Partagez | 
 

 emily&louis ϟ « you've got a friend in me »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


    Loulou national
avatar


personal informations

► date d'inscription : 01/11/2011
► parchemins : 3103


MessageSujet: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Lun 30 Avr - 13:35


C'était ce genre de moment dont Louis raffolait, et c'était également dans ce genre de situation qu'il ressemblait le plus possible à sa sœur aînée Dominique. Si le frère et la sœur devaient avoir un point commun au niveau de leur personnalité, c'était sans nul doute leur penchant pour les livres. Pourtant, ce n'était pas réellement comme si la lecture était quelque chose qui passait avant tout ou même était très présent chez Bill et Fleur Weasley – et même chez les Weasley en général. Louis avait très rarement vu son père un livre à la main, et si c'était le cas le livre en question devait être un de ses vieux manuels scolaires qu'il avait sorti dans l'espoir de réparer une de ses maladresses avant que son épouse ne revienne et ne s'en rende compte. Quant à sa mère, elle n'était pas non plus spécialement une grande lectrice. Elle avait sa culture, la culture française qu'on lui avait inculqué à Beauxbâtons où elle avait fait ses études de sorcellerie – et qu'elle avait voulu faire perpétuer à ses enfants au passage -, mais Louis se doutait que Fleur préférait bien d'autres formes d'art que celle de l'écriture. En d'autres mots, si les deux jeunes Weasley s'étaient mis à dévorer des livres, c'était réellement par un pur choix personnel que par un quelconque conditionnement interne ou inconscient. Bien que pour le coup et bien que ce soit la vérité, il valait mieux ne pas faire remarquer à Louis qu'il ressemblait énormément à sa sœur dans ces moments-là. En effet, si les Weasley avait une réputation de famille unie, aimante et soudée, Louis et Dominique représentaient avec expertise l'exception qui confirmait cette règle. Ils ne pouvaient pas se supporter, tout bonnement, et ça ne s'améliorait pas avec l'âge – malgré une ancienne résolution de Louis de tenter de calmer le jeu entre lui et sa sœur. Après tout, en l'occurrence, il en avait deux et autant les garder en bons termes. Mais c'était plus fort que tout, dès que les deux cadets de Bill Weasley étaient ensemble plus de quelques minutes, ils finissaient forcément par se disputer, et si l'on ne les séparait pas dès que leurs chamailleries commençaient, ces dites chamailleries se transformaient bien vite en véritable guerre. A s'en demander comment les deux jeunes gens avaient finit par atteindre Poudlard sans que l'un n'ait éborgné l'autre avant.

Mais peu importait à Louis en ce moment, et de toute manière, il n'avait personne pour l'embêter. Enfoncé dans un fauteuil de la salle commune des Poufsouffle plutôt désertée à cette heure-ci de l'après-midi, son livre récemment emprunté à la bibliothèque du château sur ses genoux, il ne prêtait plus attention à ce qui se passait autour de lui, prodigieusement bien loti dans sa bulle. Il avait largement perdu toute notion du temps et le garçon était bien capable de rester des heures comme ça si personne n'en venait à lui adresser la parole, à en oublier même de manger si le livre en question était assez épais. C'était la manière d'être de Louis, il préférait un livre à un groupe d'amis. C'était triste à dire mais dans son fauteuil, en compagnie de milliers de mots, il se sentait mille fois mieux qu'au milieu de Poufsouffle plus joviaux les uns que les autres qui partageaient des délires que lui ne parvenait pas réellement à comprendre, une impression d'être un véritable alien croissant alors en lui sournoisement. En quelque sorte, le sixième année était non seulement un associable, mais il demeurait aussi un véritable empoté socialement, si bien qu'il lui arrivait même de craindre des gens qui ne voudraient pas lui faire de mal pour autant néanmoins à la base. Par exemple, Sarah Mandleton avait le chic pour l'effrayer et l'intimider alors que la jeune Poufsouffle ne devait pas avoir une once de méchanceté en elle. Au moins, avec son livre, Louis ne craignait rien, il était en sécurité dans son monde et pouvait s'évader bien loin du château, bercé par les termes et histoires contées. La lecture n'était pas seulement une réelle passion pour l'adolescent, c'était tellement plus que ça, c'était un véritable élixir du bonheur, la chose qui lui permettait de ne pas virer complètement fou à Poudlard ou de sombrer dans une solitude dépressive. Enfin comme quoi, il était assez spécial comme garçon et la folie devait probablement le guettait.

