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 Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)

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MessageSujet: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Mer 13 Mar - 8:08


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

Sarah errait dans les couloirs, évitant la foule. Elle qui d’habitude était si inconsciente et innocente, commençait à regretter son choix de changement de camp. Avoir des ennemis à tous les coins des couloirs, se faire engueuler, charrier, traiter, rire au nez tous les deux mètres, n’être soutenu que de très peu de personnes, c’était trop dur pour elle. Sarah commençait à comprendre que le monde n’était pas réellement tout rose, mais c’était trop dur pour elle de voir cela, trop étrange. Elle soupira et prit un raccourci pour rejoindre sa salle de cours. « Eh bah alors, t’en fait une de ces tête ! » répliqua Janet en la voyant arriver dans le couloir. « Ouais, je commence à regretter de » « Taratata. » la coupa sa meilleure amie, lui interdisant de continuer son monologue dépressif. « Petit un, on ne regrette rien. Petit deux, la vie est trop cool. Petit trois, viens j’ai une idée de ce qui pourrait te remonter le moral. » Janet était la meilleure, mais cela, Sarah le savait déjà. « Euh, on a pas cours là ? » Janet sourit. « Oui, mais c’est pas grave, si ? » Sarah ne ratait que très rarement les cours, elle n’était pas l’élève la plus sérieuse mais elle était assidue, seulement voilà. Sécher pour sécher, il fallait que son amie ait vraiment une idée excellente ! « Oh merde, Yaxley est arrivé en avance. » Et voilà, le professeur de potion les empêchait de faire des bêtises, c’était pas si mal au final. Sarah prit la main de son amie et elles courrurent  s’asseoir au deuxième rang. Là au moins elles seraient bien, ni trop devant, ni trop derrière. Elles pourraient presque discuter sans être reperées.

Deux heures et une potion ratée plus tard, les poufsouffle sortaient des cachots pour aller manger. « Eh, il fait super beau ! On se fait un pique-nique dehors ? » La moitié des poufsouffles haussèrent les sourcils. Certains trouvaient qu’ils ne faisait pas assez beau, d’autres n’avaient pas envie de se salir les fesses sur le sol, d’autres encore avaient simplement la flemme. Sarah boudait un peu, mais finalement, un poufsouffle se dégagea. « Moi je veux bien. » « COOL. » dit la jeune fille avec joie alors qu’elle n’avait pas vu qui avait parlé. Elle fit vite un sac de pique-nique avec tout ce qu’il fallait, enfin surtout tout ce qui se trouvait sur les tables, mais les elfes semblaient préparés et très fûtés parce que tout ce qu’il fallait pour un pique-nique se trouvait sur la table. Chouette. « C’est bon j’ai tout pris ce qu’il nous fallait, sauf si tu souhaitais quelque chose en particulier ? » Elle se retourna et vit le jeune homme. Sa tête lui disait quelque chose mais sans plus. Elle haussa les épaules, ils auraient tout le temps de parler durant leur repas. C’était fou comme idée de partir maintenant avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas tout de même, mais Sarah était dérangée cela se savait.

Elle sortit dans le parc, le jeune homme sur ses talons. Elle ne savait pas où elle allait, mais qu’importe, il faisait presque beau alors ! Elle se dirigea vers le lac, l’herbe là-bas était verte et moelleuse, elle le savait pour s’y être souvent couchée dedans en profitant du soleil. « Par ici ça te va ? » demanda-t-elle au jeune homme, en indiquant un coin d’herbe qui lui semblait sympathique. Le jeune homme acquiesça et ils s’assirent dans l’herbe. « Ahhh, ça fait du bien, vivement les vacances, mais être assis dans l’herbe là, c’est comme si on était en vacances ! » L’avantage d’être Sarah, c’était qu’elle était la seule à se comprendre à coups sûrs. Elle posa le panier à côté d’elle qu’elle entrouvit. « Non mais t’as vu comment les elfes sont géniaux ? Sur la table yavait même une nappe. Genre ils savent TOUT. Extraordinaire. Faut se relever pour la remettre, sauf si tu t’en fous, mais l’avantage c’est qu’on sera moins sales après. » Le poufsouffle se releva et l’aide à étendre la nappe sur l’herbe. « Voilà, là, ça va êre très bien. » Elle sourit à son camarade de classe pendant qu’elle s’allongeait sur le bord gauche de la nappe, laissant le droit au jeune homme. « Au fait, je ne sais même pas comment tu t’appelles. Je sais que tu es un poufsouffle, que tu as l’air bien gentil, mais ton nom… impossible de savoir si je ne m’en souviens pas, ou alors si je ne l’ai jamais connu. » La blondit sourit de toute ses dents, comme pour s’excuser. Elle sortit un paquet de chips, qu’elle commença  à grignoter discrètement. « Au faiiiit, je me suis pas présentée. Enfin peut-être que tu sais déjà qui je suis ? Mais dans tous les cas il vaut mieux redire, histoire d’être sûr. » Elle sourit, reprit une chips et commença à se présenter. « Je m’appelle Sarah Mandleton, j’ai eu seize ans ya deux mois, je suis née le trois mars. Je suis donc en cinquième année, bon la maison, ça tu connais. » Elle réfléchit un instant, que pouvait-elle dire d’autre ? « On me dit souvent que je suis un pue barvarde. Bon ok, je le suis plutôt beaucoup, mais je suis très timide aussi quand les gens me font peur. Seulement toi t’as l’air gentil, alors c’est bon, tu ne me fais pas peur. » Sarah  ne s’arrêtait pas de parler, comme pour prouver ses dires. Elle sourit au jeune homme. Encore. « Sinon, je suis pas très douée dans les cours, j’aime bien mais souvent c’est pas très très intéressant, il faut bien se l’avouer. » Elle chuchota la fin. Cela l’embêtait parce qu’il y avait des professeurs qu’elle aimait bien, tel April ou Grace Dewis, mais c’était trop dur de toujour suivre, sa concentration n’arrivait pas jusque là. Comment avait-elle fait pour aller jusqu’à la cinquième année ? et dire que ses BUSEs approchaient. Olala. Elle était mal barrée. « Bref, on disait quoi déjà ? » Elle se roula sur le côté pour faire face au jeune homme, tout en prenant une nouvelle chips. Elle remarqua soudain que le panier était de son côté et que lui ne mangeait rien depuis le début. « Oh merde, promis je te laisse parler après, j’avais juste oublié. Tiens, sers-toi, prneds ce que tu veux, moi là ya juste des chips qui me font envie mais toi, choisis. Enfin on s’en fout je me tais, t’es assez grand pour prendre ta vie en main. Si, je t’assure, choisir son repas, c’est encore pire que de choisir ses options pour l’année prochaine. » Elle se mordit la lèvre. « Enfin à moitié. » Elle ferma sa bouche pour de bon cette fois-ci et attendit que le jeune homme se serve pendant qu’elle reprennait une nouvelle chips croustillante.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Lun 1 Avr - 4:45


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

Bon, on ne pouvait pas vraiment pas appeler ça une sale journée. Le temps était plutôt clément, pour une fois sur cette maudite île habituée, même entichée, selon l’italien, à la pluie, au vent, à la neige et toutes sortes de temps et de températures désagréables, les cours qu’il avait n’étaient pas a proprement parlé soporifiques, il avait même réussit à s’intéresser à un cours pendant la totalité de celui-ci, soit deux heures - un exploit, soit disant en passant -, et il était d’une humeur plutôt sympathique, pour ne pas dire enjouée. Le cours de potion, et les deux jeunes filles, devant lui, qui avaient fait exploser leur potion, répandant dans la salle un odeur légèrement dérangeante, pour ne pas dire totalement immonde, l’avait bien fait rire, mais en silence, s’il vous plait. Il ne pouvait quand même pas se moquer ouvertement de ces pauvres camarades de classe qui semblaient catastrophées, et le professeur qui avait sur son visage un air désespéré et contrarié avait achevé de le convaincre que c’était une très, mais très mauvaise idée d’éclater de rire devant tout le monde.

Ainsi, à la fin des deux heures, si tous ses camarades semblaient uniquement ravis d’échapper à l’odeur qu’avait répandue la potion pigée, Nerio était ravi de son cours, qui lui avait mit du baume au cœur, et qui lui avait permit de rire un bon coup, en solitaire, certes, mais c’était toujours ça. Tandis qu’il sortait des cachots en marchant et bavassant à voix basse avec Hermès, ce dernier proposa à quelques personnes une friandise au gout un peu douteux pour lui, mais pas dégoutant, et Nerio laissa échapper un « Moi je veux bien  » en réponse à la proposition de son ami. Malheureusement pour lui, tout ne se passa pas vraiment comme il l’avait prévu. Si il s’attendait juste à recevoir le bonbon et à la grignoter avant de passer à la Grande Salle pour un vrai déjeuné, il entendit un «  COOL  » débordant d’entrain résonner entre les murs en pierres, et lui agresser le tympan. Jetant un regard suspicieux aux alentours, il remarqua la fille à la potion de toute à l’heure se démener pour préparer… Un pic-nique ?! Hermès éclata de rire en le poussant gentiment pour qu’il la suive. Il claqua légèrement sa main et secoua la tête négativement et en fronçant les sourcils. « C’est quoi son problème à la blondinette là ?  » chuchota-t-il, perdu à l’oreille de son camarade. « Elle a proposé un pic-nique, et ta réponse à ma question, elle l’a prit pour elle. Bon déjeuné Nerio ! Amuse toi bien ! » « EH ! HERMES ! Non, mais, me laisse pas ! Hermès… Pitié !  »

Trop tard, il s’enfuyait déjà. Déversant une série de gros mots en italien, dans sa barbe, il suivit tout de même la jeune fille, pour ne pas passer pour le sale goujat qu’il était. Bien sur, ça l’ennuyait profondément de devoir passer du temps avec cette gamine qui avait l’air de déborder d’un peu trop de joie vivre, mais il ne pouvait pas passer pour un méchant garçon tout le temps. Un peu de temps en société à paraître gentil ne lui ferait pas de mal. Grimace. Il espérait tout du moins.

