici. Bon certes elle était assise et elle avait de temps en temps des mini-malaises qu’elle s’efforçait de cacher au mieux à Jeremiah mais il n’empêchait qu’elle devait sortir. « Tu veux impressionner la galerie en montrant que tu es invincible ? Pff, il n'y a que moi ici et je peux t'assurer que ce n'est pas comme que tu vas m'impressionner. Tu me fais plutôt de la peine. » Chez certaines personnes, lorsqu’on les descend ça leur donne envie de prouver que c’est l’inverse, sûrement sa psychologue de sœur qui lui avait appris, seulement Taylor n’était pas de ce genre-là. Enfin d’un certain côté si, mais elle ne se basait pas sur le jugement des autres, seul celui du Lord comptait. Elle ne baissa pas les yeux, elle resta forte, concentrée et impassible. Qu’il crache son venin comme elle venait de le faire. Qu’il lui montre qu’il était l’homme et qu’il la dominer cela ne ferait de la conforter dans son idée qu’il était grand temps pour elle de quitter les lieux. Bien sûr que les paroles du jeune homme ne lui faisait pas plaisir, mais pouvait-il y faire ? S’excuser ? Jamais. « Le pansement c'est pour nous deux. Tu veux que je te fasse la liste de tout ce qui se pourrait se passer si tu laisses ta blessure exposée ? Mais je reconnais qu'elle est pour moi aussi. Tu veux que je te dise pourquoi, c'est ça ? Parce que putain Taylor, tu crois que c'est réjouissant pour moi ? Je t'ai fait du mal bordel de merde ! Ce n'est pas un jeu et même si tu fais comme si ce n'était pas grave ou quoi, que tu es passé au-dessus de ça, je ne sais pas, ça s'est produit et JE l'ai fait. » Elle garda encore son masque, il fallait qu’elle retienne son sourire morbide qui serait mal perçu par le jeune homme. Qui souriait devant une tirade pareille ? Oh bien sur, il était vrai qu’elle avait gagné et qu’il avait reconnu qu’elle n’avait pas tout à fait tort en -bien sur- retournant les choses à son avantage. Il était cruel et sec dans ses mots, mais aurait-il pu être différent ? Un jour elle avait entendu dire qu’il ne fallait pas garder pour soi-même les problèmes parce que le jour où le vase se briserait, la violence des mots serait encore pire. La demoiselle Kensington se demanda rapidement comment les phrases pourraient être pires puis elle se souvint qu’ils étaient doués pour se cracher des vérités à la gueule tout en gardant le sourire. Oui, les choses pourraient facilement s’empirer. Elle continua à le regarde, imperturbable devant le taux d’horreur qu’il continuait de lui déballer. La fureur se sentait dans ses narines et ses pupilles qui se dilataient. Et bizarrement plus il s’énervait plus elle se calmait. C’était la première fois qu’ils agissaient de concert, normalement ils étaient tous les deux dans l’extrême et ce n’était pas l’un qui tempérait l’autre. Fronçant les sourcils, la blonde laissa-là son masque et attendit encore les mots durs du jeune homme. « Tout à l'heure, tu m'as dit que tu voulais me connaître, voilà c'est fait maintenant et pourtant j'ai l'impression que tu ne cherches qu'à garder seulement certaines parties de moi. Tu repousses quelque chose, je ne sais pas quoi. Tu as vu la pire partie de moi et pourtant tu refuses de te laisser aller avec moi ? C'est quoi, une technique féminine pour que tu sois meilleure que moi ? Je ne comprend pas Taylor, si tu joues à ça, ça ne marchera jamais entre nous. » Les mots étaient encore plus violent que ce à quoi elle s’était attendu. Pourtant le ton du jeune homme était redescendu, comme quoi ce ne sont pas les cruautés hurlées qui font le plus mal. Seulement comment pouvait-elle expliquer quelque chose qu’elle ne comprenait pas elle-même ? Son état aussi lui était incompréhensible. Elle ne savait pas ce qu’elle cherchait