Deux heures plus tard, le jeune homme refermait son livre, levant enfin le nez sur la salle commune qui était un peu plus animée que lorsqu'il avait commencé sa lecture. Bon, le bruit autour ne le dérangeait pas spécialement, il arrivait à se concentrer dans des situations un peu chaotiques, et il avait été tellement plongé dans son livre qu'il aurait probablement pu y avoir une explosion à côté de lui qu'il n'en ne s'en serait pas rendu réellement compte. Louis jeta un coup d'œil circulaire à la salle commune des Poufsouffles, comme s'il sortait d'un long rêve et se réappropriait les lieux. Ses yeux s'arrêtèrent finalement sur la vieille horloge de la salle puis le jeune homme sursauta alors que quelqu'un apparaissait subitement dans son champs de vision, horriblement proche de sa personne ré-émergeant dans le monde des vivants. « Louis ! On va au terrain de Quidditch, tu veux venir avec nous ? » Les yeux émeraude de l'attrapeur passèrent de Sarah à Juyne, deux des joueuses de l'équipe de Quidditch des Poufsouffles puis l'adolescent se redressa, se rendant compte qu'il était complètement avachi dans son fauteuil, pire qu'un vieillard retraité en pleine crise d'arthrite. « Allez, viens, on va bien s'amuser ! » Un fin sourire étira les lèvres de l'adolescent qui finit par répliquer. « D'accord, mais il faut que j'aille rendre des livres avant. » Chacun ses priorités. Juyne lança un regard peu intéressé sur le livre que Louis avait toujours entre les mains alors que Sarah le lui dérobait, déterminée à l'aider dans sa tache. « Super, je vais te donner un coup de main ! » Louis observa silencieusement la cinquième année pendant un petit moment, comme s'il craignait quelque chose ou évaluait les dangers possibles suite à cette généreuse offre et finit par répliquer, alors que Sarah l'encourageait à se lever de son fauteuil. « Il faut que j'aille prendre les autres, dans les dortoirs » informa finalement Louis sur un ton d'excuse, s'en voulant presque de devoir faire attendre Sarah le temps qu'il descende les chercher et revienne dans la salle commune. La jeune femme haussa les épaules simplement et s'assit dans le fauteuil précédemment occupé par Louis, attendant son coéquipier de Quidditch alors que Juyne partait déjà pour le terrain de Quidditch.

Et bien entendu, lorsqu'on veut faire vite, on est forcément retardé, sinon ce ne serait pas si drôle. Louis prit bien deux minutes à trouver le livre qui était en fait juste devant son nez, posé sur son lit, et alors qu'il avait fourré tous ses manuels empruntés dans son sac à bandoulière, son dit sac finit par s'ouvrir alors qu'il était au beau milieu de l'escalier, éparpillant ses affaires sur les différentes marches. Après avoir tout récupéré et réparé sa valeureuse fiole de potions qui jusqu'à présent avait largement dépassé le nombre de vie d'un chat moyen, l'adolescent revint vers Sarah. « Désolé, j'ai... » En refermant son sac, Louis fit de nouveau tomber sa fiole de potion sur le sol. Le garçon grogna discrètement, sortant de nouveau sa baguette magique pour réparer ses dégâts en un temps trois mouvements puis fourra sa fiole dans son sac, le tout en un temps record, si bien que Sarah sembla légèrement perturbée pendant un bon cinq secondes. « Tu es vraiment rapide. » finit-elle par conclure, alors que Louis déposait enfin son sac fermé sur son épaule. Il sourit maladroitement pour toute réponse et les deux Poufsouffles s'aventurèrent dans les couloirs du château.

