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 toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)

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MessageSujet: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Jeu 18 Avr - 6:41

C’était étrange, trop bizarre pour être vrai. Toi et Eden vous avez toujours été comme les deux doigts de la main, toujours ensemble, quelles que soient les circonstances, jamais l’un sans l’autre, toujours prêt à répondre pour l’autre car vous saviez précisément ce qu’il voulait… Sauf que tout avait basculé cette nuit-là. Vous étiez en froid comme disent certains meilleurs amis, mais pour vous c’était pire que la guerre froide. Seulement c’est trop nouveau, depuis tes huit ans, tu es toujours fourré avec elle. Il est normal que parfois tu arrives à oublier que tout n’est plus rose. Et donc tu vas lui parler et bam tu te rends compte que vous n’avez plus rien à vous dire. Et là tout te revient en pleine face. La soirée tous les deux. L’échappatoire que tu t’étais créée. Le refus. L’état dans lequel elle s’était retrouvée pour avoir trop bu. Elle ne vomissait pas si souvent que cela en plus. Tu te souviens de la fois en quatrième année, vous étiez encore presque purs et innocents et il y avait eu cette grosse soirée. C’était pour Noël. Vous vous étiez testés, comme toujours. Et elle avait voulu boire plus que toi. Elle qui est si menue et si frêle. Alors tu en avais rajouté une couche. Et elle avait bu, comme un trou, incapable de s’arrêter tant que tu gagnais. Tu avais deux shots d’avances. Tu allais gagner, soudain elle avait porté les mains à ses lèvres, tu avais compris sans plus d’indices et, sans marcher droit, tu l’avais porté jusqu’au toilettes. La voir vomir t’avais fait vomir. Voilà le parfait exemple : l’un sans l’autre ça n’existe pas. Vous faites toujours tout pareil ensemble. Point barre. Tu sors tant bien que mal ta baguette et à l’aide de la magie tu attrapes une cigarette que tu te fous dans la bouche. Depuis l’interrogatoire tu as le bras en plâtre, Weasley t’a dit que cela ne risquait pas de durer trop longtemps, mais une journée en plâtre c’est déjà trop. En temps normal tu aurais pesté, grogné, menacé, refusé, mais là tu avais été trop faible. Déjà tu étais resté un jour entier à l’infirmerie pour qu’elle te soigne et te remette les os en place : en shootant de nouveau dans ton bras, la psychopathe rousse les avait de nouveau déplacés. Bref, ton bras était un carnage total et voilà que sorti de l’infirmerie tu te retrouvais avec un plâtre. Comme il n’y avait même plus de possibilité de jouer au quidditch tu n’avais rien dit, tu aurais dû. Tu soupires pendant que Cora se fout de ta gueule et elle a de quoi. « Oh putain ta gueule. » Tu es de mauvaise humeur et il faut bien dire que tu n’as pas tort… Si seulement cet interrogatoire t’avait appris à la fermer, mais non, tu es toujours aussi con. Tu pestes contre le jeune homme pendant que tu aspires la fumée bienfaitrice de la cigarette. Cora tend la main. Tu l’engueules, un jour elle s’achètera des paquets au lieu de piquer dans le tient. Pourtant Anton en a des clopes, à moins qu’elle n’ait qu’un seul but dans la vie : te ruiner. Oui c’est fort possible. Tu soupires et lui tends ta cigarette. Elle te remercie avec un grand sourire et t’embrassa la joue. Nianiania. Trop facile. Deux minutes plus tard vous jetez le mégot dans le lac et vous remontez dans le château. Tu as cours d’astronomie et elle a cours de potion. En clair tu te fais baiser. Sérieux les cours d’astronomie ne servent à rien et ils sont tout en haut dans le château. Et franchement c’est ridicule : en journée vous bossez sur des cartes, donc pas besoin d’être en hauteur. En soirée : vous allez dehors une fois sur deux pour admirer les étoiles d’en bas. A quoi sert donc la tour ? A rien. Voilà tout est dit. Tu pestes pendant que Cora descend vers les cachots et tu commences à monter les escaliers. Tu traverses le couloir du second étage sans regarder personne en marchant bien vite pour atteindre la tour le plus vite et ce qu’il devait se passer se passe : collision. Evidemment la personne qui s’est collisée -sisi- avec toi a tapé sur ton bras droit, évidemment. Fou de rage et de douleur, tu déchires le sac de la personne d’un coup de baguette. « CONNARD TU PEUX PAS FAIRE GAFFE ? » Tu baisses ton regard sur la personne et … merde. En ouvrant son sac tu as aussi ouvert le tient. Bien joué. Tu pestes mais tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même quand une voix féminine que tu reconnaîtrais entre mille te répond. Oh merde. « Oh tient Eden, coucou. Comment ça va ? Moi ça va bien. J’ai juste putain de mal au bras. J’ai fini mon paquet de clope ce matin. J’ai faim. Je déteste l’astronomie et je crois que c’est tout. » Tu as parlé vite. Comme si tu avais besoin de te justifier et de montrer que tu étais toujours vivant mais c’est ridicule, tu n’as jamais été bavard de la sorte, c’est plutôt une qualité -ou défaut- féminin. Seulement là tu es mal à l’aise. Or tu ne peux pas la frapper parce que, petit un tu ne frappes pas les filles, petit deux c’est de Eden dont il s’agit, petit trois zut, crotte et flute. Tu inspires une bonne quantité d’air presque pure qui fait du bien à tes poumons et tu te baisses pour remettre tes affaires dans ton sac. Tu ne penses même pas à sortir ta baguette pour réparer ton sac, ni pour mettre magiquement tes affaires dedans. Non elle te perturbe trop et tu ne sais pas quoi faire. Voilà pourquoi elle est là aussi. Elle n’a pas cours ? « Désolée j’ai cours d’astronomie, il va falloir que j’y aille. » Et sans attendre la réponse tu te relèves. Les livres que tu avais remis dans ton sac -cassé- s’écroulent au sol. Tu te sens con. Tu entends des ricanements autour de toi. « Ça te fait rire le moche ? Va en cours. » Une poignée de serdaigle de seconde année qui avaient sûrement envie de se moquer encore de ta gueule, partent en courant devant ton regard noir et ta baguette pointé sur eux. Tu te retournes vers la gryffondor, désespéré. A vouloir faire trop vite tu fais n’importe quoi. Tu te rebaisses de nouveau pour ramasser tes affaires. Tu n’as pas le choix au final, tu vas devoir rester un peu plus longtemps en sa compagnie… Tu attrapes un livre à elle et le lui tend.


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MessageSujet: Re: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Dim 21 Avr - 9:45

Tu n’en dors plus. Tout a un autre goût aujourd’hui dans ta vie. Trop de questions qui restent sans réponse et que tu es incapable de te sortir de la tête. Tu en es venue à te questionner sur tout, sur tout ce que tu avais pu vivre, sur tout ce que tu étais. Tu te poses des questions sur ce que tu ressens vraiment aussi, puis, d’une main tu remets une mèche de cheveux derrière ta tête pour chasser cette idée de ta tête. En vérité, tu ne veux pas savoir, tu ne peux pas élucider ce problème parce que la réponse risquerait de faire souffrir la personne que tu aimes le plus au monde. Tu as pris des distances, de grandes distances, aussi grandes que celle qui sépare les frontières des pays, ces derniers temps. Plus que d’ordinaire, plus que nécessaire, mais il te faut un peu d’air, il te faut un temps d’adaptation, un temps pour te convaincre d’un mensonge. Parce que NON Eden, tu ne peux pas être amoureuse de lui, et d’ailleurs, tu ne peux pas être amoureuse tout court, l’amour, c’est bon pour les faibles. T’essaies de te déculpabiliser en te disant que t’as fait ce que t‘as fait à cause de l’alcool et qu’il n’avait qu’à pas rentrer dans ton jeu, qu’il y’était pour tout autant que toi et qu’aujourd’hui lui aussi t’évite, mais tu sais très bien que c’est faux, que le problème vient de toi. Devant le miroir tu lâches une larme de rage, à nouveau. A vrai dire, ça t’arrive particulièrement souvent ces temps ci de ne pas réussir à te contenir et tu es irritable, trop sensible, trop faible. Parce que oui tu es faible sans lui et tu le sais, même si tu essaies de te convaincre du contraire. T’as croisé Ariel l’autre jour, dans les couloirs, et t’as affiché un sourire satisfait pour lui montrer qu’au final toi aussi tu pouvais déposer ton grain de sel, mais ce sourire s’est bien vite effacé, après tout, t’avais pas de quoi sourire Eden, t’avais plongé votre amitié aux fin fond des abîmes. Tu brosses tes cheveux d’une main énergique en te faisant presque mal mais tu t’en fou, tu ressens plus rien, t’es amorphe ces temps, t’as plus l’impression d’errer dans les couloirs que de vraiment avancer. Tu poses l’engin un peu brutalement sur le haut du robinet et pour finir, tu t’attaches les cheveux dans un chignon. Tu te maquilles même pas, t’es pas toi ces derniers temps, t’es plus qu’une ombre. Une putain d’ombre. Tu mets ton pull en laine rouge qui a toujours été trop grand pour toi et ça te rappelle tellement de choses. Ca te rappelle quand il le prenait, les dernières années au pensionnat en prétextant que de toute façon tu en avais deux, que t’en avais un rose et que t’avais qu’à mettre celui là parce qu’il voulait pas ressembler à un bonbon géant, qu’il faisait froid et que tu pouvais pas te permettre de le laisser mourir à cause de cette température glaciale. Evidemment tu cédais, à chaque fois, sans vraiment lutter. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis cette soirée. Plusieurs rumeurs avaient couru le long des couloirs, certains disaient Stefan dans le coma, d’autres juste à l’infirmerie pour une gastro, d’autres pour les deux jambes cassées-ce qui t’aurais bien fait rire soit-dit en passant, vu que l’ironie du sort aurait voulu que, 9 ans plus tôt, tu étais toi même passée par là- mais tu ne sais malheureusement pas vraiment comment réagir à tout ça. A coup sûr il n’aurait pas envie de te voir et tu te contenterais de faire bonne figure en passant. Tu luttes contre toi même pour ne pas y aller, tu n’es pas à la page et dans ta tête, tu es totalement convaincue qu’Ariel passera tout son temps à son chevet et que ta présence serait de trop. Tu n’es pas au courant des soucis qu’ils ont eu dans leur couple, ni s’ils sont ou non encore ensemble mais tu préfères te convaincre que oui, ça rend tout plus facile. Tu l’aimes. Non, tu ne l’aimes pas, tu n’as pas de raison d’aller le voir. Mais si Eden tu l’aimes, d’amitié… si ce n’est plus. Tu essuies alors les dernières larmes qui coulent le long de tes joues d’opaline avec ton coude et te rends à tes cours sans véritable motivation. Tu traverses la salle commune assez vite, tête baissée afin que personne ne remarque tes yeux rougis et, voyant Palina te faire signe de venir la trouver auprès de la cheminée, tu te contentes d’un signe de la main et d’un « ce n’est pas le moment. » enroué.

