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 « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.

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MessageSujet: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Dim 8 Juil - 1:24


I'll be there for you, 'cause you're there for me too...
« I don't want this moment to ever end, where everything is nothing, without you, I wait here forever just to see you smile. Because it's true, I am nothing without you. »


Nara s'éveilla dans les vêtements de la veille, surprise de ne pas se trouver dans la chaleur de son lit. Un coup d’œil autour d'elle suffit pour confirmer ses doutes. Effectivement, elle s'était endormie sur l'un des canapés de la Salle Commune. Le livre qu'elle lisait au coin du feu était au sol. Le soleil était déjà haut dans le ciel, et elle était surprise qu'aucun élève passant par là ne l'ai réveillée. Elle s'étira doucement, et malgré cela tous ses os craquèrent. La jeune fille soupira légèrement, elle ne voulait pas bouger. Elle était bien là. Dans la salle commune des Poufsouffle, Nara se sentait presque comme chez elle tellement la pièce était chaleureusement décorée, l'atmosphère, en général, entre les élèves de la maison d'Helga était des plus joyeuses. Nara releva la tête vers le portrait de la fondatrice de sa maison, et le fixa durant de longues minutes. Parfois, elle se remémorait sa première soirée à Poudlard, lorsqu'on avait posé le vieux Choixpeau sur sa tête. La petite, crispée sur son tabouret, attendit la sentence. Une fois qu'il eut accompli sa mission, Nara courut vers les autres membres de sa maison. Poufsouffle. Elle avait remercié le ciel durant de longues nuits pour cela. En effet, elle avait toujours craint de se retrouver dans une maison où elle aurait du faire des choix qui ne lui ressemblaient pas, des choix qui n'étaient pas pour elle. Les différents clans à Poudlard étaient bien définis, et il fallait l'avouer, la probabilité de retrouver un Obscur à Serpentard était aussi forte que de retrouver un Résistant à Gryffondor. Elle bénissait le ciel d'être à Poufsouffle, où se retrouvaient de nombreux d'Impartiaux. Malgré tout, étant elle même de Sang-Mêlé, voir les Sang-Purs dénigrer les Moldus, cela l'horripilait. Sa propre mère en était une, et cela n'empêchait pas d'être la meilleure maman que la terre n'ait jamais portée. Parfois, elle songeait à tout cela, et se demandait à quoi cette bataille pouvait bien rimer. Éradiquer le monde de tous les Moldus était une tâche impossible. Que Voldemort et ses acolytes veuillent passer le reste de leur vie à les traquer, c'était leur soucis, mais Nara ne voyait franchement pas l'intérêt. Sa mère elle-même disait que les sorciers faisaient partie de l'évolution de la race humaine. Défaitiste, elle disait également que dans l'histoire du monde, la mutation, l'évolution, avait conduit à l’extinction de ceux qui n'avaient pas su s'adapter, qui n'avaient pu évolué, et que désormais, c'était leur tour : les Moldus étaient la « race » la moins évoluée sur terre. Nara pleurait souvent lorsqu'elle tenait de tels discours. La jeune fille avait grandi dans un village espagnol entourée de voisins, d'amis, de personnes qui n'avaient jamais eu une once de pouvoirs magiques en eux. Pourtant, les moments qu'elle avait passé en leur compagnie étaient sans contexte un des meilleurs souvenirs de son enfance. Comment pouvait-on imaginer une seule seconde que ces gens-là puissent être moins évolués ? C'était de la foutaise. Ils ont pas de pouvoirs, certes, mais ils possèdent bien d'autres qualités que certains sorciers ne savent plus apprécier. Le travail, la difficulté. Les sorciers deviennent de plus en plus aigris et fainéants. Alors que le simple moldu travaille dur durant de longues heures pour finalement être fier d'avoir accompli son ouvrage, le sorcier, d'un simple coup de baguette, le fait. Certes, le magicien pourrait prétendre gagner son temps, mais si tout peut être réglé par une formule magique, un sort, où était la satisfaction d'avoir accompli quelque chose par soi-même ? Dans quelques années, Nara espérait bien retrouver sa terre natale, ses champs de blés, ses couchers de soleils, SON soleil, ses plages, son sable, les gens qui y vivaient. Assurément, même si à Poudlard, elle appréciait la compagnie de plusieurs de ses camarades, rien ne valait l’accueil chaleureux de Roberta qui lui offrait toujours un pain au chocolat le jeudi matin, du vieux Javier, toujours assis sur une chaise au bar d'en face de l'Eglise qui lui offrait ses plus beaux sourires édentés en la voyant simplement rire et danser, de Miguel qui ne pouvait s'empêcher de venir lui ébouriffer les cheveux pour l'embêter. Autant de personnes qu'elle croisait tous les jours chez elle, qui n'étaient pas réellement proches d'elle, ni de sa famille, mais qui pourtant, débordaient de dévotion et d'affection. Cela lui manquait parfois, mais ici, à Poudlard, pour pallier à ce manque d'amour et de passions, il y avait Albus.

Dans son vieux fauteuil, Nara sourit bêtement. Elle avait choisir d'être dans le camp des Impartiaux pour protéger sa famille du malheur et de la mort, pourtant, il suffisait de voir pour comprendre. Les gens qu'elle fréquentait, principalement, étaient des gens comme elle, qui maudissaient le système actuel ou qui au contraire, n'en avaient que faire, et des Résistants. Sortir avec Albus Potter lui avait causé du soucis durant de nombreuses semaines. Aux yeux des Obscurs, cela semblait affirmer sa place auprès des Résistants, alors, elle essayait de ne pas trop y penser. Au départ, elle ne s'était rapprochée de lui que pour s'amuser, pour rire. C'était souvent la principale raison pour laquelle Nara adressait la parole à quelqu'un. Mais cette fois, elle avait entendu d'étranges rumeurs qui disaient que le soit disant géniallissime Albus Potter n'avait jamais embrassé une fille. Pour Nara, qui avait déjà eu quelques aventures au sein même de l'école, c'était un outrage, non pas à son nom, mais plutôt à lui-même. La jeune fille était plutôt de le genre de personne romantique, qui cherche l'amour et la générosité en chacun, et cela l'avait bouleversé d'apprendre que celui-ci n'avait jamais pu trouver la perle rare qui lui ferait chavirer le cœur. Nara avait lu de nombreux romans décrivant le prince charmant, et il fallait se rendre à l'évidence, Albus n'était absolument pas ce qu'elle avait imaginé. C'était mieux. Elle adorait le regarder agir comme s'il ne savait pas vraiment comment s'y prendre, comme s'il avait peur qu'elle désapprouve. Mais d'ailleurs, si elle souhaitait le voir, il était peut-être temps de commencer à se préparer. Elle monta rapidement dans son dortoir, pour se faire une beauté rien que pour lui. Lorsqu'ils se voyaient, rien qu'eux deux, en tête-à-tête, Nara s'appliquait à se faire la plus belle possible. Elle se paraît toujours de ses plus belles robes, de ses plus belles chaussures, toujours pour tenter de lui plaire chaque jour un peu plus. Aujourd'hui, elle opta pour une robe simple, pas trop extravagante qui mettaient ses formes en valeur, et des escarpins qui rendaient ses jambes encore plus fines qu'elles ne l'étaient déjà. Elle se maquilla cependant légèrement, ne voulant pas ressembler à toutes ses filles de Poudlard qui passaient des heures et des heures devant leur glace, pour finalement, avoir l'air affreusement ridicules. Ses cheveux, elle ne savait jamais vraiment quoi en faire, elle préféra ne pas y toucher. Alors qu'elle tournait sur elle-même devant la glace pour juger de sa tenue, Lucy lui dit « Tu as rendez-vous avec Albus ? » Nara sourit, tellement cela tombait sous le sens. « Non, du tout. », répondit-elle d'un ton qui voulait bien dire le contraire. Si elle se souvenait bien, Albus avait dit les toits. Pour être tranquille. Fort heureusement pour elle, la jeune espagnole ne craignait pas le vide. Elle regarda l'heure. Il était onze heures moins cinq. Elle avait tout juste le temps de parcourir le chemin qui la séparait du Gryffondor. Elle grimpa les escaliers qui menaient aux toits. Souvent, il n'y avait personne ici. C'était plus pratique pour parler sans être déranger, pour imaginer des plans tordus, et surtout, pour se retrouver en amoureux. Sans faire de bruit, Nara arriva rapidement au sommet du château. Elle adorait vraiment être ici, c'était l'endroit idéal pour retrouver un peu de quiétude. Il n'y avait pas vraiment de vent, pour une fois. Albus était déjà là, assis dans un coin, et elle s'empressa de le retrouver. Elle s'installa près de lui, toucha doucement sa nuque et se pencha pour l'embrasser, mêlant leurs souffles et leurs cœurs. Le baiser terminé, elle posa son front contre le sien, et lui murmura : « Tu m'as manqué. » Elle avait toujours trouvé cette phrase affreusement niaise dans la bouche d'autres couples. Nara s'était toujours demandé comment c'était possible que l'autre vous manque au bout de quelques heures de séparation. Avec Albus, maintenant, elle savait, elle comprenait. C'était comme ça, c'était étrange, mais elle n'y pouvait rien. Elle plaça ses bras autour de son cou, et se serra contre lui. Sa tête contre son épaule, elle huma son odeur avec délice.

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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.


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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Jeu 19 Juil - 13:15



your voice was the soundtrack of my summer
do you know you're unlike any other ?
you'll always be my thunder



Albus avait bien toutes les raisons du monde pour fondre en larmes ces temps-ci, et personne ne lui en voudrait. Bien sûr, il s’en abstiendrait, ce n’était pas du tout viril voyons. Il préférait éviter de penser à son père, sa sœur, la Résistance, le Quidditch qui capotait, ses moindres faits et gestes épiés par les mille et uns Mangemorts de ce collège de merde… mais parfois c’était juste trop. D’autant plus qu’aux dernières nouvelles, Pete et Blake s’étaient encore embrouillés. Ca en devenait lassant. Il préférait cette fois-ci rester en dehors de leurs histoires de couple... de toute façon il n’y avait aucune raison pour qu’ils ne se réconcilient pas cette fois encore, pas vrai ? Alors autant jouer encore une fois à l’imbécile, vu qu’à l’évidence cette broutille ne durera pas.

Heureusement qu’il y avait Nara. Mais il avait vraiment l’impression de faire exactement l’inverse de ce qu’un petit ami était censé faire. Il bossait dur pourtant, croyez le ou non. Surtout qu’il y avait quelques jours au bal merveilleusement organisé par les soins de cet amour de Voldemort en l’honneur de la seconde capture de son père (trouvez l’erreur), il avait vraiment foiré l’affaire en se faisant exclure de la salle et en l’abandonnant toute seule. Dire que ses motivations premières étaient de faire avancer un tant soit peu la Résistance, même si c’était contraire aux ordres il était censé se faire discret… HUM Albus, c’était un parfait Romeo ouais. Nara a du bien l’insulter en compagnie de Kenneth ce soir là.

Albus quant à lui était resté seul dans son dortoir le restant de la soirée et il avait eu le temps de culpabiliser, de réfléchir (oui, ça lui arrivait parfois) à ce qu’il avait fait. Il avait donc décidé de se racheter auprès de Nara, même s’ils n’en avaient plus trop reparlé (c’était surtout qu’il n’avait pas trop eu l’occasion de la revoir). Albus lui avait donné rendez-vous sur les toits vers midi, pensant que c’était un endroit plutôt calme, à l’écart de toute agitation et surtout bien éloigné du champ de vision des Mangemorts qui lui devaient une belle punition par ailleurs. Mais de toute façon, une heure de retenue de plus ou de moins, quelle différence ? Il était déjà presque collé tous les jours de la semaine pour diverses raisons, valables ou non et avec le temps, Albus avait apprit à ne plus s’en plaindre. C’était un habitué de la chose. De toute façon, quand on s’appelle Potter on peut difficilement échapper à ça.