Il attrapa une pomme sur la table, méfiant de ce qu’elle avait pu fourrer dans son sac bizarre qu’elle avait du trainer un peu n’importe où, et qui devait être infesté de bactéries et de microbes les plus bizarres qui puissent exister. Complètement dérangé dîtes vous ? Non, juste légèrement soucieux de sa santé et incroyablement méfiant. Il traînait les pieds, shootant de temps à autre dans une motte de terre d’où émergeait trois brins d’herbe pour faire passer son mécontentement. Et dire qu’il aurait pu lire un livre, étudier ou s’installer dans un coin de la salle commune et buller pendant quelques temps, et il se retrouvait là, avec l’autre hyperactive qui parlait trop.

En fait, c’était une sale journée.

« Bon, le feu follet, tu te poses, tu bouges plus et tu manges tes chips en silence, s’il te plait. Juste trente secondes de silence, sinon tu vas vite me filer mal au crâne. Merci d’avance.  » Bon, d’accord, ce n’était pas sympa à proprement parler, mais c’était mieux que de lui mettre toutes les chips en bouche pour la faire taire, non ? Enfin, lui il voyait ça comme ça. Pas sûr en revanche, que elle, elle ai apprécié sa phrase. Bah, au pire elle se carapatait devant si peu de gentillesse, et il serait tranquille, au moins pour une heure ou deux. Sarah, qu’elle disait s’appeler. Ah oui. Il voyait. La Sarah d’Emily.

Un petit sourire étira ses lèvres, et un mot s’imposa dans son esprit, sur une pancarte encadrée avec des petits voyants lumineux qui grignotent. Jackpot ! Il se tourna vers elle, se composa un masque à moitié froid, à moitié enjoué, et sorti de sa besace sa pomme, avant de croquer un bout et de la détailler sans se cacher. Il cherchait à confirmer toutes les horreurs que sa meilleure amie avait dit sur sa camarade de maison. Bon, il devait avouer, elle n’était pas spécialement moche. Un peu trop enjouée pour lui, avec trop de bonne volonté, une maladresse sans pareille à en juger par sa potion, des amitiés, peu communes nous dirons, à en juger cette fois par sa partenaire de potion, un sourire assez charmant et elle parlait. Beaucoup. Trop pour lui.

Mais il allait faire un effort. Être serviable, gentil, souriant. Ça faisait beaucoup quand même là. Il se racla la gorge, s’allongea totalement et posa son trognon sur l’herbe, avant de tirer une cigarette de sa poche, l’allumant avec un bon vieux briquet moldu en argent. Il porta le tube à ses lèvres et inspira avant de recracher la fumée doucement, le regard fixé sur le ciel. Au moment où il s’apprêtait à porter une seconde fois à ses lèvres la nicotine, il souffla et se retourna vers Sarah. « Ça te dérange si je fume, au fait ?  » chuchota-t-il en agitant sous son nez la cigarette, avant d’éclater de rire devant son air quelque peu horrifié, ou intimidé, tiens, allez savoir. « Tu veux ?  » Cette fois ci il lui tendit sans détour le cylindre, et attendit quelques secondes, en la regardant dans les yeux, juste pour voir si elle baisserait les siens. Sauf qu’elle ne bougeait pas la petite, et que son bras commençait à s’engourdir un peu, alors il toussota et ramena sa cigarette à ses lippes. « Je déconne Sarah, respires.  » Et il continua à fixer le ciel bleu, tranquillement, un bras replié derrière sa tête, les jambes croisées. Tranquille. Elle ne parlait plus. Ah bah oui, normal. C’était à lui de parler maintenant. Oups… « Je suis Nerio. Nerio De Massari. Je débarque d’Italie. Tu m’as jamais vu parce que je suis arrivé que cette année. Sixième année, ta maison. Y’a pas grand-chose à dire de plus. J’ai une sœur, mais elle est pas ici. J’ai pas une super réputation ici, mais je suis ravi de savoir que je te fais pas peur.  » Sourire ironique, voix sarcastique. On avait dit gentil Nerio, cracha sa conscience. Pardon, lui répondit-il. « Je suis derrière toi et ton amie en cours de potion, et je me marre bien quand vous faites exploser les votre. C’est… Distrayant. Je suis pas mauvais au niveau scolaire, mais j’ai pas souvent envie de bosser, je dois l’avouer. J’aime pas votre pays, il fait moche, froid, et il pleut tout le temps. Sauf aujourd’hui. C’est peut-être pour ça que je suis sympa tiens. Le soleil m’avait manqué. Vivement qu’il fasse plus chaud, j’en ai marre des pullovers qui grattent là.  »
Tu vas lui faire peur, mec. Ta gueule, Conscience, c’est bien le but. J’m’amuse bien là, je veux juste voir si on peut s’entendre un peu plus qu’elle et Emily. « Mais je veux bien te donner un coup de main pour tes potions, s’tu veux. Au moins pour la théorie, parce que, sans vouloir être malvagio, hum, méchant, tu as l’air d’être un peu perdue même là dedans…  » Saleté de langue qui fourche ! Et le voilà qui commençait à parler italien. Elle n’était pas rendue, la pauvre Sarah. « Et sinon…  » Il s’apprêtait à lâcher une bombe, avec un grand sourire. Il se tourna pour la fixer à nouveau, accrochant son regard, tira une dernière fois sur sa cigarette, souffla la fumée vers le haut pour ne pas la gêner, et lui sourit à nouveau. Trois, deux, un… « La seule personne que je connaissais ici en arrivant était Emily Spencer. Ma meilleure amie.  »