Tu ne veux pas aller en cours et sur le chemin, t’hésites à faire demi-tour, à ne pas y’aller et retourner vers ton amie pour discuter d’autres choses que des forces du mal. Ton esprit est ailleurs et tu laisses tes jambes te guider en réfléchissant si, oui ou non, tu vas faire demi-tour et retourner dans ta salle commune. Ce qui t’en dissuades, c’est que tu préfères rester couchée dans ton lit plutôt que d’aller en retenue ces derniers temps, plus rien ne t’amuses vraiment. T’as jamais été une grande vivante, une fille super joyeuse, mais tu sembles plus éteinte encore qu’auparavant depuis quelques jours. Tu te renfermes, tu t’isoles. Tu te fais extirper de tes pensées par une collision un peu trop puissante, ton agresseur semble pressé et toi, tu te retrouves assise par terre, projetée un mètre plus loin. T’as jamais eu un grand équilibre et tu en paies souvent les frais mais, au moment même où t’allais lever les yeux pour gueuler, tu reconnais cette voix pourtant déformée par la colère « CONNARD TU PEUX PAS FAIRE GAFFE ? » avant de voir ton sac lacéré par un sort dont tu serais incapable de prononcer l’incantation. Tu te lèves d’un coup et donnes un coup de pied dans ton sac dorénavant foutu, ce qui a pour résultat de l’envoyer esclaffer contre le mur de pierres et, tu hausses un peu la voix : « NON MAIS PUTAIN T’ES SERIEUX LA ? » Tu baisses les yeux sur les dégâts et tu te prends le visage dans les mains, tu tapes un coup dans le mur et tu te fais un peu mal au poignet. T’es sur les nerfs, t’as besoin d’extérioriser et, à défaut de planter ton poing dans sa figure que tu connais par cœur, tu préfères taper ailleurs. T’avais pas envisagé que le mur pouvait être dur et tu commences à saigner. Tu t’es ouverte. Bien Eden, bien. Tu sers le poing et le caches derrière ton dos pour ne pas qu’il t’en fasse tout un fromage et tu reprends : « NON MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE? PUTAIN MON SAC... » Tu lèves les yeux vers lui, tu n’arrives pas à rester énervée contre lui, c’est surfait, c’est trop dur, alors, sur un ton mi-ironique/mi-timide, tu ajoutes : « En plus de ça, tu peux même pas me prêter le tien parce qu’il a connu le même sort que le mien. Je comprends que t’aies de piètres résultats en sortilèges. T’es vraiment pas doué enfaite. » Tu espères intérieurement qu’il ne va pas mal le prendre, qu’il ne va pas se mettre à te crier dessus. Ah non, parce que ça, tu ne le supporterais pas, lutter sur deux fronts ce n’est pas ton fort, or, tu as déjà de douloureuses lancées tout le long de l’avant bras, provoquées par ton poignet que tu t’es très certainement foulé précédemment. « Oh tient Eden, coucou. Comment ça va ? Moi ça va bien. J’ai juste putain de mal au bras. J’ai fini mon paquet de clope ce matin. J’ai faim. Je déteste l’astronomie et je crois que c’est tout. » Tu arques un sourcil. Merde, la situation n’est pas naturelle et ça te fait tellement bizarre de te retrouver en face de lui comme ça. Surtout que cette fois, tu peux pas fuir, tu peux pas faire genre que tu ne l’as pas vu comme ces derniers jours. Tu te baisses et commences alors à regrouper un peu tes livres mais tu sais que tu seras bien obligée de lui répondre à un moment ou à un autre. Tu l’aches l’affaire et redresses ton regard encore rougis par ton chagrin du matin et tu lui réponds, tout aussi naturellement qu’il ne l’a fait précédemment : « Comme tu le vois, tout va parfaitement bien. Non je veux dire, voir mes affaires éparpillées par terre, c’est le pied, c’est ce que je préfère, tu savais pas ? » Tu te dis qu’il est peut-être encore un peu tout pour plaisanter et, en essayant de ramasser un livre tu le relâches d’un coup, prise d’une trop grande douleur dans ton poignet qui ne cesses de laisser perler de lourdes gouttes d’hémoglobine. « Sinon ouai, ça va bien, c’est la joie ces derniers temps. » Tu tiques alors et relèves les yeux. Tu viens de faire gaffe à la signification de sa phrase alors, tu lèves les yeux et aperçois son bras plâtré. Tu arbores un sourire mal à l’aise. Merde. Voilà que c’est toute ta culpabilité qui te remonte à la gorge et qui te fais un poids immense dans la poitrine. Non t’as pas été le voir, oui il doit t’en vouloir. Quelle amie tu pouvais prétendre être alors que t’es même pas passée lui apporter des fleurs, des chocolats ou quoi que ce soit d’autre ? Le regard avec lequel tu le fixe est vide, sans aucune expression, contrairement à tout ce qu’il avait pu connaître. Tu n’es plus la même depuis quelques jours, quelque chose te pèse, quelque chose de bien plus fort que toi. Coupable mais pas décidée à t’excuser de ton absence à ses côtés, tu fais un signe de la tête et tu lâches d’une voix trop neutre pour être sincère : « Ah ouai, j’en avais vaguement entendu parlé…pour ton bras je veux dire. Je suis désolée pour toi, ça va, ça fait pas trop mal ? » Tu marques une pause et tu reposes ton regard sur tes livres éparpillés, tu n’arrives pas à maintenir son regard, à faire front, ça te fait du mal, tu veux pas. Il t’attire. Tu ne peux pas. Eloignes toi Eden, éloignes toi ! « C’est bête, je vois même pas pourquoi je te demande ça, tu viens de me dire que t’as très mal. Enfin, j’espère que les calmants de l’infirmerie feront l’affaire. Oh sinon, tu peux toujours passer me voir, j’dois avoir quelque chose à fumer, peut-être que ça te rendra tellement stone que t’en oublieras la douleur. Sinon, tu peux aussi demander à Shane, ouai, demande à Shane si tu préfères. » Tu te justifies de tout, tu ne veux pas l’obliger à venir te demander de l’aide, tu ne veux pas lui montrer qu’il te manque et que tu ne vas pas bien, que tous les matins et tous les soirs tu sanglotes silencieusement dans ton lit, que tu vas mal sans lui. Tu remarques alors que ton paquet de cigarette s’est vidé au sol quand il a décidé de broyer ton sac, et tu hausses les épaules impuissante : « Pis pour les cigarettes, je t’en aurais bien proposée une mais là… Elles sont plus bonnes qu’à être fumées par les elfes de maison. Faudra que je retournes au dortoir avant la fin de la journée, il doit m’en rester un ou deux dans une cartouche que j’ai achetée lors de ma dernière sortie. Tu te souviens, on y était les deux, on avait même acheté trois cartouches chacuns ?.. non mais t’as déjà fini ta cartouche ? » Tu lèves ton regard vers lui avec de grands yeux interrogateurs. Parler de la pluie et du beau temps, oui, c’est ça la solution, ne pas aborder les sujets fâcheux, courage Eden, courage. Il a faim. Il a toujours faim et, décidée à te faire pardonner ton absence durant sa convalescence, tu saisis la pomme que tu avais au fond de ton sac et qui du coup avait roulé au sol et tu l’essuies sur te robe de sorcier avant de la lui lancer. « Tiens ça devrait calmer ton estomac pendant une dizaine de minutes. » Tu sais très bien que ça ne suffirait pas mais il semble en avoir plus besoin que toi. Il se baisse alors et regroupes également les siennes. Quel bazar. « Désolée j’ai cours d’astronomie, il va falloir que j’y aille. » Tu baisses les yeux. Il se lève et commence à avancer. Tes yeux s’enbuent. La situation ne te plait pas, dans ta barbe tu craches un : « c’est ça dégage pauvre lâche. » Tu sais qu’il ne l’entendra pas mais tu lui en veux de t’abandonner comme ça, t’as envie de pleurer mais tu te forces à ne pas le faire, t’as l’impression de ne faire que ça ces derniers temps et tu refuses que ça se remarque. T’entends un bruit, BAM. Tu te retournes et tu vois tous les livres de Stefan à nouveau éparpillés au sol ce qui t’arraches un ricanement satisfait. Bien fait. Tu continues de regrouper tes propres livres et tu les places entre ton bras et ta poitrine avant de ramasser ton sac déchiré de tous les côtés et de te rendre à la hauteur de Stefan. Tu te baisses pour essayer de l’aider et fais alors tomber à nouveau tous tes livres. Merde mais tu dois vraiment passer pour une conne après tout ce que vous avez vécu ? Vous ramassez vos livres respectifs et vous aidez par la même occasion. Tu n’iras pas en cours, c’est certain à présent, tu es déjà trop en retard et t’as plus vraiment le moral d’aller t’asseoir sur une chaise pendant des heures. Ton cœur est serré dans ta poitrine que ça t’en fait presque mal. Où donc en êtes-vous dans cette putain de relation qui pourtant autrefois avait été si fusionnelle ? Tu remets tous ses livre ensemble au plus vite, lui donnant une bonne raison de s’en aller, et, n’osant pas vraiment relever les yeux, tu tentes une approche un peu maladroite : « T’as réussi à renvoyer tous ces petits voyous en cours Kit, c’est drôle de voir que même après tout ce temps, ils te craignent tous encore autant. Par contre tu me feras pas aller en cours là, j’ai perdu la motivation du coup, je vais plutôt aller mettre de l’ordre dans mes affaires. » Tu sers tes livres contre ta poitrine et tu lui tends son dernier livre étendu au sol avant de faire semblant d’être inquiète pour lui, peut-être simplement pour être au courant sur les petites nouveautés survenues dans la vie de ton ami : « Tu ferais mieux de te dépêcher, Ariel sera pas enchantée si elle apprend qu’encore une fois tu es arrivé en retard par ma faute. » Tu espères qu’il te dise qu’il s’en fiche, que c’est pas grave, mais tu n’espères plus grand chose. Après tout, c’est toi qui as tout gâché. Vous deux. Tout. Mais quelle conne.


