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 I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)

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MessageSujet: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS   Dim 24 Fév - 0:36





I DON'T SEE, ANYMORE
I DON'T HEAR, ANYMORE
I DON'T SPEAK, ANYMORE
∞ a.w.t.a


RP situé une semaine après le Code Phénix.

Voldemort affichait un sourire cruel et semblait plus terrifiant que jamais. Il s’avança depuis son bureau pour presque coller son visage à celui d’Albus. Il murmura, de sa voix sifflante : « Le voici donc. Bébé Potter a voulu jouer aux grands, a voulu faire comme papa. Et voilà comment ça se termine... Ce n’est pas vraiment une surprise, au fond. Je gagne toujours, Potter. Je pensais que tu l’avais compris depuis le temps. » Albus évitait toujours soigneusement de penser à ce qu’il avait vécu dans le bureau du directeur… Mais parfois, c’était juste impossible à oublier.
« Bébé Potter. » Il serra les poings. Albus s’était toujours considéré comme étant le plus grand fan d’Harry Potter, son propre père. Depuis tout petit, il faisait absolument tout pour lui ressembler. Il avait porté pendant des années des lunettes rondes alors que sa vue avait toujours été nickelle. Il avait voleté et s’était ramassé la gueule devant la maison de son professeur de vol dans l’espoir d’être accepté dans l’équipe de Quidditch dès sa première année. Il avait même tenter de parler aux serpents. Beaucoup de gens trouvaient déjà qu’il lui ressemblait physiquement, à quelques détails près. Ses cheveux châtain foncés étaient la plupart du temps indomptables, ses yeux bleu-vert étaient, selon les dires, les mêmes que sa grand-mère défunte… Il avait toujours été fier de cette comparaison, et l’avait cultivé, plus jeune. En grandissant, il avait appris à se détacher de cette image de « fils du survivant », pour laisser s’exprimer sa véritable personnalité et montrer à tous qu’il était bien plus que ça. D’ailleurs, inconsciemment peut-être, chacun des enfants Potter avait eu ce sentiment, car aucun ne lui ressemblait vraiment, moralement. Lily était plus réfléchie, James plus sage. Albus était un peu le con de service, mais ça faisait du bien (imaginez sinon les tristes repas de famille…). Le déclic pour lui s’était fait à treize ans, mais avait été encore plus marqué à quatorze ans. Aujourd’hui, personne n’osera dire qu’Albus était la copie conforme de son père.
Surtout pas après ce qui s’était passé. Harry Potter n’aurait jamais été aussi stupide. C’était dans ces moments là qu’Albus regrettait de n’avoir pas plus hérité de son bon sens, entre autres.

Il avait encore cherché Neville toute la sainte journée. Oui, Neville, son petit crapaud tacheté qui avait la mauvaise manie de gambader dans le château, gouter les eaux de toilette ou encore draguer les nénettes (trouvez le rapport). C’était son père qui l’avait nommé ainsi, surement une vielle blague d’antan. C’était apparemment « le fils du crapaud dont l’ancien propriétaire, un ami de la famille avait le même nom »… Albus avait mal à la tête rien que d’y penser. Enfin, monsieur Londubat était un ancien prof de botanique, le père de Louise, mais il n’avait pas eu l’occasion de bien le connaître, même s’il l’avait souvent vu. Il n’était pas certain que c’était flatteur de savoir qu’on a le même nom d’un batracien. En tous cas, Albus s’était lié très facilement avec le crapaud. C’était simple : quand les Londubat étaient allés présenter le petit nouveau aux Potter, Neville junior avait littéralement sauté sur la tête d’Albus, et avait passé tout l’après midi dans cette position, pour le plus grand plaisir d’Albus. Et ce fut le début d’une graaande histoire d’amour entre Albus et son crapaud. Et non, je vous vois venir, il ne lui est jamais venu à l’esprit que s’il l’embrassait, il se transformerait en princesse. C’était bon pour les moldus, ce genre d’histoire…
Quoiqu’il en soit, Neville n’avait pas échappé à la malédiction de sa lignée : il s’enfuyait toujours. La plupart du temps, Albus le laissait en paix. Il revenait toujours de lui-même, sauf quand le chat de la concierge le confondait avec une balle à mordiller ou qu’un élève décidait de tester la capacité de son estomac à contenir du sable (le pauvre, il passait des nuits à vomir et souffrir après ça). Sinon, il venait régulièrement draguer la toute mignonne Vanity Cyreil avec ses affreux croassements, mais n’hésitait pas à s’attaquer à beaucoup plus sexy parfois, du genre Alterman, plus récemment.

Mais aujourd’hui, il avait trouvé ça malin de se coincer entre deux marches d’escaliers. Il le dégagea. « Débile mental. » Albus shoota sans pitié dedans, comme dans un ballon, et il dévala les trois étages restants. Après l’avoir récupéré, il le porta ensuite à son épaule en soupirant. Il ne pourrait pas le changer, et même s’il le pouvait, il ne le voulait pas.
Neville était, finalement, la seule chose qui n’avait pas changé dans son quotidien. Le voir tel qu’il était hier, quelques mois et même quelques années auparavant lui faisait du bien. C’était peut-être bien son unique attache à son passé.

Il réalisa que Neville n’avait pas mangé depuis deux jours et… qu’il était à court de nourriture pour crapaud. Ses gros yeux globuleux et vitreux, ainsi que sa langue pendante en témoignaient, et le suppliaient même de remédier à ça. Non mais, maintenant, avec tous les problèmes qu’il avait, il devait donner sa priorité à un batracien ! Un peu plus, et Albus demandait la corde et le tabouret. Le pire, c’était qu’il ne savait même pas où en trouver. Depuis que les lettres étaient fouillées, il n’avait plus rien reçu de ses parents, c’était sa mère sa fournisseuse officielle de truc inutiles. Il s’assit dans les marches d’un escalier afin de penser sérieusement à la situation. Il ne pouvait pas laisser Neville mourir de faim. Mais après tout, qu’est-ce qu’il avait de mieux à faire ? Il ne parlait plus ni à Pete, ni à Blake qui devaient sûrement être quelque part, occupés à être heureux, sans lui. Il s’était volontairement éloigné de la Résistance et de tous ses amis Résistants (sauf les anciens membres du Code Phénix). Il avait fait comprendre à Nara qu’ils devaient mieux s’en arrêter là pour le moment, même si ça lui déchirait le cœur. Ca n’allait toujours pas avec Lily, à qui il n’avait toujours pas adressé la parole depuis des semaines. Et il n’y avait plus aucun contact possible avec James. Il était seul, et quand on est seul et bah… on reste avec son chat (ou son crapaud, selon les cas). Et on tente de vivre du mieux qu’on le peut.

Il y avait bien une réserve de bouffe pour animaux dans ce satané château… Il alla fouiner du côté de la volière, où étaient stockés avec les miamhiboux. Que nenni. Il tapa du pied et pensant qu’il avait fait le trajet jusqu’aux tours pour rien… Albus était très certainement devenu beaucoup plus paresseux qu’avant, et le moins qu’on puisse dire était que ça ne lui réussissait pas. Il redescendit donc vers les cuisines, espérant un renseignement des elfes et fut redirigé vers une réserve… pas si énorme que ça. Il y avait en tout et pour tout une poignée de cacahouètes, un bocal de moucherons et un paquet de patacitrouilles. Un vent de nostalgie le secoua en contemplant les friandises orange. Lucy Weasley en était totalement dingue… L’était-elle toujours d’ailleurs ? Probablement que non. Albus avait perdu tout appétit depuis le Code Phénix et avait surement du perdre deux kilos.

C’était la plus joyeuse des cinq « lapins » qui avait changé le plus radicalement. Elle avait rejoint le camp des Obscurs, et cette décision avait été même plus choquante que la découverte du Code Phénix et de ses membres. Albus n’avait jamais demandé à Lucy pourquoi elle avait fait ça… Il n’avait pas l’intention de la blâmer, de l’accuser de traitrise ou quoique ce soit. Il avait l’impression que c’était passager. Il espérait même qu’elle ait décidé de se ranger du côté des gagnants pour mieux les détruire de l’intérieur…mais visiblement, elle semblait convaincue de son choix. Albus n’avait en tous cas pas la force de lui reprocher quoi que ce soit. Ce serait inutile et puéril. Il préférait agir avec elle comme si de rien n’était. Comme il le faisait avec Sarah, oubliant alors qu’ils étaient désormais ennemis.

C’est presque instinctivement qu’après avoir laissé son crapaud en compagnie d’une horde de moucherons morts, il se dirigea vers le parc, le paquet de patacitrouilles en main. Il pensait toujours à l’adorable Lucy qu’il avait connue et se remémorait leurs bons moments, ceux de la ligue AA (Anti-Amour). Ils avaient quinze ans, c’était le bon vieux temps… Il se dirigea donc vers un banc en particulier, celui sous un saule, celui de leurs rendez-vous. Il s’installa, rêveur, en posant le paquet de patacitrouilles à ses côtés. Il leva les yeux vers ce ciel bleu de juin. Avec un peu de chance, quelqu’un de joyeux passera pour égayer les pensées d’Albus. Avec un peu de chance, Lucy aussi aura un moment de nostalgie, et voudra retrouver un peu d’insouciance sur ce banc. Une heure passa sans que personne ne vienne l’interrompre. Les gens devaient se demander si les précédentes aventures ne l’avaient pas rendu un peu timbré, mais peu importe. Il était devenu un habitué de la solitude. Il ferma les yeux, et pensa à des choses agréables, tandis que le soleil lui caressait le visage. A des mangues, des réunions familliales, de la rosée matinale, un sourire éclatant, un pull de grand-mère, un feu de camp, Naranja, du sable chaud, entre autres. Il ne put s’empêcher de soupirer en réalisant que tout cela ne serait plus qu’un rêve, désormais.



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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Jeu 28 Fév - 5:33



Depuis l'histoire du Code Phénix et sa révélation au grand public, Lucy Magnolia Weasley n'avait plus d'appétit. Elle qui d'ordinaire était si gourmande, à présent c'était simple, plus rien ne lui faisait envie. Durant chaque repas, elle se contentait de faire acte de présence ou alors elle restait dans sa chambre. Elle daignait manger deux trois bouchées, boire un verre d'eau et s'en allait en étant restée silencieuse pendant tout son passage à table pratiquement à chaque fois. De toute manière, elle avait déjà beaucoup moins de gens avec qui discutaient à table. Pour le moment, elle restait seule. Son changement de camp était encore très frais, ça ne faisait que deux jours. La nouvelle commençait à peine à se répandre, personne n'était sûre de rien. Les résistants confirmés, les purs et durs, étaient persuadés du contraire, que ce n'était pas vrai. Oui ils juraient que ce n'était qu'une mauvaise rumeur. Les autres, ils ne se prononçaient pas trop. Il y avait les contre pour qui c'était une abomination qu'une autre Weasley soit dans les rangs, les autres voyaient l'avantage : Lucy Weasley avait sûrement de nombreux renseignements à leur promulguer. Finalement beaucoup en parlaient mais personne n'osait vraiment interroger la principale intéressée. Il faut dire que vu la tournure des événements, Lucy faisait peur. Pour la bonne et simple raison, qu'elle était complètement différente, elle était trop imprévisible pour qu'on puisse se faire une idée sur son compte. De toute manière, Lucy avait-elle de réelles explications à leur fournir ? Dans sa tête tout était clair, enfin plus ou moins. Elle pensait savoir où aller, elle avait ses raisons, des justifications mais qui resteraient personnelles. Elle garderait ses raisons pour elle déjà parce que personne ne comprendrait et que ce n'était pas une bonne chose que les autres soient au courant...

