Partagez | 
 

 FILLIO X Shake it out

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: FILLIO X Shake it out   Lun 2 Juil - 8:03

Tic Tac Tic Tac Tic Tac Tic Tac. AAAAH. Que le mécanisme de cette foutue horloge se taise une bonne fois pour toute. Incapable de dormir, Filippine était complètement envoutée par les battements de ce cœur mécanique. Il l'irritait. Il l'exaspérait. Il la dévorait. Il la rongeait. Elle allait devenir dingue. Le moindre de ses cliquetis détestables provoquant des frissons inspiré par le dégout et la haine qu'elle ressentait à leur égard. Couché dans son lit, la tête noyée dans les quelques coussins de plumes qui lui servaient de nid douillet, elle avait l'impression que les moindres systèmes de son corps s'étaient calqué à ce bruit insupportable. SILENCE. Qu'il se taise. Elle avait des envies de meurtre pour un objet. Paranoïaque, le moindre bruit qui parvenait à ses oreilles devenaient irritant. Elle ne supportait plus rien, en venant à détester le moindre mouvement des dormeuses qui l'entouraient. La nuit était contre elle, la nuit ne faisait qu'amplifier tout ces bruits. Horreur et damnation, que la mort vienne s'emparer d'elle puisque les bruits avaient commencé à s'attaquer à ses nerfs. Avec qui avaient-ils bien pu signer un pacte ? Qui la détestait au point de vouloir lui infliger un pareil supplice. Rien n'allait plus. Exaspérée par cette chaîne sans fin de cliquetis, craquements et mouvements en tout genre, elle rejetait la couette pour s'extraire de cette prison de fou que son pauvre lit commençait à symboliser. Elle le quittait à la hâte s'attendant à ce qu'il l'attire à nouveau à lui. Elle glissait ses doigts délicats dans sa chevelure sombre qu'elle rejetait ainsi vers l'arrière. Elle mourrait de chaud. Ces bruits commençaient sérieusement à la terrorisée. La peur lui donnait des sueurs. Elle avait l'impression de bruler de l'intérieur. Son corps était douloureux. Clore les paupières n'y changerait rien. Lançant des regards suspicieux dans tout les coins de mon dortoir, Elle se hâtait de rejoindre la salle de bain dans laquelle elle s'enfermait. Elle se laissait retomber contre la porte pour ensuite se laisser glisser contre le sol, la respiration haletante. Qu'est ce qu'il lui prenait. Elle devait limite hystérique. Son cœur s'emballait sans que Elle n'en comprenne les raisons. Ses yeux lui brulaient. Les moindres parcelles de son corps souffraient, rongé par un mal que personne n'avait pu déceler. Pourtant, il était là, il la rongeait de l'intérieur, il la détruisait, il la terrorisait.Figée dans son mal-être, elle tentait de gérer la situation seule, sans courir se réfugier dans les bras d'Ellio. Sa gorge était sèche. Elle avait l'impression d'avoir un goût de fer dans la bouche, un goût de sang. Ses bras se refermaient autour de son corps, ses mains se crispaient contre ses bras alors qu'elle essayait de se concentrer sur sa respiration, rapide et saccadée. Elle se balançait doucement, cherchant à s'apaiser. Sa mâchoire se crispe. Ses larmes coulent. Ses mains viennent se crisper de part et d'autre de ses tempes. Son cris s'éttoufe et se meurt dans le silence de la nuit.

Le silence. Les lieux lui paraissent étrangement calme. Elle avait beau chercher le moindre bruit, il semblerait que cette pièce ne laisse aucun son venir jusqu'à elle. Elle me sentait vide et fatiguée. Doucement, sa respiration se fit plus régulière. Doucement, les battements de son cœur retrouvèrent leur calme. Les paupières viennent recouvrir ses orbes d'azur, Elle se laissait bercé par un silence des plus parfait. Elle profitait de cette instant, de ce répit, installée contre le carrelage froid de la salle de bain de sa maison. Son angoisse s'évadait. Ce n'est que lorsque ses yeux s'ouvrirent à nouveau, que lorsque le voile de chair se souleva, qu'elle découvrit son reflet à l'autre bout de la pièce. Il la toisait curieusement. Elle se perdait dans cette contemplation. Plus les minutes passaient, moins elle reconnaissait la personne qui lui faisait face, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une étrangère. Elle se demandait comment elle a pu en arriver là, comment elle a pu devenir cette fille si vulnérable, si fragile. Elle passait une main sur son visage, effaçant la trace des larmes qui ont laissés des sillons humides sur son visage. Un reniflement. Elle peinait à se relever. Elle ouvrait les robinet pour se passer de l'eau sur la visage. Elle se débarrassait de ses vêtements, les laissant choir contre le sol pour enfiler un simple t-shirt, ample, qui lui dénude l'épaule. Elle enfile un pantalon violine au motif tribal noir, c'est un tissus léger. Elle ne prenait pas la peine de vérifier sa tenue, elle se contente de quitter la pièce, de traverser son dortoir pour finalement quitter la salle commune de sa maison. Se perdre dans les couloirs d'un château trop calme, presque désert. Elle regrettait un peu que la bibliothèque ne soit pas encore ouverte, cela lui aurait permis de faire quelques recherches. Endolorie et fatiguée, elle se trainait dans les escaliers. Ce n'est qu'en arrivant dans les escaliers du rez de chaussée qu'elle heurta une masse imposante. Elle laissa échapper un gémissement. Elle a à peine le temps de reconnaître Ellio que celui-ci menace déjà de s'échapper, sans prendre la peine de s'excuser. Ellio. Elle fronçait les sourcils, se lançant à sa poursuite pour stopper sa course et lui saisissant le poignet. C'est limite s'il n'essayait pas de se dégager d'elle pour la fuir. Elle appréhendait la dispute, mais referma un peu plus l'étreinte de ses doigts autour du poignet du jeune homme. Elle planta son regard dans le sien. Hey, qu'est ce qu'il te prend? Il n'était pas en colère, ou du moins, il y avait autre chose. Elle ne parvenait pas à mettre de mot sur ce que le comportement du jeune homme lui inspirait. Une chose était certaine : ce n'était pas bon. Non, pas bon du tout. Mais Ellio avait toujours été là pour elle, elle voulait être là pour lui en retour, même si cela signifiait qu'elle devrait subir sa frustration. Ça la blesserait. Elle le savait et ne pouvait rien faire pour l'empêcher. Elle savait qu'il s'excuserait ensuite, qu'il ne le pensait pas spécialement mais cela ne changerait rien, ça la heurterait. Ça la blesserait, mais elle s'en foutait, pourvu qu'il aille bien.
Revenir en haut Aller en bas


sexy baker i'll put my buns in ur oven
avatar


personal informations

► date d'inscription : 08/02/2012
► parchemins : 1099


MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mar 3 Juil - 13:18

FILLIO ❧ seul dans tes bras, je peux pleurer et parler.
*ABRUTI, ABRUTI, ABRUT mais qu'est-ce qui t'as pris, bordel ? T'es taré, foutu, complètement idiot. Va te pendre ou au moins te terrer dans un trou.* Ellio courait comme un malade en direction du château, cherchant un endroit où il serait seul et où personne ne lui poserait de questions. Il voulait être tranquille, dormir pour ne plus jamais se réveiller tellement il avait honte de lui. Mais qu'avait-il fait encore ? Il portait encore ses vêtements pour aller les courir et il avait envie de les brûler, les jeter directement au feu car il avait l'impression qu'ils respiraient son odeur à elle et cette odeur lui était à présent tout bonnement insupportable. Elle lui donnait mal au cœur, il se sentait mal comme étouffé, il avait du mal à respirer. Il avait besoin de s'arrêter et d'enlever surtout toutes ses couches de vêtements. Pourquoi fallait-il que la salle commune des Serdaigles soit si loin, dans une tour et pas genre aux sous-sols comme c'était le cas pour les Poufsouffles par exemple. Sa respiration augmentait au fur et à mesure des secondes, en tout cas c'est l'impression qu'il avait. Ça ne faisait même pas cinq minutes qu'il avait quitté le lieu du crime : le lac et il n'était qu'au rez de chaussée. Il n'était pas si lent d'habitude, si ? De toute manière les secondes lui semblaient être des minutes voir des heures et cela ne faisait qu'augmenter son mal être. Cette sensation était horrible, plus douloureuse encore que si on l'avait poignardé dans le dos ou même s'il était tombé de son balai à vingt mètres du sol. C'était... Ellio ne savait pas ce que c'était exactement mais une chose était sûre ça faisait mal. Mais ne l'avait-il pas cherché ? C'était lui qui l'avait embrassé, elle n'avait rien fait et ce n'était pas un mensonge ou une exagération. Pendant ce baiser, elle n'avait pas bougé, elle ne le lui avait pas rendu, est-ce que... Est-ce que ça voulait dire qu'elle ne ressentait vraiment plus rien pour lui ? Il n'avait pas eu le temps d'y penser mais maintenant qu'il était seul à courir après un refuge, le constat affligeant lui sauta au visage : c'était bien fini. C'était aussi le cas avant mais Ellio avait encore un secret espoir au fond de son cœur mais comment avoir l'espoir après une telle rencontre ? Personne ne pourrait avoir de l'espoir, personne. Journée de merde.