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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Dim 21 Avr - 11:51

Tu marches trop vite, la collision est fatale. « NON MAIS PUTAIN T’ES SERIEUX LA ? » Merde tout mais pas elle. Cette voix tu la reconnaîtrais entre mille. Déjà parce que tu l’entends depuis neuf ans non-stop. Ensuite parce c’est la voix qui te fait rire, qui te rassure, qui te calme, qui t’encourage, qui t’exhorte, qui te pousse, qui te ralenti : cette voix c’est ta carotte pour avancer, c’est ton âne pour te faire reculer, c’est ton nord pour te guider. Enfin cette voix, c’est celle qui t’a brisé le cœur en te repoussant, c’est la voix de ta meilleure amie. Cette voix c’est ta vie. Cette voix c’est Eden. Tu relèves les yeux, elle peste de rage, elle frappe tout ce qui bouge, elle se fait mal à la main. Tu aurais couru pour l’aider la secourir … mais dans un autre monde. Là tout de suite tu ne peux rien faire si ce n’est attendre. Tu es faible, tu es lâche. Tu entends un bruit et, comme au ralenti, tu vois toutes vos affaires tomber au sol. Voilà, en plus d’être faible et lâche tu es con : tu as agis avant de réfléchir, avant d’analyser. Tu as cassé son sac et le tien aussi apparemment, quelle brêle en sortilège tu peux être quand tu t’y mets. Elle hurle encore. Tu as envie de te boucher les oreilles, d’hurler à ton tour, mais tu ne peux pas, tu ne peux plus. Devant elle tu es sans voix, asphyxiée. Elle était ton souffle et elle l’a repris. Tu es perdu sans elle. « T’es vraiment pas doué en fait. » Bam, tu te prends sa critique dans la gueule, tu ne dis rien, ni sourire, ni larmes. Tu dois être fort, montrer que cela ne t’atteins pas, pourtant c’est vrai tu l’as cherché. D’un seul coup tu as pété les deux sacs, quel con. Tu inspires et tu parles. N’importe quoi, tout ce qu’il te passe par la tête. Comme si tu venais de la voir, comme si la situation était normale, comme si. Et le pire c’est qu’elle rentre dans ton jeu. Alors tu te dis que c’est ce que vous savez faire de mieux tous les deux : jouer. Jouer naïvement comme si rien n’avait d’importance, comme si vous étiez deux gamins qui n’avaient besoin de rien d’autre, comme si la vie allait vous épargner. Et pire encore, vous jouiez avec votre vie, combien de fois avez-vous faillit mourir ? Tu te souviens comme si c’était hier du jour où tu l’avais retrouvé dans les toilettes de mimi geignarde, elle était à moitié-morte et elle riait. Elle disait que cela lui avait fait monter l’adrénaline, que le sang qui coulait était beau. Elle délirait et toi, toi tu n’avais rien fait. Tu avais joué à son jeu, tu avais continué comme elle. Au lieu d’avoir peur pour elle, tu avais pris ta baguette. C’était un fantôme qui vous avez découvert là, baignant dans votre sang. Tu sers tes poings, ce souvenir te fait du mal. Seulement tu avais mal pour de vrai, tes deux bras étaient fichus, Solveig t’avais abîmé et pas pour rire, les quatre os brisés, une douleur invivable. Weasley t’avais mis un plâtre qu’au bras droit -celui brisé deux fois- l’autre allait un poil mieux mais il était six fois plus sensible du coup. En bref, des larmes glissèrent le long de tes joues. Des larmes de rages en pensant à votre amitié fichue en l’air alors que tu n’avais même pas compris pourquoi, des larmes de douleurs parce que tu souffrais pour de bon. « Non je veux dire, voir mes affaires éparpillées par terre, c’est le pied, c’est ce que je préfère, tu savais pas ? » Elle se moque de toi et une fois de plus tu ne dis rien. Tu as peur de sa réaction, déjà que tu l’as engueulée comme du poisson pas frais tout à l’heure, alors continuer comme ça, tu ne peux pas. Cela te fait mal au cœur, tu aimerais crier pour décharger, mais pas sur elle. Tes yeux sont attirés soudainement pas des gouttes de sang sur le sol, merde. Tu regardes tes mains, tes bras, rien. D’où vient-il alors ? La question ne se pose pas, c’est Eden. Putain merde. Tu as envie de la soigner. Tu as envie de t’enfuir. Tu veux faire des tas de choses à la fois et tu fais encore mieux : tu ne fais rien. « Ah ouai, j’en avais vaguement entendu parlé…pour ton bras je veux dire. Je suis désolée pour toi, ça va, ça fait pas trop mal ? » Tu détournes le regard en même temps qu’elle. Tu ne peux pas lui répondre que tu n’attendais qu’elle à ton chevet. Que tu espérais de tout cœur qu’elle vienne, quelle que soit la raison, elle aurait pu dire qu’elle s’était trompé de salle, qu’elle venait voir quelqu’un d’autre, qu’elle s’était perdue, que tu lui manquais… non n’importe qu’elle raison aurait suffi, voir sa tête t’aurait guéri. Putain. Tu te retiens au dernier moment, tu as encore faillit te serrer les poings et te provoquer une nouvelle larme de douleur. Et voilà qu’elle continue de parler. Elle dit n’importe quoi elle aussi, comme toi. Vous jouez votre jeu encore, toujours. Vous n’êtes pas vrai envers vous-même, vous avez vos rôles et vous vous y tenez. C’est tellement ridicule. Faible. Lâche. Elle aligne des mots et forme des phrases, tu ne saisis pas le sens, tu regardes juste ses lèvres qui se meuvent en cadence. Elle parle de Shane, elle parle de cigarette. Tu as envie de fumer pour détendre l’atmosphère et te détendre. Penser à autre chose, sentir la fumée salvatrice en toi, mais rien. Niet. Tu as détruit son paquet comme tu as détruit ta vie. « Tu te souviens, on y était les deux, on avait même acheté … » Elle recommence, elle parle de souvenirs, de jolis souvenirs, des choses qui se sont passées avant, quand vous étiez les deux doigts de la main les plus proches. Pourquoi est-ce que tu ressens des papillons dans ton ventre ? Elle te regarde avec ses grands et beaux yeux, ceux que tu aimes tant, ceux qui attendent la réponse. Lorsqu’elle se te fixe comme ça, c’est qu’elle est sûre que tu possèdes la réponse, tu es son sauveur, son héros. Pourtant tu es faible. Elle te balance une pomme, tu l’attrapes par réflexe, oubliant déjà que c’est toi qui l’a demandée. Tu croques avidement dedans, c’est tout ce qu’on attend de toi de toute manière. Tu ne dois pas poser de question. Alors tu fais ce que tu aurais dû faire il y a plusieurs minutes, tu te lèves et tu pars. Tu n’as rien à lui dire, votre situation est trop bizarre, trop peu normale. Vous êtes deux incapables et rester là ne vous apportera rien si ce n’est : arriver en retard en cours et ne rien faire d’utile de votre journée. Parce que ni l’un ni l’autre ne se risquera à aborder le sujet. Celui qui vous détruira. Elle dans sa fierté, toi dans ta faiblesse. Tu te lèves et tu pars donc, c’est mieux pour tout le monde. Mieux pour les débiles qui vous regardent, mieux pour les professeurs qui vous attendent, mieux pour elle, mieux pour toi. Malheureusement en ce moment tu rates tout ce que tu entreprends dans ta vie, alors évidemment, cette fois-ci cela recommence et tes livres se retrouvent étalés sur le sol une seconde fois. Tu évites de regarder la jeune fille, tu sais qu’elle va rire et elle aura bien raison. Alors tu déverses ta rage ailleurs, tu cries sur les pauvres élèves qui passent par-là, dans ton esprit -qui possède un égo surdimensionné- tu as cru qu’ils vous regardaient et se moquaient, peut-être qu’ils ne faisaient que passer, mais toutes les théories s’accorderont pour dire qu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Alors tu les engueules. C’est faible, tu as déjà fait beaucoup mieux, mais entre la douleur de ton bras et celle de ton cœur tu es à cours. Quoiqu’il en soit le résultat est le même : ils s’en vont. Tu te retournes de nouveau vers elle et tu te baisses pour récupérer tes livres et les siens, tant pis, vous n’avez qu’à tout mélanger et tout partager comme avant. Merde Stefan arrête. « T’as réussi à renvoyer tous ces petits voyous en cours Kit, c’est drôle de voir que même après tout ce temps, ils te craignent tous encore autant. » Elle t’a appelé Kit. Elle a ri. Elle a dit des choses vraies. Tu es heureux, débile, niais, faible, ce que tu veux. La hache de guerre est enterrée, vous allez vous réconcilier peut-être. Tu ne relèves pas la tête et tu gardes toujours ton énervement contre toi. « Par contre tu me feras pas aller en cours là, j’ai perdu la motivation du coup, je vais plutôt aller mettre de l’ordre dans mes affaires. » Non, ça ne marchera pas. Tu lèves les yeux au ciel et soupires. Ce n’est pas toi qui est censé avoir ce rôle, dans une relation normale, c’est le mec qui force la fille à sécher et la fille, sérieuse, qui essaie de le faire venir sur le droit chemin. Certes vous n’avez jamais eu une relation normale, vous n’avez jamais été normaux. Tu allais l’engueuler quand, fuyant ton regard elle prononce une dernière phrase. « Tu ferais mieux de te dépêcher, Ariel sera pas enchantée si elle apprend qu’encore une fois tu es arrivé en retard par ma faute. » L’image qui aurait pu retranscrire ta situation actuelle est celle d’un ballon qui se dégonfle. Tu étais remonté à bloc, prêt à lui dire des tas de choses pour la convaincre, la remettre sur le droit chemin ou autre conneries du style et en une phrase elle t’a démontée. Tu ne sais plus quoi faire, tu te sens con. Tu attrapes le dernier livre qu’elle te tend et tu le remets dans tes bras. Tu devrais peut être mieux arrêter là, si elle a vaguement entendu parler de ton bras, elle n’a peut-être pas entendu parler de toi et Ariel ? Ça vaudrait mieux après tout. Tu hésites, tu ouvres la bouche, la referme. Puis tu lâches une bombe. « Ariel et moi c’est fini. » cinq mots qui pourraient prendre une ampleur considérable. Cinq mots avec lesquels tu pourrais déplacer une montagne. Cinq mots qui te brisent le cœur. Tu venais te rendre compte que tu aimais Ariel, que tu n’étais pas avec elle que pour être casé et baiser à longueur de temps sans blesser des filles. Et voilà que tu avais fait des conneries, pire tu lui avais menti et craque boum dans tes dents. Peut-être que cela pourra reprendre mais après ce qu’elle venait de te dire, tu avais beaucoup plus de doutes que de certitudes. « Non je n’ai pas envie d’en parler, oui ma vie est nulle, non ce n’est pas de ta faute, oui mes bras me font un mal de chien, putain tu saignes. Passe ton bras. » Elle refuse, elle le met derrière son dos. Tu galères à lui attraper la main, puisque tu as un bras amoché et l’autre dans un plâtre, tu es en position de faiblesse. « Eden Livia Walsh, ton bras. Dépêche ou je te lance un sort et nul comme je le suis tu finiras peut être chauve. » Elle hésite encore, tu la regardes, tu es menaçant, elle cède. C’est con, tu ne sais pas quoi faire, tu tiens son frêle poignet dans tes fortes mains et ensuite … ? Rien. Tu ne connais pas de sorts pour guérir ça, tu ne peux pas l’amener à l’infirmerie. Bref, comme d’habitude t’es inutiles. Tu sors un mouchoir de ta poche, il est propre, tu lui montres pour la rassurer et tu lui appliques délicatement, enfin tout est relatif. « Putain mais t’es conne aussi. Pourquoi tu t’excites comme ça ? Tu veux pas vivre normalement ? Sourire, rire, danser ? Vas-y je te défie, dance. » Elle te regarde, étonnée, elle ne doit pas comprendre, qui comprendrait ? Tu es en train de devenir fou. Tu pètes un câbles, tu laisses tes affaires au sol et tu te lèves. « Viens et DANSE. » Tu en as marre. Marre de votre vie morne. Marre de vous ignorer, de ne plus vous parlez, de faire comme si s’éviter c’était le mieux. « Ou alors tu vas en cours, parce que c’est mal de sécher tu le sais. Et ce n’est pas la première fois, tu vas avoir des ennuis. Donc je te redis, la question est aisée : soit tu vas en cours et tu cours, soit tu danses. Alors ? » Si elle te prends pour un fou, c’est tant mieux car c’est ce que tu es.