Lucy avait l'impression d'étouffer à présent à Poudlard. Elle voulait quitter le château, le plus tôt serait le mieux. Quitter le château ne résoudrait sûrement en aucun cas ces problèmes mais ça lui procurait cette illusion et puis elle voyait le côté que dehors c'était grand. En effet, elle pourrait quitter tous ceux qui représentent une menace en étant proches d'elle et surtout elle quitterait ceux pour qui elle était une menace. Lucy était comme une bombe à retardement, elle allait exploser c'était sûr mais personne ne savait quand. Elle-même n'avait aucune idée de cela, elle faisait genre que ça allait bien. Enfin du moins qu'en façade, il n'y avait rien à dire. Oui physiquement, personne ne pourrait dire qu'elle était endommagée, c'était à l'intérieur que c'était le chaos. Elle ne ressemblait plus à rien, elle faisait peur à voir car elle était seule, seule avec toutes ses peurs, ses angoisses et ses problèmes. Elle était au bord du gouffre et même si elle essayait de remonter la pente, elle n'y arrivait pas. Derrière son masque de confiance, elle était terrorisée. La nuit, elle cauchemardait, elle revivait son entretien à Voldemort, toutes les paroles, les moindres mots qu'il avait prononcés. Tout son corps tremblait, elle avait envie de crier mais aucun son ne sortait de sa bouche, elle en était comme paralysée. Ainsi un observateur qui la regardait en train de dormir, pourrait sentir de l'agitation par rapport aux traits tirés de son visage mais il dirait que ce n'était rien d'alarmant. Erreur. Mais ça passerait avec le temps, elle en était sûre car elle allait faire ce qu'il fallait pour atteindre son but et lui permettre d'atteindre un apaisement. Tout ça n'était qu'une question de temps et de patience. Qu'est-ce que c'était quand la fin en valait le coup ? Ne disait-on pas que la fin justifiait les moyens ? Et bien c'était tout à fait ça.

Dire que sa décision de rejoindre les obscurs n'avait pas été prise un peu dans la panique serait mentir mais il n'y avait pas que ça et maintenant elle faisait avec et même cela servait ses intérêts, elle le savait. Elle ne regrettait pas sa décision, Elle n'était pas de ceux qui revenaient en arrière, ce qui était fait, était fait. De toute manière, elle n'aurait plus aucune crédibilité en redevenant résistante et ensuite ça ne servirait pas ses intérêts. Les résistants ne servaient à rien à Poudlard. C'était horrible mais Lucy avait pu en faire l'amère constatation avec l'histoire du Code Phénix. Déjà ils avaient largement étaient punis par Voldemort mais ils n'avaient reçu aucun soutien de la part de leur camp. A quoi bon se dévouer à une cause qui n'est pas là pour vous en retour ? A rien ! Lucy préférait se battre pour elle-même à présent puisqu'elle n'avait pu compter sur les siens. Il ne fallait pas en faire une généralité certes mais par les temps qui courraient, on ne pouvait pas vraiment faire autrement. Les temps n'étaient pas assez sûrs. Il fallait faire des choix, certains étaient plus durs que d'autres. Lucy qui était remontée dans son dortoir après le repas, était assise sur son lit depuis tout à l'heure. Le dortoir était vide et tant mieux, elle ne voulait pas croiser Théoxane ou encore Louise, ou même ces anciennes amies. Elle ne leur reprochait rien, c'était elle qui ne voulait pas leur parler. Le pire pour Lucy c'était d'être au contact d'Hermès, Fred ou Lois dans les quartiers des Poufsouffles. Elle avait l'impression de les voir partout, comme si leurs ombres la guettaient. Elle savait qu'elle les avait déçus, qu'ils lui en voulaient. Ils ne lui disaient pas mais elle le voyait dans les regards qu'ils lui jetaient et puis même, elle les connaissait, elle savait comment ils fonctionnaient. C'était aussi pour cela à présent qu'elle n'osait pas venir vers eux entre autre, elle ne pourrait jamais supporter les reproches dans leur voix. Il n'y avait pas que ça, bien sûr mais c'était une partie. Lucy décida de bouger d'ici. Elle ne voulait pas rester dans son dortoir, prendre le risque de croiser une personne avec qui elle ne voulait pas discuter. Elle attrapa une veste à capuche et sortit de son dortoir manquant de rentrer dans une élève arrivée à la porte-tableau qui délimitait la salle commune. Elle n'avait aucune idée de qui, il s'agissait mais franchement elle s'en fichait.

Étant donné qu'on était un jour sans cours, Lucy était vêtue « en civil », oui comme ça, ça sonne très militaire mais des fois Poudlard ressemblait un peu à une prison pour elle ou alors un camp militaire. Donc au lieu de porter son uniforme aux couleurs des Poufsouffles, sa chère et tendre maison, elle portait un jean, des grosses baskets, son sweat à capuche et sur la tête une casquette. Dessous,ses cheveux étaient détachés. La casquette c'était une sorte de camouflage, les gens la voyaient moins et il faut dire qu'en ce moment, elle cherchait vraiment à se fondre dans la masse. Elle continua de marcher ne sachant pas vraiment ou aller mais elle se dirigea instinctivement vers LEUR banc... au club AA. Lucy ne s'en rendit compte que trop tard, que lorsqu'elle vit qu'Albus était déjà là et elle était pratiquement sûre qu'il l'avait vu. Elle ne pouvait pas partir comme ça, elle n'allait pas le fuir. De toute manière, elle risquait d'être souvent amenée à le croiser et puis ne comprenait-il pas lui aussi ? Ils avaient été tous les deux dans cette galère à cause du Code Phénix. Il pouvait comprendre. C'est donc un peu réticente qu'elle s'assit sur le banc à une distance suffisamment éloignée d'Albus tout de même. Ils restèrent quelques instants silencieux, sûrement quelques minutes. Finalement Lucy lança : « Y a pas grand chose à regarder aujourd'hui. Tout le monde est resté à l'intérieur apparemment. » Bon faire genre que tout allait bien, c'était une façon faire de lâche mais c'était celle qu'elle avait choisi pourtant, qu'il se débrouille avec ça.


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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   


Dernière édition par Lucy Weasley le Jeu 4 Avr - 11:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Sam 30 Mar - 0:59





UNHAPPINESS WHERE'S WHEN I WAS YOUNG, AND WE DIDN'T GIVE A DAMN,
BECAUSE WE WERE RAISED TO SEE LIFE AS FUN AND TAKE IT IF WE CAN

► ode to my family, the cranberries.

Albus avait perdu la notion du temps. Partagé entre divers sentiments, il avait choisi l’indifférence. C’était beaucoup plus simple d’ignorer que d’assumer les regards interrogateurs des autres posés sur lui. Il sourit tristement, se repassant en boucle les mêmes images positives et mélancoliques dans la tête. Personne ne pourrait lui enlever ça, au moins. Personne ne pouvait savoir…

Lucy était venue. En entendant sa voix, Albus conserva la même expression, avant de lentement tourner sa tête vers elle. Il ne répondit pas tout de suite. Dans une vaine tentative de dégeler l’atmosphère, il se leva en faisant un semblant de révérence, puis lança : « Venez, asseyez-vous, dame Lucy. » d’un ton amical, mais teinté d’une petite tristesse, en souvenir du bon vieux temps. « Tu veux dire qu’il n’y a pas de couple aujourd’hui, c’est ça ? » Il contempla sa cousine. C’était fou comme elle avait changé… Elle était magnifique. Bon ok ça avait toujours été le cas mais bon… elle avait embelli disons. Même si avec sa casquette, elle semblait vouloir s’effacer dans le décor. Le changement rendait les gens plus forts, plus beaux. Peut-être pas plus heureux. Sarah et Lily faisait partie des filles les plus rayonnantes qu’il connaissait. En fait, tout bien réfléchit, ça dépendait des changements. Les deux jeunes filles avaient suivi l’homme qu’elles aimaient. Albus ne savait pas vraiment pour Lucy, mais lui la révélation du code phénix ne l’avait pas réussi, moralement ni physiquement… -ouais, on peut pas dire que ça a augmenté son sex appeal. A chaque fois il se sentait de plus en plus minable en se regardant dans le miroir… Lucy avait peut-être trouvé un équilibre en rejoignant les Obscurs. Quelque chose qui lui permettait de ne pas complètement sombrer, pas comme Albus… Quelque chose qui la rassurait. « Je suis dans le camp des gagnant, cette fois-ci. Rien ne peut m’arriver » Voilà ce qu’elle devait se dire, s’imaginait Albus. C’était plus que compréhensif. Combien de fois Albus avait-il rêvé de se sentir à la place de Nott, Malefoy, McClary et de tous les autres prétentieux Obscurs ? A la place de ceux qui sont surs de ce qu’ils font. Eux, les Potter, les Weasley, les Résistants, ils ont toujours tâtonné. Et puis, à force de se battre pour rien, à force de faire des pieds et des mains pour que dalle… On finissait par craquer. D’un côté, c’était ce qu’ils avaient fait, Fred, Lucy, Hermès, Adrian et lui. A l’image de Lucy, ils étaient passés d’une extrême à une autre… Mais on ne peut pas dire que ça a été une réussite, loin de là… Au lieu d’aider la Résistance, ils ont faillit l’anéantir. Ils se sont mis tout le monde à dos… Et aujourd’hui, il n’y en n’a pas un sur les cinq qui est satisfait du résultat. « Tu sais, parfois j’ai juste envie de prendre un retourneur de temps. Et de repasser une journée toute bête, n’importe laquelle de l’année dernière. Tu te souviens de ces après-midi sur ce banc ? Ca me manque un peu. » Il ouvrit puis tendit le paquet de patacitrouilles à sa cousine. Sa gourmandise préférée. D’après ses souvenirs, elle n’en refusait jamais. Allait-elle accepter un moment seul à seul avec son cousin ? Qui était-il pour elle désormais ? Un adversaire ? Un ennemi ? Albus voulait croire qu’il n’y avait aucun doute… Que c’était toujours un membre de la famille pour elle. La famille était une des valeurs sures des Weasley. Mais au fond de lui… Il se disait qu’il ne la connaissait peut-être pas si bien que ça. Il n’aurait jamais imaginé que Lucy puisse aussi radicalement couper les ponts avec la Résistance qui lui tenait tant à cœur… Elle avait été tellement déterminée pendant des années. Elle s’était occupée même du recrutement des Résistants. Elle pourrait tout aussi bien oublier ses amis, comme sa famille. Après tout, la plupart étaient résistants… Albus eut un pincement au cœur. Il n’avait pas envie d’évoquer ce sujet encore trop récent, en face d’elle. De un, parce qu’il savait qu’il n’avait aucun argument pour lui faire changer d’avis. N’était-il pas, indirectement, la cause de son départ ? Si Fred et lui n’avaient jamais imaginé le Code Phénix… Il n’y aurait pas eu tout ça. Il n’est probablement pas nécessaire d’ajouter qu’Albus regrettait amèrement tout ça. Ca avait beau faire une semaine, il avait déjà passé en boucle mille scénarios dans sa tête dans l’espoir d’arranger des choses… peut-être avait-il besoin d’avoir les idées plus claires. Peut-être qu’avec le temps, il arriverait à ramener les choses comme elles étaient. Tout était de sa faute. Il fallait bien qu’il fasse quelque chose… Même si pour l’instant, ce n’était vraiment pas gagné. Les Obscurs avaient pris une grande avance à cause d’eux, et l’état psychologique de chaque ancien « lapin » était encore trop fragile pour pouvoir espérer arranger quoique ce soit. Et en plus de ça Albus n’avait plus la force de lutter. Il avait besoin de faire le vide un moment.

