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 Que serais-je sans toi ? [Pv Lew]

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MessageSujet: Que serais-je sans toi ? [Pv Lew]   Jeu 18 Oct - 2:38

La journée n'aurait pas pu plus mal commencée. Surtout pour un dimanche. Wallis s'était réveillée aux aurores comme tous les jours depuis des mois et son moral commençait à prendre un coup. Son corps avait quant à lui accepté depuis longtemps son lot quotidien de cernes, de frissons, de douleurs musculaires, de cheveux en vrac et tout le touin touin du à la fatigue. Ce matin c'était une migraine à vous donner envie d'arracher votre unique neurone de votre boîte crânienne et de le lancer en pâture aux strangulots su lac. Wallis bailla en se frottant les yeux. Attablée, pour ne pas dire avachie, devant une fenêtre de la salle commune, elle regardait avec consternation le givre qui recouvrait le parc. Le semaine d'avant, il avait fait si doux, et ce matin, elle devait ressortir un pull. Ce n'était à rien n'y comprendre. Wallis sourit en mordant dans le petit pain à la cannelle que Dalia lui avait gentiment rapporté de son petit déjeuner express. Aux USA aussi, la météo jouait souvent avec les nerfs de ses habitants. Elle repensa avec nostalgie à l'immense chasse à l'oeuf qu'elle avait menée dans trente centimètres de neige, l'année de ses six ans. Son thé au citron dans une main, elle chercha, non sans conviction, les cachets que lui avait donné Victoire la veille au soir. C'était des petites pilules violettes au goût aussi infecte que du jus de chaussette mais au moins elle aurait la garantie de finir son devoir de potions dans les temps. Du moins c'est ce qu'elle croyait.

Quatre heures plus tard, la douleur se faisait toujours aussi lancinante et sa feuille était désespérément blanche. Son esprit était aussi vide et inapte au travail que celui d'une moule accrochée à un rocher et ça faisait plus d'une demi heure que son ventre criait famine. Vaincue, Wallis se laissa aller contre son fauteuil, ferma les yeux et savoura ses deux minutes de calme. Elle s'étira ensuite à la manière d'un chat, referma son livre de potion d'un geste sec en maugréant et fourra manuscrit, plumes et autre babioles en vrac dans son sac. Le devoir n'était pourtant pas d'une extrême complexité. C'était un banal QCM qui reprenait toutes les notions vues depuis le début de leur scolarité. Du petit lait pour elle. Seulement, son esprit avait décidé qu'aujourd'hui, il papillonnerait de droite à gauche car il avait mieux à faire que de se fixer sur les multiples usages du bézoard. Elle repensa, par exemple, au diner de la veille. C'était si comique et si pathétique en même temps. Wallis avait décidée de manger avec Annie. Après tout, il y en avait marre de cette foutue règle qui disait qu'on ne devait manger qu'avec les gens de sa maison. De la table des verts, elle avait une vue imprenable sur la table des bleus. Elle avait eu donc le loisirs d'admirer tout le long du repas les ronds de jambes et les flatteries que faisait Lys à Alister dans l'espoir de le récupérer. Risible. La gryfonne savait très bien, ainsi que tout le reste du château, qu'Alister l'avait planté parce qu'elle avait le feu aux fesses. Ce qui s'était plus au moins confirmé, puisque Wallis avait entendu dire qu'elle avait galoché un vert dans la salle des armures. Enfin, Lys d'Aragon était un poème à elle toute seule. Se rendait elle compte à quel point elle était ridicule ? Sans doute que que non. De ce souvenir, la jeune fille passa à ses réflexions sur Alister lui même.

