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 SARATE + comment sortir de là ? (terminé)

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MessageSujet: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Lun 7 Mai - 10:14


Un pas trop à droit et c'était la chute. Vanessa la savait. Elle se retenait à l'appui de la fenêtre qu'elle venait d'enjamber. La corniche sur laquelle elle essayait d'avancer ne mesurait pas plus de six ou sept contièmètres de large. A peine de quoi poser une pied. CLAC « NON » hurla la jeune fille, en sortant brusquement de son sommeil. Mais c'était trop tard la porte venait de claquer, Sarah était de nouveau enfermée pour encore quelques heures. « Mince » pesta-t-elle dans un murmure.

Sarah se frotta les yeux essayant de se rappeler son rêve mais seules quelques images sortaient par petit bout. Le détail qui la choqua le pulus fut le nom dans lequel elle apparaissait, car il était évident que la jeune fille qui allait tomber de la corniche c'était bien elle. Vanessa. Voilà que à peine cinq jours s'étaient écoulés depuis qu'elle avait rencontré Oli et Valenwä, leur souris adoptive, et déjà sa vie était changée. Elle rêvait de son nouveau deuxième prénom. Mais surtout elle rêvait qu'elle marchait sur une corniche ? C'était bien bizarre ça. Et pas normal du tout, une personne saine d'esprit ne peux pas rêver de ça. Un doute sema dans son esprit : la salle était magique. Et en plus de ça elle transformait ses pensées, il n'y avait pas d'autre solution possible. C'était bien trop bizarre pour être vrai.

Elle réfléchit un instant puis sursauta en entendant un bruit. Cela ressemblait à un bruit agacé de quelqu'un qui essaie désespérement d'ouvrir une porte. Ou quelque chose du genre. Lentement et sans faire de bruit elle se releva de moitié et regarda. Oui, près de la porte il y avait bien un garçon qui tentait d'actionner la poignet. Sarah admira son combat pendant quelques secondes puis elle se rassit par terre. Il ne fallait pas qu'il remarque sa présence. La jeune poufsouffle n'avait aucune idée de la raison mais elle trouvait ça plus drôle s'il ne la remarquait pas tout de suite. Elle sourit intérieurement et attendit que le temps passe.

Trois minutes plus tard, la garçon se jetta sur la porte dans un bruit sourd et Sarah s'alarma. « La porte s'ouvrira pas, mais tu peux essayer quand même. » Le secret de Sarah pour ne plus rougir chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un d'inconnu c'était de ne pas regarder la personne en face et de se repeter la phrase trente-six mille fois dans sa tête avant. Et ça marchait ! Presque. Ok. Dès qu'elle avait vu le regard de ce beau jeune homme, Sarah n'avait pu s'empêcher de rougir comme une pivoine. Et pourtant le garçon la regardait juste avec incrédubilité, comme si elle disait une bêtise et rien d'autre. Soufflant pour se donner du courage, Sarah expliqua.

« Ça fait près de  » elle s'arrêta, semblant réfléchir « Il est quelle heure en fait ? » puis secouant la tête, toujours sans le regarder elle reprit.  « Non en fait on s'en fiche. » Elle le regarda, incapable de parler à un sol qui n'était même pas un carrelage uniforme. À peine posa-t-elle son regard sur le jeune homme qu'elle rougit de nouveau. Dépité de son incapacité totale à parler sans rougir elle se relança et fixa le mur avec détermination. « Bref, je suis enfermée ici depuis bien longtemps, il n'y a aucun moyen de sortir de cette pièce. J'ai tout essayé. » Elle réfléchit un instant en se gratant la tête, puis elle le regarda, grossière erreur, en détournant le regard elle demanda.  « Tu as bien du ouvrir la porte, non ? » Il la regarda bizarrement, comme si elle était débile. Ce n'était pas exactement vrai, elle avait juste un cerveau plus lent que la moyenne, voilà tout. Son visage s'éclaira soudain. « Il faut qu'on nous ouvre la porte de l'autre côté ! Victoire, il y a un moyen de sortir d'ici ! Dire que j'étais en train de faire mon testament pour léguer à Valenwä ma collection de chaussette douillette ! » Sarah était repartie dans son monde, toute seule. Elle ne rougissait plus car elle avait oublié la présence du garçon. Elle avait un moyen de sortir de cette salle, c'était tout ce qui comptait. Elle sourit à pleine dent.

Puis retomba sur terre quand son ventre gargouilla. Cela faisait trop longtemps qu'elle s'ennuyait ici, voilà pourquoi elle s'était endormie d'ailleurs. Après une demi-heure à tourner la poignet dans tous les sens et à toquer sur la porte pour voir si quelqu'un ne pouvait pas l'aider, une heure à jouer au pendu contre elle-même -c'est fou comment elle trouvait les mots trop facilement- et une heure à faire des exercices de yoga, Sarah commençait à s'ennuyer. Et du coup, elle s'était allongée contre un mur au fond de la salle. La porte que le jeune homme avait claqué, l'avait reveillé en sursaut. Voilà, la boucle était bouclée, Sarah était enfermée dans la salle et c'était tout ce qu'elle avait fait de sa journée.

Souriant aimablement, la jeune poursuiveuse s'approcha du jeune homme. Elle voulait tester ses limites et les comprendre. Plus elle s'approchait plus elle rougissait mais ce n'était plus pareil qu'avant. Depuis qu'elle s'était rendue compte qu'elle était folle amoureuse de Xander, plus personne d'autre ne comptait autant. Et surtout, plus personne ne l'attirait vraiment. Enfin il y avait toujours Ilyas mais elle avait des photos de lui torse nu qui valaient bien le détour, elle avait une véritable raison ! Rougissant une fois de plus à cette idée, Sarah reporta son attention sur le jeune homme, elle s'était approché un peu trop près et il avait reculé. « Désolée, je, je. » commença-t-elle comme pour s'expliquer. Elle serra les lèvres, elle n'arrive rien à dire. Mais de toute manière comment pouvait-elle formuler une pensée qui n'en n'était pas une ? Oula. Sarah se perdait toute seule dans les méandre de son esprit. Alerte danger. Risque d'explosion. Éclat de rire brutal qui sortit de la gorge de la jeune fille. Oui elle se faisait rire toute seule et alors ?

« Au fait, je m'appelle Sarah Mandleton et je suis à Poufsouffle, et toi ? » demanda inocemment la jeune fille. Directe, mais quitte à s'ennuyer autant avoir de la compagnie. Sarah espérait juste que le garçon serait adorable et gentil avec elle, comme l'avait été Oli. Et puis s'il pouvait être un petit peu fou, ça serait super. Mais violent, ça ce n'était pas cool... sauf que Sarah avait déjà des doutes, vu la façon dont il avait essayé de défoncer la porte. Elle lui offrit un grand sourire et attendit.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mer 23 Mai - 5:37


« Je t'ai dis non, va toi-même chercher ta plume dans la salle de sortilèges Albus, tu crois que j'ai que ça à faire ? » Albus et Pete marchaient tranquillement dans l'un des nombreux couloirs de Poudlard. « S'teu plaît Pete, j'ai entraînement de Quidditch et il faut encore que je m’habille, que je récupère mon balai et toi t'a rien à faire. Allez, t'es mon pote. Moi je le ferais pour toi si ça avait été l'inverse. » Pete leva les yeux en l'air, Albus égal à lui-même lui faisait du chantage affectif et le pire c'est que ça marchait, il était décidément trop faible face à Albus ou pire face à Blake. « Bien t'as gagné mais t'as intérêt à tout déchirer à cet entraînement et surtout pas arriver en retard. Et je t'assure que si moi j'arrive pas à l'heure pour retrouver Violette à la bibliothèque, elle va me flinguait et je peux t'assurer que je te la ferrais bouffer ta plume ! » Pour seule réponse, le jeune Levingston obtint un sourire moqueur du jeune Potter. Les deux garçons se séparèrent alors. Pete partit en direction de la salle de sortilèges située au troisième étage et Albus, lui vers la tour des Gryffondors. Autant dire que ses deux endroits n'étaient pas vraiment situés à côté. Pete n'eut aucun mal à trouver la salle et y rentrer. Une fois à l'intérieur, il ne remarqua même pas la présence de quelqu'un d'autre, il chercha la plume d'Albus à sa place habituelle et la trouva aussi très facilement. C'est tout naturellement qu'il eut le projet de ressortir par-là où il était entré. Il emprisona alors la poignée avec sa main droite, tourna vers la droite mais-là la porte ne s'ouvrit pas ce qui était loin d'être normal. Normalement elle s'ouvrait, c'est ce qu'elle faisait d'habitude. Pourquoi elle s'ouvrait pas d'abord ? En plus il était préfet pourquoi il avait pas une clé de chaque pièce ? Pete commença alors à s'exciter sur la porte, cherchant désespérément à l'ouvrir. Il secoua la poignée dans tous les sens, la tirant de haut en bas également, essayant des mouvements rapides et d'autres plus lents mais rien n'y faisait. Cette porte restait désespérément fermée. « Non, non il faut que je sorte, Violette va me tuer. » Une dernière et ultime possibilité vint alors à Pete : défoncer la porte tout simplement. Il recula d'environ dix mètres, respira un bon coup et fonça droit dans la porte mais rien, la porte ne s'ouvrit pas. Et en plus voilà qu'il avait une douleur cuisante à l'épaule droite. Il avait limite envie de crier ou en tout cas de pester contre cette porte, de la traiter de tous les noms. La malheureuse le retenait enfermé alors qu'il était attendu ailleurs. Finalement puisqu'il ne pouvait rien faire, il se laissa tomber le long de la porte, assis par terre marmonnant des reproches envers Albus, la porte et le reste du monde.

« La porte s'ouvrira pas, mais tu peux essayer quand même. » Une voix, était-ce encore une hallucination ? Le premier symptôme du début de la fin ? Oh non, il était vraiment trop jeune pour mourir, voilà qu'il manquait d'eau et il n'y avait pas de nourriture et si ça se trouve on ne le retrouverait pas avant des siècles et oh... En faite il se rendit compte qu'il y avait une fille devant lui qui lui ne semblait pas totalement inconnue. Oui, il l'avait vu quelque part il en était pratiquement sûr. Mais elle était là depuis quand ? Et pourquoi elle lui avait pas dit qu'une fois rentré, tu pouvais pas ressortir. Est-ce qu'elle était genre... attardée ou juste stupide ? Non mais parce qu'il se posait la question. Excusez-le mais il est énervé, contrarié et il a encore mal à son épaule. « Ça fait près de » Pete continuait de le regarder avec crédulité. « Il est quelle heure en fait ? » Okay c'était officiellement grave, cette gamine qui semblait peser au maximum trente kilos tout mouillés avait l'air complètement paumée. Ça lui faisait un peu peur en faite... « Non en fait on s'en fiche. » Il remarqua qu'en croisant son regard, elle rougissait, c'était mignon même si ça ne lui faisait pas grand chose. A la base, Pete n'était pas un sentimental bien qu'il soit devenu un peu de la guimauve depuis quelques temps. Mais bon à chaque situation, un comportement approprié. « Bref, je suis enfermée ici depuis bien longtemps, il n'y a aucun moyen de sortir de cette pièce. J'ai tout essayé. » Super, il était ravi de le savoir. Et s'ils sautaient par la fenêtre ? La salle de sortilèges était au troisième étage c'était encore faisable... Quoique la gamine n'y survivrait jamais, elle avait l'air si fragile et lui il se ferait mal quand même. Il gardait cette solution si vraiment il n'y avait plus rien d'autres à faire. « Tu as bien du ouvrir la porte, non ? » Il la regarda avec son regard qui dit : « Non je suis arrivé là en volant ! T'as pas vu, je me suis introduit par une petite fissure avec mes ailes d'anges. MAIS BIEN SUR QUE J'AI OUVERT LA PORTE POUR ENTRER, BANANE ! » Non mais déjà qu'il la trouvait pas fine, là ça avait l'air d'empirer. Il ne l'aimait déjà pas. C'était vraiment mal parti entre eux. « Il faut qu'on nous ouvre la porte de l'autre côté ! Victoire, il y a un moyen de sortir d'ici ! Dire que j'étais en train de faire mon testament pour léguer à Valenwä ma collection de chaussette douillette ! » Pete se retint de sa frapper la tête. Sérieusement tout ça parce qu'on pouvait ouvrir la porte de l'extérieur,elle pensait qu'ils étaient sauvés ? C'était le début du week-end, quelqu'un n'allait peut-être pas passé avant lundi ! Qu'est-ce qu'ils allaient faire d'ici là, hein ? Se regarder dans le blanc des yeux en mourant de faim ? Jouer à pierre, papier, ciseaux ? Non parce qu'ils avaient vraiment rien à faire. En plus il était préfet, il avait ses rondes à faire, Violette l'attendait, demain il devait passer un long moment avec Blake. Non décidément rester enfermé dans une salle de cours vide et froide avec une gamine qui semblait complètement idiote, non merci. Tout ça c'était la faute d'Albus de toute manière, s'il avait été cherché sa plume c'est lui qui serait enfermé. A chaque fois, c'était Pete qui avait les emmerdes, à chaque fois. On pouvait l'appeler définitivement Monsieur poisse.