Sur leur chemin, ce fut principalement Sarah qui fit la conversation. Elle se mit à parler à Louis d'une souris au drôle de nom puis de chenilles horriblement effarantes non pas pour leur allure poilues et visqueuses mais leur capacité à se transformer en papillon du jour au lendemain. Louis ne put s'empêcher de trouver ça bizarre de redouter ce qui était pourtant vu comme le plus beau chez cet insecte mais se retint de faire la remarque. Après tout, chacun avait sa propre vision sur le monde, et la sienne était loin d'être nette aussi... Les deux adolescents finirent par pousser la lourde porte de la bibliothèque et Louis ouvrit son sac devant le bureau du bibliothécaire manifestement absent, commençant à empiler ses manuels empruntés sous les yeux ronds comme des soucoupes de sa compagne. Comme si cela pouvait arranger son cas, Louis expliqua dans un élan de sociabilité qu'il aurait pu très bien garder pour lui : « Il faut que je les rende, sinon je ne pourrais pas en emprunter d'autres » avant de sursauter en s'apercevant que le bibliothécaire était arrivé devant lui. Oli récupéra les livres sans mot dire et les deux Poufsouffle partirent enfin pour le terrain de Quidditch.

Alors qu'ils atteignirent le terrain tant convoité, les deux Poufsouffle se rendirent compte que non seulement Juyne était déjà sur son balai, mais qu'il y avait aussi d'autres élèves d'autres maisons qui avaient emprunté des balais mis à disposition par le collège de sorcellerie pour se divertir le temps de quelques instants. Le jeune homme sursauta de nouveau lorsqu'il entendit Sarah émettre ce qui lui semblait être un féroce grognement alors qu'elle lançait un regard peu amical vers une élève qui survolait les anneaux des gardien. De toute évidence, Sarah ne devait pas porter cette personne chèrement dans son cœur. « Je reviens Loulou. » annonça-t-elle simplement alors qu'elle partait mystérieusement vers une partie déserte du terrain. Louis ne se posa pas plus de questions, s'orientant vers les vestiaires afin d'emprunter un balai. Le jeune homme déposa son sac sous un banc – au moins il était sûr qu'il le retrouverait comme ça – et attrapa un balai au hasard. Il ressortit et s'envola.