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MessageSujet: Re: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Mar 23 Avr - 11:02

Tu cries, hurles, vide tes poumons de toute la force que te permet ta voix frivole et il ne répond pas. Stefan ne répond pas. Tu es étonnée, si bien que, son manque de répondant te bloque, tu ne peux pas continuer à crier sur lui comme une mère le ferait sur son gamin après une grosse bêtise, tu ne peux pas, tu ne veux pas. Merde mais pourquoi ne te répondait-il pas ? Pourquoi n’haussait-il pas sa grosse voix grave pour te dire de te calmer ? Pourquoi restait-il immobile, figé, la bouche entrouverte prêt à gober tous les mouches volants dans ces longs couloirs ? Tu ne l’as jamais vu aussi impuissant et ça te fait mal, tu t’en veux presque d’être montée si haut sur tes grands chevaux, tu t’en veux presque de lui avoir crier dessus alors que lui, au début, n’avait même pas remarqué que tu étais la personne que sa collision était venue heurter. Merde. Tu te grattes le crâne dubitative, tu cherches quelque chose à dire, quelque chose à faire pour détendre l’atmosphère, pour briser la glace, mais ce n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît et tu ne trouves pas les mots. Il continue de rester impassible, ne répond pas à tes agressions injustifiées, agressions que pourtant tu aurais préféré mettre sur le dos de la rigolade. Il ne bouge pas, il est immobile et ça te glaces le sang. T’as pas l’habitude de le voir comme ça, pas avec toi du moins, il avait toujours trouvé quelque chose à dire, à faire, pour te faire rire, pour te mettre hors de toi et là, il ne faisait rien. Tu remarques les traits de son visage qui se crispent, visage qui jusqu’à présent était figé dans une émotion indescriptible, et là, le drame. Tu vois des larmes couler le long de ses joues. Tu ouvres la bouche un peu interloquée et essaies de te souvenir de la dernière fois où tu l’as vu pleurer. En vérité, c’est tellement difficile de t’en souvenir que très peu d’images te reviennent, en général, c’est plutôt toi qui pleures et lui qui t’ouvres ses bras pour te consoler, te réconforter, te donner la force qu‘il te manque parfois. Tu te sens bête, tu ne comprends pas pourquoi il pleure et, plus par reflexe que par véritable intention, tu essuies ses joues de tes deux pouces et tu décides de rentrer dans son jeu, de faire comme si tu n’avais rien vu, comme si tout allait bien : « Je comprends, ça doit vraiment faire mal ta blessure… j’ai envie de la tuer, la suédoise, rien que pour lui faire payer d’avoir oser te faire ça. Comment elle a pu se permettre ? Je veux dire… t’es pas un élève comme les autres, t’es le meilleur batteur de toute l’école et elle a pas le droit….Non putain, elle a pas le droit de t’affliger un tel handicap. On ira s’entraîner dès que t’iras mieux, je te promets que tu perdras rien, que tu seras toujours aussi bon. Et à la première occasion qui se présente, je ferai de sa vie un enfer. Je te promets. » Tu essaies par ces mots de calmer son âme, d’être gentille, de te faire pardonner pour ne pas lui avoir rendu visite au moment où il aurait très certainement eu plus besoin de toi que jamais. La culpabilité était amère et se logeait dans ta gorge, là où elle avait fait son nid. Tu t’en veux tellement de ne pas avoir été là, d’avoir fait la sourde oreille, celle qui ne savait pas. Tu dois te rattraper et même si pour cela tu dois un jour te mesurer à Solveig. Bon, pas tout de suite, certes, tu n’es ni en mesure, ni en droit de véritablement lui tenir tête aujourd’hui, à ton âge, dans ton état, mais un jour, tu reviendras. Tu reviendras et tu lui ferais payer de s’être attaquée à la mauvaise personne, c’était une promesse et tes promesses Eden, n’étaient pas à prendre à la légère.