Ellio poursuivait sa route lorsqu'il fonça dans quelqu'un. Il ne s'en rendit même pas vraiment compte sur le moment. Il continuait simplement à marcher et pourtant la personne qu'il avait bousculé était quelqu'un qu'il connaissait bien puisqu'il s'agissait de Filippine Badstuber. Cette fille était très spéciale certes mais elle s'apparentait le lus pour le jeune homme à une meilleure amie depuis qu'il avait perdu Lily suite à toute l'histoire autour de son changement de camp. Bref cette histoire faisait aussi mal et Ellio pensait avoir eu son compte pour la journée. Il crut entendre vaguement quelqu'un l'appelait, comme si c'était au loin mais ça ne l'arrêta pas. Il était trop accaparé par ses émotions pour raisonner calmement et être en mesure de garder son sang-froid. Soudain il sentit une pression autour de son poignet, quelqu'un l'avait attrapé par le poignet. Il ne savait pas de qui il s'agissait mais il voulait partir. Ainsi il commença à,se débattre violemment pour se dégager de cette entreprise. Il voulait qu'on le laisse tranquille, était-ce trop demandé ? Finalement ce fut lorsqu'il reconnut la voix de cette personne qu'il se calma un peu, enfin façon de parler : « Hey, qu'est ce qu'il te prend ? » Il se tourna alors de façon à regarder son interlocutrice. C'était Filippine, il l'avait reconnu à présent mais la voir ne l’apaisait pas, non. Ça n'augmentait pas non plus la force des sentiments négatifs qu'il ressentait mais ça ne faisait rien de bon. Alors même s'il savait qu'il allait s'en vouloir pour être odieux avec elle, ce fut plus fort que lui il commença par se dégager d'un mouvement brusque, violent avant de la menacer avec un regard meurtrier. « Qu'est-ce que tu fous là ? Tu t'es encore réveillé à cause de tes petits problèmes, hein ? Lâche-moi tu veux, j'ai pas le temps d'être à tes petits soins, si t'as pas vu ça va pas du tout là. » Il était partagé entre l'envie d'exploser de rage ou de s'effondrer tellement il était envahi par toutes ses émotions qu'il n'arrivait pas à nommer. Il avait à la fois envie de tout casser et de terrer dans son trou, de faire du mal à quelqu'un pour se libérer de tout son mal et s'endormir pour ne plus se réveiller. Tout ça était tellement étrange, inattendu et douloureux peut-être même encore pire que la rupture. Comment pouvait-il être plus touché aujourd'hui que lors de la rupture ? Ça n'avait aucun sens ! Et il se déversait sur Filippine qui n'avait rien demandé, elle voulait juste l'aider. Il s'en voulait réellement d'être un montre avec elle mais c'était plus fort que lui. Les mots sortaient tous seuls de sa bouche avant qu'il ne puisse les retenir. « J'en ai marre qu'une fille me pourrisse l'existence. Elle m'empêche de raisonner et... Je perd la tête et maintenant j'ai fait n'importe quoi ! » Cela ressemblait à une confidence et pourtant Ellio avait continué à le dire avec une rage inconditionnelle. Finalement il resta ensuite plusieurs instants silencieux avant de s'effondrer en sanglots et de dire d'une voix déchirée à Filippine : « Ça fait tellement mal Fil. Tout ce que je veux c'est ne plus avoir mal. » Se rendait-il compte que tout cela serait sûrement confus pour Filippine vu qu'il ne lui avait pas expliqué ce qu'il s'était passé au lac avec Dalia mais au moins lui parler lui faisait un peu de bien en quelque sorte.


(c) tears buried.

__________
 

+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mar 3 Juil - 22:53

Le jeune homme se dégage avec une brutalité qu'elle ne lui connaissait pas. Il se plante devant elle, la dardant de son regard assassin et glacé. Filippine en a le souffle coupé. La pression des doigts des doigts de la brune autour du poignet du jeune homme se relâche sous le coup de la douleur. Un légère grimace s'empare de sa frimousse alors qu'elle prend un peu de recule, assaillie par son regard. La rage et la fureur danse dans la profondeur de ses yeux. Ça a quelques choses de terriblement effrayant. Elle sert le poing, les doigts encore endoloris. Qu'est-ce que tu fous là ? Tu t'es encore réveillé à cause de tes petits problèmes, hein ? Lâche-moi tu veux, j'ai pas le temps d'être à tes petits soins, si t'as pas vu ça va pas du tout là. Elle ouvrait la bouche et la refermait aussitôt. Elle détournait le regard ne voulant pas affronter la fureur du jeune Serdaigle. Elle détournait le regard, honteuse. Lui donnait-elle l'impression de se servir de lui? De lui prendre plus qu'elle ne lui donnait? Était-ce une amitié à sens unique? Elle n'en avait pas l'impression mais peut-être qu'Ellio ne le voyait pas de cette façon. Et si elle n'était qu'un boulet qu'il se sentait obligé de porter? Elle n'était plus certaine de vouloir l'aider. Ou plutôt, elle n'était plus certaine de pouvoir l'aider. Pourtant, il en avait besoin. Si t'as pas vu ça va pas du tout là. Elle l'avait vu. C'est uniquement pour cela qu'elle l'avait interpellé, qu'elle avait stoppé son avancée. Elle n'aurait peut-être pas du. Elle commençait déjà à le regretter. J'en ai marre qu'une fille me pourrisse l'existence. Elle m'empêche de raisonner et... Je perd la tête et maintenant j'ai fait n'importe quoi ! L'espace d'un instant, elle eut peur qu'il ne s'agisse d'elle, mais elle comprit rapidement que ce n'était pas le cas. Probablement Dalia. Suite à leur rupture. Ou Cheryl. Cette peste avait le don de le foutre en rage. Elle ne comprenait pas où il voulait en venir, mais elle s'autorisait à relever le regard vers lui, puisqu'il n'était plus en train de lui hurler dessus. Ellio était perdu, Philippine le voyait, le comprenait et elle ne pouvait supporter de le voir dans cet état de détresse. Il s’effondra littéralement sur elle. Surprise, elle manqua de faillir, mais réajusta son équilibra à temps. Ça fait tellement mal Fil. Tout ce que je veux c'est ne plus avoir mal. Ses bras enlacèrent Ellio, elle le serra contre elle, fort, elle ne voulait pas qu'il se sente seul. Elle ne supportait pas ses pleures, ses larmes, sa voix qui se brise. Ellio avait toujours été son pilier, sa force, le voir ainsi défaillir était déstabilisant. Elle cherchait ses mots, elle n'était pas certaine de comprendre, elle n'était pas certaine de pouvoir lui venir en aide, elle n'était pas certaine de pouvoir l'apaiser. Elle aurait voulu prendre un peu de sa peine, de sa douleur. Elle aurait voulu le soulager.