***

« Bien joué Mandleton ! L'attrapeur de ta propre équipe ! » ricana un élève que Louis ne reconnut pas sur le coup. Non, parce que déjà Louis avait plusieurs nouvelles informations à assimiler. Déjà, il n'était plus dans les airs mais bien sur le sol, vu le gazon sous lui. Pour le coup, il n'avait réellement rien vu venir. Et aux dires des personnes qui l'entouraient, un cognard avait été à l'origine de sa chute. Bien, de toute évidence, Louis devait vraiment avoir de sérieux problèmes de concentration ou un large moment d'absence car il avait ignoré la présence de cognard dans les airs – après tout, ce n'est pas spécialement la balle qu'on sort en premier pour faire un match amical. Le garçon se redressa, jetant un coup d'œil aux nombreux débris du balai devant lui. Un « Mince ! » venant du cœur – et étonnement poli vu la situation - s'extirpa de ses lèvres alors qu'il tendait le bras pour évaluer l'étendue des dégâts mais un haut-le-cœur l'arrêta soudainement, une douleur aigüe le saisissant, son visage gagnant en pâleur sous le choc. Un insigne de préfet éblouit le Poufsouffle tandis qu'il se retrouvait en position assise d'une manière indéterminée, des bouts de balais autour de lui. Il allait se faire tuer par ses parents. Puis par des mangemorts pour avoir cassé un équipement de Poudlard. Quoi que pour le coup, il n'était pas vraiment responsable. A choisir, il aurait préféré rester dans les airs plutôt que... Louis grimaça en observant son poignet qui commençait déjà à enfler et prenait une charmante teinte violacée, lui rappelant que lui aussi lui en ferait voir de toutes les couleurs par les lancements qu'il lui procurait. Non, rectification : avant de se faire tuer par ses parents puis par un mangemort, il se ferait piétiner par les Poufsouffle de sa maison après que Lucy l'ait assassiné – Oui parce que dans l'esprit de Louis, c'était un peu de sa faute s'il se retrouvait dans cet état. De plus, une partie des Poufsouffle n'était pas très enthousiaste à l'idée que Louis soit attrapeur. Étant donné qu'il était un Weasley et que Lucy, sa cousine, était capitaine, cette charmante partie avait conclut que le sixième année était entré dans l'équipe uniquement par favoritisme et qu'il ne méritait pas sa place. Et voilà que faire ses preuves devenait un peu plus compromis pour le jeune homme. Louis inspira difficilement, ignorant si c'était la douleur ou la vision de sa mort prochaine qui le perturbait le plus et comme si le préfet en question craignit subitement que le sixième année suffoque, celui-ci l'aida à se relever pour l'accompagner à l'infirmerie, Sarah sur ses talons.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » s'enquit Victoire alors que Louis s'installait – ou plutôt se laisser tomber, dépité - sur une chaise. « C'est de la faute d'Emily. » déclara Sarah pour toute réponse tandis que le préfet dans un élan solidaire ajoutait : « Elle lui a envoyé un cognard. » Il pointa Sarah comme s'il s'agissait d'une vulgaire chenille. « C'est lui qui se l'est pris. » Il montra Louis du menton comme s'il était aussi intéressant qu'un lutin de Cornouailles. Le fraîchement blessé haussa les sourcils, bien trop occupé à contempler l'état de son poignet qui avait bien doublé de volume et disposait de très jolies couleurs désormais pour retenir le manque de respect du préfet. Puis, il sentit son aînée saisir délicatement ce qu'il restait de son poignet pour évaluer l'étendue des dégâts tandis qu'elle commentait d'un ton plutôt léger à l'adresse de Sarah : « C'est drôle, j'ai un vague souvenir de vous avoir dit de rester loin l'une de l'autre, à Emily et à toi. » Puis, Victoire baissa les yeux sur son cadet : « Ça va, Louis ? » Le sixième année ne répondit pas, le regard fixe sur son poignet, comme hypnotisé par cette vision. Il sentit à peine les quelques yeux se river sur lui – une sensation qui d'ordinaire le faisait frémir – tandis que Victoire tentait d'attirer de nouveau son attention en lui posant des questions divers et variées de la trompe d'une infirmière. Finalement, trouvant probablement le spectacle horriblement ennuyeux, le préfet partit et Sarah le suivit, se rappelant un rendez-vous. Ce ne fut que lorsque la porte de l'infirmerie claqua que Louis leva enfin les yeux de son poignet. Victoire l'observa d'un œil critique, ce qui lui offrit la désagréable impression d'être un de ces insectes qu'on épingle pour mieux admirer, alors qu'elle l'interrogeait sur une possible présence d'autres maux étrangers à son poignet, question à laquelle Louis répondit uniquement en hochant la tête négativement, se gardant bien de répliquer que les « maux étrangers à son poignet » arriveraient quand il sortirait de l'infirmerie, sans nul doute. A moins d'être encore plus malchanceux que d'ordinaire et qu'ils franchissent le seuil de l'infirmerie tout de suite. « J'ai reçu une lettre de maman... » Le Poufsouffle se déconnecta de la réalité, laissant croire à son aînée qu'il l'écoutait alors qu'il se demandait déjà comment il arriverait à se sortir du pétrin dans lequel sa chute l'avait plongé. Finalement, Victoire pansa son poignet puis lui donna une potion peu ragoûtante à boire tandis qu'elle annonçait partir prendre un antidouleur. Louis avala d'une traite la potion, grimaça, puis fut interloqué par le bruit d'un morceau de bois qui tombe sur le sol. Le Poufsouffle baissa les yeux, remarquant ce qui semblait être un des débris du pauvre balai qui le poursuivait jusqu'ici. Le jeune homme l'attrapa, remarquant avec horreur l'étrange similitude qu'il y avait entre le bout de nom sur le morceau de bois entre ses mains et celui qu'il y avait sur le balai de son cousin – qui avait auparavant appartenu à son oncle. Si le balai que Louis avait pris au hasard était le vieil Éclair de feu, le garçon avait deux solutions : s'enfuir ou réparer le balai en un temps trois mouvements pour éviter le courroux d'Albus. Tristement, Louis sentait qu'il allait sans nul doute recevoir les foudres de son cousin mais de nature parfois optimiste, le jeune homme se releva et s'en alla, ne prenant même pas le soin de prévenir Victoire qu'il quittait ses quartiers et ne s'assurant pas spécialement qu'elle lui avait prodigué tous les soins nécessaires. Il avait un balai à sauver.