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Jeu 25 Juil - 6:03


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

La bonne humeur de Sarah se transportait généralement sur les autres, sauf qu’aujourd’hui elle était déchaînée, encore plus excité que d’habitude, car c’était le premier repas pouvant être pris à l’air libre de l’année. Si pour beaucoup cela n’entrainait qu’un haussement d’épaule, pour la jeune fille qui avait toujours vécu dans le sud de l’Angleterre et en pleine campagne, cela signifiait beaucoup : le retour du beau temps. La gamine courait donc dans tous les sens, donnant des maux de tête à toutes les personnes qu’elle croisait. Voilà pourquoi elle était euphorique que quelqu’un veuille bien l’accompagner prendre un bon déjeuner dehors. Elle gambadait donc, trop heureuse, parlant soixante fois trop, mais qui pouvait le lui reprocher ? Ok tout le monde, mais c’était tellement mieux d’être de bonne humeur. La blondinette continua de sourire et de parler, lui proposant de se servir, de ne pas hésiter, de faire comme chez lui, même si justement Poudlard était chez lui tout comme Poudlard était à tout le monde. Elle rit en écho à ses pensées. Se mordit la lèvre en se rendant compte que le poufsouffle ne devait pas la suivre, puis rigola encore parce qu’elle aimait trop rire. « Bon, le feu follet, tu te poses, tu bouges plus et tu manges tes chips en silence, s’il te plait. Juste trente secondes de silence, sinon tu vas vite me filer mal au crâne. Merci d’avance. » Elle se mordit la lèvre avant de croquer dans une chips. Le bruit que fit la chips la gêna, est-ce que cela risquait aussi de lui donner mal à la tête ? Elle ouvrit la bouche pour demander et se rendit compte que si elle parlait elle risquerait de le gêner encore plus. Alors tel un poisson elle referma sa petite bouche. Bon, que faire maintenant ? Elle n’osait plus manger de chips -trop bruyante- elle n’avait plus le droit de parler. OH TIENS. Elle allait compter jusqu’à 30, comme ça au moins elle respecterait vraiment ce que le jeune homme lui avait demandé. Elle sourit, fière de son idée, elle voulait mériter un gentil surnom et feu follet c’était trop gentil. Un, deux, trois, quatre, cinq. Pff, c’était trop long de compter. Elle ouvrit la bouche, non encore un effort, douze, treize, quatorze. Pourquoi jusqu’à trente c’était beaucoup trop, juste quinze suffisait non ? Dix-huit, dix-neuf, vingt. Allez Sarah tu peux le faire. La jeune fille ferma les yeux pour se donner du courage. Vingt-trois, vingt-quatre. « Ça te dérange si je fume, au fait ? » Ah au secours, il avait parlé avant que les trente secondes soient terminées. Que devait-elle faire ? Le lui dire ? Se taire encore ? Attendez, qu’avait-il dit ? La cigarette qu’il tenait dans ses mains était maintenant tout près de la bouche de Sarah. L’odeur remontait dans ses narines, la pauvre jeune fille faillit s’étouffer. Rien ne puait autant, à si peut être les bombabouses qu’elle avait reçu une fois dans les escaliers. Enfin ce n’était qu’un détail. Elle paniqua et commença à respirer un peu plus fort, que devait-elle faire pour ne pas vexer son compagnon du jour ? Elle aimait trop avoir de la compagnie, seulement si la cigarette restait sous son nez encore quelques secondes de plus elle risquerait de devoir partir en courant et en hurlant à la mort. A peine expressive la Sarah. « Je déconne Sarah, respires. » Oh c’était une blague, petit à petit la jeune fille retrouva sa respiration, puis son air soulagé et enfin son sourire. Elle respira comme il le lui dit, mais elle n’osait toujours pas manger ou parler. C’était très dur pour elle de se taire aussi longtemps, mais le jeune homme semblait heureux et faisait moins de grimace lorsqu’elle ne parlait pas, alors cela lui donna le courage de ne pas parler plus. « Je suis Nerio. Nerio De Massari. Je débarque d’Italie. » wah, la classe. L’Italie c’était où déjà ? Elle réfléchit un instant et perdit le fil de la conversation, il parlait de plein de choses pourtant, vite Sarah raccroche-toi. Elle sourit à pleines dents quand il parla de potion, c’est vrai que Janet et elles n’étaient pas vraiment douée. C’était facile de comprendre pourquoi personne ne voulait changer de binôme de potion et surtout pourquoi Sarah se retrouvait toute seule lorsque Janet était malade. Heureusement que ça n’arrivait presque jamais. La cinquième année rougit quand il continua. C’est vrai que c’était étrange, comment se faisait-il qu’elle n’ait pas peur de lui alors qu’elle était terrorisée en présence de n’importe quel garçon. Quant à sa réputation, la blondinette n’en n’avait jamais entendu parler. Elle fronça les sourcils pour tenter de réfléchir mais rien ne lui vint. Pourtant il disait être assis derrière elle en potion. Etrange. Elle haussa les épaules, Sarah n’avait pas un don pour remarquer les choses qui crevaient les yeux, seuls les détails la frappaient. «C’est peut-être pour ça que je suis sympa tiens.  » Elle rigola doucement, oui elle pouvait comprendre. Le soleil c’est bénéfique pour tout le monde, sans ça la vie est bien triste. « Je suis tellement d’accord, sérieux le soleil c’est la vie … oups, pardon. » Et voilà, évidemment la gamine s’était remise à parler alors que le jeune homme avait déjà précisé qu’elle parlait trop, mais en même temps c’était trop dur de se taire et… elle rougit et baissa les yeux. Se serrant les lèvres avec ses doigts, comme pour s’interdire d’ouvrir la bouche de nouveau. Elle eut l’impression que les quelques secondes qui s’écoulèrent durèrent des heures, mais en réalité Nerio reprit la parole bien assez vite, dissipant le malaise installé par Sarah. « Mais je veux bien te donner un coup de main pour tes potions, s’tu veux. » Oh. Des étoiles dans les yeux et un sourire béat sur les lèvres, la gamine ne sut comment le remercier. Même s’il parlait une langue bizarre, même s’il était nouveau, même si ce n’était sûrement pas la meilleure personne au moins il était chouette. Elle était heureuse d’avoir fait sa connaissance. Jugeant qu’elle pouvait boire maintenant parce qu’elle avait ouvert la bouche tout à l’heure sans s’attirer les foudres du jeune homme, elle se saisit de la bouteille de jus de citrouille et avala une bonne gorgée… « La seule personne que je connaissais ici en arrivant était Emily Spencer. Ma meilleure amie. »  … quelle recracha aussi sec. Heureusement que devant elle se trouvait de l’herbe et le lac et non pas une certaine personne dont le prénom commençait pas Ne et finissait par Rio. Elle se retourna lentement comme dans un film à suspense et regarda le jeune homme, finissant d’avaler sa gorgée. Il connaissait Emily et pire, il était son meilleur ami. « Désolée c’était pas très glamour, ça. »  lâcha la gamine entre ses dents. Elle ne savait pas quoi dire. Devait-elle le fuir ? Non, elle connaissait des gens qui appréciait Emily et qui était tout à fait sain d’esprit, comme Xander. Elle connaissait des gens qui aimaient Emily et qui étaient ses amis, comme Ellio.  C’était donc possible d’être l’ami de Sarah et d’Emily, mais était-ce possible d’être le meilleur ami des deux ? Non, sûrement pas, Nerio choisirait sûrement l’autre serpentard. Sarah haussa les épaules et s’allongea dans l’herbe en soupirant. Tant pis Nerio ne serait jamais qu’une connaissance, elle ne l’aurait pas comme ami, Emily ne le supporterait pas et Sarah n’était pas assez méchante et machiavélique pour lui faire un coup comme celui-là. Elle fixa le ciel pendant quelques instants, puis se souvint de ce qu’avait dit le jaune et noir. « je peux parler là ça ne te dérange pas trop ? » Ce n’était pas méchant et dans sa bouche cela ressemblait réellement à une demande de permission innocente, la jeune fille ne voulait pas gêner quelqu’un qui, de base, ne devait pas l’apprécier. Elle attendit une réponse de sa part, rougit quant à ladite réponse puis prit son courage à deux mains et ouvrit la bouche. « Je… qu’est-ce qu’elle a Emily d’extraordinaire ? Je veux dire, moi je ne l’aime pas parce qu’elle se moque tout le temps des gens qui sont plus … moins fort. Elle se moque de mon Matthew, elle critique les premières années, elle se bat, elle insulte, elle bouscule. Elle m’en veut parce que j’ai changé de camp alors que je l’ai fait pour Xander, ce n’était pas prémédité contre elle. Moi je ne veux que défendre mes amis et chaque fois, elle se moque. Elle ne peut pas être comme ça que avec moi quand même ? Si ? Tu crois ? Je ne comprends rien. J’aimerai bien moi être amie avec tout le monde, ça serait tellement mieux. » Naïve petite Sarah qui vit dans son monde rose et bleu, qui n’a peur que du lendemain et des chenilles, qui rêve d’une égalité parfaite entre chacun, qui oublie que le Lord contrôle poudlard avec une haine farouche. Un jour Sarah comprendra la cruauté des gens, mais ce n’est pas encore arrivé.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Mer 29 Jan - 10:31


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

Sarah l’amusait beaucoup. Elle était l’enfance incarnée pour Nerio. Un joli mélange d’énergie et de douceur, de crédulité et d’enthousiasme, de bonne volonté et de malice. Il aurait pu être dépassé, saouler par son comportement, mais étrangement, pour la première fois, ce ne fut pas le cas. Il se contenta de sourire devant ses manies, le mal qu’elle se donnait à ne pas parler, pour lui. Jamais l’italien n’avait pensé que ce serait si dur pour elle de se taire, car sinon il ne lui aurait probablement pas dit de le faire, en tout cas pas sur le ton qu’il avait employé. Mais c’était visiblement presque une torture pour elle, et il apprécia l’effort qu’elle faisait pour le parfait inconnu qu’il était à ses yeux.

« Je suis tellement d’accord, sérieux le soleil c’est la vie … oups, pardon. » Nerio leva les yeux au ciel, réellement amusé par la jeune fille. D’accord, ce n’était pas cool de sa part de se moquer d’elle ainsi, mais qu’y pouvait-il lui, si elle l’amusait ? Et puis il n’avait pas promis d’être cool avec elle. Mais quand même. Sarah l’avait fait sourire, sans le vouloir peut-être, mais elle y était arrivée. Une médaille pour la demoiselle, une ! L’italien avait parfaitement conscience d’être un espèce de vieux grincheux infâme depuis qu’il avait débarqué ici, mais il n’en avait pour ainsi dire, rien à faire. Et alors qu’il allait lui dire qu’elle pouvait parler, un peu, pas trop vite et pas trop longtemps, Sarah fit la chose la plus adorable du monde. S’empêcher de parler comme le font les enfants. Nerio se mordit violemment la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire devant cette scène. Cette fille était une gamine, une véritable gamine, et il adorait ça ! C’était tellement frais, tellement rafraichissant, tellement inattendu ! C’était comme revenir au temps où il courait dans les prés derrière chez lui, à la recherche d’un grand trésor, et qu’il tombait, avec ses copains de l’époque, sur  ce qui équivalait pour eux à un grand trésor et qu’ils faisaient la promesse du petit doigt de ne rien dire à personne, même pas à leurs mamans, et qu’ils se retrouvaient à se mordre très fort l’intérieur de la joue pour rien révéler.

Sarah était une machine à remonter le temps. Là où tout était simple et le monde était beau. Elle lui rappelait l’époque où rien ne lui faisait peur, parce que son père serait toujours là pour le défendre, l’époque où toute balade était une aventure, où un minuscule secret était la chose la plus dure à garder. Elle lui rappelait son enfance. Enfance chérie qui depuis bien longtemps était partie voir ailleurs, histoire de trouver de l’herbe plus verte dans le pré d’à côté. Le pré de Sarah était encore assez vert visiblement. Et c’était vraiment adorable. Même pour Nerio.

Ce qui était moins adorable par contre, c’était le crachas de jus de citrouille auquel il venait d’assister. Heureusement qu’il ne s’était pas relevé comme il l’avait prévu, juste avant que sa flemme monumentale ne l’en empêche. Il n’était pas trop adepte du maquillage jus de citrouille avec supplément salive. Mais il pouvait au moins déduire de cette réaction que ce n’était donc pas peu dire que les jeunes filles ne s’aimaient pas. Aucun risque de copinage entre elles. Au moins elles ne finiraient pas à glousser entre elles comme des dindes lâchées au détour d’un couloir. C’était un peu rassurant. « Désolée c’était pas très glamour, ça. » « Non, je confirme. » Le tout agrémenté d’un sourire moqueur en coin, emballé, c’est pesé et envoyé en pleine tête de la pauvre Poufsouffle. « Je peux parler là ça ne te dérange pas trop ? » Il prit le temps d’analyser la question. Était-elle vraiment en train de lui demander la permission de parler là ? Visiblement oui, ça n’avait rien d’une blague. Bon. Il fallait qu’il prenne note pour lui-même de ne plus dire à Sarah de ne pas parler. Elle prenait ça de manière un peu trop radicale… « Je promets de ne pas te manger si tu le fais, Sarah. »