Voilà que cette folle s'approchait de lui. C'est bon cette fois c'était la fin, elle allait essayer de le manger, de le violer ou une autre torture encore dont il ne voulait même pas donner les noms. Certes il était plus fort qu'elle mais il fallait toujours se méfier des petites créatures. Vous voulez un exemple ? Gollum dans le Seigneur des Anneaux, Yoda dans Star Wars... Ouais faîtes attention, vous pourrez pas dire qu'on vous avait pas prévenus ! Par réflexe il se mit à s'éloigner d'elle le plus loin possible. « Désolée, je, je. » Elle s'excusait, bizarre, un psychopathe ne s'excusait pas en général quoiqu'il y avait des exceptions à tout. Elle avait beau avoir l'air mignonne, Pete se méfiait étrangement de son interlocutrice. Méfiant est son troisième prénom. « Au fait, je m'appelle Sarah Mandleton et je suis à Poufsouffle, et toi ? » Mandleton, ok il voyait qui elle était. Blake et Albus lui avaient déjà parlé de cette Poufsouffle qui était « adorable » selon leurs propos. Ben ils avaient oublié de préciser que c'était quand même un cas. Non mais bon au bout d'un moment il fallait être réaliste, peut-être que c'était méchant mais Pete n'avait pas forcément la même facilité que Blake et Albus pour se faire des amis et surtout pour apprécier les gens. Enfin Pete lui répondit sur un ton qui montrait bien qu'il est un peu désintéressé par la conversation et donc indirectement par la jeune fille. « Levingston, Pete Levingston. » Il n'avait même pas fait l'effort de la regarder pour lui répondre. Oui il était pas de bon poil là et c'était la pauvre Sarah qui allait devoir subir sa mauvaise humeur. « Et je suis à Gryffondor comme l'indique mon blason. » Ok il était pas obligé de préciser pour le blason mais bon il se demandait si elle était aveugle aussi. Non elle l'avait regardé et avait rougi. Elle faisait peut-être pas attention aux personnes en faite, juste à des choses futiles.

Pete avait prévu de rester silencieux jusqu'à ce qu'ils sortent ce qui pourrait certes prendre du temps mais finalement il craqua car une question lui démangeait le bout de la langue : « Je peux te poser une question ? Pourquoi, t'as pas bloquer la porte quand je suis rentré ? Ou que tu m'as pas dit de la laisser ouverte ? Non mais sérieusement je sais pas ça me paraît tellement... logique. » En même temps elle lui avait demandé s'il avait ouvert la porte alors elle ne pourrait sûrement pas répondre à sa question. Oui chercher à avoir des explications avec Sarah allait sûrement échouer, il fallait qu'il fasse avec. Voyant qu'elle ne répondait toujours pas alors que ça faisait bien une bonne minute qu'il avait poser sa question, il reprit la parole : « Tu sais quoi ? Laisse-tomber, de toute façon on est enfermé ici, on peut plus rien y faire. Autant ne pas ressasser le passé. » A moitié défaitiste, pessimiste, vous avez parfaitement cerner ce cher Levingston, messieurs dames ! « Mouais je vais me faire tuer si on ne sort pas très vite. »

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mar 3 Juil - 4:04


« Levingston, Pete Levingston. » Hum, c'était donc ça son prénom. Elle sourit mais ne dit rien. Parce que ce nom de famille ne lui disait tout simplement rien. Elle était sûre de n'avoir jamais parlé avec un Levingston et de ne l'avoir jamais rencontré. De toute manière sa tête lui disait rien et vu qu'il avait pas l'air poufsouffle, il était dans une autre maison, une autre année et pas dans une équipe de quidditch, voilà tout. Elle lui avait sourit pour ne pas avoir l'air méchante mais en fait elle cherchait dans son esprit parce que Pete ça lui disait quelque chose quand même. Mais d'où pouvait-elle le tenir ? Ralala, cherche dans ta mémoire Sarah, tu peux y arriver. « Et je suis à Gryffondor comme l'indique mon blason. » Elle regarda le blason, non pas pour vérifier mais plutôt parce qu'il fallait qu'elle pose ses yeux quelque part autre que sur son visage pour ne pas rougir. Gryffondor donc. Quelle année ? Et pourquoi ce nom lui disait-il quelque chose que diable. Ce n'est pas normal, elle n'avait aucune mémoire des noms et des images dont si Pete lui parlait, c'était forcément que quelqu'un lui en avait beaucoup parlé. Ou pas. Tant pis. « Je peux te poser une question ? » La phrase du garçon la sortit de ses pensées. Elle le regarda avec des yeux ronds puis se rendit compte que ce n'était pas poli et lui sourit pour qu'il continue. « Pourquoi, t'as pas bloquer la porte quand je suis rentré ?» Mais, elle lui avait dit, enfin elle avait hurlé 'non' quand la porte c'était fermée, c'était déjà pas mal, fallait pas trop en demander. « Ou que tu m'as pas dit de la laisser ouverte ? Non mais sérieusement je sais pas ça me paraît tellement... logique» Sarah rougit et baissa la tête, ouais bah elle dormait c'était pas de sa faute. Elle avait honte, elle ne le connaissait pas et voilà qu'elle le décevait déjà. Comment était-ce possible d'être aussi cruche, c'était pas de sa faute pourtant si elle n'avait pas été éveillée à temps... Elle « Tu sais quoi ? Laisse-tomber. » Oh bah dit comme ça, c'était peut être mieux, mais elle voulait se justifier elle. « De toute façon on est enfermé ici, on peut plus rien y faire.» Oui, c'est pas faux, on ne peut plus sortir mais au moins on peut rentrer, c'est toujours un bon début ça. Mais on peut faire plein d'autres trucs, ya des coussins au bout de la pièce et ya des livres et … « Autant ne pas ressasser le passé.» Sarah était étonnée par la façon dont le jeune homme parlait, c'était pas si grave quand même, ils étaient justes enfermé dans une salle voilà tout, ya bien quelqu'un qui entrerait à un moment ou un autre tout de même ! « Mouais je vais me faire tuer si on ne sort pas très vite. » Ah, ça c'était tout de même plus embêtant. Surtout que s'il se faisait tuer il risquerait de la blâmer elle et la jeune fille n'avait pas besoin de ça en ce moment, il fallait bien se l'avouer.

« Pas cool. » murmura la jeune fille, en réponse à la dernière phrase du jeune homme. « Mais sinon, j'ai une raison pour laquelle je ne t'ai pas dit. » Elle ne savait pas comment amener le sujet, il la regardait presque avec dégout ou étonnement, comme si elle était trop bizarre pour être abordée, comme si elle n'était pas normale du tout. OK elle n'était pas normale du tout mais quand même. Elle aimait bien les gens elle, Sarah ne voulait du mal à personne. « En fait tu vas rire. » elle regarda le jeune homme et s'empressa de rajouter « ou pas mais … » elle n'osait pas regarder le gryffondor pendant qu'elle parlait, elle était trop timide et trop peu sûre d'elle pour ça. « je me suis endormie. » Pas de réaction. C'était plutôt bon ou mauvais signe ça ? Elle ne relevait toujours pas la tête, il vallait mieux éviter, alors elle continua à parler. « En fait ça fait plus de trois heures que je suis enfermée et je me suis occupée comme j'ai pu mais au bout d'un moment j'en ai eu marre et vu que ya des tas de coussins là-bas bah, je me suis endormie. Désolée vraiment, et quand tu es rentré bah j'ai sursauté et j'ai crié 'non' mais je crois que c'est la porte qui, en claquant, m'a reveillée. » Elle partit s'asseoir sur la table derrière elle, quitte à rester ici autant être bien installée. Et puis elle mourrait d'envie de satisfaire sa curiosité. « Tu vas te faire tuer par quiiii si tu sors pas ? » Elle attendit un peu, compta dans sa tête, releva les yeux vers le jeune homme, rien. Il ne parlait pas, ne la regardait pas. Elle leva les yeux au ciel.

Si elle ne parlait pas elle allait finir par s'ennuyer de nouveau voir s'endormir une seconde fois, mais elle était trop timide pour parler à cet inconnu. AU DIABLE sa timidité, tant pis. Elle inspira un grand coup et parla. « Eh bah, t'es toujours aussi causant que ça d'habitude ? Non mais tu sais ya personne qui passe dans ce couloir, tient je sais même pas ce que je fais ici moi, j'ai du me perdre, bref, ya personne qui va rentrer pour nous sauver, donc à moins que tu ne sois extrêmement doué en magie pour nous sortir de là, c'est mort. » Elle fit mine de bouder puis se reprit. « Autant faire connaissance puisqu'on est coincé là non ? » Sarah n'attendit même pas qu'il décide de parler et continua son petit discours. « Au fait, monsieur le rabat-joie, on a pas des amis en commun, ton prénom me dit quelque chose mais j'ai aucune idée d'où il peut me venir. » Et là elle se tut réellement, attendant une réponse de la part du jeune homme. Il allait bien finir par parler tout de même, ou au moins il finirait par changer de position, parce qu'au bout d'un moment c'est chiant d'être toujours debout. Laissant ses jambes balancer dans le vide, Sarah sourit à pleines dents. C'était à lui de jouer maintenant !

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Jeu 13 Sep - 22:45


Pete commençait déjà à imaginer les différentes façons dont pourrait procéder Violette pour le tuer et dans tous les cas ce n'était pas réjouissant pour Louis. Non étrangement ça finissait mal pour lui à chaque fois car il mourrait dans d'atroces souffrances, il n'avait même pas le droit à une mort digne et rapide. Pauvre garçon il faisait là ! Tout ça pour quoi ? Parce qu'il avait eu le malheur de tomber sur Sarah Mandleton, la terrible ! Prenez garde messires, cette petite chose semblait inoffensive mais dès que vous l'approchiez, seules des catastrophes vous tombez dessus... Elle était plus dangereuse qu'une bombe atomique, une maladie infectieuse ou une armée de gnomes en colère. Fuyez-là vite si vous veniez malheureusement la croiser au détour d'un couloir, vous aurez peut-être des chances de survivre. Enfin si vous êtes prudents... « Pas cool. » Sans blague ! S'essayait-elle à l'humour ou disait-elle des trucs débiles naturellement ? Non mais franchement, évidemment que c'était pas cool. C'était pas un scoop ça, y avait pas besoin de le préciser ! Elle était vraiment agaçante cette gamine et s'il la remettait bien c'était la meilleure amie de Janet. A elles deux, les conversations devaient valoir le détour... « Mais sinon, j'ai une raison pour laquelle je ne t'ai pas dit. » Il était vraiment curieux d'entendre ça. Il avait le pressentiment que ça allait encore quelque chose de phénoménal ! Elle avait sûrement une très bonne raison et il comprendrait qu'il avait été idiot de l’engueuler... Ouais ça serait sûrement pas demain la veille ! Il n'était pas cruel, il était fatigué et de mauvaise humeur c'était différent. Surtout que la jeune Poufsouffle lui donnait tous les éléments nécessaire à sa destruction par le préfet des Gryffondors. C'était pas volontaire très certainement mais ce n'était pas malin, elle allait en subir les conséquences bien assez vites, on pouvait même dire que ça avait déjà commencé vu comment il attaquait fort. « En fait tu vas rire. » Non il ne croyait pas. Là il était au maximum, c'était-à-dire qu'il ne pourrait pas sourire plus et donc rire. La gamine se trompait. « ou pas mais … » Elle avait du le voir à sa tête. Au moins comme ça elle ne continuerait pas sur cette absurdité. C'était mieux pour eux deux. Non parce qu'il faudrait pas que Pete devenait violent, c'était pas son genre mais à force d'être enfermé avec elle, ça pourrait très bien arriver... « je me suis endormie. » Et ? Où était la pertinence ? Elle s'était endormie mais quand il était rentré il avait fait du bruit, il doute que ça n'a l'est pas réveillée. Ce n'était pas une excuse qui allait tout arranger. Pete ne changerait pas ses positions à cause de ça. « En fait ça fait plus de trois heures que je suis enfermée et je me suis occupée comme j'ai pu mais au bout d'un moment j'en ai eu marre et vu que y a des tas de coussins là-bas bah, je me suis endormie. Désolée vraiment, et quand tu es rentré bah j'ai sursauté et j'ai crié 'non' mais je crois que c'est la porte qui, en claquant, m'a réveillée. » Très belle histoire qui malheureusement ne pouvait calmer les nerfs et la colère du jeune lion. Elle s'était endormie et c'était une faiblesse de sa part, une faute même. On s'endormait pas avant d'avoir quitté ce genre de lieu sauf si on tombait de fatigue. Il ne se serait jamais endormi au bout de deux malheureuses heures ou peu importe le temps qu'elle avait attendu. Sarah Mandleton était donc une faible et ceci ne permettait pas à Pete de l'apprécier un peu plus. Non bien au contraire, il la dépréciait d'avantage. A croire qu'elle faisait tout de travers et tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il ait une mauvaise opinion d'elle. « Tu vas te faire tuer par quiiii si tu sors pas ? » Le coup de grâce. Pete ne prit même pas la peine de la regarder et encore moins de lui répondre. Il resta là, silencieux la trouvant insignifiante. Ca l'intéressait donc de savoir qui allait le tuer ? Comme s'il allait lui raconter sa vie. Pete Kellan Levingston était loin d'être le genre de personne qu'on pourrait qualifier de bavard. Non c'était même un être taciturne que beaucoup trouvé coincé et chiant. A toutes ses personnes, Pete leur disait tout simplement d'aller se faire voir.