Le jeune homme remonta les marches promptement et atteint la bibliothèque en un temps trois mouvements. Le plus vite possible avec une seule main valide – c'est à dire, vraiment pas vite -, le jeune homme attrapa les livres sur les balais magiques qui lui semblaient les plus aptes à l'aider dans son futur atelier de bricolage improvisé et les déposa gauchement sur le bureau d'Oli qui le regarda d'un air pensif, comme s'il se demandait s'il ne l'avait pas déjà vu plus tôt dans la journée. Finalement, une première année eut la générosité de mettre les livres empruntés dans le sac de Louis en voyant à quel point il galérait et le Poufsouffle fila vers le terrain de Quidditch. Il retourna sur les lieux du crime, recueillit vite fait bien fait à l'aide d'un sortilège discrètement formulé les morceaux du balai et se rendit dans les vestiaires qui présentaient actuellement deux avantages : le premier d'être proches de lui, le deuxième d'être peut-être un lieu qui éviterait à Louis de croiser Albus ou tout membre de la tribu Potter-Weasley dans l'immédiat – ou en tout cas, il se plaisait à y croire. Le garçon s'installa à même le sol et sortit ses livres, les étalant autour de lui, se mettant vaillamment à l'ouvrage. Un bon moment plus tard, un certain désordre entourait le Poufsouffle tandis que la pluie commençait à tomber sur Poudlard et que les élèves étant sortis pour jouer au Quidditch quelques temps plus tôt étaient désormais rentrés au château depuis un bon petit moment. Mais le jeune homme ne se prit pas la peine de regarder quelle heure il était, trop focalisé sur la mission qu'il s'imposait. Mission peut-être impossible, mais au moins, il tenterait. Et un peu naïf, Louis se disait que toute peine méritait salaire, peut-être qu'en travaillant si dur, il obtiendrait un résultat, aussi minime soit-il...