Et elle posa la question. C’était évident que ça viendrait sur le tapis, pourtant. Mais il pensait qu’elle n’aurait pas le cran d’en dire autant sur ce qu’elle ressentait et pensait de sa meilleure amie. Le jeune homme du se rendre à l’évidence. On ne pouvait pas cerner Sarah avec autant d’aisance qu’il n’y paraissait. Elle était pleine de surprises. Naïve aussi, de vouloir être l’amie de tous, mais surtout pleine de surprises. La jeune fille était une boule à facette, en fait. Une face que l’on voit en cache trois autres. Et bonne chance à celui qui se risquerait à les compter. Nerio se redressa, attrapa une chips dans le sachet, prit le temps de la mastiquer avec application, but une gorgée d’eau avant de se recoucher, les bras derrière la tête, les yeux braqués sur le ciel au dessus de lui. « Emily est extraordinaire pour moi Sarah. Pour les autres, je ne sais pas, mais pour moi, elle l’est. Je la connais depuis très longtemps, aussi loin que remonte ma mémoire, elle était là. Elle a toujours été là, elle a toujours fait partie de ma vie. Et avant que l’on soit amis, c’était nos parents qui l’étaient. Ça doit expliquer pourquoi on s’est connu si jeunes. Nous deux ça dure depuis l’époque couches-culottes, Sarah. On a grandit ensemble, tous les deux. Je ne peux même pas t’expliquer. C’est comme sa moitié, son âme sœur, tu vois ? Mais en version amicale. Emily est mon autre moi, elle est mon moi féminin. Ça doit être… Euh, comment on dit déjà… Invraisemblable pour quelqu’un de l’extérieur, mais c’est comme ça. On s’est construit l’un à côté de l’autre, on a grandit, changé, évolué ensemble pendant longtemps, jusqu’à ce qu’elle aille à Poudlard. Ensuite on a arrêté de communiquer ensemble. Et je la retrouve maintenant. Alors tu vois, si pour moi elle reste ma meilleure amie, il est possible qu’elle ait changée et que je ne le sache pas, mais… j’en doute. D’aussi loin que je me souvienne, Emily n’a jamais été une tendre avec les gens qu’elle n’aimait pas. Et ça ne changera jamais. Ce n’est pas juste toi ou juste elle, Sarah, c’est vous deux, ça ne peut pas marcher, c’est tout. Tu n’y peux rien, elle non plus, c’est juste comme ça. Il y a des gens avec qui on est fait pour s’entendre et d’autres pas. Et même si tu l’a trouves méchante, injuste, pas aimable, et peut-être que tu as raison, sois certaine qu’elle te trouve tout autant de défauts. » Il repensa aux mots de la jeune fille et rit doucement en secouant la tête. « Tu dis qu’elle se bat, qu’elle bouscule et qu’elle insulte… Je plaide coupable pour ses traits là de sa personnalité. J’en suis en parti responsable, c’est moi qui lui ait apprit à se battre, à se défendre, verbalement et physiquement quand on était plus jeunes. Et ça me fait plaisir qu’elle s’en serve encore, n’en déplaise aux autres. Il n’y aura jamais un monde tout blanc ou tout noir, tu sais, où les gens seront tous amis entre eux, et où tout ira bien. C’est impossible, car on est pas fait pour tous s’entendre. Et oui parfois ça fait mal, parfois les gens te blessent Sarah, mais c’est comme ça. La vie est comme ça. Emily est comme ça, elle ne changera plus. Tu dois apprendre à vivre avec, à être au dessus de ça si tu ne veux pas que ça te pourrisse la vie. J’aime ma meilleure amie, et je suis fier d’elle, mais je peux comprendre que tu ne comprennes pas, ou ne sois pas d’accord avec sa manière d’agir. Il faut juste que tu… Sois plus forte qu’elle si tu ne veux plus lui laisser la possibilité de te moquer de toi. » Record de mots battus depuis qu’il était à Poudlard, ça, c’est sûr. Et il avait l’impression d’avoir parlé pour ne rien dire, aussi. Mais tant pis, au moins ça lui donnait matière à réfléchir.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Ven 4 Avr - 6:09


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.


Emily. Sarah n’avait pas de mots pour décrire sa haine envers la jeune fille. D’ailleurs dans un monde normal et sain d’esprit, les gens ne possédaient pas d’ennemi, voici la preuve irréfutable que Sarah n’avait pas encore grandit. Il lui fallait du temps, peut être qu’un jour la poufsouffle supporterait la présence de la verte et argent, peut être qu’un jour elles pourraient s’asseoir dans la même pièce, mais ce jour n’était pas arrivé. Pour l’instant, dès que l’une ou l’autre entendait le prénom de son ennemie, bam, ça partait au quart de tour. C’était instinctif, animal, physique. Et pourtant ces derniers temps Emily revenait bien trop souvent dans l’esprit de Sarah. Elle secoua la tête et posa sa question après avoir demandé le droit à la parole. Elle voulait comprendre comment les gens faisaient pour aimer la brune. Pour la première fois de sa vie Sarah prenait le chemin du pardon, au lieu de gravir la montagne de la haine et bizarrement cette route ne lui fit pas si mal. C’était même plus facile, plus naturel de s’inquiéter et de questionner. Alors que frapper, être collée, être frappée, ça c’était douloureux. Elle attrapa une chips et attendit que le jeune homme parle. Il allait sûrement lui apporter des informations qui ne lui plaisait pas, mais qu’importe, peut être allait-elle trouver un autre point pour blesser Emily ? NON. Elle avait décidé de faire bien les choses. Elle inspira et força une petite voix dans sa tête à être concentrée pour ne pas divaguer. Nerio avait vraiment l’air gentil, si lui pouvait apprécier Emily alors qu’il était à poufsouffle alors il y avait des chances que cela soit possible. Peut être que grâce à l’italien fraîchement arrivé la serpentarde arrêterait de se moquer d’elle uniquement pour sa maison ? Alors qu’elle se servait de nouveau dans le paquet de chips, le brun commença à parler. Et bizarrement c’est lui qui monopolisa la conversation, c’est lui qui raconta chaque détail avec le maximum de mot possibles. Sarah sourit et imagina les deux enfants, elle rit en voyant l’histoire évoluer. Elle ferma les yeux pour mieux visualiser tous les passages qu’il racontait. Elle voyait avec précision tout ce qu’il disait parce que son imagination était débordante, Emily avait une robe rose et des couettes, elle se battait avec un Nerio, les cheveux en bataille et portant une salopette. Ce n’était que des détails mais soudainement Emily lui parut plus humaine et plus vraie. Soudain le silence, il avait terminé de parler. Elle rouvrit les yeux et resta immobile. Elle ne voulait pas gâcher le silence qui s’était installé et pour une fois elle ne le trouva pas dur à vivre. Elle haïssait le silence, préférant la parole et tous les bruits possibles, mais cette fois-ci elle sentit qu’elle avait besoin de cet air frais qui caressait son visage pour comprendre et encaisser tout ce qu’il venait de dire. Elle n’osa pas se servir dans le paquet de chips, redoutant les sons produits. Finalement, elle se retourna, enfonça ses coudes dans la nappe, posa son menton dans ses paumes et murmura. « C’est beau comme histoire. » Elle songeait à ce que cela signifiait, elle songeait à tout ce que Nerio avait appris à Emily et soudainement la poufsouffle regretta de ne pas avoir appris tout cela. Très récemment, elle s’était enquit auprès de Roxanne pour apprendre les gestes et les paroles essentiels, mais la leçon s’était soldée par un échec. Sarah n’était pas capable, c’était trop tard pour elle. « Moi on ne m’a jamais appris ça, mes seules règles c’était ‘sois gentille et aime les autres’ alors évidemment je suis désavantagée.» finit-elle avant de rouler sur le dos pour regarder les oiseaux passer dans le ciel. Elle se fit un oreiller avec ses mains et bailla ouvertement. Comme si découvrir tout cela l’avait fatigué. Elle rit de sa propre bêtise et ouvrit la bouche pour parler quand elle se rappela la demande du poufsouffle. Elle soupira et une moue déçue d’elle-même se forma sur sa face. « J’suis désolée, je n’arrive vraiment pas à me taire. Mais tant qu’on y est, je peux continuer ? » demanda-t-elle avec un air si innocent et si mignon, que même un troll ne pouvait pas fondre devant un tel visage plein d’amour. Elle supposa qu’elle avait le droit, d’ailleurs elle l’avait vu sourire à deux reprise, finalement malgré son énervement face à ses tirades trop nombreuses, Nerio semblait l’apprécier. Elle n’était pas méchante dans le fond Sarah. Elle réfléchit un peu, car elle voulait parler de quelque chose qui n’énerverait pas le garçon, elle voulait faire des remarques intelligente, elle voulait paraître brillante à ses yeux, elle souhaitait ne plus ressemblait à la cruche qu’elle était. « Plus forte qu’Emily ? C’est pas facile ! On ne peut pas l’atteindre, tout ce qu’elle fait, c’est toujours … mieux que moi. Ne lui dis pas que je t’ai dit ça ! S’il te plait ! Elle va en profiter pour me charrier encore. » C’était étrange, en parlant avec Nerio, Sarah oubliait presque qu’il était forcément du côté d’Emily, il semblait ouvert et attention, il avait l’air de s’intéresser et pire, il avait l’air de vouloir l’aider. Normalement il n’aurait pas dû faire ça. Les copines d’Emily haïssaient Sarah juste parce qu’elleétait Sarah. Alors que lui non. Pas une seconde la blondinette ne pensa qu’il jouait un jeu ou qu’il était machiavélique. Beaucoup de monde l’aurait supposé, mais pas Sarah. Elle était bien trop habituée à voir le bon en chacun pour cela. « Merci d’être gentil au fait. » lança-t-elle sans trop savoir pourquoi, juste elle avait envie et elle ne laissait rarement ses envies s’enterrer surtout lorsqu’elles étaient facile à réaliser.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Sam 12 Avr - 5:45


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

« C’est beau comme histoire. » Ah bon ? Grande nouvelle. Nerio secoua la tête, pas du tout d’accord avec elle. Enfin, en partie. «  C’est beau dans une certaine mesure, Sarah. Tu n’as que la jolie partie de notre histoire, tout n’est pas rose et heureux. Il y a des choses qui ne peuvent pas être dites. Et je ne les dirais pas, mais tu dois savoir que c'est là, que ça existe. Rien n’est toujours tout blanc ou noir. C’est comme vous deux. Vous ne pouvez pas que vous détester. Ça ne marche pas comme ça. Il marqua une pause, repensant à ce qu’elle avait dit. Et j’ai fait d’elle ce que tu détestes, en partie au moins. Comment peux tu dires que c’est beau ? »

« Moi on ne m’a jamais appris ça, mes seules règles c’étaient ‘sois gentille et aime les autres’ alors évidemment je suis désavantagée.» L’italien ferma les yeux, amenant sa cigarette à ses lèvres, appréciant la sensation de la fumée qui se répandait dans sa bouche, dans sa gorge, appréciant l’idée du réconfort que ça allait lui apporter, avant d’expirer, laissant s’envoler des volutes de fumée blanche dans les airs. C’étaient de belles règles, mais absolument nulles. Aucune utilité. Aucun intérêt, si ce n’est être la gentille petite fille que tout le monde peut briser, peut bousculer, peut malmener. Mais pour autant, il ne la trouvait pas fragile. Juste naïve. « C’est vrai que ce sont des règles de merde. Comment tu veux t’en sortir avec des trucs comme ça ? C’est débile. On devrait apprendre à un enfant à se défendre et à … Affronter le monde. Pas lui donner les façons d’être… » Désarmée ? Mise au banc ? Cassée ? Brisée ? Rejetée, malmenée, moquée, titillée ? Non, il ne pouvait pas lui dire ça. Oh, avant il l’aurait surement fait, mais bon sang, cette école le changeait ! Il devenait plus gentil, plus prévenant avec les inconnus… Non, avec les inconnues. « J’suis désolée, je n’arrive vraiment pas à me taire. Mais tant qu’on y est, je peux continuer ? » Okay, décidément, il devait vraiment faire attention au moindre son qui sortirait de sa bouche en présence de Sarah, elle prenait ça un peu trop à cœur. « Tu es lancée, alors vas-y, je vais pas t’en empêcher hein …» Sauf que dit comme ça, ça ne paraissait pas très aimable non plus. Oh, et puis tant pis. Il ne fallait pas non plus exagérer, il n’allait pas devenir un nounours à la guimauve dégoulinant d’amour du jour au lendemain, et surtout pas dans un cadre aussi scolaire… Yerk !