Il contempla le banc d’en face, vide. Personne n’était d’humeur romantique aujourd’hui on dirait. Pas de couple à l’horizon. A bien y réfléchir, ce n’était pas étonnant. Les évènements des derniers temps n’avaient réjouit personne. Les Obscurs comme les Impartiaux avaient eu ce sentiment d’insécurité du aux actes des cinq malfrats… Et avec la révélation du Code Phénix, c’était la débandade chez les Résistants. En tout cas, il faudrait un bon moment avant que la vie à Poudlard ne reprenne son cours normal. « J’imagine que j’ai un peu cassé le truc... » Ouais, c’est sûr qu’Albus avait été vraiment adorable en désertant presque du jour au lendemain les bancs du club AA, tandis que peu à peu, il tombait amoureux de Nara… « J’espère que tu ne m’en veux pas. » Elle avait à l’évidence beaucoup plus de raisons de lui en vouloir que ça… Le reste était trop délicat à aborder. Non, décidément, ça ne pourrait plus jamais être la même chose entre les deux. La tension était palpable. Albus aimait beaucoup Lucy, Lucy aimait peut-être encore son cousin. Mais les choses avaient changé et ce genre de conversation banale était de loin déplacée vis-à-vis de la situation. Mais Albus ne pouvait se résoudre à aller droit au but. Même si les questions lui brûlaient les lèvres, elles blesseraient certainement l’un ou l’autre : « Pourquoi, Lucy ? Qu’est-ce qui va changer maintenant ? Est-ce qu’on est condamnés à être malheureux ? Est-ce qu’un jour tout redeviendra comme avant ? Aura-t-on l’occasion de revoir ton sourire ? » Albus n’avait de réponse à aucune de ces questions. Jamais son avenir ne lui avait parut aussi incertain. Leur avenir à tous.


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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Jeu 4 Avr - 11:22



« Venez, asseyez-vous, dame Lucy. » Assez comique quand on savait que Lucy était déjà assise sur le banc, surtout que celui-là n'était pas une propriété d'Albus mais bon ça aurait été tout de même déplacée de sa part de faire la remarque. Elle n'avait pas envie de toute manière de se prendre la tête avec Albus, pas aujourd'hui c'était tout ce qu'elle demandait, ce n'était finalement pas grand chose. « Tu veux dire qu’il n’y a pas de couple aujourd’hui, c’est ça ? » C'était tout à fait ce qu'elle voulait dire, enfin c'était bien ce qu'elle voulait dire, non ? Elle ne savait plus trop finalement. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle avait du trouver quelque chose à dire et que c'était ce qu'elle avait trouvé. En fait, si on y réfléchissait bien, elle s'en fichait complètement d'observer des couples ou quoi. Cela faisait déjà quelques temps qu'elle avait perdu le goût de pratiquer cette activité, depuis qu'Albus avait déserté leur petit groupe en réalité. C'est vrai, ce n'était pas drôle de rester toute une après-midi sur un banc, seule à regarder des gens en train de se bécoter. Quand elle était avec Albus, au moins ils discutaient, ils mangeaient des bonbons et Lucy s'était toujours dit qu'en fait, le groupe Anti-Amour c'était surtout un bon moyen pour qu'Albus et elle passent du temps ensemble. Elle avait toujours apprécié Albus, ça ne changeait pas malgré ce que l'on pourrait croire. Elle vit d'ailleurs qu'il la fixait ce qui la déstabilisa un peu, elle n'aimait pas qu'on la fixe, surtout pas en ce moment. Elle ne put s'empêcher de se baisser la tête, espérant que sa casquette lui avale le visage, qu'elle disparaisse tout simplement. Elle avait bien des fois rêvé ces derniers temps qu'elle devenait invisible. C'était bizarre, peu de personnes voulaient être invisibles mais Lucy Weasley, si. « Tu sais, parfois j’ai juste envie de prendre un retourneur de temps. Et de repasser une journée toute bête, n’importe laquelle de l’année dernière. Tu te souviens de ces après-midi sur ce banc ? Ca me manque un peu. » Oh oui comme ça serait bien, comme ça serait beau. Lucy voudrait bien, elle voulait l'accompagner dès maintenant. C'était si compliqué de se procurer un retourneur de temps ? Oh en cherchant bien, ça ne devrait pas être si compliqué mais ce n'était pas possible, c'était trop loin et ça ne serait pas bon. Sur le moment si, bien sûr que si mais après ça ferait tellement plus de mal. Ils souffraient déjà bien assez, vous ne croyez pas ? Quant aux après-midi, bien évidemment qu'elle s'en souvenait et à elle aussi, ça lui manquait. Beaucoup, sûrement plus qu'il ne pouvait l'imaginer. C'est alors doucement et pas très fort qu'elle lui répondit comme en écho à sa dernière phrase. « Moi aussi, moi aussi ça me manque. »

Il lui tendit alors un paquet de patacitrouilles. Lucy serait capable de les reconnaître à l'odeur à des kilomètres, dans le noir, dans n'importe quelle situation parce que c'était sa friandise, sa sucrerie. C'était de notoriété publique que Lucy en était fan, elle n'en refusait jamais d'habitude même si elle avait trop manqué. Elle avait coutume de dire qu'une patacitrouille ça ne se refusait jamais parce que ça fondait sous la langue, la déguster c'était aussi bon que de l'avaler. Cependant aujourd'hui, elle n'en n'avait pas envie. De toute manière, elle ne mangeait pratiquement rien ses derniers temps. Rien ne lui faisait envie, elle n'avait tout simplement pas faim. Alors elle mangeait quand même parce qu'il faut bien se nourrir, elle devait quand même bouger et son but n'était pas de devenir anorexique. Elle était sportive aussi, elle savait à quel point s'alimenter était une nécessité. Donc elle mangeait plus par obligation que par plaisir, ceci était très inquiétant quand on savait qu'on parlait de Lucy Weasley. Elle se contenta alors de dire : « Non merci. » Au cas où s'il n'avait pas compris que Lucy n'était plus la même, ceci était un signe plutôt distinct. Ah mais où était passé leur insouciance ? Lucy pouvait le constater aussi : Albus avait changé. Il n'avait certes pas quitté les résistants mais ce n'était pas la question. Rien qu'en le regardant, on pouvait lire des traces de son changement : il semblait à Lucy qu'il avait perdu du poids mais elle ne préférait pas trop s'avancer, il avait l'air fatigué, dormait-il ? Elle faisait des cauchemars depuis son entrevue avec Voldemort peut-être qu'Albus aussi. Elle ferma les yeux un bref instant, l'entrevue n'avait pas été belle... Lucy préférait l'oublier mais elle savait qu'elle ne pourrait pas, jamais. Oh oui elle s'en souviendrait toute sa vie. Ce genre de souvenir restait à jamais gravé dans votre mémoire.

« J’imagine que j’ai un peu cassé le truc... » De quoi parlait-il ? Lucy ne savait pas ce qu'il voulait dire exactement. Est-ce qu'il parlait de Code Phénix ? La demoiselle n'en n'était pas sûre, non elle n'était pas persuadée qu'il évoquait ce sujet parce que c'était trop difficile et trop frais. Aucun des membres de l'organisation n'arrivait à en parler normalement et calmement alors ça serait étonnant qu'Albus essaye d'en parler avec elle. Elle savait pertinemment qu'il était courageux mais certainement pas à ce point-là. Ce n'était pas une critique, non, elle l'admirait pour son courage mais c'est juste que ça demandait encore plus de courage de savoir ce taire quand il le fallait. Albus avait rarement su le faire ça mais il se pourrait bien qu'il l'apprenne. « J’espère que tu ne m’en veux pas. » Lucy finit par réaliser qu'il parlait de leur groupe AA. En même temps c'était dans la continuité du sujet. Comment pourrait-elle lui en vouloir ? Il était tombé amoureux, c'était comme ça. En plus elle connaissait l'élue de son cœur, Naranja, Lucy l'aimait beaucoup. Naranja était vraiment une chouette fille, très sympa, elle méritait d'être heureuse et Albus aussi. Tant pis pour elle, de toute façon, elle pouvait déprimer pour deux. En plus vu la période, elle déprimait à fond, quoiqu'Albus n'avait pas l'air non plus d'être très heureux. « T'inquiète, même les meilleurs d'entre nous peuvent faillir. » La Lucy d'avant aurait fait un clin d’œil, lui aurait donné une tape dans l'épaule et se serait marrée. La Lucy d'aujourd'hui se contenta d'un sourire à peine perceptible. Au moins elle avait fait une touche d'humour ce qui pouvait s'avérer très rare par les temps qui courraient. « Nara est cool, t'aurais été bête de pas craquer tout ça pour notre groupe. Toute façon c'est plus ce que c'était les couples du parc. Ça vaut plus le coup d’œil. Tu rates rien. » Bon Lucy n'en savait trop rien vu qu'elle ne regardait plus non plus mais bon au moins peut-être qu'Albus se sentirait moins coupable, ce n'était pas une mauvaise choses aux yeux de la fille de Percy Weasley.

Bon maintenant qu'ils avaient fait le point là-dessus que faisaient-ils ? Devaient-ils se taire jusqu'à ce que chacun ait à bouger pour vaquer ses occupations ? Ça serait assez triste s'ils en arrivaient à cette extrémité. Non il fallait trouver quelque chose. De plus même si Lucy avait changé de camp, elle continuait à s'intéresser à Albus et aux autres même si elle avait mis des distances mais ces dernières étaient nécessaires. Peu de gens pouvaient le comprendre mais à sa place, pour le bien de tous, ils ferraient pareils. Lucy hésita, elle avait bien envie de poser une question mais cela impliquerait sûrement d'entamer une conversation qu'elle n'avait pas forcément envie d'entamer. Oh tant pis, elle pouvait bien faire une exception pour une fois. Elle s'inquiétait pour lui, elle voulait juste avoir la certitude qu'il allait bien. « Est-ce que ça va ? Est-ce que... tu vas bien ? »


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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Dim 28 Avr - 8:41





UNHAPPINESS WHERE'S WHEN I WAS YOUNG, AND WE DIDN'T GIVE A DAMN,
BECAUSE WE WERE RAISED TO SEE LIFE AS FUN AND TAKE IT IF WE CAN

► ode to my family, the cranberries.

Qu’allaient-ils devenir ? Qu’est-ce qui les attendait maintenant ? Albus essayait de se dire que ce n’était qu’un obstacle de la vie, qu’un obstacle de cette grande aventure qui était leur. Il savait que bien pire les attendait, pas pour l’instant, il avait du mal à imaginer ça… Se faire humilier devant tout Poudlard, avoir perdu sa famille, son combat. Certes, la guerre n’était pas finie mais… il n’aurait jamais imaginé que ça serait aussi difficile de continuer, même après une bataille perdue. Pour l’instant, il ne se sentait pas de taille à se relever. Il avait besoin de faire un break et d’oublier la Résistance et tout ce qui s’en rapprochait pendant un moment.

Albus aurait aimé se dire que ça serait facile de fuir tout le monde, mais jusqu’à présent, tout ce qu’il avait réussi à faire était de se faire encore plus de mal. Il avait surement besoin de soutient. Mais, entre autres, Blake ne voulait plus entendre parler de lui, sa famille c’était la merde et Nara et lui c’était fini. C’était de sa faute, il ne devait pas blâmer les autres de lui en vouloir. Il acceptait comme refusait, un coup oui, un coup non, toutes les aides qu’on lui proposait. Si parfois le soutient de Pete était des plus rassurants, la plupart du temps Albus le fuyait. Il savait que ça devait être dur étant donné que Blake le détestait à mort, de jouer les « agents doubles ». Il aimait toujours Blake et voulait pas être trop égoïste en gardant Pete trop souvent avec lui. Ca, en plus de son besoin imminent de solitude. Enfin, Albus commençait un peu à comprendre Blake, sa réaction en septembre, quand elle était fâchée avec Pete et qu’elle ne voulait plus approcher Albus pour les laisser tranquille. Elle pensait que Pete et Albus étaient plus proche entre eux qu’elle et Albus et qu’elle ne devait pas s’imposer… Cette logique stupide. D’ailleurs, la dernière fois qu’ils avaient évoqué le sujet, et qu’ils avaient mis les points sur les i, Blake était loin de se douter qu’Albus faisait partie du Code Phénix, le groupe qui avait attaqué son frère Marcus… Ils s’étaient pas mal marré ce jour là, mais Albus avait été extrêmement mal à l’aise tout le long… Cependant, Albus était sur à mille pourcent qu’ils finiraient par se réconcilier, comme après chaque dispute. Bon d’accord, ça n’avait jamais prit une telle ampleur, mais enfin. Les frères et sœurs se chamaillent tout le temps. Et Petkebus, c’était pour la vie. Il avait beau dire, il était quand même heureux que Pete soit de son côté ce coup ci. C’était bon pour sa santé mentale…

Il commençait à douter de ce qu’il voulait réellement. Une pause c’était ce qu’il pensait vouloir… Il affirmait qu’il voulait être seul, même si par bien des aspects, il n’avait pas trop eu le choix. Et puis, plus il était seul, et plus cette solitude le rongeait de l’intérieur et le rendait plus que malheureux. Quoiqu’Albus dise, quoiqu’il fasse, c’était toujours mal dit, mal fait. Il était plus un aimant à emmerdes qu’autre chose. Il avait cru pendant un moment que tout pouvait aller bien. Il lui semblait avoir trouvé un équilibre où presque tout se compensait dans la balance, malheurs comme bonheurs. Mais c’était comme si on s’était acharné à ne jamais lui laisser de répit. Albus Potter ne pourra plus jamais être heureux. Il aurait tout donné, oui, pour retrouver son insouciance d’antan.

