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 kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)

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MessageSujet: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mar 9 Oct - 9:35


just kiss me slowly



Stay with me, baby stay with me,
Tonight don't leave me alone.
Walk with me, come and walk with me,
To the edge of all we've ever known.



D’habitude, elle n’accordait pas d’importance particulière à son look, ou à la manière dont elle était habillée ou coiffée -mais là c’était complètement différent et Noah avait passé une heure à se mirer dans la glace, se tournant et se retournant, jamais pour autant satisfaite. Elle était complètement dégoûtée de se retrouver au final comme ces glousseuses qui passaient leur temps à parler rouge à lèvres multicolore et vernis à ongles enchanté, dont elle se moquait tant (bien qu’elle les fréquentait que trop souvent). Ca avait du déteindre sur elle. Noah se tenait là, dans son dortoir devant le miroir, vêtue le plus normalement du monde (mais avec ses plus beaux habits). Cependant, elle arborait une coiffure un peu trop élaborée qu’une camarade de dortoir, fille de coiffeuse lui avait réalisé (c’était la seule issue possible : Noah et ses cheveux c’était aussi copains qu’Harry et Voldy) ainsi qu’un maquillage pas si léger que ça. Toutes ses amies lui avaient demandé si elle avait rendez-vous, si elle avait un nouveau copain. Elle avait répondu à chacune par la négative, sans pouvoir retenir un sourire espiègle. Elle n’était pas amoureuse, elle cherchait juste à séduire, disait-elle. Toute la nuance était là. Du moins le pensait-elle ou plutôt essayait-elle de s’en persuader.

Dans exactement sept minutes et treize secondes, Fred Weasley allait rentrer dans la salle commune des Poufsouffle.

Depuis hier, plus précisément depuis que Noah avait décidé de la tournure qu’allait prendre cette soirée, elle avait eu des maux de ventre affreux. Noah n’était pas une grande casse-cou ni très maladroite et avait un système immunitaire plutôt efficace contre les maladies. Ainsi, les infirmiers furent très surpris de voir une « nouvelle élève » entrer chaque deux heures prendre un petit remontant. Ils lui refusèrent même l’entrée au bout d’un certain nombre de fois, de peur que ça lui ne fasse du mal à la longue. Noah, stressée ? Même pas, non mais ! Malgré les propos de Monsieur Lupin, elle n’hésita pas deux fois avant d’aller chercher un stock de comprimés dans la réserve de médicaments, pendant qu’ils étaient absents, à la pause-déjeuner. Ce n’était pas des simples mots qui allaient l’arrêter. Malheureusement, elle ne put s’empêcher de s’arrêter en chemin parler un moment avec Cheryl Baker, allongée sur un lit, qui avait eu récemment des problèmes –une histoire de calamar et de Code Phénix stupide. Noah fit semblant d’être très intéressée, pour ne pas la blesser, mais en réalité elle n’avait aucune envie de chercher les coupables. Or, cette perte de temps fut fatale : Mlle Weasley, très fine d’oreille, avait surgit telle une furie lui arracher les boîtes des mains et lui promettre d’en toucher un mot à son directeur de maison. Rageuse et le ventre toujours aussi douloureux, elle s’en alla en claquant la porte et en marmonnant qu’on ne pouvait décidément plus se faire soigner dignement nulle part.

Mis à part cela, elle n’avait pu se concentrer dans aucun de ses cours - et aujourd’hui tout particulièrement. Le cours d’histoire sur les sorciers Tristan et Iseult ainsi que celui potions à propos de l’Amortencia l’avaient toute spécialement rendue quelque peu rendue songeuse. Déjà qu’elle n’avait pas pour habitude de suivre en cours, là c’était encore pire : elle avait carrément dormi en cours de métamorphose. A ce sujet, elle avait une colle le lendemain avec le professeur Blake aux commandes. Génial. Mais ce soir-là elle prendrait toutes les précautions nécessaires pour ne pas se faire attraper une fois encore.

Noah ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’au début qu’elle s’intéressait à lui uniquement pour pourrir sa vie. Ce soir, elle avait prévu de le voir en tête à tête sous les étoiles. MAIS CE N’EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ. Ah non. Noah n’était surtout pas amoureuse. Elle ne l’a jamais été. Pourquoi cela changerait-il aujourd’hui, surtout avec Fred Weasley ? Elle était sortie avec pas mal de garçons déjà, elle en avait rendu plus d’un fou d’elle et avait même pour certains adoré leur briser le cœur. Aucune raison pour qu’aujourd’hui les rôles s’inversent. Elle avait seulement envie de sortir avec un mec plus âgé – et si qui plus est déjà casé, bingo ! Briser un couple dans la foulée, ça pourrait être sympa. Noah n’avait jamais vu Alienor d’un bon œil en plus (en fait, c’était surtout depuis qu’elle voyait qu’il se passait quelque chose avec Fred).

Il était vingt heures et quelques minutes. Elle descendit les escaliers en colimaçon pour se retrouver dans la salle commune. Noah s’était trompée : Fred était déjà là, sur les fauteuils en compagnie d’un groupe de sept ou huit personnes. Ils commentaient les nouvelles de la veille, la même histoire dont elle avait discuté avec Cheryl à l’infirmerie quelques heures plus tôt. Noah s’approcha et fit mine de s’intéresser à la conversation, elle ajouta même quelques commentaires. Elle remarqua quelques regards surpris en sa direction et des haussements d’épaules –apparemment, le soin inhabituel qu’elle avait porté à sa tenue n’était pas passé inaperçu. Un garçon de cinquième année posa son bras distraitement autour de son épaule ; elle la dégagea avec un sourire quelque peu doucereux. Au fur et à mesure que la conversation avançait, Noah se déplaçait de telle sorte à être le plus proche de Fred possible, puis à son oreille elle murmura, tentant de mettre un maximum de mystère et de malice dans ses propos : « J’ai quelque chose à te montrer. Ça pourrait t’intéresser. T’es partant ? » D’ordinaire, Noah ne s’adressait pas à Fred de la sorte. Elle commençait déjà par l’insulter, puis accompagnait ses mots d’un geste brusque, souvent un coup de poing. Sans attendre la réponse, elle ajouta : « Je serais au sommet de la tour d’Astronomie. Rejoins-moi quand tu en auras terminé avec… ça. » en désignant le reste du groupe.

Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle attendait de cette soirée. Elle avait pris déjà un énorme risque. Elle n’était jamais grimpée sur le plus au point de Poudlard. A vrai dire, Noah avait le vertige, et c’était plus ou moins à cause de ça qu’elle avait commencé à fréquenter Fred –et surtout à le détester. Son épouvantard lui-même était un gouffre sans fond. A peine fit-elle sortie de la salle qu’elle se mit à regretter ses mots. Elle monta les escaliers qui paraissaient sans fin, à petits pas, hésitante. Elle prit soudainement une grande inspiration et les grimpa quatre à quatre. Ses maux de ventre étaient revenus, la faisant plier un peu. Finalement, c’était effectivement peut-être du au stress… Mais de quoi ? Qu’est-ce qui pouvait la rendre aussi nerveuse ? Fred ? Certainement pas. Elle aimait trop lui faire du mal pour qu’il lui puisse lui faire cet effet là…

C’est néanmoins troublée que Noah s’installa dans le coin le plus éloignée de la fenêtre de la tour depuis laquelle on avait une vue imprenable sur le reste de Poudlard et surtout les étoiles (donc le vide, génial). Elle entoura ses genoux de ses bras, se demandant si Fred avait réellement l’intention de venir, et même s’il allait pouvoir venir. De plus, il ne semblait pas avoir la discrétion de Noah et venir ici en plein nuit l’exposait à de nombreux risques nommés Lesworth, Sturridge, Lotchowski et Blake entre-autres. Sans compter le directeur. Mais Fred avait le goût du risque. Noah savait que ça ne lui ferait pas peur pour autant et que s’il en avait l’intention et que s’il s’en donnait les moyens, il n’aurait aucun problème pour la rejoindre. C’est sur ces pensées positives que le cœur de Noah manqua un battement en entendant des pas à proximité. Elle passa machinalement sa main dans ses cheveux. Fred était là et ne semblait pas la voir, tout d’abord. Noah sortit un ridiculement timide « Je suis là ». Ils restèrent un moment à se regarder. Fred attendait surement qu’elle lui dise pourquoi elle avait tenu à sa présence à lui, et ici.

OK. Maintenant il fallait trouver quelque chose à lui montrer, qui pourrait éventuellement l’intéresser. Ah ben oui, c’était une feinte. Elle voulait seulement se retrouver seule avec lui, à contempler les étoiles. Le faire tomber sous son charme. Et même si sa conscience lui martelait des « non » à répétition, elle serait curieuse de savoir le goût de ses lèvres. Noah se releva. « Je viens ici souvent, quand il n’y a personne » Mentit-elle à la perfection. « Depuis que tu t’es excusé… Je… J’essaye de vaincre mon vertige. Mais pourtant ça ne marche jamais. Alors je reste là, assise dans ce même coin. En essayant de me persuader que j’aurais la force de me lever. Mais je n’y arrive jamais. » Elle souffla les derniers mots. Il était vrai qu’elle luttait pour vaincre son vertige, mais pas ici. Plutôt en présence d’un épouvantard, qu’elle voyait régulièrement dans le placard de la salle de DCFB mais le résultat était le même en fin de compte. Elle restait blottie sous la table, en attendant que l’épouvantard s’épuise, puis ressortait de la salle la tête baissée. Elle n’avait jamais encore produit de patronus et elle ne semblait pas en bonne voie pour progresser.

Elle l’avait provoqué, il fallait dire, mais il avait joué avec ses peurs et elle n’avait pas pu le pardonner. Néanmoins, il avait un grand cœur : il ne savait pas qu’elle en souffrirait autant. Les jours qui avaient suivi avaient été teintés de haine à son égard : Noah n’avait cessé de l’insulter d’autant plus qu’il se sentait coupable. Mais il n’y a qu’un pas encore la haine et l’amour, dit-on. Non qu’elle ressentait quoique ce soit vis-à-vis de Fred (ça restait quand même à voir) mais il était vrai que la façon dont il avait présenté ses excuses était… charmante. Adorable même. Ses sentiments avaient commencé à muer à partir de ce moment précis.

Elle regarda Fred droit dans les yeux, toujours assise dans son coin. Elle tendit ses bras en attendant qu’il l’aide à se relever, et ce faisant elle fit un pas de trop exprès, prenant appui sur son torse et s’y attardant quelques secondes.



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Dernière édition par Noah Z. Hollows le Mer 5 Juin - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mer 10 Oct - 4:56

Fred venait de rentrer de cours. Il était en compagnie de quelques septièmes année de poufsouffle et de ses cousins. Ils étaient tous en grande discussion comme souvent. C'est sûr que Fred ne travaillait pas souvent, il y préférait de nombreuses choses. Alors, lorsque l'occasion se présentait, il cherchait toujours à faire ses autres choses. C'était idiot, il se savait. Il ferait mieux de travailler un peu si il voulait obtenir ses ASPICs cette année-là, mais la tentation était trop forte. Il était donc en plein débat, conversation. Le sujet de celui-ci ? Les attaques perpétrées par le Code Phénix et surtout la toute dernière en date, celle contre Cheryl Baker. Fred ne la connaissait pas beaucoup mais il voyait qui elle était. Une quatrième année chez les verts et argent. Apparemment une autre fille était avec elle lors de l'attaque mais Fred ne la connaissait pas. Il écoutait Louis donner son avis lorsqu'il vit la petite tête de Noah, une quatrième année de sa maison qui se glissait dans le cercle pour écouter leur conversation.

Eh bien ! Elle s'était bien habillée. Il remarqua même qu'elle s'était maquillée. Il eut un petit sourire amusé. Bon, il n'était pas en très très bon termes avec elle mais ça allait mieux. Il s'en voulait un peu de ce qu'il lui avait fait. Mais c'était elle qui avait commencé après tout. Elle n'avait pas à lui faire des réflexions. Il devait bien avouer que ça l'avait amusé de lui faire faire une petite virée sur un balai alors qu'il savait qu'elle avait le vertige, mais bon, il s'était excusé. Il s'en était tellement voulu après. En même temps, jamais il n'avait pensé qu'elle aurait aussi peur que ce qu'elle avait eu. Il se disait en y repensant qu'il avait commis une petite erreur. Mais ça avait montré à la jeune fille qu'elle lui devait un peu de respect et que tout le monde ne s'abaisserait pas devant elle. Désormais, le plus souvent elle l'insultait, mais il lui arrivait aussi qu'elle le frappe. Le rouquin était content que la situation se soit un peu améliorée. Ils leur arrivaient à présent de discuter un peu ensemble. C'était amusant. Elle était tout de même sympathique tout compte fait. Sympathique mais vache. Elle n'avait cessé de lui rappeler durement pendant des semaines ce qu'il lui avait fait alors qu'il s'était excuser alors qu'il aurait très bien pu ne pas le faire. Il n'était obligé de rien. Déjà qu'il s'en voulait de lui avoir joué ce mauvais tour, elle aurait pu ne pas en rajouter à essayer de lui donner une encore plus mauvaise conscience qu'il ne l'avait déjà.