Le silence commençait à s'installer, enfin du calme ! Pete ne pouvait pas être plus enchanté. Le silence était encore plus agréable quand vous aviez été confronté à la douce voix de Sarah Mandleton. Mais ça ne durait jamais bien longtemps, non elle revenait toujours à la charge. Souvent au moment où vous vous y attendiez le moins... « Eh bah, t'es toujours aussi causant que ça d'habitude ? Non mais tu sais ya personne qui passe dans ce couloir, tient je sais même pas ce que je fais ici moi, j'ai du me perdre, bref, ya personne qui va rentrer pour nous sauver, donc à moins que tu ne sois extrêmement doué en magie pour nous sortir de là, c'est mort. » Elle osait lui parler comme ça ? Elle croyait que ça allait arranger la situation ? Drôle façon de penser, Pete aurait très bien pu lui lancer un petit bloclangue pour la faire taire et ne plus devoir l'entendre mais il se retint, il prit sur lui. Pas la peine de s'énerver à cause d'une gamine. En tout cas tout le monde ne pouvait pas être comme elle, il fallait que certaines personnes soient silencieuses sinon on ne s'en sortirait jamais ! Pete s'apprêtait même à lui dire ce qu'il pensait mais elle le prit de court : « Autant faire connaissance puisqu'on est coincé là non ? » Oh mais oui bien sûr, c'était tellement une bonne idée... LOL. C'est vrai pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Il rêvait d'être lié comme les deux doigts de la main avec elle. Ils se feraient des soirées manucure et tout, ça serait tellement bien. « Au fait, monsieur le rabat-joie, on a pas des amis en commun, ton prénom me dit quelque chose mais j'ai aucune idée d'où il peut me venir. » Sa question était plus intelligente que ce qu'elle avait dit auparavant ce qui eut pour effet d'intéresser un peu le jeune homme. Après tout peut-être que s'il lui répondait, elle lui ficherait une bonne fois pour toute la paix. Et franchement c'est tout ce qu'il demandait. Ce n'était pas non plus grand chose... C'est donc pour cela que d'abord il s'assit par terre, il releva la tête en direction de la jeune femme et lui répondit : « Il me semble qu'on est quelques amis en commun... T'es proche de Janet, non ? Janet Bunrrow, c'est ma voisine, on se connaît bien. Et sinon il me semble que tu connais aussi Albus Potter et Blake Cauldwell, se sont mes meilleurs amis. » Il s'arrêta, elle en savait déjà bien assez. Non mais parce qu'il avait peur qu'en lui parlant de personnes qu'ils connaissent tous les deux, elle lui parle d'eux pendant longtemps. Il aimait parler de Janet, Albus et Blake ce n'était pas le problème. Le problème était que Sarah aimait trop parler à ses yeux. « Et excuse-moi de te le dire mais certes je ne suis pas très causant mais toi tu l'es trop ! Depuis que je suis là tu ne fais que parler, parler et parler encore ! Si tu veux mon avis, il faut que tu apprennes à tenir ta langue un peu plus souvent. » Le tact légendaire de Pete l'avait abandonné aujourd'hui. Oui on ne pouvait pas dire qu'il soit tendre avec la douce Sarah. Tant pis.

Au moins sa phrase avait eu le don de calmer la jeune fille car il lui semblait qu'elle était un peu décontenancée par ses paroles. Bien, c'était une bonne chose. Il avait peut-être trouvé le bon moyen pour calmer ses ardeurs : être direct. « Sincèrement trop parler ça n'est jamais bon. Surtout en présence de personnes que tu ne connais pas personnellement. Je pourrais te vouloir du mal, te demander pleins de choses sur toi et les raconter à n'importe qui, te diffamer ou ce genre de choses. Je ne pense pas que tu veuilles avoir des problèmes, non ? Alors fais plus attention ! » Il ressemblait à un grand-frère ou à un mentor mais au fond elle n'était pas méchante cette gamine, elle manquait juste de maturité, de réserve et sûrement d'un peu de jugeote mais bon elle n'était pas méchante. Il aurait pu plaisanter avec elle peut-être s'il avait été de meilleure humeur mais vu que ce n'était pas le cas, elle allait devoir faire avec. A chacun ses problèmes mais Albus n'avait qu'à bien se tenir, Pete allait s'occuper de lui dès qu'il sortirait d'ici et après avoir été voir l'aînée des Bunrrow.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Dim 30 Sep - 6:19


« Il me semble qu'on est quelques amis en commun... T'es proche de Janet, non ? » JANET. JA-NET. Sa meilleure amie. Comment avait-elle pu être aussi cruche ? Oublier l’amoureux de sa meilleure amie, jamais on avait fait pareille ânerie. Oui maintenant tout lui revenait ! Le garçon était un gryffondor, beau qu’elle avait dit. Sarah projeta son regard sans ménage sur le corps du jeune homme face à elle. Certes il n’était pas moche, plutôt beau garçon, cependant elle préférait de loin Xander, mais c’était une proie inaccessible. Elle soupira. « Janet Bunrrow, c'est ma voisine, on se connaît bien. » Sarah sourit à la remarque. Ils se connaissaient bien et … c’était tout ? Sarah voulait en savoir plus ! Curieuse qu’elle l’était. Elle sourit intérieurement, si seulement elle avait imaginé un jour être enfermé avec Pete l’amoureux de sa meilleure amie ! Quelle drôle de situation ! « Et sinon il me semble que tu connais aussi Albus Potter et Blake Cauldwell, se sont mes meilleurs amis. » AH BAH VOILA. C’était Albus qui lui en avait parlé dernièrement, car malheureusement Janet n’avait jamais rien de bien nouveau à expliquer à Sarah, alors du coup Albus lui en parlait plus souvent car le garçon aimait bien confier ses petits problèmes à la timide Sarah muette comme une tombe. D’ailleurs c’était fou qu’elle n’ait jamais fait le lien entre les deux. Elle se mordit la lèvre en se sentant un peu bête mais tant pis. « Et excuse-moi de te le dire mais certes je ne suis pas très causant mais toi tu l'es trop ! » Sarah baissa les yeux et rougis. C’était fou comment elle avait changé, avant jamais on ne lui aurait dit cela si on ne la connaissait pas. Enfin, les gens qui lui disaient qu’elle parlait trop était généralement ses amis donc ce n’était pas grave, elle faisait la conversation pour deux. Personne ne lui avait reproché de la sorte. Elle n’ouvrit plus la bouche. « Depuis que je suis là tu ne fais que parler, parler et parler encore ! Si tu veux mon avis, il faut que tu apprennes à tenir ta langue un peu plus souvent. » Ses yeux s’ouvrirent en grand et elle se mordit les lèvres pour ne plus parler. Il ne fallait pas qu’elle parle, si jamais Pete venait à la détester parce qu’elle parlait trop, Janet ne lui pardonnerait pas et Albus serait déçue de son amie.
« Sincèrement trop parler ça n'est jamais bon. Surtout en présence de personnes que tu ne connais pas personnellement. Je pourrais te vouloir du mal, te demander pleins de choses sur toi et les raconter à n'importe qui, te diffamer ou ce genre de choses. Je ne pense pas que tu veuilles avoir des problèmes, non ? Alors fais plus attention ! » Sarah fut choquée. Des gens faisaient réellement cela ? Des personnes étaient foncièrement méchantes au point de demander des informations personnes pour se moquer ? Et diffamer qu’est-ce que cela voulait dire d’abord ? Elle allait le lui demander mais elle se rappela qu’elle ne devait plus parler. Elle acquiesça et fit mine de se fermer la bouche avec une clef qu’elle jeta loin derrière elle dans un mouvement brusque puis elle alla s’asseoir un peu plus loin. Comme ça elle ne dérangerait pas le jeune homme. Elle s’assit et se contenta de l’observer faire des allers retours vers la porte et autres choses du même style. Sarah qui y était enfermées depuis trois bonnes heures maintenant savait bien qu’il n’y avait pas de moyen d’en sortir et elle avait presque envie de rire cependant chaque fois qu’elle croisait le regard du brun elle voyait sa colère et son énervement alors elle n’osait pas l’énerver encore plus.

Seulement la patience de Sarah est loin d’être infinie et au bout de sept minutes –qui lui avait paru plus de cent ans– elle s’exprima à voix haute. « Je m’ennuiiiie. » Avant même qu’elle ne sentisse le regard mécontent du gryffondor plonger vers elle, la jeune poufsouffle avait mis ses deux mains sur sa bouche pour s’empêcher de parler et murmurait à une vitesse impressionnante « Pardon, désolée, je voulais pas, pas fait exprès, je dirais plus rien, pardon, pardon. Chut. Désolée. Oups. TAIS TOI. » La force de volonté de la jeune fille fini par gagner et elle se tut. Elle se donna intérieurement une gifle d’ailleurs. Elle n’osait poser son regard sur Pete, qu’allait-il penser d’elle maintenant ? Elle ne voulait vraiment pas qu’il la déteste, ce n’était pas chouette. Parce que si Pete n’aimait pas Sarah, il n’accepterait sûrement pas qu’elle soit la demoiselle d’honneur de Janet à son mariage et ça c’était très embêtant. Après une nouvelle série de minutes en silence, la poufsouffle n’y tenant plus, ouvrit la bouche. « Tu me détestes ? » C’était à moitié une question, à moitié une affirmation. Cela se sentait bien qu’il n’aimait pas Sarah et elle s’en voulait, elle voulait arranger cela, mais elle ne devait pas parler et c’était dur de se faire aimer sans rien dire. Enfin Sarah avait du mal à imaginer une amitié basée sur du silence. Elle réfléchit profondément pour envisager la chose mais c’était trop bizarre. Elle allait lui dire d’ailleurs, puis elle se souvint de la raison qui lui avait fait envisager ce type d’amitié alors elle referma la bouche une nouvelle fois.