Albus se demandait, une fois que tout cela sera terminé (parce qu’il fallait que ça se soit, il n’osait même pas imaginer le contraire), s’il redeviendrait un jour aussi farceur qu’avant. Il était peu probable qu’on parvienne à finir cette guerre avant la fin de sa scolarité. Il aura surement bien grandi et gagné encore plus en maturité et sagesse d’ici là. Non, c’était très peu probable. Il aura dépassé ce stade et étant donné les épreuves qui lui restaient encore à traverser, il lui faudra du sang froid, pas des bombabouses et des potions à base de morve de troll. Et quand bien même ça serait possible, il n’arrivait pas à se l’imaginer.

Lucy lui sourit, très faiblement. Parler de chose aussi insouciante lui faisait vraiment bizarre. « T'inquiète, même les meilleurs d'entre nous peuvent faillir. » Albus lui rendit son sourire, puis leva les yeux vers le ciel. Le soleil était vraiment fort aujourd’hui. « Nara est cool, t'aurais été bête de pas craquer tout ça pour notre groupe. Toute façon c'est plus ce que c'était les couples du parc. Ça vaut plus le coup d’œil. Tu rates rien. » C’était mignon comme elle essayer de le déculpabiliser. Il savait bien que c’était le cadet de leurs soucis, à eux deux. Après bon, Albus s’en voudrait toujours un petit peu, tout de même. Ça avait vraiment pas été cool, mais Nara était tellement… tellement « cool » ouais, pour reprendre les mots de Lucy. Mais enfin, maintenant ça ne faisait plus de différence, parce qu’il était de nouveau célibataire. C’était moche, mais c’était comme ça, ça valait mieux pour tout le monde. Nara la première. Albus secoua sensiblement la tête de droite à gauche à ces pensées. Pas la peine de rajouter d’autres pensées négatives.

Albus n’en rajouta pas plus. Un silence s’installa. Le paquet de patacitrouilles, bien qu’ouvert, n’avait été touché par aucun des deux. Albus pensa qu’ils allaient rester comme ça pendant peut-être heures avant que l’un d’eux ne décide de se lever poliment. Il Il n’avait rien à lui dire, et il ne pensait pas que Lucy souhaitait en rajouter non plus. En fait, pour être juste, il avait tellement à lui dire qu’il ferait peut-être mieux de se la fermer. Le silence actuel lui convenait. Il savait qu’eux deux n’étaient plus ce qu’ils étaient. Parler serait peut-être une sorte d’hypocrisie. C’était comme ça : les deux joyeux lurons avaient perdu leur bonne humeur, les deux gourmands avaient perdu leur appétit, les deux bavards avaient perdu leur langue. Suffisait de s’y faire, ou d’attendre que ça revienne dans l’ordre. C’est alors que Lucy posa une question banale, mais pourtant essentielle. Comment il allait. On aurait dit qu’elle essayait de combler le silence, mais peut-être bien qu’elle était sincère. C’était Lucy après tout. Elle qui n’avait toujours été que franchise et sourire.

Albus ne répondit pas tout de suite. Ces derniers jours il avait tout bonnement ignoré cette question, ou alors répondu de la façon la plus élémentaire possible, les rares fois qu’on la lui posait : « Ouais. », « Ca va. ». Il n’avait jamais dit qu’il allait mal, même si ça impliquait mentir, parce qu’il savait que ça impliquait une autre série de questions à laquelle il n’avait jamais envie de répondre. Mais là ça ne lui coutait rien de répondre ça à Lucy… Peut-être valait mieux qu’il se confie un petit peu. Pour une fois. Un autre point de vue que celui de Pete ou Nerio pourrait lui être bénéfique. Il n’avait cependant pas envie d’avouer à quel point il se sentait détruit de l’intérieur, malgré sa passivité apparente.

« Ouais.» Il croisa les bras en fronçant les sourcils. « Je survis. » Albus était devenu plus avare des mots. Il essayait d’en dire le moins possible en en faisant signifier le plus. Légèrement ironique, il ajouta : « Je crois que ça n’a réussi personne le Code Phénix. Faudra combien de temps pour qu’on nous oublie tu penses ? » Son humour habituel avait laissé place à du sarcasme. Il se tourna vers Lucy, croisant son regard. « Tu peux pas savoir à quel point j’ai hâte de me casser d’ici. De retrouver James. De libérer papa. Poudlard, ce n’est qu’un entrainement en comparaison de ce qui nous attend après. Ici, on a eu des entretiens avec Voldemort. Dehors, on aura des combats avec ses sbires. Il y aura du sang. Des vainqueurs. Et des perdants. Et des morts. » Il ne la quitta pas des yeux. Il parlait comme il elle était encore dans son camp, même si il savait pertinemment qu’elle était Obscure. Il ne perdait rien en se confiant ainsi à elle. Parce que de un, elle devait s’en douter depuis longtemps, il ne lui apprenait rien. De deux, son changement de camp était encore récent. Et de trois, c’était sa cousine, son amie, et oui, il lui faisait encore confiance malgré tout. Elle n’avait encore rien fait qui fasse qu’il mette une distance entre lui et elle. « La victoire nécessite des sacrifices. » Il ne savait pas ce qu’il adviendrait de leur relation lorsqu’ils auraient dix-huit, dix-neuf ans, et qu’ils seraient dans le monde extérieur. A Poudlard, on pouvait s’ignorer, faire semblant que les camps n’existaient pas. Tout le monde devait se conformer à la norme, peu importe ce à quoi on aspirait. Ca permettait des amitiés, rares certes, entre Obscurs et Résistants. Mais dehors, est-ce que ça arrivait souvent à un membre de l’Ordre de trainer dans un bar en riant en compagnie d’un Mangemort ?



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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Sam 4 Mai - 13:05




Il fallut attendre un peu avant qu'Albus ne réponde quelque chose. Était-ce parce qu'il ne savait plus s'il pouvait être sincère avec elle ? Oh si c'était ça, ça serait malheureux mais en même temps compréhensible. Ils n'étaient plus dans le même clan, une barrière était entre eux et elle était bel et bien là, qu'ils le veuillent ou non. Cela serait très hypocrite de la part de Lucy si elle l'ignorait alors que c'était elle qui l'avait installé en totalité ou en tout cas en majeure partie. Elle s'était éloignée, avait forcé cet éloignement avec toutes les personnes très proches d'elle. Ceci visait directement les membres de sa famille. Mais encore une fois c'était un mal nécessaire, c'était la première phase du plan de Lucy : l'éloignement. Elle ne devait pas avoir d'attaches, pas avec eux en tout cas. C'était douloureux, atrocement douloureux même mais il le fallait. De toute façon, elle avait provoqué une rupture nette, sans bavure comme ça, ça serait plus facile d'oublier. Il faudrait sûrement un peu de temps mais une fois que ça serait fait, ça serait simple. Rien que d'y penser, le cœur de Lucy se mit à saigner. Il fallait qu'elle arrête. Stop les conneries. Stop de se faire du mal. Ce qui était fait était fait. « Ouais.» C'était cool alors, tant mieux pour lui. Oui tant mieux. Cependant il fronça les sourcils ce qui était signe que ça n'allait pas si bien que ça enfin de compte. Lucy le connaissait bien quand même. « Je survis. » Oh. Survivre et non plus vivre, la demoiselle Weasley connaissait cela aussi. La vie avait un goût différent depuis Code Phénix, très différent. Un peu amère d'un côté, oui elle avait un côté un peu acide et pas très agréable mais à force de le côtoyer ce goût, on s'y faisait. En même temps, on n'avait pas trop le choix. C'était soit vivre de sa cette manière soit se tuer. En tout cas du côté de Lucy, elle n'avait pas l'intention de se tuer. Non elle préférait que sa mort sert à quelque chose et se suicider ça ne servirait à rien. Et puis elle était jeune et sa vie pouvait servir à pas mal de chose. C'est donc tout comme Albus qu'elle survivait. Elle faisait avec les choses qui lui tombaient dessus et essayait de se débrouiller du mieux qu'elle pouvait. Elle essayait de faire au mieux et dans le meilleur intérêt pour tout le monde.

« Je crois que ça n’a réussi personne le Code Phénix. Faudra combien de temps pour qu’on nous oublie tu penses ? » Non, c'était le moins que l'on puisse dire. Personne n'en n'était ressorti content, heureux et avec le sentiment d'avoir fait quelque chose de bien. Pourtant au début, ils étaient tous remplis de bonne volonté. Tout ce qu'ils voulaient c'était faire bouger les choses et avancer pour la résistance. Ils voulaient marquer un grand coup pour qu'on les prenne au sérieux, montrer qu'on pouvait les entendre. Seulement personne n'avait approuvé. Évidemment les obscurs n'allaient pas être réjouis mais les résistants, bon sang ! Pourquoi personne ne les avait soutenus ? Au lieu de ça, on se moquait d'eux, on les traitait tels des parias. Lucy n'avait jamais pu supporter ce rejet de la part de son camp d'origine. Elle avait vécu comme ça comme une grande claque dans la gueule. Elle s'était sentie abandonnée, rejetée alors que tout ce qu'elle avait voulu avait été se donner pour sa cause. Elle ne cache pas que ça l'a pas mal influencée aussi dans son changement de camp mais pas uniquement. Albus se tourna vers pour elle pour la regarder. C'était sérieux là, ils ne rigolaient plus. « Tu peux pas savoir à quel point j’ai hâte de me casser d’ici. De retrouver James. De libérer papa. Poudlard, ce n’est qu’un entrainement en comparaison de ce qui nous attend après. Ici, on a eu des entretiens avec Voldemort. Dehors, on aura des combats avec ses sbires. Il y aura du sang. Des vainqueurs. Et des perdants. Et des morts. » Lucy pouvait sentir toute l'intensité que dégageait Albus. Elle sentait toute la rage en lui qui lui donnait cette volonté. C'était admirable. Elle était d'accord avec lui sur pratiquement tout ce qu'il avait dit. Elle aussi avait hâte de quitter Poudlard à présent parce qu'elle avait hâte d'être au Ministère, de conquérir sa destinée en devenant Auror. Elle le pouvait, elle le savait, elle avait ça au fond d'elle. Elle serait Auror ou rien du tout. D'un autre côté, Poudlard c'était assez cosy. C'est vrai, elle avait ses petites habitudes assez tranquilles. Elle était capitaine de l'équipe de Quidditch aussi, ce n'était pas négligeable. Elle s'y plaisait à ce poste, elle ne l'abandonnerait pas. Certains souhaitaient son départ elle le savait, de toute manière sa nomination n'avait pas fait l'unanimité. Elle se battait pour les choses qu'elle voulait. Être capitaine c'était l'une de ses plus grandes fiertés. Elle aussi avait réfléchi à comment serait leur « guerre » en dehors de Poudlard et c'était sûr que ça allait être violent et qu'il y aurait du sang. Ça ne serait plus un jeu, tout le monde serait à découvert. Cependant aussi fort qu'elle pouvait aimer Albus, il se fourvoyait sur certains sujets. Libérer son père représentait un idéal et elle était persuadée qu'il n'y arrivait pas. D'ailleurs elle était persuadée que Voldemort attendait le meilleur moment pour le tuer pour marquer le coup et anéantir toute rébellion. Elle ne l'avait pas dit, elle ne voulait pas le blesser et puis c'était son avis, c'était très personnel.