Ainsi donc, cela concernait Dalia. A moins qu'elle ait loupé un épisode, Dalia était la seule personne a pouvoir déstabiliser à ce point le jeune homme. Filippine n'avait jamais été amoureuse, elle ne pouvait donc pas comprendre ce qui détruisait son ami. Pourtant, on lui avait dit un jour que les peines de cœur était aussi douloureuse que la perte d'un être cher. Elle avait perdu sa mère. Si la douleur était réellement similaire, elle n'osait pas imaginer ce que le quatrième année ressentait. Elle resserrait un peu plus son étreinte autour de lui. Elle fermait les yeux, posant sa tête contre la sienne. Comme elle le faisait avec elle, lorsqu'elle était angoissée. C'était une façon de se rassurer, de se protéger, et instinctivement elle voulu faire de même avec Ellio. Je suis là, tu sais, je serais toujours là. Ce n'était qu'une murmure, à peine soufflée, une confidence. Elle le pensait sincèrement. Elle cherchait encore une façon de le soulager. Mais comment? Elle ne comprenait même pas ce qu'il voulait lui dire. Elle savait que cela concernait Dalia, mais c'était tout. Elle finissait par défaire son étreinte. Elle glissait ses mains de part et d'autre du visage de du jeune homme. Elle glissait ses pouces sous ses yeux, balayant ses larmes avec douceur. Elle esquive un sourire, plongeant son regard dans le sien. Qu'est ce qu'il s'est passé? Hein? Elle le toisait, en silence. Elle ne pouvait pas l'aider si elle ne comprenait, si elle n'en savait pas plus. Il fallait qu'il lui parle, qu'il s'ouvre un peu plus, mais elle n'était pas certaine qu'il le veille. Filippine se sentait impuissante. Puisqu'elle ne savait pas trop comment réagir, elle serait là, comme lui avait été là pour elle. Tu peux tout me dire, hein? Ses mains finissaient par quitter les joues du jeune homme, pour mieux se saisir de ses mains. Elle aurait voulu trouver un endroit plus tranquille pour parler, mais les escaliers n'en faisait qu'à leur tête et les empêchaient de quitter les marches. Peu importe, ils resteraient là. S'ils ne pouvaient pas aller ailleurs, nul de pourrait venir les déranger. Maudit escalier. Elle adorait le château, il la faisait rêver, mais parfois, elle se disait qu'il y avait un peu trop de magie. Les tableaux bien trop curieux, les escaliers capricieux, les esprits farceurs. N'allez pas croire qu'elle n'aimait pas la magie, c'était même tout le contraire, mais elle n’aimait pas que la situation lui échappe. Là, la situation lui échappait, que ce soit parce que les escaliers s'amusaient ou simplement parce qu'elle ne savait pas ce qu'il se passait dans la tête d'Ellio. Elle avait beau réfléchir, retourner les informations dans tout les sens, elle n'en savait pas suffisamment. Plus elle y pensait, moins elle comprenait. Elle pinçait ses lèvres l'une contre l'autre, couvant le garçon du regard. Elle lui tenait toujours ses mains. Il était dans un sale état. Il avait les yeux rougit et les traits marqués par l'anxiété. Filippine n'avait même pas pris la peine de relever la première attaque qui lui était adressé. Cela n'avait pas d'importance.
Revenir en haut Aller en bas


sexy baker i'll put my buns in ur oven
avatar


personal informations

► date d'inscription : 08/02/2012
► parchemins : 1099


MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Lun 30 Juil - 11:57

FILLIO ❧ seul dans tes bras, je peux pleurer et parler.
Il sentit des bras l'entourer, ceux de Filippine. C'était peut-être peu de chose mais ça le réconfortait grandement. Le fait de sentir cette pression et surtout la présence de Filippine près de lui s'était comme si on appliquait du baume protecteur sur une blessure, ça soulageait. Ça lui faisait du bien, Filippine c'était son baume, son médicament, elle savait soulager toutes ses peines. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte mais le fait qu'elle soit là suffisait. Elle n'avait même pas besoin de parler la plupart du temps, seule sa présence et son soutien permettait au jeune homme de garder la tête au dessus de l'eau. Néanmoins comme tout baume qui se respecte au bout d'un moment ça ne faisait plus effet. Aujourd'hui même si ça lui faisait tout de même du bien, la douleur persistait plus forte que jamais. Cette souffrance s'était emparée de tout son être et personne ne pouvait y changer grand chose même pas la grande et belle Filippine. Il sentit alors la tête de la jeune femme sur la sienne, un signe protecteur et réconfortant. C'était agréable mais encore une fois la douleur persistait, refusant de laisser sa place au bonheur, à la sérénité que tentait de lui prodiguer la serdaigle. Triste vie. « Je suis là, tu sais, je serais toujours là. » Cette petite phrase à peine audible était plaisante à l'oreille. Quelqu'un qui lui promettait d'être toujours là, Ellio ne pouvait pas dire que c'était fréquent dans sa vie puisqu'à son changement de camp, beaucoup de personnes lui avaient tourné le dos. Redonner leurs noms n'étaient pas indispensables, tout le monde savait de qui il s'agissait, en tête tous ses amis très proches de la résistance. Tout ça pour quoi ? Une ridicule guéguerre entre adolescents qui n'aboutira à rien de toute manière. Elle cessa alors son étreinte, le jeune homme ne voulait pas qu'elle s'éloigne de lui mais au lieu de ça elle mit ses mains sur son visage et sécha ses larmes à l'aide de ses pouces. Enfin elle se mit à sourire, ce n'était pas un sourire éclatant mais un sourire doux, apaisant, invitant à la confidence et c'était vraiment tentant. « Qu'est ce qu'il s'est passé ? Hein ?  » Il était vraiment obligé de tout raconter ? S'ils n'en parlaient peut-être que ça ferait comme si cette début de matinée n'avait jamais existé, non ? C'était trop beau pour être vrai mais le jeune Fisher-Baker avait vraiment envie d'y croire. Bon nombre de problèmes lui seraient ainsi évités mais la vie n'était jamais simple. Il fallait savoir gagner sa tranquillité. « Tu peux tout me dire, hein ? » Elle avait raison, qu'est-ce qu'il ne pouvait pas lui dire ? Elle était la personne qui ne l'avait jamais trahi. De toute manière si elle le trahissait un jour, elle ferait mieux de partir très loin parce qu'il lui ferait du mal, beaucoup de mal. Il ne pourrait supporter l'affront d'une trahison de sa confidente. Oh non surtout pas d'un être aussi fragile sans offense. Il échappa alors : « C'est Dalia, je... Euh... C'est à dire que... » Il fit une pause avant de balancer : « Jel'aiembrassé. » Bien qu'il est dit ça très rapidement Filippine avait parfaitement entendu ce qu'il avait dit. Mais maintenant qu'il l'avait dit, il savait qu'il devait se justifier mais que dire ? C'était survenu comme ça, il en avait eu terriblement envie, il l'avait fait, c'était tout. Maintenant plus le temps passé et plus il prenait conscience de la situation dans laquelle il s'était mis, dans la mouise la plus totale. Dur de ne pas commencer à paniquer. « Tu sais je voulais pas au début, vraiment pas et on était en train de crier dessus, de se dire les pires horreurs et je sais pas comment on s'est rapproché et elle était à quelques centimètres de moi, toujours aussi belle, je... J'ai pas pu résister. J'aurais donner n'importe quoi pour un baiser, juste un. Alors je l'ai fait mais c'était une erreur, une grave erreur ! » Ces derniers mots il les pensait vraiment ce n'était pas juste des mots balancés comme ça pour faire joli, pour combler le vide. Ils étaient lourds de sens, graves, il ne les emploierait jamais à la légère. Ah la vie serait tellement plus simple s'il aimait quelqu'un d'autre, quelqu'un comme Filippine par exemple...

Mais elle était la solution. Ellio regarda Filipine d'un air nouveau, cette idée n'était pas si farfelue après tout. Elle était vraiment belle, au moins autant que Dalia, peut-être plus. Elle était douce, gentille avec lui, elle ne l'avait pas rejeté, tout le contraire de Dalia. Elle passait la plupart de ses nuits dans son lit et lui il la prenait dans ses bras, il formait déjà en quelque sorte un genre de couple. Il n'y avait qu'avec elle qu'il pouvait tout dire sans avoir peur de peser ses mots et même quand il était odieux avec elle, elle le reprenait. Elle était la fille qu'il lui fallait, il avait été stupide de ne pas s'en être rendu compte. Certes il ne l'aimait pas de la façon qu'un petit copain aimait sa petite amie mais ça viendrait avec le temps il en était sûr. C'est donc très sérieusement qu'il lui dit : « Fil, tu veux sortir avec moi ? » Il vit l'incompréhension dans ses yeux mais en même temps c'était tout à fait normal, elle n'avait sûrement pas réfléchi comme lui et quelques fois elle mettait un peu de temps à le comprendre. Il faut dire que son cerveau était actuellement en ébullition. Il fallait pouvoir le suivre ce phénomène ! « Je suis sérieux Fil, réfléchis on serait bien ensemble. Je te protégerais comme toi tu le fais avec moi, je te promet de jamais te faire souffrir et je sais que tu en feras de même parce que tu l'as jamais fait. Je te jure qu'on serait bien ensemble Fil,alors sors avec moi. » Sa proposition était désespérée et dans sa voix on pourrait croire à une supplication disons que c'était l'idée la plus brillante qu'il avait trouvé ses derniers temps à ses yeux alors ne soyez pas trop durs.