Albus avait demandé aux Elfes des cuisines de Poudlard de leur préparer les mets préférés de Nara (dont certains espagnols, dont Albus raffolait également) et de mettre de côté quelques boissons. Pas d’alcool, valait mieux éviter ça tant qu’on le pouvait voyons, même si Albus n’aurait pas été contre. Il prit une nappe, un panier, ainsi que tout ce qu’il fallait pour un pique-nique parfait et avait même demandé des conseils à quelques filles de sa maison pour être sûr de n’avoir rien oublié. Pour finir, il perfectionna un sort qu’il avait apprit en un temps record la veille, dont on taira les effets. Albus était loin d’être un exprès en rendez-vous, mais il fallait dire qu’il avait l’inspiration romantique depuis un moment (plus précisément depuis qu’il sortait avec Nara) et qu’il tentait à chaque fois de se faire plus inventif, plus original afin que Nara l’aime un peu plus à chaque rendez-vous. Tous les moyens sont bons pour récolter un sourire ou un baiser.

Albus ne se fit pas particulièrement beau et s’aspergea d’un peu d’eau de Cologne tout en se disant qu’il plaisait bien comme ça à Nara en général, alors pourquoi changer ? Avant de monter, il passa vite fait en cuisine récupérer son panier, profitant du fait que tout le monde était presque attelé à table. Il remercia infiniment les humbles elfes. Albus leur avait déjà tant demandé, et lui ne leur donnait jamais rien en retour. Albus se promit de faire quelque chose pour eux un de ses jours. Mais que pourrait-il faire pour eux ? Ils étaient déjà assez heureux comme ça et n’en demandaient pas plus, visiblement.

Il avait pour habitude de boycotter les repas de groupe ces temps-ci, s’approvisionnant dans les cuisines lorsqu’il avait faim ; aussi on ne se posa pas trop de questions lorsqu’il prit le chemin inverse de la grande salle. Il vint une demi-heure à l’avance et patienta en regard le soleil haut dans le ciel. Bientôt midi. Heureusement que le ciel était dégagé en ce jour, la vue était splendide. Nara allait adorer. Il ne manquait que ce petit rayon soleil d’Espagne pour parfaire le paysage. Et quand il arriva, il sembla heureux de le retrouver à son arrivée. Le visage d’Albus s’illumina en apercevant sa chevelure brune sortir des escaliers. En la voyant aussi jolie et il se surprit à passer sa main dans ses propres cheveux pour voir s’ils étaient en ordre. Décidément, il aurait du faire un effort supplémentaire sur son apparence.

Dire qu’il y a moins d’un an, (même si pour Albus c’était il y a longtemps, tellement longtemps…) il s’amusait à plaisanter, à critiquer et à faire semblant de vomir devant les couples qui s’embrassaient dans le parc, en compagnie de Lucy. La ligue AA, Anti-Amour. Quelle ironie… Albus se retint de justesse de se lever rapidement pour embrasser sa petite amie. Aussi, il attendit qu’elle s’approche. Leur baiser sembla trop rapide au goût d’Albus bien qu’il fut délicieux, mais après tout, toute bonne chose à une fin.

« Tu m'as manqué. » Albus pensait exactement les mêmes mots. Même lorsqu’il venait de se séparer de Nara, par exemple le soir avant d’aller se coucher, il avait toujours ce drôle de sentiment de manque, tant il était habitué à sa présence apaisante. Sûrement était-ce le cas de tous les couples. Albus lui sourit tendrement puis lui répondit le plus naturellement du monde, tant la réponse lui paraissait évidente : « Et toi alors... » Il l’embrassa sur le front avant d’ajouter d’un rire gêné « Je suis encore une fois désolé pour le bal… C’était vraiment pas cool de ma part. » Il désigna le panier de pique-nique posé dans un coin. Il débita ensuite précipitamment, un peu mal à l’aise « J’espère que t’es pas déjà passée à table ou bien que tu n’as pas trop mangé parce que sinon les elfes auront cuisiné pour rien » Albus ramena le panier entre eux. Il saisit un beignet au chorizo piqué d’un cure-dent et le tendit vers la bouche de la Poufsouffle « J’espère que ça sera assez pour me racheter. Et je te dois toujours une danse, même si je suis pas encore parfait en ce domaine. C’est quand tu veux. Au prochain bal, tu pourrais prendre une laisse si tu veux… oui, je suis même prêt à affronter l’humiliation pour toi » Dit-il en haussant les épaules, d’un air faussement innocent. Toujours aussi incapable de garder un ton sérieux Albus, tiens donc. Il se leva, prit Nara par la main qui le suivit dans son élan, la fit tourner puis fit pour rire une révérence exagérée en attendant que Nara s’asseye à nouveau, et enfin prit place à son tour. Ahlala Albus. L’amour le rendait complètement zinzin.

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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Dim 2 Sep - 10:32


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« I don't want this moment to ever end, where everything is nothing, without you, I wait here forever just to see you smile. Because it's true, I am nothing without you. »

Nara avait accepté le rendez-vous donné par Albus parce qu'elle souhaitait lui parler de la soirée organisée par le Lord. Nara détestait l’appeler par son véritable nom. Elle ignorait pourquoi mais c'était une habitude qu'elle avait prise. Voldemort. Elle n'était pas aussi courageuse que ses amis Gryffondor comme Ken, ou même comme le fils Potter. Son surnom lui donnait des frissons dans le dos. Bref, en ce qui concernait Albus, ils ne s'étaient pas vu hier, ni même avant-hier. Elle détestait ça. Elle avait pris l'habitude de le retrouver plusieurs fois par jour depuis qu'ils sortaient ensemble mais depuis le bal, c'était un peu différent. Voir Albus dans cet état avait beaucoup énervé la petite espagnole. Il était vrai qu'il était connu pour être impulsif, mais en sa compagnie, il était d'usage qu'il reste calme. C'était la première fois qu'elle le voyait ainsi. Nara n'était pas très fière non plus de sa propre réaction à son départ. Les espagnols sont plutôt connus pour avoir le sang chaud, et tous Poudlard a pu s'en rendre compte lorsque le jeune Albus a quitté la salle. La Poufsouffle s'est mise à jurer dans sa langue maternelle, débitant de nombreuses insultes qu'elle n'aurait jamais prononcées en temps normal. Certaines élèves avaient d'ailleurs été plutôt surpris. Puis, finalement, pour pallier sa douleur, elle avait fait semblant de s'amuser durant le reste de la soirée, dansant jusqu'à la fin de la fête. Mais au fond, cela avait peiné la jeune fille plus qu'elle ne l'aurait pensé. À ce jour, elle voulait le voir autant qu'elle ne le souhaitait pas. Elle voulait l'aider, mais en même temps, elle était un peu déçue. Il fallait l'avouer, les circonstances dans lesquelles la fête avait été organisé n'étaient pas des plus heureuses, pourtant, Nara avait espéré qu'il conserve son calme durant toute la durée du bal, ce qu'il n'avait pas pu faire, malheureusement. Elle allait le sermonner. Lui déblatérer des arguments irréfutables, et il n'aura plus qu'à s'excuser. Ça, c'était son plan. Bien entendu, aucun de ses plans n'avait jamais vraiment marché, et celui-là ne fera sans doute pas entorse à la règle. En effet, en le voyant assis sur les toits qui lui souriait gentiment, elle perdit pied et en chemin, elle laissai également tomber tout son bon sens. Rapidement, elle se blottit dans ses bras aussi rapidement qu'elle le pouvait. Elle soupira doucement tellement elle se sentait faible. Il l'avait rendu faible. Pourtant, il en avait fallu du temps pour que quelque chose de plus fort que l'amitié s'installe entre les deux jeunes gens. Nara se souvenait particulièrement des « cours » qu'elle avait donné à son « ami ». Du simple compliment à donner aux filles jusqu'aux baisers, tout y était passé. Au début, il n'y avait rien d'ambiguë entre eux, elle s'amusait bien avec lui et rigolait sans arrêt. Bien entendu, au fil du temps, les sentiments avaient changé, et une complicité plus forte que la simple amitié était apparue dans le cœur de Nara. Elle se rappelait aussi comment elle était refermée sur elle-même lorsqu'elle lui posa un dernier ultimatum. Elle se lassait de leurs leçons car elle ne supportait plus qu'il fasse la cour à d'autres filles. Elle avait d'abord pris cela pour de l'ennui, en se rendant compte bien plus tard qu'il s'agissait plutôt de jalousie. Mais là, elle était avec lui, et elle souhaitait en profiter un peu avant qu'ils discutent. Elle se serra contre lui et caressa doucement sa nuque en lui murmura que sa présence lui avait manqué. Il répondit : « Et toi alors... » Doucement, il posa ses lèvres sur son front, et le corps tout entier de la jeune fille frissonna. Comme toujours lorsqu'il la touchait d'une quelque manière qu'il soit. Un rire embarrassé s'échappa doucement de sa bouche. Nara le regarda dans les yeux sans rien dire, réservant encore son jugement. « Je suis encore une fois désolé pour le bal… C’était vraiment pas cool de ma part. » Et sans attendre une quelconque réponse de sa part il déblatéra avant même qu'elle n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche : « J’espère que t’es pas déjà passée à table ou bien que tu n’as pas trop mangé parce que sinon les elfes auront cuisiné pour rien » Un panier de pique-nique était posé près d'eux. Nara soupira encore une fois. Il voulait vraiment se racheter cet imbécile. En regardant la nourriture, elle reconnut quelques uns de ses plats favoris, dont la plupart était d'origine espagnole. Albus commençait vraiment à bien la connaître malgré tout. Elle laissa son esprit vagabonder un peu plus loin, se demandant pourquoi dès qu'elle avait rendez-vous avec quelqu'un, celui-ci ou celle-ci ne pouvait s'empêcher de lui offrir à manger, comme si elle semblait mourir de faim. Alister avait cette sale manie. Nara se pencha doucement et regarda furtivement ses jambes. C'est vrai qu'elles ressemblaient à deux manches à balai. Peut-être était-ce un moyen subtil pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle prenne du poids ? Mais cela était pur perte de temps. Toute sa famille avait un métabolisme rapide qui brûlait les graisses aussi rapidement que la glace fondait au soleil. Et puis, elle ne pouvait pas non plus se permettre de grossir, sinon, elle ne pourrait plus faire de danse. Mais bref. Elle ouvrit la bouche pour recevoir un beignet au chorizo qu'Albus lui tendait. Elle l'avala doucement en se remémorant les repas tardifs qu'elle avait l'habitude de prendre avec les habitants de son village natal. C'était un pur délice. Le jeune Potter avait bien choisi. Nara ne disait toujours pas un mot. Elle appréciait sa présence, mais pour le moment n'avait pas envie de parler car elle cherchait encore ses mots. « J’espère que ça sera assez pour me racheter. Et je te dois toujours une danse, même si je suis pas encore parfait en ce domaine. C’est quand tu veux. Au prochain bal, tu pourrais prendre une laisse si tu veux… oui, je suis même prêt à affronter l’humiliation pour toi. » Un léger sourire illumina brièvement le visage de la jeune espagnole. Franchement, il ne manquait pas d'air. C'était Albus quoi. Soudainement, il lui attrapa la main, la tira vers lui et lui offrit une petite danse. Ken et Albus n'étaient pas très différent l'un de l'autre finalement. Ils dansaient mal tous les deux. Cela leur faisait un point commun de plus. Elle regarda Albus s'incliner devant elle avec exagération, essayant peut-être de toucher ses pieds et elle ne put s'empêcher de rire devant cela. Il avait la fâcheuse habitude de la faire toujours rire même dans les moments où elle était sensée lui en vouloir. Ils s'assirent et un énième soupir échappa de la bouche de Nara. Doucement, elle s'allongea sur le sol – enfin, en l’occurrence, sur les toits – et posa sa tête sur les cuisses d'Albus. Elle admira le ciel durant de longues secondes sans rien dire. Il ne rajouta rien lui non plus. La voûte céleste était très dégagée, sa couleur d'un bleu azur laissait présager un climat clément pour les jours à venir. Très vite, ses yeux dérivèrent sur le visage d'Albus. Elle ne pouvait s'empêcher de l'admirer tellement elle le trouvait charmant et séduisant. Ses cheveux virevoltaient au gré du vent, et avec sa tête d'ange, il n'était pas étonnant qu'elle n'avait pu lui résister. Parfois, elle se demandait même pourquoi il n'avait eu personne avant elle. Certes, Albus était plutôt le genre de personne maladroite qui ne sait pas du tout s'y prendre avec les filles, mais il était tellement attachant et attirant qu'on lui pardonnait le reste. D'ailleurs, Nara avait pu noter tous les efforts qu'il avait fourni depuis qu'ils étaient ensemble.