« Moi je t’aime bien, enfin là t’es pas très gentil, mais tout le monde m’a dit que t’étais quelqu’un de super, Albus me parle souvent de toi en plus, alors je suppose que t’es pas tous les jours comme ça et oui je me tais pardon. » Cette fois-ci la jeune fille sera définitivement ses lèvres pour ne plus parler, elle allait y arriver pour de bon puisqu’elle avait fini ce qu’elle avait à dire. Après tout, qu’est-ce qu’elle pouvait rajouter si ce n’est des excuses parce qu’il venait de lui dire d’arrêter de dire ses sentiments et autres choses personnelles : ce qu’elle venait de faire ? Elle était irrécupérable mais c’était Sarah alors il fallait s’y faire. Elle espérait au fond de son cœur que le jeune homme finirait un jour, pas ne plus la haïr mais elle n’avait pas énormément d’espoir.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mar 11 Déc - 10:57


Le silence. Mon Dieu que c'était agréable, cette gamine avait du potentiel s'il s'en occupait. N'y voyait pas des pensées malsaines ! Non il voulait dire que s'il la prenait sous son aile quelques semaines, il freinerait sa maladresse et elle ne serait plus jamais une vraie pipelette. Elle serait bonne à marier après ça. C'était une blague bien sûr mais ça montrait bien la direction qu'il aurait pris. Le problème était qu'il n'aurait sûrement pas la patience et il avait déjà ses petits problèmes à s'occuper. Non et puis ce n'était pas comme s'il avait l'envie ou le goût de l'aider. En plus si ça se trouve, tout un tas de personne adoraient ce genre de personnes, le style de Sarah. Chacun ses goûts. Heureusement pour lui, Blake n'était pas comme ça. Même s'il faut bien que ça soit clair dans chacune des têtes, Pete n'avait envisagé Sarah comme potentielle petite amie ou ne serait-ce conquête... Il n'était pas pédophile ! Ils n'avaient qu'un an d'écart et il avait déjà fait pire, exemple Noah, mais dans son attitude, elle faisait bien plus jeune ! Et puis, non ce n'était pas du tout son style. C'est pas qu'elle était moche, non elle était plutôt jolie même mais... c'était tout le reste ! Non et puis c'est vrai comme il n'était pas de bonne humeur, ça n'aidait pas à la possibilité qu'il l'apprécie. « Je m’ennuiiiie. » Oui bah lui aussi mais il ne le faisait pas savoir à tout le monde. Décidément, il avait vraiment du mal. « Pardon, désolée, je voulais pas, pas fait exprès, je dirais plus rien, pardon, pardon. Chut. Désolée. Oups. TAIS TOI. » Elle lui disait de se taire ? Il devait bien admettre qu'il avait vraiment du mal à la suivre. Mais aussi elle ne tenait pas en place, parlait tout le temps et trop, comment pouvait-on suivre une pareille fille ? On ne pouvait pas, c'est tout. Du coup il ne savait pas quoi dire et voyant que la jeune fille n'ajoutait rien, Pete se dit qu'il n'avait qu'à faire comme si ça n'avait pas exister. Faire que les choses n'existent pas ça vous permettait de vous simplifier la vie, vous n'imaginez même pas ! Quelque chose qu'on a pas envie ou qui ne nous plaît, hop on fait comme si ça n'avait pas existé. Bon c'était une manière assez lâche de procéder mais c'était une manière comme une autre. « Tu me détestes ? » Pete se sentit soudainement coupable. Elle avait dit ça sur un ton aux accents tristes voir mélancoliques. Oui et non. En ce moment il ne la portait vraiment pas à son cœur mais de là à la détester, c'était peut-être un peu fort. Pete n'était pas quelqu'un de foncièrement méchant.

« Moi je t’aime bien, enfin là t’es pas très gentil, mais tout le monde m’a dit que t’étais quelqu’un de super, Albus me parle souvent de toi en plus, alors je suppose que t’es pas tous les jours comme ça et oui je me tais pardon. » Ces paroles firent plaisir à Pete pour plusieurs raisons. Déjà Albus l'adulait c'était déjà évident. Pete avait toujours eu des doutes mais là il en avait la preuve vivante que son meilleur ami l'adorait. C'était réciproque. Non mais en plus qu'il parle souvent de lui c'était une bonne chose. Pete parlait aussi beaucoup de lui mais bon voilà on ne va pas rentrer dans ce débat sans fin. De plus tout le monde avait dit à cette petite jaune qu'il était super, c'était pas génial ça ? Pete avait la côté et soyons honnêtes, tout le monde voulait être populaire. Pete l'était sans vraiment faire d'effort... A part bien sûr avoir charmé une tonne de demoiselles par le passé. Oui c'est vrai qu'en y repensant, il s'était donné du mal pour plaire même si le but premier n'était pas de devenir populaire. Non comme on le sait, le but premier avait été d'oublier son amour pour sa meilleure amie Blake Cauldwell, sans grand succès... Mais d'un côté tant mieux quand on connaît la suite. Cependant d'un autre côté, la jeune Mandleton était en train de lui faire des reproches. Oui elle le trouvait désagréable et méchant et ça, ça ne plaisait pas du tout au jeune homme. Qui était-elle pour lui faire des critiques ? Elle pensait vraiment qu'avec cette technique, elle allait mettre Pete dans sa poche ? EUH... NON ! (Les fans de Ma Famille D'abord se reconnaîtront).

Pete détendit alors encore une fois ses muscles et posa son regard sur Sarah. Son regard était neutre mais il avait quand même une caractéristique un peu froide. C'était comme ça, Pete avait une certaine prestance qui le rendait autoritaire, distant et froid. Quand on le connaissait, on savait que c'était un amour... Enfin tout est relatif mais vous comprenez le principe. Cependant aux premiers abords, Pete n'était pas quelqu'un de convivial. Oui ce n'était pas quelqu'un à qui on cherchait des ennuis. « Je te déteste pas Sarah, n'exagère pas. C'est juste que tu... tu m'exaspères oui et je dois bien avouer que tu me tapes sur le système en ce moment. » Pete fit une pause. Il n'y allait pas avec le dos de la cuiller c'est le cas de le dire mais autant être franc. « Tu t'ennuies ? Moi aussi mais dans la vie faut être patient et tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu t'es endormie, tu n'as pas prévenu pour la porte. » Et prends ça encore dans tes dents. Pete n'était même pas désolé de lui parler comme ça, non. Il était fatigué, sur les nerfs et il prenait rarement des pincettes. Il l'endurcissait comme il le faisait avec Vanity (t'as vu cette dédicace ;p) « Et Sarah, il faut que tu grandisses. Peut-être que tu trouves que je ne suis pas gentil, non je ne le suis pas. Pourquoi ? Parce que ça n'a pas d'intérêt, il n'y a pas de raisons pour que je sois gentil. Ca ne veut pas pour autant dire que je déteste. Tu as une vision bien trop manichéenne des gens. »

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Jeu 28 Fév - 11:09


Le regard que le jeune homme posa sur la poufsouffle lui glaça le sang. Pour certain il pouvait avoir l’air neutre, pour d’autre c’était un défi, pour d’autre encore ç’aurait pu être de l’ignorance, mais pour Sarah c’était un regard froid et pénétrant. Le regard de quelqu’un qui en a marre et plus encore et qui ne peut se débarrasser de ce qui l’encombre, en l’occurrence, c’était Sarah elle-même qui gênait. « Je te déteste pas Sarah, n'exagère pas. » Sarah soupira de soulagement. Il ne la détestait pas ! Son regard traumatisant était déjà oublié, Sarah revivait peu à peu. Elle n’était pas haïe. Chouette. Albus la garderait en vie et la considérerait toujours comme une amie. Janet ne lui en voudrait pas. Ouf. Ses muscles se détendaient, elle osa même s’appuyer sur le dossier de sa chaise. Elle était totalement détendue maintenant. « C'est juste que tu... tu m'exaspères » Ah, bon. Ce n’était pas encore gagné. Elle rougit. Il la critiquait ouvertement et elle ne trouvait qu’une seule chose à faire : s’excuser timidement par des rougissements exagérés. Irrécupérable cette petite. Seulement que pouvait-elle y faire ? Ce n’était pas facile pour elle, on ne lui avait jamais dit aussi crûment. Enfin peut-être bien que si, mais c’était généralement pour se moquer elle. Jamais elle n’avait entendu cela d’une voix aussi calme et posée que celle de Pete. « Oui et je dois bien avouer que tu me tapes sur le système en ce moment. » Oh. Elle baissa les yeux au sol, prête à pleurer. Elle qui voulait si bien faire. Elle souhaitait de tout son cœur, elle avait prévu d’être la demoiselle d’honneur de Janet, comment pourrait-elle occuper ce poste si jamais le marié ne pouvait la supporter ? Elle était foutue. Elle allait rater le mariage de sa meilleure amie, de l’amour de sa vie, de sa Janet adorée, de … oui on a compris.

« Tu t'ennuies ? » Elle hocha vivement la tête, bien sûr qu’elle s’ennuyait. Pendant un court instant elle osa espérer qu’il lui propose quelque chose, histoire de se divertir un peu. « Moi aussi » Elle déchanta bien vite. Vlan, prends-toi ça dans ta face. « tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu t'es endormie, tu n'as pas prévenu pour la porte. » Une deuxième claque violente dans ses dents. Pete ne mâchait pas ses mots. Elle s’en voulait terriblement. Elle se donnerait bien des claques, pourquoi n’avait-elle pas veillé à la porte ? Pourquoi avait-elle eu sommeil pile au moment où il ne le fallait pas ? Elle ratait tout ce jour-là et en plus elle n’arrivait pas à se taire et Pete la haïssait. Ah non ! elle avait au moins réussit ça, il ne la haïssait pas, il ne pouvait juste pas la supporter. C’était un bon début. Malgré elle, la fillette réussit à sourire. Tout n’était pas perdu, elle allait rester optimiste, il le fallait « Et Sarah, il faut que tu grandisses » Elle releva la tête intriguée. Grandir ? Qu’est-ce que cela signgifiait ? Enfin elle comprenait le sens premier, mais on ne grandit pas parce qu’on l’a décidé, c’est tout un long phénomène qui se crée en fonction du temps. Elle ne pouvait pas se dire ‘tiens aujourd’hui je veux prendre dix centimètres’ et bam. Si ? « Peut-être que tu trouves que je ne suis pas gentil, non je ne le suis pas. » Elle sourit. Ils étaient au moins d’accord sur un point. Enfin si, il était sûrement gentil, sinon il n’aurait pas une amoureuse, ni Janet, mais aujourd’hui il n’était pas gentil du tout. Et c’était tant pis pour elle. Sarah préférait que cela tombe sur elle plutôt que sur Janet, si jamais Pete avait un jour ‘sans’. « Pourquoi ? » C’était justement une question qu’elle était en train de se poser. Eh dites ! Pete et Sarah avait peut être beaucoup plus de points en commun que vous l’avez cru ! « Parce que ça n'a pas d'intérêt, il n'y a pas de raisons pour que je sois gentil. Ca ne veut pas pour autant dire que je déteste. Tu as une vision bien trop manichéenne des gens » Ah, lui avait une réponse. Attendez, Pete venait de dire qu’il n’était pas gentil tout le temps. Non, elle ne voulait pas le croire, ce n’était pas possible, s’il n’était jamais gentil Janet ne l’aimerait pas. Olalala. Peut-être que Janet s’était trompée, il fallait absolument qu’elle le lui dise. C’était urgent. Janet ne devait pas se tromper sur son futur-mari, sinon cela ne marchait pas. Olalala. Soudain Sarah fronça les sourcils et cligna des yeux. Elle ne savait pas si elle avait la permission de parler. Et bien évidemment, elle n’osait la demander, mais là elle ne comprenait pas plusieurs choses.

Elle attendit quelques instants et comme le jeune homme ne semblait pas reprendre la parole elle osa. « Permission de parole demandée. » En voyant l’expression du visage de Pete elle se ravisa, hésita entre ‘je cours pour sauver ma vie’ ou ‘je me cache sous terre et j’attends que l’ouragan passe’ mais finalement décida de poser sa question. « En fait j’ai pas compris deux choses : ça veut dire quoi ‘manykéhein’ ? Je n’ai jamais entendu ce mot, il est joli. Comment il s’écrit ? » Elle perdit son regard dans les profondeurs de la pièce, elle aimait bien les jolis mots. Avec sa écriture encore ronde, mais élégante, elle adorait en recopier des tas sur des cahiers. Souvent elle les oubliait, mais parfois, comme tergiverser que Liv lui avait appris, elle les retenait. Elle avait hâte de rajouter ‘manykéhein’ ! Elle secoua la tête pour revenir sur terre, sans toutefois regarder de nouveau le gryffondor. « Et quand tu dis que je dois grandir, je dois faire comment ? Parce que je veux bien, mais j’ai déjà grandi de 15 centimètre l’été dernier ! C’est Mirka qui m’a mesurée vu que ma maman ne le fait plus depuis que je suis à Poudlard, du coup je … ah oui je parle trop. » Elle serra les lèvres. Elle voulait progresser. La jaune et noire avait envie d’être aimée et appréciée par le gryffondor et pour ce faire, il fallait qu’elle fasse plus attention, qu’elle montre qu’elle pouvait suivre les conseils.