(c) tears buried.

__________
 

+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Lun 30 Juil - 23:46




Shake it out

« L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement. » ► Tahar Ben Jelloun
C'est Dalia, je... Euh... C'est à dire que... Dalia, évidemment, il n'y avait qu'elle pour lui infliger une telle tristesse, un tel désarroi. Il l'aimait toujours, Filippine le savait, il n'avait pas besoin de lui dire, elle le savait, simplement parce que même dans ses silences, elle arrivait à la comprendre. C'était le propre de leur relation, de leur amitié. Jel'aiembrassé. Elle en avait mal pour lui. Oui, mal, parce qu'elle savait qu'un simple baiser ne pouvait résoudre les problèmes qui s'était immiscé dans leur relation. Il y avait beaucoup trop de mal entendu, de craintes, d'amour et de haine... Oui de la haine. C'était contradictoire. C'était douloureux. La brunette n'avait jamais ressentit un tel sentiment, mais, à travers son meilleur ami, elle avait l'impression de le comprendre. L'impression seulement, car si elle souffrait avec lui, sa souffrance à elle était douloureuse, elle savait pertinemment que la sienne l'était encore plus. Si elle l'avait pu, elle l'aurait libéré d'une partie de cette tristesse, une infime partie, seulement pour que son coeur ne soit pas aussi lourd et brisé. Elle ferrait n'importe quoi pour lui, mais malheureusement, ici, il n'y avait rien qu'elle puisse faire. Tu sais je voulais pas au début, vraiment pas et on était en train de crier dessus, de se dire les pires horreurs et je sais pas comment on s'est rapproché et elle était à quelques centimètres de moi, toujours aussi belle, je... J'ai pas pu résister. J'aurais donner n'importe quoi pour un baiser, juste un. Alors je l'ai fait mais c'était une erreur, une grave erreur ! Il n'avait pas besoin de lui donner la moindre explication, pas besoin de lui faire la moindre confidence, elle savait à quel point ce simple baiser le détruisait. Il avait ranimé le désir et tout l'amour qu'il éprouvait pour elle, mais plus encore, la haine. Comment pouvait-on aimer au point d'en finir par ses déchirer à ce point? Les mains de la Serdaigle refermaient un peu plus leur étreinte sur les doigts de son meilleur ami. Elle était là, elle le serait toujours, même si elle ne trouvait nullement les mots pour panser ses blessures. Peut-être parce qu'au fond, il n'y avait pas de mots. Fil, tu veux sortir avec moi ? Les yeux de la quatrième année s'écarquillèrent. Elle était pleine d'incompréhension, de doute, d'étonnement. D'où cette idée saugrenue pouvait-elle venir? Elle ne parvenait pas à comprendre. Sa bouche s'ouvrit, mais aucun son ne parvint à franchir le seuil de ses lèvres. Elle fronça les sourcils, impuissantes. Je suis sérieux Fil, réfléchis on serait bien ensemble. Je te protégerais comme toi tu le fais avec moi, je te promet de jamais te faire souffrir et je sais que tu en feras de même parce que tu l'as jamais fait. Je te jure qu'on serait bien ensemble Fil, alors sors avec moi. Son coeur loupa un battement alors que le sol semblait se dérober sur ses pieds. Elle était brisées, anéantie. Oh cela, n'avait rien avoir avec la proposition d'Ellio, ou du moins, pas directement. Elle prenait conscience de l'ampleur de sa détresse et elle ne pouvait supporter le voir ainsi, le savoir ainsi.

Elle fondit dans ses bras, le serrant avec toute la force qui lui restait. Elle enfuit son visage dans le creux de son cou. Elle était tellement proche qu'elle sentait le coeur d'Ellio battre irrégulièrement, douloureusement contre sa poitrine. Les larmes envahissaient son regard sans qu'elle ne s'autorise à les laisser couler. Elle était sur la pointe des pieds, serrant le jeune homme comme jamais auparavant. Ne fait pas ça, je t'en supplie Ellio. Sa voix ne flanchait pas, elle n'avait jamais été aussi assuré, presque autoritaire, elle était pleine d'émotion, mais étrangement forte. Elle se devait de l'être, pour lui. Ne nous fait pas ça. C'était plus un ordre qu'une requête. Elle refusait qu'il se résigne à finir avec elle. Il méritait tellement mieux. Il méritait tellement plus. Et leur relation dans tout cela? Elle n'en sortirait pas indemne. Je te jure que si c'était réellement la sollution, je le ferrais Ellio. Si j'avais réellement la certitude que cela fonctionne. Je le ferrais. Sans la moindre hésitation. Elle s'écartait, prenant à nouveau son visage entre ses mains, posant son front contre le sien, elle plongeait son regard dans le sien. Elle prit une inspiration profonde, le regardant avec une infime douceur. Ose me dire que tu crois pouvoir m'aimer un jour autant que tu l'aimes? Regarde de moi dans les yeux et ose me le dire !!! J'te jure que si tu crois que c'est possible... Mais faut que tu y crois. Elle savait que c'était impossible. Oh, elle ne lui en voulait pas, elle non plus, elle ne l’aimait pas de cette façon. Elle l'aimait, Par Merlin, oui, elle l'aimait, mais pas comme ça. Ne renonce pas à l'amour. Ne renonce pas à la passion. Sa respiration était irrégulière, et son souffle court. Elle détestait le voir ainsi se faire du mal. parce que oui, il se faisait du mal. Ce que l'on a tout les deux, ce que l'on partage, ça sera toujours là. Toujours. Elle caressait son visage, avec tendresse. Leur amitié serait toujours là, dans les épreuves. Ce qu'ils voulaient, il l'avait déjà, mais pas sous la forme qu'il le désirait. Sérieusement Ellio, tu crois que c'est la solution? Tu es près à prendre un tel risque? Oui, parce que cela comportait un risque, pour eux, pour leur amitié. Peut-être qu'il avait raison, peut-être qu'ils finiraient par tomber amoureux... peut-être. Mais il n'y avait là aucune certitude. Était-il près à prendre un tel risque? Était-il a ce point désespéré pour ne pas prendre en considération les conséquences. Pour lui, elle ferrait n'importe quoi, si seulement elle avait la certitude que ça le soulage. Ce que l'on a tout les deux, ce n'est peut-être pas de l'amour, mais... C'est tout aussi important, si pas plus. Ils étaient fusionnel. Ils partageait une relation vraiment spéciale et forte, alors oui, aux yeux de Filippine, leur amitié était plus importe que l'amour. Peut-être parce qu'elle ne connaissait pas encore l'amour, enfin, l'amour véritable, celui avec un grand A.