Soudainement, elle sentit les prunelles d'Albus peser sur elle. Doucement, elle laissa alors son regard se plonger dans les yeux vert émeraude du Gryffondor et elle succomba peu à peu. Elle se redressa brusquement et lui donna un vrai baiser. Un de ses baisers qui vous transporte dans un autre monde. Un de ses baisers qui vous donne des palpitations et des papillons au ventre. Un de ses baisers qui font battre votre cœur à cent à l'heure. Le fait de sentir les lèvres d'Albus contre les siennes emporta la jeune espagnole bien loin de ses préoccupations. Elle s'accrocha à son cou et au bout de quelques temps, elle rompit le baiser et posa doucement ses lèvres sur la clavicule de son ami. C'était certain, Nara était absolument dingue de ce garçon. Après cela, elle attrapa sa main et la serra très fort. Elle prit une longue inspiration. Il était temps qu'ils parlent. Alors, elle dit : « Tu sais Albus, ce que tu as fait au bal, c'est exactement ce qu'il attendait de toi. Il voulait que tu craques, que tu montres tes faiblesses. Tu aurais du essayer de te contrôler et lui faire croire que tu t'amusais comme jamais et que tu étais heureux. Ça, je t'assure que cela l'aurait frappé. Mais je te comprends tu sais. Toute cette pression sur tes épaules... » Elle lui sourit doucement. « Mais il n'empêche que je suis toujours furieuse contre toi. Tu m'as laissé tomber comme une vieille chocogrenouille. »

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Dernière édition par Naranja L. d'Alvarez le Dim 24 Mar - 10:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Mar 4 Sep - 7:34




just close your eyes the sun is going down
you'll be alright no one can hurt you now
come morning light you and i'll
be safe and sound

Elle n’avait encore rien dit. Ouf ! Albus s’accorda un moment pour souffler. C’était plutôt bon signe. Ou tout bien réfléchi non : peut-être que cela signifiait qu’elle prenait son temps pour penser à la réponse bien cinglante qu’elle allait pouvoir donner ! Albus déglutit, mal à l’aise. Si ça se trouvait, elle ne lui avait pas pardonné encore. Il fallait redoubler d’efforts. Les idées fusèrent dans sa tête. Organiser un feu d’artifice en son honneur ? Tagger les murs du château de mots d’excuses ? Ca n’attirerait que des problèmes, mais un de plus ou de moins… Qu’elle parle à la fin !

Nara s’installa la tête sur ses genoux et Albus ne put s’empêcher de jouer un peu avec ses cheveux, de les caresser. C’était devenu une habitude avec elle. Tandis que Nara contemplait le ciel, Albus ne pouvait pas détacher son regard du visage de sa petite amie au teint halé, aux grands yeux chocolat, aux sourcils au petit nez si fin. Il se réjouit d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui lui correspondait (en plus une super canon espagnole, franchement il était bien tombé ! Marre de ces blondes diaphragmes et des yeux bleus inexpressifs ! Vive l’intensité et l’exotisme !). Dire que leur idylle avait été un pur hasard, que jamais il ne se serait douté qu’il éprouverait de tels sentiments envers elle –et vice versa d’ailleurs. C’était peut-être ça, l’amour -le vrai. Un ensemble de facteurs divers qui nous rapprochaient tous de cette moitié inconnue de notre coeur, pour une myriade de bonheur à deux. Nara était tellement belle, tellement parfaite. Lorsqu’il croisa son regard sombre aux longs cils, son cœur rata un battement. C’était dingue. Après trois mois de relation, elle lui faisait toujours cet effet. Son baiser soudain surprit quelque peu Albus. Mais pas dans le mauvais sens, bien au contraire. Il fit perdurer le baiser, voulut le rallonger le plus possible. Il attira Nara à lui d’autant plus, sans se lasser de toucher ses cheveux voluptueux d’une main et de faire balader l’autre dans son dos. Il espérait que Nara éprouvait les mêmes sensations que lui en ce moment : l’impression que son cœur s’enflammait, se décomposait puis fondait au fur et à mesure. Il avait parfois peur que pour Nara, Albus n’était qu’un garçon de plus dans son palmarès alors que pour lui c’était sa première petite amie et qu’il irait jusqu’à se montrer devant Voldemort en caleçon à petits cœurs et sans nulle arme pour elle.

Malgré tous ses efforts, Albus n’avait pu effacer un trait de son caractère de timide en amour : ses joues trouvèrent quelques couleurs. Mais cette légère gêne n’effaça en rien les émotions et sensations qui se bousculèrent dans son esprit et son corps. Il était vraiment bien.

Lorsqu’elle se détacha de leur étreinte, Albus sut qu’elle allait enfin en venir aux faits. Albus voulut garder néanmoins sa main si délicate, qui semblait si fragile, dans la sienne. Nara, comme si elle avait lu dans ses pensées, devança son geste et serra la sienne avec force.

Au fur et à mesure que Nara avançait dans son discours, il haussa les sourcils, de plus en plus surpris par ses propos. Albus n’en avait fait qu’à sa tête, il le savait, il avait fait l’idiot. En revanche, il n’avait jamais envisagé ne serait-ce qu’une seule seconde que sa présence au bal pourrait être une marque de détermination et de résistance, plutôt qu’une marque de soumission et de faiblesse. Il baissa la tête, réalisant enfin tout ce que ça impliquait. Non seulement il avait fait l’idiot, mais il l’était tout court. Comment penser une seule seconde qu’il pourrait aider la Résistance en se faisant remarquer ? En faisant des petites actions seul dans son coin ? Il n’avait pas eu l’intention de blesser Voldemort, mais seulement l’humilier. Il n’y avait pas pensé sur le coup, mais il avait complètement fait l’inverse des ordres de Lily. Comment avait-il put espérer un instant être capable d’être à la tête de la Résistance ? Il la guiderait à sa perte, plutôt !


En compagne de toute autre personne, surtout un Impartial, Albus aurait nié les faits, disant qu’elle ne pouvait comprendre, qu’elle ne pouvait se mettre à sa place. Qu’elle ne pouvait savoir les efforts inimaginables qu’Albus avait du faire. A quel point c’était difficile de dire qu’il fallait collaborer avec les personnes qui voulaient la mort de toute sa famille. Mais avec Nara, il éprouva encore de la culpabilité. C’était elle qu’il avait le plus déçu de la soirée.

Nombre de fois Albus fut tenté de l’interrompre en l’embrassant. A chaque fin de phrase d’ailleurs. Il dut sacrement se retenir. Bah quoi, il avait tellement apprécié leur précédente étreinte qu’il était déjà impatient de recommencer. Mais conscient que cela risquait de dédoubler le taux de colère dans le sang de l’espagnole, Albus attendit qu’elle termine pour déposer un petit baiser sur ses lèvres avant d’enchaîner rapidement pour se justifier.

Il fut clairement rassuré de voir un sourire sur les lèvres de l’espagnole. Il l’imita en prenant un air faussement désespéré, le poing de sa main libre sur sa hanche.

« T’es furieuse, mais tu me souris comme si… t’étais ma mère et que tu me pardonnais d’avoir fait une bêtise. T’es pas croyable. » Il reprit d’un ton plus posé. « Mais t’as raison. Je n’y avais pas pensé. J’ai été doublement con sur le coup. C’était plus fort que moi… Je regrette énormément. » Dit-il en fixant son regard sur le ciel. « Qu’est-ce que tu veux que je fasse de plus comme tu m’en veux encore Tibiscuit ? J’ai le QI d’une patate douce et ça sera difficile de le changer ça. Va falloir faire avec. » Il haussa les épaules, mimant l’innocence. « A moins que tu préfères la compagnie de Kenneth. Après tout, il est mille fois mieux que moi. Il est Impartial, il a la classe, il a beaucoup moins de problèmes, il ne risque pas d’être exclu de Poudlard à tout moment et à que je sache, il a toujours été vraiment tendre avec les filles avec qui il sortait. Tu risques rien. » Albus n’en revenait pas de ce qu’il était en train de dire. Inconsciemment, il avait été toujours été jaloux de Kenneth, même si c’était un gars qu’il appréciait vraiment. Tout comme il savait qu’il n’était pas amoureux de Blake sa meilleure amie, il avait toujours pensé que c’était la même chose entre Nara et Ken. Mais il savait que les relations de meilleurs amis pouvaient tourner… Oui, il savait qu’il y avait de l’eau dans le gaz du trio des Indestructibles (Hermès, Lucy, Théoxane) et ne parlons pas de Pete et Blake. Et puis l’idée de perdre Nara était tout bonnement insupportable. Autant se rassurer. Etrangement, il ne savait pas vraiment ce qu’il cherchait en avançant tout ça. Que Nara réalise qu’elle est folle amoureuse de Kenneth ? Qu’elle le largue comme ça, d’un coup ? Qu’elle le rassure, le frappe, le traite d’idiot, l’embrasse ? Au moins une chose était sûre : Albus avait vraiment le QI d’une patate douce (qui était peut-être même à mi-chemin de la moisissure).






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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Mar 4 Sep - 10:34


I'll be there for you, 'cause you're there for me too...
« I don't want this moment to ever end, where everything is nothing, without you, I wait here forever just to see you smile. Because it's true, I am nothing without you. »

Nara en avait beaucoup voulu à Albus, mais maintenant qu'elle se tenait tout contre lui, il était plutôt difficile de lui faire tous les reproches du monde. Certes, elle avait parfaitement récité tout son petit discours comme une gentille élève, sur un ton plus que sérieux, qui méritait l'attention de son petit ami. Il était plutôt rare que la jeune Poufsouffle fasse preuve de sérieux, elle qui aimait tant s'amuser. Pourtant, elle en était bien capable. Et même si elle était Impartiale, et que son petit ami était Résistant, cela n'empêchait pas qu'elle comprenait Albus comme personne et qu'elle saisissait parfaitement quel type d'homme il était. Le jeune Potter était plutôt quelqu'un d'impulsif, qui fonçait dans le tas et réfléchissait après. Le plus souvent d'ailleurs, il se mordait les doigts d'avoir réagi sans poser le pour et le contre, comme aujourd'hui. Naranja prit son temps pour lui répondre. De un, c'était plutôt marrant de le voir attendre. Elle sentait bien qu'il était plus que tendu, et qu'il craignait qu'elle lui en veuille. Nara pensa qu'il méritait bien de paniquer un peu. Il l'avait laissé tomber après tout. Pourtant, entre les deux jeunes gens, elle était souvent celle qui pardonnait le plus vite même si entre nous, elle était profondément rancunière. Seulement, c'était Albus, et avec lui, elle avait l'impression d'être faible car elle passait rapidement l'éponge sur tous ses écarts de conduite. Elle détestait se sentir comme ça, mais c'était un fait, faire la tête au Gryffondor lui faisait bien trop mal au cœur pour que cela dure longtemps. De deux, il fallait qu'elle mette de l'ordre dans ses idées pour ne pas partir dans une explication sans queue ni tête. Il était certain qu'elle avait pesté contre lui durant des heures, mais au calme, dans son dortoir, elle avait réfléchi et elle avait tenté de comprendre pourquoi Albus avait fait ça. La réponse avait été claire comme de l'eau de roche. Nara se donna encore quelques secondes pour y penser tandis qu'il caressait doucement ses longs cheveux. Elle ferma les yeux immédiatement. C'était une sensation qu'elle adorait. Elle ignorait pourquoi, mais le fait de sentir les doigts d'Albus contre sa nuque, sur son cuir chevelu, cela lui donnait d'immenses frissons qu'elle avait souvent du mal à refréner. Des fois, cela l'énervait un peu d'ailleurs, car elle lui montrait malgré elle à quel point il lui faisait de l'effet. Nara avait déjà eu plusieurs histoires avant Albus, mais cela n'avait jamais été bien sérieux. Jamais elle n'avait aimé ses ex petits-amis comme elle l'aimait lui. Parfois, elle se demandait même s'il ne lui faisait pas perdre la raison. Mais leur relation avait été si inattendue qu'elle se demandait également si finalement, ce n'était pas mieux qu'un amour quasi-planifié où l'on sortait avec quelqu'un parce que l'on te trouvait amusant, beau ou séduisant. Nara avait accepté d'être avec Albus parce que quand il lui parlait, elle avait l'impression d'être belle, d'être intelligente et super intéressante. Il lui donnait l'impression d'être une des sept merveilles du monde – ou presque - . Lorsqu'il l'attira tout contre lui, Nara ne put s'empêcher de penser à quel point elle était heureuse. Elle avait le cœur qui palpitait à dix mille battements par minute et son souffle était coupé. Elle en avait de la chance. Être avec lui lui procurait des sensations qu'elle n'avait jamais ressenti avec aucune autre personne. Lorsqu'elle le regarda après leur baiser chargé d'émotions, elle remarqua toute de suite la jolie teinte rosée de ses joues. Elle lâcha un petit rire et embrassa doucement ses pommettes. Albus était si touchant lorsqu'il s'y mettait !