Fred écoutait à présent d'une oreille distraite, un peu occupé à regarder le manège que faisait la jeune fille. Il voyait bien qu'elle se déplaçait vers lui. Qu'allait-elle encore lui demander ou vouloir qu'il fasse ? Il espérait juste qu'elle n'allait pas l'embêter devant ses amis. Il chercha à se remettre dans la conversation et ce ne fut pas très compliqué. C'était à présent Juyne qui parlait.  « J’ai quelque chose à te montrer. Ça pourrait t’intéresser. T’es partant ? » C'était quoi ce ton bizarre qu'elle employait ? Noah venait de dire ces quelques mots à l'oreille de Fred. C'était bizarre. Mais il avait bien envie de voir ce qu'elle avait pu lui préparer. Il allait tourner la tête pour lui répondre lorsqu'elle le coupa. « Je serais au sommet de la tour d’Astronomie. Rejoins-moi quand tu en auras terminé avec… ça. » Il la regarda partir un peu intrigué. A quoi jouait-elle ? Elle avait le vertige. Fred écouta la fin de la conversation sans vraiment y participer. Il était perdu dans ses pensées, se posant plein de questions sur le comportement qu'avait la jeune jaune et noir. Lorsque le sujet commença à dévier au fur et à mesure du temps, il se dit qu'il était temps pour lui de partir. Non pas qu'il ait vraiment envie de passer du temps avec Noah, mais elle était amusante, ce ne serait donc pas une torture. Et puis, il était vraiment curieux de voir ce qu'elle pouvait mijoter. « Bon j'y vais les amis, on m'attend quelque part. » Il fit un petit signe de la main à tous. Il prit sa cape de sorcier qui trainait sur un des fauteuils de la salle commune et sortit. Il commençait à être tard mais il s'en moquait. Ce n'était pas comme s'il craignait les punitions. On pourrait toujours le punir pour être sortit après le couvre-feu, il n'en avait rien à faire. De toute façon, il n'était plus à une punition près.

Il accéléra légèrement le pas. Il se posait toutes sortes de questions à commencer par pourquoi la tour d'astronomie. Noah avait le vertige alors pourquoi lui avait-elle donné rendez-vous à cet endroit là. Peut-être qu'elle a réussi à vaincre son vertige et qu'elle veut me le montrer ? Cette pensée était un peu bizarre mais pas forcement idiote. La poufsouffle avait peut-être essayé de faire des efforts pour vaincre sa plus grande peur. Il monta rapidement les escaliers. Il avait fait bien attention de ne pas trop se faire remarquer en traversant le château, il n'avait pas envie de l'avoir la punition, même si c'était un risque qu'il courrait. C'était là le problème de Fred, il n'aimait pas particulièrement les punitions mais n'en avait pas non plus peur. Alors il testait, parfois il s'en sortait bien, d'autres fois beaucoup moins. Et puis, il s'amusait bien s'il tombait sur les bons surveillants. Il y en avait des pas marrants, mais il y en avait aussi des cools, du genre Tess. Eros, c'était une autre histoire, s'il le prenait sorti après le couvre-feu, il aurait une très grosse punition, passerait certainement un beau paquet d'heures en sa compagnie mais s'amuserait un peu. C'était son jeu de le provoquer mais il faisait attention. Il n'avait pas envie de finir son année mort parce que le batteur aurait pété les plombs.

Fred était arrivé en haut de la tour d'astronomie. Il ne vit personne. Il espérait qu'elle ne l'avait pas fait monté là pour rien. C'était une mauvaise blague. Il était essouflé d'avoir monté les nombreuses marches de l'escalier de la plus haute tour et il n'aimait pas qu'on se moque de lui. Peut-être que ça avait été une blague. C'était tellement mystérieux ce qu'elle lui avait dit. Et puis, elle avait peut-être eu envie de se moquer de lui ou de le voir se faire prendre en faute par un mangemort. Il pensa alors qu'elle était peut-être dans la salle. La porte devait pourtant être fermée. Il appuya sur la poignée de celle-ci qui s'ouvrit instantanément. Il passa sa tête à travers la porte sans rien voir et pénétra dans celle-ci. Il n'y avait personne ou en tout cas il ne voyait personne. Il commençait à se retourner, prêt à faire demi-tour lorsqu'il entendit une voix faiblarde, une voix un peu terrifiée et tremblante. « Je suis là » Fred se retourna et il la vit. Elle était accroupie contre un mur, recroquevillée sur elle même. Il lui fit un petit sourire et là regarda posant de ses yeux la question qu'il ne formulait pas. Qu'est-ce qu'ils étaient en train de faire ? Pourquoi est-ce qu'elle avait eu envie de la voir ? Et surtout pourquoi à cet endroit là ? Son regard passa légèrement sur l'une des fenêtres et il vit le ciel qui était magnifique. Les étoiles scintillaient, la lune brillait, c'était sublime. C'était si bête qu'elle ne puisse pas s'approchait pour voir ça tellement elle avait peur. « Je viens ici souvent, quand il n’y a personne » Fred était étonné. Elle avait si peur, pourquoi continuait-elle de vouloir se faire peur ? « Depuis que tu t’es excusé… Je… J’essaye de vaincre mon vertige. Mais pourtant ça ne marche jamais. Alors je reste là, assise dans ce même coin. En essayant de me persuader que j’aurais la force de me lever. Mais je n’y arrive jamais. » Et voilà, il avait sa réponse. Il la regarda la prenant un peu en pitié. Il espérait que ça s'améliorerait au fur et à mesure du temps. C'était dur de ne pas pouvoir vivre certaines choses seulement à cause d'une peur. Jamais elle ne pourrait aller sur les toits de poudlard, ni même sentir le souffle de l'air fouettant le visage alors que l'on volait sur un balai. Ça si, elle l'avait expérimenté, mais elle n'en profitait pas. Fred lui adorait cela. C'était si agréable. C'était dans des moments comme ça qu'il se sentait libre. « Ne t'inquiète pas, ça finira par fonctionner. Tu sais mon père dit toujours qu'il faut se battre contre ses peurs, les vaincre. Tu y arriveras. Tu sais, c'est déjà bien d'essayer. » Il lui sourit de nouveau. Se battre contre ses peurs. C'était l'une des choses les plus dures à faire dans la vie. Fred n'avait pas beaucoup de peurs, mais il savait que ce serait dur pour lui aussi de vaincre les siennes. « Tu vois que ça t'auras servi à quelque chose ma petite blague. » Il parlait du fait qu'à présent, elle essayer de vaincre ce vertige. il avait dit ça sur le ton de la blague évidemment, il ne voulait pas se moquer d'elle.

Il s'approcha d'elle lorsqu'elle lui tendit ses bras. Il l'attrapa par la main pour l'aider à se relever. Ça devait être dur. Mais il fallait aussi qu'elle tente de regarder ce qu'il se passait en dessous. Il la releva lentement. Mais une fois debout elle bascula et se retint à lui. Voyant qu'elle restait ainsi, appuyée contre son torse, il se demanda si elle allait bien. Il la prit par le bras. «  Ça va ? » Il se faisait du soucis pour elle. Faire ça souvent ça devait vraiment être dur, surtout si elle était toute seule. Ça devait être un calvaire. Pourquoi ne demandait-elle pas l'aide de quelqu'un d'autre. « Si tu veux on peut essayer d'aller voir par une fenêtre, je te soutiendrais. A moins que tu ne veuilles redescendre, tu serais peut-être mieux. » Il marqua une pause. Songeant qu'elle ne lui avait pas vraiment dit pourquoi elle l'avait fait venir. Ce n'était pas juste pour lui dire qu'elle tentait de vaincre sa peur quand même ? « Et sinon, tu m'as fait venir juste pour me montrer que tu essayais de vaincre ton vertige ou il y avait une autre raison ? » Il sentait que la jeune fille n'avait pas l'air très très bien mais il ne savait pas vraiment quoi faire. Et ce pour une raison, il ne savait pas ce qu'elle voulait à la base, ce qui ne l'aidait pas.
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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mar 30 Oct - 0:23


just kiss me slowly



I can see you there with the city lights,
Fourteenth floor, pale blue eyes.
I can breathe you in.
Two shadows standing by the bedroom door,
No, I could not want you more than I did right then,
As our heads leaned in.


Fred ne semblait pas plus charmé par Noah que ça. Elle en aurait pleuré de rage. Tout le temps qu’elle avait passé devant la glace, tout ça pour quoi ? Pas même un petit compliment. Il ne semblait pas avoir remarqué l’effort inimaginable qu’elle avait fourni pour lui plaire à LUI, à ce vaurien. En d’autres circonstances, elle lui aurait écrasé le pied et aurait tourné les talons, furieuse.

« Ne t'inquiète pas, ça finira par fonctionner. Tu sais mon père dit toujours qu'il faut se battre contre ses peurs, les vaincre. Tu y arriveras. Tu sais, c'est déjà bien d'essayer. »
Ouais bah pour l’instant, c’était pas encore ça. Et puis d’ailleurs, pourquoi ne lui dit-il pas qu’elle était genre, courageuse, formidable voire époustouflante de tenter un tel acte de bravoure ? Fred devait avoir des peurs aussi. Il devait pouvoir comprendre ! Hum nan, Noah n’était pas narcissique d’ordinaire (quoique…) mais son manque de contribution à son plan la rendait pas très contente et elle se sentait un peu seule, et pas mal vexée pour le coup.« Tu vois que ça t'auras servi à quelque chose ma petite blague. »

*Je t’emmerde, Weasley* voulut-elle lui répliquer. Noah fronça les sourcils, ne trouvant pas du tout à son goût ce commentaire, malgré le ton voulu blagueur. Elle avait beau avoir plus ou moins passé l’éponge sur l’affaire, elle éprouvait quand même un peu de rancœur à chaque fois qu’elle y pensait. Elle détestait se sentir impuissante, surtout lorsqu’on jouait avec ses (ou plutôt sa) peurs. Et Noah n’était pas du genre à pardonner facilement. Mais pour Fred, elle fit un sourire forcé. Elle n’avait pas envie de se fâcher avec lui, surtout pas ce soir. Cette histoire était terminée. Une autre était très certainement en train de se commencer. Il fallait juste accélérer un peu les choses, voilà tout.

« Ça va ? » Aw. Il était tellement mignon quand il était inquiet. Noah sourit intérieurement, mais extérieurement parut un peu plus mal en point. Elle s’agrippa un peu plus (encore !) à lui. « Je crois. Peut-être, euh… je pense. » Génial, réponse super efficace de la mort qui tue. Ils allaient bien avancer. Il n’empêche qu’un « oui » aurait fait disparaître l’inquiétude de Fred (il ne valait mieux pas) et un « non » aurait été du sur jeu, et surtout louche. Personne ne répond par la négative à cette question si basique. Cela signifie qu’on attend de l’autre qu’il demande pourquoi est-ce que ça allait mal. Et même si Noah adorait être le centre de l’attention et aurait donné mille raisons pourquoi elle allait mal, c’était carrément trop exagéré en de telles circonstances.

« Si tu veux on peut essayer d'aller voir par une fenêtre, je te soutiendrais. A moins que tu ne veuilles redescendre, tu serais peut-être mieux. » « D’accord » Répondit-elle du tac au tac, en hochant la tête avant même de penser ce qu’elle disait. Elle le regretta aussitôt, mais ne voulut pas paraître trop cruche. « Euh, je veux dire, pour voir par la fenêtre. Mais j’ai peur de ne pas être assez courageuse… » Commença-t-elle. Elle espérait une réponse du genre « Ne t’inquiètes pas, je suis là pour toi, Noah. » et éventuellement un « Et je le serais toujours, quoiqu’il arrive » accompagné d’une pression sur la main, un regard enflammé ou… quelque chose de plus romantique si vous voyez ce que je veux dire. Malheureusement, Fred semblait plus réservé… Ah les gens en couple. Maudite Alienor. Ils peuvent-être d’un ennui parfois ! Mais ce n’était pas la peine de s’en préoccuper, car bientôt ça allait changer.

« Et sinon, tu m'as fait venir juste pour me montrer que tu essayais de vaincre ton vertige ou il y avait une autre raison ? » Mouais. Il n’était pas aussi stupide qu’il en avait l’air. Noah n’en fut pas déstabilisée pour autant. Il devait bien se douter qu’il y avait anguille sous roche ... Après tout, il avait dix-huit ans (peut-être même dix-neuf ?). Fred, malgré son apparence de plaisantins et son côté farceur était loin d’être aussi immature et naïf que les garçons de l’âge de Noah. Ce n’était pas Marcus, à qui elle pouvait faire croire aisément qu’il avait une chance d’un jour la battre au karaté, ni Sarah, qui avait beau être un peu plus âgée, était quand même nettement plus stupide. Elle était persuadée que Noah était une gentille fille qui avait eu pour jeu super cool de vouloir casser les balais de l’équipe de Poufsouffle. Dommage qu’elle s’était retrouvé dans les parages. Dommage que c’était elle qui avait écopé des heures de retenues qui s’en suivirent. Au fond, malgré sa débilité indéniable, Sarah lui avait été un peu utile.

« Fred… » Murmura-t-elle, prenant un air légèrement étourdi –quoique, il lui devenait de plus en plus difficile de penser correctement et de donner un sens à ce qui se passait dans sa tête. « En fait, je pensais que tu… » Elle se leva sur la pointe des pieds et posa sa main sur la joue du Poufsouffle « Enfin plutôt que nous… » Elle esquissa un sourire, laissant le sous-entendu en suspend. Elle ne pourrait pas aller plus loin, non. Pas si Fred ne coopérait pas et n’y mettait pas un minimum de bonne volonté. Mais si l’affaire tardait, elle n’hésiterait pas à se jeter carrément à l’eau. Elle était consciente de ne pas avoir répondu à la question de Fred, mais c’était bien trop tôt. Il fallait le laisser mariner un peu.