En tout cas, elle était contente qu'il lui parle ainsi franchement et en ne se retenant pas. Cela faisait du bien même si c'était exceptionnel. Enfin quelqu'un qui lui parlait comme ça. Il y avait Roxanne aussi qui ne se gênait pas mais c'était différent et quant aux autres, elle les évitait donc ce n'était pas possible. Elle savait de toute façon que c'était sa faute, elle l'avait déjà dit et reconnu. « La victoire nécessite des sacrifices. » Cette phrase était à méditer. Cela faisait d'ailleurs réfléchir Lucy parce que cette phrase lui parlait. Oh oui ça l’interpellait directement. Elle pourrait dire que cela résumait sa marche à suivre. « Tout victoire nécessite sacrifice. » Lucy avait commencé puisqu'elle sacrifiait son confort et ses relations. C'est pourquoi elle lâcha. « Cette phrase résume ma vie, maintenant. » Arf, elle aurait peut-être dû se taire parce qu'à cause de ça, cela pouvait emmener la conversation sur les clans et ils ne voulaient pas parler de ça. Enfin ce n'est pas qu'elle ne voulait pas en parler mais ce n'était pas ce qu'elle voulait parler alors qu'ils commençaient juste à être honnêtes et à passer un moment convenable pour le moment. Elle décida alors de ramener le sujet sur Code Phénix, ce n'était pas forcément mieux mais c'était toujours préférable. « Je sais pas si on arrivera à oublier un jour. J'espère mais j'en doute. C'est une expérience trop intense pour l'oublier comme ça. On s'est retrouvé tous les cinq, ensemble envers et contre tous. On a fait ce qu'on croyait juste et tout le monde nous a tourné le dos. Ça fait mal mais c'est fondateur. On en sort changé et avec une vision un peu plus clair de la réalité des choses. » En parlant, Lucy avait mis une partie du cœur et forcément que cela évoquait les clans indirectement. C'était raté pour dévier la conversation, elle n'était pas douée pour ce genre de choses, il fallait croire. Elle se sentait mal tout d'un coup. Il lui semblait qu'Albus et elle étaient tellement éloignés. Merlin savait pourtant qu'à un moment ils avaient été si proches et Lucy prenait vraiment conscience que s'éloigner des siens était dur et ça faisait mal, très mal.

Elle aurait voulu lui dire tout cela, elle aurait voulu se confier à lui mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas parce que sinon tout ce qu'elle faisait ne servirait à rien et elle ne ferait pas machine arrière. Non maintenant qu'elle était lancée, tout arrêter serait trop lâche pour elle. Elle ne s'en remettrait pas. Elle avait fait un choix, elle s'y tiendrait. Ce n'était pas uniquement une question de fierté, c'était bien plus que cela. Cependant elle ne pouvait pas laisser Albus comme ça. Elle devait dire quelque chose. N'importe quoi mais quelque chose pour expliquer un minimum, atténuer la souffrance et la douleur. « Tu sais, je vous déteste pas. Enfin ce que je veux dire c'est pas parce que je suis obscure maintenant que je suis devenue quelqu'un de diabolique. C'est juste qu'on a changé, on a évolué de manières différentes. » Bon c'était flou mais avec Lucy en ce moment, il ne fallait pas espérer grand chose d'autre. Elle cultivait le mystère parce que le mystère était l'une des meilleures armes qui lui restaient. Lucy était convaincue d'être très réaliste et de savoir parfaitement ou presque ce qu'elle vivait et ce à quoi elle avait à faire face. Peut-être qu'elle se trompait, c'était peut-être même certain mais elle était convaincue et ça c'était un excellent moteur à toute action et décision.


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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Lun 17 Juin - 1:32





YOU CAN'T COME DOWN TO EARTH YOU'RE SWELLING UP
YOU'RE UNSTROPPABLE BECAUSE YOU'VE SEEN, SEEN
TOO MUCH TOO YOUNG, YOUNG
► new born, muse.


Si on avait été juste un an auparavant. Juste cinquante-deux semaines. Trois cent soixante cinq jours auparavant à peine. Ils auraient rit dans dans tous les sens tout en grignotant des patacitrouilles, ils auraient lancé des sorts plus idiots les uns des autres en fermant les yeux pour voir ce que ça donnerait. Ils auraient été cons, insouciants et heureux. A présent, tout cela ne lui disait plus rien. Il avait même, limite honte de l’Albus d’antan. Peut-être même plus que de l’Albus timide et coincé du balai. Ca aurait peut-être été bien qu’il ne se soit pas dégourdi. Au moins, lui, l’Albus timide, n’agissait pas sans réfléchir. Que se serait-il passé s’il était resté ainsi ? Il n’y aurait peut-être pas eu de Code Phénix. En fait, il n’y aurait surement pas eu de Code Phénix. Peut-être que James l’aurait trouvé plus apte à être chef. Rectification : il AURAIT été plus apte. James aurait peut-être choisi Lily, malgré tout. Mais Albus aurait peut-être été moins orgueilleux et il aurait obéit aux ordres de sa petite sœur. Ca faisait beaucoup de « peut-être » tout ça.  Dire qu’Albus s’était toujours juré de ne jamais vivre dans les « mais » et les « et si ». On aurait dit qu’en l’espace de quelques mois toutes ses promesses s’étaient envolées. C’était même le cas…

Il avait si longtemps critiqué ceux qui prenaient la vie trop au sérieux qu’à présent il faisait une overdose de l’Albus con. C’est vrai quoi. Il avait assez profité de sa jeunesse. Fini la rigolade. Il n’avait plus quatorze ans. Il allait dans quelques mois être majeur, et à partir de là tout serait différent. Il ne savait pas encore ce que sa majorité changerait exactement en ce qui concernait sa vie à Poudlard… Mais une chose était évidente. Il n’attendrait pas Lily. Il ne ferait pas de classe préparatoire. Enfin, il faudrait déjà qu’il réussisse ses examens de fin d’année… Comme si c’était sa priorité.

« Je sais pas si on arrivera à oublier un jour. J'espère mais j'en doute. C'est une expérience trop intense pour l'oublier comme ça. On s'est retrouvé tous les cinq, ensemble envers et contre tous. On a fait ce qu'on croyait juste et tout le monde nous a tourné le dos. Ça fait mal mais c'est fondateur. On en sort changé et avec une vision un peu plus clair de la réalité des choses. » Il ne pouvait pas nier que cette épreuve les avait endurcit, oui.

Albus eut une pensée pour son père. « Et malgré tout, je vis sans regrets, mon fils. ». C’était une phrase simple pourtant. Pas besoin d’être Dumbledore pour la comprendre. Albus n’avait jamais douté que son père était courageux. Un des hommes les plus courageux du monde magique. Mais en cet instant, Albus prit un peu plus de recul. Il réalisa que c’était le cas non pas parce qu’il voulait y croire parce que c’était son père, mais parce qu’il l’était vraiment. Albus avait souvent eu l’occasion de regretter, mais aussi l’occasion d’oublier. Sa vie en tant que petit timide du coin, celle à l’ombre de James le magnifique, ses débuts hasardeux avec l’amour. Tout ça n’était que des bagatelles, on ne pouvait pas vraiment dire que c’était des choses difficiles à oublier. Il avait plus ou moins mis du temps à surmonter tout ça. Mais surmonter les moqueries. Surmonter les menaces. Surmonter le regard des autres. Ca, c’était autre chose. Là, c’était la première fois, et surement pas la dernière, qu’Albus était face à ce genre de situation. Et le courage de son père prenait tout son sens.

« Tu sais, je vous déteste pas. Enfin ce que je veux dire c'est pas parce que je suis obscure maintenant que je suis devenue quelqu'un de diabolique. C'est juste qu'on a changé, on a évolué de manières différentes. »

Albus hocha la tête doucement. Ca lui faisait vraiment mal de se dire que Lucy n’était plus des leurs désormais. S’il n’y avait pas eu le Code Phénix, il aurait surement prit la nouvelle comme une trahison (et pour parler objectivement, c’était vraiment pas loin d’en être une...) et serait allé demander des comptes à Lucy, des flammes dans les yeux, extrêmement déçu. Mais il n’avait ressenti qu’une profonde tristesse à cette nouvelle. Et puis, aujourd’hui on pouvait presque considérer Albus comme un Impartial, tant il avait déserté les réunions et n’osait plus montrer son appartenance. De plus, il ne savait plus où en était la Résistance. Il n’avait pas demandé des nouvelles du clan depuis l’annonce. C’est à peine s’il avait jeté un regard à Lily ces derniers temps. Il n’osait plus croiser son regard. Et ce n’était pas prêt de changer pour l’instant.

« Oui je sais… Des choses ont changé, c’est évident, mais pour moi t’es toujours ma cousine. Je ne te laisserais pas t’éloigner comme avec Roxanne. » Il n’accusait personne comme ça, il citait juste son nom à titre d’exemple. Il ne pouvait pas blâmer Roxanne d’avoir trouvé sa voie mais… Ca avait toujours été un coup dur de réaliser que Roxanne était indéniablement du côté Obscur et qu’elle était prêt à affronter tous les siens, sans une once de regret. Mais au fil des années Albus s’y était fait, non sans peine. Et jusqu’à présent il essayait de récupérer sa cousine. Il avait moins eu l’occasion de lui parler ces temps-ci, c’était certain, mais il n’abandonnerait pas. Par contre, c’était évident que Lucy était profondément différente de Roxanne. Elles ne se ressemblaient pas du tout. Ce qui était cependant inquiétant, c’est qu’elles s’entendaient… plutôt bien. Lucy avait toujours été la cousine préférée de la verte et argent. Et ces temps-ci, Albus les avaient pas mal vues trainer ensemble, avec un autre gars qui ne lui inspirait pas du tout confiance. Même s’il avait confiance en Lucy, au fond de lui, Albus avait tout de même peur qu’elle ne se fasse influencer par Roxanne. Mais c’était sa vie et c’était à elle de la gérer. Tout comme il ne voulait pas que Roxanne la dirige, Albus ne pouvait pas se permettre de critiquer ouvertement ses fréquentations. Il pouvait seulement espérer que Lucy soit un minimum inflexible pour qu’elle puisse garder les yeux ouverts.

Albus ne pouvait s’empêcher d’espérer que tout ça ne soit que passager. Toute bonne chose à une fin, mais peut-on dire de même pour les mauvaises choses ? C’était difficile à dire étant donné que ça faisait déjà plus d’une vingtaine d’années que rien de concret n’avait fait pencher la balance en faveur du bien dans le monde magique. Albus hésita à continuer. C’était plus que délicat comme situation. « Peu importe ce qu’il arrivera, je ne m’attaquerais jamais à toi. Pas directement en tous cas. Mais je te conseille de ne pas trop te faire remarquer... Je ne sais pas ce que tu manigances mais les Résistants ne sont pas prêts d’oublier cette « trahison » à mon avis. Je ne sais pas si je pourrais le convaincre de ne pas te faire du mal. J’essaierais… » Albus voulait la protéger. Il espérait secrètement que Lucy était toujours au fond de son cœur pour les Résistants, pour leurs actions, et qu’elle essayait de semer la zizanie au sein des Obscurs. Elle avait toujours aimé les aventures et prendre des risques. Pourquoi serait-ce différent cette fois ci ? Parce qu’il y avait bien trop de choses en jeu peut-être ?