L'air surpris d'Albus laissa présager qu'il n'avait pas du tout penser à cela. Même si elle, se trouvait à Poufsouffle, elle était pourtant douée d'une rapidité de réflexion et d'analyse qui dépassait les normes. Le jeune Gryffondor semblait soucieux. Nara essaya de voir dans ses yeux la raison de son égarement, mais cette fois-ci, elle ne réussit pas à déchiffrer ses pensées. Elle soupira doucement, et attendit plutôt qu'il parle. Pourtant, son sentiment de culpabilité se sentait parfaitement. Albus se pencha doucement pour l'embrasser rapidement. Ce léger contact raviva le feu qui brûlait dans le cœur de la jeune espagnole quelques minutes plus tôt. Peu après, une tentative d'imitation peu ressemblante de la part d'Albus la fit rire. C'est vrai qu'elle était plutôt bizarre. Elle était sensée être furieuse contre lui, et elle lui souriait. Elle n'était pas vraiment logique. Il avoua qu'il avait été stupide mais qu'il regrettait. Elle lui chuchota alors un vieil adage que son propre peur lui disait souvent, lorsqu'elle était petite, et qu'elle venait lui avouer sa bêtise : « Faute avouée est à demi-pardonnée Albus. » En tout cas, elle lui pardonnait elle. Il fixa ensuite le ciel. Ensuite, vient le temps pour lui de s'autoflageller. Nara fronça les sourcils. Albus était tout sauf idiot. Il était même doué d'une vive intelligence mais il s'efforçait de lui faire croire qu'il était un ignare.. Elle secoua la tête en signe de désapprobation. Albus était sans doute l'un des garçons les plus charmants qu'elle ait jamais rencontré. Soudainement, les paroles du jeune Potter semblèrent teintées d'une pointe de jalousie envers un garçon en particulier. Quittant les cuisses de son ami, Nara se redressa et le fixa droit dans les yeux. Albus venait-il de dire implicitement qu'il était jaloux de sa relation avec Kenneth ? C'était à la limite du risible. Dans le cœur de Nara, Ken n'était rien d'autre qu'un autre frère, un frère qui n'était pas de sang, et qui pourtant, comptait tout autant pour elle. Certes, elle lui confiait tout sans rien demander en retour, ils se voyaient tous les jours et avaient une relation plutôt tactile. Bisous sur le nez, câlins fréquents. Mais rien d'autres. Pas d'amour, juste une amitié. mais pire que cela, Albus était en train de lui dire tacitement qu'elle serait mieux avec Ken qu'avec lui. Sans prévenir, Nara lui frappa brusquement la nuque, à mi-chemin entre la colère et la surprise. « Sérieusement ? T'es jaloux de Ken ? C'est vrai qu'il est tellement mieux que toi ! Lui, il est beau, il est drôle, il est intelligent, il est fort, il fait parti du même clan que moi, il est grand, il est séduisant, et c'est sans doute la raison pour laquelle je sors avec toi plutôt qu'avec lui. » répondit-elle d'une voix cynique, presque froide. Certes, Nara adorait Ken, mais elle ne ressentait pas ces petits frissons qui lui faisaient perdre la tête lorsqu'elle était avec son meilleur ami. Son meilleur ami. Son Ken. D'un ton qui se voulait sans appel, elle luit dit : « C'est mon meilleur ami, Albus. Comme toi et Blake. Franchement. Si je l'aimais, je ne serais pas avec toi sur ses toits. Toi, tu es toi, et c'est toi que j'aime. Faut vraiment que tu prennes confiance en toi ! Si je suis avec toi, c'est pas pour rien, alors, mets-toi ça dans la tête. » En même temps, Nara pouvait comprendre sa réaction. Elle-même était profondément jalouse de toutes les filles qui approchaient de près ou de loin SON Bubus. Par exemple, elle se souvenait avoir eu envie de faire la tête au carré à Isis après avoir remarqué qu'elle se rapprochait dangereusement de son amoureux. Elle détestait ce sentiment, pourtant, elle était forcé d'admettre qu'elle était possessive et beaucoup trop attachée à lui. Après tout, cela ne faisait que trois petits mois qu'ils sortaient ensemble. Pourtant, il fallait qu'il comprenne qu'elle était folle de lui. Et soudain, elle se rendit compte qu'elle lui avait dit qu'elle l'aimait. C'était la première fois qu'elle le lui disait clairement. C'était sorti si facilement qu'elle ne s'en était même pas rendu aperçu. Peut-être n'avait-il pas remarqué lui non plus. Cependant, le fait d'y penser lui fit monter le rouge aux joues. Brusquement, pour ne pas qu'il ne le sache, elle s'assit à califourchon sur lui et l'embrassa doucement d'abord, puis beaucoup plus passionnément. Le baiser se fit plus profond, et elle espérait vraiment qu'il comprenne à quel point elle était sincère avec lui, et qu'il n'avait rien à craindre des autres garçons, et surtout pas de Ken. Elle fit durer le baiser, souhaitant qu'il ne s'arrête jamais. Elle était si bien dans ses bras qu'elle n'aurait échangé sa place pour rien au monde. Doucement, elle se détacha de lui, et attrapa sa main. Elle la dirigea tout contre son cœur, pour lui montrer à quel point il battait pour lui. En effet, le palpitant de la jeune espagnole avait repris sa course endiablée et ne semblait plus vouloir s'arrêter. Elle lui murmura ensuite dans le creux de l'oreille : « Je te promets que ça ne me fait pas ça avec Ken. » Elle laissa son petit cœur se calmer tout doucement alors qu'elle serrait Albus dans ses bras. Lentement, elle s'éloigna de lui et entreprit d'ouvrir le panier qu'il avait apporté. Après tout, c'était un pique-nique, et elle avait bien l'intention d'honorer les plats qu'il avait sans doute soigneusement choisi pour elle. Elle le regarda puis ajouta : « Bon, on mange ? J'ai faim moi ! Qu'est-ce que tu nous as préparé d'autres ? »

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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.


Dernière édition par Naranja L. d'Alvarez le Dim 24 Mar - 10:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Sam 8 Sep - 12:39




just close your eyes the sun is going down
you'll be alright no one can hurt you now
come morning light you and i'll
be safe and sound

Les maths ça n’a jamais été le fort d’Albus alors s’il vous plaît pas de réclamations et par pitié, ne lui faites pas part de vos calculs. Vous voyez un peu l’état dans lequel avait été Albus quelques minutes plus tôt ? Non pas la jalousie, mais ce même plaisir, ce bien-être intense qu’il avait éprouvé lors de leur baiser ? Multipliez ça par cinq ou son double. C’est ça que ressentit Albus quand Nara lui apprit qu’il n’y avait aucune chance qu’il y ait quoique ce soit entre elle et Kenneth. Ensuite, multipliez encore ça par un nombre décimal aléatoire entre dix et vingt pour lorsqu’elle lui avoua qu’elle l’aimait. Ne parlons surtout pas de quand elle l’embrassa à nouveau puis lui porta sa main au cœur qui battait à la chamade. Il y avait en effet de quoi se pendre pour un allergique aux calculs.

Albus, aussi stupide qu’il soit, aussi évident que cela peut l’être ne le lui avait jamais dit. Ouais, c’était tellement clair dans sa tête qu’il avait oublié de lui dire qu’il l’aimait cet idiot ! Albus aurait voulu jurer de tous les noms de gobelins (mais pas sûr que Nara sache pourquoi et apprécie la chose surtout dans un moment pareil -valait mieux se retenir dans ces cas là).

Il décida de ne rien laisser paraitre de sa frustration : alors qu’elle l’avait fait basculer et l’embrassait pour cacher son embarras après une telle déclaration, Albus lui attrapa ses poignets, tentant doucement de la redresser. Ils se retrouvèrent face à face. « Hé, doucement. Tu ne me laisses jamais en placer une. » dit-il avec un petit rire. Il attrapa son visage tout en caressa sa joue droite. Au bout de quelques secondes lors des quelles Albus tenta désespérément de trouva la façon la plus romantique de faire sa petite déclaration –en vain-, il soupira. « Je t’aime. Regarde comme je t’aime. » Et leurs lèvres se scellèrent encore une fois sur cet aveu. Albus tenta d’y mettre toute la passion, tout le désir, tout l’amour qu’il ressentait. Si possible plus qu’avant, mais ça allait être dur. D’accord, d’accord. Ca commençait à faire beaucoup de baisers, mais qu’est-ce qu’il s’en foutait par Merlin. Il n’y avait qu’eux, c’était leur monde, ce toit, ce ciel, cet instant.

« Je te promets que ça ne me fait pas ça avec Ken. » Dit-elle lorsqu’elle lui posa sa main sur son cœur pour qu’il en perçoive les battements rapides. Albus ferma les yeux pour apprécier l’instant.

Ce qu’il trouvait moins romantique et un poil plus gênant c’était que jusqu’à présent dans leur relation, Albus n’avait pas beaucoup montré son côté sûr de lui et audacieux. Dans le sens où c’était Nara qui était la plus expérimentée, Nara qui le conseillait, Nara qui le rassurait, Nara qui accourait pour l’embrasser dès qu’elle en trouvait l’occasion –et rarement l’inverse. Il avait l’impression d’être un bébé à qui on apprenait à marcher. Ca aurait pu le rendre fou s’il avait un plus grand égo, mais non. Parfois il se disait qu’à elle seule elle pourrait faire un couple, tant elle agissait pour deux et le supportait sans s’en plaindre ! Quand il avait été avec d’autres filles (dans le cadre des cours de Nara, soyons clairs sur ce point) il avait testé « la psychologie à la Pete » comme il aimait bien le dire (même si c’était un peu exagéré comme expression, il faut l’avouer) : les filles adoraient les bad boy et les machos. Il sortait les muscles, montrait un sort aux effets flagrants et ça y était, il les avait dans la poche. C’était complètement stupide, mais bizarrement ça marchait toujours. Néanmoins, quand il était en face de Nara, il se sentait comme un ours en peluche – mou et inutile. Il n’avait certainement pas envie de tester ce genre de méthodes avec elle, mais il se devait de se montrer un peu plus coopératif, quand même ! C’est lorsque Nara interrompit le baiser qu’Albus entendit une sirène dans sa tête et réalisa l’urgence de la chose. Ah mais ça n’allait pas ce passer comme ça, mais alors sûrement pas !

Nara se pencha alors vers le panier. Albus sentit son cœur s’émietter. Tsss.

« Bon, on mange ? J'ai faim moi ! Qu'est-ce que tu nous as préparé d'autres ? »

« Quoi ? Tu m’aimes déjà plus ? Ca y est, je t’ai lassé ? T’en as déjà marre de m’embrasser ? C’est vraiment injuste ! » Albus prenait un air accusateur limite scandalisé. Puis, voyant qu’il ne faisait aucun effet, abandonna l’affaire. « Tu veux vraiment plus continuer ? Allez quoi, ça se fait pas ! Ca fait juste… euh, juste… une demi-heure qu’on est là ? Je sais pas moi ! Ca fait trois jours qu’on s’est plus vu, on a du temps à rattraper je te signale ! » Il tenta de la reprendre dans ses bras, de l’embrasser sur la joue tout en glissant vers ses lèvres, mais sans succès. « Mmm. Bon d’accord. T’as gagné. Ca ira pour cette fois, parce que moi aussi j’ai un peu faim. » Marmonna-t-il, clairement déçu. « Tu sais quoi, la prochaine fois je te dirais non, rien que pour t’embêter. » Avança-t-il d’un air neutre avant de s’assoir brusquement en tailleur.

Il se pencha vers le panier en sa compagnie, et y sortit le reste de la nourriture, le disposa sur la nappe. Il y avait de très belles choses d’origine espagnole comme latine. Il changea soudainement de ton et un sourire éclaira de nouveau son visage.