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://addie-ction.tumblr.com/


    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
avatar


personal informations

► date d'inscription : 28/02/2012
► parchemins : 1169


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Ven 4 Mai - 4:00


Quidditch, quidditch, répétait Emily dans son sommeil. « QUIDDITCH ! » hurla-t-elle brusquement à plein poumons, si fort que la moitié du dortoir des filles fut réveillé. Sans aucun doute, Emily rêvait très fréquemment du Quidditch, le sport qu’elle apprécié peut-être le plus dans ce monde, celui qu’elle pratiquait depuis de nombreuses années à présent, sans jamais s'en lasser. Oui, il lui arrivait souvent de laisser son cerveau vagabonder à croire qu'on lui remettrait un jour l'insigne de capitaine de l'équipe, statut qu'elle méritait par sa détermination et sa rage de gagner. Mais elle rêvait également de matchs qui avaient d'hors et déjà eut lieu, ou de ceux qui auraient pu exister. Cette nuit là, Emily rêvait qu'elle écrasait les jaunes à Poudlard, et plus particulièrement cette fichue Mandleton. C'est pourquoi, lorsque son amie Andy s'approcha d'elle pour la réveiller - c'est qu'elle faisait quand même un sacré bruit dans ses rêves - Emily ne put réfréner un violent coup qu'elle aurait assignée à la jeune poufsouffle. « Mais t’es complètement malade comme fille ! » cria-t-elle, après avoir atterrit sur le sol. Emily ouvrit les yeux. What ? Que se passait-il ? Elle ouvrit grand les yeux face au visage furieux de son amie... avant d'éclater de rires. Andy se releva, furibonde, et balança un oreiller sur sa camarade verte et argent. Ainsi, à cinq heures et demi du matin, le dortoir des filles des serpentard se transforma en véritable champ de bataille, dans lequel il était difficile de remarquer qui avait été "vaincu" par la bataille et qui se battait toujours. Finalement, la petite guerre amicale - à ce qu'il y paraissait - s'arrêta net lorsque Eita intervint, arrivant de nulle part dans le dortoir. Emily se retint du mieux qu'elle pouvait de ne pas lui envoyer un sort en pleine figure, elle qui haïssait tant le directeur des verts. Le mangemort crissa les dents avant d'annoncer « Emily Spencer, pourquoi cela ne m'étonne même pas de vous trouver au milieu de ce champ de ruines ? » Bien entendu, cet exécrable professeur ne pouvait s'empêcher de ne s'adresser qu'à elle. Lui qui animait une haine aussi farouche pour Emily qu'inversement proportionnel. « Et bien peut-être parce que nous nous trouvons dans le dortoir des filles ? » lança Emily, avec ironie. Un sourire s'étira sur son visage jusqu'à ce qu'il est atteint le maximum de sa possibilité et qu'il se fige sur ce visage qui ressemblait à celui d'un ange. Elle savait que la sentence serait terrible, et elle n'en attendait pas moins de la part du mangemort, mais peu lui importait bien les conséquences, tant qu'elle ridiculisait Eita, rien d'autre ne comptait.

« Il t'a encore gravé ça ?! » s'écria Demyan d'une voix mélangée de surprise et de fureur. En effet, ce n'était pas la première fois qu'Emily avait le poignet gravé d'un I'm a slut en lettres sanguinolentes et arrondies. « Ouais. C'est le prix à payer pour la provocation, je suppose. » rétorqua-t-elle, un petit sourire en coin s'étirant sur ses joues roses. Les deux jeunes gens se dirigèrent ensemble vers la grande salle, il s'était retrouvés il y a deux heures de là dans le parc, un de leur rendez-vous habituel pour leur petit concours, auquel ils accordaient beaucoup d'importance. Rejoignant le centre du château, ils poussèrent ensemble la porte de la salle et virent un grand nombre d'élèves déjà attablé. Emily sourit. Elle fit un baiser sur la joue de son ami en lui criant « A plus tard, perdant ! » tout sourire, et s'éclipsa jusqu'à la table des verts. Les deux pancakes accompagnés d'un jus de citrouille et de confiture qu'avala Emily la mit d'aplomb pour la journée qui l'attendait. Elle s'était réunie la veille auprès des verts pour qu'ils se retrouvent à onze heures tapantes sur le terrain de Quidditch, histoire de s'entraîner comme il le faut, et de ne laisser aucune chance à la moindre équipe de leur marquer un point. La grande horloge de la salle affichait dix heures cinquante, exactement le nombre de minutes qu'il lui fallait pour passer se changer, prendre son balai et se lancer dans les airs. Elle but la dernière gorgée de son jus et déglutit. Sur le terrain, deux de ses coéquipiers se trouvait déjà là, ils décidèrent ensemble de commencer à s'entraîner en attendant les autres. Ils s'élevèrent donc dans le ciel, et furent rejoint quelques minutes seulement après par le reste de l'équipe. Parfait. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. « Han ouais, appelez moi Dieu ! » Emily ricana. Un but de Thomas et il attendait d'hors et déjà des acclamations. Emily récupéra le souaffle et le lui lança au creux du ventre, action que le jeune homme récupéra de justesse, non sans manquer de tomber de son balai. L'équipe pouffa de rires et ils se remirent à jouer. Si ils jouaient tous au prochain match comme ce jour-ci l'équipe adverse n'aurait pas la moindre chance. « Eh Emily regarde qui voilà, ton amie de toujours ! » Emily tourna le visage vers l'entrée des joueurs du terrain et aperçut au loin quelques points jaunes arriver à plusieurs. Ah, des poufsouffles. Elle avait toujours le sourire aux lèvres, et elle plissa les yeux pour reconnaître la petite forme qui s'approchait d'elle, d'en bas. Sarah Mandleton, la suprématie de l'idiotie en personne. Pourquoi s'approchait-elle celle-là ? Elle ne venait pas en paix, cela ce saurait su. Et de toute manière, il était clair que les deux jeunes filles ne se supportaient pas, même cinquante mètres les séparant n'auraient pas suffit à mettre suffisamment de distances entre elles, alors pourquoi cette idiote venait cherchait les embrouilles, je vous le demande ?