Quand elle le regardait, elle pensait au vingt quatre images seconde d'un film. Les vingt trois premières images sont lumineuses et radieuses mais la vingt quatrième est une vraie tristesse qui contraste avec la lumière qu'il portait en lui. Comme une fêlure sous l'éclat. Une faille qui le définit avec plus de vérité que l'étalages de ses qualités ou de ses réussites scolaires. Plusieurs fois, Wallis s'était demandé ce qui le rendait si triste, plusieurs fois, elle avait espéré qu'il en parle et au lieu de ça, il l'ignorait complètement la moitié du temps et la narguait le temps restant. Elle priait juste pour qu'il prenne soin de lui et ne se laisse pas contaminer par la mélancolie. Ne pas laisser gagner la vingt quatrième image, tout simplement. Dans un sursaut d’orgueil, ou de connerie, elle avait décidé de lui envoyer une lettre pour lui fixer un rendez-vous et mettre les choses a plat.

Peut être qu'Alister était du genre à se foutre de tout : de la vie, du bonheur, du malheur, d'hier et de demain mais elle était en plein désarroi quant à son attitude. Elle voulait comprendre où elle avait fauté. C'est là qu'elle aurait dû avoir un frère, un père, une mère, quelqu'un pour lui conseiller de ne jamais " donner tout son coeur". Puisque l'on prend le risque de ne plus jamais pouvoir aimer par la suite. Mais Wallis n'avait personne à écouter justement, à part son " petit coeur tout con". Elle se demanda souvent par la suite si Lew aurait pu éviter ce désastre. Lew était tout pour elle. C'était le premier garçon à lui avoir consacré de douces attentions. Le premier également qui s'attardait plus à sa personnalité que sur le reste. Tout le monde la pensait forte, sociable, alors qu'elle était fragile et un peu perdue dans ses contradictions de jeune femme. Des gens qui la connaissaient depuis des années ignoraient tout de ses tourments alors que Lew avait tout décelé de ses cauchemars le temps d'un battement de cil ...

Quoi qu'il en soit, Wallis avait fixé le rendez vous à douze heures dans la salle des coussins. Elle s'était même arrangée pour disposer d'un panier pic nic avec des bagels, du cottages chease, du saumon, une salade de crevettes à l'ananas, un moelleux au chocolat et une sublime crème anglaise. Elle était un peu en retard, mais qu'importe il n'était pas là. Après s'être confortablement installée dans un énorme coussin rouge bergamote, Wallis entreprit de lire le dernier Sorcière hebdo en l'attendant. Il viendra. A une heure, elle se fit un bagel au saumon avant de mourir d'inanition. Il viendra. A deux heures, les yeux dans le vagues, elle entama le moelleux au chocolat. Il va venir. A trois heure, elle dégaina un roman qu'elle avait empreinté à la bibliothèque. Deux heures plus tard, elle en a lu quatre pages. Il viendra sûrement. A dix huit heures, elle était lasse, courbaturée, transie et nouée par une envie de pleurer. Elle avait le coeur vide et honte de sa naïveté. Honte d'être montée en première ligne sans se protéger avec son coeur en bandoulière, son enthousiasme digne d'un bisounours, et sa candeur. Elle regarda avec dépit le panier pic nique encore à moitié plein puis excédée, elle lança un gros coup de pied à son attention. Puis prise de remords, elle se mit à tout nettoyer, ce qui lui pris encore une heure puisque, malgré tout ses efforts, elle ne fut pas capable de se servir de sa magie pour s'aider.

L'estomac en vrac, le coeur serré et la gorge nouée, Wallis marchait le long des bancs de sables autours du lac. Elle avait besoin de prendre l'air. Le temps, à l'image de son humeur, noyait ce dernier dans la brume, des nuages lourds et gris tournoyaient dans le ciel qui se teintait déjà de sa tenue de nuit. Quand au vent, il était glacial et déchainé. La sonnerie annonçant le dîner retenti au loin mais au lieu de de prendre la direction du château, la rouge et or s'enfonça encore un peu plus dans la pénombre grisonnante de cette fin de week end. Pour avoir moins froid, elle remonta le col de sa veste, enfonça son bonnet vert d'eau sur sa tête et replaça son cache nez de manière à ce qu'on ne voie plus que ses yeux. Elle s'asseya en tailleur sur un rocher couvert de mousse et resta là si longtemps que ses fesses en furent gelées.Huit heures sonna. Soudain angoissée par la nuit et par les ombres, elle entreprit de rentrer au château. Incapable de s'éclairer, de se repérer, grelottante de froid et de fièvre, elle erra sans but, avec pour unique obsession les points lumineux que formaient les fenêtres du château. A l'instant où elle posa le pied sur un chemin de gravier, le soulagement balaya tout le reste. Elle se mit à courir vers la grande porte. Close. Hébétée, Wallis recula de quelques pas, puis essaya à nouveau d’actionner la clenche. Toujours aussi close. Tachant de garder son sang froid, elle sortit sa baguette, lança un vague alohomora mais rien ne se produisit. Rien du tout. Après de longues minutes d'efforts et de réflexion, elle du bien se rendre à l'évidence, elle allait passer la nuit dehors. L'important maintenant, puisqu'elle ne pouvait prévenir personne, c'était de trouver un abri pour se protéger du froid. Elle prit le chemin des serres.
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MessageSujet: Re: Que serais-je sans toi ? [Pv Lew]   Ven 11 Jan - 12:11