Il s’arrête net, lance de furtifs regards vers les gouttes de sang qui, peu à peu, dégoulinent le long de ton bras pour s’écraser par terre. Tu soupires. Mince. Il a remarqué que quelque chose ne va pas avec toi, que tu t’es blessée et mince, il va s’inquiéter. Ouai, il va s’inquiéter comme ta mère le faisait quand t’étais gosse et que tu tombais dans la cour en t’écorchant le genou. Elle accourait toujours avec toute sa petite pharmacie en pensant vraiment qu’il était nécessaire de te faire un bandage digne de ce nom alors que quelques gouttes de désinfectant auraient été suffisantes. Il détourne le regard comme si la vue de ton sang le rendait mal à l’aise et tu te permets alors un soupir que tu retenais jusqu’à présent. Il va faire comme toi, faire comme s’il n’avait rien remarqué, comme si rien de grave n’était entrain de se passer. Tu lui as lancé une pomme dans laquelle il croque goulument. Ca t’arrache un sourire, tu te dis que si une chose au monde ne changera jamais, c’est bien son appétit. Lui qui, quand vous étiez gamins, te piquait quelques frites dans ton assiette dès que tu avais le dos tourné, lui qui, achetait un paquet de chips pour vous deux et en finissait les trois quarts parce qu’il était mort de faim. Pour s’excuser, il rétorquait qu’il était un garçon et qu’il avait donc besoin de beaucoup plus d’énergie pour se développer, pour sa croissance et que de toute façon toi tu ne grandirais plus et que ça servait à rien de faire des réserves inutiles. Tu en riais, à l’époque, comme aujourd’hui. L’éternité de ce regard, de ce sourire, toi et lui, 8 ans plus tôt, toi et lui, aujourd’hui, une image qui semble jaunie par le temps mais qui pourtant a encore toute sa place et sa légitimité dans ce présent déboussolé. Il sourit dès que tu l’appelles Kit et tu ne comprends pas trop pourquoi, tu ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête. A t’il vraiment pu croire que tu changerais de surnom du jour au lendemain ? Que d’un jour à l’autre, comme ça, tu te déciderais à faire comme tout le monde ? A être comme tout le monde ? Non Eden, jamais tu ne changerais, jamais tu ne vous laisserais vous avouer vaincus et, c’est à cet instant précis, que tu réalises à quel point toutes vos prises de têtes sont superficielles et à quel point vous ne pouvez tricher avec la complicité qui s’est tissée entre vous deux au fil des années. Un déclic. Tu vas te battre, pour lui, pour vous, pour votre histoire…parce que au fond, rien d’autre au monde n’a véritablement d’importance, pas vrai ?

Il se décompose subitement dès que tu te mets à parler d’Ariel. Ton cœur s’accélère dans ta poitrine, il va si vite que ça en devient presque insupportable. Tu ne comprends pas, tous tes sens sont aux aguets, tu as l’impression que ton sang est en pleine ébullition dans ta boîte crânienne et dans chacune de tes veines. Tu retiens ta respiration, tu en deviens presque rouge et tu sais à quel point tu dois avoir l’air ridicule, mais tu t’en fiches, plus rien ne compte, tu veux savoir, tu DOIS savoir. Il hésite, ne trouve pas les mots, ne sait pas comment le dire et tu le déteste de te faire patienter ainsi, parce que tu es sur le point de mourir d’asphyxie tellement tu t’empêches de respirer. Se rend t’il seulement compte de l’état dans lequel tu t’es mise pour une simple réponse ? A quel point tu as besoin d’air pour ne pas t’évanouir et que pour faire entrer cet air dans tes poumons, il faut qu’il le dise, qu’il dise exactement les mots que tu souhaites entendre. « Ariel et moi c’est fini. » Tu n’écoutes presque pas les mots prononcés, tu les avais devinés bien avant qu’il ne les prononce. Tu inspires un grand coup et ça te fait du bien, c’est une bombe, une bombe, une vraie, mais pas de celles qui tuent, non… de celles qui permettent de renaître de ses cendres. Tu es horrible, tu le sais, t’as jamais souhaité son malheur mais tu ne peux pas t’empêcher d’être satisfaite, soulagée. Il n’y a plus d’Ariel. Il n’y a plus d’Ariel, Eden, il est donc tout à toi, comme avant, comme toujours. « Non je n’ai pas envie d’en parler, oui ma vie est nulle, non ce n’est pas de ta faute, oui mes bras me font un mal de chien, putain tu saignes. Passe ton bras. » Il semble dépité, triste, détruit et même si jusque là tu étais plutôt heureuse, tout ton bonheur s’écroule d’un coup. Tu t’en veux d’être aussi égoïste, ton meilleur ami souffre et tu n’en vois que les avantages pour toi et non tout ce qui pourrait lui faire mal à lui. « Je suis désolée pour Ariel, je savais pas… » Non tu ne savais pas, non tu ne mens pas, non…. Bon d’accord, t’as peut-être entendu quelques rumeurs mais rien de bien concret, donc au fond, ce n’est pas un vrai mensonge non ? Tu caches un peu plus ton bras derrière ton buste. Tu ne veux pas qu’il s’inquiète, pas qu’il regarde, pas qu’il voit à quel point tu étais et tu es toujours faible dès que tu t’énerves. D’une voix presque agacée, tu lui ordonnes : « Laisse ça, c’est rien. Je me suis fait un peu mal l’autre jour, la plaie doit s’être ouverte quand j’ai tapé le mur, c’est rien… » Cette fois tu mens. Tu ne t’es pas faite une plaie les jours précédents et elle ne s’est donc pas réouverte, cette blessure, tu viens bel et bien de te la faire à l’instant et il n’est sûrement pas assez bête pour croire tes inepties. Effectivement, il ne te croit pas et fait tout pour attraper ton bras, et, malgré tout son handicap, il y’arrive. Il a toujours été le plus fort des deux et, encore une fois, il t’en fait une bonne démonstration. « Eden Livia Walsh, ton bras. Dépêche ou je te lance un sort et nul comme je le suis tu finiras peut être chauve. » Tu essaies de récupérer ton bras et tu te dresses un peu sur tes genoux en t’approchant de lui défiante, et, tu le menaces de tout ton cœur. Personne ne doit toucher à tes cheveux, tu les veux longs, très longs, plus longs que jamais tu ne les as eu et tu as horreur que les gens se dressent devant tes objectifs : « Je te jure que si tu touches à mes cheveux, t’es mort. » En voyant son sourire amusé, tu ajoutes : « Et je rigole pas. » S’en est trop, il éclate de rire et secoue la tête de gauche à droite. Toi et ta foutue manie de toujours te rebeller, tu ne changeras jamais non plus Eden, JAMAIS. Il essuie ta plaie d’un mouchoir, à défaut de trouver quelque chose de mieux, et c’est à ton tour d’hocher la tête. Ca valait la peine d’en faire tout un fromage s’il ne connaissait même pas un sortilège pour refermer la plaie. Qu’est-ce que tu peux le trouver beau quand il s’énerve. Non, tu ne dois pas y penser, tu n’y penses pas, tu penses au mouchoir, la douleur, c’est tellement plus facile. « Putain mais t’es conne aussi. Pourquoi tu t’excites comme ça ? Tu veux pas vivre normalement ? Sourire, rire, danser ? Vas-y je te défie, danse. » Vivre normalement. A vrai dire, tu n’y as jamais vraiment songé, tu ne te poses pas trop de questions, tu vis au jour le jour, tu prends la vie comme elle vient et ça te convient. Tu prends un air un peu supérieur et d’une voix un peu hautaine, tu rétorques : « Je te signale que si je m’excite comme ça c’est la plus grande partie du temps à cause de toi. Parce que t’es insupportable et que tu me mets toujours hors de moi. Et toi, tu peux pas vivre normalement dis ? » La question est presque rhétorique et tu la poses en fixant ses deux bras meurtris. Il peut bien parler. Tu captes la dernière partie de sa phrase après un certain délai. Tu le vois se relever et tu lèves la tête vers lui qui se dresse devant toi. Non Kit, non, ne fais pas ça, tu ne peux pas être sérieux. « Viens et DANSE. » Si merde, il l’est. Tu poses ton sac et tes livres et tu le regardes dans les yeux. Il a cette lueur dans les iris, celle qui l’anime à chaque fois qu’il te teste, que vous jouez, tout les deux, loin de tout, comme si rien ne s’était jamais passé entre vous, comme si tout était encore comme il y’a 8 ans. Amitié éternelle, vous vous l’êtes promis. « Ou alors tu vas en cours, parce que c’est mal de sécher tu le sais. Et ce n’est pas la première fois, tu vas avoir des ennuis. Donc je te redis, la question est aisée : soit tu vas en cours et tu cours, soit tu danses. Alors ? » Tu te lèves et te dresses face à lui en enroulant tes bras autour de son cou. D’une voix mutine, tu relèves le défi : « Et bien soit, dansons. Je suis piètre danseuse, tu m’excuseras. » Tu approches ton corps du sien comme s’il était attiré par un aimant. Tu n’as jamais été aussi proche de lui, hormis les nuits au pensionnant, celles où vous dormiez l’un contre l’autre, mais vos corps ont changé depuis et, contre ta poitrine, tu peux sentir ses muscles finement dessinés. C’est étrange comme sensation, ton estomac se noue, tu approches ta tête que tu places dans le creux de son épaule et tu frissonnes. Tu t’approches de son oreille et tu lâches à ton tour une bombe incompréhensible, une phrase qui pouvait avoir tous les sens du monde et que n’importe qui pouvait mal interpréter : «Je suis contente que tu sois plus avec Ariel. » Tu te rends compte de ta bêtise et appuies ta tête un peu plus fort sur son épaule. Merde, stop Eden, arrêtes les bêtises, tu en as déjà tellement faites. Tu essaies de te rattraper sans trop savoir si ça va véritablement marcher : « C’est pas ce que je voulais dire, enfin, tu comprends… Non laisse tomber. » C’est clair, très clair, tu peux être convaincue qu’il a tout compris Eden, lui et son sens de la déduction faussé et toi et toutes tes phrases aussi floues et incompréhensibles les unes que les autres. Dis lui ce que tu penses vraiment bordel, ce que tu ressens là, tout au fond de toi, dans ton ventre, ces papillons… Non mais t’as raison Eden, continues de tourner autour du pot, c’est tellement plus intéressant. Une chose est certaine : vous êtes mal barrés. Ce qui est rassurant cependant, c’est que vous êtes mal barrés depuis des années.