Il eut une triste pensée pour Sarah. Déjà avec le Code Phénix, il n’avait pas réussi à ne pas l’attaquer alors… Le problème avec la Résistance, c’est qu’il s’agit d’une majorité de Gryffondor, de Serdaigle et Poufsouffle bien trop impatients, impulsifs et qui n’ont pas la langue dans leur poche. Albus qui est désormais absent de la Résistance n’a plus aucun poids dans leurs décisions et a du perdre toute sa crédibilité. La haine que doivent lui vouer une bonne partie des Résistants est indéniable. S’il croit  une seconde qu’ils vont le consulter avant une décision…

Avant qu’elle ne puisse répliquer quoique ce soit, il ajouta, en anticipant sa réponse. « Je sais que tu vas me dire que ça ne me regarde pas, que je n’ai pas à faire ça. Mais que tu le veuilles ou non, je serais incapable de… » Il se pinça les lèvres. « Mais mais famille, ça me regarde. Tu sais comme j’y tiens. » Tout comme je tiens à toi.



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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Lun 24 Juin - 4:13




Elle aurait voulu savoir à quoi Albus pensait et plus précisément par rapport à son changement de camp. Elle se doutait bien que ça ne devait pas le ravir et peut-être même qu'il la détestait à cause de ça à présent. Rien que d'y penser lui déchirait le cœur mais elle l'avait accepté, cette possibilité. Et puis des fois elle se disait qu'elle préférait voir la colère dans leurs yeux que la déception car à ses yeux, la déception était le pire, le plus éprouvant. Oui à ses yeux, ça faisait dix fois plus mal. « Oui je sais… Des choses ont changé, c’est évident, mais pour moi t’es toujours ma cousine. Je ne te laisserais pas t’éloigner comme avec Roxanne. » Non, non ce n'était pas cela qu'elle voulait bien au contraire. Il fallait qu'elle s'éloigne sinon tous ses efforts et ses sacrifices ne serviraient à rien. C'est pour cela qu'elle ne put s'empêcher de lui répondre : « C'est ça le truc Albus, j'ai besoin de m'éloigner. » Elle était honnête avec Albus et elle se confiait à lui d'une certaine manière, peut-être avait-il ce « privilège » parce qu'ils avaient vécu cela ensemble. Peut-être se disait-elle que c'était la seule manière de le mettre à l'écart et qu'il accepte de la « laisser partir » sans lutter pour la retenir. Elle ne savait pas trop en réalité, c'est juste qu'elle se sentait en confiance avec Albus. Elle avait l'impression qu'elle pouvait d'avantage parler même si elle ne lui dirait pas tout car il serait capable de la suivre dans ces projets fous. Après toutes ces années, Lucy ne doutait pas qu'Albus soit capable de tout ou presque. Il était quelqu'un d'entier et d'engagé. Il se battait pour ses convictions avec tout son cœur et tout son âme. On ne pouvait que l'admirer pour cela. On pouvait ne pas être d'accord avec lui mais tout le monde devait s'accorder sur le fait qu'il n'avait jamais démérité. « Peu importe ce qu’il arrivera, je ne m’attaquerais jamais à toi. Pas directement en tous cas. Mais je te conseille de ne pas trop te faire remarquer... Je ne sais pas ce que tu manigances mais les Résistants ne sont pas prêts d’oublier cette « trahison » à mon avis. Je ne sais pas si je pourrais le convaincre de ne pas te faire du mal. J’essaierais… » Nouveau pincement au cœur. Sa loyauté était sans faille et son dévouement pour sa famille était remarquable. Malgré tout, il continuait à vouloir le meilleur pour elle. Il ne voulait pas s'attaquer à elle et c'était réciproque. C'est d'ailleurs ce que craignait le plus Lucy, que les obscurs lui demandent de s'attaquer à sa famille pour prouver sa loyauté. Elle était quasiment sûr qu'il la forcerait à faire cela, peut-être même qu'Albus serait la cible en représailles par rapport au code phénix. Elle ferma les yeux quelques instants, elle ne voulait pas l'imaginer car en plus, et c'était sûrement le pire, elle savait déjà ce qu'elle ferait. Ça la détruirait mais si elle devait s'en prendre à lui, elle le ferait. Elle n'avait plus le choix, elle ne reculerait pas mais dans des moments de naïveté, elle se disait que ça n'arriverait pas.

Mais enfin Lucy aurait eu envie de lui répondre qu'elle n'avait pas besoin de lui et qu'elle se débrouillait très bien toute seule comme une grande fille mais on ne peut pas dire qu'il lui laissa le temps de répondre. Non car il poursuivait déjà : « Je sais que tu vas me dire que ça ne me regarde pas, que je n’ai pas à faire ça. Mais que tu le veuilles ou non, je serais incapable de… Mais mais famille, ça me regarde. Tu sais comme j’y tiens. » Évidemment, la famille était sûrement ce qui comptait le plus pour les Weasley/Potter. Ils avaient toujours été soudés. Ils veillaient tous les uns sur les autres, ce n'était pas pour rien qu'on parlait d'eux comme un clan. De toute manière, pour survivre ils n'avaient pas trop le choix. C'est vrai, tout le monde les avaient attendus au quart de tour tout ça parce qu'ils étaient les enfants des plus grands résistants de la Grande Guerre. S'ils ne pouvaient pas compter les uns sur les autres, alors ils étaient foutus. « Je sais, je sais. » Elle fit une petite pause avant d'ajouter. « Moi aussi j'y tiens. » C'était la vérité. Néanmoins il fallait qu'elle arrête Albus maintenant, elle le savait mais ce n'était pas forcément facile. Tant pis, au moins elle essayerait. Elle se devait au moins de tenter. « Ne fais pas ça Albus. Ne prends pas le risque de te mettre plus de résistants à dos pour moi. J'ai choisi d'intégrer les obscurs Albus en sachant pertinemment les représailles que ça pouvait représenter. Je suis préparée psychologiquement à subir leurs foudres. Elles sont légitimes à leurs yeux et crois-moi, tout ça me passe au dessus. » Elle fit une pause le temps qu'il est bien enregistré ses paroles et qu'elle reprenne un peu son souffle. Elle voulait lui dire quelque chose mais elle ne savait pas exactement quels mots utilisés. Elle réfléchissait encore trop, elle passait beaucoup trop de temps à analyser tout et n'importe quoi. « Occupe-toi de toi Albus, tu as déjà bien assez à faire. Je suis une grande fille, je peux m'occuper de moi. » C'était la vérité, il le savait au fond, elle n'en doutait pas. Elle fit de nouveau une petite pause mais elle avait quelque chose sur le cœur et elle voulait absolument le dire à Albus. « Tu sais peut-être que personne ne te le dira, j'en sais rien mais moi je vais te le dire parce que je le pense. T'as été courageux Albus, encore une fois. Y en a pas beaucoup qui auraient osé se lancer dans Code Phénix mais toi tu l'as fait et t'es resté fidèle à tes convictions et ce à quoi tu défends. Maintenant peut-être qu'ils sont beaucoup à te cracher dessus mais ce sont des idiots. Tout ceux qui font des leçons de morale, il faudrait mieux qu'ils se regardent dans la glace ! Ils sont là à attendre que ça se passe, ils se disent résistants mais pour la plupart, ils ne font rien. Ils veulent juste se donner un côté rebelle. » Elle respira un coup avant de continuer : « Peut-être que c'était pas la meilleure des choses à faire mais au moins on a essayé de faire bouger les choses à faire. Alors ne les laisse pas t'enlever tout ça Albus. »


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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Sam 3 Aoû - 2:04





CAUSE I'M ONLY A CRACK IN THIS CASTLE OF GLASS

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Drôle de vie, drôle de situation. Albus ne pouvait pas avouer à Lucy qu’il lui en voulait quand même un petit peu au fond. Après tout, elle les trahissait. Mais c’était sa cousine et son amie. Il devait respecter ses choix. Il aurait tout de même espéré lui faire changer d’avis. Mais si ni ses meilleurs amis, ni son cousin le plus proche n’y étaient parvenus, alors Albus n’avait pas beaucoup de chances de son côté. Lucy semblait déterminée, un peu triste aussi, renfermée, mais déterminée tout de même. Albus n’était pas si tout sûr qu’elle avait fait le bon choix. Mais si elle croyait en les siens… Alors elle devait avoir raison quelque part. Elle tenait à sa famille. Elle devait avoir quelque chose derrière la tête. Il se le répétait en boucle dans la tête depuis tout à l’heure. Les soit disant raisons de son changement de cap étaient bien trop floues pour être vraies. Cependant, Albus n’osait pas aborder le sujet.

Lucy disait qu’elle avait besoin de s’éloigner. Albus aussi, les autres du Code Phénix aussi, chacun à leur manière s’étaient éloignés. Mais pas aussi radicalement que Lucy. Tous avaient un minimum de rancœur envers les Résistants qui étaient loin de les soutenir… Mais pas au point d’oublier leurs convictions, leur amour de la justice et leur volonté que le bien règne. Albus pour sa part avait momentanément déserté les réunions de Résistants. De toute façon, ça ne servait à rien de s’y rendre tant que tout le monde se foutait de sa gueule et qu’on le reniait. Personne ne l’écouterait. Il avait perdu toute crédibilité auprès d’eux, même s’il était le bras droit de Lily. Et puis son statut lui servait absolument à rien, il était toujours en froid avec Lily, qui était leur cheffe. Il devait regagner leur confiance, mais pour l’instant il n’en n’avait pas la force. Mais ce n’était qu’une question de temps. Il était évident que Lucy avait complètement changé de point de vue.  Elle ne comptait plus rejoindre les Résistants. Albus devait se faire une raison. Toutefois, il ne la laisserait pas tomber pour autant. Il serait incapable de se battre contre elle…Il serra les poings.

« Je sais, je sais. Moi aussi j'y tiens. » Albus était rassuré. Elle y tenait, ça Albus voulait bien le croire, en théorie. Mais en pratique, elle s’opposait à toute sa famille en rejoignant les Obscurs. Elle contribuait, justement, à la division de leur famille. Elle ne voyait donc pas que la résistance n’existait uniquement grâce au choix d’Harry Potter ? Qui était un membre à part entière de sa famille ? Et que les Obscurs ne diraient pas non à tous les exterminer, un à un, si l’occasion se présentait ? Que pourrait faire Lucy face à ça ? Elle pourrait toujours s’interposer face à Voldemort pour les protéger, mais il la tuerait et ça ne l’empêcherait pas de continuer. Elle n’était qu’un pion. Obscurs, Impartiaux comme Résistants étaient toujours des jouets pour lui. Personne ne pouvait plus s’opposer à lui depuis la mort de Dumbledore, et son père n’y était pas parvenu. Albus avait beau faire de son mieux, il ne comprenait pas pourquoi Lucy s’alliait avec l’ennemi si elle tenait toujours autant à ses proches, et si elle souhaitait les protéger. Tout cela n’avait aucun sens.