Peut-être que si elle lui faisait croire qu’elle était en danger, ou bien qu’elle était sur le point d’être en danger… Elle jouerait ainsi avec les sens supers développés de Fred tels que l’honneur et la loyauté ou le courage (super développés oui, mais aussi super inutiles). Et tel un prince charmant…

Noah se détacha doucement de Fred (regrettant qu’il n’ait pas passé sa main dans ses cheveux ou embrassé son front par exemple, ça aurait été un bon début…) et s’approcha de la fenêtre. Elle fit deux pas décidés en avant. Elle n’alla pas plus loin et se figea. Elle apercevait de là l’horizon avec le lac (si beau, mais si profond, loin… et bas… argh). Noah se retourna brutalement et mima une peur soudaine, pour se réfugier dans les bras de son « prince », posant sa tête et ses poings sur son torse. Elle arriva même à produire des débuts de larmes aux coins de ses yeux « Je n’y arriverais pas, Fred. Pas toute seule. J’ai besoin de toi. » Une idée lui vint soudainement, elle sourit intérieurement. Soirée romantique en vue les gars. « Viens avec moi. Je veux m’assoir au rebord de cette fenêtre. Je veux voir le monde. Il paraît que la vue est splendide d’ici et je n’ai jamais eu la force de la contempler. On a de la chance… le ciel est dégagé en plus. » Elle leva vers lui des yeux bleus brillants et implorants. « Tu voudrais bien m’aider ? Tu voudrais bien t’y assoir avec moi ? » Noah attrapa sa main, puis l’autre, et avança à reculons à petits pas maladroits vers la fenêtre, ayant peur de regarder son « ennemie » en face. Elle prenait son temps. Oh non, elle n’était pas pressée de l’atteindre. Noah s’arrêta lorsqu’elle sentit les rideaux de la fenêtre ouverte la frôler. Elle frissonna. Lorsqu’elle se retournerait, elle aurait tout le parc de Poudlard à ses pieds, à des mètres et des mètres sous elle. Elle ferait surement un malaise. Tant pis, Fred était avec elle. Le jeu en valait la chandelle.

Elle n’aurait probablement aucun scrupule à être l’amante de Fred. Alienor ne l’avait pas attendue (oui, elle aurait pu faire une année préparatoire quand même !), eh bien elle en payera le prix fort. Les relations à longue distance, c’était connu : ça ne fonctionnait… jamais. Comment espérer entretenir de l’amour à des kilomètres l’un de l’autre ? Avec des hiboux ? C’était complètement insensé. Déjà Noah avait horreur de ces bestioles. Ensuite, pour caser des baisers et des regards tendres dans une lettre, fallait vraiment être Chuck Norris. A la place de Fred, elle se considèrerait célibataire. Etre en couple sans contact physique, c’était comme être en couple avec le vent.


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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Lun 10 Déc - 10:32

Il se tenait au point culminant de Poudlard avec celle qui d’entres toutes devait avoir le plus peur. Mais Fred Weasley gérait la situation. Il allait aider la jeune fille à vaincre sa peur. Il c’était donné cet objectif là tellement il s’en était voulu de lui avoir fait peur. Mais ça l’aiderait peut-être. Il espérait qu’elle allait réussir. Elle perdait tellement de belles choses. Elle ne monterait jamais sur un balai, même sur quelque chose de pas haut. Le redoublant était content de voir que Noah n’avait plus l’air de lui en vouloir. C’était beaucoup mieux ainsi. Et puis, il n’avait pas l’intention de lui refaire sa blague et s’était excusé des centaines voire des milliers de fois. Bon, d’accord, j’exagère, mais le blagueur avait tout fait pour qu’elle lui pardonne. D’ailleurs, là, il venait de lui proposer de l’aider à vaincre sa peur. Parce que c’était bien pour ça qu’elle l’avait fait venir là, non ? Pour qu’elle autres raisons aurait-elle pu le faire venir que pour qu’il l’aide à enfin ne plus avoir le vertige ?

« Je crois. Peut-être, euh… je pense. » Vu l’état dans lequel elle était la réponse était bizarre. Elle n’avait pas l’air d’aller très bien. D’ailleurs il avait dû la rattraper pour l’empêcher de tomber par terre. Il la prit par le bras. Elle avait besoin de son aide. Le rouquin se dit qu’il pourrait l’aider à réussir à vaincre sa peur. La fenêtre n’était pas loin et ils seraient deux. Elle l’avait peut-être fait venir pour qu’il lui propose inconsciemment. Elle était tout de même bizarre. Fred se demandait pourquoi elle ne lui avait pas juste demandé de l’aider plutôt que de lui donner rendez-vous en haut de la tour alors qu’il aurait très bien pu ne pas venir et elle serait restée bloquée là-haut pendant peut-être plusieurs heures.

Fred lui proposa d’aller voir par la fenêtre. Il la soutiendrait. Ce serait mieux que si elle devait le faire toute seule, mais il ne l’obligerait pas. Elle faisait ce qu’elle voulait, c’était son choix. Mais il trouvait qu’il serait bizarre qu’elle dise non alors que c’était elle qui avait voulu venir là. Et puis, elle pourrait peut-être profiter de la vue si elle y arrivait. C’était si beau, les étoiles dans le ciel et tout. Fred venait de temps en temps là pour regarder le ciel lorsqu’Alienor était encore à Poudlard. Il s’en rappelait très bien. Ils allaient aussi s’allonger sur le dos dans l’herbe l’été et faisaient comme des cours d’astronomie, regardant la lune et les étoiles.

« D’accord » Et bien, la réponse avait été rapide. Le rouquin était même surpris qu’elle n’ait pas un peu plus réfléchit surtout que ça ne devait pas être évident pour elle. Mais il était content qu’elle se batte jusqu’au bout. Elle semblait déterminer et ça plaisait à Fred. Au moins, elle était courageuse. « Euh, je veux dire, pour voir par la fenêtre. Mais j’ai peur de ne pas être assez courageuse… » Fred lui fit un léger sourire et la regarda dans les yeux. Il avait vraiment envie de l’aider. Non pas que ce soit de sa faute si elle avait le vertige, mais il avait l’impression qu’il l’avait peut-être fait empirer avec ses bêtises. « Ne t’inquiète pas, je serais là, je te soutiendrai. » C’était gentil. Il espérait qu’elle y arriverait vraiment. Dès que ça irait mieux, si ça va mieux un jour, il l’emmènerait refaire le même en balai que celui qu’ils avaient fait la première fois et elle verrait que ce n’était vraiment rien. « Tu sais c’est déjà bien que tu essayes alors je serais là, pour que tu y arrives. »

Et puis, il se tut. C’était quand même bizarre qu’elle l’ait fait venir seulement pour ça. Il y avait peut-être une autre raison cachée. Parce que pour le vertige, elle aurait dû lui en parler avant de monter. Elle aurait pu rester bloqué seule là-haut. Elle lui avait dit de venir mais ne l’avait pas vraiment obligé. De toute façon, elle n’avait pas à l’obliger. Il était libre, libre de faire ce qu’il voulait et surtout d’aller où il voulait. Mais s’il avait bien voulu se rendre sur le toit, il aurait très bien pu aussi ne pas s’y rendre. Bien que… Il lui aurait peut-être dit qu’il ne pouvait pas plutôt que de la laisser attendre. Il réfléchit quelques instants, se disant qu’il aurait très certainement fait ça. Mais il y avait certainement une raison cachée de l’avoir fait monté avant qu’il ait dit oui et Fred voulait savoir laquelle. Il n’était pas débile. Mais il se demandait seulement ce qu’il l’avait poussé à monter les centaines de marches de la tour. Peut-être qu’il se faisait des idées, qu’elle l’avait juste fait venir pour ça.

« Fred… » Il ne savait pas vraiment quoi dire. Elle n’avait vraiment pas l’air d’aller très bien. Un instant, il eut idée de la faire redescendre tout de suite avant qu’elle ne fasse un malaise. Porter la jeune fille, bien qu’elle ne soit pas lourde, pendant des centaines de marches, était une option qui l’enchanté guère. « En fait, je pensais que tu… » Il ne comprenait pas vraiment. Elle voulait lui parler de lui ? Qu’avait-il encore fait ? Le redoublant était vraiment curieux de voir où elle voulait en venir et peut-être ce qu’elle pensait de lui.

Ce n’est que lorsqu’elle posa sa main sur sa joue qu’il se dit qu’il y avait un truc qui ne tournait pas très rond. Mais il ne comprenait pas. Ne voulait pas comprendre plutôt. Surtout lorsqu’elle changea quelques mots dans sa phrase mais surtout un. « Enfin plutôt que nous… » Nous ? Quoi nous ? Ils étaient amis sans plus. Pourquoi parlait-elle de nous ? Fred était pommé. Il commença à se dire qu’elle avait voulu parler du fait qu’il allait l’aider. Peut-être qu’elle avait une idée de truc qu’ils pourraient faire ensemble mais qu’elle trouvait ça nul. Je pensais que nous pourrions faire une ballade sur un balai. Je pensais que nous pourrions faire une petite ballade dans les bois après… Il y avait tellement de possibilité. Mais ça ne collait pas. Pourquoi l’aurait-elle fait monter simplement pour lui dire ça. Elle aurait pu lui dire. « Tu peux venir m’aider ce soir, j’essaie de vaincre mon vertige. Et tu ne voudrais pas m’accompagner faire une ballade dans les bois aussi ? » Ca aurait été tout aussi efficace et moins mis en scène. Il y avait bien une autre possibilité, mais Fred préférait ne pas y penser. Elle était idiote et il se faisait très certainement des films. Il était juste en train de mal interpréter les mots et les gestes de la jeune fille. Elle était une amie, enfin façon de parler, même s’ils s’entendaient tout de même un peu mieux, c’était tout.

Il se posait beaucoup de questions. Et puis, elle détacha sa main de son visage. Fred n’y pensait même plus se disant qu’elle avait dû faire ça comme ça. Qu’elle devait le faire souvent. Il se voilait la face oui, mais pas tout à fait. C’était un grand naïf le Freddie. Il voyait toujours les choses du bon coté, comme il se les imaginait. Il la regarda se déplacer vers la fenêtre, se disant qu’il la laissait d’abord faire un peu toute seule. Il serait là au cas où, mais il fallait d’abord qu’elle teste seule. Il la vit alors faire brusquement demi-tour. Raté… Elle semblait avoir vraiment peur. Il ne dit rien lorsqu’elle se jeta dans ses bras et posa sa tête contre sa poitrine. Il voulait vraiment l’aider sur ce coup-là, alors il n’allait pas se défiler. « Je n’y arriverais pas, Fred. Pas toute seule. J’ai besoin de toi. » Il la regarda et vit qu’elle était sur le point de pleurer. Il n’avait jamais eu peur à ce point. Maintenant, il se demandait comment il allait pouvoir faire pour l’aider. Ce n’allait pas être évident. Il la serra contre lui pour la réconforter un peu et un peu maladroitement. Il y avait des personnes comme ça qui ne savait pas trop trop quoi faire lorsque les autres avaient vraiment besoin d’aide. Fred faisait un peu partit de ses personnes là. Il voulait bien aider et y mettait toute sa bonne volonté mais il ne savait pas trop quoi faire devant les yeux un peu larmoyants de la jeune poufsouffle et le fait qu’elle se réfugisse dans ses bras. « Viens avec moi. Je veux m’assoir au rebord de cette fenêtre. Je veux voir le monde. Il paraît que la vue est splendide d’ici et je n’ai jamais eu la force de la contempler. On a de la chance… le ciel est dégagé en plus. » Il lui fit un léger sourire. Il était bien venu pour quelque chose. Il regarda par la fenêtre. Il était vrai que le ciel était très beau. Il repensa alors à toutes les soirées qu’il avait pu passer en compagnie de sa petite amie à regarder les étoiles du haut de la tour. Ils profitaient alors toujours du beau temps pour monter en haut de la tour. Il aurait tant aimé être avec elle ce jour-là. Ca commençait à faire un petit de temps qu’il ne l’avait pas vu et elle lui manquait énormément. Mais dans quelques mois, ils seraient de nouveau réunis. En plus, elle lui avait proposé de s’installer avec elle. C’était si parfait. Noah avait raison la vue était splendide. C’était pour ça qu’ils y allaient.

« Tu voudrais bien m’aider ? Tu voudrais bien t’y assoir avec moi ? » La voix de Noah le sortit de ses pensées, lui rappelant avec qui il était. C’était moins bien mais il pourrait profiter de la vue. Et puis, il se rendrait utile. Il baissa son regard vers elle et vit qu’elle le regardait avec des yeux encore plein de larmes et l’implorant de l’aider. Comme s’il n’allait pas le faire, franchement… Il allait répondre quelque chose, lorsqu’elle lui prit la main. Puis, elle l’entraina vers la fenêtre. Elle allait lentement et surtout ne regardait pas derrière. Elle le fixait. Fred aurait fait la même chose à sa place. C’était une bonne idée de se retourner seulement au dernier moment. Il espérait juste qu’elle ne ferait pas une trop grosse crise de panique. Parce que si c’était le cas, il ne saurait pas vraiment quoi faire.

Elle avançait lentement, très lentement. Mais il la laissait aller à son rythme. Elle était quand même amusante. Il se disait qu’elle aurait pu lui en parler avant. Il l’aurait aidé lorsqu’elle montait toute seule, aurait été un soutien. Bon, il était vrai qu’elle lui avait un peu, mais un peu seulement, fait la tête parce qu’il lui avait fait cette blague, mais elle avait bien dû voir qu’il était gêné qu’elle ait eu aussi peur. Elle aurait pu venir le voir plus tôt… Elle avait les yeux fixaient dans ceux verts du rouquin, comme si elle y cherchait son courage.