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Mer 24 Avr - 11:38

Tu aimes être le maître des choses qui se déroulent, savoir à l’avance, prévoir les réactions des gens. Et tu ne peux pas, tu es incapable de deviner ce que va faire Eden et pire tu n’arrives même pas à lui répondre. En temps normal, tu la calmes ou elle te calme. Seulement là, rien n’est normal. Tu es perdu car ce n’est pas habituel. Tu t’es ancré dans la routine, tu t’es toujours entouré des gens que tu connaissais, tu n’aimes pas aller voir les inconnus sans raison. Ce sont eux qui viennent te trouver, toi ou des poings cela dit. Alors physiquement tu es là, dans ce couloir, perdu, assis par terre à remplir ton sac troué de cahiers et de livres qui retournent sitôt au sol. Moralement tu es ailleurs, perdu dans les lymbes de l’inconnu. Ce territoire que tu n’as que si peu exploré. Quand tu es arrivé, seul et perdu à l’orphelinat tu t’es juré une chose : plus jamais l’inconnu. Et à chaque fois tu as respecté ta promesse, à Poudlard tu avais Eden. Et là elle ne t’appartient plus comme avant. Tu es presque sûr que si tu tends tes mains vers elle, elle ne sera pas là, qu’une pâle image copiée de ton Eden. Bordel, elle ne ressemble pas à ça normalement. Ta Eden est motivée, riante, boudeuse, vivante. Pas juste comme ça, à parler de la pluie et du beau temps. Soudain tu te rends compte qu’en pensant trop fort, tu as tendance à t’énerver et voilà que tu pleures. Comme un bébé, comme un gamin. Tu vois que la gryffondor remarque tes larmes. Tu as honte. Oui, c’est ça, tu n’aimes pas être faible, heureusement que c’est elle en face de toi. Quoique au contraire, peut être que tu viens de briser ses illusions, elle qui te pensait fort, elle qui te croyait invulnérable. Pourtant tu n’es qu’un homme. Elle essuie tes larmes avec ses pouces. Tu es touché au plus profond de ton être, n’importe qui ne ferait pas ça, seul quelqu’un de véritablement proche, un ou une véritable ami/e, une mère, une amoureuse, ferait ce geste. Un geste si simple et si pur. Tu relèves la tête et plonges ton regard dans le siens. Elle détourne les yeux. « Je comprends, ça doit vraiment faire mal ta blessure… » Ne pas parler des sujets qui dérangent, ne pas parler de ce qui fait mal, parler de la pluie et du beau temps. Merde. Cela ne te plait pas, pas du tout, mais évidemment tu acquiesces, tu bois ses paroles. C’est si simple de ne pas aborder les sujets fâcheux, si simple de ne penser à rien d’autre. « j’ai envie de la tuer, la suédoise» Si seulement elle savait que tu n’en avais rien à faire. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’interrogatoire n’avait pas engendré une haine farouche contre la rousse, mais plutôt un respect et une peur grandissante. Tu avais finalement compris la leçon. Seulement tu ne dis rien, elle ne risquerait pas de comprendre. Ta meilleure amie -car oui tu la considères toujours comme tel- continue de parler, cela te ferait presque sourire, son acharnement à vouloir t’aider te faire chaud au cœur. Elle est géniale. Tu te retiens de lui dire que de toute manière les entraînements de quidditch sont interrompu, t’entraîner avec elle te permet d’oublier durant quelques instants le monde extérieur et la compétition des maisons. Car oui, votre entente montre bien que cette compétition est ridicule. « Et à la première occasion qui se présente, je ferai de sa vie un enfer. Je te promets. » Tu viens de gagner une promesse faire par Eden Livia Walsh, autrement dit une promesse qui vaudra pour la vie éternelle et plus encore. Tu es touchée parce qu’elle prend à cœur ton intérêt plus que toi-même et pire, plus que les siens. Tu relèves les yeux vers elle, tu aimerais l’en dissuader, lui dire que cela ne sert à rien, mais quoique tu diras, elle aura forcément quelque chose à répondre, et elle a toujours raison à tes yeux. Tu finis par lâcher. « Promets-moi en échange que tu ne te tueras pas. » De tes deux doigts tu attrapes son menton et la force à te regarder dans les yeux. C’est la seule chose que tu peux lui demander, si tu l’en dissuades elle ne comprendra pas. Qui comprendrait d’ailleurs ? Ce n’est pas une attitude normale.