« Ne fais pas ça Albus. Ne prends pas le risque de te mettre plus de résistants à dos pour moi. J'ai choisi d'intégrer les obscurs Albus en sachant pertinemment les représailles que ça pouvait représenter. Je suis préparée psychologiquement à subir leurs foudres. Elles sont légitimes à leurs yeux et crois-moi, tout ça me passe au dessus. » Lucy marqua une pause, Albus en profita pour faire un bilan de ses paroles. On ne pouvait pas dire que les Résistants avaient accueilli avec joie la nouvelle, et ce n’était pas prêt de d’être fait. Lucy allait subir leur dédain, leurs moqueries, elle en était consciente. C’était déjà ça. Mais quelque chose le turlupinait. La raison de son changement de camp. Albus aurait parié que c’était parce qu’elle ne supportait plus d’être traitée comme une traitre par les siens. Or elle était prête à être reniée des Résistants en rejoignant le camp adverse… Elle n’avait pas du être accueillie les bras ouverts. Avec Roxanne à ses côtés, elle a peut être limité la casse mais tout de même, ce n’était pas chez les Obscurs qu’elle risquait de trouver amour et soutient. Pourquoi changer de camp alors ? C’était la question qu’il n’osait pas poser, et dont il espérait secrètement trouver une réponse dans ses propos. « Occupe-toi de toi Albus, tu as déjà bien assez à faire. Je suis une grande fille, je peux m'occuper de moi. » Albus savait que cet argument allait finir par tomber, mais il avait eu le mérite d’essayer. Il avait beaucoup de problèmes, c’était sûr, mais Lucy en faisait partie, et ce n’était pas des moindres. « Tu sais peut-être que personne ne te le dira, j'en sais rien mais moi je vais te le dire parce que je le pense. T'as été courageux Albus, encore une fois. Y en a pas beaucoup qui auraient osé se lancer dans Code Phénix mais toi tu l'as fait et t'es resté fidèle à tes convictions et ce à quoi tu défends. Maintenant peut-être qu'ils sont beaucoup à te cracher dessus mais ce sont des idiots. Tout ceux qui font des leçons de morale, il faudrait mieux qu'ils se regardent dans la glace ! Ils sont là à attendre que ça se passe, ils se disent résistants mais pour la plupart, ils ne font rien. Ils veulent juste se donner un côté rebelle. » Albus la contemplait sans rien dire. Ce qu’elle lui disait le touchait sincèrement. Il avait du mal à croire qu’elle pense ça de lui, malgré tout, malgré leur échec, malgré son changement de camp, alors que tout le monde, Obscurs comme Résistants l’avait trouvé lâche et stupide. On ne pouvait pas dire en plus qu’Albus avait été courageux ses derniers temps. Il n’osait pas affronter Lily et Blake en face, il avait été « obligé » de rompre avec Nara en l’abandonnant sans lui donner plus d’explications que ça. Lucy essayait peut être de le rassurer. Ou de détourner le sujet de la conversation. Etait-il le seul à trouver cette discussion délicate ?

Il savait évidemment que les autres réagissaient excessivement et qu’ils ne méritaient pas qu’on leur dise autant de vacheries, malgré tout ce qu’ils avaient fait à la Résistance. Il savait que beaucoup étaient là pour se donner un genre. Mais à partir du moment où même Blake ne supportait plus de lui adresser la parole, là, Albus avait du mal à se dire qu’ils avaient eu quelque part raison.  « Peut-être que c'était pas la meilleure des choses à faire mais au moins on a essayé de faire bouger les choses à faire. Alors ne les laisse pas t'enlever tout ça Albus. » Lucy ne semblait vraiment pas regretter. C’était comme si le Code Phénix lui avait permis d’ouvrir les yeux sur ses vraies convictions. Et ça, Albus ne pouvait pas l’accepter.

« Merci. » Dit-il simplement. Et il la remerciait du fond du cœur.

« Je regrette tellement, tu peux pas savoir. Il y a pas un jour où je ne me regarde pas dans la classe en m’insultant de tous les nom. Il n’y a pas un jour où je me dis pas que les choses auraient été différentes, qu’on aurait toujours nos amis à nos côtés, que j’aurais toujours Nara près de moi, que tu serais toujours parmi nous, si seulement on n’avait pas fait cette connerie. Maintenant je comprends qu’on aurait du réfléchir avant d’agir au lieu de se lancer bêtement dans le tas. » Il ajouta en marmonnant « Le Code n’a pas été complètement inutile en ce sens.  »

Albus baissa la tête. « T’as beau dire ça, je peux pas m’empêcher de me préoccuper de toi. Je veux pas te perdre Lucy. Je ne veux pas te voir détruite. » Lucy avait  « On ne veut tous pas te perdre. Et puis je… je veux me raccrocher à l’espoir qu’un jour, tu reviendras parmi nous. » Il se tut un moment. « Je t’en prie, ne me dis pas que c’est foutu. Dis moi que tu es toujours la fille malicieuse, ambitieuse, joviale et loyale que tu étais. Dis moi que tu n’as pas tant changé que ça… Pas autant que tu nous le fait croire. » Il devait bien avoir l’air malin à l’implorer de la sorte. Mais il saurait de toute manière à sa réponse ce qu’il en était vraiment de la situation. Si elle était aussi grave qu’il le pensait, ou s’il restait, malgré tout, un espoir. Et quand bien même la réponse serait négative, Albus continuerait d’y croire, quelque part au fond. Parce qu’il s’est toujours dis de ne jamais abandonner, de toujours croire en ses rêves, en ses convictions. Et surtout, parce que c’était plus fort que lui.




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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Lun 19 Aoû - 0:44




Ça lui avait fait du bien de lui dire tout ça. Finalement peut-être qu'au fond ce n'était pas Albus qui avait le plus besoin d'entendre ces paroles. Non c'était peut-être Lucy qui avait plus besoin de les dire, être sincère au moins une fois avec un membre de sa famille. Là au moins elle n'avait pas à mentir, elle lui disait ce qu'elle pensait, elle mettait un peu son cœur à nu. C'était un luxe qu'elle ne pouvait plus s'offrir. « Merci. » Il était sincère lui aussi. Lucy avait bien l'impression que ça lui avait fait du bien. Elle était satisfaite. Maintenant que c'était fait, Lucy se disait que c'était le moment de partir. De toute manière, les choses étaient ainsi maintenant et c'était mieux pour eux deux de stopper la conversation là. Elle allait se lever mais alors Albus reprit la parole. Elle aurait du se douter qu'il reviendrait à la charge, comme toujours... « Je regrette tellement, tu peux pas savoir. Il y a pas un jour où je ne me regarde pas dans la classe en m’insultant de tous les nom. Il n’y a pas un jour où je me dis pas que les choses auraient été différentes, qu’on aurait toujours nos amis à nos côtés, que j’aurais toujours Nara près de moi, que tu serais toujours parmi nous, si seulement on n’avait pas fait cette connerie. Maintenant je comprends qu’on aurait du réfléchir avant d’agir au lieu de se lancer bêtement dans le tas. » Aïe. Il se blâmait. C'était parce qu'il avait beaucoup trop de cœur, Lucy le savait bien. C'est vrai que dans un sens tout serait comme avant s'il n'avait pas fait cela mais c'était fait. Ils auraient leur petite vie bien tranquille mais ils seraient tombés d'encore plus haut, c'est ce que disait fréquemment Lucy depuis son changement de camp. Si elle avait continué à garder tous les gens proches d'elle, à s'épanouir au milieu de tout ses gens, Voldemort aurait très certainement frappé directement. Là elle avait seulement eu un avertissement. On pouvait dire qu'elle s'en était plutôt bien sortie. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle avait eu de la chance mais ça n'était pas si éloigné de la vérité. « Le Code n’a pas été complètement inutile en ce sens.  » Que voulait-il dire par là ? Elle ne voyait pas exactement où il voulait en venir. Il parlait du fait de réfléchir avant d'agir très certainement. C'était vrai mais Albus avait toujours été très impulsif, Lucy doutait que cela change un jour. Il aurait beau essayé de changer, c'était trop ancré en lui. De toute façon c'était une caractéristique familiale en générale.

« T’as beau dire ça, je peux pas m’empêcher de me préoccuper de toi. Je veux pas te perdre Lucy. Je ne veux pas te voir détruite. On ne veut tous pas te perdre. Et puis je… je veux me raccrocher à l’espoir qu’un jour, tu reviendras parmi nous. » Lucy ferma les yeux quelques secondes. Si Albus savait... Mais il ne pouvait pas, tout simplement pas. Lucy avait longuement hésité à le dire à certaines personnes et notamment ces camarades du Code Phénix parce qu'ils étaient engagés à fond dans la cause également. Cependant elle ne pouvait pas les condamner eux aussi. C'était un choix personnel, elle l'assumerait jusqu'au bout, peu importe la solitude et l'isolement que ça provoquait. Alors elle devait affronter l'incompréhension de ses proches et leur volonté de la ramener sur le « droit chemin » en tout cas de leur côté. Elle aurait fait de même à leur place mais c'était dur de se battre contre tout une tribu surtout celle formée par la famille Weasley/Potter. « Je t’en prie, ne me dis pas que c’est foutu. Dis moi que tu es toujours la fille malicieuse, ambitieuse, joviale et loyale que tu étais. Dis moi que tu n’as pas tant changé que ça… Pas autant que tu nous le fait croire. » Obstination encore et toujours. Albus continuait. Il n'utilisait pas toujours la même technique mais dans toutes ses paroles ou presque, il essayait de la ramener, de la récupérer. Même si Lucy comprenait et même si elle trouvait ça admirable, ça commençait à l'énerver. Elle ne voulait pas penser à cela et au fait qu'elle avait changé niveau personnalité. Enfin même si elle le savait le changement mais elle n'aimait pas forcément qu'on le lui rabâche à longueur de journées. « Arrête Albus, ressasser le passé ça ne sert à rien. Ce qui est fait, est fait. » Elle avait essayé de rester le plus calme possible mais la tentative était moyennement réussie. Elle devenait dure, ce n'était pas la première fois et certainement pas la dernière. Pas sûr qu'Albus comprenne le revirement de situation, le pauvre il n'était pas méchant. Il s'en prenait dans la gueule de toute part et elle allait en rajouter une couche. Ah si elle lui avait dit qu'au fond rien n'était changé... en tout cas au niveau des convictions. La situation n'aurait pas du tout était la même. Elle essaya de prendre un ton plus doux pour que ça passe mieux. Elle trouva qu'elle ne s'en sortait pas si mal. Au moins c'était toujours ça, elle avait essayé. « L'ancienne Lucy ne reviendra pas Albus. Elle est toujours là mais maintenant que j'ai pris un changement radical il est hors de question de faire machine arrière. Je suis allée trop loin maintenant pour faire demi-tour. Un jour peut-être tu comprendras, peut-être que non mais c'est ainsi. Personne » Elle insista bien sur le mot personne pour lui montrer qu'elle était bel et bien sérieuse et déterminée. « Personne ne pourra me faire changer d'avis. Peut-être que je me trompe, je sais que vous le pensez tous mais je suis convaincue d'avoir pris la bonne décision. » Elle fit une pause ne sachant pas tellement comment dire cela. C'était assez délicat mais il fallait qu'elle le dise. « Alors Albus apaise ton esprit. Te tourmenter ne sert à rien. Je te le redis ce qui est fait est fait. Il faut passer à autre chose et te demander que maintenant que les choses sont ainsi qu'est-ce que tu vas faire. »


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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Ven 4 Oct - 6:14




NOUS ÉTIONS FORMIDABLES
► formidable, stromae.

Malgré tout, Albus était incapable de baisser les bras. Il ne voulait pas se laisser submerger par la tristesse et le regret de la décision de Lucy. Il voulait encore croire qu’il était encore possible de changer les choses, de monter à Lucy qu’elle s’était trompée. Il n’osait pas lui annonçer clairement qu’il était loin d’être d’accord avec son changement de camp et espérait secrètement un retournement de situation… Il était en effet conscient que ce n’était pas lui qui allait la convaincre, si c’était encore possible. De toute manière, il n’aurait jamais su trouver les mots, il était comme ça. Trop dans le sentimental, pas assez dans la réflexion et l’argumentation.  

Evidemment, il savait bien que ce n’était pas lui qui avait le plus mal dans l’histoire. Lucy n’avait pas dû changer de camp pour rien. Elle a dû souffrir à un point tel qu’elle n’a trouvé refuge que chez les Obscurs… qui, qui sait, l’ont peut-être traitée mieux que les Résistant au final ! Albus ne faisait peut-être que de remuer le couteau dans la plaie. Il connaissait son obstination… Tous les Weasley étaient comme ça, ou presque –là, monsieur Bubus pensait à Louis. Quand ils étaient convaincus de quelque chose, ils ne faisaient que rarement marche arrière. Albus ne devait pas l’aider en lui disant tout ça ; il faisait sûrement ressortir d’autant plus sa culpabilité. Il se mordit la lèvre en en prenant conscience.