« Je suis vraiment désolée de m’être endormie. Mais toi aussi d’abord tu te serais endormi si ça faisait aussi longtemps que tu attendais. J’en avais marre crois-moi bien ! Et puis j’étais contente que quelqu’un vienne, j’ai cru qu’on allait pouvoir discuter et se distraire et… » elle s’était enflammée, oubliant à qui elle parlait. En croisant le regard interrogateur du rouge et or, elle se mit à rougir. « Pardon, je. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Comme ça, d’un coup. Pardon. Je. Je vais aller m’asseoir dans le coin et ne plus te déranger. » Elle se leva, se prit les pieds dans la chaise, tenta de se rattraper au dossier, tomba dans un grand fracas, rougit encore plus et en balbutiant des excuses pitoyables, elle s’assit tout contre la porte et ferma les yeux. Elle n’était vraiment pas douée... Et elle s'en voulait.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Dim 22 Déc - 0:11


Sarah Mandleton était tellement une catastrophe, comment cela était-ce seulement possible ? C'est vrai un niveau si élevé de « bouletterie » ça ne pouvait exister. Et pourtant elle le faisait mentir parce qu'elle existait. Elle était impossible, elle allait le faire mourir. Oui car il sentait défaillir devant tant de bêtise et de candeur agaçante ! Mourir d'une manière aussi bête... Sarah Mandleton, voilà ce dont elle était capable. Quoique les choses allaient peut-être changer car elle se taisait. Ah la plénitude... Bon il n'était plus tellement berné, il savait qu'elle n'allait pas tardé à reprendre la parole et ne plus s'arrêter au plus grand damne de ses oreilles. Attention, explosion dans trois, deux, un : « Permission de parole demandée. » S'il disait refusait, elle se tairait ? Il était vraiment tenté mais il ne savait pourquoi, il se retint et se contenta de rester silencieux. « En fait j’ai pas compris deux choses : ça veut dire quoi ‘manykéhein’ ? Je n’ai jamais entendu ce mot, il est joli. Comment il s’écrit ? » Sérieusement ? Est-ce qu'il avait la gueule d'un professeur de grammaire ou de langue ou de tout ce que tu veux ? Même si avouons-le qu'il pourrait apprécier cet effort qu'elle faisait. Elle montrait de la curiosité mais dans quelque chose de constructif et pas débile pour une fois. Non c'était quand même pas mal, on sentait un peu de progrès mais Pete était bien trop sur les nerfs pour être objectif et le voir. C'était dommage, la pauvre créature, elle subissait toute cette colère. Alors que franchement, trois mois avec Pete et il la transformait. Ah non mais il en faisait une « bête de concours » si l'on peut dire. Peut-être pas jusque là mais vous voyez l'idée. Il la ferait lire, il la ferait se taire et sûrement un paquet de monde l'en remercierait. Pas sûr que Janet apprécie mais elle s'y ferait. C'était pour son bien, vraiment Pete le ferait pour le bien de la communauté. N'avait-il pas le cœur généreux ? Il était prêt à se sacrifier pour le collectif, c'était vraiment faire preuve d'une extrême générosité. « Et quand tu dis que je dois grandir, je dois faire comment ? Parce que je veux bien, mais j’ai déjà grandi de 15 centimètre l’été dernier ! C’est Mirka qui m’a mesurée vu que ma maman ne le fait plus depuis que je suis à Poudlard, du coup je … ah oui je parle trop. » Ok, apportez la corde. Il n'y avait vraiment plus rien à faire d'elle. Cette fois-ci, Pete ne put pas se retenir, il lui dit : « Je te parle de grandir au sens figuré, c'est-à-dire dans la tête, pas la taille ! Tu comprends vraiment tout de travers. » C'était plus un constat qu'une critique acerbe mais s'en était quand même une puisque c'était loin d'être un compliment. Il faut que le Levingston en était assez avare même si l'on pouvait estimer que la demoiselle ne lui facilitait pas la tâche. À vous de décider.

« Je suis vraiment désolée de m’être endormie. Mais toi aussi d’abord tu te serais endormi si ça faisait aussi longtemps que tu attendais. J’en avais marre crois-moi bien ! Et puis j’étais contente que quelqu’un vienne, j’ai cru qu’on allait pouvoir discuter et se distraire et… » Bah voyons, pauvre petite Sarah. C'était naturel de s'endormir mais non lui ne se serait jamais endormi, pas en tout cas avant de s'être assuré que la porte était déverrouillée ! Jamais de la vie, il n'aurait risqué de rester coincé pour une durée indéterminée ici : plutôt mourir ! « Pardon, je. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Comme ça, d’un coup. Pardon. Je. Je vais aller m’asseoir dans le coin et ne plus te déranger. » Et il la suivit du regard se laissant glisser contre la porte avant de s'asseoir. Quelle vision angélique et dramatique. Ah non mais franchement, bravo, très convainquant ! C'est vrai, elle avait le rôle de la pauvre jeune fille romantique qui subissait les moqueries des grands. Incomprise dans ce monde rasoir. Premier prix d'interprétation pour Sarah Mandleton. Pete s'en laisserait presque charmé d'une manière totalement platonique, précisons. Oui il en aurait presque pitié... aurait pitié. Oh bordel non, voilà qu'il devenait émotif mais il n'en n'était pas question. Il allait se montrer gentil et elle n'allait plus le décoller, ça se passait toujours comme ça. Il ne se ferait pas... Il se ferait avoir, imbécile.

Il se levait déjà et s'asseyait à côté de la demoiselle. DEBILE ! Viens pas te plaindre après, hypocrite va. Ça vient faire sa victime alors que ça jette dans les ennuis, mais dans quel monde, vivons-nous ! Il croisa ses doigts cherchant quoi dire. « Manichéen, comment t'expliquer cela simplement ? Déjà sache que ça s'écrit m-a-n-i-c-h-é-e-n. C'est voir tout blanc ou tout noir, tu vois ? Genre tu classes les choses en deux catégories et c'est tout, y a pas de juste milieu. Tu comprends ? » Il fit une pause avant de rajouter pour montrer qu'il faisait des efforts et qu'il l'encourageait. « Et c'est sûr que si tu l'utilises, tu feras sensation. » Un petit sourire se dessina même sur ses lèvres, preuve de sa bonne foi. Maintenant ils auraient pu rester dans le silence, vraiment mais tant qu'à ce qu'elle parle – car ça arriverait de toute manière – autant qu'il choisisse le sujet. Seulement quoi ? Non mais parce qu'il se fichait un peu de sa vie, sans méchanceté. C'était pas de sa faute si la vie de Sarah Mandleton ne l'intéressait pas. Qu'est-ce qui les rassemblait ? Bah Janet. Oui voilà, il pouvait parler de Janet. C'était toujours mieux que de l'entendre blablater sur tout et n'importe. « Donc t'es la meilleure amie de Janet... Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? » Il lui laissait libre cours à son imagination pour tout lui raconter et lui il se préparait mentalement pour une agression auditive imminente.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Lun 3 Fév - 0:11


La journée était de plus en plus longue, mais Sarah était prête à faire des efforts. Elle voulait vraiment être acceptée par le rouge et or. Pourtant, elle avait beau faire tenter, rien n’allait jamais bien et elle finissait toujours pas répondre à côté de la plaque. « Je te parle de grandir au sens figuré, c'est-à-dire dans la tête, pas la taille ! Tu comprends vraiment tout de travers. » Ah. Ohh. En effet, ça n’était pas dans le même sens du tout. La blondinette se mordit la lèvre dans un geste d’excuse. Elle cherchait à tout prix d’éviter de parler, car elle savait que cela énervait le jeune homme, mais elle ne pouvait s’empêcher bien longtemps. Elle essaya pourtant et s’assit dans un coin, en se récitant des poèmes intérieurement pour ne pas être tentée d’ouvrir de nouveau ses lèvres. Alors qu’elle en était à son quatrième et qu’elle était bloquée sur un passage, elle sentit un mouvement. Ses paupières se relevèrent et elle fut étonnée, mais heureuse, de voir Pete s’asseoir à côté d’elle. Avant qu’elle ne demande quoique ce soit, il lui expliqua. « Manichéen, comment t'expliquer cela simplement ? Déjà sache que ça s'écrit m-a-n-i-c-h-é-e-n. C'est voir tout blanc ou tout noir, tu vois ? Genre tu classes les choses en deux catégories et c'est tout, y a pas de juste milieu. Tu comprends ? » Soudain, elle comprit plein de choses : ce que voulait dire manichéen, ce que Janet lui trouvait en plus d’être beau, pourquoi les gens l’aimaient bien. Il avait une voix douce et intéressante, il expliquait bien, il était patient. Vraiment, il était trop chouette comme gars en fait ! « Et c'est sûr que si tu l'utilises, tu feras sensation. » Oh et elle avait même le droit à un sourire. Trop stylé. « Trop cool, je te dirais quand je l’aurai utilisée… Enfin non tu t’en fous et j’oublierai sûrement de te le dire, mais merci ! » Elle lui rendit son sourire. Elle se mit à jouer avec ses pieds -il y avait de la lumière donc cela faisait du l’ombre c’était rigolo sur le mur- et se retint d’en rajouter une couche. Quelle ne fut pas sa surprise alors quand il reprit la parole ! « Donc t'es la meilleure amie de Janet... Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? » Elle le regarda, ahurie, mais avec un immense sourire. « Tu … tu veux que je te raconte des trucs ? » Elle préférait lui demander plutôt que de le decevoir, après tout le proverbe disant bien mieux vaut guérir qu’aller chez le docteur. Ou quelque chose du gennre. « Janet je l’ai rencontrée au début de ma première année. On est arrivée dans le parc presque en même temps et dans la queue pour mettre le choipeaux on était encore à côté. Et après on a tout de suite sympathisé. Bon c’est sur on est dans la même maison et le même dortoire et on est un peu pareil. Enfin je trouve qu’elle est plus jolie et tout le monde dit qu’elle parle encore plus que moi, mais ce ne sont que des détails. » Sarah s’arrêta quelques secondes pour reprendre sa respiration et continua. « Je pense que oui, on est meilleure amie depuis le tout début, un peu comme un coup de foudre de l’amitié. De toute manière ce sont les ondes de l’amitiés qui nous relient. On est perdue l’une sans l’autre et j’suis sûre qu’elle va finir par me retrouver. J’y crois jusqu’au bout, tu verras ! » Un discours sans queue ni tête, pourtant la jaune et noire était passionnée. Elle s’approcha un peu du jeune homme et, mettant son menton dans ses paumes et ses coudes sur ses genoux, elle le questionna à son tour. « Et toi, tu la connais depuis toujours non ? Enfin depuis que vous êtes enfants elle m’a dit … et je connais plein de trucs parce qu’elle me parle tout le temps de toi. » La blonde se redit compte de son erreur et, après avoir levé les yeux au ciel pour s’innoncenter de mnière totalement inutile, se reprit et précisa. « Enfin pas tout le temps, elle parle aussi beaucoup d’Isaac son meilleur copain et des cours, et du maquillage et de Pete, ah oui j’suis bête c’est toi, enfin bref, elle me raconte plein de trucs, mais je suis sûre qu’il y a plein de choses qu’elle ne m’a jamais dites. Et j’aimerai bien savoir. Raconte-moi un peu, j’adore les histoires. » Sarah en avait presque oublié la porte bloquée, la salle fermée, elle était concentrée sur sa meilleure amie sur qui elle pouvait apprendre des choses. Pete avait sûrement plein d’anecdote rigolotte à lui apprendre et puis elle était toujours ravie d’en savoir plus sur des anciennes histoires. Même si elle en connaissait déjà plein, c’était vrai. Elle s’arrêta alors de parler et attendit la suite.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mar 18 Mar - 9:43


« Tu … tu veux que je te raconte des trucs ? » Ouais il faisait peut-être une grosse connerie. Il était en train de se dire qu'il avait encore été envahi d'un excès de gentillesse qui nuisait à son existence. Il en avait pas beaucoup mais à chaque fois c'était puissant. Il allait le regretter, il le regrettait déjà en fait. Pauvre chou, il me fait de la peine mais il y avait tout de même une petite chance que ça ne soit pas si terrible. Espoir quand tu nous tiens... C'est pourquoi Pete ne dit rien et la laissa continuer se préparant mentalement au flot de paroles qui allait sortir de la petite bouche de la demoiselle. « Janet je l’ai rencontrée au début de ma première année. On est arrivée dans le parc presque en même temps et dans la queue pour mettre le choipeaux on était encore à côté. Et après on a tout de suite sympathisé. Bon c’est sur on est dans la même maison et le même dortoire et on est un peu pareil. Enfin je trouve qu’elle est plus jolie et tout le monde dit qu’elle parle encore plus que moi, mais ce ne sont que des détails. »  Mouais Pete était plutôt d'accord avec Sarah dans l'ensemble pour le coup. Il connaissait plutôt bien Janet et il la reconnaissait bien dans cette courte description. À ses yeux, Janet avait toujours été comme une petite fleur : à savoir absolument ravissante mais aussi fragile. Il fallait veiller sur elle et avant tout la contrôler pour qu'elle pousse dans le droit chemin. Bien sûr elle faisait des erreurs mais en même temps elle était rebelle dans son genre. Et il fallait avouer qu'avoir Violette comme grande sœur ça ne devait pas être facile tous les jours. L'aînée Bunrrow était particulièrement dure dans son genre et elle mettait la pression vu sa réussite naturelle. Il y avait de quoi faire des jaloux. Bien que les deux sœurs n'aient jamais été les mêmes aux yeux de Pete. Elles sont très différentes.