La discussion continue et finalement vous touchez le sujet sensible, c’est elle qui l’aborde. Ariel. Comment peut-elle te dire cela ? Tu ne comprends pas, elle n’a jamais aimé la jeune fille, tu l’as toujours vu dans leurs regards et pourtant c’est elle qui glisse sur cette pente sans fin. Pourquoi a-t-elle tellement besoin de parler de la jeune fille ? Quel est son intérêt ? Tu ne comprends pas, tu ne comprends rien en ce moment tiens. Tu soupires et les mots que tu redoutes le plus finissent par sortir de tes lèvres. Tu ne voulais pas le dire, mais il valait mieux qu’elle l’apprenne de ta bouche plutôt que de celle d’une quelconque potineuse, tu ne la regardes pas, tu ne veux pas savoir ce qu’elle en pense. C’est la première fois comme cela que tu redoutes son jugement, d’habitude tu lui demandes toujours son avis avant de prendre une décision, que ça soit de choisir un costume ou concernant le repas de midi, mais là tu as peur. Tu ne sais pas de quoi, mais tu as peur. Peut être parce que tu as découverts l’autre soir qu’elle ne te laissait pas indifférent et que tu as encore mal au cœur de ce qu’elle t’a dit. « Je suis désolée pour Ariel, je savais pas… » Sa voix semble sincère. Tu oses relever la tête vers ton amie et tu crois y voir un air de vérité. Est-ce vrai qu’elle est désolée ou qu’elle ne savait pas ? Tu aimerais que ça soit les deux. Ou alors tu aimerais qu’elle mente. Ou alors. Non rien. Tu changes de sujet et parle de son poignet. Tu lui as dit que tu ne voulais pas en parler, que c’était un sujet trop sensible. Tu aurais préféré qu’elle ne dise rien, mais c’est trop tard. Alors tu la menace, il faut que tu vois son poignet ! « Je te jure que si tu touches à mes cheveux, t’es mort. » Elle est si mignonne quand elle dit des conneries. « Et je rigole pas. » Il ne t’en fallait pas moins pour que tu exploses de rire. Evidemment que tu sais qu’elle aime ses cheveux, même si elle les a traité de spaghettis la dernière fois, elle les adore plus que tout. Plusieurs fois tu lui aies venu en aide parce qu’elle avait de gros problèmes avec s chevelure. Tu te souviens particulièrement de cette fois, vous étiez à l’orphelinat, tout le monde était dans la cour, rassemblés pour une sortie dans les bois, vous aviez tous hâte, seulement il manquait Eden. Tu avais regardé dans la foule et tu ne l’avais pas vu, pas besoin de chercher pendant des milliards d’années, tu arrivais à la repérer entre mille : si tu ne la voyais pas c’était qu’elle n’était pas là. Point barre. Soudain tu entends un petit cri d’écureuil. Il n’y a qu’elle qui les fait comme ça, c’est votre signe distinctif à tous les deux et c’est aussi préventif d’un grand danger. Tu vérifies que personne ne te surveille et tu montes les escaliers en vitesse pour arriver, discrètement, dans le dortoir des filles. Si quelqu’un te voit là tu es mort, mais devant le regard paniqué de ton amie, tu ne peux pas faire grand-chose d’autre que voler à son secours. Mes cheveux ils sont coincés dans le bouton de ma robe ! Tu ne rigoles pas car tu sais que tu signerais ton arrêt de mort et tu te dépêches d’extraire la touffe de cheveux prisonnière du bouton. Quelques secondes plus tard, ses cheveux sont libres mais ébouriffés. Avant même qu’elle ne te demande quoique ça soit, tu as pris la brosse qui traînait sur son lit -le seul pas fait- et tu la coiffes. Il n’y a que pour elle que tu ferais cela, que pour elle que tu ferais n’importe quoi. Tu relèves les yeux vers elle et d’un geste assuré, tu prends ses cheveux entre tes doigts. Ils sont fins, doux, délicats, blonds. Ils sont beaux. Tu lui souris en posant ton mouchoir sur sa plaie. Tu es ridicules alors bien vite tu fais passer ça pour autre chose et tourne la tête. Tu préfères l’engueuler sur sa blessure, c’est un sujet moins sensible. « Je te signale que si je m’excite comme ça c’est la plus grande partie du temps à cause de toi. Parce que t’es insupportable et que tu me mets toujours hors de moi. Et toi, tu peux pas vivre normalement dis ? » Elle est géniale. Tu ris et tu prends toutes ses paroles pour un compliment. Evidemment que tu la fais sortir de ses gongs, c’est tellement plus drôle de la voir s’énerver. Ce sont les seuls moments où elle est prévisible -le moment où elle va s’énerver- puis après tu perds le contrôle jusqu’à ce que tu arrives à la calmer de nouveau. Ces moments sont si précieux à tes yeux, voir que tu la contrôles toujours parce que tu la connais comme si tu l’avais créée. C’est presque cela d’ailleurs, tu la façonnée, car lorsqu’elle est arrivée à l’orphelinat elle n’était pas la même personne. « D’accord, tu gagnes, mais sérieux, ça serait pas trop simple si j’étais quelqu’un de normal et de gentil ? Tu me préfères comme je suis non ? » Tu n’aurais peut être pas du dire cela, tu es allé un peu loin dans tes paroles, ou alors elle va croire que vous reprenez votre jeu. Oui, c’était bien ça, c’est la chose que vous savez le mieux faire. Tu souris et te lèves. Tu vas la défier, la défier de redevenir ta meilleure amie. La défier pour récupérer votre amitié qui n’a pas pu s’envoler, pas après tout ce que vous avez vécu, ça serait vraiment trop nul. « Et bien soit, dansons. Je suis piètre danseuse, tu m’excuseras. » Bien sûr que non, elle excelle, comme dans tout ce qu’elle fait, mais elle ne peut juste pas le reconnaître. Tu lèves les yeux au ciel et soupire, une fois de plus. « Et la marmotte elle fait le chocolat. » lâches-tu entre tes dents. Tu la sers dans tes bras, tu aurais bien tenté de faire un rock, mais en réalité avec un bras ne moins et un bras sensible c’est infaisable, dommage parce qu’avec ta force et sa finesse vous auriez fait de très belles figures. Elle pose alors sa tête et vous ralentissez la cadence. « Je suis contente que tu sois plus avec Ariel. » Si au début tu ne comprenais pas tout, là c’est officiel tu es perdu. Qu’est-ce que sa phrase veut dire ? Cette phrase pouvait avoir cinquante mille milliards de significations possible. Alors que tu tentes de la déchiffrer elle revient sur ses derniers mots afin de te faire oublier ce qu’elle a dit. Non, cela ne peut pas être ça. « PUTAIN EDEN. » Voilà tu recommences à être vulgaire et pire à crier. Elle essaie de te calmer, mais tu es aveuglé, par quoi ? personne ne le sait. Tu la lâches soudainement et la pousse contre le mur, peut être un peu trop violemment mais tu ne comprends plus. « Tu peux pas dire ça putain. Je suis perdu. Sérieux. Pourquoi ? Juste POURQUOI ? » il ya des cours à côté, bientôt quelqu’un va sortir vous dire de vous taire, mais tu t’en fiches. Tu as besoin de comprendre, besoin qu’elle t’explique. « Je m’approche, tu me repousses, je suis avec quelqu’un tu m’en veux, je suis seul, t’es ‘contente’. Expliques-toi. » Tu t’arrêtes soudain. Tu ne lui as pas tout dit, tu ne lui as pas lâché ta seconde bombe. Tu sais que celle-ci va faire très mal, tu le sais parce qu’elle la déteste. Tu regardes à droite à gauche, il n’y a personne. Tu pourrais t’enfuir maintenant et ne plus rien dire, c’est peut être mieux. Elle ne dit rien elle, tétanisé par ton nouveau comportement, tu n’as jamais été violent avec elle. Jamais. Tu finis par regarder la porte devant vous et tu signes ton arrêt de mort. « Je ne suis même plus seul en fait. » Tu inspires, tu pries Merlin pour qu’elle te pardonne. « Je sors avec Weasley. » Il n’y en a pas cinquante, elle va vite faire le tri. Elle va vite comprendre, à ton attitude, que tu parles de Roxanne. Elle va très vite te haïr, tu vas très vite regretter tes paroles…

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MessageSujet: Re: toi + moi mais pas tous ceux qui sont seuls | walden (terminé)   Mer 24 Avr - 23:35

Il marque une pause, il sourit, il est heureux, tu le sens, tu le sais. Tu ne relèves pas la tête parce que u es trop énervée que quelqu’un ait pu s’en prendre à lui, tu essaies de ranger les livres mais au final tu ne fais que de les mettre et de les ressortir de ton sac. Tu es un peu perdue, peut-être encore un peu déboussolée par la collision, tu ne sais pas trop, mais tu as la tête qui tourne. Peut-être est-ce aussi parce que tu n’as pas mangé plus d’une pomme depuis deux jours, que tu te laisses aller, tu n’y penses pas, tu penses à lui. « Promets-moi en échange que tu ne te tueras pas. » Un sourire se dessine sur ton visage, tout va mieux, votre amitié est réparée. Cette fois tu ne relèves pas la tête parce que tu ne veux pas qu’il voit à quel point t’es heureuse, à quel point tu n’attendais que ça. Tu continues ton petit ménage quand, de quelques doigts, il vient se saisir de ton menton et te force à relever le regard. Tu ne veux pas. Tu ne veux pas qu’il remarque ton sourire niais, ton air satisfait, toute cette satisfaction que tu essaies pourtant de contenir. Mais ce n’est pas facile Eden, pas le moins du monde et tu peines à cacher ta joie. Tu lui souris et tu hoches la tête : « Qui sait ?» Tu le défies du regard et luttes pour rebaisser la tête. Tu aimes lui faire peur, prendre des risques, tu aimes être conne, c’est plus fort que toi. « Tu sais je meurs d’envie de finir mes jours à Azkaban ! » Tu lâches à ton tout un petit rire. Tu as de l’autodérision, souvent ironique, parfois cynique et il t’arrive très souvent de te faire rire toute seule. Dans une autre vie, tu avais du être clown. Tu ranges toujours tes livres et tombes sur une revue coquine. Tu arques un sourcil en la tendant à Stefan et, surprise par cette découverte, tu l’accuses sans poser de questions : « Non mais t’es sérieux ? » Là où toi tu avais toujours été plutôt prude, il s’était retrouvée être bien plus ouvert et, quand il te parlait de ses aventures, tu te sentais parfois outrée qu’il puisse, en si peu de temps, avoir plusieurs partenaires différentes. Ca te faisait rire, au fond, parce que c’était lui, que c’était dans le personnage. « Ranges moi ça avant que quelqu’un d’autre ne tombe dessus. » Tu te demandais secrètement pourquoi il avait besoin de ces magazines alors qu’il pouvait voir toutes les courbes d’une femme véritablement, en chair et en os, mais tu as abandonné depuis bien longtemps…après tout, la vipère est un garçon et comme tout garçon, parfois, il était incompréhensible T’abordes le sujet Ariel, il est mal à l’aise, ça se voit. Tu te maudis de l’avoir fait mais en même temps tu devais savoir, tu DOIS savoir. Il lâche une bombe, une vraie. Merde, il a l’air triste, il a l’’air mal, t’aimerais le prendre dans tes bras, mais non. Ce serait trop surfait, trop superficiel, et puis merde, ce n’est pas comme s’il était faible, pas comme s’il avait besoin de tes bras autour de lui. Tu hausses les yeux vers lui, tu aimerais capter son regard mais il le fuit. T’essaies de discerner dans son crâne la moindre de ses pensées, en vain, tu n’es pas legilimens et même si tu l’étais, ce gars est tellement paradoxal que tu ne pourrais pas Eden. Tu t’avoues vaincue. Il ne lèvera pas les yeux, il semble être bien décidé à éviter le sujet, détourner la question, alors, tu abandonnes. Certes tu aimerais savoir pourquoi c’est fini, pourquoi lui qui semblait si amoureux pouvait-il être aujourd’hui célibataire. Tu es bien loin de t’imaginer ce qui va suivre Eden, très loin de la triste vérité. Il relève enfin le regard et semble dépité. Tu t’excuses, il comprend, il accepte, tu es soulagée. Tu le menaces, qu’il n’essaie même pas de toucher à tes cheveux ou de t’en démunir où tu l’égorges. Il commence à prendre tes cheveux comme par défi et ça te fait rire. Tu le laisses faire quelques instants et d’une main, tu les récupères. Tu les caresses sur le côté. T’as toujours aimé les longues tignasses et tu en auras une aussi longue que personne au château un jour, encore plus longue que celle de l’ancien directeur : Albus Dumbledore.
« Et la marmotte elle fait le chocolat. » Tu rigoles timidement et tu réfléchis un peu à sa phrase. Tu l’as vaguement déjà entendu, c’est le genre de choses que les gens disent pour se foutre des autres, quand leurs discours sont absurdes. Tu soupires et en le décoiffant, tu ajoutes un peu mutine : « Et moi qui croyait que c’étaient les vaches qui faisaient du lait et qu’ensuite on en faisait nous même du chocolat. Je m’incline devant ton excellente culture générale, parce que moi, je n’y savais pas. » tu n’arriveras jamais à changer, à prendre les choses au sérieux Eden, tu continueras ainsi un long moment encore, si ce n’est toute ta vie. Le sérieux, c’est pas ton truc à toi et même si on te l’a souvent reproché, tu ne te vois pas changer.