« Bien joué Mandleton ! L'attrapeur de ta propre équipe ! » s'écria Thomas. Emily éclata de rires, la situation était si absurde, Mandleton si stupide qu'elle n'arrivait pas à faire la part des choses entre la réalité et le rêve. Mais si, la réalité devenait imminente à présent que tout le monde se pressait autour d'un poufsouffle, allongé au sol. Sarah Mandleton avait envoyé un cognar sur l'un de ses coéquipiers, en essayant de l'atteindre elle. La verte et argent rit à nouveau, en accord avec les rires de son équipe, sous le regard apeuré de la poufsouffle. Emily ne savait strictement pas qui la jaune avait atteint avec son cognar mais elle espérait juste qu'il ne s'agisse pas de Juyne. Elle descendit donc se poser sur le sol pour en juger de ses propres yeux, prête à tout moment à en faire payer le prix à Sarah, et elle s'approcha du blessé. Outch, ce n'était pas beau à voir. Du sang, c'est tout ce qu'elle apercevait de là où elle était. Elle ne s'approchait pas davantage pour ne pas risquer de tuer Mandleton, mais eut du mal à se faire à cette idée, si tentante soit elle. On accompagna le garçon blessé à l'infirmerie, accompagné d'un préfet et de Sarah. Il ne semblait pas bien en forme le pauvre. Emily le reconnaissait à présent : Louis Weasley, un garçon qui avait toujours intrigué Emily. Pourquoi ? Allez savoir. Tout ce que savait Emily c'est que malgré leur différence de camp et tout le reste, elle avait déjà pu observer le jeune homme et elle le trouvait passionnant. Sa timidité l'intriguait beaucoup, également, et elle aurait bien aimé avoir l'occasion de côtoyer Louis. Bien qu'elle ne devait sûrement pas être le genre de personnes qu'il fréquentait.