Fillio

CODE BY ANARCHY
Revenir en haut Aller en bas


sexy baker i'll put my buns in ur oven
avatar


personal informations

► date d'inscription : 08/02/2012
► parchemins : 1099


MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mar 31 Juil - 14:57

FILLIO ❧ seul dans tes bras, je peux pleurer et parler.
Filippine s'incrusta alors dans ses bras le serrant fort. Il sentit également son visage dans le creux de sa nuque. Ses paroles n'avaient sans doute pas eu l'effet escompté car sinon elle n'aurait pas réagi comme ça. Il imaginait sans doute qu'elle l'aurait embrassé ou alors sourit. Oui sourire semblait être une réaction plus appropriée mais encore une fois il ne connaissait pas tout de la façon dans les filles pensaient alors il ne pouvait être sûr. Peut-être qu'il avait tort et qu'elle était contente. Si ça se trouve elle n'avait attendu que cela qu'il lui fasse ce genre de propositions. « Ne fait pas ça, je t'en supplie Ellio.  » Sa voix était assurée et forte ce qui n'était pas habituel pour Filippine. Ceci surprit grandement Ellio. Pourquoi ce changement soudain ? Avait-il vraiment merdé ? Proposé quelque chose de trop farfelu ? Il voulait juste au faire mieux, il essayait alors un peu tout et n'importe quoi pour atteindre ce but. « Ne nous fait pas ça. » Ellio aurait voulu la regarder pour lire dans ses yeux et ainsi comprendre parfaitement ce qu'elle voulait dire mais malheureusement il ne pouvait pas le faire. Elle avait toujours son visage tout contre sa peau et donc il devait se contenter de ses paroles pour tâchait de comprendre. En tout cas il savait que ça ne lui faisait pas plaisir mais de quelle manière ? Il n'en savait rien, il ne savait plus trop quoi penser. Il attendait juste qu'elle annonce la sentence ou en tout cas qu'elle lui annonce la couleur de ce qu'il l'attendait. « Je te jure que si c'était réellement la sollution, je le ferrais Ellio. Si j'avais réellement la certitude que cela fonctionne. Je le ferrais. Sans la moindre hésitation.  » C'était donc ça parce que ce n'était pas sûr. Mais dans la vie on était jamais sûr de rien, si ? Il ne pouvait pas être certain mais il aurait voulu l'être mais à défaut d'être certain il était convaincu. Oh oui bien convaincu à assumer cette proposition jusqu'au bout parce qu'elle semblait tout à fait logique. La demoiselle Badstuber prit alors de nouveau son visage dans ses mains puis leurs fronts furent en contact. Ellio ne put s'empêcher de fermer les yeux au bout de quelques instants bien qu'elle le regarde droit dans les yeux. Ce contact était plein de douceur comme d'habitude avec Filippine. Jamais elle n'était dure, violente ou encore brusque avec lui et cela faisait vraiment du bien. Encore une raison qui lui donnait envie de la choisir. C'est vrai les autres femmes de lui étaient de vraies furies hystériques ou en tout cas de vraies brutes qui n'avaient pas peur de mettre à mal ses émotions. « Ose me dire que tu crois pouvoir m'aimer un jour autant que tu l'aimes ? Regarde de moi dans les yeux et ose me le dire !!! J'te jure que si tu crois que c'est possible... Mais faut que tu y crois.  » Il rouvrit les yeux, faisant face aux siens. Comment pouvait-il faire une telle promesse surtout aujourd'hui après ce qu'il s'était passé ? Il ne pouvait promettre une chose si importante maintenant alors qu'il avait embrassé Dalia il n'y a pas encore vingt minutes, c'était trop frais dans sa mémoire pour qu'il promette à Filippine un tel amour. Comment pouvait-elle lui demander une telle chose ? Elle était cruelle ! Ou alors jouait-elle encore son rôle d'amie et que lui ne le voyait pas. Il se sentait juste blessé dans son amour propre, dans sa petite personne pour le moment. « Ne renonce pas à l'amour. Ne renonce pas à la passion.  » Il savait au fond de lui qu'elle avait raison mais l'amour, la passion ça demandait tellement d'énergie et ça vous touchait en plein dans la chair. C'est pourquoi lorsque cela se finissait, ça faisait mal plus profondément qu'une blessure infligée par l'homme. Avec Filippine ça ne serait peut-être pas de la passion mais c'était une forme d'amour et ça pourrait le devenir de la passion. Il suffisait d'un petit peu de temps. On avait tout avec le temps, il fallait être patient. Voilà la patience, il avait tout son temps si elle promettait d'être avec lui pour toujours.

« Ce que l'on a tout les deux, ce que l'on partage, ça sera toujours là. Toujours. » A croire qu'elle lisait dans ses pensées, qu'elle comprenait ses doutes, ses inquiétudes et qu'elle tâchait de les effacer. Elle se débrouillait bien car il semblait convaincu mais il restait tout de même une part de doute et il n'avait pas abandonné son idée. En effet elle lui semblait toujours bonne et parfaitement cohérente avec les événements actuels. Elle caressa alors son visage toujours avec cette infinie douceur qu'il aurait voulu connaître tout le temps. Pourquoi n'était-il pas fou amoureux d'elle ? Oh la vie serait tellement merveilleuse, tellement belle. Il connaîtrait l'amour tranquille et beau, celui qui vous adoucit tous les cœurs et qui ne heurte point. Il avait le droit de le connaître comme tout le monde après tout. Il voulait le connaître. « Sérieusement Ellio, tu crois que c'est la solution? Tu es près à prendre un tel risque ?  » Voilà qu'elle pointa un détail auquel il n'avait pas réfléchi : la mise en péril de leur amitié. Il est vrai qu'il paraissait soudainement égoïste de demander à Filippine de sortir avec lui alors qu'il ne l'aimait pas en tant que petite amie, qu'il en aimait une autre et qu'il lui demandait de n'aimer que lui. Elle pourrait quelqu'un d'autre, un garçon très bien qui l'aimerait en retour de la même façon. C'est donc après avoir fait la constatation qu'il n'était pas un bon petit ami qu'il put faire la constatation qu'il n'était pas un bon ami non plus. Décidément il était un raté. « Ce que l'on a tout les deux, ce n'est peut-être pas de l'amour, mais... C'est tout aussi important, si pas plus.  » Le pensait-elle vraiment ? Parce que c'était tout ce qui comptait à présent pour lui, qu'elle le garde malgré le fait qu'il soit un terrible ami. Il ne pensait toujours qu'à lui, il était méchant et il se plaignait souvent. C'est vrai il lui arrivait de lui balancer les pires horreurs au visage et pourtant Filippine continuait de quémander son amitié. Elle avait un trop bon cœur, il ne la méritait pas. C'était un ange, un véritable ange qu'il se devait de protéger. « Tu me le promets ? » Cette question pouvait sembler enfantine mais il ne fallait pas oublier qu'il n'avait que quatorze ans, ce n'était encore qu'un gamin pleins d'inquiétudes qui avait besoin qu'on le rassure ce que Filippine savait faire à merveille. « Je suis désolé Fil, je suis nul en tant qu'ami. Je fais mon égoïste, je met en péril notre amitié pour mon propre intérêt. Je suis tellement désolé, je veux pas te perdre tu sais. » Il la regarda et passa une de ses mains dans les cheveux de son ami pour lui remettre une mèche de cheveux derrière l'oreille. Elle était belle et gentille ainsi qu'intelligente, elle aurait été la petite amie idéale pour lui. « Tu sais j'aurais tellement voulu être amoureux de toi mais il faut croire qu'on cherche toujours à aimer ce qui nous fait souffrir dans la vie. » Il pouvait définitivement s'inscrire aux MA (masochistes anonymes).


(c) tears buried.

__________
 

+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mar 31 Juil - 23:39




Shake it out

« L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement. » ► Tahar Ben Jelloun
Tu me le promets ? Un sourire vint à nouveau fendre les lèvres de la quatrième année. Elle secoua la frimousse à la négative, laissant finalement échapper un rire, doux et caressant, les mains toujours contre ses joues, elle l'attire vers elle pour déposer un baiser sur son front. Pour toujours et à jamais. Sa voix n'était qu'un murmure. C'était une des seules choses dont elle avait la certitude : leur amitié. Elle ne savait pas s'y prendre avec le genre humain, tantôt froide, tantôt maladroite et réservée, mais avec lui tout était différent. Elle n'imaginait tout simplement plus devoir vivre sans lui. Il était son évidence, sa certitude. Aussi longtemps que tu voudras de moi dans ta vie. Jamais elle ne désirerait s'éloigné de lui, vivre sans lui. Jamais elle ne le laisserait devenir quelqu'un qu'elle a vaguement connu, un étranger. Je suis désolé Fil, je suis nul en tant qu'ami. Je fais mon égoïste, je met en péril notre amitié pour mon propre intérêt. Je suis tellement désolé, je veux pas te perdre tu sais. Un soupire, ses mains retombaient mollement le long de son corps alors qui réajustait une mèche brune pour la glisser derrière son oreille. Elle secouait à nouveau la frimousse à la négative. Pourquoi s'excusait-il? Il n'avait pas le droit de douter ainsi de lui. Plus encore, il n'avait pas le droit de douter d'eux et de ce qu'ils partageaient. Elle, elle ne doutait pas, elle savait pertinemment qui il était, il ne faudrait pas qu'il l'oublie. Ne se rendait-t-il pas compte de toute ce qu'il lui apportait? De l'importance qu'il avait pour elle? Elle aurait voulu qu'il puisse se voir de la même façon qu'elle elle le voyait. Ellio... Elle baisse le regard quelques secondes avant de relever avec lenteur le regard vers le beau brun. Tu ne peux pas douter de toi, de la personne merveilleuse que tu es. Tu ne peux pas douter de toi comme ça, parce que moi, je sais exactement qui tu es et qui tu n'es pas. Alors je peux te juré que toi, mon Ellio, toi, tu es mon meilleur ami. Tu es le seul à pouvoir me calmer quand j'ai peur. Même au beau milieu de la nuit. Tu es toujours là. Oh tu n'es pas parfait, mais tu es mon meilleur ami, mon Ellio, tu es loyal, tu es fidèle, tu crèves de trouilles, mais c'est normal, on crève tous de trouille, on se pose tous des tonnes de questions, on se demande si on ne s'est pas trompé. Mais tu veux que je te dise? Peu importe les choix que tu fais. L'important c'est que tu n'oublies pas celui que tu es. Et si il te venait l'idée stupide de l'oublier, moi, je serais là pour te le faire savoir. Il était rare que la demoiselle parle autant. D'habitude, elle était celle qui craquait, celle que l'on devait protégé. Aujourd'hui, c'était Ellio qui avait besoin d'elle, elle voulait être là pour lui comme lui avait toujours été là pour elle. C'est le propre de l'amitié. Donner, donner et encore donner, sans rien attendre en retour. Elle n'attendait rien, elle ne désirait que son sourire, son bonheur.