Il vit tout de suite lorsqu’elle s’arrêta. Elle était contre les rideaux de la fenêtre. Elle allait devoir se retourner. Fred ne savait pas trop s’il devait la laisser se retourner ou bien faire ce qu’elle voulait s’asseoir sur le rebord de la fenêtre avec elle. Il dénoua alors sa cravate et l’enleva. Une belle cravate aux couleurs de sa maison. Ca faisait partit de son uniforme. Il la fixa alors autour des yeux de la jeune fille. Elle ne devait plus rien voir. Il lui fit faire demi-tour et noua celle-ci autour de sa tête. Puis il la porta avec un peu de difficulté, elle était plus légère que lui mais tout de même et l’assit sur le rebord de la fenêtre. Elle était loin d’être rassurée, Fred le sentait bien, mais ce serait bien. Puis il grimpa et s’assit à son tour sur l’appui de fenêtre. Il y avait le vide sous leurs pieds. Le redoublant sentait que la quatrième année se crispait, il lui serra alors fort la main pour la rassurer. « Tu vois, on y est assit tous les deux, c’est pas si terrible. » Il souriait mais ça, elle ne pouvait pas le voir.

« Tu es prête ? » Il n’attendit pas vraiment sa réponse et défit le nœud à l’arrière de la tête de la jolie blondinette. Il espérait juste qu’elle n’allait pas faire des siennes sinon, ils tombaient tous les deux, mais bon, il avait un petit plan en cas de gros problème. Et puis, il était là, ça devrait la rassurer.
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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mar 25 Déc - 9:24


just kiss me slowly



I can see you there with the city lights,
Fourteenth floor, pale blue eyes.
I can breathe you in.
Two shadows standing by the bedroom door,
No, I could not want you more than I did right then,
As our heads leaned in.


Noah ouvrit grand les yeux tandis que Fred dénouait sa cravate. Elle recula d’un pas, sceptique. Elle n’était pas prête à que toute ça aille aussi vite. Euh, ok, si tu veux m’embrasser vas-y, mais… une étape après l’autre coco. Je ne suis pas sûre de vouloir coucher avec toi, là, tout de suite alors que j’ai la frousse de ma vie.

C’était la première fois qu’un garçon commençait à se déshabiller devant elle, ça la gênait un peu, surtout que bon, Fred ne semblait pas être de la catégorie playboy. Elle fut presque soulagée quand elle comprit que ce n’était que pour masquer sa vue. Quoique… Quand il lui mit la cravate jaune et noir devant les yeux, Noah craignit le pire. Il ne voulait donc pas qu’elle voit ce qu’il allait lui faire faire. Elle pria pour qu’il ne lui fasse pas un sortilège la faisant léviter par la cheville ou qu’il profite de son aveuglement pour lui faire encore plus peur. Noah se mordit la lèvre à cette pensée. Mais non. A l’entendre tout à l’heure, Fred n’avait à l’évidence aucun désir de vengeance ou aucune rancune, d’ailleurs ce n’était pas son genre. Au contraire, c’était plutôt elle qui devait encore lui en vouloir après ce qu’il lui avait fait subir avec l’affaire du balai. Elle n’en restait pas moins méfiante.

Noah avait le cœur qui battait à cent à l’heure. Les yeux bandés, elle ne savait plus trop où donner de la tête, elle avait même l’impression que son vertige s’accentuait. Mais en même temps elle ressentait une drôle d’excitation. Noah n’était pas friande des sensations fortes, c’était là quelque chose de nouveau. Cependant, le temps de rassembler ses pensées, elle recommença à trembloter doucement. Le fait de ne plus voir Fred en fait, l’effrayait par-dessus tout. Elle s’imagina alors devant elle son épouvantard, un gouffre si noir et si profond qui s’étendait sous ses petits pieds tremblants. Elle avait l’impression de n’être plus qu’une moins que rien, d’être extrêmement vulnérable. Son côté froussard reprit le dessus. Complètement abandonnée à son honteuse faiblesse, seule et désemparée. Sans aucune arme pour s’en sortir. Sans aucun moyen de s’échapper, sans nul appui. Elle n’avait pas peur du noir, mais peur de la profondeur du gouffre que lui rappelait cette couleur sombre. C’était peut-être pire encore que le haut d’une tour d’astronomie. Pour un peu, elle aurait dénoué la cravate. Noah était certaine que si Fred l’avait laissé une seconde de plus dans cette position avec cette effroyable sensation de solitude, rigide, les pieds bien ancrés au sol et les poings serrés, elle aurait laissé quelques larmes traitresses couler.

C’est alors que Fred la porta dans ses bras, avec une délicatesse inouïe (à son goût) pour un homme aussi musclé. C’était la première fois qu’elle se sentait aussi proche de lui. En fait, c’était la première fois que c’était lui qui faisait le premier pas vers elle, sans qu’elle ne lui force la main. Et c’était beau. Elle apprécia les quelques (trop) rapides secondes qui défilèrent tandis qu’elle était dans ses bras. Les yeux toujours bandés, elle avait perdu toute notion d’orientation dans l’Espace. Il aurait bien pu la ramener à son dortoir, elle n’y aurait vu que du feu. Mais bien évidemment, c’était vers la fenêtre qu’il la portait. Noah rassembla son courage, tentant de stopper les tremblements de peur qui la secouaient. Elle s’était déjà montrée assez craintive comme ça devant Fred. Pas la peine d’en rajouter plus encore.

Il la déposa doucement sur quelque chose qui lui paraissait être le rebord de la fenêtre. « Tu vois, on y est assit tous les deux, c’est pas si terrible. » Ses pieds balançaient dans le vide. Oh oh. Noah laissa échapper un rire qu’elle n’aurait pas aimé si nerveux… Elle s’agrippa de toutes ses forces au rebord. Elle aurait bien aimé se raccrocher de nouveau à Fred, mais elle avait peur de manquer sa cible, surtout qu’elle ne voyait plus rien. Elle réalisa alors qu’il suffirait que quelqu’un la pousse par derrière pour qu’elle… D’un froncement de sourcil, elle chassa cette idée de ses pensées.

« Tu es prête ? » « Je… » Il n’attendit pas sa réponse et c’est un peu prise au dépourvue qu’il lui retira la cravate des yeux. Noah n’avait pas fermé les yeux sous le tissu : elle fut donc immédiatement éblouie par la clarté de la lune et les ferma immédiatement, puis se les frottas violemment. Elle était tout sauf heureuse du geste soudain de Fred. La peur au ventre, elle ne rouvrit pas les yeux. Elle se sentait complètement déstabilisée par l’absence de terre sous ses pieds. Le seul appui véritable qu’elle avait se situait… à sa droite ? A sa gauche ? Elle tendit sa main gauche vers l’avant, dans une tentative vaine mais surtout stupide de se raccrocher à quoique ce soit. Fred prit alors sa main. Elle s’était sûrement penchée trop dangereusement vers l’avant… Plus aucune notion de l’Espace. Où était Fred d’ailleurs ? Elle tourna la tête vers la gauche. Elle ouvrit un œil. Puis un autre. Doucement, fébrilement. Il était bien là. Il ne l’avait pas abandonné. Malgré le soulagement, elle ne pouvait se résigner à lui rendre son beau sourire. Elle regarda vers l’horizon. Elle le regretta aussitôt tant le haut le cœur qui survint fut violent. Sans réfléchir, elle se jeta sur le pauvre Fred, quitte à le déstabiliser. Il sembla surpris, mais il parvint à la réceptionner correctement, sans les faire tomber tous les deux dans une chute vers la mort.

Noah était toujours assise, mais elle ne faisait plus face au paysage. Elle avait les mains agrippées sur les deux épaules du jeune homme et la tête reposée sur l’une d’elle. Elle ne pouvait pas en demander plus à Fred. C’était maintenant à son tour de faire des efforts. C’était à elle de surmonter sa peur. Elle souffla, releva la tête d’un air déterminé en fixant Fred bien dans les yeux. « Oui, je suis prête. » Sur ce, elle se mit face à l’horizon. Devant elle s’étendant un spectacle… Comment dire ? Magique. Plus magique encore de tout ce qui pouvait se dérouler à Poudlard. Et même dans tout Londres. « Fred c’est… » C’était simple : Noah n’avait pas de mot à dédier à ce spectacle tant elle le trouvait à couper le souffle. Elle avait maintenant beau chercher, elle ne comprenait plus pourquoi elle avait eut aussi peur de toute cette splendeur, de ce paysage elfique. Elle se tourna vers Fred, un sourire ravi aux lèvres. Ce n’était pas du paysage qu’elle avait peur, mais de la sensation du vide, du noir du gouffre. Il n’y avait rien de tout cela ici. Elle avait retrouvé sa position initiale, et sautillait limite sur place tant ce paysage l’enchantait. « Merci. De me faire connaître tout ça. Je n’avais jamais réalisé à quel point je passais à côté de quelque chose. » Noah pencha lentement sa tête sur le côté, de sorte à ce que celle-ci atteigne l’épaule du Poufsouffle et attrapa son bras délicatement. Celui-ci regardait toujours vers l’avant. Noah l’imita.

Ils restèrent ainsi pendant un long moment, elle ne saurait dire exactement combien de temps. Noah savourait ce moment. Elle appréciait l’odeur envoûtante du jeune homme et le contact de son épaule sur sa joue. La vue ne lui faisait plus peur. Elle avait parfois de temps en temps des frissons, se remémorant ses frayeurs passées, mais rien de durable. Fred la rassurait toujours d’un sourire et de mots méticuleusement choisis, comme taillés sur mesure pour elle. Noah serait restée toute la nuit et même le lendemain, assise comme ça, près de Fred. Mais ignorait ce qu’il en était du Poufsouffle. Elle soupira. Il n’y avait qu’un moyen d’en être certaine. « Tu peux m’embrasser, si t’en as envie, tu sais. » Elle redressa légèrement sa tête de manière à croiser ses yeux bleus.

Il fallait avouer que ça lui coutait un peu de dire ça, pour son orgueil. Elle aurait aimé que ça se fasse de manière plus instinctive, mais là ça tardait décidément trop. Si Noah ne l’encourageait pas un tant soit peu, il n’allait rien se passer… Bon là c’était clair, on ne pouvait pas dire qu’elle n’était pas allée droit au but. Le problème était que le petit Fred, qui visiblement était aussi buté que tous les autres membres de sa joyeuse famille, allait se doutait du coup qu’elle avait quelque chose derrière la tête. Elle aurait bien rajouté quelque chose du genre « ça ne me dérange pas, ne t’en fais pas pour moi. » ou alors « je sais que t’en meures d’envie. » mais ça lui ouvrait bien trop de portes pour répliquer, et il se dirait qu’elle voulait juste un baiser comme ça. Ce qui était peut-être le cas, soit, mais pour que Fred tombe complètement sous le charme, il fallait laisser une part de mystère. Et déjà rien que le fait d’avoir prononcé cette phrase cassait un peu le mythe. C’aurait été tellement plus romantique si Fred s’était décidé à l’embrasser distinctement, naturellement. Noah ferma les yeux, se préparant au contact des lèvres du blond. Aucune raison pour qu’il refuse. N’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mar 22 Jan - 11:26

Fred vit que Noah commençait à légèrement paniquer mais ça faisait partit du plan. Il ne voulait pas qu’elle soit terrorisée mais il trouvait qu’il était mieux pour elle qu’elle ne voit pas où elle était au départ. Ainsi elle ne pourrait pas faire demi-tour. Il employait la méthode forte même s’il était vraiment là pour la soutenir. Il savait qu’après ça, ça irait certainement bien mieux qu’avant même s’il se pouvait qu’elle ait encore un peu peur ce qui était normal. Il voyait bien qu’elle avait commencé à trembler mais il n’allait tout de même pas s’arrêter en si bon chemin. Ils n’avaient plus que quelques pas à faire pour qu’elle se retrouve face à l’encadrement de la fenêtre. Le demi-tour était presque complet. Elle les yeux bandés, lui la guidant pour arriver au niveau de la fenêtre. Et puis la prenant dans ses bras, il la souleva délicatement du sol jusqu’au rebord de la fenêtre en faisant bien attention qu’elle ne bascule pas dans le vide. Sinon, ça aurait été gagné. Il ne voulait pas d’un mort surtout pour avoir tenté d’aider une personne. Mais il savait qu’en cas d’accident, il connaissait tous les sorts nécessaires pour se sortir du mauvais pas qui pouvait arriver. Il n’était pas en septième année pour rien, même s’il la redoublait.

Maintenant, il allait devoir monter pour s’assoir à ses cotés. Il espérait vraiment que son idée allait fonctionner. Il ne voulait pas encore aggraver la situation mais savait que c’était possible. Ça pouvait très bien être radical et presque la guérir de son vertige, tout comme lui faire encore plus peur et rendre celui-ci encore plus fort. S’il y avait bien une solution qu’il voulait éviter, c’était la seconde, il préférait encore que ça ne fasse rien mais il ne fallait pas que son vertige empire, il était déjà assez fort comme ça. Il s’installa à ses cotés et attendit un peu observant le magnifique paysage qui s’étalait devant lui. Et dire qu’elle n’allait voir ça que pour la première fois ce jour-là. Lui, il vivait ça en continu, dès qu’il était dans une des tours, dès qu’il se trouvait sur son balai. Une sensation merveilleuse, celle de ne plus avoir les pieds au niveau du sol, celle de léviter ou de voir tout de haut. C’était pour lui, l’une des choses qu’il préférait, il ne savait pas comment il pourrait vivre sans le défouloir du quidditch, sans cette sensation de liberté du à l’air lui fouettant le visage mais aussi ce dégagement de sa vie. Ne plus avoir les pieds sur terre le détachait un peu de la dure réalité de sa vie. Il avait toujours aimé ça. Il se rappelait presque la première fois qu’il était monté sur un balai. C’était avec sa mère. Et puis, il avait son petit balai et il s’était amusé avec pendant des centaines d’heures, volant au ras du sol mais volant tout de même. Et puis après il y avait eu le quidditch, sa grande passion et même s’il allait moins vite que les autres parce qu’il était gardien, il adorait ce poste. Passer d’un anneau à un autre rapidement. C’était plus par accoup, c’était plus brusque et il aimait ce changement d’un instant à l’autre. Un instant calme à l’affut et le suivant à moitié retourné pour tenter d’attraper le souaffle.