« Tu sais quoi Nara ? Je pense bien que c’est notre plus beau rendez-vous. »

Pourtant ils n’avaient pas fait grand-chose, cétait vrai. Mais c’était probablement la fois où il se sentait le plus… comment dire ? Apaisé ? Rassuré ? Eh bien, elle l’avait pardonné, elle lui avait confirmé qu’elle n’aimait pas Kenneth, elle lui avait dit qu’elle l’aimait, elle l’avait embrassé à souhait… Ce n’était peut-être pas le cas pour Nara, mais Albus n’en voulait pas davantage en ce moment. Surtout, il voyait mal ce qu’il pourrait y avoir de plus pour rendre ce moment plus beau.

Dans un clin d’œil il ajouta pour plaisanter: « Je me suis surpassé, hein ? » Il se racla la gorge et se reprit «C’est toi qui le rend beau en fait. T’imagines où j’en serais avec toi, si tu ne m’avais pas fait découvrir… tout ça, l’amour quoi ? Bref. Je n’te dis pas ce que je prévois déjà pour nos six mois, puis nos un an… » dit-il d’un air songeur.

En effet, Nara l’avait, et c’était vraiment le cas de le dire, fait découvrir l’amour. Il n’y avait pas d’autres mots plus justes. Mais pas les coups de cœurs stupides, pas les amourettes éclairs. De toute façon, jamais Albus n’avait voulu être un Don Juan, ah mais hors de question. Il voulait juste être en paix avec soi-même. Elle avait voulu l’aider dès le début, alors qu’elle le connaissait à peine, comme ça, d’un coup de tête. Elle y avait mis de son temps puis… elle y avait mis son cœur. Albus s’était laissé prendre au jeu. Voilà où ils en étaient venus. Et ça c’était passé le plus simplement du monde. Qui voudrait d’une histoire compliquée ? Ils étaient bien et ne demandaient rien de plus.

« Ah si, parce que je compte faire le possible pour que ça tienne quand même ! Et si on arrive à éjecter Voldemort d’ici là, je veux bien y mettre mon héritage pour réserver Poudlard entier toutes une soirée, pour un bal encore plus spectaculaire. Et t’auras toutes les danses que tu voudras. Même celle du farfadet à une jambe, si t’insistes. Quoique tu ne dois pas la connaître. Ca sera l’occasion de te la montrer alors ! » Dit-il soudain enthousiaste, comme s’il croyait réellement que tout cela pouvait arriver. On pouvait bien rêver, non ?

La question de Nara lui revint en mémoire, et la ramena enfin à la réalité. Ne sachant pas trop ce qu’il avait sous les yeux, peu connaisseur, il approcha un met avec une tête bizarre de Nara, attendant d’elle un commentaire.

« Je ne connais pas trop le nom de ces choses, tu pourras les nommer plus facilement que moi. Ces plats doivent passer pour de pâles imitations à tes yeux, pas vrai ? » Il sentait son estomac un peu vide, mais Albus n’avait faim que de baisers. Aussi, il attendit de voir ce que désirait l’espagnole (ah ! si elle pouvait répondre par un joli « Toi » ça serait muy perfecto !) avant d’enfin se décider. C’était aussi qu’il avait peur de tomber sur une de ces monstruosités trop épicées dont les espagnols avaient le secret.







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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Ven 19 Oct - 4:24


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Passer du temps avec Albus, c'était comme passer du temps près de ses frères. Un vrai bonheur en soit. Parfois, Nara était surprise d'être si chanceuse. Elle avait une famille adorable sur qui elle pouvait vraiment compter – épargnons le sujet Anjelica s'il vous plait, si vous ne souhaitez pas subir le couroux de la belle espagnole -, des amis géniaux, un petit ami formidable. Que demander de plus ? Il était certain qu'elle avait toujours entretenu des relations très fortes avec les autres membres de sa famille. Ils lui manquaient tellement... Comment pouvait-elle encore vivre à Poudlard sans eux ? C'était long. L'attente était interminable. La jeune fille y pensait chaque jour, et cela lui brisait le cœur. Elle se souvenait avec douleur des chamailleries de ses aînés, de leurs étreintes, de leurs voix, de tout. Ses parents qu'elle aimait tant et leurs sourires. La plage près de leur maison et son sable chaud. Le soleil réchauffant la moindre parcelle de leurs visages. Nara soupira doucement dans les bras du jeune Potter. Les jours n'étaient pas aussi beaux ici, mais elle y avait tout de même fait de magnifiques rencontres. Parfois, elle se demandait si elle continuerait à les voir une fois de retour en Espagne. Mais pour savoir cela, il fallait qu'elle sache si elle souhaitait réellement y retourner. L'Angleterre avait été salvateur pour elle. Ken, Albus. Comment les oublier ? Comment partir en ne sachant pas si elle les reverrait un jour ? Ken était sans doute aucun le meilleur ami qu'elle n'aurait jamais. C'était une personne chère à son cœur. Mais Albus ? Pour le moment, ils étaient ensemble, et la jeune espagnole n'avait jamais été aussi heureuse que maintenant. Pourtant, qui pouvait affirmer que leur idylle allait durer ? Qu'Albus n'allait pas se lasser d'elle à un moment ou à un autre ? Personne ne pouvait en être certain, même si à l'instant précis, Nara n'aurait échangé sa place pour rien au monde.

Soudainement, elle sentit les mains chaudes d'Albus attraper les siennes qui étaient glaciales. Sa mère s'évertuait même à dire que les espagnoles avaient le sang-chaud, mais que cette règle ne s'appliquait certainement pas pour les mains douces et délicates de sa petite dernière. Le contact brûlant du Gryffondor les réchauffa un peu. Ses doigts quittèrent ensuite ses poignets pour aller toucher son visage. Nara le fixa durant de longues secondes, ne comprenant pas vraiment où le jeune homme voulait en venir. Il semblait chercher ses mots, réfléchir à la meilleure manière de lui dire quelque chose... Un soupir vint clore ses réflexions. Apparemment, il n'était pas satisfait. Les yeux perdus de Nara pouvait également en dire long. Elle allait lui demander ce qu'il n'allait pas lorsqu'il avoua presque à mi-mots : « Je t’aime. Regarde comme je t’aime. » Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que cela. Ces simples petits mots furent comment une douce mais ardente chaleur dans son cœur. Nara était certaine qu'Albus n'avait absolument pas conscience de son charisme. Il se croyait toujours le plus nul derrière Lily la géniallisme. Évidemment, ne vous méprenez pas, Nara n'avait rien contre elle, mais il n'empêchait que le jeune Potter ne pouvait s'empêcher de croire qu'il était un peu comme le « raté de la famille ». Autant vous dire tout de suite, la petite Poufsouffle détestait cela. Elle oublia ça durant quelques minutes lorsque ses lèvres rencontrèrent celle de son petit ami. Cela la transporta encore une fois dans un autre monde, un monde de passion et d'amour. Elle se laissa aller, et ne pensait alors plus à rien, sauf à lui. Penser à Albus la confrontait déjà à une mutlitude de choses, mais il ne valait mieux pas y penser, cela risquerait de gâcher l'instant présent. Nara ne voulait qu'une seule chose : profiter de lui et de sa présence. Était-ce trop demander ?

Nara n'avait jamais aimé les garçons qui prenaient un malin plaisir à exhiber leurs muscles plutôt que de faire fonctionner leurs cervelles. Elle préférait plutôt les gars qui montraient leur sensibilité – pas trop non plus, personne n'aime les mauviettes – mais ceux qui ne cachaient pas leur peine ni leur désespoir, ni leurs doutes. Quelqu'un comme lui en somme. Lorsqu'elle se pencha pour attraper quelque chose à manger, Albus se rebella. Il voulait plus de baisers. Il était demandeur aujourd'hui, c'était plutôt nouveau. D'ordinaire, Nara était toujours celle qui se penchait pour réclamer un baiser. Peut-être qu'il cherchait encore un moyen de se faire pardonner après tout ? C'était bien possible. Il s'en voulait encore d'être parti comme un voleur. Cela se sentait. Nara ne lui avait pas totalement pardonné, mais c'était pour bientôt. Elle était si prévisible. Elle était très rancunière d'habitude, mais avec lui, c'était compliqué, ce n'était pas vraiment pareil. C'était juste étrange.

La belle espagnole se pencha doucement vers les mets savoureux qu'Albus lui avait choisi et laissa son esprit vagabonder un peu loin, jusqu'à ce que son petit ami clame : « Quoi ? Tu m’aimes déjà plus ? Ca y est, je t’ai lassé ? T’en as déjà marre de m’embrasser ? C’est vraiment injuste ! » Le sourcil de la Poufsouffle se fronça légèrement, et l'incompréhension pouvait se lire sur son visage. Il revint à la charge quelques secondes après. « Tu veux vraiment plus continuer ? Allez quoi, ça se fait pas ! Ca fait juste… euh, juste… une demi-heure qu’on est là ? Je sais pas moi ! Ca fait trois jours qu’on s’est plus vu, on a du temps à rattraper je te signale ! » Rien que pour lui faire payer, Nara refusa ses baisers et ses câlins. Tout de même. Il devait se faire pardonner oui ou non ? Certes, il fallait l'avouer, la jeune fille avait eu beaucoup de mal à lui résister, mais il devait savoir qu'elle n'adhérait pas toujours à toutes ses réactions. La jeune espagnole pouvait se montrer ferme lorsqu'elle le voulait, et un brin rancunière. Elle ne voulait pas abandonner la bataille si facilement. Un sourire victorieux apparut sur ses lèvres lorsqu'elle le vit abdiquer. « Tu sais quoi, la prochaine fois je te dirais non, rien que pour t’embêter. » Il s'assit vivement. Le front de Nara se plissa. Il était boudeur lui. « T'en es même pas cap. » lui-répondit-elle, en lui faisant un clin d’œil. Il l'ignora pour déballer le reste de la nourriture. Soudainement, son humeur changea. Un sourit naquit sur son visage. Il était tout de même bien plus beau lorsqu'il était heureux que lorsqu'il faisait sa tête de mule. Dans ces cas-là, Nara s'évertuait toujours à la dérider, mais ce n'était pas toujours tâche facile. « Tu sais quoi Nara ? Je pense bien que c’est notre plus beau rendez-vous. » Nara n'avait rien à ajouter. Albus était un amour. Rapidement, elle se pencha vers lui et lui vola un baiser sans qu'il ne puisse rien faire. Une fois correctement assise, elle lui tira la langue, signe de provocation. Pourtant, il avait raison. Le temps était merveilleux, le vent faisait voler doucement ses cheveux. Néanmoins, il aurait pu pleuvoir, neiger, venter, tout aurait été parfait tout de même. Tant qu'ils étaient ensemble, c'était bien le principal non ? Peu de couples pouvait se contenter simplement de la présence de l'autre, pourtant, Nara se sentait bien comme ça, il n'y avait rien d'autre à dire.

Albus ajouta par la suite qu'il s'était surpassé. Nara allait lui répondre qu'il était génial, lorsqu'il reprit. Son air songeur plongea Nara dans de profondes réflexions. Qu'est-ce qui rendait Albus si important à ses yeux ? Il y avait d'autres garçons sur cette terre d'aussi fabuleux que lui, certainement, mais pourtant, elle acceptait tous ses défauts volontiers, il était lui, et être lui, déjà, demandait pas mal de courage. Le fait de porter son nom devait déjà être bien assez lourd pour qu'elle en rajoute une couche. Elle l'aimait comme ça, qu'importe son nom et ses imperfections. Un sourire rêveur apparut sur les lèvres de la jeune fille. Il prétendait qu'elle lui avait fait découvrir l'amour. Elle ne savait pourtant pas bien ce qu'elle avait fait pour cela, et ne trouva encore une fois rien à y répondre. Elle éclata de rire. Il voyait déjà leur histoire comme une relation à long terme. Si on lui avait dit ça avant qu'ils sortent ensemble, Nara aurait bien rit encore plus. Albus & l'amour, c'était auparavant deux mots qui n'allaient pas vraiment ensemble. « Pourquoi ? Dis-moi tu prévois quoi allez ! Et pour la danse du farfadet, pourquoi ne pas me la montrer maintenant ? Ou après manger ? Qu'on... Enfin, que JE rigole un peu ! S'il te plait, Bubus !  » Les yeux de la jeune fille cherchèrent ceux de son camarade, et prit une mine de chien battu. D'habitude, elle était plutôt douée pour cela, et Albus craquait facilement. Mais après le coup qu'elle lui avait fait quelques secondes plus tôt, ce n'était pas sûr qu'il accepte. Surtout que sa demande le rendrait amplement ridicule. Nara ignorait à quoi ressemblait cette fameuse danse, mais rien que le nom était amusant. Cela lui donnait presque envie d'enfiler ses pointes et de l'accompagner en faisant quelques pas et quelques arabesques.