Sarah continua alors de discuter. « Je pense que oui, on est meilleure amie depuis le tout début, un peu comme un coup de foudre de l’amitié. De toute manière ce sont les ondes de l’amitiés qui nous relient. On est perdue l’une sans l’autre et j’suis sûre qu’elle va finir par me retrouver. J’y crois jusqu’au bout, tu verras ! » Ca pourrait être beau, vraiment, très poétique dans son genre. Pete connaissait une si forte amitié. C'est bien celle qui la liait à Albus et Violette. Il aurait pu dire Blake avant mais maintenant c'était encore pus fort. Même si on peut se demander si ça ne l'est pas depuis le début. L'amour a toujours été là, il a juste été plus difficile de l'exprimer. Mais bref l'histoire est bien connue maintenant. « Et toi, tu la connais depuis toujours non ? Enfin depuis que vous êtes enfants elle m’a dit … et je connais plein de trucs parce qu’elle me parle tout le temps de toi. » Ah bon ? Voilà qui était... peu rassurant, oui même un peu flippant. Pourquoi parlait-elle tout le temps de lui ? Sarah devait sûrement exagérer, un truc de filles. Oui ça devait être ça. Pete préférait ne pas voir là-dedans une signification logique qui viendrait fausser son jugement et sa relation vis-à-vis de Janet. Et puis en plus qu'est-ce que ça pourrait signifier ? Il n'en savait absolument rien donc il fallait mieux faire comme si rien ne s'était passé. « Enfin pas tout le temps, elle parle aussi beaucoup d’Isaac son meilleur copain et des cours, et du maquillage et de Pete, ah oui j’suis bête c’est toi, enfin bref, elle me raconte plein de trucs, mais je suis sûre qu’il y a plein de choses qu’elle ne m’a jamais dites. Et j’aimerai bien savoir. Raconte-moi un peu, j’adore les histoires. » Raconter. Il avait l'impression qu'on lui demandait d'être une commère ce qu'il n'avait jamais été de sa vie. Il n'aimait pas les ragots, n'était pas tellement curieux de nature. Il prenait ce qu'on lui racontait et voilà. Bon bien sûr avec certaines personnes, il se montrait plus curieux mais c'était normal. En plus s'il divulguait des informations sur Janet à Sarah, n'en serait-elle pas mécontente ? Elle avait peut-être envie de garder les choses secrètes. Il n'en savait rien, il ne voulait pas causer de problèmes. Tout ça, c'était vraiment pas son truc. Mais en même temps il pouvait bien lui dire quelques trucs, ça ne faisait de mal à personne.

Il la regarda alors de nouveau en la jaugeant un peu. Bah il ne se refaisait pas. Pete resterait Pete. « Ah oui, elle parle beaucoup de moi ? En même temps comme tu l'as dit, elle parle beaucoup alors comment savoir si elle parle beaucoup de moi au final ? Ne répond pas, c'était plus une question rhétorique. » Cool, Pete. Au moins il lui disait de pas parler gentiment, comme ça on évitait tout problème. C'était un début, non ? « Tu veux que je te raconte des trucs sur Janet ? Qu'est-ce que je peux te dire. Elle a toujours été dans les « jupes » de Violette, petite. Quand on était tous les deux, fallait toujours qu'elle vienne. Je crois qu'elle était un peu jalouse parce qu'à nos yeux, on la voyait un peu comme un bébé. » Pete sourit en racontant ça. Il revoyait des images de son enfance et c'était plutôt joli à cette époque-là chez lui. « Déjà à l'époque elle parlait beaucoup, je me rappelle qu'à table, on la faisait manger beaucoup pour pas qu'elle parle. Pas très gentil je te l'accorde mais c'était plutôt amusant. Elle nous en a jamais tenu rigueur, je crois que ça la faisait rire aussi. Tout est bien qui finit bien ? Janet est une fille bien. » Oui Janet était une fille bien et c'est pourquoi Pete serait toujours là au cas où si elle avait besoin. Si un garçon l'embêtait, il lui péterait la gueule. Elle peut être sûre qu'il serait la personne pour défendre son honneur. Janet elle était un peu comme sa petite sœur à lui aussi. « Je pense qu'elle a de la chance de t'avoir parce que tu sembles l'aimer beaucoup. Je suis content qu'elle ait une amie aussi dévouée. » Oui Pete lui faisait un compliment et un beau.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Dim 23 Mar - 4:26


Sarah parlait avec plaisir, il aimait sentir les mots se former dans son esprit et jaillir de sa bouche. C’était un flux incontrôlable et elle ne s’en privait que rarement. Or elle avait dû le faire, à contrecœur durant tout une partie de l’après-midi et voilà qu’il lui donnait la parole ! Pete semblait réellement un garçon extraordinaire. La blondinette souriait et laissait ses mots s’échapper de sa gorge pour s’enfuir dans les airs. Elle avait un débit incroyable et rien ne semblait pouvoir l’arrêter, pas même le besoin de respirer. Pendant toute sa tirade elle s’était concentrée sur ses palabres si bien qu’elle avait failli en oublier son interlocuteur. Quand enfin le silence prit place dans la salle, la demoiselle regarda le jeune homme. Ce n’était pas un regard plein d’envie, aguicheur ou intéressé, non, juste de la curiosité enfantine. Sarah était trop amoureuse pour s’intéresser à n’importe qui d’autre. Elle voulait savoir à qui elle avait à faire, elle voulait comprendre l’amour que Janet lui portait.

« Ah oui, elle parle beaucoup de moi ?  » La demoiselle se questionna un instant pour savoir ce quoi elle avait parlé juste avant pour qu’il lui pose cette question et cela lui revient. Elle supplia les ondes de l’amitié pour que Janet ne lui en veuille pas d’avoir dévoilé cela, après tout ce n’était peut être pas une bêtise ? Qui sait, Pete était peut être au courant ? «  En même temps comme tu l'as dit, elle parle beaucoup alors comment savoir si elle parle beaucoup de moi au final ? Ne répond pas, c'était plus une question rhétorique. » Alors qu’elle avait ouvrir les lèvres pour commencer sa réponse, Pete la coupa net. Elle resta un instant la bouche entrouverte de mettre sa main devant sa bouche. Oups. Elle sourit, puisqu’elle ne pouvait pas faire grand-chose d’autre et attendit qu’il reprenne la parole puisqu’apparemment c’était  lui de s’exprimer. « Tu veux que je te raconte des trucs sur Janet ? Qu'est-ce que je peux te dire. Elle a toujours été dans les « jupes » de Violette, petite. Quand on était tous les deux, fallait toujours qu'elle vienne. Je crois qu'elle était un peu jalouse parce qu'à nos yeux, on la voyait un peu comme un bébé.  Déjà à l'époque elle parlait beaucoup, je me rappelle qu'à table, on la faisait manger beaucoup pour pas qu'elle parle. Pas très gentil je te l'accorde mais c'était plutôt amusant. Elle nous en a jamais tenu rigueur, je crois que ça la faisait rire aussi. Tout est bien qui finit bien ? Janet est une fille bien. »  Oh pauvre Janet ! Ils n’avaient pas été très sympa avec elle. Mais bon, comme elle les aimait tellement, elle n’avait pas du leur en tenir rigueur. Sarah rigola tout de même à l’idée d’une Janet que l’on goinfrait pour qu’elle cesse de parler. Oh et soudain une image lui vint à l’esprit... On tendait souvent de la nourriture à Sarah pour qu’elle se taise, y avait-il  un rapport ? Elle se secoua  la tête pour chasser cette idée, on parlait de Janet, pas d’elle. « Je pense qu'elle a de la chance de t'avoir parce que tu sembles l'aimer beaucoup. Je suis content qu'elle ait une amie aussi dévouée. » Les joues de Sarah prirent une teinte rosée devant le compliment, c’était le premier -et sûrement le dernier- que le brun lui faisait. « Je, euh, merci. Et puis elle est pareille avec moi. Enfin je trouve, on s’attend toujours, on se retrouve, on se sauve la vie. Une fois, je me suis évanouie dans le couloir -longue histoire on s’en fou ici- et bah elle m’a retrouvée et m’a amenée jusqu’à l’infirmerie. Bon, ce n’est pas elle qui m’a portée mais c’est tout comme quoi. » Sarah frissonna à se souvenir et essaya de changer de sujet pour ne pas se le remémorer. « Tu dois en avoir des comme ça aussi non ? Fin, je sais que tu en as des comme ça, Albus m’a raconté des milliers de trucs et je sais que tu es quelqu’un de bien, bon après j’oublie souvent ce qu’il me raconte, mais je sais juste qu’il t’aime bien et que vous êtes un peu des meilleurs copains, comme Janet et moi. C’est beau l’amitié. » La poufsouffle était redevenu une petite fille avec des étoiles pleins les yeux et un immense sourire sur le visage. « Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça, c’était quoi la question de base ? Ah oui, Janet. Elle devait être toute mignonne quand elle était petite, elle m’a dit qu’elle n’avait pas de photos d’elle, c’est dommage, mais tant pis, je l’imagine bien. » Sarah se perdait dans ses pensées et sentait le besoin de le faire partager. Puis soudain, elle eut envie de changer de sujet de discussion. « Et sinon, tu as une amoureuse ? » Elle ne se souvenait plus trop de ce que lui avait dit Janet, juste que c’était top secret, donc elle n’avait qu’à demander, après tout, c’était le moyen le plus sûr de savoir. Elle vit le regard de Pete et rigola. « Non  non, ce n’est pas pour moi, je veux juste savoir et je suis curieuse et vu qu’on est encore bloqués ici longtemps, autant savoir. Mais je ne dirais rien à personne, promis. » Bien sûr qu’elle en parlerait, la sixième année était totalement incapable de tenir sa langue surtout sur les commérages, mais cela il n’avait pas besoin de le savoir.  Elle plaça son menton entre ses paumes et s’installa en tailleur, la position parfaite d’une enfant fascinée parce que son ami pouvait raconter et toute ouïe.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Dim 6 Avr - 11:17


Elle se mit à rougir et c'était mignon. Oui c'était vraiment ravissant et ça allait bien à Sarah. C'est en tout cas ce que Pete se disait. Après tout, elle était encore toute jeune et rougir c'était maladroit, tout à fait en accord avec la personnalité de la jeune Poufsouffle. On aurait pu se moquer d'elle pour cela et Merlin savait que Pete ne se gênait pas pour le faire. Cependant dans ce cas précis, il ne trouvait pas qu'il y avait de quoi s'en moquer. Elle rougissait, pourquoi en avoir honte ? De toute façon, ce n'était pas comme si c'était quelque chose que l'on pouvait contrôler. Et enfin bref, pas la peine de faire un débat de fond sur une chose aussi futile. C'était charmant voilà ce qu'il fallait retenir. Au final, la demoiselle Mandleton était très attachante pour les personnes aimables. Hors ce n'était pas le cas de Pete Kellan Levingston. Néanmoins il était capable de beaucoup de recul et de réflexion d'où le fait qu'il le note. Pas étonnant qu'Albus l'appréciait beaucoup. « Je, euh, merci. Et puis elle est pareille avec moi. Enfin je trouve, on s’attend toujours, on se retrouve, on se sauve la vie. Une fois, je me suis évanouie dans le couloir -longue histoire on s’en fou ici- et bah elle m’a retrouvée et m’a amenée jusqu’à l’infirmerie. Bon, ce n’est pas elle qui m’a portée mais c’est tout comme quoi. » Sarah qui s'évanouit ? Qui l'eut cru possible. Évidemment c'était sarcastique. Néanmoins qu'elle décrive que Janet était pareil, ça ce n'était pas non plus étonnant. Une fille avec un bon fond comme l'avait toujours vu le fils Levingston. Rien de nouveau donc sous les tropiques jusque là. « Tu dois en avoir des comme ça aussi non ? Fin, je sais que tu en as des comme ça, Albus m’a raconté des milliers de trucs et je sais que tu es quelqu’un de bien, bon après j’oublie souvent ce qu’il me raconte, mais je sais juste qu’il t’aime bien et que vous êtes un peu des meilleurs copains, comme Janet et moi. C’est beau l’amitié. » Oui l'amitié c'était beau. Pete ne pouvait qu'être d'accord sur ce fait car l'amitié avait toujours occupé la première marche des choses importantes aux yeux du jeune homme. L'amitié pour lui était bien plus importante que la famille. En même temps vu sa famille, pas compliqué. Et il faut dire qu'il avait rencontré des personnes qui s'étaient montrées bien plus à la hauteur de la tâche qu'était l'amitié qu'il ne l'aurait pu l'imaginer. Il se considérait chanceux sur ce point. Y avait peut-être pleins de trucs merdiques dans sa vie mais sûrement pas ses amitiés. Jamais vous ne l'entendrez dire qu'il n'avait personne à ses côtés. Il savait qu'il aurait toujours quelqu'un pour l'écouter dans les bons comme les mauvais moments. Il n'était pas seul dans les épreuves qu'il pouvait traverser. Toujours soutenu et remis à sa place aussi quand il devait l'être. Car ses amitiés au-delà d'être belles, étaient franches ce qui était encore plus précieux. Car un bon ami au-delà d'être d'accord avec vous était capable de s'opposer à vous lorsque cela devait être fait.