Le rouquin vit que la quatrième année était plus que crispée. Elle se tenait fermement au rebord de la fenêtre et eu un rire nerveux alors qu’il lui disait seulement qu’ils étaient enfin assis tous les deux sur l’appui de fenêtre. Il avait donc une question qui lui trottait dans la tête. Etait-elle prête ? Elle le savait certainement mieux que lui. En tout cas, lui le souhaitait de tout son cœur pour son bien. Il s’assit à ses cotés et lui demanda si elle se sentait prête à le faire, à voir le vide, le magnifique paysage aussi même s’il ne savait pas si elle allait vraiment en profiter. « Je… » Voyant qu’elle ne l’était pas vraiment à première vue, il n’attendit pas la suite mais tira d’un coup sec sur la cravate dévoilant le paysage à la jeune poufsouffle. Fred vit que Noah avait été éblouie par la lumière que pouvait émettre la lune, il attendit donc un peu pour qu’elle ouvre de nouveau les yeux. Mais elle ne semblait pas vouloir le faire. Elle n’allait tout de même pas s’arrêter en si bon chemin ? De plus, ça devait être pire pour elle de ne pas sentir le sol sous ses pieds. Bien que là, elle sentait seulement le vide et ne le voyait pas. Le redoublant remarqua alors qu’elle cherchait un appui. De peur qu’elle ne pose sa main dans le vide et finisse par basculer parce qu’elle croirait qu’elle s’appuierait sur quelque chose alors que ce ne serait pas le cas, Fred lui attrapa la main et la stabilisa. Ils avaient déjà fait un beau départ. Il avait vraiment cru qu’elle ne le laisserait pas la poser sur cet appui de fenêtre même si elle le voulait certainement. Il la regarda tourner lentement la tête dans sa direction les yeux toujours clos puis les ouvrir lentement mais toujours sans regarder le paysage qui s’étendait sous leurs pieds. Lorsqu’elle tourna la tête pour regarder l’horizon, il vit tout de suite que ça n’aller pas. Il n’eut le temps de rien faire qu’elle s’agrippait violemment à lui. Sous le choc, il crut qu’ils allaient tous les deux basculer dans le vide mais il réussit à s’agripper au bord de la fenêtre avec l’un de ses deux bras, se stabilisant un minimum et agrippant fermement la jeune fille de sa deuxième main pour qu’elle ne tombe pas.

« Oui, je suis prête. » Elle le fixait dans les yeux et Fred la crut lorsqu’il y lu la détermination. Elle semblait réellement avoir envie de combattre son vertige jusqu’au bout. Ça se voyait dans ses yeux. Il la laissa prendre son temps pour tourner la tête. Elle avait posé sa tête sur son épaule comme pour être soutenue. « Fred c’est… » C’est quoi ? Il la regarda et vit le sourire qui s’étendait sur ses lèvres. Jamais il n’aurait cru que ça lui aurait plu aussi vite et qu’elle n’aurait pu eu peur. Oui, c’était magique, magnifique… Il était entièrement d’accord. « Merci. De me faire connaître tout ça. Je n’avais jamais réalisé à quel point je passais à côté de quelque chose.» Il eut un sourire amusé lorsqu’il la vit sautillant sur sa place. Mais il faisait attention, il serait bête qu’elle finisse par basculer simplement parce qu’elle était émerveillée par le paysage. Mais il la comprenait. Lui aussi aimait découvrir des choses même si dans le cas de la jeune fille c’était quelque chose d’assez radical. En une journée, elle découvrait des choses qu’elle n’aurait jamais eu le courage de voir, des choses magnifiques et merveilleuses. Il était si content d’avoir réussi à aider la poufsouffle.

Ils restèrent assit sur l’appui de fenêtre pendant un long moment. Noah avait posé sa tête sur son épaule et Fred ne dit rien. Il prenait ça comme une marque d’amitié, de sympathie. Il était temps qu’elle en montre enfin envers lui. Après tout, sans sa petite bêtise, elle n’aurait jamais essayé de vaincre son vertige et découvert tout ça. De temps en temps, il sentait qu’elle avait de nouveau peur alors il tentait de la rassurer. Lui disant par exemple qu’elle avait fait le plus dur. Que c’était très bien qu’elle arrive jusque là, qu’elle avait été vraiment forte, qu’elle l’était… Il était fier d’elle.

« Tu peux m’embrasser, si t’en as envie, tu sais. » Quoi ? Que venait-elle de dire ? Il devait avoir mal entendu, il n’y avait pas d’autre possibilité. Fred tourna la tête vers la quatrième année et croisa son regard. Elle plongea ses yeux dans les siens. Fred était sous le choc. Ca ne pouvait pas être possible. Et puis, il comprit enfin tous les signes qu’elle lui avait envoyé et qu’il n’avait pas vu. Il ne savait pas quoi dire. Noah était sympathique, gentille, mignonne, mais il ne l’aimait pas. Si mais comme une bonne copine, une amie. Et encore, ils n’avaient pas passé énormément de temps ensemble excepté à se crêper le chignon. Il était assis à coté d’elle et n’avait aucune idée de ce qu’il devait dire ou faire. Certainement pas l’embrasser, elle se ferait des mauvaises idées. En plus, ce n’était pas comme si Fred était libre. Elle devait bien savoir qu’il était en couple si elle était intéressée par lui même si sa petite amie était à l’extérieur de Poudlard. Il lui fit un léger sourire qui disparut assez vite. Qu’est-ce qu’il pouvait ne pas être doué dans des situations telles que celle-là.

« Ecoute Noah. » Il savait qu’elle allait être déçue, il espérait juste qu’elle ne lui ferait pas la tête, qu’elle comprendrait. « Tu sais je t’aime vraiment bien, mais comme une amie, comme une petite sœur que je dois protéger, pas comme une amoureuse ou une petite amie. » Il marqua une pause ne sachant pas vraiment quoi ajouter. C’était dur. Il ne voulait pas qu’elle lui en veuille mais il n’avait pas vraiment le choix. Et dire qu’il avait dû briser son rêve en un seul instant. « Et puis tu sais, j’ai une petite amie, tu dois déjà le savoir. » Que pouvait-il dire de plus ? Hum… Il n’en avait vraiment pas la moindre idée. « Je suis sûr qu’il y a bien un garçon parmi tous ceux de ton âge parfait pour toi non ? » C’était débile et c’était sortit tout seul. C’était ce qu’on lui avait toujours dit et il le répéter alors qu’il détestait cette phrase. Qu’est-ce qu’il pouvait être nul. Tout d’un coup, le paysage si beau quelques minutes plus tôt devenait laid. Tout était si parfait. Il aurait aimé retourner en arrière et tout changer.
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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mar 5 Mar - 13:44


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As our heads leaned in.


Ca y est, les dés étaient jetés. Noah n’avait plus qu’à attendre la réponse du Weasley. C’était risqué d’avouer d’une manière aussi peu subtile ce qu’elle s’empêchait de faire depuis le début de leur rendez-vous.

Son cœur n’avait cessé de battre de plus en plus vite. Non pas que sa peur augmentait, au contraire : plus ça allait, et plus elle était à l’aise avec sa peur de vide. Elle arrivait presque à vaincre sa peur désormais. Mais en réalité, elle se sentait toute chose en face de Fred. Encore plus qu’avant. Elle découvrait quelqu’un de merveilleux, qui était prêt à aider de tout son cœur quelqu’un qu’il n’avait pas forcément porté dans son cœur au début. Fred était tellement bon, tellement généreux. Noah, elle qui avait toujours quelque chose derrière la tête, se sentait limite minable à côté de lui. Aider les gens, être capable de trouver le meilleur en eux… Elle était difficilement capable de ça. Elle comprenait à présent, avec honte, que ce qui lui plaisait le plus en Fred, c’était ce qu’elle ne serait jamais capable d’être. A présent, elle pourrait affirmer avec certitude qu’elle était vraiment sous le charme du blond. Voire amoureuse… Mais de là à le lui avouer, c’était autre chose.

Mais visiblement, Fred n’envisageait pas les choses de la même manière. Elle s’en doutait depuis le début, mais elle n’était pas prête à renoncer pour autant. Elle avait l’habitude de faire chavirer des cœurs… Les râteaux, ce n’était pas vraiment son truc, voyez vous, même si elle s’était déjà fait rembarrer par le passé (c’est vrai que draguer le prof d’histoire de la magie était loin d’être intelligent mais bon). Allez Fred, un peu de courage… Il ne bougeait toujours pas. Il semblait réfléchir, ce qui n’était pas bon signe. Elle aurait aimé que ça soit impulsif… Pas qu’il juge si c’était le moment opportun ou non. Noah se demanda si elle devait lui demander si ça allait trop vite ou pas pour lui… Elle pouvait attendre. La patience était une des rares qualités de la blonde.

La réponse se fit tarder, mais elle arriva tout de même, après un silence gêné. Elle n’avait toujours pas détaché ses yeux des siens, plongée dans sa rêverie.

« Ecoute Noah. » Mince, ça ne commençait pas super bien. Noah ne cilla pas, et tenta de garder son sang froid. Elle sentait déjà venir la douche froide… Mais elle gardait de l’espoir « Tu sais je t’aime vraiment bien, mais comme une amie, comme une petite sœur que je dois protéger, pas comme une amoureuse ou une petite amie. » Les paupières de Noah papillonnèrent. Une minute. Est-ce qu’elle était bien en train de se prendre un râteau magistral ? Une PETITE SŒUR ? Mais pour qui il se prenait ! Noah s’écarta un peu, outrée. Elle n’aimait pas du tout la manière dont il la traitait. Elle s’était peut-être trompée sur son compte. Mais sa réaction était tout de même loin de la dégoûter de lui… « Et puis tu sais, j’ai une petite amie, tu dois déjà le savoir. » Pfff, blablabla et blablabla... Elle s’en foutait royalement. Les couples se faisaient et se défaisaient à Poudlard à la vitesse de l’éclair. Celui-là durait depuis beaucoup trop longtemps déjà. Elle n’aurait aucun scrupule à embrasser Fred en sachant qu’il y avait une Aliénor qui l’attendait quelque part et qui pensait leur amour « indestructible ». Tout le monde savait bien que les amourettes du collège ne duraient jamais. Noah fronça les sourcils. Elle s’apprêtait à répliquer mais Fred fut plus rapide. On aurait dit un père un peu trop protecteur… L’horreur ! « Je suis sûr qu’il y a bien un garçon parmi tous ceux de ton âge parfait pour toi non ? » « Pardon ?! » Noah s’étrangla presque. C’était la pire chose qu’il n’aurait jamais pu lui sortir. Elle avait QUATORZE ANS merde. Pas douze, ni treize. Quatorze. Elle n’avait pas besoin d’être traitée comme une enfant, d’ailleurs il n’y avait aucune raison ! Noah se sentait complètement… frustrée. Elle aurait bien versé une larme pour la peine, mais son amour propre et sa dignité la retenaient de justesse. Elle était déjà sortie avec des garçons plus âgés que Fred (en fait un seul, pour être exact, et elle lui avait menti sur son âge… ça n’avait pas duré), par pitié, qu’il ne lui sorte pas d’excuses ou de début de tentative de consolation de ce type. Le rêve s’évanouit. Noah contempla avec tristesse et en frissonnant le paysage nocturne qui lui paraissait beaucoup plus effrayant, maintenant qu’elle sentait ses espoirs s’envoler. Fred ne l’aimait pas. Il ne l’aimerait pas. Parce qu’il était trop gentil, trop loyal, trop Poufsouffle. Il ne voulait pas tromper Aliénor. Parfois, Noah avait vraiment l’impression être dans cette maison par défaut. Cependant, elle avait du mal à se faire à l’idée qu’autre chose pouvait motiver Fred à ne pas l’aimer… Et que même si un jour Aliénor et lui rompaient, ce n’était certainement pas chez quelqu’un avec le même caractère et les mêmes ambitions qu’Noah qu’il irait se consoler… Pour elle, il y avait juste deux obstacles, qu’il fallait qu’elle franchisse : Aliénor et son âge. Problème numéro un, Aliénor. D’une voix sèche, elle répliqua : « Comment tu peux aimer quelqu’un que tu ne vois jamais ? Franchement, ce n’est pas comme si elle te voyait... Elle n’en saura rien. Fais ta vie. Ne te prive pas pour elle. Je suis sûre qu’elle t’a déjà oublié ! » Noah croisa les bras en secouant la tête. Son visage avait prit une teinte rougeâtre. Elle avait un peu honte, il fallait l’avouer. Elle savait pertinemment au fond d’elle qu’il était trop bon pour faire quoi que ce soit avec elle mais… D’un autre côté, son orgueil était bien trop grand et elle ne pouvait se dire que toute tentative était vouée à l’échec. Elle sentait peu à peu son cœur se réduire en miettes. Problème numéro deux, l’âge. « Et puis, je ne suis pas un bébé, s’il te plait, arrête… » Sa voix se radoucit. Ca lui faisait mal qu’après ce qu’il avait fait pour elle, même si à la base elle n’était pas venue pour ça, il lui parle tout de même sur ce ton. A croire qu’il ne la connaissait pas encore, et que depuis il début il la considérait comme une enfant. «Tu sais, tu m’as aidé comme personne ne l’avait fait jusqu’à présent… Ca compte énormément pour moi. » Oubliée, la petite comédie du début. Elle pensait réellement ce qu’elle disait. Les larmes lui montèrent presque aux yeux. Elle se ressaisit. Il ne fallait pas lui donner une raison supplémentaire pour qu’il la considère comme autre chose qu’une adulte responsable. Se montrer fragile n’améliorerait pas les choses… « Je suis assez mature pour pouvoir assumer… tout ça, si c’est ce qui te fait peur. Tu devrais y penser… » Elle se rapprocha à nouveau de lui, passa sa main dans les cheveux de Fred. Devait-elle prendre l’initiative ? Des émotions contradictoires se bousculaient en elle. Elle avait horreur des échecs, et puis… Oh zut. Pourquoi Fred ne l’aimerait-il pas ? Si c’était juste l’âge et une fille qui le dérangeait… C’était tellement stupide. Il ne faut pas juger les gens par les apparences voyons ! Elle leva les yeux au ciel. Elle rapprocha son visage du sien. « Tout ira bien. Ferme les yeux et écoute ton cœur. » Pourtant elle n’était pas aussi sure qu’elle voulait le faire croire, et se sentait de plus en plus mal à l’aise. Sa voix tremblait un peu aussi. C’était pathétique. Mais elle ne devait pas se laisser abattre.