Une odeur émanant d'un amuse-bouche qu'Albus lui planta sous le nez la fit revenir à la réalité. « Chez nous, de manière générale, on appelle ça des tapas. Et franchement non, on dirait presque ceux que mon père préparait quand on faisait la fête sur la plage, près de notre maison. C'était génial là-bas. Un jour, faudrait que tu y ailles, je te jure que l'Espagne est un pays bien plus chaleureux que l'Angleterre. Ici, les gens sont froids et... Enfin, j'ai du mal à l'expliquer. Mais ma mère qui est née ici, mais qui a vécu là-bas est également d'accord avec moi. C'est étrange. » Elle attrapa ce qu'il lui tendait, et mordit dedans. Les yeux fermés, elle laissa ses papilles lui rappeler avec bonheur les longues soirées passées avec ses frères et ses sœurs. Les blagues des jumeaux lui manquaient beaucoup. Sa grande sœur lui manquait. Tout lui manquait. Mais pour l'instant, les bras d'Albus lui manquaient. Elle avala le dernier bout du tapas et s'assit doucement sur les genoux du Gryffondor. Il était génial. Des remerciements s'imposaient. Dans un murmure, elle lui avoua à l'oreille : « Merci, c'est vraiment super ce que tu fais pour moi, sincèrement. C'est ce qu'il me fallait. Toi et moi, et un bout de chez moi. » Elle embrassa doucement sa clavicule car elle lui était réellement reconnaissante. Les gens n'arrivaient parfois pas à comprendre à quel point elle avait le mal du pays. Instinctivement, ses doigts vinrent chatouiller les mèches brunes d'Albus. Elle huma son délicat parfum. Il n'y avait franchement rien de mieux au monde que d'être avec lui.

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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.


Dernière édition par Naranja L. d'Alvarez le Dim 24 Mar - 10:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Ven 2 Nov - 14:16



Because in this moment, I swear we were infinite « Pourquoi ? Dis-moi tu prévois quoi allez ! Et pour la danse du farfadet, pourquoi ne pas me la montrer maintenant ? Ou après manger ? Qu'on... Enfin, que JE rigole un peu ! S'il te plait, Bubus ! » « Ah mais non ! Faut garder la surprise. Tu vois, j’aurais même pas du t’en parler… » Il leva les yeux au ciel « Ca serait plus marrant dans un bal. En plus j’ai pas mon chapeau vert sur moi… Tout à l’heure je te montre un aperçu. » Albus détourna les yeux pour ne pas croiser ceux, implorant de Nara. Il lui était très difficile déjà de lui refuser quelque chose, mais quand elle prenait cet air… C’était tout simplement impossible. Autant ne pas la regarder dans ces moments là. Albus pour détourner son attention lui passa un aliment très bizarre, qu’elle lui décrit.

« Chez nous, de manière générale, on appelle ça des tapas. Et franchement non, on dirait presque ceux que mon père préparait quand on faisait la fête sur la plage, près de notre maison. C'était génial là-bas. Un jour, faudrait que tu y ailles, je te jure que l'Espagne est un pays bien plus chaleureux que l'Angleterre. Ici, les gens sont froids et... Enfin, j'ai du mal à l'expliquer. Mais ma mère qui est née ici, mais qui a vécu là-bas est également d'accord avec moi. C'est étrange. »

Albus eut un petit sourire triste lorsque Nara évoqua l’Espagne. D’habitude, il ne pensait pas aux conséquences de ses actes. Il vivait le moment présent, sans regarder ni en arrière ni en avant… Il était réellement optimiste en ce qui concernait leur couple. Il n’avait vraiment pas envie d’une amourette, mais quelque chose de solide et de puissant, quelque chose qui leur permettrait un avenir où il n’y aurait que du positif. Albus avait besoin de quelqu’un comme Nara, quelqu’un d’aussi stable qu’elle. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’ils avaient peut-être plus qu’un an… Oui, avant que Nara ne retourne en Espagne. Albus ne la suivrait certainement pas. Il était de son devoir de rester ici et il ne pouvait pas demander non plus Nara à rester avec lui. Lui seul ne suffirait pas à son bonheur. Lui avait déjà sa famille ici, ses amis ici, et savait pertinemment qu’il devrait rester ici afin de remettre le monde magique dans l’ordre et de faire régner le bien et l’Ordre du Phénix. C’était aussi con que ça, mais son (ou plutôt leur) avenir bien limité, finalement. Quand bien même Nara prendrait la décision de rester en Angleterre… Albus était presque sur qu’il mènerait une vie semblable à celle de James. Pas beaucoup de place pour les amis, et c’était encore pire pour les petites amies. De plus, Albus se refuserait à ce que Nara le suive, même si elle le voulait. Nara ne voulait pas et ne devait pas s’engager, cela valait mieux pour elle et sa famille. Fréquenter un Potter était quelque chose de dangereux en soi. Donc indéniablement leur histoire durerait au plus… Un an et quelques mois ? Albus ne doutait pas une seconde que s’il prenait la même voie que James, Nara ne serait pas en sécurité. La relation de Nara et Albus était loin d’être secrète. Les Mangemorts n’hésiteraient pas à toquer à la porte de Nara pour récolter des informations au sujet d’Alnus… Et Merlin savait qu’ils savaient employer la méthode forte… sortilèges impardonnables entre-autres. Albus blêmit. Jamais il ne le permettrait. Cela ne leur laissa qu’une seule solution : rompre avant la fin de leur scolarité. Mais cette pensée était tellement irréelle, surtout en cet instant… Mieux ne valait ne pas y songer. Au fond, les possibilités étaient tellement limitées…

Son seul espoir était que d’ici la fin de l’année prochaine, tout se soit terminé. Que d’ici là, ils aient eu le temps de renverser Voldemort et d’enfin remettre les choses comme elles se doivent d’être. Là, ce serait vraiment parfait. C’était pour cela qu’il fallait accélérer les choses (merci Lily et tes ordres à la noix). Mais là de nouveau le problème de Nara en Espagne se reposait. La jalousie d’Albus revint au galop. Elle se trouverait un bel espagnol, semblable à elle en tous points, différent des gens « froids » d’Angleterre, comme elle le disait, transpirant les tapas et la caliente-attitude. Les filles étaient folles en général de ce genre de brun super sexy, au teint halé, aux abdos monstrueux et au sourire ravageur. Albus se mordit légèrement l’intérieur de la joue. Ils étaient si fragiles. Loin de là l’idée du couple stable qu’Albus s’était faite.

« Comme ça tu me trouves froid, moi aussi ? Moi qui croyais que je te faisais de l’effet… » Sourit-il en plaisantant. « J’aimerais beaucoup y aller. Après tout ce que tu m’as dit à propos de ce pays… Qui ne voudrait pas ? J’ai jamais quitté l’Angleterre en plus. Qui sait, un jour… » Commença-il, sans trop y croire. Ses pensées précédentes avaient complètement assombri son humeur. Elle s’assit sur ses genoux et lui murmura : « Merci, c'est vraiment super ce que tu fais pour moi, sincèrement. C'est ce qu'il me fallait. Toi et moi, et un bout de chez moi. » Allez, vas y crache le morceau : Albus avait carrément progressé. Il avait même atteint le stade ultime de la beau gosse attitude et du mec parfait. Pas vrai ? Il était loin du gars timide en amour que tu connaissais. Pas la peine de retenir tes mots… Ils seront accueillis favorablement. Viens ici bébé que je t’embrasse comme il le faut (et comme JE le mérite surtout)…

Alors qu’elle l’embrassait sur la clavicule, Albus ne put s’empêcher à nouveau de caresser ses cheveux avant de relever doucement son visage par le menton afin de l’embrasser sur les lèvres. Il était inquiet. Très inquiet. Il voulait profiter un maximum de Nara avant qu’il ne soit… trop tard. Sa gorge se serra. Il avait envie de prolonger cette journée à toute sa vie. Il se disait que s’il mourrait maintenant, ça ne serait pas plus mal. Ce genre de moments d’insouciance se raréfieront au fur et à mesure que le temps passera, pour sur.

Il resserra son étreinte. Il ne la laissera pas partir. Pas maintenant en tous cas. Il tenta de chasser ces idées sombres de son esprit. Leur baiser terminé, Albus contempla sa belle qui était toujours assise sur ses cuisses, face à lui. Il la contempla longuement, en oubliant la nourriture. Tout cela lui avait coupé l’appétit. Mais il fallait dire que la vue de Nara, sa bomba latina à lui, plus rayonnante que jamais y contribuait considérablement.

Albus eut ses frissons qui lui remontèrent jusqu’à sa nuque. Pas d’une manière négative : c’était un frisson de plaisir. Il regarda les environs discrètement. Personne. C’était le moment ou jamais. Il attrapa sa main puis se lança à l’eau, avant même de réfléchir plus longtemps à ce qu’il avait l’intention de dire. C’était limite s’il ne regrettait pas déjà de dire ce qu’il n’avait pas encore dit alors autant y aller franco.

Il murmura : « Nara, il y a une chose dont j’avais envie de te parler. » Albus se racla la gorge gêné. Ce n’était pas du tout la raison pour laquelle il lui avait donné rendez-vous mais tant qu’on n’y était et qu’il y pensait… et surtout qu’ils étaient bien seuls… « Tu sais… ça fait un petit bout de temps qu’on est ensemble… est-ce que ça te dirait qu’on… enfin je veux dire qu’on… essaie un soir… ou plutôt une nuit… » Albus avait probablement du tourner pivoine, mais tenta de ne pas paraître perturber. Il ne savait clairement pas comment formuler sa requête. Il supposa (ou plutôt espéra) que Nara avait compris l’allusion. Il ne voulait pas aller plus loin dans les détails, ça serait encore plus gênant. « Enfin je ne veux pas te forcer la main. Surtout pas. C’est juste que si un jour tu te sens prête à passer cette étape… Eh bien je le suis aussi. »
Allons bon, vous n’allez pas le blâmer quand même, le pauvre Albus. C’était un mec comme tous les autres après tout, il avait ses désirs secrets, écoutez. Avant Nara, il n’était jamais sorti avec qui que ce soit et puis il avait toujours été contre l’idée de coucher avec quelqu’un qu’on n’aimait pas un tant soit peu. Pour lui, il fallait prendre l’expression « faire l’amour » au mot. Albus ne savait pas vraiment qui lui avait inspiré cette pensée. Il s’était d’ailleurs souvent opposé à Pete pour ce genre de chose et on sait tous à quel point il peut haïr Blackwood, en particulier pour son « palmarès » (même si c’était en fait beaucoup plus compliqué que ça).

Il était peu romantique (avant Nara ça allait de soi) mais il avait tenu à garder ça, au moins. Pourtant, ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas été tenté. De plus, voir Pete à chaque fois coucher avec une fille différente (avant Blake) l’avait un bon nombre de fois perturbé et il s’était souvent de demandé s’il n’était pas un peu vieux jeu ou même stupide. A sa connaissance, personne ne pensait à ce sujet de la même manière que lui -en même temps, il n’avait pas vraiment demandé…

Albus avait envie que cet instant soit quelque chose de beau avec quelqu’un qu’on aime, et rien d’autre. Et maintenant qu’il savait qu’il n’aimait personne d’autre que la belle espagnole et qu’il n’en n’avait jamais été aussi sur… Il n’était clairement pas contre. Qui pourrait lui en vouloir ? Il était heureux, aussi simplement que ça.

« Si c’est trop tôt, c’est d’accord Nara. Mais aussi longtemps que je t’aimerais je t’attendrais. » Dit-il à son oreille. Il était sûr à trois cent pourcent qu’il allait se faire insulter en espagnol de tous les synonymes possibles de pervers -et de beau parleur, accessoirement. Mais c’était aussi pour ça qu’il aimait Nara après tout.