Peut-être qu'au final Pete apportait trop d'importance à l'amitié ou qu'il l'idéalisait trop mais c'est ce qui avait toujours marché dans sa vie. Remettre en question cette institution reviendrait à remettre en question toutes les bases de sa vie et ça, c'était insupportable pour quelqu'un. Il avait forcément raison, l'amitié c'était la chose sûre de la vie. On avait besoin de quelque chose de sûr, c'est comme ça qu'on établissait ensuite ses zones de confort et qu'on se sentait bien. « Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça, c’était quoi la question de base ? Ah oui, Janet. Elle devait être toute mignonne quand elle était petite, elle m’a dit qu’elle n’avait pas de photos d’elle, c’est dommage, mais tant pis, je l’imagine bien. » Ahah. Elle perdait le fil. Pete ne put s'empêcher d'être un peu moqueur. « Tu me dis tout ça peut-être parce que tu es une pipelette et que je suis la seule autre personne dans cette pièce. » Pete restait Pete. Il était depuis quelques minutes gentil mais il ne pouvait s'empêcher d'être cassant. Ce n'était pas tellement de la méchanceté à ses yeux, il racontait juste la vérité. Tant pis si ça ne plaisait pas toujours, au moins les choses étaient dites. Il ne se sentait jamais coupable pour des propos qu'il avait dit, de manière générale. « Et sinon, tu as une amoureuse ? » C'était une question bien trop personnelle à son goût à laquelle il ne répondrait sûrement pas franchement. Comme s'il allait lui dire à elle s'il avait une copine. Déjà en plus qui disait encore amoureuse de nos jours quand on avait plus huit ans ? Personne. Et bien faux, apparemment Sarah Mandleton le disait encore. Est-ce que Janet le disait aussi ? C'était un peu flippant dit comme ça tout de même. Super qu'avec une amoureuse on ne faisait pas la même chose qu'avec une copine, si vous voyez ce que je veux dire... Néanmoins Pete ne lui ferait pas part de ses différences ou ne rentrerait par sur un débat concernant les différences entre « amoureuse » et « copine » voir même « petite amie ». Il y avait vraiment trop de vocabulaire dans la langue de Molière, ne pouvait-on par réduire les termes pour simplifier la vie de tout le monde ? Voilà un débat à soumettre.

Enfin bref, Pete reposa son attention sur son interlocutrice qui n'avait pas l'air d'avoir terminé son intervention. Toute manière, il avait compris que c'était une bavarde finie depuis très longtemps déjà. « Non  non, ce n’est pas pour moi, je veux juste savoir et je suis curieuse et vu qu’on est encore bloqués ici longtemps, autant savoir. Mais je ne dirais rien à personne, promis. » Bien sûr, il allait évidemment croire qu'elle allait tenir sa langue. De un, il n'était pas idiot et de deux, elle n'était tellement pas convaincante ! Oh oui, il fallait qu'elle apprenne à mieux mentir. Quoique ce n'était pas forcément ce qu'on attendait dans la vie d'une personne, qu'elle sache bien mentir. Mais il n'empêche qu'il fallait reconnaître que c'était vachement utile. En tout cas, ça ne faisait que conforter le jeune homme dans son choix de ne rien lui dire. Sans rancune mais c'était bien trop personnel. Et puis de toute manière, il n'avait pas à s'excuser. Il était libre de dire ce qu'il voulait à qui, il voulait. « On est pas assez proche pour que je te fasse part de cette information. » C'était dit calmement mais avec l'insinuation claire qu'il n'y avait aucun moyen qu'elle le fasse changer d'avis. Au final, ça ne devrait pas trop l'étonner ou alors si ce n'était pas le cas, ça ne viendrait peut-être jamais. Et là, il n'y avait absolument rien à faire. Et l'on sait très bien que Pete ne prendrait pas le temps de faire en sorte qu'elle est acquis l'automatisme de prédire ses réactions. [color=slategray]« Et tu sais on pose pas ce genre de questions à quelqu'un qu'on connaît à peine et qui n'est clairement pas notre ami. Ne soit pas peinée, je t'explique juste. » Regardez, il n'était pas si cruel. Il prenait actuellement des pincettes. « En plus tu as très peu de chance qu'on te réponde. Si je te retourne la question, vas-tu y répondre ? En fait, je ne suis pas sûr que cet exemple marche, tu répondrais sûrement mais parce que c'est toi, c'est ta personnalité. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est très personnel et qu'en général, les gens gardent ce genre d'informations, voilà. »

Pete regarda devant lui et souffla. Il était en train de réfléchir à la personnalité de Sarah. Oui au final, c'était intéressant de discuter avec elle parce qu'elle était très différente des personnes qu'il avait l'habitude de côtoyer. Il était préfet alors bien sûr qu'il côtoyer beaucoup de personnes mais comprenez par-là, les personnes avec qui, il était très régulièrement. Il tourna de nouveau la tête pour regarder Sarah et lui dire : « En fait, je crois que tu te rends même pas compte de ça. Que tes questions peuvent être impertinentes ou je ne sais pas inutiles. Non pour toi, ça doit venir à la tête et tu les poses sans te poser d'avantage de questions. Comme si t'avais pas de filtre. Je me trompe ? » Il fit une pause, réfléchissant à ce qu'il venait de dire. N'était-ce pas qui devenait en quelque sorte impertinent ? Bah y avait des chances. Tant pis, il avait bien le droit de temps en temps. Néanmoins il rajouta pour se montrer tout de même, plutôt sympathique. « Désolé si ma question te gêne, je suis juste... curieux. » Oui il faisait preuve d'une grande curiosité à ce moment-là. Si ça continuait comme ça, ils allaient vraiment devenir amis et ça c'était vraiment inquiétant. Bordel, dans quoi s'engouffrait-il.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mar 15 Avr - 12:23


« Tu me dis tout ça peut-être parce que tu es une pipelette et que je suis la seule autre personne dans cette pièce. » Aussitôt le rouge monta aux joues de la demoiselle. Oui, c’était sûrement pour cela qu’elle parlait autant et avec tant de facilités, malgré tout ce que le brun avait pu lui dire. Pete semblait particulièrement apprécier lui rappeler qu’elle parlait plus aisément qu’elle ne se taisait. Il ne perdait pas une occasion pour lui faire remarquer et pourtant Sarah n’apprenait pas de ses erreurs et se remettait à chaque fois à déblatérer sur des détails peu intéressants. Seulement ce n’était pas de sa faute, c’était son caractère et sa façon d’être. Elle garda les joues légèrement rosée, n’osant plus parler. Sauf que cet état-là ne dura pas bien longtemps, sitôt qu’il se remit à parler elle oublia le reste, sitôt que le sujet fut détourné elle en oublia les remontrances et se remit à parler. C’était une seconde nature chez elle, personne n’aurait pu l’en empêcher. Alors, la curiosité de la jeune fille se tourna vers les relations de Pete, ce n’étaient pas de choses qui se faisaient lorsque l’on était une jeune fille bien éduquée, mais pour les commères et les innocents, cette question n’avait rien d’impertinent. Voilà pourquoi la réponse du rouge et or l’étonna et, une fois de plus, provoqua un rougissement de plus. « On est pas assez proche pour que je te fasse part de cette information. » Les grands yeux inquisiteurs de la demoiselle s’écarquillèrent encore un peu. Qu’y avait-il de mal à poser cette question ? Puisque de toute manière quand on est amoureux, on se promène la main dans la main avec son amoureuse, alors forcément tout le monde est au courant, pourquoi ne pouvait-elle pas savoir ? Il devait être seul, oui, il n’y avait pas d’autres solutions. Elle ouvrit la bouche pour lui dire, mais il l’en empêcha, il ne semblait pas avoir terminé de parler du tout. « Et tu sais on pose pas ce genre de questions à quelqu'un qu'on connaît à peine et qui n'est clairement pas notre ami. » Bam, la demoiselle recula sous l’effet du choc. Etait-ce sa nature à lui de lui rappeler qu’elle n’était rien ? Ou alors il ne cherchait pas à avoir de nouveaux amis ? Se contentant des anciens ? Non, sérieusement elle n’avait jamais demandé à ce qu’ils deviennent meilleurs amis et, d’ailleurs, elle savait très bien que cela n’arriverait jamais, cependant elle le trouvait bien dur. Elle n’avait pas besoin de se prendre des claques mentales de cette force-là à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Elle faillit répliquer méchamment, blessée dans son orgueil, mais une fois de plus le jeune homme devança ses idées et lui expliqua. « Ne soit pas peinée, je t'explique juste. En plus tu as très peu de chance qu'on te réponde. Si je te retourne la question, vas-tu y répondre ? En fait, je ne suis pas sûr que cet exemple marche, tu répondrais sûrement mais parce que c'est toi, c'est ta personnalité. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est très personnel et qu'en général, les gens gardent ce genre d'informations, voilà. » Elle fronça les sourcils, les gens gardaient cette information ? Elle aurait bien voulu le contredire, sauf qu’elle n’en avait pas. Elle ferma les yeux un instant, mais ne pu réellement pas trouver de choses à répondre. Elle se mordit la lèvre et le regarda, elle avait tellement à apprendre des adultes et des élèves plus âgés. Le monde était bien plus compliqué de leur point de vue, voilà pourquoi elle les admirait autant. Ils savaient toujours des tas de choses, ils avaient beaucoup de réponses, alors qu’elle n’en avait pas. Elle devait se contenter de ce qu’elle savait. Elle ne devinait jamais, contrairement à Madelyn, elle ne découvrait jamais de potin, contrairement à Janet, elle n’était jamais la première à finir ses devoirs comme Maddison. Sarah haussa les épaules, elle s’en fichait, elle s’aimait bien telle qu’elle était. Et puis Xander l’avait choisi, elle. Les autres filles qui étaient toutes premières en quelque chose n’étaient pas amoureuses comme l’était la blondinette. Sarah se permit un sourire heureux en songeant à son beau serdaigle et se reconcentra sur Pete. « En fait, je crois que tu te rends même pas compte de ça. Que tes questions peuvent être impertinentes ou je ne sais pas inutiles. Non pour toi, ça doit venir à la tête et tu les poses sans te poser d'avantage de questions. Comme si t'avais pas de filtre. Je me trompe ? » Une fois de plus, les questions du jeune homme la laissèrent perplexe avant qu’elle ne comprenne. « Désolé si ma question te gêne, je suis juste... curieux. » Elle éclata tout simplement de rire. Elle venait de comprendre ce qu’il venait de lui demander et mieux, elle venait d’illustrer ce qu’il avait dit. Ses joues se colorèrent de rose et elle leva les yeux vers lui. « Je suis curieuse aussi, comment pourrais-je t’en vouloir ? » Venait-elle de le rassurer ? Voilà que les rôles finissaient par s’inverser. Bientôt Sarah lui apprendrait quelque chose !, enfin non, sûrement pas. La jeune fille sourit et lui expliqua son fou-rire passager. « En fait, oui, c’est exactement ça. Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, mais c’est surtout que je ne comprends pas l’intérêt d’un filtre, comme tu dis. Fin pourquoi faudrait-il cacher certaines choses ? Tout le monde devrait savoir les mêmes choses, c’est injuste sinon. » Sarah et son combat pour la justice, ahem, il semblait évident que la demoiselle n’irait pas bien loin. Inconsciemment elle savait qu’elle n’avait pas les épaules assez fortes pour se battre, mais rien ne l’empêcherait de défendre la veuve et l’orphelin, elle ferait ce qu’elle croyait juste, mais uniquement quand elle en avait le courage. Elle se raccrocha à ce que le jeune homme lui avait dit quelques seconds plus tôt et retrouva le fil de ses pensées. « Ah et pour revenir, tout à l’heure, c’était pas très gentil ce que tu as dit. Fin je sais qu’on est pas ami, mais t’es pas obligé de le dire comme ça ? Oh, attends, dis-moi voir, c’est ça les filtres en fait ? Dire les gens différemment suivant les gens ? Et moi j’ai pas compris les signes avant alors tu m’as dit clairement pour que je comprenne ? C’est ça ? Oh. Mais ça change plein de trucs, ah oui non, ça change pas grand choses en fait. » La demoiselle pensait à voix haute, comme souvent. Elle en aurait presque oublié la présence du gryffondor à ses côtés. Presque. Elle finit par tourner son regard vers le beau jeune homme et lui dit. « Tu sais c’est pas grave d’être tout seul. » Sa déduction lui était si évidente, qu’elle n’avait pas pensé à la mettre en doute ni même à l’expliquer. Elle acquiesçait juste en lui souriant. Ce n’était pas méchant, elle voulait juste lui dire qu’il n’y avait aucune honte. Ce n’était pas non plus un piège pour qu’il se dévoile, c’était sincère, c’était vrai. L’esprit de la demoiselle ne marchait définitivement pas comme l’esprit des autres jeunes. Etrange. Ou pas d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Sam 26 Avr - 11:05