Vous dansez tout les deux et tu lâches une bombe atomique. Tu ne sais même pas pourquoi tu as dit cette phrase, pourquoi tu t’es sentie obligée de faire part du fin fond de ta pensée. C’était con. Très con. Ca ne peut rien t’amener de bon, mais tu l’as fait quand même. C’est trop tard à présent pour revenir en arrière, c’est dit. Point. « PUTAIN EDEN. » Aïe, il se met à crier, encore, de nouveau. Ca va chauffer. Tu lèves les yeux au ciel. Non mais quelle conne. Tu savais pourtant, que très certainement, il allait réagir ainsi. C’était prévisible Eden. Mais c’est sorti tout seul, tu n’as vraiment rien contrôlé du tout, c’est sorti tel un cri du cœur, un cri que tu te trouvais incapable d’inhiber. Il s’éloigne, te repousse à nouveau, ça te blesses mais tu ne peux que le comprendre. Il n’a pas pu cerner le sens de ta phrase, elle était incompréhensible et à vrai dire, tu n’es pas sûre toi même de savoir ce qu’elle voulait vraiment dire. C’est flou dans ta tête depuis l’autre soir, très flou. Tu ne sais pas pourquoi depuis ce jour, tu revois votre baiser toutes les nuits en rêves. C’est pour ça que tu ne dors plus, ça te perturbes tellement que tu préfères rester éveillée, ce qui n’empêche pas des idées de s’emmêler tout de même. Tu l’avais repoussé pour Ariel, et aujourd’hui… tous tes arguments tombent à l’eau. Tout ce dont tu as vainement tenté de te convaincre est entrain de s’écrouler. Ce n’est plus pour lui que tu t’effaces, tu n’as plus besoin, il est là et peut-être que cette fois… Oui tu vas lui dire ! Lui dire que depuis tu ne penses qu’à lui, que tu ne sais pas ce que c’est, que tu ne sais pas pourquoi mais que depuis ce jour, tu rêves de mêler vos lèvres à nouveau. Tu rêves de dormir encore à ses côtés. Tu vas lui dire que tout ton discours T’en sais rien mais tu te dis que c’est le moment ou jamais, que peut-être ça va bien se passer, qu’il va comprendre, te prendre dans ses bras et t’embrasser avec un peu de chance. Oui tu l’aimes, tu en es convaincue aujourd’hui. Tu es amoureuse de lui depuis le jour même où il t’a, pour la première fois, tendu sa main. Tu entrouvres la bouche, tu vas tout lui avouer, lui avouer que ton cœur ne bat que pour lui, que c’est avec lui que tu veux être et que… Tu te sens alors projetée en arrière et tu t’écrases contre le mur derrière toi. Le choc est un peu brutal et le bruit de ta tête qui résonne contre les pierres froides est à glacer le temps. Si Solveig n’avait pas déjà achevé de te donner des migraines à vie, ce choc s’en chargerait. Tu grimaces de douleur. Ton cerveau explose dans ta boîte crânienne et ça te fait tellement mal que tu en lâches deux larmes, une de chaque œil. Merde. Il doit être vraiment fâché contre toi. Il va t’engueuler, tu t’es trompée sur toute la ligne, il n’a aucun sentiment pour toi, tu t’es fait un film. Putain Eden, un foutu film. Trop beau pour être vrai. Putain ce que tu peux être conne. « Tu peux pas dire ça putain. Je suis perdu. Sérieux. Pourquoi ? Juste POURQUOI ? » Parce que je t’aime, abruti ! Merde. C’est fichu. C’est mort. Il en a marre, marre de toi qui tourne autour du pot, il en a marre que tu gâches tout et tu le comprends seulement maintenant, pas au bon moment, c’est bien trop tard, t’as eu trop de temps pour réfléchir, t’as eu le temps de t’avouer tes sentiments, merde, merde, merde. Qu’est-ce que tu peux faire maintenant Eden, à part pleurer, à part le ruer de coups de t’avoir fait espérer ? T’as pas su réagir au bon moment, t’as pensé à lui, t’as pas su saisir ta chance. C’est toujours comme ça avec toi, t’es indécise et après tu te prends tout dans les dents et cette fois, ça va t’achever, tu le sens, ça va te faire tellement mal que tu t’en relèveras jamais. « Je… » T’as pas le temps de finir ta phrase, pas le temps de respirer, t’as le temps de rien. Il te coupe la parole, reprend sa tirade, t’engueule comme jamais il ne l’a fait : « Je m’approche, tu me repousses, je suis avec quelqu’un tu m’en veux, je suis seul, t’es ‘contente’. Expliques-toi. » Il a agi comme il n’aurait pas du, tu as compris, t’as tout compris, tes sentiments ne sont pas réciproques et ce serait tellement con de tout lui avouer maintenant. Tu te saisis de ses mains qu’il a encore posées sur tes épaules pour te maintenir contre le mur et tu les lui rend en tentant de ne pas faire mal à ses bras, mais tu ne peux plus supporter ce contact, tu ne veux plus qu’il te touche, pas maintenant, pas comme ça. « J’ai rien à t’expliquer. Y’a rien du tout. Je n’aime pas les filles desquelles tu t’entiches, c’est tout. T’as des gouts de chiottes. Et en plus dès que t’es avec quelqu’un c’est comme si j’existais plus. C’est ça que tu veux hein ? Que je dégage ? Que je disparaisse de ta putain de vie ? Aies un peu le cran de le dire au moins au lieu de me tenir comme seule responsable. J’en ai marre, sérieux là. Si je suis un poids mort, c’est pas difficile d’être franc. Mais t’as de la peine avec la franchise, pas vrai Durden ? » Aïe, dans les dents. Ca doit faire mal. Tu dis des bêtises, t’es énervée et, quand t’es énervée, tu deviens une furie, tu dis des choses horribles, tu veux faire mal, très mal, autant que t’en ressens. Tes yeux s’embuent les larmes se créent une place et tu crier, tu cries et tu gigotes tes bras dans tous les sens. T’es incontenable, vraiment. Tu te sens bête, impuissante, tu ne sais pas quoi faire. Et en plus, tu l’appelles Durden. Terminé les Kit, fini les Stefan, tu lui en veux tellement de t’avoir fait espérer que tu as envie de crier, de laisser sortir toute ta douleur mais ce n’est pas facile, pas évident de montrer complètement l’ampleur de ses sentiments. « Je ne suis même plus seul en fait. » Tu lèves ton regard bers lui. Ton cœur s’arrête. Tu l’implores de t’achever, de finir le travail qu’il vient de commencer, tu n’en peux plus de toute façon et tu n’es pas convaincue de pouvoir en supporter d’avantage. « Je sors avec Weasley. » BAF ! ça part tout seul et ta main se retrouve violemment contre sa joue ce qui fait effectuer à sa tête un mouvement sur le côté. Jamais tu ne l’avais baffé auparavant, jamais tu n’avais levé la main sur lui, mais tu ne contrôles plus rien si bien que tes yeux se mettent à évacuer toutes les larmes de ton corps. Sa joue devient rouge, tu secoues ta main dans l’air, tu as frappé si fort que ta paume en est meurtrie. Tu pleures comme une gamine et tu es tellement énervée que tu pourrais le tuer, là, maintenant, tout de suite. D’une voix enrouée, masquée par les larmes, tu laisses échapper toute ta colère : « T’es qu’un con bordel. WEASLEY ? mais tu te fous de ma gueule ? de pire en pire. La prochaine fois t’iras la chercher où, dans un putain de quartier rouge ? T’as aucune estime personnelle ou quoi ? Weasley, j’aurais tout entendu. » Tu rigoles presque entre tes paroles et tes larmes, tout ça te semble tellement ridicule. Et toi qui l’aimes, il choisi cette conne ? C’est un gros coup dans ton estime personnelle. Se faire battre à pleine couture par ta pire ennemie, ça n’aurait pas pu être pire. Tu le fixes bien et t’approches un peu de lui sans t’excuser une seule seconde de la baffe que tu lui as mise quelques secondes auparavant : « J’en ai marre de ramasser les pots cassés, d’essayer de te remettre dans le droit chemin. T’es une cause perdue. On a plus rien à se dire je crois. Jamais. » Tu marques une pause et tu cries encore plus fort lui crachant presque tes dernières paroles horribles au visage : « Jamais tu m’entends ? Je ne veux plus jamais te voir. Essaies même plus de m’adresser la parole, tu sais quoi, j’en ai ras le bol. Stop. J’arrête les frais. J’en ai par dessus la casquette, ça va beaucoup trop loin.» Tu lui tournes le dos et t’en vas avant de te retourner quelques secondes pour laisser passer ces dernières paroles qui cette fois sortent du cœur : « T’es vraiment aveugle si tu comprends pas ce qui se passe. Et bien restes dans ta cécité et fous moi la paix maintenant. » Et là, tu t’en vas. Pour la dernière fois peut-être. Chacun sa vie. Ce qui est certain, c’est que pour l’instant tu penses chacune de tes paroles, demain serait le temps des regrets. Des regrets amères, lourds, des regrets à t’en faire pleurer l’âme, à t’en faire pleurer le cœur. Tu as peur qu’il t’abandonne, comme ton père, comme ta mère, comme tous ceux que tu as pu aimer un jour, alors cette fois, par précaution, c’est toi qui part. Qui part loin. Loin de tout ce qui est encore apte à te blesser.



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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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