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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mer 17 Avr - 7:27

Que pouvait-il dire ? Il se tenait face à une jeune fille qui voulait qu’il l’embrasse mais elle avait tout de même quatre ans de moins que lui et tout le château savait qu’il filait le parfait amour avec Alienor qui se trouvait actuellement à Londres. Certes elle n’était pas sur place mais ce n’était pas une raison pour qu’il la trompe en couchant avec toutes les filles de Poudlard. C’est pourquoi il eut du mal à trouver une réponse convenable et surtout qui ne blesserait pas trop la jeune poufsouffle surtout qu’ils étaient un peu plus proches qu’avant, même beaucoup plus quand on y réfléchissait bien. En effet, quelques temps plus tôt elle ne lui adressait même pas la parole et lui faisait tout le temps la tronche pour cette stupide blague. Mais de là à ce qu’elle tombe amoureuse de lui ou est envie de l’embrasser, Fred tombait de très, très haut. Soit dit en passant, s’il tombait à ce moment là, il serait tombé de très, très haut.

Au fur et à mesure qu’il essayait de répondre à la jeune poufsouffle qui était assise à coté de lui, il voyait bien que son visage se décomposait bien qu’elle tente tout pour que ça ne soit pas le cas. Elle semblait déçue et même en colère. Ce ne fut qu’à sa dernière phrase qu’elle réagit. « Pardon ?! » Elle semblait ne pas comprendre et Fred lui ne comprenait pas sa réaction. Il était normal qu’il lui dise qu’il y avait peut-être un garçon de son âge qui l’aimait. Il ne voyait pas le mal qu’il y avait à ça. Il connaissait par exemple Ellio, c’était peut-être un salaud sur certains points et le rouquin lui en avait toujours voulu d’avoir quitté les résistants mais il fallait bien admettre qu’il était assez sympa et plutôt mignon, en tout cas, c’était ce que pensait la plupart des filles de son niveau. Déjà le septième année ne comprenait pas trop toutes ces filles qui voulaient à tout prix sortir avec des gars bien plus vieux qu’elle. Lorsque l’on a quatorze ans et l’autre dix-huit, l’écart est énorme même si avec l’âge, il semble diminuer. C’était une chose que beaucoup de filles voulaient mais que Fred avait, pour sa part, beaucoup de mal à comprendre. Quel était l’intérêt ? Ils avaient bien trop d’écart dans la façon de penser, dans les idées, dans la façon d’être. Bref, Fred n’aurait pas forcément dit non à une sixième année mais en dessous, il trouvait que ça faisait quand même un peu trop jeune. Il ne se voyait pas par exemple sortir avec Mandelton qu’il trouvait complètement immature et encore plus désormais qu’elle avait quitté les résistants par amour. Il n’avait jamais aimé McClary mais sur ce coup là, il ne comprenait pas son choix. Alors qu’il était ‘le’ beau gosse du château, ‘le’ dragueur type, celui qui changeait de fille quand il voulait tellement il en avait à ses pieds, il plaquait tout pour elle. Il aurait mieux fait de se mettre avec une qui lui ressemblait un peu, qui était bien pour lui quoi. En tout cas, cette relation faisait bien rire le redoublant. Lui n’avait jamais été dragueur et n’avait jamais eu envie de l’être mais s’il l’avait été, son choix ne se serait très certainement pas porté sur cette poufsouffle. Fred se demandait ce qui lui avait raconté Xander pour la conquérir, elle était si naïve la pauvre. Et puis ce changement de clan, c’était le pompon. Ça montrait vraiment sa façon de penser et de réfléchir. Quand on a une idée et une façon de penser, on la garde, sinon, c’était qu’elle mentait quand elle était chez les résistants. D’ailleurs, ça aurait été une belle façon de tester le véritable amour de l’aiglon. S’il l’aimait vraiment, il aurait dû accepter qu’elle reste chez les résistants si ça avait été son véritable choix. Elle aurait pu demander le contraire, mais vu qu’elle n’avait jamais été une vraie résistante, il s’en foutait de son départ, il le trouvait simplement puéril. Voilà une partie des choses pour lesquelles Fred ne voulait pas être en couple avec Noah, si elle avait des comportements tels que ceux là, un peu trop gamins pour lui, ça n’irait jamais. Et puis, Sarah n’était qu’un exemple mais ils n’avaient pas grand-chose en commun et n’auraient jamais grand-chose en commun. Elle était trop jeune c’était tout. Et puis surtout il y avait Alienor. Il voyait bien que Noah ne semblait pas particulièrement l’apprécier, mais elle était sa petite amie et le resterait.

« Comment tu peux aimer quelqu’un que tu ne vois jamais ? Franchement, ce n’est pas comme si elle te voyait... Elle n’en saura rien. Fais ta vie. Ne te prive pas pour elle. Je suis sûre qu’elle t’a déjà oublié ! » La voix de la quatrième année était sèche. Et Fred le prit plus que mal, pendant quelques secondes, il dû se retenir pour ne pas gifler la jeune fille qui devenait rouge soit de colère, soit de honte, mais le redoublant prit ça pour le deuxième ce qui l’aida à se retenir. Il retint aussi le ‘Mêle-toi de tes affaires !’ Après tout, elle était déçue et ne devait pas le penser. C’est pourquoi il ne dit rien mais fit de très gros efforts pour se contenir. Il n’avait pas envie d’exploser. D’abord, c’était faux, Fred en était sûr, parce qu’il la voyait de temps en temps et parce qu’ils s’échangeaient plus que régulièrement des courriers. Jamais il ne ferait sa vie de son coté alors que quelques mois plus tard, ils devaient emménager ensemble et que c’était le rêve du jeune homme. Il y pensait depuis que la jeune fille lui avait proposé. Ils seraient bien à deux, ce serait parfait.

« Et puis, je ne suis pas un bébé, s’il te plait, arrête… » La suite venait d’arriver, dite de façon beaucoup plus calme mais en même temps triste. Fred comprenait maintenant sa colère. Elle avait cru qu’il la prenait pour un bébé, mais ce n’était pas le cas, ça n’avait jamais été le cas. C’était juste qu’elle était trop jeune, c’était tout, c’était comme ça, et ça resterait comme ça. Ce n’était pas pour ça qu’elle était un bébé il le savait bien mais il ne se voyait pas sortir avec elle-même si elle faisait peut-être plus mature que Sarah et d’autres cinquièmes ou quelques sixièmes années. Mais elle était tout de même beaucoup plus gamine que lui. A son âge, il voulait de toute façon une histoire d’amour un peu plus stable et avec elle s’il l’avait aimé, elle ne l’aurait jamais été. Vu sa façon de penser, ça aurait été fini dès la fin de la septième année et s’il y avait une chose qu’il ne voulait pas, c’était se mettre avec elle pour attendre Alienor. Il pouvait très bien l’attendre sans personne. « Tu sais, tu m’as aidé comme personne ne l’avait fait jusqu’à présent… Ca compte énormément pour moi. » Fred vit que la jeune fille semblait réellement retournée, mais il ne savait pas vraiment quoi lui répondre. En réalité, il avait seulement réparé une erreur qu’il trouvait stupide de sa part. Alors, oui, il avait aimé lui venir en aide et les remarques qu’elle ne cessait de faire au début, mais il ne l’avait jamais autrement aimé qu’une petite sœur ou une amie tout simplement. Fred lui fit un léger sourire après qu’elle ait prononcé ses mots. Désormais, il ne savait plus comment il allait s’en sortir. Il avait une idée mais il ne voulait pas l’employer, parce qu’elle était très blessante et il ne voulait pas blesser la jeune fille. Lui dire qu’il ne sortirait pas avec elle parce que ça façon de penser par rapport à Alienor montrait qu’elle était encore une vraie gamine et que lui voulait une histoire d’amour durable donc qu’il ne sortirait pas avec elle était plus que méchant. Il fallait qu’il lui dise sans la critiquer elle-même si c’est vrai que si elle avait été en septième année elle n’aurait certainement pas réagit comme ça. Il allait devoir être délicat et ce n’allait pas être une franche partie de rigolade.

« Je suis assez mature pour pouvoir assumer… tout ça, si c’est ce qui te fait peur. Tu devrais y penser… » Mais c’était quoi ça, sérieux ? Ca ne lui faisait pas peur, il ne l’aimait pas. C’était de plus en plus bizarre même si depuis le début de cette conversation ça l’était. Il la vit ensuite se rapprocher de lui. Elle n’allait quand même pas l’embrasser ? Mais non, elle s’arrêta un plus avant et lui passa la main dans les cheveux. Fred ne savait pas comment réagir. S’il la laissait faire elle se ferait des faux espoirs mais en même temps ce n’était qu’une main dans ses cheveux. Lorsqu’elle le fit, il pensa à sa petite amie, Alienor, elle le faisait aussi tout le temps, elle lui ébouriffait les cheveux en continu. C’est pourquoi il ne dit rien et ne fit rien, il était un perdu dans ses pensées à ce moment là. Et puis, il ne savait plus quoi faire, il fallait qu’il l’admette. C’était dur de dire non comme ça. Il ne l’avait jamais fait et ne savait plus comment il pourrait le faire désormais. Il la vit alors rapprocher fortement son visage du sien. Fred ne savait plus quoi faire. Comment pouvait-il lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune chance qu’il se passe quelque chose entre eux deux. « Tout ira bien. Ferme les yeux et écoute ton cœur. » Fred entendit sa voix qui tremblait très légèrement. Elle savait bien qu’elle n’avait aucune chance, elle devait bien s’en rendre compte. Mais le rouquin lui ne savait plus quoi faire. Si, il savait ce qu’il ne devait pas faire. L’embrasser, parce que ça rendrait les choses pires qu’elles ne l’étaient déjà.

Doucement, il éloigna le visage de la jeune fille du sien. Que pouvait-il lui dire ? En faisait ça il lui faisait clairement comprendre la chose. « Ecoute, ce n’est pas une question de maturité, peut-être que si quand même, j’en sais rien. » Il était complètement pommé, il fallait le dire. « D’abord, je ne t’ai jamais prise pour un bébé, ni pour une gamine, mais on a quatre ans de différence d’age, c’est énorme. On ne peut pas voir les choses de la même façon. Dans moins de six mois je ne serais plus là. » Il marqua une pause, il voulait revenir sur d’autres choses. Mais comment en parler. « Tu sais pour moi tu es une amie, j’ai vraiment aimé t’aider à vaincre cette peur, mais je ne t’aime pas comme tu le veux. Mais tu sais, il te suffit de chercher, je suis sûr qu’il y a dans le château des personnes bien mieux que moi pour toi et qui t’aiment peut-être. » Il se tut. Alienor, c’était elle à qui il pensait en ayant cette discussion. Il l’aimait, rêvait d’elle. Elle était tout ce qui comptait pour lui avec sa famille d’ailleurs elle en faisait désormais partie. Il cherchait perpétuellement à quitter le château dans l’espoir de pouvoir la rencontrer à Pré-Au-Lard. Il avait eu des idées de plan, avait réussi à trouver une cape de transplanage dans l’espoir d’arriver ainsi dans le petit village qui se situer à coté du château. Il avait cherché des entrées de nouveaux souterrains, de passages secrets. Tout ça sans beaucoup de succès, en effet, il n’était pas simple de quitter le château, ou la prison, c’était à voir, lui trouvait que ça correspondait pour ceux anti-Lord plutôt à la deuxième option. Pas de vacances, moins de sorties, des sorties contrôlées, bref, ce n’était pas très libre comme école. « Mais moi, tu vois, j’ai Alie, et même si tu crois que c’est pas possible qu’elle m’aime et que je l'aime alors qu’elle n’est pas là, tu te trompes. Elle est tout pour moi et j’ai envie de vivre une belle histoire d’amour le plus longtemps possible à ses cotés. Alors peut-être que tu crois qu’elle m’oublie mais c’est parce que tu ne penses pas encore comme moi. Je n’ai plus envie de petites amourettes. On a prévu d’emménager ensemble à ma sortie de Poudlard, tout est déjà prévu. Tu sais, c’est plus que toutes les histoires de cœur de Poudlard, c’est une histoire d’adultes. Elle a déjà rencontré mes parents, elle s’est débrouillée pour venir dans Poudlard à Noël grâce à De Sade. Je lui écris régulièrement en prenant bien soin de ne rien écrire de trop grave ou critique pour ne pas lui apporter de problèmes. » Il marqua de nouveau une pause, que pouvait-il ajouter ? Il n’avait pas envie de l’enfoncer. « Donc tu vois, ce n’est pas comme tu peux le penser, c’est bien plus. Et toi, ce n’est pas que je ne t’aime pas, au contraire, mais pas comme je peux l’aimer elle. Certes elle n’est pas tout le temps là, mais ce n’est pas une raison de la tromper et de tout foutre en l’air pour ‘passer le temps’. Je suis sûre que tu comprends très bien, tu es loin d’être une idiote. »