Wallis Ҩ Lew
« Chaque homme doit inventer son chemin ~ Sartre »


Frustré. C’était tout ce que le Serdaigle pouvait ressentir en cette journée. Des résultats peu concluants, des objectifs allègrement échoués – il ne pouvait que sentir s’approcher une mauvaise déchéance. L’envie de s’enfermer, de disparaitre, de se cacher, de se faire du mal, tant de choses qui tournaient autour de lui, dégageant une espèce d’aura pleine de malaise arrivant à démoraliser le plus heureux des bons vivants. Les quelques serpentards qu’il avait croisés avaient préféré s’enfuir plutôt que de le chercher, toucher par la noirceur qui évoluait autour du jeune homme. Louis sortait avec Cassiopée Cayrel. C’était une sentence, une invitation au suicide et, par-dessus tout, c’était la fin de ce qui désormais semblait un rêve bien distant. Louis sortait avec Cassiopée. C’était fini, à jamais : ils en resteraient là où ils ont toujours été, n’iront plus vers l’avant. Il n’y avait plus d’espoir, plus de joie non plus. Le jeune Pouffsoufle ne s’attendait probablement pas à avoir assené un tel coup à son ami. Pourtant, il s’est montré aimable. Lew a souri à l’annonce, l’a félicité même. Aucun doute sur le choix de son meilleur ami, aucune question vis-à-vis de Louise. C’était ça, son amitié, l’idée qu’il s’en faisait : il n’était personne pour jugé et, si Louis était heureux, il se devait obligatoirement d’être heureux pour lui et avec lui. Masochiste. Il était masochiste. C’était fini, tout était fini, non ? Il devait aller de l’avant, sourire au monde en se réveillant et profiter de la vie, chercher le bonheur ailleurs. Tout serait tellement plus simple si ça avait été réellement le cas... Pourtant, on l’avait prévenu. Il savait que cette appréciation était stérile, il était même le premier à se le dire. Il fuyait Louis quelques temps, le retrouvait après : ils étaient comme frères, une relation qui tout en restant innocente savant se montrer tellement coupable. Lew était une erreur, tout en lui et tout en ce qu’il a fait. De Demyan à Eros en passant par le professeur Alterman, des erreurs. Il avançait dans le parc de l’école, faisant des rondes et disparaissant de part et d’autres derrières un arbre ou un muret. Personne n’osait l’approcher, personne même aujourd’hui ne voulait le chercher et, pour une fois, pour un jour presque unique, il ne s’était fait aucun problème à chercher en fuir un autre. Douce joie, si seulement l’autre part de la balance ne l’effaçait pas entièrement. Louis sortait avec Cassiopée. Il se remémorait la façon dont Louis le lui a annoncé, les lèvres de son ami, les gestes de ses mains, ses habits. Il avait tellement eu envie de l’embrasser, le faire taire, le forcer à se taire. Louis sortait avec Cassiopée. Il fermait les yeux, voyait Louis le lui annoncer. Il les ouvrait, il se l’imaginait le lui annoncer encore. Son cœur était lourd, il