peut être était-elle rentrée trop vite dans la vie adulte sans avoir le temps de se rebeller comme le font les adolescents ? Elle laissa transparaitre une faible inquiétude dans son regard, elle voulait répondre seulement rien ne venait. « On doit être deux à faire des efforts, Taylor. Sinon... » Elle n’avait pas besoin d’entendre la suite. De toute manière il n’avait pas le courage de le dire non plus. Même si ‘courage’ n’était sûrement pas le mot le plus approprié. Elle soupira et posa sa main droite sur celle de son homme. Elle lut une très faible lueur de surprise dans son regard, mais l’oubliator se ressaisi très vite. Elle serra ses doigts avec un peu de force, son but était de transmettre un message qu’elle était incapable de d’expliquer avec des mots. Elle se rendit compte qu’elle avait été trop loin, comme toujours elle avait été égoïste, mais c’était sa manière d’être. Elle enleva ses doigts d’une manière hésitante, elle les aurait bien laissés mais elle avait peur de le perdre encore plus, déjà que son esprit ne lui était pas clair. Normalement tout était clair et limpide : les ordres du Lord étaient donnés et elle obéissait. Il n’y avait plus de place pour le reste depuis la mort de son Taylor. Seulement depuis que Jeremiah était entré pour de bon dans sa vie, les choses avaient pris une tournure beaucoup plus complexe. « Quand tu es arrivé chez moi en cette froide soirée, tu m’as demandé si je voulais être ta femme. J’ai dit oui. C’est de notre faute à tous les deux si on en est là. Je ne sais pas à quel moment cela a dérapé. » Sa voix était douce, elle ne lui reprochait rien, elle tentait seulement de comprendre. D’un geste elle attrapa le pansement et le tint entre ses fins doigts. « Je n’ai pas fait d’étude de psychologie mais je sais que mon enfance n’a pas été facile, pour moi elle était normale, c’est peut être à ce moment que j’ai commencé à être différente. Seulement je ne vis pas dans un monde d’amour, je n’aime pas les marques de tendresses. Je ne sais pas mais cela me bloque. Je me sens moi-même seulement au moment où on est nous-même comme dans la vraie vie. Or, navrée d’avance pour ce que je vais dire mais, tu es plus souvent de mauvais poil et énervé que doux et attentionné. Alors j’ai besoin de ça. Je pourrais pas expliquer cela mieux, ce n’est pas de ta faute, mais puisque tu m’as fait entrer dans ta vie je n’ai plus aucune envie d’en ressortir. » Elle devenait presque niaise maintenant, elle fit une grimace de dégoût à l’idée d’être gnan-gnan avant de soupirer de nouveau. « Quelque chose ne marchera jamais correctement chez moi et j’aime pas être faible. Je sais que tu le sais, mais c’est moi. Je suis comme ça. Alors toi aussi tu dois faire des efforts… je crois même que cela t’arrange. Je ne te force pas à être doux et romantique, tu ne me forces pas à faire des choses que je refuse de faire. » Elle ouvrit les mains et posa le pansement dans celles du jeune homme. « Si tu me le réduis un peu et m’aide à le remettre, on sort de là. Regarde je suis reposée et remise sur pied. » Elle lui promettait de faire des efforts et acceptait de remettre l’horrible preuve. Comment pouvait-il préférer qu’elle ait son immonde pansement ? Elle avait l’impression d’être un clown avec, c’était encore pire que sa cicatrice. Un releva son regard sur celui de Jeremiah. Il devait être perdu, mais elle ne pouvait pas expliquer plus clairement qu’elle préférait la violence à la douleur. Qui d’autre était comme elle à part les fou-furieux ? Taylor Uriel Kensington n’était pas une femme normalement constituée, mais Jeremiah Kriss McGregor avait voulu la mettre à ses côtés, il fallait la vouloir en entier et pas seulement ses qualités. Elle se refusa un regard suppliants et une supplication. Elle n’était pas calmée à ce point-là et elle avait toujours envie de sortir d’ici.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Mar 4 Juin - 10:01