Maintenant, il ne savait plus quoi ajouter, il voulait pourtant remonter le moral de la jeune fille qui devait pourtant bien chuter. C’était bête. Il avait peur que l’amitié qui était en train de naitre entre eux ne soit gâchée par cette étrange histoire. « Ce n’est pas une question de ne pas assumer ton jeune âge, c’est juste que ce n’est pas possible entre nous. Je suis vraiment désolé si ça te fait du mal, j’aurais vraiment aimé que ça se passe autrement que comme ça. » Il se tut. Il n’avait plus rien à rajouter. Pourquoi était-elle tombée amoureuse de lui ? Il y en avait plein d’autres alors pourquoi lui ? Pourquoi est-ce qu’il fallait que ce soit si compliqué ?
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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Mer 1 Mai - 6:25


shame on me now


Il l’avait repoussé. Ca semblait tellement atroce comme perspective que Noah ne pouvait tout simplement pas l’accepter. Bordel, tout le monde, mais pas Fred quoi ! Pas maintenant ! Plus romantique que cet instant, tu crèves. Et l’autre il vient tout gâcher avec ses prétendues manières de gentleman. Même avec Aliénor, il n’aurait pas pu avoir mieux. Même en rêve. Combien de filles étaient-elles tombées amoureuse de lui alors qu’il les aidait à surmonter leur plus grande peur ? A combien de filles a-t-il du faire découvrir la splendeur d’une vue de la tour d’astronomie pour la première fois ? Elle était prête à parier qu’avec Aliénor, ils n’avaient jamais eu un moment aussi intense. Il était sur le point de craquer. Il ne le réalisait pas encore, voilà tout… Mais plus le temps passait, plus Noah commençait à douter. D’autant plus que Fred n’avait toujours pas rapproché son visage du sien…

Quelques secondes passèrent, le temps sûrement que Fred pèse le pour et le contre. Le temps qu’il réalise tout ce qui se passait et tout ce que ça impliquait. Puis… Il la repoussa définitivement. Les larmes commençaient déjà à monter depuis tout à l’heure, et Noah luttait comme jamais pour les repousser. Elle secoua la tête en fermant les yeux pour tenter d’y parvenir. C’était dur, tellement dur, de se prendre un râteau. Ca lui était déjà arrivé, certes, mais à chaque fois ça devenait de plus en plus douloureux. C’était comme si le monde entier s’était ligué contre elle, pour qu’elle n’ait jamais quelqu’un d’assez bien pour elle. Ou quelqu’un de bien. Noah avait vraiment cru qu’avec Fred ça serait différent. Faut croire qu’elle s’était trompé.

« Ecoute, ce n’est pas une question de maturité, peut-être que si quand même, j’en sais rien. » Noah n’écoutait désormais plus que d’une oreille. Ca faisait déjà assez mal de se faire rembarrer une première fois, pas la peine d’en rajouter. Elle n’aurait jamais imaginé avoir une telle conversation avec lui. «D’abord, je ne t’ai jamais prise pour un bébé, ni pour une gamine, mais on a quatre ans de différence d’âge, c’est énorme. » ET ALORS par Merlin ? A l’adolescence ça faisait peut-être une différence, mais plus tard, la différence d’âge serait alors minime… D’ici là, si ça arrivait, ils pourraient très bien vivre leur relation en secret. S’il ne la considérait pas comme une gamine, ils pouvaient y arriver. Noah tentait désespérément de se raccrocher à des pensées un tant soit peu positives. « On ne peut pas voir les choses de la même façon. Dans moins de six mois je ne serais plus là. » C’était vrai, ça. Noah n’avait rien à y redire. Elle qui affirmait que les relations à distance étaient des relations qui ne se nourrissaient que de souvenirs ne pouvait plus contrer ses propos. S’il devait se passer quoique ce soit entre eux, ce serait une relation éphémère, sinon… rien. Elle avait l’impression que Fred le faisait exprès, en utilisant ses propres mots contre elle. En fait, non, ce n’était pas une impression. Il cherchait réellement à la dissuader. «Tu sais pour moi tu es une amie, j’ai vraiment aimé t’aider à vaincre cette peur, mais je ne t’aime pas comme tu le veux. Mais tu sais, il te suffit de chercher, je suis sûr qu’il y a dans le château des personnes bien mieux que moi pour toi et qui t’aiment peut-être. » Et rebelote. Elle soupira, plus que déçue. Comment pourrait-il la considérer comme une amie s’il n’était pas capable de lui parler comme telle ? Noah trouvait chacun de ses mots insultant. C’était comme si, malgré tout, il lui expliquait àa comme si elle avait sept ans. En répétant dix mille fois les mêmes choses. « Je sais, tu me l’as déjà dit. » Fit-elle d’un bon blessé. Il n’en n’avait pas marre de lui sortir le même refrain ? Fred était parfait. Elle avait mis du temps à le voir, mais à présent tout était clair. Personne ne pourrait jamais être aussi bien que lui. Personne. Noah expira lentement. Plus il parlait, plus elle se sentait faillir. Elle ne pouvait pas se montrer aussi faible que ça. C’était bien sûr que c’était foutu pour lui. Elle n’avait aucune chance, elle avait fini par le comprendre. Fred semblait déterminé, et même si Noah pouvait se montrer très persuasive quand elle le voulait bien, il ne semblait pas prêt de céder. Cette conversation pourrait durer des heures… Elle abandonnait, là. Elle n’en pouvait plus.

Elle devait trouver un moyen de lui faire comprendre qu’il était temps d’arrêter. Mais, sachez, qu’à la première occasion, elle ne se priverait pas de détruire sa relation avec Aliénor. Elle n’avait pas fini de lire ses lettres et d’en écrire des fausses en retour. Noah était même prête à se rendre chez Aliénor en personne pour lui faire part de toutes les sales rumeurs qu’elle lancerait prochainement sur lui au château. Noah n’accepterait pas d’être la seule à avoir le cœur brisé. Au moment où Noah ouvrait la bouche pour reprendre la parole, Fred continua. Non. S’il te plait. Fred. Arrête. Ca fait juste encore plus mal…

Mais il continua pourtant, malgré les plaintes intérieures de Noah qui ne voulaient pas sortir de sa bouche. Elle n’osait plus le regarder, c’était fini. Elle gardait la tête baissée, pour qu’il ne puisse pas voir à quel point son visage se décomposait. Son cœur était en miettes, et c’était comme si Fred les dispersait, par la seule force de ses mots. Il lui parla de son histoire avec Aliénor. Il était vraiment obligé de le faire ? Il l’aimait, il fallait vraiment être stupide pour ne pas s’en rendre compte. Au fur et à mesure qu’il parlait, Noah sentait sa vue s’embuer, et puis, enfin, une larme silencieuse coula sur sa joue. Puis une deuxième. Elle ne se sentait même plus de taille à lutter. Fred était en train de l’achever. Qu’il voit ses larmes ou pas ne changerait rien à la situation, de toute façon. Noah avait mal rien que de penser à la façon dont son regard s’illuminait lorsqu’il faisait des allusions à Aliénor, lorsqu’il parlait d’elle… Jamais personne ne l’avait contemplé ainsi. Elle n’avait jamais observé une telle lueur dans les yeux d’un de ses ex. Noah se demanda amèrement si elle ne devait pas faire plus attention à ses futures conquêtes. Elle n’avait pas l’air comme ça mais elle avait envie de trouver quelqu’un qui l’aime, pour de vrai. Mais pour le moment, tout ce qui lui venait en tête était Fred, en train d’embrasser une jeune blonde à la chevelure bouclée. Mais cette blonde n’était pas Noah. C’était Aliénor. Son nœud dans sa poitrine s’accentua. Elle étouffait, elle n’en pouvait plus. Noah n’avait pas été une ado si atroce que ça, non ? Elle n’avait pas mérité un tel supplice, non ? « Tais toi… » Souffla-t-elle, d’une voix implorante, pendant qu’il continuait à parler. Il fallait que ça s’arrête. Mais elle n’avait pas parlé assez fort, car il ne s’arrêta pas dans sa lancée, sans l’avoir entendu. Ou bien, tant il était emporté par sa tirade, il était devenu sourd. Sourd d’amour. Ca existe ? « c’est une histoire d’adultes. » Trois fois. Trois allusions à son jeune âge. C’était trop. La colère de Noah était concentrée dans ses poings. De la frustration, de la rage, de la tristesse, du désespoir. Elle commençait déjà à penser à sa future vengeance, qui ne pourrait être qu’à redouter.

Il conclut de la pire manière qu’il soit. En utilisant le genre de réplique typique du mec cool qui veut conserver son amitié tout en faisant comprendre qu’évidemment, les sentiments qu’il avait pour elle n’étaient pas ceux qu’elle espérait. «Donc tu vois, ce n’est pas comme tu peux le penser, c’est bien plus. Et toi, ce n’est pas que je ne t’aime pas, au contraire, mais pas comme je peux l’aimer elle. Certes elle n’est pas tout le temps là, mais ce n’est pas une raison de la tromper et de tout foutre en l’air pour ‘passer le temps’. Je suis sûre que tu comprends très bien, tu es loin d’être une idiote. » « Fred. » Dit-elle doucement, en tentant de jauger le ton de sa voix. Mais elle tremblait toujours. « Ce n’est pas une question de ne pas assumer ton jeune âge, c’est juste que ce n’est pas possible entre nous. Je suis vraiment désolé si ça te fait du mal, j’aurais vraiment aimé que ça se passe autrement que comme ça. » Noah ferma les yeux. « T’as fini maintenant ?» Lâcha-t-elle sèchement. Voyant qu’il ne répondait pas au bout de quelques secondes. Elle le poussa violemment vers le rebord gauche de la fenêtre, alors qu’ils étaient toujours perchés dessus. Il aurait pu perdre l’équilibre et tomber, ça lui aurait été bien égal. « T’AS FINI OUI ? » Hurla-t-elle, en laissant libre court à ses larmes. Elle voudrait le gifler, de toutes ses forces, mais n’y parvenait pas. « Je pensais que t’avais changé. Mais visiblement, t’es toujours l’autre con qui s’amusait à me faire du mal ! » Elle se retourna et croisa les bras, lui faisant dos. Elle essuya ses larmes qui ne voulaient pas cesser du revers de sa manche. Il fallait qu’elle se contrôle absolument. Mais c’était tellement dur… Noah ne parvenait plus à penser de manière saine.

Prise d’une poussée d’adrénaline, dans impossibilité de contrôler sa colère, elle fit brusquement volte face avant de pousser de toutes ses forces Fred dans le vide. Il fut probablement trop surprit pour pouvoir faire quoique ce soit pour se défendre et Noah put à peine percevoir quelques une de ses mèches blondes avant qu’il ne disparaisse totalement de sa vue. Cependant, elle n’était pas d’humeur à se réjouir de quoique ce soit. Et puis, bien évidemment, qu’elle ne souhaitait pas sa mort ! Mais ça lui ferait une bonne leçon. Elle comptait sur son ingéniosité pour se sortir de ce faux pas. Il avait sa baguette, il y avait d’autres rebords en contre bas auxquels il pouvait se raccrocher, un arbre non loin d’ici… Oh et puis zut. Ce n’était pas du tout son genre de réfléchir avant d’agir ! Elle se pencha par-dessus, pour tenter de voir où est-ce qu’il avait atterrit. Cependant, elle fut de nouveau prise de vertige. Elle commençait à avoir la nausée… C’était encore pire qu’avant ! Elle se laissa tomber au sol, le dos contre le mur, tentant de réguler sa respiration qui était devenue saccadée. Tout cela n’avait donc servi à rien ? Noah sortait ainsi deux fois plus malheureuse de leur rendez-vous nocturne. Fred avait parut si honnête. Elle s’était bercée d’illusions. Elle grommela comme pour elle-même : « La prochaine fois que je te croise, Weasley, si ce n’est pas déjà le cas, tu es mort. » Noah savait cependant qu’elle était allée un peu loin. Elle se mordit la lèvre, évitant de penser au pire. Il se faisait tard, et il lui tarder de rentrer dormir. La soirée avait été mouvementée. Elle sécha une dernière larme, aux portes de la tour, avant de jeter un dernier regard en arrière. Toujours aucun signe de Fred, aucun cri. Elle commença à angoisser un peu. Elle porta sa main à son cœur pour faire une prière silencieuse. Il allait s’en sortir. Ca ne pouvait pas se finir comme ça.

Mais elle, qu’allait-elle devenir ? Au fond, Noah, c’était un subtil mélange de mensonges, de fausseté, de peste, d’hypocrisie, de sauvagerie, de déraison. Elle avait beau chercher, elle ne trouvait rien de positif en elle. Elle vivait pour le mal des autres et pour que les autres la trouvent à leur goût. Elle voulait dominer. Elle voulait être aimée sans aimer en retour. Elle voulait tout, sans avoir à bouger le petit doigt. Et quand elle faisait des efforts pour être bonne… C’était comme ça que ça terminait. Larmes et frustration. Chagrin et impuissance. Il était peut-être temps de changer. Elle avait besoin d’aide pour ça. Ca aurait pu être Fred. Mais au fond, elle était seule. Ses prétendus amis ne valaient pas mieux qu’elle, et tous ses vrais amis avaient bien fini par comprendre qu’elle se jouait d’eux. Et c’était peut-être ce qui lui faisait le plus mal dans tout ça. Ce soir là, Noah ne parvint pas à dormir, se repassant en boucle les évènements de la soirée, sans trouver nul repos dans ses sombres pensées. Dire qu’elle avait cru pouvoir tromper Fred aussi. Manquerait plus qu’elle le fasse comme elle ! Manquerait plus qu’elle l’oblige à vivre dans la trahison à la déloyauté. Parfois, oui, on se demandait bien pourquoi Noah était à Poufsouffle. Toutefois, alors qu’elle était sur le point de s’assoupir, elle passa quelques heures plus tard brièvement devant le dortoir des garçons. Ce ne fut qu’après avoir soupiré de soulagement en apercevant la tête de Fred sur son oreiller qu’elle put trouver le sommeil.