Tu sais j'aurais tellement voulu être amoureux de toi mais il faut croire qu'on cherche toujours à aimer ce qui nous fait souffrir dans la vie. Un nouveau sourire, puis un rire qui s'envolait avec légèreté. Sa main vient prendre délicatement celle de son ami, ses doigts se serrent dans le creux de sa paume, ses orbes se plongent dans la profondeur de son regard. Je sais. Sa voix n'était qu'un murmure, qu'un chuchotement qui nous parvient et nous chatouille délicieusement l'oreille. Filippine savait qu'il le pensait réellement, mais elle savait aussi qu'il avait tord. il y a des choses que l'on ne mélange pas. L'amour et l'amitié ne se mélangeaient pas. Contrairement à ce que l'on pouvait croire, les vestiges de l'une entachaient les relations de l'autre. A choisir entre l'amour d'Ellio et son amitié, elle choisissait son amitié. Elle aimait ce qu'il partageait, ce qui les liait. Mais peu importe. Je suis là. Oui, elle était là. Ce qu'il désirait, il l'avait déjà, en partie du moins. Certes, ils ne s'embrassaient pas, mais parfois, ils fonctionnaient l'un et l'autre comme une couple, un couple qu'il n'était pas et pourtant. Leur relation était belle, elle s'était construite tout naturellement, au fil des épreuves. Filippine avait parfois l'impression qu'elle ne faisait que se renforcée et que rien ne pouvait se glisser entre eux. Pas même le changement de clan d'Ellio. Pas même sont incompréhension à ce sujet. NON. De toute façon, elle finirait par le comprendre. Si on allait poursuivre cette conversation autour d'un petit déjeuner. On pourrait aller dans les cuisines, il n'y a pas grand monde à cette heure-ci. Elle le sentait bien, Ellio était déjà un peu plus calme, plus apaisé. Il n'était certes pas au mieux de sa forme, mais ce n'était très certainement pas en restant là à s'apitoyer sur son sort que les choses allaient changer. La demoiselle commençait à descendre les quelques marches, entraînant le jeune homme avec elle, puisqu'elle lui tenait toujours sa main. Tu pourras choisir ce que tu veux, je me débrouillerais pour te le faire. Un nouveau sourire. La conversation était un peu plus légère, plus agréable. Elle savait pertinemment qu'il avait toujours mal, mais elle ne pourrait rien faire contre cela, elle n'avait juste qu'à être là, à ses côtés. Moi je serais tentée par des oeufs, du bacon et une GRAND verre de jus d'orange. Avec, pourquoi pas, des pancakes. Qu'est ce que tu en penses? Elle attendait le verdict avant d'aller plus loin. Elle serra un peu plus la main du Serdaigle dans la sienne. Et? J'te promet que tout finira par s'arranger. J't'ai déjà menti? Il n'y avait que lui qui pouvait avoir droit à cette Filippine. Elle avait toujours cette douceur, mais elle était plus spontanée, plus souriante qu'elle ne l'était avec les autres élèves du château. Elle n'était comme cela qu'avec ceux en qui elle avait réellement confiance. Elle avait confiance en lui, plus qu'en n'importe qui.


Fillio

CODE BY ANARCHY
Revenir en haut Aller en bas


sexy baker i'll put my buns in ur oven
avatar


personal informations

► date d'inscription : 08/02/2012
► parchemins : 1099


MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mer 15 Aoû - 10:59

FILLIO ❧ seul dans tes bras, je peux pleurer et parler.
Il la vit rire c'est qu'au moins il tait marrant. Enfin ce n'était pas forcément marrant ce qu'il disait à ses yeux, il était même super sérieux. « Je sais. » Elle avait tout juste murmuré ses deux petits mots que le jeune Fisher-Baker eut du mal à les entendre mais le plus important fut qu'il les entendit tout de même. A croire qu'il avait jeté son dévolu sur la mauvaise fille mais il n'empêche que ça aurait pu être elle, il aurait pu tomber amoureux de Filippine si les choses ne s'étaient pas déroulées de cette manière, s'il avait fait la connaissance de Filippine avant par exemple. Maintenant c'était trop tard, les jeux étaient déjà faits ! En plus s'il était vraiment sincère, il ne dirait pas ça ! Dalia et Filippine étaient deux personnes différentes. La personnalité de Dalia, bien qu'elle soit parfois insupportable, capter toute l'attention de son cœur. Si les deux filles se trouvaient au même endroit en sa présence, toutes ses pensées iraient tout naturellement en direction de Dalia. Il était amoureux comme un dingue de la jeune Harrison, rien ne pouvait changer cela même pas la douceur d'une très belle demoiselle Badstuber. « Mais peu importe. Je suis là. » Ellio le savait finalement mais qu'elle le dise était réconfortant. Filippine était devenue tellement importante dans sa vie, il ne pouvait pas s'en passer. Elle arrivait toujours à le calmer, à le réconforter et il savait qu'il pourrait toujours compter sur elle et pareil pour elle. Ellio était guère tendre bien souvent avec elle, il était même odieux parfois. Il râlait presque à chaque fois qu'elle venait le réveiller en pleine nuit car elle n'allait pas bien mais au fond il aimait qu'elle vienne le voir lui et pas quelqu'un d'autre. C'était sa Fil, son petit ange, sa poupée en porcelaine mais il ne tolérerait jamais que quelqu'un lui fasse du mal. Elle méritait tout le bonheur du monde et en attendant il essayait de calmer ses crises, faire en sorte qu'elle n'en n'ait plus même si le chemin était long jusqu'à la guérison. Ellio n'abandonnerait pas Filippine, l'une des seuls qui ne l'avaient pas abandonnée alors que tout le monde lui tournait le dos. Il ne pourrait jamais oublier cela. « Si on allait poursuivre cette conversation autour d'un petit déjeuner. On pourrait aller dans les cuisines, il n'y a pas grand monde à cette heure-ci. » Ellio la regarda et réfléchit en même temps à sa proposition. C'est vrai qu'il ne cracherait pas sur un bon petit déjeuner, notamment sur des tartines car son estomac criait famine. Il faut dire qu'avant de croiser Dalia, il était en train de courir or cet effort physique creusait. Le seul remède à ce petit soucis était l'apport en glucides essentiellement. Le fait aussi qu'il n'y ait pas grand monde donnait encore plus envie au jeune homme. Il n'avait pas besoin que des personnes le voient dans un tel état. Il devait sûrement encore avoir les yeux rouges, signe d'un accident humide et aussi tout transpirant. Figurez-vous qu'il avait une réputation à tenir et que toutes ses admiratrices le préféraient tout beau tout propre que dégoulinant de sueur. Les femmes qui vous diront le contraire sont des menteuses ! Il n'y a rien d'attirant chez un homme qui ne sentait pas bon ! Enfin pour en revenir à la proposition de la jeune Serdaigle, Filippine ne lui donna même pas vraiment le temps de répondre car elle l'entraînait déjà à descendre quelques marches. De toute manière le jeune homme se laissa faire de bon cœur. L'appel du ventre sûrement qui prenait le pouvoir sur la personne. Ce manque de sucres était redoutable quand il avait besoin d'être comblé. Oubliée toute chose rationnelle ! « Tu pourras choisir ce que tu veux, je me débrouillerais pour te le faire. » Toujours à son petit service, elle était bien trop serviable. Il n'empêche s'il se focalisait sur la nourriture peut-être que la douleur partirait, il pouvait toujours espérer.