avait envie de se l’arracher pour espérer alléger la souffrance. Il n’y avait rien de bon à tout cela et il ne savait que trop bien qu’il retenait d’interminables flots de larmes. Il se sentirait vide, absolument vide, tel un coquillage abandonné sur une plage par les vagues du destin. Ses mains, non, ses bras entiers tremblaient. Il était un enfant, un enfant connaissant un échec en amour. Triste, il était tellement triste. La vie n’avait-elle donc rien de bon de préparer pour lui ? Il sentait les cicatrices sur son corps, chacune séparément et toutes ensembles à la fois – elles l’appelaient, l’invitaient à être à nouveaux ouvertes. Elles étaient là, offertes sur un plateau d’or à lui proposer une libération qui, s’il savait de courte durée, était efficace. A ne pas y penser, son corps pris systématiquement le chemin des serres. C’était un monde qui s’effondrait pour lui. Louis sortait avec Cassiopée. Il était temps de se réveiller, de quitter le monde des enfants. Louis... Pouvait-il vraiment en vouloir à Cassiopée de sortir avec son Louis ? Ce garçon était si... Il s’effondra en pleurant, se colla au mur et descendis jusqu’à s’assoir. Le sol était froid et un courant d’air se faisait sentir, pesant et augmentant la sensation de malaise tournant autour du jeune homme. Il n’avait aucune envie de revenir au dortoir dans cet état, combien même que la nuit commençait déjà à se faire présente. Rien de bon, rien de mauvais : rien. Il n’était rien, ne méritait rien, ne voulait plus rien. Louis a été la première personne à ne pas l’avoir regardé de travers quand il lui a demandé s’ils pouvaient être amis. Ils s’étaient trouvés, semblables et pourtant tellement différents. Il était devenu l’ombre de l’ombre de son comparse, tournait autour de lui tel un satellite. Rien à redire, rien à repenser. Louis ne l’avait pas jugé et il n’avait pas jugé Louis. Ami, c’était son vrai premier ami. Il étouffa un sanglot. Pourquoi a-t-il tout gâché avec son stupide amour ? Cet amour dont personne ne voudrait jamais car il n’en a jamais voulu. C’était déjà assez difficile de se retrouver dans cette école où, enfermé, on obligeait les enfants à accepter les conséquences de leurs actes tels des adultes. Il n’y avait rien, plus rien. Ils en resteraient là. Si Louis était heureux, il serait heureux avec lui. Son chagrin ne pouvait pas empêcher son ami d’être heureux. Il n’avait pas le droit de lui faire ça. Quel ami serait-il s’il gâchait le nouveau bonheur de son meilleur ami avec sa tristesse si puérile ? Un ami monstrueux, il le savait. Il avait rêvé les rêves de Louis, il avait tout en l’avant : ça lui était suffisant. Et s’il le perdait à jamais ? Si elle l’éloignait de lui ? Si... Il s’effondra en pleur de plus belle, ses yeux endoloris par le vent qui l’agressait. Plus aucun contrôle, il n’avait presque plus aucun contrôle. Etouffé. Il étouffait.