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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Dim 24 Mar - 9:14


I'll be there for you
'cause you're there for me too...
« I don't want this moment to ever end, where everything is nothing, without you, I wait here forever just to see you smile. Because it's true, I am nothing without you. »


Le visage de Naranja se transforma en une moue boudeuse. Son petit bubus était vilain ce soir, il ne voulait absolument rien lui dire. Certes, il avait ses petits secrets, mais il pouvait les lui dévoiler à elle tout de même ? N'était-elle pas sa petite-amie ? Celle avait qui on devait tout partager ? Tout vivre ? Tout endurer ? Pour elle, c'était comme cela qu'elle imaginait un couple. Avec des hauts, des bas... Pour le moment, entre eux, il y avait surtout eu des hauts. Naranja avait du mal à être loin de lui et s'arrangeait toujours pour être le plus souvent avec lui. Mais parfois, il lui arrivait également d'être furieuse contre lui, comme elle l'avait été avant le bal. Néanmoins, maintenant, la colère était partie. Elle se rendait bien compte de l'effet qu'il avait sur elle. Il n'avait presque pas besoin de parler. Il suffisait qu'il la touche, qu'il la prenne dans ses bras, qu'il l'embrasse pour que tout – ou presque – soit pardonné. Bien entendu, Naranja avait passé l'éponge sur les faits du bal, parce qu'elle avait bien compris dans quelle situation invivable s'était trouvé Albus. Elle avait d'abord été fâché contre lui, mais après mûre réflexion, rien ne pouvait plus justifier cela. De toute manière, elle avait du mal à lui en vouloir de manière générale. Pour cela, il faudrait vraiment qu'Albus se comporte de manière particulièrement abjecte avec elle. Elle espérait bien que cela n'arriverait jamais. Chez elle, en Espagne, on avait beau avoir des mœurs plutôt légers, Naranja n'avait pas pour habitude d'être volage. Bien au contraire. Elle aimait son prochain du mieux qu'elle le pouvait, et lorsque son cœur battait pour quelqu'un, elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour le garder auprès d'elle le plus longtemps possible.

Pourtant, c'était bien la première fois qu'elle ressentait pour un garçon ce qu'elle éprouvait pour le jeune Gryffondor. Entre eux d'eux, au final, cela s'était fait de manière insidieuse, l'amour était apparu sans qu'ils ne le veuillent, et maintenant, elle était heureuse. Comme quoi, parfois, le hasard faisait bien les choses. Elle se rappellerait à jamais comment en voulant donner des cours de drague et en voulant lui apprendre comment se comporter avec une belle demoiselle, elle avait fini par se perdre elle-même dans le piège de l'amour, tombant sous le charme du beau gosse au sourire ravageur qui la tenait en ce moment même dans ses bras. Albus était le petit ami parfait pour la jeune espagnole. Qu'importe ses défauts, il était doux, attentionné, gentil, et ne manquait jamais une occasion de lui faire plaisir. Elle le regarda de manière intense, tentant de lire en lui ses sentiments pour elle. De son côté, Nara était irrévocablement amoureuse de lui. Elle s'en était rendu compte au fur et à mesure. Au début, elle se sentait bien avec lui, mais n'aurait jamais pensé que cela durerait. Elle essayait parfois de voir s'il l'aimait lui aussi. Parfois, elle en était persuadée. Parfois, elle en doutait. Pourtant, il avait l'air d'apprécier l'instant présent tout autant qu'elle... Naranja sortit de ses pensées et se reconcentra sur Albus. Il avait l'air triste. La jeune Poufsouffle savait bien pourquoi. Elle avait évoqué l'Espagne il y avait de cela quelques instants, et tout, dans ses paroles, dans les mots qu'elle avait prononcés montrait son envie d'y retourner pour y vivre. Peut-être craignait-il qu'elle s'en aille après les études à Poudlard terminées ? Elle-même ignorait encore ce qu'elle ferait une fois ses ASPIC en poche. Rester ou partir ?

Le choix était difficile. Sa famille lui manquait tant. Tous les jours, elle ne pouvait s'empêcher de penser à eux. Elle était si proche d'eux. Être à Poudlard la rendait parfois malheureuse car cela l'éloignait de son chez elle, de sa maison, de sa patrie. D'un autre côté, il y avait Albus, l'homme pour qui son petit palpitant battait désormais. Il y avait Kenneth, son frère de cœur. Comment abandonner ainsi les deux hommes de sa vie ? Naranja préférait repousser l'instant où elle devrait choisir entre eux, car y penser la faisait trop souffrir.

Lorsqu'Albus lui répondit en lui demandant si elle le trouvait froid lui aussi, elle éclata de rire. « Non pas toi... Toi tu es mon soleil quand j'ai froid... Mon soleil, rien qu'à moi. » Elle enfouit son cou dans le creux de son épaule, humant avec délice l'odeur masculine qui émanait de lui. C'était vrai. Il était vraiment son soleil. Sans lui, Naranja ne savait plus ce qu'était la vie. Avant lui, c'était beaucoup plus simple d'exister. Maintenant, elle avait l'impression de n'exister qu'à travers lui et à travers l'amour qu'il lui donnait. Que demandait de plus au fond ? Elle se sentait si bien. Il n'était pas comme les autres. C'était sans doute la raison pour laquelle elle était tombée sous son charme. Qui l'aurait cru ? Ils étaient si différents tous les deux. « Tu sais bien que tu me fais de l'effet... » murmura-t-elle doucement. C'était la vérité. Parfois, lorsqu'il l'embrassait, elle sentait son cœur battre à une vitesse folle, elle sentait la chaleur envahir tout son corps, elle sentait même un profond désir la traverser... Jamais elle n'avait ressenti ça avec personne.

Il reprit : « J’aimerais beaucoup y aller. Après tout ce que tu m’as dit à propos de ce pays… Qui ne voudrait pas ? J’ai jamais quitté l’Angleterre en plus. Qui sait, un jour…» Elle lui répondit aussitôt : «  Promis, je t'y emmènerais. Tu verras comme la vie est simple et facile là-bas. » Sans le regarder, elle sentit qu'il était tendu. Quelque chose le préoccupait. Au fil du temps, elle avait appris à le connaître et savait tout de lui. Ou presque. Pourtant, elle ne dit rien. Parfois, les hommes avaient leurs préoccupations, leurs problèmes. S'il souhaitait lui en parler, elle était certaine qu'il le ferait.

Les mains d'Albus caressaient doucement ses cheveux. Naranja ne put s'empêcher de pousser un soupir d'aise. Elle frissonna. C'était tellement bon d'être avec les gens qu'on aimait. Elle sentit les doigts de son petit ami relever doucement son menton tandis que ses lèvres rencontraient les siennes. Doucement, Nara caressa sa nuque et joua avec quelques mèches de ses cheveux. Ils étaient si doux et si beaux... Albus ressera son étreinte et Nara fit de même. Elle avait une impression bizarre. Comme si le jeune Potter craignait qu'elle s'en aille. En Espagne, ou ailleurs. Avec un autre homme peut-être. Leurs lèvres se séparèrent, et la jeune espagnole reprit doucement son souffle. Elle sentait de petits papillons se former dans son ventre. Elle était si bien. Le regard inquisiteur d'Albus lui fit lever les yeux. Il la contemplait, perdu dans ses pensées. Parfois, elle aurait aimé pouvoir lire dans son esprit, pour voir ce qui le tourmentait à ce point. Tout-à-coup, son regard dériva autour d'eux. Naranja le suivit et n’aperçut personne. Dans un murmure, il lui dit : « Nara, il y a une chose dont j’avais envie de te parler. » Naranja se mordit la lèvre. Quand une phrase commençait par « il y a une chose dont j'avais envie de te parler », cela finissait toujours mal, comme pour la phrase « il faut qu'on parle ». Nara était persuadée que c'était fini. Il l'avait fait venir ici, lui avait préparé un repas de chef, l'avait embrassé, tout cela pour lui dire qu'il la quittait. Elle ferma les yeux, et soupira. Elle sentait déjà les larmes venir. Était-il vraiment obligé de faire tout ce cinéma pour lui avouer qu'il n'avait pu envie d'être avec elle ? Il fallait avouer que depuis qu'ils étaient ensemble, Albus avait beaucoup de succès auprès des filles. Et certaines étaient cent fois plus belles qu'elle. Normal qu'il ait succombé aux charmes d'une autre...

Lorsqu'il commença à parler, Naranja ne voulut pas écouter, mais c'était plus fort qu'elle. « Tu sais… ça fait un petit bout de temps qu’on est ensemble… est-ce que ça te dirait qu’on… enfin je veux dire qu’on… essaie un soir… ou plutôt une nuit…» Brusquement, Nara rouvrit les yeux, additionnant un plus un. Petit A, Albus n'avait pas du tout l'intention de la quitter. Petit B, c'était même le contraire. Petit C, il voulait faire l'amour avec elle. Petit D, elle était la reine des paranos et s'était faite un film toute seule. Elle releva les yeux vers lui, et le scruta intensément. Ces joues rouges montraient à quel point il était embarrassé, même s'il tentait de ne pas le montrer. « Enfin je ne veux pas te forcer la main. Surtout pas. C’est juste que si un jour tu te sens prête à passer cette étape… Eh bien je le suis aussi. » Elle croisa ses prunelles émeraude et ne sut quoi répondre. Certes, Nara y avait déjà songé elle aussi. Elle avait déjà eu des petits amis à Poudlard. Elle avait toujours essayé de compenser l'absence de sa famille par la présence d'un petit ami. Mais jamais elle ne s'était donnée à aucun d'entre eux, attendant d'avoir la flamme qui brûlait pour quelqu'un. Si cette flamme ne brûlait pas pour Albus, Nara ne savait pas ce qu'était l'amour.

Albus était vraiment le garçon qui lui fallait. Il ne voulait pas la brusquer. Il voulait qu'elle prenne sa propre décision. Il voulait attendre si elle n'était pas prête. Avant aujourd'hui, elle ne s'était jamais vraiment posé la question, car à vrai dire, ils n'en avaient jamais parlé. Mais maintenant que c'était fait, c'était comme une évidence pour elle. Oui, elle était prête. Elle revoyait ses grands parents, s'aimant toujours après des années et des années de mariage. Ça, c'était l'amour parfait. Elle espérait qu'un jour, elle finirait comme eux, avec Albus ou avec un autre. On ne savait jamais ce que la vie nous réservait. Surtout en temps de conflit comme le nôtre. « Si c’est trop tôt, c’est d’accord Nara. Mais aussi longtemps que je t’aimerais je t’attendrais. » lui murmura-t-il au creux de l'oreille. Un léger frisson parcourut tout le corps de la belle espagnole. Il n'en avait pas conscience, mais il venait d'attiser un désir de jeune fille qui jadis était enfoui. Elle attendit encore un instant, cherchant ses mots. Sans rien dire, elle reposa sa tête dans le creux de son épaule. Les minutes passèrent. Elle ne se doutait pas qu'Albus devait se poser milles questions dans sa tête : ce qu'elle en pensait, pourquoi ne répondait-elle pas... Mais Nara aussi devait mettre de l'ordre dans ses idées. Tout-à-coup, sans crier garde, elle releva la tête, et l'embrassa avec douceur. « D'accord. » Court, concis. Peut-être un peu trop ? « Non, Albus, moi aussi j'en ai envie... Je ne le ferais avec personne d'autre que toi tu sais.. » Elle lui laissa un peu de temps pour digérer la nouvelle. Elle, pensait à tout autre chose. Et si Albus l'avait déjà fait ? Certes, avant elle, il n'avait jamais eu de petites amies officielles, mais avec Pete comme meilleur ami... On pouvait douter. « Et toi, tu as déjà... enfin... Tu vois ce que je veux dire. » Ce n'était pas si évident que cela d'en parler.

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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Mer 3 Avr - 11:03



Because in this moment, I swear we were infinite Ca y était. Il l’avait dit. Il avait avoué ce dont il avait envie depuis quelque temps. Et maintenant, il n’était plus question de revenir en arrière. C’était assez honteux de proposer ça comme ça. Il s’était toujours dit que ça viendrait naturellement, mutuellement. Mais en fait, il en fallait bien qu’ils en discutent et qu’ils se mettent d’accord, afin que ni l’un ni l’autre ne regrette après coup. Ce n’était pas quelque chose qu’il fallait prendre à la légère. Pas pour Albus en tous cas.