C'est pourquoi le jeune Fisher-Baker commença à réfléchir ce qu'il voudrait manger. Des tartines pour commencer c'était sûre. Il en voulait une avec du beurre et de la confiture à la framboise comme maman Baker lui en faisait beaucoup. A chaque fois qu'il en mangeait c'était une part de son enfance qui revenait à lui. Cette part où il venait juste d'arriver chez ces gens qui l'avaient toujours considéré comme leur fils. Des parents idéaux, lui qui avaient perdu les siens alors qu'il n'était qu'un bébé. Il voulait aussi du bacon sur un toast avec pourquoi pas un œuf. A l'orphelinat, sa sœur lui donnait toujours son bacon car elle savait qu'il en raffolait. Ella avait toujours été aux petits soins pour son frère. Ellio savait qu'elle avait énormément sacrifié sa vie pour lui. Jamais elle ne l'avait seul à l'orphelinat, elle avait toujours veillé à ce qu'il soit en sécurité, qu'il se tienne bien et qu'il ne soit jamais triste. « Moi je serais tentée par des œufs, du bacon et une GRAND verre de jus d'orange. Avec, pourquoi pas, des pancakes. Qu'est ce que tu en penses ? » La première réaction du jeune homme fut d'avoir l'eau à la bouche. Tout cela avait l'air délicieux, Ellio risquait bien de lui en piquer un bout. C'est donc spontanément qu'il répondit : « J'en dis que ça a l'air délicieux, fais attention à ton assiette, il se peut que mes mains s'en approchent pour en prendre une partie... » Il lui adressa alors un sourire franc. Ce genre de sourires c'était fait assez rare depuis le début de leur conversation. La conversation s'était vraiment détendue, normal en même temps quand on évoque plus les sujets épineux. « Et ? J'te promet que tout finira par s'arranger. J't'ai déjà menti ? » Elle marquait des points là ! Lui avait-elle déjà menti ? Ellio n'en savait rien, sûrement pas. Filippine avait toujours été sincère avec lui, en tout cas c'est ce qu'il croyait. Il ne doutait pas une seule seconde qu'elle est toujours été honnête avec lui. Ce cœur d'artichaut était bien trop généreux pour lui faire cela. Alors si elle lui affirmait ne lui avoir jamais menti, il la croyait de toutes ses forces. « J'espère vraiment que tu as raison. Mais vraiment. »

Les deux élèves de quatrième année continuèrent de descendre les marches des escaliers pour arriver près des cuisines. Le jeune homme avait oublié de répondre à sa question, il s'en rendait compte qu'à présent c'est pourquoi il lui dit : « Ma chère Fil j'aimerais manger des tartines avec du beurre et de la confiture de framboise mais aussi du bacon, un grand verre de lait et après je laisserai mon appétit me guider. C'est bien généreux de ta part de t'occuper d'un bras cassé comme moi aujourd'hui. » Les deux jeunes gens ne mirent pas longtemps à trouver l'entrée de la cuisine. Ils pénètrent alors dans ce haut lieu du château. Les cuisines étaient occupées par des saveurs délicieuses à vous affamer un ventre bien plein. Il était presque impossible de résister à la nourriture ici. On grignotait au moins quelque chose. Ellio se mit alors dans un coin et laissa Filippine discuter avec un Elfe. Leur discussion était loin d'être finie, il avait encore pleins de choses à lui dire, certaines moins faciles que d'autres mais il fallait encore qu'il arrive à les prononcer mais aussi à se les avouer...

Spoiler:
 


(c) tears buried.

__________
 

+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité
avatar


personal informations



MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mer 29 Aoû - 2:00

Filippine Badstuber a écrit:



Shake it out

« L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement. » ► Tahar Ben Jelloun
J'en dis que ça a l'air délicieux, fais attention à ton assiette, il se peut que mes mains s'en approchent pour en prendre une partie... Un sourire se glissa sur les lèvres du jeune homme. Ce n'était qu'un sourire et pourtant, ce sourire là fit énormément plaisir à voir. Filippine préférait largement ce sourire aux larmes qu'il avait versé, quelques minutes auparavant. La conversation était nettement moins lourde et oppressante, elle laissait à nouveau place aux plaisanteries. Plus complice que jamais, elle lui rendit un sourire malicieux. Je crois que j'ai tout intérêt à faire directement deux parts. Avant de poursuivre sa route vers les cuisines, elle cru bon de lui dire Et ? J'te promet que tout finira par s'arranger. J't'ai déjà menti ? Oui, tout finirait par s'arranger, même s'il n'en avait pas l'impression et qu'il était difficile de le concevoir à cet instant précis, cela finirait tôt ou tard par s'arranger, d'une manière ou d'une autre. Filippine ne voulait qu'une seule chose : le bonheur de son meilleur ami. Bonheur qu'il méritait amplement. J'espère vraiment que tu as raison. Mais vraiment. Il l’espérait évidemment, mais elle n'était pas certaine qu'il puisse y croire, pas dans l'immédiat en tout cas. Elle même ne l'aurait pas cru dans une telle situation. Ce n'est que lorsqu'ils furent tout deux sur le chemins des cuisines qu'Ellio lui dit ce qu'il désirait manger. Ma chère Fil j'aimerais manger des tartines avec du beurre et de la confiture de framboise mais aussi du bacon, un grand verre de lait et après je laisserai mon appétit me guider. C'est bien généreux de ta part de t'occuper d'un bras cassé comme moi aujourd'hui.Voilà un bien bon programme. Elle ne prit pas la peine de lui répondre, pas tout de suite, retenant ce qu'Ellio désirait manger. A côté d'elle, il était loin d'être exigent, la plupart des choses qu'il demandait était facile à faire. Elle se stoppa devant le tableau et avança son doigts vers la poire pour chatouiller le fruit. La porte de la cuisine s'ouvrit sur les deux comparses. Ellio allait se poser alors que, de son côté, Filippine se penchait et s'accoudait à la table autour de laquelle se trouvait quelques elfes de maison, dont Twinkles, avec lequel il lui arrivait très souvent de parler. Elle donna des directives, un sourire accroché à ses lèvres, et finit par tapoter la tête de Twinkles pour en revenir à Ellio. C'était un peu facile de laisser les elfes de maison faire tout le boulot, mais elle passait suffisamment de temps dans les cuisines pour savoir qu'ils adoraient rendre service et qu'ils se vexaient lorsque l'on ne les laissait pas faire. La cuisine, c'était leur domaine. Elle, elle n'aimait pas qu'on vienne l'agacer quand elle était à la bibliothèque. Il en valait de même pour eux.

Filippine s'installa à son tour sur l'une des tables vides la cuisine, au côté d'Ellio. De là où ils se trouvaient, ils pouvaient voir l'agitation de la cuisine, tout en étant un peu à l'abri des regards. La quatrième année laissa son regard se promener sur les elfes de maisons et les gestes précis qu'ils exécutaient pour servir aux deux Serdaigle un déjeuner digne de ce nom. Elle finit par poser sa tête contre l'épaule du jeune homme qui était resté silencieux. Il était peut-être temps de répondre à ses remerciements, ou plutôt de revenir sur ces remerciements. Tu sais, Ellio, t'es loin d'être un bras cassé. Ou alors ils n'avaient définitivement pas la même définition de bras cassé. Ce n'était pas pour regonflé l’ego de son meilleur ami, mais elle était loin de le considéré comme un incapable impotent, un boulet qu'elle devait se traîner. C'était loin, mais alors très loin d'être le cas. Elle, elle était un bras cassé, une inadaptée qui avait sans cesse besoin de l'aide des autres, mais pas lui. Lui, il était un peu le leader charismatique des quatrièmes années. En avait-il conscience? Probablement pas. Aujourd'hui, il se sentait faible et fragile, mais elle savait pertinemment que cet état ne durerait qu'un temps. Il avait besoin de parler de ses doutes, de mettre cette foutue histoire au clair pour pouvoir prendre du recule. Quand ce serait fait, il prendrait conscience de la place qu'il occupait réellement. Il était loin d'être un bras cassé. T'es même tout le contraire d'un bras cassé. Tu sais, le simple fait que je sois avec toi, ça m'évite des moqueries. Ellio en imposait, il était respectée, ce qui n'était pas spécialement le cas de Filippine. Entre le froid, la glace et la fragilité, on ne savait pas comment la prendre. Souvent les gamins se moquent de ce qu'ils ne peuvent comprendre, Filippine ne faisait pas exception. Heureusement, elle avait Ellio dans sa vie. Si Ellio s'entourait d'elle, c'est qu'il devait y avoir en elle quelques choses d’intéressant. Puis, on avat pas spécialement envie de se mettre Ellio a dos. Un peu comme Cheryl d'ailleurs. Filippine avait la protection de l'un et de l'autre, elle savait qu'elle avait beaucoup de chance et que cela lui évitait pas mal de problème. C'est pas parce que tu lâches prise que t'es un bras cassé. Contrairement à ce que notre génération à l'air de penser, moi, je ne pense pas que cela soit une faiblesse de montrer ce que l'on ressent. C'est même une forme de courage. Et toi, tu as ce courage. Un sourire qu'il ne peut voir et pourtant un sourire. Elle admire Ellio. Elle ne lui a peut-être jamais dis clairement, mais elle admire sincèrement l'homme qu'il devient. Il n'est pas parfait, mais elle aime ce qu'il devient, elle aime ce qu'il est. Elle aimerait qu'il puisse se voir de la façon dont elle elle le voit, qu'il ouvre les yeux et qu'il voit ce qu'il est vraiment. T'es quelqu'un de bien Ellio. Alors cette fois, j'm'occupe de toi, comme toi tu n'as jamais cessé de t'occuper de moi. Tout cela, elle le pensait du plus profond de son être. Ce n'était pas pour le rassurer ou quoi que ce soit d'autre.