Quelle heure était-il ? Il essaya de se reprendre en main, sans succès. Sa montre indiquait que le couvre feu était passé. Au moins, il ne passerait pas cette nuit dans les dortoirs. Personne ne devait s’inquiéter pour lui, combien même il n’était pas dupe. Lily avait remarqué quelque chose, Albus et Rose aussi. Tous les membres de la famille de Louis. Mais qu’avait-il fait de sa vie ? Il perdrait presque toutes ces fréquentations s’il le perdait lui. Un échec, il était un échec. Il sentit une pression légère sur sa cuisse gauche, se retourna, pensant à une plante qui cherchait compagnie en cette soirée. « Mais qu’est-ce que tu fais là toi, petite ? » Une tortue, perdue au milieu de la serre, seule comme lui. Il ne pourrait justifier son acte, quelque chose dans la lourdeur de son cœur le lui commandait peut-être, mais il ramassa la pauvre petite créature. Elle n’exprimait aucune crainte à son égard, aucune haine. C’est dire qu’elle n’avait même pas essayé de le mordre, contrairement aux autres tortures qu’il connaissait. Elle rentra ses pattes arrière dans sa carapace, agita les pattes avant, comme si elle voulait nager dans l’air ambiant. Il eu un petit sourire. « Quelqu’un t’a abandonné ici ? » Elle le fixa avec tant d’attention qu’il aurait pu juré qu’elle l’avait compris et lui répondait que oui. A quel point devait-il se sentir seul pour parler à une tortue ? « C’est tout comme moi, tu sais. » Etait-elle entrain de lui sourire ? Il devait être malade. « Tu sais ? Je vais peut-être te garder, tu ne sembles pas vouloir me tuer. » Il afficha un sincère sourire à cette blague, malgré le rouge de ses yeux. Si seulement il était toujours aussi simple de se remonter le moral : il savait qu’il faisait probablement plaisir au petit animal, en tout cas il l’espérait, et c’était déjà suffisant pour lui changer les idées quelque peu. « J’ignore si ça va te plaire, mais je vais t’appeler Ewa car j’aime bien ce prénom. Qu’en dis-tu ? » Souriant de plus en plus, il ne put observer la réaction du petit animal car un autre bruit attira son attention. Quelqu’un était entrain de venir par ici, marcher dehors. Pourtant, le temps était glacial et il y avait une fête, donc la probabilité qu’une autre personne venant de l’Est... Et si c’était pour lui qu’on venait ? Il soupira, rangea la petite tortue dans la poche de sa blouse – elle ne s’opposa même pas. S’il fallait supporter des conséquences, il les assumerait. La loi était là pour être respectée et ce petit écart, il n’avait pas le droit. Il dirait qu’il regrette amèrement, qu’il voulait prendre l’air et qu’il n’avait pas vu le temps passer. Il inspira un bon coup. Ne pas paraître triste.

Il fit un pas en dehors, scruta l’horizon. La silhouette qui arrivait vers lui n’avait rien d’un adulte, frêle, grelottante... Etait-ce Wallis ? Il plissa les yeux pour essayer de voir à travers la nuit et, sitôt que la jeune fille arriva dans son champ de vision, il commença à courir vers elle. Elle semblait absolument gelée malgré ses habits. Mais pourquoi était-elle là ? Si elle tombait malade car elle était venu voir s’il allait bien, il ne se le pardonnerait pas. Tout en avançant, il commença à ouvrir son manteau, se souciant bien peu du froid. Il y avait beaucoup de gens auxquels il tenait mais la jeune rouge et or avait réussi à se faire une place particulièrement dans son cœur, il ne saurait le nier. « Wallis ! Oh mon dieu Wallis ! Mais que fais-tu ici ?! » Sans lui laisser le temps de répondre, il l’attira vers lui dans un énorme câlin, essayant de la réchauffer au maximum, avant de lui enfiler de force son manteau. Il n’y avait plus de Louis, plus de chagrin ni de Cassiopée qui trainait dans son esprit. Wallis. Il était là, entièrement pour elle désormais et elle devint la seule personne présente dans son esprit. Il lui attrapa ses deux mains, glaciales et tellement fragiles, et l’entraîna vers la serre qu’il avait quitté depuis peu, prenant soin de refermer la porte derrière lui afin d’arrêter le courant d’air. Tremblant légèrement, pris par l’émotion, il tenait les deux mains de la jeune fille entre les siennes, soufflant d’un souffle qu’il espérait chaud dessus. L’inquiétude qui l’avait pris sur l’instant le possédait encore. Mais que faisait-elle là ? « Mais que fais-tu là ? Comment vas-tu ? Un peu mieux ? Attends ! » Il ne la laissait pas répondre, passait de l’un à l’autre. Il ouvrit sa sacoche qu’il a enchanté lui-même et en sortit un cœur en sucre, tout en tenant les mains de Wallis dans l’autre main et soufflant dessus. « Tiens, je n’ai que ça, mais il faut que tu manges pour que ton corps se réchauffe un peu. » Sur le coup, il se trouva vraiment pathétique.
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