Le silence qui suivit fut loin de plaire à Albus. Il commençait à angoisser. Ca faisait seulement deux mois et des poussières qu’ils étaient ensemble… Il lui demandait peut-être trop. Il allait surement trop vite. Il n’était même pas sur que Blake et Pete avaient passé le cap ensemble alors que ça faisait presque un an qu’ils étaient officieusement ensemble. Et pourtant, Pete était loin d’être sage d’ordinaire, côté filles quoi. Il regretta ses paroles, face à l’absence de réaction de la Poufsouffle. Il devait passer pour un obsédé, voilà. Nara allait penser qu’il s’est mis avec elle rien que pour coucher avec elle et la lâcher ensuite. Albus, tu es maudit mon vieux. Es-tu donc condamné à être malheureux en amour ? Même avec une fille aussi merveilleuse et aussi tranquille que Nara, tu es capable de tout foutre en l’air parce que tu ne sais pas t’y prendre de la bonne manière ? Décidément.

Albus sursauta presque lorsqu’elle répondit : « D'accord. » Euh… C’est tout ? Nara semblait acquiescer comme si il lui avait proposé une promenade… C’était troublant. Après qu’elle l’ait de nouveau embrassé, Albus la contempla, incrédule. Non. Elle prenait ça beaucoup trop à la légère. Elle ne pouvait pas seulement dire « d’accord » ! Il fronça les sourcils. Si elle faisait ça pour lui faire plaisir, c’était tout bonnement hors de question ! Albus s’apprêta à se lever et à répliquer afin d’être bien clair sur la question. Limite, il aurait préféré qu’elle y pose son véto. Ils devaient attendre. A l’évidence, ce n’était pas le moment, pas pour elle. Albus ne la laisserait pas faire cette erreur si ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait. Mais Nara ne lui laissa le temps de répliquer, car elle reprit : « Non, Albus, moi aussi j'en ai envie... Je ne le ferais avec personne d'autre que toi tu sais.. » Elle marqua une pause. Albus se sentit beaucoup plus léger. Mais aussi un peu tendu, mais par autre chose. Nara venait de laisser sous entendre qu’elle était toujours vierge et allons bon, il faudrait peut-être qu’il se montre à la hauteur de ses espérances… Comment savoir ? Quel affreux dilemme. A présent qu’ils étaient clairs sur leurs envies, Albus pouvait se permettre de penser à ce genre de détails… Quand même, il avait bien faillit croire que Nara, si ouverte d’esprit, si déterminée et si convaincante se laisserait entrainer par lui, contre sa volonté. La blague ! « Et toi, tu as déjà... enfin... Tu vois ce que je veux dire. » Bon, la question qui tue. Comme si ce n’était pas assez gênant comme ça. Il avait bien envie de lui demander qu’est-ce que ça changeait, mais après tout elle avait le droit de savoir. Ben quoi ? Tout le monde savait bien que… Il rit, un peu gêné tout de même. C’était d’un ridicule comme situation… Il répliqua d’un ton qui sonnait comme une évidence, car ce l’était pour lui : « Mais Nara, tu sais bien que t’es ma première petite amie. » Avait-il vraiment besoin d’être plus précis que ça ? Il détourna le visage vers l’horizon, pour ne pas qu’elle voit la couleur légèrement empourprée de ses joues. Albus, allez quoi, pas la peine d’en faire un drame, il y en avait plein dans ton cas. Il n’y avait probablement pas de quoi avoir honte de ça. Il avait longtemps écouté ses amis parler de leurs exploits au lit, d’une oreille distraite, sans pourvoir vraiment y participer (et souvent sans vraiment être tenté). C’était avec Nara qu’il avait envie de sauter le pas, et personne d’autre. Tout comme elle. Après des minutes de silence que nul ne semblait vouloir briser, il s’éclaircit la voix. Albus se retourna vers Nara et lui prit la main pour l’aider à se relever avant de l’attirer à lui et de l’enlacer. « Je crois que les cours vont bientôt reprendre, on devrait y aller. Je ne veux pas que t’aies des problèmes. » Bien que, on l’aura remarqué, sortir avec un Potter (et le moins responsable des trois) était déjà un problème beaucoup plus inquiétant qu’un simple retard en cours. Il aurait aimé rester ainsi avec elle des heures. Ces rares moments d’insouciance passaient bien trop vite à son goût. Bon après, il fallait avouer qu’il n’avait pas très envie d’épiloguer sur le sujet. Il n’avait pas jugé nécessaire de lui demander s’ils devaient programmer ça, préciser la date et le lieu de leur rencontre nocturne. Ca viendrait en temps voulu. Ils avaient tout le temps devant eux pour leur première nuit d’amour. Ce n’était pas si pressé. Ils descendirent main dans la main les escaliers. En la quittant après un dernier baiser et un sourire, il songea que son amour pour Nara était très certainement une des meilleures choses qui lui soit arrivé. C’était vrai : il avait oublié en l’espace d’une heure ses milliers de soucis, et ça rien qu’en voyant son visage rayonnant de bonheur et de générosité. Ca avait été une heure sur un petit nuage. L’amour, c’était tellement important. Albus se jura, en descendant les escaliers pour aller vers son cours de potions, de ne jamais oublier ça. De ne jamais oublier ce qu’il avait ressentit pour Nara en cet instant. Il se jura que plus jamais il n’aurait peur de l’amour. Il se jura, encore, que peu importe où il sera plus tard, ni comment ça sera… dans un monde dévasté par les ténèbres, ou un monde heureux… il aimera, et ce, jusqu’à la fin de ses jours. Qu’il ne renoncerait plus jamais à l’amour.

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MessageSujet: Re: « Now I've finally found someone to stand by me. » Albus&Nara - terminé.   Ven 5 Avr - 12:09


I'll be there for you
'cause you're there for me too...
« I don't want this moment to ever end, where everything is nothing, without you, I wait here forever just to see you smile. Because it's true, I am nothing without you. »


Naranja avait réellement était surprise par la proposition d'Albus. Cela faisait environ deux mois qu'ils sortaient ensemble, et elle devait avouer qu'elle n'avait jamais osé lui poser directement la question. Même si la jeune fille était plutôt franche et avait la fougue légendaire des femmes espagnoles, elle n'en demeurait pas moins timide et anxieuse, surtout en ce qui concernait son couple. Avec Albus, elle demeurait plus réservée, comme si elle craignait à tout moment qu'un de ses mots, une de ses paroles la mette dans une situation délicate. Finalement, c'était lui qui s'était jeté à l'eau. Il n'était pas à Gryffondor pour rien. Nara admirait son courage et sa bravoure. Jamais elle n'aurait osé. Après avoir acceptée, elle lui donna un léger baiser. Puis elle se recula légèrement, pour observer sa réaction. Il la regardait les yeux dans les yeux, presque perturbé par sa réponse. Nara haussa les sourcils, perdue. Que lui prenait-il ? Il avait changé d'avis ou quoi ? Croyait-il qu'elle lui dirait non ? Un tas d'hypothèses apparurent dans l'esprit de Nara, mais aucune ne semblait lui donner la réponse. Lorsqu'elle parla ensuite, il sembla rassuré. Qu'avait-il pensé ? Qu'elle couchait avec le premier venu ? Elle espérait franchement qu'il n'avait pas eu un doute sur cela. Nara était loin d'être quelqu'un de volage, qui passait dans les bras de nombreux hommes. Cela semblait même évident. Jamais elle n'avait voulu se donner aux autres petits amis avec qui elle avait passé quelques semaines et même quelques mois parfois. Mais avec Albus... C'était pas vraiment la même chose. L'amour lui était tombé dessus tellement naturellement, sans qu'elle ne le voie venir. C'était peut-être pourquoi elle tenait tellement à lui. Cela avait été si soudain, si précipité... Pourtant, cela rendait même la chose plus forte, plus intense, plus belle.

Elle enfouit son visage dans son cou, et caressa doucement sa nuque. Elle se sentait tellement bien avec lui, dans ses bras. Elle avait du mal à concevoir le futur sans lui, mais c'était sans doute ce que voulait toute personne amoureuse : toujours rester avec l'être aimé et désiré. Mais à seize ans... Pouvait-on sans doute aucun savoir ce qu'était réellement l'amour, le vrai ? Ses propres parents avaient été pour elle le modèle parfait du couple idéal. Pourtant, après sept enfants et plus de vingt-ans de vie commune, ils s'étaient déchirés pour finir par divorcer. L'amour était si instable. Pourtant, Naranja était certaine que les sentiments qu'elle ressentait étaient forts. C'était le principal. Lorsqu'elle lui demanda si lui, avait déjà couché avec une autre, il rigola. Pas comme on rit à une blague, plutôt comme on rit lorsqu'on sent le rouge nous monter aux joues, comme un moyen d'extérioriser sa gêne et son embarras. Comme si cela tombait sous le sens, il déclara : « Mais Nara, tu sais bien que t’es ma première petite amie. » Maintenant qu'elle y réfléchissait, cela paraissait évident, mais pourtant... Cela faisait bizarre de penser cela. Elle le regarda fixer un point à l'horizon, peut-être pour ne pas qu'elle remarque la couleur qui s'était doucement installée sur ses joues. Délicatement, elle le força à la regarder en attrapant son menton. Nara se perdit pendant quelques secondes dans l'éclat vert de ses yeux. Elle était toujours troublée en admirant ses iris émeraudes, c'était une des choses qui lui avait tout de suite plu chez lui. Pas son nom ou la notoriété de son père. Non. Juste ses yeux. Le silence s'installa doucement entre les deux compères. Mais à ce moment précis, elle n'avait aucune envie de le briser. Ils venaient sans doute de franchir une nouvelle étape dans leur couple, et non des moindres. Les minutes passèrent sans qu'elle ne s'en aperçoive. Elle était tellement bien ici, contre celui qu'elle aimait, devant un ciel bleu magnifique. Elle aurait voulu demeurer ainsi encore de longues heures, profitant de la présence de l'autre, mais Albus en décida autrement.

Il se releva tout à coup et lui prit la main pour l'aider à se mettre sur pied. Sans prévenir, il l'attira tout contre lui et Nara profita de l'étreinte. Elle se doutait qu'ils allaient se quitter dans les minutes qui suivaient. « Je crois que les cours vont bientôt reprendre, on devrait y aller. » Elle soupira doucement. « Quoi déjà ? » Elle regarda sa montre. Le temps passait si vite en sa compagnie... « Je ne veux pas que t’aies des problèmes. » La jeune espagnole le regarda intensément et murmura : « Je m'en fiche bien. » C'était bien la vérité. Qu'est-ce qu'on pouvait lui reprocher ? Franchement, rien. Elle avait toujours été une élève exemplaire. Elle rendait ses devoirs en temps et en heures, ne provoquait aucune bagarre, et restait le plus discrète possible, même si elle avait toujours eu cette mauvaise habitude de colporter les petits ragots qu'elle entendait au coin des couloirs et au fond des dortoirs. Enfin, ces derniers temps, depuis qu'elle s'était aperçu qu'elle était la nouvelle cible de ces commérages, elle trouvait cela nettement moins drôle. Surtout quand ces bavardages n'étaient pas d'ailleurs franchement sympathiques. Ils la concernaient elle, mais aussi sur Albus, sur leur couple. Certains – ou plutôt certaines – murmuraient souvent qu'elle n'était pas assez bien pour être avec quelqu'un comme lui. Naranja se posait toujours des questions lorsqu'elle entendait cela. Est-ce réellement ce qu'on croyait d'elle ? Qu'une pauvre petite espagnole Poufsouffle, de sang-mêlé de surcroît, moyenne à l'école et impartiale ne méritait pas de sortir avec Albus ?

Naranja laissa ses mauvaises pensées de côté. Pour l'instant, Albus n'avait pas vraiment l'air mécontent d'être avec elle. Ils passaient de bons moments ensemble, alors ce que pensaient les autres la laissait plutôt indifférente. On lui avait dit que ces gens-là étaient tout simplement jaloux. Elle voulait bien le croire. Le jeune Gryffondor attrapa la main de Nara, qu'elle serra avec vigueur. Alors qu'ils descendaient les étages, Nara repensa à leur rendez-vous. On ne pouvait pas vraiment rêver mieux. Pendant un court instant, elle avait oublié à quel point sa famille lui manquait. Être avec lui lui redonnait courage et bonheur et l'aider à continuer à vivre dans ce monde qui n'avait désormais plus aucun sens. Il l'embrassa avant de se rendre à son cours de potion. Naranja se dirigea quant à elle vers la bibliothèque, elle avait encore un tas de choses à faire et des devoirs à rendre, mais il était certain que les prochaines heures qu'elle allait passer seraient troublées par le souvenir intense de ce rendez-vous.

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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
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