Fillio

CODE BY ANARCHY
Revenir en haut Aller en bas


sexy baker i'll put my buns in ur oven
avatar


personal informations

► date d'inscription : 08/02/2012
► parchemins : 1099


MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   Mer 17 Oct - 10:08

FILLIO ❧ seul dans tes bras, je peux pleurer et parler.
« Tu sais, Ellio, t'es loin d'être un bras cassé.. » Elle était vraiment chou, adorable même toujours un mot pour le réconforter et le faire se sentir mieux. Il ne pouvait pas rêver mieux comme meilleure amie/confidente car oui au fil du temps elle avait acquéri les deux. Pourquoi ne pas avoir choisi qu’un moment, le terme « meilleure amie » n’englobait-il pas le terme « confidente » en qualité de sous-catégorie ? Très certainement, oui d’un côté c’était le cas mais aux yeux d’Ellio juste meilleure amie ce n’était pas assez fort, ça ne traduisait pas assez bien à quel point Filippine l’épaulait. Et encore il n’était pas entièrement satisfait par l’étiquette meilleure amie/confidente. Il faudrait qu’il se penche très sérieusement sur le problème parce qu’il n’avait fait que l’effeuiller en extérieur, rien de bien concret. Mais promis c’était pour bientôt, parole de Fisher-Baker. Néanmoins il campait sur ses positions, il n’était toujours pas d’accord avec elle. Il était un bras cassé en ce moment, il n’avait rien de glorieux déjà dans son allure alors qu’il transpirait encore de sueur dans ses vêtements de sport. Côté esprit et ben ils ne faisaient qu’en parler depuis toute à l’heure et pas besoin de rappeler à quel point ce n’était pas brillant. Bref on pouvait dire qu’il était miteux et donc un bras cassé. Voilà pourquoi il a toujours raison, enfin la plupart du temps car son raisonnement est incassable. « T'es même tout le contraire d'un bras cassé. Tu sais, le simple fait que je sois avec toi, ça m'évite des moqueries. » Ellio ne put s’empêcher de sourire, c’était des conneries ça, voyons c’était ridicule. Personne n’oserait lui faire du mal à Filippine parce qu’elle était bien trop gentille, c’était tout. Quelle était cette once de modestie chez le jeune homme ? D’habitue il était le premier à se vanter de ses mérites et à vouloir entendre les autres flattaient son ego. S’il ne se mentait pas à lui-même en ce moment, il reconnaîtrait que les paroles de son amie étaient fondées et totalement vraies. Il est vrai qu’il avait réussi à acquérir un certain respect durant sa période de résistants, certes quand ils les avaient quitté pour rejoindre les obscurs, ce respect avait pris un large coup ! Une preuve ? Il avait subi quelques humiliation publiques par administrées par des résistants chevronnés comme par exemple une d’Adrian Tymers mais ce n’est qu’un exemple. Et comme dit le proverbe : « La vengeance est un plat qui se mange froid » et Ellio appliquait ce proverbe tout le temps. De plus il préférait pour le moment laisser Adrian se complaindre dans sa médiocrité et dans son sentiment de supériorité. La vérité c’est que ce n’était rien d’autre qu’un idiot fini qui se ferait tuer jeune à cause d’une connerie. Ne faîtes pas cette tête c’est la vérité et tout le monde le sait ! Il se fera cueillir par un mangemort peu de temps après sa sortie de Poudlard. C’était le sort qui attendait un bon nombre de résistants, ils l’avaient cherché dans un sens. Certes certains étaient de bonnes personnes mais concernant les autres… Enfin bref son entrée chez les obscurs était en grande partie due à l’effort et la persévérance de Xander McClary. Du coup Ellio était en quelque sorte devenu son protégé et c’est comme ça qu’il avait gagné le respect de bon nombre d’obscurs. De plus il avait un comportement exemplaire qui renforçait cela. Ajouton à ça une bonne dose de sarcasme, méchanceté et un charisme hors norme qui lui donnait des talents d’orateur mais aussi de leader. C’est vrai qu’il ne s’en sortait pas si mal que ça quand on y regardait.

Ellio bailla. Peut-être que dormir un peu plus lui ferait du bien plutôt que de se lever aux aurores et aller courir. Il fallait vraiment qu’il revoit ses priorités, ça devenait urgent à présent surtout que bon ce n’était pas comme s’il avait besoin de perdre du poids ou quelque chose dans le genre. Faire du sport n’était donc pas une nécessité. « C'est pas parce que tu lâches prise que t'es un bras cassé. Contrairement à ce que notre génération à l'air de penser, moi, je ne pense pas que cela soit une faiblesse de montrer ce que l'on ressent. C'est même une forme de courage. Et toi, tu as ce courage. » Sa façon de penser était belle, sincèrement. Ah si tout le monde était comme elle, le monde serait plus simple mais dans le monde dans lequel il vivait, les faiblesses ce n’était pas bon. Lâcher prise était une faiblesse, vous comprenez donc le problème. De toute manière Ellio ne voulait pas lâcher prise, en aucune façon il n’avait voulu le faire aujourd’hui, ça avait été plus fort que lui c’est tout. Il détestait cela, ne pas contrôler ses sentiments, ses faits et gestes. C’était une horrible sensation même, personne ne voulait ressentir cela. Alors non il ne l’accepterait pas, il ne passerait pas là-dessus parce que ça se serait reconnaître qu’il avait des faiblesses et qu’il n’arrivait pas à les surmonter. Ça, ça serait pire encore ! Rien que le penser était horrible alors si ça arrivait vraiment… Non il ne voulait pas l’imaginer, même pas une seule seconde. « T'es quelqu'un de bien Ellio. Alors cette fois, j'm'occupe de toi, comme toi tu n'as jamais cessé de t'occuper de moi. » Ca le touchait vraiment ce qu’elle lui disait. Filippine était vraiment une amie vraie et sincère comme on en trouvait peu de nos jours, il avait de la chance. « J’ai de la chance de t’avoir. » Il lui fit un sourire.

Leurs commandes furent posées devant eux et Ellio commença de suite à manger. C’est qu’il avait terriblement faim depuis son réveil et la nourriture arrivait à venir à bout de tout et n’importe quoi, il n’existait aucune exception. « Mais enfin je ne peux pas être d’accord avec toi, je ne suis pas aussi génial que tu le décris. Ça se saurait sinon. » Voilà il rectifiait un peu la vérité enfin surtout les dires de Filippine dans l’histoire. « [color=saddlebrown)Et si tu veux mon avis, tu es bien plus géniale que moi ![/color] » Il le pensait vraiment et sincèrement, il ne pouvait être plus près de la vérité à ses yeux. « Bon et si on parlait de sujets plus détendus, hein ? Qu’est-ce que t’as prévu aujourd’hui ? »

(c) tears buried.

__________
 

+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



personal informations



MessageSujet: Re: FILLIO X Shake it out   

Revenir en haut Aller en bas
 

FILLIO X Shake it out

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D i s s e n d i u m :: DRAGEES SURPRISES DE BERTIE CROCHUE :: RP-