Taylor posa alors sa main sur la sienne. Était-ce un bon signe ? De toute manière, tout le monde parlait de signes mais existaient-ils vraiment ? Il ne savait plus très bien. Il fut surpris oui mais se reprit très vite. Il ne fallait pas qu'il soit surpris. Ce n'était pas l'attitude qu'il voulait que Taylor voit en lui et ça ne devait pas non plus être celle qu'elle l'attendait. Il essayait de faire au mieux, de deviner ce qu'il devait faire bien que c'était trop compliqué et qu'il se trompait pas de mal de fois. Il n'était pas parfait, loin de là. Ils en avaient eu encore la preuve aujourd'hui. Il essayait de faire comme s'il était une image de la perfection en se tenant bien, en étant toujours propre sur lui. Pour beaucoup, il était un jeune ambition qui faisait tout pour réussir. C'était vrai mais il était truffé de failles plus sombres les unes que les autres. Taylor enleva alors sa main, il aurait préféré qu'elle la laisse mais encore une fois, il ne savait pas exactement ce que Taylor voulait. Est-ce que le « bon » signe se transformait en mauvais signe ? Ou enfin de compte, ça ne voulait peut-être rien dire. Il réfléchissait beaucoup trop. Il ferait mieux d'attendre tout simplement que Taylor lui réponde et lui dise franchement ce qu'elle pensait. Il ne pouvait pas savoir pour elle, il n'était pas elle. Il n'aurait pas la prétention de savoir tout d'elle, jamais. « Quand tu es arrivé chez moi en cette froide soirée, tu m’as demandé si je voulais être ta femme. J’ai dit oui. C’est de notre faute à tous les deux si on en est là. Je ne sais pas à quel moment cela a dérapé. » C'était sûrement vrai, pourquoi est-ce que ça avait dérapé ? Ils avaient tout pour être heureux et que ça se passe bien. Ils étaient beaux, jeunes, amoureux. Pourquoi avait-il fallu que Jeremiah laisse ses démons l'emportait et que Taylor agissait ainsi ? Ils méritaient pourtant d'être heureux, ils avaient connu assez de malheurs comme ça. Ils avaient tous les deux une part déchirée mais ensemble, ils pouvaient s'en sortir. Jeremiah se rattachait à cela parce que sinon, que lui restait-il ? Il vit alors Taylor attraper le pansement. Ils n'allaient pas remettre le sujet sur la table, n'est-ce pas ? « Je n’ai pas fait d’étude de psychologie mais je sais que mon enfance n’a pas été facile, pour moi elle était normale, c’est peut être à ce moment que j’ai commencé à être différente. Seulement je ne vis pas dans un monde d’amour, je n’aime pas les marques de tendresses. Je ne sais pas mais cela me bloque. Je me sens moi-même seulement au moment où on est nous-même comme dans la vraie vie. Or, navrée d’avance pour ce que je vais dire mais, tu es plus souvent de mauvais poil et énervé que doux et attentionné. Alors j’ai besoin de ça. Je pourrais pas expliquer cela mieux, ce n’est pas de ta faute, mais puisque tu m’as fait entrer dans ta vie je n’ai plus aucune envie d’en ressortir. » D'accord. Il essayait de comprendre lui aussi. Mais il fallait qu'elle sache que pour lui aussi s'était dur d'être tendre, doux et amoureux. La seule avec qui s'était naturelle c'était sa petite Tam-Tam. Il avait souffert, il essayait et on voyait bien que c'était compliqué puisqu'il avait craqué aujourd'hui. Néanmoins il préférait que leurs contacts changent et tendent à être plus affectueux. C'est sûr qu'ils avaient du chemin à parcourir mais s'ils étaient, encore une fois, ensemble c'était possible. Mais le bon point c'est qu'elle ne voulait pas sortir de sa vie. Ils étaient d'accord là-dessus, c'était un très bon début.