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MessageSujet: Re: kiss me slowly ❖ FRED & NOAH (terminé)   Ven 10 Mai - 20:33

Fred avait tenté de tout lui expliquer calmement. Il lisait dans les yeux de Noah que ça ne lui plaisait pas. En même temps, comment cela aurait-il pu être possible. Elle semblait avoir réellement espéré être en couple avec lui et avait même tenté d’argumenter. Mais il ne fallait pas qu’elle se voile la face. Il ne l’aimait pas et il partait du principe qu’il valait mieux qu’il lui dise tout de suite. C’était préférable pour eux deux. Il voyait très bien que ça la saoulait profondément de l’entendre dire ça. Mais il fallait qu’il lui explique. S’il avait été plus jeune, il se disait que pourquoi pas. Mais là c’était trop. Trop de différence d’âge, de maturité et surtout de façon de penser. Elle voulait juste un petit ami, lui était dans la durée et il avait déjà Alienor surtout. Pourquoi avait-il fallu que ça tombe sur lui ? Pourquoi pas un autre ? Ca aurait été plus simple pour eux deux… Parce que mettre un râteau, parce que c’était bien ce qu’il était en train de faire à la jeune fille, ce n’était pas la chose la plus simple à faire pour le redoublant. Il détestait ça. Avec Alienor, il n’y avait rien eu, parce qu’ils étaient proches depuis assez longtemps déjà et que ça n’avait donc rien changé. Ils n’avaient pas eu à se draguer, c’était si naturel qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Ce qui n’était pas le cas pour elle. Et dire qu’il ne l’avait pas vu avant. Désormais, il se demandait si dans son comportement il ne lui avait pas donné de faux espoirs. Il avait peut-être été trop proche d’elle, peut-être avait-elle cru qu’il s’intéressait vraiment à elle comme elle le faisait pour lui. Ce n’était évidemment pas le cas, mais elle avait dû y croire, sinon, ils n’en seraient pas là.

Il la regarda. Elle semblait déçue et presqu’en colère. « Je sais, tu me l’as déjà dit. » lui dit-elle au bout d’un petit moment qu’il parlait en lui disant qu’ils étaient forts différents. Elle semblait profondément blessée et Fred eut un peu de mal à continuer. Ce n’était pas très facile à dire. C’était dur de faire du mal à quelqu’un comme ça même si ce n’était pas pour être méchant avec elle. Il voyait bien qu’elle le vivait mal et il s’en moquait. C’était dur à dire mais il était tellement perdu dans ses pensées tandis qu’il lui parlait d’Alienor pour lui montrer que c’était sérieux entre eux et que c’était vraiment pour ça que ce n’était pas possible entre eux qu’il ne vit pas à quel point il pouvait la rendre triste au fur et à mesure qu’il parlait. Il ne vit même pas les larmes qui commençaient à couler sur ses joues sinon il se serait très certainement arrêté. Mais il était perdu dans ses pensées, lui parlant de son grand amour pour Alienor, celui qu’il allait bientôt vivre. C’était cruel mais il ne pensait même plus à Noah, il était actuellement assis sur le terrain de quidditch à ses cotés pendant les vacances de Noël. C’est pour cela qu’il ne l’entendit même pas lui dire de se taire. Peut-être ne l’avait-elle pas dit assez fort et surtout pas assez puissamment pour le faire sortir de sa rêverie. Pour lui montrer à quel point il pouvait l’aimer elle, il avait réussi. Il s’en aperçu bien vite lorsqu’il eut fini de parler de la jolie poursuiveuse avec qui il sortait. Et c’est là qu’il tenta de lui dire qu’elle comptait quand même pour lui. Parce ce que c’était le cas. Depuis qu’il l’avait aidé, il était plus proche d’elle et aimait cette proximité. Il avait vraiment aimé l’aider ce soir là et avoir tenté maintes et maintes fois de s’excuser. Il voulait juste lui dire qu’il était déjà pris mais ce n’était pas forcément de la meilleure façon qu’il venait de le faire il s’en rendait bien compte. Il venait de lui parler tellement en bien de sa petite amie en ne pensant plus du tout à pourquoi tout cela était venu dans la conversation. C’est pourquoi il avait tenté de lui expliquer qu’il l’aimait mais pas de la même façon, que s’il ne se mettait pas avec elle, c’était seulement parce qu’il était pris et qu’il avait envie d’être fidèle à Alienor, de toute façon qu’aurait-il pu dire d’autre ? « Fred. » Elle venait de dire ça d’une voix légèrement tremblante qui n’échappa pas au rouquin. Lui venait de tenter de lui faire comprendre qu’il l’aimait quand même et d’essayer de lui dire gentiment que ce n’était pas une petite histoire avec Alienor. Il reprit juste pour terminer sur le fait qu’il aurait aimé que ce soit différent et c’était bien vrai. Qu’aurait-il pu dire d’autre ? Oui, il aurait aimé sincèrement que ce moment n’arrive jamais et qu’il n’ait pas eu à lui briser le cœur. Parce qu’il était sûr que c’était ce qu’il venait de faire. Il détestait faire ça et n’y était pas habitué. Il se demandait comment elle allait réagir parce que ça pouvait être vraiment différent d’une personne à l’autre. Il espérait qu’elle serait juste déçue mais qu’elle ne tenait pas vraiment à lui, c’était ce qui serait le mieux. Elle oublierait facilement cette histoire et ils pourraient peut-être même rester amis. Mais il doutait un peu que ce soit le cas. Il voyait très nettement qu’elle bouillait, qu’elle était déçue et plus que ça qu’elle était blessée. Il avait pourtant essayé de se rattraper, de lui dire qu’elle comptait quand même pour lui dans ses amis. Mais rien ne semblait avoir fonctionné.

« T’as fini maintenant ?» C’était dit sur un ton plus que sec. Qu’est-ce qu’il pouvait répondre. Oui il avait fini, oui, il était réellement désolé pour tout ce qu’il avait dit, pour ne pas lui avoir dit oui. Mais il ne pouvait pas dire oui à tout et c’était l’une des choses à laquelle il ne pouvait pas le dire. Elle le poussa alors fortement sur le coté et il crut un instant qu’il allait basculer dans le vide. Ne se rendait-elle pas compte qu’ils étaient tous les deux en haut d’une tour ? Il se rattrapa au dernier moment à la fenêtre et resta bloqué contre le rebord de celle-ci. Noah était toujours assise à ses cotés. « T’AS FINI OUI ? » Elle avait hurlé ça. Fred était sûr que n’importe qui aurait pu l’entendre mais il ne fit aucun commentaire. Il n’allait pas lui reprocher de se faire remarquer. Ce n’était pas le moment et il s’en moquait bien de finir en retenue parce qu’elle aurait crié et qu’on les aurait surpris. Elle semblait vraiment en colère. En colère et triste. Fred n’aurait jamais cru qu’elle puisse être aussi atteinte par son refus. Il avait cru que ce n’était pas vraiment sérieux peu de temps avant. Certes, il avait remarqué qu’il lui plaisait un peu, mais il ne pensait pas qu’elle serait autant blessée. Il vit les larmes qui roulaient sur ses joues et ça lui brisa à lui aussi le cœur. Il ne comprenait pas comment ils avaient pu en arriver là. Elle en larmes et lui bête à ses cotés. Et il voyait en plus la fureur dans ses yeux trempés de larmes. Il entrouvrit la bouche dans l’espoir de lui dire quelque chose pour la calmer. Mais elle le devança. « Je pensais que t’avais changé. Mais visiblement, t’es toujours l’autre con qui s’amusait à me faire du mal ! » Il la regarda lui tourner le dos sous le choc. Comme s’il le faisait exprès. Il n’avait pas cherché à lui faire du mal. Ne comprenait-elle pas qu’il aimait quelqu’un d’autre ? C’était si difficile à comprendre ? S’il y avait eu quelqu’un en leur compagnie, le rouquin lui aurait posé la question pour voir si son raisonnement était logique parce qu’il commençait à se poser des questions en voyant sa réaction. Mais il n’y avait malheureusement personne. Qu’espérait-elle ? Elle savait aussi bien que lui qu’il était déjà pris quand elle lui avait fait sa demande. Elle aurait dû se douter qu’il refuserait. Il fallait tout de même avoir beaucoup d’espoir pour lui demander en sachant qu’il était pris. C’est pourquoi le septième année était sûr qu’il avait dû faire quelque chose comme il ne fallait pas le faire avec elle. Il vit qu’elle essuyait ses larmes. Il avait changé, ne s’en était-elle pas rendu compte ? En tout cas, il avait changé avec elle et n’avait pas voulu que tout cela arrive. Il savait que c’était désormais fini de leur amitié naissante, du moins ce soir là. Il vit bien qu’il n’aurait servis à rien de tenter de la consoler. Ca n’aurait pas fonctionné. Il valait mieux qu’elle se calme et ils en reparleraient. Avec le recul, elle le comprendrait. Elle verrait bien qu’il n’avait jamais rien fait pouvant lui faire croire qu’il l’aimait, bien que Fred commence à sérieusement se poser la question. Et elle verrait aussi que ce n’était pas contre elle, ou pour lui faire du mal, mais juste parce qu’il aimait quelqu’un d’autre. Fred était aussi sûr que quelqu’un devait l’aimer dans son niveau. Elle était mignonne, pouvait être sympa quand elle le voulait, ce n’était pas le cas à ce moment précis, mais il lui pardonnait, elle était déçue, blessée et en colère. Elle trouverait elle aussi l’amour. Elle ne pouvait pas l’aimer lui de toute façon. C’était peut-être une idée comme ça, mais ça n’aurait pas pu être sérieux, Fred en était persuadé.

Il la vit alors se retourner et sans qu’il n’ait le temps de rien faire, Fred se retrouva dans le vide. Il ne le croyait pas. Elle l’avait poussé. Elle était quand même malade de faire ça. Il poussa un long cri en se sentant tomber. Il allait mourir, ce n’était pas possible autrement. Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? On pouvait être en colère mais il ne fallait tout de même pas exagérer. Là, c’était un peu trop. Il fallait à tout prix qu’elle apprenne à se contrôler. Elle l’avait tué c’était sûr, ou il allait être paralysé. Il chutait encore et toujours. Soudain, il prit les choses en main et su ce qu’il devait faire. Les secondes paraissaient défiler encore plus rapidement qu’avant. En plus, il ne voyait pas où se trouvait le sol dans le noir. Il réussit à sortir sa baguette de sa poche et lança le seul sort qui pouvait peut-être le sauver. « Accio balai ! » Il n’était pas loin du terrain de quidditch et était doué sur un balai, il arriverait certainement à s’en sortir si le balai arrivait suffisamment vite.

Il était toujours en train de chuter avec l’impression d’accélérer. C’était sûr, il allait y passer. ‘Mort pour ne pas avoir trompé sa petite amie avec une gamine de quatorze ans’, c’était pas mal mais il y avait mieux quand même comme mort. Il arrivait ce balai, oui ou non. Les secondes d’attente lui paraissaient durer une éternité. Eternité durant laquelle il se rapprochait de plus en plus du sol. Soudain il fut là dans sa main. Il le glissa rapidement sous lui. Il était sauvé. Il prit le contrôle du balai et au bout de quelque secondes durant lesquels il chuta encore, il réussit à le remettre en équilibre et à le diriger comme il le souhaitait. Heureusement qu’il était doué en quidditch. Il le dirigea tout droit vers l’entrée du château et le déposa juste devant la porte donnant sur le hall. Il pénétra dans celui-ci en tremblant. C’était le stress et la peur qui redescendaient. Il avait vraiment cru qu’il n’arriverait pas à s’en sortir. Surtout que de nuit, il n’aurait jamais pu voir les branches pendant auxquelles il aurait peut-être pu se rattraper. Il traversa le château rapidement. Il n’avait plus envie que d’une seule chose, de dormir et surtout de ne pas tomber sur Eros qui allait une fois de plus l’énerver s’il le croisait dans les couloirs à cette heure là.

Heureusement le reste du chemin se fit sans encombre et il se retrouva rapidement à l’abri dans la salle commune des poufsouffle. Il se rendit dans son dortoir et s’allongea sur son lit. Il tremblait encore de tous ses membres sous le choc de sa fin de soirée. Jamais, il n’aurait cru ce qui était arrivé possible. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil, se demandant comment ça allait se finir. Elle allait se venger, c’était sûr, mais il ne savait pas comment. Il avait peur pour sa vie après toute cette histoire. Et dire qu’il avait toujours cru qu’il finirait tuer par un mangemort, s’il était tué. Un mangemort, pas une fille de quatrième année, bon sang ! Allongé et en sécurité dans son lit, il ne mit pas très longtemps à s’endormir une foi la pression retombée et ses tremblements calmés.

Le lendemain lorsqu’il se réveillerait, il se poserait des tas de questions pour lesquelles il n’avait aucune réponse et surtout il éviterait de croiser le chemin de celle, qui, alors qu’il croyait l’aider, avait bien failli le tuer suite à un malheureux refus.
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