« Plus forte qu’Emily ? C’est pas facile ! On ne peut pas l’atteindre, tout ce qu’elle fait, c’est toujours … mieux que moi. Ne lui dis pas que je t’ai dit ça ! S’il te plait ! Elle va en profiter pour me charrier encore. » Nerio ouvrit un œil, avant de tourner son visage vers Sarah, l’observant à moitié à la dérobée. Ainsi c’était ça. Un manque total de confiance en elle. Il ne put s’empêcher de hausser un sourcil, réellement partagé entre confusion, exaspération et consternation. « Elle ne fait rien mieux que tu ne le fais, Sarah. Ou que moi. Elle a juste une confiance en elle que toi tu n’as pas, de toute évidence. C’est là que ça se joue. Emily est humaine, elle est ton égale. Sauf qu’elle manie ses armes, et que vous n’avez pas les mêmes. Et elle a sa confiance pour elle. » Dans la logique des gens, Nerio devrait se ranger du côté d’Emily, noter chaque détail de Sarah, ses failles, ses doutes, tout. Mais Nerio n’était pas dans la logique des gens. Il aimait sa meilleure amie, il l’aimait vraiment, il se placerait devant elle pour recevoir à sa place un sortilège impardonnable si l‘occasion se présentait, mais il pouvait l’aimer comme il le faisait, il avait besoin d’autres personnes autour de lui. Pas forcément énormément de monde, il préférait être seul que mal accompagné, mais jamais il ne se priverait d’une possible amitié pour Emily. Et il espérait que cette dernière ne soit jamais celle qui lui demanderait de choisir, parce qu’il finirait toujours par choisir l’autre. « Je ne dirais rien, je ne suis pas comme ça. » Peut-être aurait-il du rajouter, pas avec toi. Mais trop parler, c’est mauvais pour la santé. Selon lui, encore.

«
Merci d’être gentil au fait. » Le Poufsouffle tenta bien de réprimer son sourire, puis son rire, mais ce fut aussi vain que le jour où sa mère tenta de lui faire mettre un pantalon de costume pour être présentable à un repas de famille. Il lui sembla que son rire retentit dans le parc comme le glas d’une église dans un village endeuillé, et lui se tut aussi brusquement qu’avait éclaté son rire. Mais le sourire resta lui, pendu au coin de sa lèvre inférieure, comme une marque indélébile de la naïveté et de l’adorabilité - ce n’était pas un mot, ça, il en était sûr - de la remarque de la jolie blonde. « Tout le plaisir est pour moi, Sarah. Mais ne le dis pas aux autres, je ne veux pas à avoir à être gentil avec tout le monde parce que je le suis avec toi ! »

Et maintenant, qu’était-il censé faire ? Laisser la place au silence, apprécier les premiers rayons de vrai soleil, jusqu’à ce que ceux-ci aient disparus ? Lui proposer une ballade dans le parc ? Mais diable, pourquoi et à quoi bon ? Il n’était pas fait pour entretenir les conversations lui, il faisait juste les « mmmmhs » d’appréciation, pour manifester son accord ou au contraire, son désaccord, mais jamais il ne lançait un sujet de discussion. Il était d’ailleurs presque sûr que ce qu’il pouvait proposer ne l’intéresserait pas. Alors, c’était quoi le plan maintenant ? Fuis à toutes jambes ! Mais c’est nul ça comme plan, Conscience,  tais toi si c‘est pour dire des conneries pareilles ! On abandonne pas une fille dans un parc toute seule ! Il n’était pas un chevalier servant, lui c’était plutôt le bandit des grands chemins, ou des plus petits, dépendant des situations. Mais il avait des principes, qui parfois lui pourrissaient l’existence, mais là n’est pas le sujet. Sa question là, c’était savoir quoi faire de Sarah. Ou ce qu’il devait faire avec elle. Il chercha à tâtons le paquet de chips, avant d’abandonner et de faire l’effort de se redresser sur les coudes. Manque de bol, c’était vraiment trop loin pour lui, même pour de la bouffe. Il tendit une main défaitiste vers une pomme, déjà déprimé de devoir manger ça, à cause de sa flemme intergalactique. C’était quand même moche, si on réfléchissait bien. Il se retrouvait à manger un fruit, juste parce qu’il n’avait pas envie de bouger ses fesses de trois centimètres. Dramatique. Elle était consternante, sa conscience, parfois. Jamais là où il faut, mais partout où on ne l’attend pas.
« Bon… De quoi tu veux parler ? » Au moins, ça mettait les points sur les i. Il n’allait pas faire la conversation. Fallait pas déconner.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Jeu 17 Avr - 2:15


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.



La première chose que Sarah n’avait pu s’empêcher de remarquer, c’était que Nerio était patient avec elle. Certes, beaucoup de monde l’était, mais d’habitude les gens qui ne la connaissaient pas n’étaient pas aussi sympathiques. Seulement la blondinette semblait à l’aise avec le jeune homme. Cela ne faisait que quelques minutes et pourtant elle osait ouvrit la bouche, le contredire et lui répondre. Comme si elle avait réellement évolué depuis le début de la conversation, ou qu’alors le bel Italien avait réellement un pouvoir de rendre les gens calme et détendu en sa présence. « Oh ce qui est beau c’est la marque d’amitié qui vous uni. Enfin je trouve, après c’est peut être comme le dit Pete, que j’ai un cerveau bizarre. » Sarah fronça les sourcils en essayant de se souvenir de ce que le jeune homme lui avait dit. Il s’était beaucoup moqué d’elle, ce n’était pas facile de mémoriser tout ce qui lui avait été raconté. Elle se perdait déjà dans ses propres pensées, comment pouvait-elle se souvenir de celles des autres ? Sarah sourit, c’était sa façon de faire lorsqu’elle était gênée, perdue, ou même qu’elle n’avait juste plus rien à dire. « C’est vrai que ce sont des règles de merde. Comment tu veux t’en sortir avec des trucs comme ça ? C’est débile. » Les yeux de la jaune et noire s’écarquillèrent avec étonnement. Certes il ne lui devait rien, mais il était bien trop franc. Heureusement la demoiselle ne se vexait pas pour rien -sinon elle n’avait plus qu’à s’enterrer au fond du parc de Poudlard et elle serait tranquille- mais tout de même, pourquoi remettre en cause toute son éducation ? Elle hocha la tête d’un air lâche, elle préférait approuver que de se confronter. Elle avait souvent fait ça pour se sauver de nombreuses situations. C’était bien plus simple. « On a pas tous la chance d’avoir eu des amis super dans notre enfance, mes seuls voisins étaient des moldus. » expliqua-t-elle pour justifier son manque de règles de la vie. Est-ce qu’elle sous-entendait que les moldus ne se battaient pas ? Ou qu’ils étaient tout assujettis ? Certainement pas, c’était juste qu’elle n’avait pas une relation si sincère, les sorciers ne devaient pas dévoiler leur véritable nature et Sarah détestait mentir de la sorte, alors elle préférait avoir peu d’amis pour n’avoir que très peu à mentir. Et étant gamine, elle avait encore plus de mal à s’approcher des garçons qu’actuellement… alors apprendre la dureté de la vie avec des chochottes ce n’était pas une chose aisée. « Très sympa à vrai dire, mais bon ma seule motivée pour me battre c’était mon petit frère qui a six ans de moins que moi, donc c’était pas très facile… » Et puis jamais Sarah n’aurait levé la main sur Fabien. Un sourire s’étala sur ses lèvres lorsqu’elle songea à son petit frère, bientôt il rejoindrait poudlard et ça, ça allait être vraiment cool. « Tu avais des moldus pas loin de chez toi toi aussi ? » Parler des moldus avec un tel détachement ne se faisait pas, surtout pour l’obscur qu’elle était maintenant, seulement cela ne l’avait jamais gênée. Elle ne savait pas bien pourquoi cette haine autour de ces humains tout à fait normaux, juste sans pouvoirs, s’était développée. Sarah aurait bien aimé comprendre, mais les discours des gens qui avaient tenté de lui expliquer avait plus ouvert de questions qu’offert de réponses.