« Quelque chose ne marchera jamais correctement chez moi et j’aime pas être faible. Je sais que tu le sais, mais c’est moi. Je suis comme ça. Alors toi aussi tu dois faire des efforts… je crois même que cela t’arrange. Je ne te force pas à être doux et romantique, tu ne me forces pas à faire des choses que je refuse de faire. » Au moins comme ça, c'était clair. Il lui semblait pourtant faire des efforts mais peut-être que ce n'était pas les bons ou alors peut-être qu'il n'était pas objectif. C'était sûrement ça, en même temps, qui reconnaissait facilement ses torts ? Personne. Surtout quand on était fier comme il pouvait l'être. Taylor déposa alors le pansement dans les mains de Jeremiah. « Si tu me le réduis un peu et m’aide à le remettre, on sort de là. Regarde je suis reposée et remise sur pied. » Jeremiah ne comprenait pas tout, il n'était pas sûr que tout était compréhensible de toute façon. Elle voulait mettre le pansement ? Était-ce sa façon de faire des efforts ? Jeremiah ne pouvait pas dire non. « D'accord. » Il ne rajouta rien pour le moment et sortit sa baguette. Il s'appliqua à réduire le pansement puis le remit sur le front de Taylor. Il la regardait dans les yeux. Il fit alors descendre sa main sur sa joue. Il savait qu'elle préférait la violence mais tant pis. Il hésita à l'embrasser mais il ne le fit pas. Il enleva alors sa main puis il dit. « On s'en va alors. Tu retournes à Poudlard ou tu vas chez toi ? » Il pouvait rester un peu avec elle. Toute manière, il n'avait jamais manqué au boulot. Il pouvait bien faire une exception aujourd'hui. Et puis de toute façon, avant de retourner bosser il devait se changer. Il ne pouvait pas garder sa chemise alors qu'elle avait un peu de sang et puis même une bonne douche serait agréable. Il sentirait plus propre et il pourrait se vider la tête. « On ira par étapes. On va pas se changer en une journée, sinon ça serait trop facile. » Il le pensait sincèrement et il n'était même pas sûr que c'était possible mais bon il fallait au moins l'espérer.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ↕ (é)TAYJER (terminé)   Lun 10 Juin - 6:13


[color=firebrick]Faire des révélations n’était pas le point fort de Taylor, tout comme être délicate et attentionné, mais elle sentait que c’était le moment de faire un effort. Elle n’avait plus le choix. Elle soupira et termina son monologue, Jeremiah était resté à ses côtés, sans broncher. Etait-il d’accord ou en avait-il marre ? Ce silence était insoutenable maintenant qu’elle avait fini de parler, pourtant elle avait apprécié de silence quelques instants plus tôt, car elle n’aimait pas être coupée. Qui aime d’ailleurs se faire couper la parole ? Sûrement pas la fière Kensington. Cependant la blonde restait calme, elle ne faisait plus partie des adolescentes pré-pubères qui ne peuvent pas attendre deux minutes sans se mettre une main dans les cheveux ou jouer avec leurs doigts. Non, Taylor était bien droite tout en gardant son habituel visage impassible. « D'accord. » Si l’ancienne langue de plomb n’était pas celle qu’elle était, elle aurait poussé un soupir de soulagement, seulement elle su garder son calme et ne rien dire. La main de Jeremiah lui caressa la joue après lui avoir mis son pansement, ce n’était rien qu’un simple geste mais c’était le début d’une nouvelle confiance, d’un nouvel espoir. Taylor se permit un sourire, pas un éblouissant qui rend tout le monde jaloux par tant d’amour dans une vie, non, un petit sourire mais qui annonce la couleur, le plus dur est passé maintenant les deux amants iront de l’avant. « On s'en va alors. Tu retournes à Poudlard ou tu vas chez toi ? » Merci Jeremiah merci. La blonde sourit de plus belle et attrapa la main de son fiancé, cette fois-ci elle ne lâcha pas l’emprise. Par cette poignée de main elle exprimait sa gratitude, un remerciement qu’elle n’arrivait pas à exprimer à voix haute. La jeune femme n’était pas encore prête à tout donner ce qu’elle n’avait jamais partager et faire le premier pas pour se réconcilier était déjà un bon