« Arrête Albus, ressasser le passé ça ne sert à rien. Ce qui est fait, est fait. » Cela donnait la couleur de la suite… Albus expira lentement. Il se sentait con pour le coup. Il avait toujours ouvertement critiqué tous ceux qui se repliaient sur eux même, sans aller de l’avant. Mais critiquer c’était bien beau, encore fallait-il le faire soi-même. Il sentit le rouge lui monter à la tête. Lui n’avait pas encore tourné la page, pas totalement. Il était toujours fâché avec beaucoup de ses « amis » et n’avait pas encore prit de réelle décision quant à son avenir dans la Résistance. Tout ce qu’il faisait, c’était se morfondre à longueur de journée et trainer dans les couloirs du château, en pensant à tout ce qu’il avait perdu. Tu parles d’un fils d’un héros. S’il y avait bien quelqu’un qui était allée plus vite que les autres c’était… Lucy. Elle n’avait, c’était le moins qu’on puisse dire, pas perdu de temps. « L'ancienne Lucy ne reviendra pas Albus. Elle est toujours là mais maintenant que j'ai pris un changement radical il est hors de question de faire machine arrière. » Albus hocha la tête, en silence. Elle se défendait, encore et toujours. Albus le savait pourtant, ses maigres « efforts » étaient vaincs. Il fallait bien qui se rende à l’évidence. Il avait espéré qu’elle ne pense pas qu’il désirait qu’elle revienne chez les Résistants, il avait espéré être assez subtil pour qu’elle ne le remarque pas, en tous cas pas directement… Il n’y était pas parvenu. Il était trop maladroit, il se laissait trop vite emporter par ses sentiments -il s’était trahit. Ou peut-être que Lucy était tout simplement trop maligne. Albus voulait croire que Lucy avait tort, mais elle disait tout cela avec tellement d’assurance… Mais qui sait. Parfois le changement est nécessaire. Peut-être ce changement sera positif ? Albus s’accrochait à cette pensée avec optimisme. « Je suis allée trop loin maintenant pour faire demi-tour. Un jour peut-être tu comprendras, peut-être que non mais c'est ainsi. Personne, personne ne pourra me faire changer d'avis. Peut-être que je me trompe, je sais que vous le pensez tous mais je suis convaincue d'avoir pris la bonne décision. » « Je ne veux pas te faire changer d’avis. C’est ton choix, tu fais ce que tu veux. Je ne veux juste pas que ça te change. Pas entièrement. » Se défendit-il brusquement, mais son ton trahissait ses intentions. Il  ne l’avait pas clairement formulé tout à l’heure (ou du moins avait essayé) mais la volonté était là. Lucy était bien la seule parmi les autres  dont la fin du Code Phénix avait ébranlé les convictions. Au fond, il aurait préféré que ça tombe sur Adrian ou Hermès. Ce n’était peut-être pas très sympa de penser ça (surtout qu’Hermès était un de ses meilleurs amis), mais il aurait eu moins de mal à leur dire les choses en face, et il ne se serait pas gêné pour leur foutre un bon coup de pied au derrière histoire de leur secouer le cerveau. Ça aurait été moins délicat, oui. Lucy était sa cousine. C’était un peu la même chose qu’avec Roxanne, en pire. Lucy, ç’avait été sa partenaire de confidences, une cousine doublée d’une amie. Il ne voulait pas perdre ni son amie, ni sa cousine. « Alors Albus apaise ton esprit. Te tourmenter ne sert à rien. Je te le redis ce qui est fait est fait. Il faut passer à autre chose et te demander que maintenant que les choses sont ainsi qu'est-ce que tu vas faire. » « Tu as raison.  J’aimerais bien aussi trouver quelque chose qui m’aide à ne pas trop y penser. T’as trouvé un refuge chez les Obscurs… avec Roxanne et Ae… Ae-machin. Si c’est ce que tu souhaites, ce qui te rend heureuse, je vais pas m’y opposer. » Lâcha-t-il. Il ne parvenait plus à cacher sa déception, malgré tous ses efforts. En fait, plus il avançait, moins il en faisait, ou plutôt n’arrivait à en faire. Si ça continuait, il allait finir par lui formuler explicitement son envie de la voir comme avant, en bonne Résistante, aussi souriante qu’avant. Il n’en tenait plus. « A plus Lucy. » Dit-il simplement en se levant. Il lui jeta aussi un petit coup d’oeil, la regarda avec une petite lueur de tristesse. Mais au moment de la quitter, il  ajouta, changeant de ton, devenant un peu plus confiant. «  Tu penses peut-être le contraire, mais moi je sais ce que je vais faire. Le Code Phénix a changé peut-être beaucoup de choses, mais il y a des choses qui devraient demeurer intactes. » Il la rega1rdait avec détermination. Il venait de réaliser quelque chose d’énorme. Ça lui était venu naturellement. Il avait trouvé. Il allait bientôt cesser d’errer. «  Je vais m’occuper de ma famille. Je vais tout faire pour la conserver. » Et c’est là qu’Albus se promit d’aller voir Lily. De se réconcilier avec Louis, s’il voulait bien de lui. De tenter avec Roxanne de faire la paix. Il lui tourna le dos et  fit quelques pas, puis tourna la tête encore une dernière fois vers elle. « Et tu en fais partie. » Borné, Albus, vous dites ? On ne le changeait pas, que voulez-vous. La famille pouvait aller au-delà des camps. Ils avaient tous échoués avec Roxanne, et il n’était pas écrit que ce serait le cas également avec Lucy. Il gardait espoir de ce côté-là. Il arriverait à convaincre les autres, quand il en aura la force, qu’on pouvait être unis même dans l’adversité. Autrement, ils ne pourraient tenir. Albus partit et laissa Lucy ainsi, sans rajouter un mot de plus. Il avait décidé de voir dans les prochaines vingt-quatre heures le sourire de sa sœur. Il allait pour le moment écrire une lettre à sa mère. Il allait encore une fois mentir sur beaucoup de choses à cette dernière, mais au moins, il la rassurerait. Il ne voulait pas qu’elle désespère. C’était ça aussi, la famille : malgré la distance, conserver les liens, se rassurer l’un l’autre. Faire en sorte que l’amour soit plus fort que tout. Que ça leur permette de vaincre… tout comme, il y a longtemps de cela, sa grand-mère défunte l’avait fait, avec son père.

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MessageSujet: Re: I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)   Ven 11 Oct - 1:47




« Je vais m’occuper de ma famille. Je vais tout faire pour la conserver. » Albus égal à lui-même enfin oui et non. Lucy ne doutait pas des capacités d'Albus pour endosser ce rôle, bien au contraire. Elle le soupçonnait même d'être capable d'être plus protecteur que James. Elle souhaitait bon courage à Lily car c'était bien sûr d'elle dont il avait prendre le plus soin et c'était tout à fait normal. Elle-même, même si elle avait pris ses distances, elle s'occupait encore de Molly. Il fallait remettre les choses dans leur contexte, Molly était très jeune encore. Lucy ne pouvait pas l'abandonner, pas tout de suite. Elle devait veiller sur elle, c'est pourquoi Molly était la seule qu'elle n'avait pas rejeté. Bien sûr ça viendrait. Secrètement, Lucy programmait de s'effacer à sa sortie de Poudlard. Petit à petit, la séparation avec sa sœur semblerait naturel tout comme le fait qu'elle ne lui donne plus de nouvelles. Et puis de toute façon, Molly avait Lily, tout irait bien pour elle. Lucy n'était pas inquiète et même si elle l'était, elle avait fait un choix. Choix dont elle ne renoncerait pas, même pas pour Molly malgré la douleur que ça lui causait. De toute manière, la douleur était vite remplacée par la vengeance, l'envie de changer les choses. Albus partait, enfin elle le crut car il s'arrêta et lui dit ces derniers mots : « Et tu en fais partie. » Il partit alors finalement tandis que Lucy se mordi la lèvre inférieure.

La demoiselle Weasley leva les yeux en l'air afin de retenir ses larmes. Comment ne pas craquer devant out cet amour familial ? Elle savait que sa famille l'aimait car elles aimait aussi et qu'ils avaient toujours été soudés mais là, tout ça lui explosait à la figure. Elle savait que le choix qu'elle avait fait allait être lourd de conséquences mais elle ne s'était pas rendue compte encore à quel point cela être dur. Et elle n'avait pas encore affronter Louis, Hermès ou encore Adrian... Si déjà avec Albus, elle sentait sa motivation défaillir, elle allait s'effondrer devant les autres. Non ! Non, non elle ne s'effondrerait pas. Elle devait être forte et elle le serait. C'était comme ça, pour chaque guerre certains devaient se sacrifier et elle avait accepté ce sacrifice car une fois qu'elle serait sortie de Poudlard, son seul objectif était de faire le plus dégâts possibles. Bien sûr, elle ne fonçait pas dans le tas car elle était intelligente mais le but restait le même. Elle allait s'infiltrer au Ministère et à partir de là, elle allait essayer de les détruire depuis l'intérieur. Tout ennemi emporté serait une victoire. Si elle devait mourir, elle allait mourir. De toute manière, elle n'envisageait pas tellement de ressortir de tout cela vivante. Elle se consolait avec l'idée que dans la famille, on parlerait d'elle comme la brave Tante Lucy. Quoiqu'elle savait que certains la détesteraient encore plus pour avoir fait ce qu'elle avait fait mais tant pis. Elle serait morte de toute manière, elle n'aurait pas à affronter cela.

Lucy décida de quitter ce banc. Rester ici n'était pas une bonne idée. Il ne faisait pas forcément très chaud de toute façon. Néanmoins elle regarda autour si quelqu'un l'observait. Une fois qu'elle fut assurée que non, elle sortit sa baguette et grava alors sur l'arbre à côté du banc « family ». Un petit mot de rien du tout mais qui pourtant signifiait tellement. Albus allait prendre soin des siens, à sa manière Lucy allait faire pareil. Elle ne recevrait pas de lauriers pour cela mais tant pis, elle ne vivait pas pour la gloire. Elle avait en plus tant à faire. Elle devait déjà se refaire une réputation. C'était la partie plutôt amusante, Poudlard c'était assez facile. Une fois sortie de l'école, les choses allaient déjà se gâter mais d'un autre côté c'était assez excitant. Lucy pouvait le sentir dans ses veines jusqu'au plus profond d'elle. De plus, ce revirement de situation lui sied bien, elle partait avec l'avantage d'être la fille de Percy Weasley. Le traître pardonné des Weasley, donc pas si étonnant que sa progéniture suive ses pas sauf que pour Lucy, il n'y aurait pas de retour en arrière. C'était une promesse.

Lucy rangea alors sa baguette, remit sa casquette en place et regagna le château assez calme. Cette entrevue avait été dure pas tellement en apparence mais émotionnellement maintenant Lucy sentait qu'elle pouvait lâcher prise, abandonner tous ses sentiments et ne plus se raccrocher à eux. Elle croisa Aeden dans le hall qui fut surpris de la voir. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Lucy le regarda, le jaugea un peu pour être franc et se demanda si elle devait lui mentir ou non. Il décida d'être honnête, après tout elle pouvait l'être avec Aeden. Il était fidèle, elle le savait, elle n'avait pas à douter de lui. « J'ai parlé avec Albus. » Une pause s'installa et finalement Aeden lui demanda : « Et ça va ? Ça c'est bien passé... Tu vas bien ? » Lucy lui répondit alors limite du tac au tac. « Ça va bien, ça va très bien. On s'est expliqué, il a compris. Enfin disons qu'il ne sera pas un problème pour la suite. C'est mal dit comme ça mais laisse tomber. Bon ça te dit qu'on bouge ? Le hall c'est pas franchement très accueillant. » Aeden lui fit un léger sourire puis passa son bras autour des épaules de la demoiselle avant qu'ils ne se dirigent vers les fins fonds de Poudlard. Il fallait comprendre par-là les cuisines. Lucy ne mangeait quasiment plus et Aeden était bien décidé à changer cela. Hors de question que Lucy devienne anorexique. Elle avait perdu l'appétit, elle ne pouvait pas se forcer à manger si elle n'en n'avait pas envie. Et puis bon, il fallait se détendre elle n'avait pas la peau sur les os ! Pas encore comme lui répondrait Aeden mais ça ne veut pas dire jamais. Quel pessimiste !

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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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I've got, nothing, to gain, to lose ∞ LUBUS (terminé)

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