La discussion dériva plus précisément sur Emily et la jaune écouta avec attention tout ce que le jeune homme lui apprenait, pour comprendre son ennemie. Quelques minutes plus tôt l’italien lui avait expliqué que ce n’était pas tout noir ou tout blanc. Sarah aurait bien voulu le croire, mais elle ne voyait pas comment apprécier la serpentarde. « Elle a juste une confiance en elle que toi tu n’as pas, de toute évidence. C’est là que ça se joue. Emily est humaine, elle est ton égale. » Les paroles du brun la laissait perplexe. Ainsi c’était là, la seule différence ? Comment était-ce possible ? Elle ferma ses yeux et essaya de sentir ce puits de confiance en soi absolu. Celui qu’elle n’avait jamais ressenti et bien vite elle abandonna. Non, ce n’était pas pour elle ça, Sarah était condamnée à se faire battre par la confiance d’Emily, parce que non, elle ne serait jamais égales. La blondinette se mordit la lèvre, honteuse. Emily allait l’apprendre et elle serait encore plus foutue. Certes, c’était Sarah qui avait lancé le sujet sur Emily -enfin relancé- mais comment pouvait-elle s’en sortir maintenant ? Nerio allait tout raconter et elle serait humiliée avec encore plus de force. Tant pis, elle comprenait la loyauté des amis… « Je ne dirais rien, je ne suis pas comme ça. » Elle releva son doux regard vers le jeune home. Alors là, ça si ce n’était pas de la gentillesse pure et dure. L’étonnement qui émanait de la demoiselle se traduisait par sa bouche grande ouverte, pourquoi faisait-il cela pour elle ? Qu’avait-il à gagner ? Une flamme brûla dans le cœur de la demoiselle, elle qui avait toujours cru dans l’humanité, elle qui vivait dans un monde de bisounours … voilà ! elle avait raison ! Elle avait eu raison depuis le début, maudis soient ceux qui avaient voulu la remettre sur le chemin de la peur et de la trahison. Non, la gentillesse gratuite, ça existait vraiment. Sarah le savait. La blonde se pencha pour attraper des chips et en avala une bonne poignée, c’était pour se distraire car elle savait qu’elle était en train de rougir. Elle trouva la force de lui murmurer qu’il était bien aimable, malgré l’attitude qui laissait penser le contraire. Quoiqu’il avait accepté sa proposition de repas en plein air alors qu’il ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam. « Tout le plaisir est pour moi, Sarah. Mais ne le dis pas aux autres, je ne veux pas à avoir à être gentil avec tout le monde parce que je le suis avec toi ! » La demoiselle partit dans un grand éclat de rire et le questionna. « D’accord, je dirais rien, s’tu veux je pourrais dire aux autres de ne pas t’approcher parce que tu fais peur même. Ah ah. Non mais pourquoi tu ne veux pas être gentil avec les autres ? C’est pas trop génial cool d’être gentil ? Moi j’aime bien les gens gentils. » Les paroles de la demoiselle n’avaient aucun sens, mais ses yeux brillaient avec conviction, si bien qu’on le devinait clairement. Sarah s’allongea dans l’herbe et regarda le ciel. Elle avait fini de manger et n’avait plus faim. C’était une première, en même temps elle avait presque mangé toutes les chips à elle toute seule, elle se demanda un instant si le jeune homme n’en voulait pas, mais le vit du coin de l’œil attraper une pomme. Alors elle se rallongea et admira le ciel. Elle se disait que la conversation tournait vers la fin et qu’elle allait devoir partir. Elle n’en avait aucune envie, mais Nerio avait déjà était suffisamment gentil, elle ne voulait pas abuser de sa gentille. « Bon… De quoi tu veux parler ? » Elle sourit de bonheur, c’était lui qui relançait… elle n’avait pas besoin de se sentir coupable. Désolée mon pauvre Nerio, mais tu t’es engagé pour toute l’après-midi maintenant. « Oh je pourrais parler de milliards de choses, mais j’avoue que je ne connais pas grand-chose sur toi. » Elle se rappela les paroles de Pete, il lui avait dit que cela ne se faisait pas de questionner les gens qui ne sont clairement pas tes amis, et que c’était indiscret et dérangeant. Elle soupira et se retourna -les coudes dans l’herbe, la tête dans les paumes et le ventre sur la nappe- vers le poufsouffle et lui déclara. « Pete m’a expliqué que j’étais trop directe, mais je ne sais pas comment poser mes questions autrement. Fin je veux dire tu viens d’Italie et tu es arrivé en cinquième année, tu dois avoir une vie fascinante, je ne savais pas qu’il y avait une école en Italie. En fait je ne savais pas qu’il existait des écoles ailleurs je crois. Ah si Marloes vient de France non ? Bref, si tu peux me raconter des trucs que je ne connais pas du tout sur le monde hors de l’Angleterre, je serais trop contente… » Comment mettre les pieds dans le plat en quelques secondes. Seulement ce n’était pas de sa faute, Sarah ne pouvait pas savoir qu’il n’avait pas envie d’en parler. Elle réfléchit tout de même un instant et se dit qu’elle pourrait rattraper son coup. Alors elle se remit sur le dos et admira les quelques nuages dans le ciel. « Mais si tu n’as pas envie, on peut regarder les nuages. Tiens lui il a une forme de lapin, enfin si tu images que le bout là à gauche c’est sa tête et que ses pattes ont été coupées, mais sinon ça fait un lapin, non ? » L’innocence de la petite restait fidèle à elle-même. Sarah ne faisait pas exprès de mettre les pieds dans le plat, souvent elle n’en avait même pas conscience jusqu’à ce qu’on lui dise clairement de ne plus jamais parler de cela.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Dim 29 Juin - 8:53


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

« Oh ce qui est beau c’est la marque d’amitié qui vous uni. Enfin je trouve, après c’est peut être comme le dit Pete, que j’ai un cerveau bizarre. » La marque d’amitié ? Genre, comme les marques, marques de vêtements, d’ustensiles de cuisines, de poules ? Non, non on dit race de poules. Voilà. Non mais, pourquoi marque ? Il était largué là, le pauvre petit. Ça faisait une éternité qu’il n’avait plus parler anglais, séparé d’Emily, et elle venait avec son histoire de marque d’amitié. Ouais, définitivement perdu le Nerio, à mille lieux de comprendre ce qu’elle voulait lui dire. Mais il n’allait pas la faire répéter ou s’expliquer, fierté mal placée oblige. Il se contenta d’hocher la tête et de noter dans un coin de son cerveau à lui, qu’il espérait non bizarre, que ce Pete ne prenait pas non plus de pincettes avec Sarah. Au moins il n’était pas le seul à être un peu brusque avec elle. Mais peut-être que Pete était un de ses amis, alors peut-être que lui, il pouvait se le permettre. Quand bien même, Nerio se permettait tout seul d’être comme il était avec Sarah. Et personne n’allait changer ça, surtout qu’elle n’avait pas l’air de s’en offenser.

Quand elle lui servit les yeux version merlan frit, Nerio revint sur sa pensée. En fait elle s’en offensait un peu. Okay, il n’aurait pas du dire qu’elle avait eu des règles de merde, que c’était débile et donc insinuer qu’elle ne s’en sortirait jamais dans la vie, mais c’était sortit tout seul, vraiment ! Et puis c’était un peu vrai, alors tant pis. Il n’allait pas revenir sur ce qu’il avait dit en lui promettant monts et merveilles pour l’avenir avec cette façon d’être, alors que ce serait lui mentir. «  On a pas tous la chance d’avoir eu des amis super dans notre enfance, mes seuls voisins étaient des moldus. » Celle-là, il ne l’avait pas vu venir, mais alors vraiment pas. Et c’était comme se prendre comme un coup de manche à balai dans les dents. Douloureux. L’italien ne put même pas se retenir de grincer des dents et de serrer les poings. Il n’avait pas eu de super amis si il y repensait. A l’époque, il les considérait comme tels, mais depuis, certaines choses avaient changées, s’étaient brisées, dont son nez par exemple. Il desserra un peu les poings lorsque la douleur de ses ongles plantés dans ses paumes fut plus importante que sa colère, et il se rendit compte qu’il avait manqué une partie de la discussion. «  Tu avais des moldus pas loin de chez toi toi aussi ? » Nerio souffla longtemps avant de répondre, pour maitriser sa voix. « Il n’y avait que ça pas loin de chez moi, Sarah. En Italie, les sorciers ça court pas vraiment les rues. Et non, on a pas tous la chance d’avoir des super amis dans notre enfance. » Et elle pourrait toujours courir pour qu’il lui en dise plus. C’était méchant de penser cela, mais il s’en moquait. Elle lui avait pourri son groove là. Plomber l’ambiance en une leçon par Sarah, à acheter dès à présent dans toutes les librairies de Londres et sur le Chemin-de-Traverse ! C’était quoi son excuse à elle ? Elle se laissait marcher sur les pieds parce qu’elle avait appris à marcher en étant entourée de gosses en couche culotte qui ne développeraient jamais un quelconque talent pour la magie, parce qu’elle n’avait jamais pu parler magie ou ce genre de trucs avec d’autres enfants de son âge ? Mais lui non plus ! Et il n’était pas là à faire la carpette bon sang !


« D’accord, je dirais rien, s’tu veux je pourrais dire aux autres de ne pas t’approcher parce que tu fais peur même. Ah ah. Non mais pourquoi tu ne veux pas être gentil avec les autres ? C’est pas trop génial cool d’être gentil ? Moi j’aime bien les gens gentils. » Le Poufsouffle haussa un sourcil, incapable de se décider sur l’attitude à adopter avec elle. Elle devait vraiment venir d’une autre planète cette fille, ça ne se disait pas des trucs comme ça, la majorité des gens n’en ayant juste rien à taper. « C’est fatiguant d’être gentil Sarah. Je peux faire des efforts. Mais pas pour tout le monde. » Et juste comme ça, il venait aussi de plomber l’ambiance, il en était presque certain. Mais c’était dit alors tant pis, si ça ne lui convenait pas, il ne la retiendrait pas.