début. « On ira par étapes. On va pas se changer en une journée, sinon ça serait trop facile. » S’il y avait quelque chose à dire sur cette journée c’était que les deux s’étaient bien trouvé. Une fois de plus ils étaient sur la même longueur d’onde et après quelques années de mariage les deux jeunes gens s’entendraient parfaitement et sauront quoi faire pour que les choses marchent. Taylor garda la main dans celle de son futur époux et finit par dire. « Tu m’accompagnes chez moi ? » Ce n’était qu’une question de rhétorique, elle n’avait pas envie d’y aller seule, mais elle ne voulait pas non plus le quitter maintenant. Ils s’étaient retrouvés et pratiquement compris ce n’était pas le moment de se séparer. Peut être que Jeremiah avait d’autres choses à faire après tout, et qu’il avait besoin de prendre du temps pour lui, mais elle avait besoin de prendre du temps pour elle … avec lui. Elle lui sourit attendant sa réponse. « On ne sait jamais, si je fais une chute dans l’escalier. » C’était sûrement trop tôt pour en rire et la plaisanterie passerait très mal, autant qu’elle détestait faire pitié, mais c’était sa manière de dire qu’elle avait besoin de qu’il reste avec elle. Elle serra encore un peu ses doigts contre les siens. « Enfin sinon on peut rester ici, mais je ne suis pas sûre que le lit soit très confortable. » Avec Taylor on pouvait passer du coq à l’âne sans raison aucune, suivant ce que la blonde pensait et si la conversion ne lui plaisait pas. Elle se déplaça pour s’installer dans les bras du jeune homme, il le la repoussa pas. C’était déjà une étape. Elle avait hâte de rentrer chez elle et de partir d’ici depuis qu’elle était arrivée, mais maintenant qu’elle y était arrivée elle voulait profiter du temps passé avec Jeremiah, de peur qu’il ne la raccompagne qu’à la porte de chez elle et qu’après il rentre chez lui, ou qu’il aille travailler parce que c’était ce qu’il faisait à la base. Taylor finit de s’installer et fit passer le bras de son fiancé par-dessus sa taille pour jouer avec sa main, à cet instant précis elle ressemblait aux gamines amoureuse mais tant pis, elle était si bien. Les bras protecteurs d’un amant est la meilleure des défenses possibles, pas besoin de se prendre la tête, de se faire mal, tous les dangers tombent à ses pieds. Enfin en bonne mangemort, Taylor ne sombrait pas tout à fait dans l’oubli en baissant toutes ses gardes non plus. Elle ne sembla même pas dérangée lorsque la porte s’ouvrit sur le médicomage. Comme si elle s’était toujours attendue à ce qu’il débarque pour briser leur petit moment d’intimité. Son visage reprit son air impassible, effaçant son sourire et elle ne le regarda même pas entrer, concentrée sur les belles mains de Jeremiah. « Et bien miss Kensington, vous m’avez l’air bien remise. » un silence de mort lui répondit. Jeremiah se demanda sûrement s’il fallait qu’il parle à la place de sa bien-aimée mais l’homme le devança. « Je pense que c’est bon, les tests que nous avons fait sont concluants, vous n’avez rien. Vous pouvez y aller. » Dire que la jeune femme avait tout fait pour s’enfuir d’ici et maintenant que Jeremiah le lui permettait de s’enfuir en douce, le médicomage lui offrait sa délivrance sur un plateau d’argent. Pourquoi les choses n’étaient-elle pas aussi faciles au moment où elle en avait besoin ? Taylor acquiesça d’un geste de tête et l’homme comprit qu’il était temps pour lui de s’éloigner d’ici sans plus de parole. Sûrement vexé d’être traité avec si peu d’intérêt mais la force de Kensington et McGregor n’était plus à vanter et les deux jeunes gens pourraient très facilement lui enlever à tout jamais l’envie de rire si l’envie leur prenait, alors il s’éloigna bien rapidement en s’écrasant. « Parfait alors, on va chez moi ? » Une petite voix qui n’acceptait pas de contradiction mais elle savait qu’elle ne pouvait pas lui dicter sa conduite, enfin si elle le pouvait mais les conséquences seraient sûrement pas les mêmes que si elle n’avait rien dit.

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