Elle se mit à rire. Est-ce qu'elle était en train de se moquer de lui ? Si c'était le cas, il n'appréciait pas du tout. Rare étaient les personnes qui osaient le faire et encore plus celles qui étaient autoriser à le faire. Pete avait sa fierté, son ego assez développé et il n'appréciait que très peu qu'on rit de sa personne. Il faut dire aussi que de son éducation, il avait acquis une très grande estime de lui. Depuis qu'il était petit, on lui avait dit qu'il était supérieur, qu'il était destiné à de grandes choses et en tant que fils unique, il a toujours eu ce qu'il souhaitait. Pete avait toujours connu une existence dorée, des plus agréables qui avait satisfait la plupart de ses désirs. Il demandait, il obtenait bien souvent. Bon, ces dernières années, cela s'était avéré moins véridique car ses désirs divergeaient grandement de ceux de ses parents. Néanmoins en ce qui concernait purement son petit confort, cela était toujours vrai. On voulait les meilleures conditions matérielles de vie pour lui. Il avait de la chance de ce côté-là. Ses parents avaient pas mal de défauts mais ils étaient loin d'être les pires parents du monde. « Je suis curieuse aussi, comment pourrais-je t’en vouloir ? » Ce n'était pas faux, voilà une parole très sensée. Pour le coup, elle impressionnait Pete. Ce n'était pas un cas perdu, il fallait y croire.  Mais bon, Pete restait un peu méfiant. Il n'était pas à l'abri que la demoiselle débite un autre tas d'absurdités.  C'était toujours au moment où vous vous y attendiez le moins que ce genre de choses se produisait. « En fait, oui, c’est exactement ça. Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, mais c’est surtout que je ne comprends pas l’intérêt d’un filtre, comme tu dis. Fin pourquoi faudrait-il cacher certaines choses ? Tout le monde devrait savoir les mêmes choses, c’est injuste sinon. » Injuste. Voilà une bien noble vision du monde mais peut-être extrême aussi. Si tout le monde savait tout des autres, où était l'intimité ? Et où faire la différence entre amis, ennemis ou simples connaissances ? On ne pourrait pas. Enfin si par rapport à l'intention mais l'information est toujours la clé de tout. Pour Pete, celui qui détient l'information est le puissant. Si on suit le modèle de Sarah et que tout le monde possèdent les mêmes informations, c'est tout un système qui s'effondre. Qu'est-ce qui permettra de faire la différence ? Celui qui cogne le plus fort ? Non, on ne peut pas se contenter de cela. Ça serait aux yeux de Pete, un retour en arrière. Et pour le jeune homme cacher des choses c'était survivre, se protéger. En, en disant peu, on éviter de s'exposer à la mesquinerie, la méchanceté ou encore la vilenie de l'espèce humaine. Certains étaient vraiment bons de base, d'autres pas. Pete ne prendrait pas le risque de le découvrir en révélant tous ses secrets.

Sa naïveté était tout de même assez charmante sûrement à placer sur le compte de sa jeunesse. « Ah et pour revenir, tout à l’heure, c’était pas très gentil ce que tu as dit. Fin je sais qu’on est pas ami, mais t’es pas obligé de le dire comme ça ? Oh, attends, dis-moi voir, c’est ça les filtres en fait ? Dire les gens différemment suivant les gens ? Et moi j’ai pas compris les signes avant alors tu m’as dit clairement pour que je comprenne ? C’est ça ? Oh. Mais ça change plein de trucs, ah oui non, ça change pas grand choses en fait. » Euh, ok. Elle était difficile à suivre quand même. Au risque d'être considéré comme idiot, il n'avait pas tout compris. Du coup, il était bien embêté pour répondre. Avec un peu de chance, elle allait passer à autre chose. Oui, c'était bien son style et ça l'arrangerait beaucoup. « Tu sais c’est pas grave d’être tout seul. » Pardon ? Ah donc s'il ne souhaitait pas répondre, c'est parce qu'il était seul ? C'était facile comme déduction, ça franchement. Pete se permit une petite réflexion. « Attention aux déductions hâtives. » Non mais sérieusement, on ne pouvait pas dire que Pete Levingston était quelqu'un de seul. Il n'était jamais seul. Il claquait les doigts, il avait une dizaine de filles qui se précipitaient à ses pieds pour lui donner de l'amour. Oui il se vantait mais en même temps, ce n'était pas faux... C'était ça, la popularité. Il allait parler quand la porte s'ouvrit laissant apparaître un élève que Pete ne connaissait pas. Immédiatement, Pete lui dit un peu trop fort. « NE FERME PAS LA PORTE ! » L'élève surpris resta tétanisé sous le choc. Pete se retourna vers Sarah avant de s'adresser à elle : « Voilà notre ticket de sortie. » Pete sourit avant de l'aider à sortir de la salle. Ah, retrouver le couloir, ça faisait du bien tout de même. Il tourna la tête vers Sarah, elle aussi avait le sourire. Au moins ils étaient tous les deux du même avis pour le coup. C'était une bonne chose, non ? Il se décida à la quitter car après tout, il était attendu. Enfin depuis le temps, il n'était pas sûr qu'il trouverait Violette. Elle avait sûrement du partir ne le voyant pas arriver mais il se devait de la trouver. Il lui expliquerait, ils en riraient et la vie reprendrait son cours normal. « Je dois y aller. Je dois te dire que ça n'a pas été aussi terrible même si j'ai pu te faire penser le contraire. Enfin bonne soirée. » Pete commença à partir mais il fit demi-tour pour conclure : « Ah j'oubliais, n'oublie pas Sarah, l'information c'est la clé. Celui qui possède l'information est maître. C'est lui le puissant alors, fais attention. » Il la conseillait sans réellement savoir si ça l'intéressait ou non. Toute manière, c'était à elle de voir. Elle avait le conseil, elle en faisait ce qu'elle voulait maintenant. Pete partit cette fois-ci pour de bon à la recherche de Violette.

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MessageSujet: Re: SARATE + comment sortir de là ? (terminé)   Mar 6 Mai - 22:30


« Attention aux déductions hâtives. » Sarah fronça les sourcils, elle ne comprenait pas comment les déductions pouvaient être hâtives ou réfléchies. Pour elle, c’était du pareil au même, soit elle avait une idée sur la question qui lui venait immédiatement, soit elle ne trouverait jamais. Oui, c’était aussi simple que cela et souvent ça sauvait des vies. Enfin cela sauvait surtout l’encéphale de Sarah qui ne surchauffait pas… La demoiselle posa donc son regard interrogateur sur Pete qui ne sembla pas s’en soucier et ne lui répondit rien de plus. Un léger silence s’installa et bizarrement la jaune et noire n’ouvrit pas les lèvres, elle garda un semblant de silence tout en réfléchissant aux paroles du jeune homme. Il s’était ouvert à la demoiselle et avait cessé de la traiter de haut, bon il avait toujours des paroles méchantes, mais au moins il ne l’interdisait plus de parler ! C’était un début. Peut être qu’ils deviendraient amis ? Mais bon sang, pourquoi penses-tu à cela Sarah ?

Alors que la demoiselle était perdue dans ses pensées un cri la fit sursauter. « NE FERME PAS LA PORTE ! » Les mains de Sarah tremblèrent et elle dut respirer plusieurs fois bien profondément pour s’en remettre. C’était comme si elle se réveillait d’un cauchemar. Oui, fin, en exagérait, seulement un rien l’effrayait quand elle n’était pas prévenue. Enfin le pouls de la blondinette se calma et elle put regarder leur sauveur. Un garçon qu’elle ne connaissait même pas. Bon tant pis, elle ne pourrait pas lui faire un gâteau… quoique en fait ce n’était pas si affreux. Le temps avait presque passé vite si on oubliait les débuts catastrophiques … Sarah ne voulait pas y penser et se concentra sur la suite. « Voilà notre ticket de sortie. » Le sourire de Pete rendit quelque chose de réel dans l’esprit de Sarah : il n’était pas resté à l’écouter uniquement pour passer le temps. Sinon il serait sorti bien vite sans songer à sa camarade de salle fermée. Un immense sourire se forma sur les lèvres de la demoiselle, même si lui ne se rendait pas compte, quelque chose était en train de changer : Pete était en train de devenir gentil. Mazette, qui l’eut cru ? Pire encore, le rouge et or lui tendit sa main pour l’aider à se relever. Sarah préféra sourire qu’écarquiller les yeux, ce qui aurait pu paraître suspect. La demoiselle ne voulait pas que Pete se rende compte qu’il était gentil sans rien demander en retour, elle ne voulait pas gâcher cet instant. Peut être qu’elle le reverrait et qu’il ne se contenterait pas de l’ignorer une prochaine fois ? Un infime changement, mais une réalité qui prouvait bien à la poufsouffle que le monde était réellement rose et bleu. Les couloirs les accueilli et les deux élèves admirèrent les murs avec un sentiment nouveau. Sarah se promis d’apprécier la liberté avec plus d’entrain la prochaine fois. Elle rit doucement, pour ne pas effrayer Pete qui risquerait de la trouver encore plus débile à rire toute seule au milieu d’un couloir, mais un sourire immense se profilait sur son visage. Lui aussi était fou, ou alors ils étaient tout simplement heureux. « Je dois y aller. Je dois te dire que ça n'a pas été aussi terrible même si j'ai pu te faire penser le contraire. Enfin bonne soirée. » Sarah rougit, c’était sa caractéristique et elle ne s’en débarrassera sûrement jamais. « Je, hum, merci à toi de-de m’avoir su-upportée. » bégaya-t-elle. Elle était toujours hésitante face aux compliments -et prenait toute parole gentille comme telle aussi- et ne savait que dire. Il avait fait des progrès, elle ne pouvait pas en douter. Incapable de faire autre chose qu’un geste, Sarah agita la main pour lui dire bonsoir. Puis elle resta plantée au milieu du couloir. Elle était perdue, elle ne savait même plus ce qu’elle était venue faire dans cette salle à la base. Peut être qu’elle était arrivée sans faire exprès ici ? Par la magie ? Et que c’était un signe ? Que c’était son destin de rencontrer Pete ce jour-là ? « Ah j'oubliais, n'oublie pas Sarah, l'information c'est la clé. Celui qui possède l'information est maître. C'est lui le puissant alors, fais attention. » Sarah écarquilla les yeux un nombre incalculable de fois et quand elle se remit en marche, elle se rendit compte que Pete avait disparu. Il l’avait laissée au milieu du couloir avec des paroles incompréhensible et totalement vides de sens. A moins que la jeune fille ne l’ait pas saisi ? Elle ne voyait strictement pas le rapport avec la choucroute, pourtant elle n’allait pas pouvoir faire autrement. Elle avança d’un pas plus rapide, pour retrouver le couloir principal qui lui indiquerait au moins dans quelle partie du château elle se trouvait. Et après de nombreuses minutes à vagabonder, elle finit par reconnaître l’escalier principal qui la mena à sa salle commune.

« Janet, tu vas pas me croire… » commença la demoiselle en s’assayant sur le lit de sa meilleure amie. Elle lui prit les mains et commença à lui raconter son histoire et tout ce qu’il s’était passé depuis qu’elle avait disparu ce matin. Elle parla de Pete et finit par lui avouer. « Franchement, c’est pas le meilleur amoureux du monde -non lui c’est Xander hi hi hi- mais je comprends un peu. Il fait son mec trop stylé, son beau-gosse méchant, mais en vrai il est gentil. Il m’a même donné des conseils. Une histoire de clef, ou d’information… et de puissance. Oulala, j’ai le cerveau en compote. Il m’a fait réfléchir t’imagine ? » Janet, qui auparavant lui lançait des regards noirs, de peur qu’elle lui vole son amoureux, explosa de rire. Sarah n’avait même pas besoin de la rassurer sur ce coup-là, la brune était juste un peu trop possessive, mais jamais sa meilleure amie ne la trahirait. Jamais.

Spoiler:
 

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