« Oh je pourrais parler de milliards de choses, mais j’avoue que je ne connais pas grand-chose sur toi. » Elle avait donc décider de rester. Oh, lui ne l’aurait probablement pas fait, mais qu’importe. Il avait du temps à perdre, alors il pouvait bien rester là avec elle et l’écouter parler. Il suffirait qu’il lui donne un sujet de conversation, et l’italien était sûr qu’elle serait lancée pour l’après midi. « Pete m’a expliqué que j’étais trop directe, mais je ne sais pas comment poser mes questions autrement. Fin je veux dire tu viens d’Italie et tu es arrivé en cinquième année, tu dois avoir une vie fascinante, je ne savais pas qu’il y avait une école en Italie. En fait je ne savais pas qu’il existait des écoles ailleurs je crois. Ah si Marloes vient de France non ? Bref, si tu peux me raconter des trucs que je ne connais pas du tout sur le monde hors de l’Angleterre, je serais trop contente… » Nerio sentit le sang quitter brusquement son visage et il se mordit la langue pour ne pas dire tout haut ce qui venait de traverser son esprit. C’était méchant et la pauvre jeune fille ne pouvait pas savoir qu’elle mettait les pieds dans le plat, avant de rajouter une couche de plus, histoire de bien l’achever. Il devait avoir l’air salement méchant ou juste pas du tout prêt à parler, car elle fit machine arrière toute et changea de cap. « Mais si tu n’as pas envie, on peut regarder les nuages. Tiens lui il a une forme de lapin, enfin si tu images que le bout là à gauche c’est sa tête et que ses pattes ont été coupées, mais sinon ça fait un lapin, non ? » Le jeune homme eut beau chercher, il ne trouva pas le lapin en question. Le lion oui, l’oiseau à l’aile manquante, oui, et même le canoë, mais le lapin resta introuvable.

Il tâtonna dans sa poche, en sortit son briquet et ralluma la fin de sa cigarette, qu’il prit le temps de finir avant de parler. « Y’a pas d’école en Italie. Et je suis arrivé au milieu de ma sixième année Sarah. Et Marloes était bien en France avant. » Le Poufsouffle se frotta ses yeux avant de se tourner vers Sarah. « Tu voudrais savoir quoi sur le monde ? » Et lui, que pouvait-il bien lui dire ? Il y avait des pans entiers de sa vie qui n’appartiendraient jamais qu’à lui et qu’il ne raconterait jamais. Ils étaient nombreux, envahissants et parfois terrifiants. Alors oui, tiens, qu’est-ce qu’il pourrait bien lui dire sur le monde ? Que le monde fait peur et que les gens vous trahissent ? Qu’il fait beau vivre partout ailleurs qu’ici ? Que les gens sont des fous et que la guerre qui fait battre leur cœur ne s’étendra jamais au-delà des frontières du Royaume-Uni ? Foutaises. « En Italie il fait toujours beau. Même en hiver. Il ne fait jamais très froid, et il pleut beaucoup moins qu’ici. Les gens sont très souriants. On aime parler, beaucoup et souvent très fort. Par contre, on conduit très mal, et pas du même côté qu’ici. » Il savait qu’elle voyait de quoi il lui parlait, après tout, elle avait grandie dans un monde moldu. Le même que le sien, à quelques détails près. Son père à elle n’était probablement pas mafieux, et elle n’avait probablement jamais entendu des gens hurler très fort à des heures improbables de la nuit dans son jardin quand elle avait sept ou huit ans. « Dès le printemps, les touristes arrivent. Ils s’émerveillent devant des choses qui nous sont familières. Les marchés, les fruits et les légumes mûrs, qu’on cueille juste avant de les vendre, le bruit des criquets dans les champs de blés… » Même en se concentrant très fort, il n’arrive pas à défaire l’étau qui enserre sa poitrine. « En Italie il y a souvent des lucioles, pas vraiment chez moi, on habite dans l’intérieur des terres, mais quand tu vas près de la mer, y’en a vraiment beaucoup. Parfois les enfants les chassent, mais ils y arrivent jamais. Et c’est à la mer que tu as les plus beaux couchers de soleil du monde Sarah. Les couleurs sont magnifiques, et c’est comme si on peignait tout en nuance de rouge et d’orange, c’est comme être dans un autre monde. Et on mange tout le temps des pâtes, ça c’est vrai, c’est pas un mythe ! » Il lâcha un tout petit gloussement adorable et passa une main dans ses cheveux. « En France, ils ont pleins de pâtisseries pleines de beurre et ils appellent ça… des croissants » L’italien fit de son mieux pour ne pas écorcher le mot, qu’il prononça en français, bien évidemment, avec un air très concentré, désireux de bien faire. « C’est vraiment bon, mais je trouve que parfois ça sent trop le beurre. Les français ils râlent beaucoup, un peu comme nous. Et tout est cher là bas. J’y allais parfois avec mes parents et ma sœur, parce que c’est joli là bas, mais ma mère disait toujours que c’était trop cher, que le café qu’elle commandait au restaurent c’était pas celui du président alors elle comprenait pas trop les prix… Mais entre temps, j’ai compris que c’était Cannes où on allait. Alors bon, ça explique tout. » Il haussa les épaules. Parfois, le comportement de sa mère lui échappait, il ne la comprenait pas.

Il leva le nez vers le ciel et pointa soudainement un nuage dans le ciel « Regarde ! On dirait une tortue ! » Comment ça, il s’était pris au jeu ?



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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Mer 10 Sep - 7:16


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.




Sarah se sentait bien ici avec Nerio, au début il était vrai qu’elle avait eu un peu peur. Après il s’était mis à fumer et elle avait paniqué, mais maintenant il était gentil. Oh parfois il disait les choses qu’il avait à dire, mais Sarah avait l’habitude d’être rabaissée. Elle n’aimait toujours pas cela, et détestait sentir ce coup dans le cœur qui lui montrait qu’elle était totalement nulle, mais elle préférait baisser la tête sans rien dire. Et puis Nerio disait aussi des tas de choses sympathique quand il le voulait. Elle sourit et resta allongée. Elle aimait être dehors. Elle qui avait toujours vécu dans la campagne, dans une maison où le vent passait la nuit, où l’on était obligé de mettre des sceaux pour ne pas retrouver la maison trempée, où l’on courrait dehors au moindre rayon de soleil, détestait être enfermée à longueur de temps dans le château. Même si elle adorait la bâtisse. « C’est fatiguant d’être gentil Sarah. Je peux faire des efforts. Mais pas pour tout le monde. »  Un éclat de rire joyeux traversa ses lèvres. « Je ne me moque pas, je te trouve si naturel, j’aime beaucoup ça. Et merci alors, je mesure ma chance. » murmura la jeune fille pour s’expliquer. Elle riait parce qu’elle était joyeuse et heureuse d’être en si bonne compagnie. C’est vrai, elle aurait pu tomber sur n’importe qui d’autre en réalité. Elle avait eu de la chance. Elle savait qu’elle en avait souvent en réalité. Elle lui sourit encore et termina enfin le paquet de chips qui la narguait depuis le début.

Quelques minutes plus tard, elle osa lui demander des précisions sur sa vie. Elle n’osait pas souvent, mais là elle se sentait en confiance. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle ne le regardait pas. Comme si elle ne voulait pas le forcer ou le gêner. Comme si son regard pouvait faire pire que ses mots. Quelle idiotie. Alors qu’elle changeait de sujet, parce qu’elle l’avait vu rallumer sa clope sans lui répondre, il se mit à parler. « Y’a pas d’école en Italie. Et je suis arrivé au milieu de ma sixième année Sarah. Et Marloes était bien en France avant. » Elle se mordit la lèvre, elle avait encore fait une boulette, une de plus. Elle sourit, au comble du bonheur qu’il accepte de lui parler. « Tu voudrais savoir quoi sur le monde ? » Tout, avait-elle envie de répondre. Elle voulait savoir la couleur des villes, la taille de sa maison, la couleur des tuiles, le visage des personnes qu’il avait rencontré, des détails quoi ! « Chais pas, ce que tu veux. A part la campagne anglais, le chemin de traverse -et encore- et Poudlard, je ne connais rien. » Ses yeux brillaient d’excitation. Elle adorait découvrir de nouvelles choses, elle adorait apprendre, elle adorait la magie, elle adorait les payages. Elle avait eu des photos, une fois Nicéphare lui avait montré d’autres lui, elle était tombée amoureuse de l’Afrique. Alors elle espérait qu’avec ses mots Nerio allait la rendre amoureuse de l’Italie. « En Italie il fait toujours beau. Même en hiver. Il ne fait jamais très froid, et il pleut beaucoup moins qu’ici. Les gens sont très souriants. On aime parler, beaucoup et souvent très fort. Par contre, on conduit très mal, et pas du même côté qu’ici. Dès le printemps, les touristes arrivent. Ils s’émerveillent devant des choses qui nous sont familières. Les marchés, les fruits et les légumes mûrs, qu’on cueille juste avant de les vendre, le bruit des criquets dans les champs de blés… En Italie il y a souvent des lucioles, pas vraiment chez moi, on habite dans l’intérieur des terres, mais quand tu vas près de la mer, y’en a vraiment beaucoup. Parfois les enfants les chassent, mais ils y arrivent jamais. Et c’est à la mer que tu as les plus beaux couchers de soleil du monde Sarah. Les couleurs sont magnifiques, et c’est comme si on peignait tout en nuance de rouge et d’orange, c’est comme être dans un autre monde. Et on mange tout le temps des pâtes, ça c’est vrai, c’est pas un mythe ! » Elle s’était relevée et avait appuyé ses  coudes dans la terre avant de poser son menton dans ses paumes. Elle buvait chacune de ses paroles, elle essayait d’imaginer des bruits et des odeurs qu’elle ne connaissait pas. Au début elle avait fermé les yeux pour mieux imaginer, mais elle avait vite été captivée par les lèvres du jeune homme qui bougeaient à une vitesse folle. Elle aimait cette course au son, elle aimait voir qu’il était passionné et qu’il aimait son pays. Elle rêva des couchers de soleil. « En France… » La jeune fille releva la tête, elle n’avait toujours pas compris qu’il n’avait pas vécu uniquement en Italie, malgré toutes les fois où il le lui avait expliqué. Elle sourit et l’écouta parler de ‘crwassan’, mot qu’elle n’avait jamais entendu auparavant, avec délice. Il parlait bien et elle était à fond. Quand il eut terminé sur une histoire de café -beuârk, elle n’aimait pas ça- elle se rallongea sur le dos et ferma les yeux pour graver tout ce qu’il lui avait dit à tout jamais dans son cœur. Elle garda le silence, elle ne voulait pas gâcher cet instant. «Regarde, on dirait une tortue ! » C’est la voix de Nerio qui la sortit de sa rêverie et elle écarquilla les paupières. Elle chercha dans le ciel là où il l’indiquait. « HIII JE VOIS. » hurla-t-elle de bonheur. « Enfin un peu grosse quand même comme tortue tu trouves pas ? Genre sa tête est beaucoup trop grosse normalement c’est mini non ? » Elle était si heureuse qu’il se laisse aller à admirer les nuages après lui avoir parlé. Il était vraiment trop extra. Elle plissa les yeux et chercha une autre forme dans le ciel, pour relancer. « Oh, regarde l’éléphant qui arrive ! Attends, non, le long coup c’est la girafe ? Je les confonds tout le temps les deux. » demanda-t-elle. C’était dingue qu’elle arrive à les confondre de la sorte, elle n’avait jamais su lequel était lequel. Elle rêvait un jour d’aller en Afrique pour les voir en vrai. Oui, c’était ça son nouveau rêve : quitter l’Angleterre et faire des safaris en Afrique. « Je voulais te dire.. merci. Je sais que je ne suis pas facile à vivre, c’est Cassiopée qui dit ça tout le temps, mais toi tu es resté et tu m’as fait rêver. Oui, mon plus grand rêve maintenant c’est d’aller voir l’Italie. Ça m’a l’air tellement fantastique comme pays. Et même de manger des crwazans ! C’est ça ? Et puis, mah, c’est trop chouette de visiter des pays. Ya quoi comme métier qu’on peut faire pour aller dans tous les coins du monde ? Tu saurais ? » Sarah avait tout le temps plein de question et encore elle s’était empêchée de lui demander ce qu’il voulait faire comme métier et s’il voulait retourner en Italie. La réponse lui paraissait tellement évidente en réalité qu’elle n’avait pas osé la poser, car comment ne pas vouloir retourner dans ce pays si parfait ? Même si les gens crient beaucoup -en fait pour Sarah c’est même un point positif. « Oh et là c’est une chèvre qui bouffe un chou ! Enfin c’est peut être pas un chou, mais moi je trouve ça plus cool si elle bouffe un chou. Qu’est-ce que tu en dis ? » Oui, passer du coq à l’âne en moins de deux secondes, c’est la spécialité de Sarah Mandleton mes amis.

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MessageSujet: Re: Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. (nériah)   Sam 18 Oct - 11:20


Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.
Neriah.

« Je ne me moque pas, je te trouve si naturel, j’aime beaucoup ça. Et merci alors, je mesure ma chance. » Il sourit en retour. Il souriait beaucoup avec Sarah en fait. Elle était un rayon de soleil à elle toute seule, dans le même genre que celui qui caressait sa peau et qui le faisait plisser des yeux, mais un peu différent tout de même. Plus éclatant peut-être. L’italien reste silencieux, considérant le fait qu’elle le trouvait naturel. Avec elle ? Non, il prenait des pincettes. Il n’était pas encore totalement naturel, et il ne le serait probablement jamais. On ne brusque pas une petite princesse. On ne s’autorise jamais à être naturel avec une princesse, on ne voudrait pas la froisser, ou lui faire du mal. Ce pays te ramolli, mon pauvre garçon. Il s’accorda avec sa conscience, sur ce coup là. Mais il pouvait bien être ramollo du genou, pour un temps. Qui sait ce que l’avenir leur réserverait…

Nerio apprécia sincèrement chaque minute qu’il passa avec Sarah. Elle n’avait rien en commun avec ses fréquentations habituelles, elle ne savait pas que parfois, elle marchait dans des zones dangereuses, elle faisait preuve d’une curiosité qu’il trouvait fascinante quoique légèrement exaspérante. Et il se surprit lui-même à aimer ces moments.

« Chais pas, ce que tu veux. A part la campagne anglais, le chemin de traverse -et encore- et Poudlard, je ne connais rien. » La confession le laissa un instant sans voix. Il ne concevait pas qu’on puisse laisser un enfant dans l’ignorance du monde qui l’entoure. Lui avait rêver de voyages et de grandes découvertes dès l’instant où ses petits jambes avaient su le porter plus loin de le bout de son jardin. Son père avait prit soin de lui montrer le monde, de lui faire découvrir milles et une choses, de faire de lui un garçon dont les yeux et la tête étaient remplis d’étoiles et de merveilles. Peut-être devrait-il songer à le remercier pour ça. Il ne saisissait que maintenant la chance qui lui avait été donnée. Son paternel avait ses tords et ses défauts, mais Nerio avait les siens également. « Je peux te parler encore de l’Italie, un peu de la France, surtout du Sud, un peu de la Turquie, un peu des Iles Canaries, et un peu de l’Égypte. J’ai visité ces endroits là, il y a longtemps, il me reste des souvenirs plus ou moins flous, mais je peux. » Il se tut un moment, se plongeant doucement dans ses souvenirs, et d’un coup, il oublia Sarah, il oublia le soleil, l’herbe un peu humide sous lui, la cigarette au coin de ses lèvres, le vent léger qui agitait ses mèches noires et qui lui envoyait par vague le parfum de la jeune fille à ses côtés. Il oublia tout, perdu dans un monde qui n’appartenait qu’à lui.

« Il y avait du soleil dans tous ces pays là. Et il faisait toujours chaud, parce que je n’ai jamais aimé le froid. On partait toujours pour des destinations chaudes, ou à des périodes où le temps était beau. » Nerio se mit à parler, posant des mots sur les images qui s’imposaient à lui, sans s’en rendre compte réellement. « Mon père choisissait toujours des hôtels très beaux, où les gens étaient gentils. Parfois on visitait les endroits aux alentours, parfois pas. En Égypte, on l’a pas fait. Je sais pas pourquoi, on me l’a pas dit. Mais j’ai vu des supers poissons là bas. Du genre vraiment fou, avec des couleurs Sarah , je sais même pas si tu peux les imaginer! Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et plus encore, des rayés, des tachetés, des unis, des tricolores… J’ai plus jamais vu ça, c’était fantastique ! Les autres fois où je suis allé plonger, ce n’était pas aussi beau. J’étais un peu déçu, mais j’ai plus visité dans les autres endroits, alors c’était bien aussi. En Turquie, ils ont de très jolies ruines. Et puis la nourriture là-bas… Je suis vraiment compliqué, mais j’ai mangé des choses fabuleuses ! Des spécialités dont les noms m’ont échappés, c’est dommage… C’était tellement différent de ce que j’avais mangé par le passé, ça m’avait bluffé. Je ne me souviens presque plus des îles. C’était il y a longtemps, j’étais jeune. Mais je sais que c’était le premier voyage que j’ai fait en famille, il était fantastique. Des couleurs et des odeurs qui m’avaient perturbés et émerveillés pendant des jours et même des mois après le retour. Vraiment incroyable… »


« HIII JE VOIS. » Le hurlement excité de la blonde le fit sursauter et il s’étouffa avec sa bouffée de cigarette. La quinte de toux qui s’en suivit le fit presque cracher son poumon gauche dans le gazon, et le fit tousser tellement fort que les larmes lui montèrent aux yeux. Légèrement mécontent et honteux, il frotta ses paupières contre sa manche droite, essuyant l’embryon de liquide qui avait perlé sur ses cils. Pour se donner un minimum de contenance, Nerio se servit une gorgée de jus de citrouille et le sirota les lèvres pincées. Il finirait par mourir d’un problème de cœur, c’était sûr. « Enfin un peu grosse quand même comme tortue tu trouves pas ? Genre sa tête est beaucoup trop grosse normalement c’est mini non ? » Il haussa les épaules, désinvolte, avant de se rallonger. Bah oui, il s’était relevé pour tousser comme un forcené. Sérieusement, vous avez déjà essayer de tousser en étant couché ? Non ? Eh bien n’essayer pas, c’est horrible, à se coller un lumbago pour les moins chanceux. Oui, le jeune homme parlait d’expérience, mais pas de commentaires, merci. « Oh, regarde l’éléphant qui arrive ! » L’italien chercha en vain une forme assez grande pour être le dit animal, mais il ne trouva rien. « Attends, non, le long cou c’est la girafe ? Je les confonds tout le temps les deux. » Ah oui. Quand même… Sa conscience leva un sourcil, mais garda le silence. Nerio fit de même, halluciné. « Um, le long cou c’est la girafe oui… » Il ne trouva rien d’autre à lui dire, légèrement alarmé par le fait qu‘elle arrive à confondre ces bestioles.


« Je voulais te dire.. merci. Je sais que je ne suis pas facile à vivre, c’est Cassiopée qui dit ça tout le temps, mais toi tu es resté et tu m’as fait rêver. Oui, mon plus grand rêve maintenant c’est d’aller voir l’Italie. Ça m’a l’air tellement fantastique comme pays. Et même de manger des crwazans ! C’est ça ? Et puis, mah, c’est trop chouette de visiter des pays. Ya quoi comme métier qu’on peut faire pour aller dans tous les coins du monde ? Tu saurais ? » Il prit le temps d’écraser son mégot sur le sol avant de se tourner tout à fait vers elle, la tête posée sur un bras. « Il y a des pays bien plus beaux que l’Italie Sarah, je t’assure. Mais si un jour tua s l’occasion de voyager, mon pays pourrait bien te plaire, c’est vrai. Aller dans tous les coins du monde, ça c’est impossible, on devrait vivre bien trop longtemps pour tout voir, mais je pense que si tu fais un métier qui implique de voir des choses différentes et des endroits différents, tu peux effectivement visiter beaucoup de lieux et apprendre beaucoup de choses. Journaliste ou grand dirigeant dans le monde moldu ça doit te permettre de voyager, mais dans le monde sorcier, j’en sais rien du tout. » « Oh et là c’est une chèvre qui bouffe un chou ! Enfin c’est peut être pas un chou, mais moi je trouve ça plus cool si elle bouffe un chou. Qu’est-ce que tu en dis ? » Il lui fit les gros yeux. « Mais tu rêves toi, c’est pas une chèvre et un chou, c’est une poule et son poussin ouais ! »



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