« On rentre ? » La plupart des joueurs présents sur le terrain avaient déjà déserté les lieux, capitaines y compris. Emily suivit les quelques joueurs restants et partit dans les vestiaires pour profiter d'une bonne douche brûlante et pour se changer dans le même temps. Elle déposa son balai dans un casier et entra dans la douche, commune aux filles mais apparemment déserte. Emily consulta l'horloge des vestiaires et se rendit compte qu'il était midi passé. Ah, tout le monde était parti manger, affamés qu'ils étaient. Pour sa part, elle n'avait absolument pas faim, et elle ne cessait de penser au Weasley qui avait reçu le cognar. Elle voulait le voir. Il fallait qu'elle le voit. Depuis le temps qu'elle voulait l'approcher, c'était le moment ou jamais. La jeune brune se dirigea donc en direction de l'infirmerie, elle était à mi-chemin lorsqu'elle se dit qu'il avait sûrement quitté le lieu depuis un bon moment, et que si il ne l'avait pas fait, il était sûrement en présent de Sarah, ce qui n'était pas idéal pour une première rencontre étant donné leur capacité à l'une comme à l'autre de ne pas réussir à garder son calme et leur habitude de se battre violemment. La serpentard rebroussa donc chemin pour aller attendre le garçon dans ses vestiaires. Ceux des joueurs, au masculin. Elle ne s'inquiéta pas de savoir si ils étaient déserts ou pas, elle se fichait éperdument d'enfreindre une règle et de pénétrer dans ces vestiaires-ci. Elle avait fait tellement pire en matière de détournement du règlement. En retournant à son emplacement de départ, Emily se rendit compte qu'elle était retournée dans les vestiaires des filles. Elle souffla. Elle retourna sur le terrain, se demandant si finalement, il était judicieux d'aller voir Louis, après ce qu'il venait de subir. Tandis qu'elle quittait à nouveau le terrain, elle aperçut à quelques mètres d'elle un jeune blond qui récoltait les morceaux du balai qu'il avait mis en miettes, le regard désemparé. C'était lui. Il ne l'avait pas vu, mais il l'emmènerait tout droit dans les vestiaires des garçons, Emily entreprit donc de le suivre. Ils prirent un étrange couloir et arrivèrent immédiatement. Cinq secondes, voilà le temps qu'ils avaient mis pour rejoindre les vestiaires. Emily sentit un léger sentiment d'injustice l'envahir, les filles avaient de nombreux couloirs, tournants et portes à pousser pour rejoindre leur vestiaire, alors les directeurs de l'établissement ne se moquaient-ils pas un peu d'elles ? Toujours cachée des yeux de Louis, elle le vit s'asseoir sur un sol qui semblait légèrement froid, et étaler des bouquins autour de lui. Un grand nombre de bouquins. Mais bon sang, que faisait-il avec tout cela ? Emily entreprit d'épier le jeune homme malgré elle, les actions qu'il faisait le submergeant malgré elle. Elle se trouvait dans les vestiaires des garçons, observant un garçon qui tentait apparemment de réparer un balai brisé en morceaux, et perdu au milieu d'un nombre de lieu exorbitant, si ce n'est considérable, mot trop peu significatif du nombre de livres empruntés. Non, il ne faut pas faire comme cela pensa-t-elle, en voyant le garçon tenter d'assembler deux morceaux improbables ensemble, avec un sort qu'il maîtrisait mal. Elle voulut s'approcher de lui, mais s'abstint. Trop intriguée encore pour manifester sa présence.

La jeune brune connaissait des sorts pour réparer tout cela. Elle était très habile en magie et apprenait vite. De plus, elle avait une mémoire photographique qui retenait et savait appliquer tout ce qu'elle voyait en cours ou dans un quelconque bouquin. Même ce qu'elle entendait devenait acquis. Oui, elle avait quelques facilités, peut-être, mais elle n'en faisait presque pas mauvais usage. Le poufsouffle fit exploser un morceau de balai entre ses mains et fit tomber tous ceux qui se trouvaient à côté dans le même temps, lui qui avait presque réussi à en assembler une part. Outch. Emily sortit de l'obscurité, elle ne doutait pas que son entrée imminente attirerait la surprise, surtout qu'elle n'avait strictement rien à faire en ce lieu, et qu'elle était assez honteuse d'avoir observé le garçon depuis - combien de temps déjà ? Un bon moment, disons - sans lui avoir prêté main forte à aucun moment. Mais cela, le jeune homme l'ignorait. Elle s'avança donc dans la pénombre, et arrive face au profil du garçon. « Non, ce n'est pas comme ça que tu y arriveras. Tiens, regarde. » Elle s'en voulait de donner des leçons, si l'on puis dire, mais elle s'imaginait mal laisser le Weasley dans sa difficulté. Elle prononça quelques formules et tourna le poignet bien comme on le lui avait appris, prononçant très distinctement les mots étranges dont elle connaissait la signification. Elle souda une partie du balai et réussit à relier tout le reste ensemble. Le balai connaissait un nouvel jour, il ressemblait à présent à un balai tout neuf, et luisant malgré ses égratignures. Elle sourit et se retourna vers Louis, elle était en position à demi agenouillée, et annonça « Au fait, salut, je m'appelle Emily Spencer. Et toi c'est Louis, c'est bien ça ? » Elle scruta le jeune homme, tout sourire encore, et attendit sa réaction face à son arrivée et l'accomplissement de la tâche précédente.


Spoiler:
 

__________
 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    Loulou national
avatar


personal informations

► date d'inscription : 01/11/2011
► parchemins : 3103


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Ven 4 Mai - 13:56


Louis ignorait s'il était possible de réparer un balai et autant dire que depuis qu'il avait repris ses esprits suite à sa chute provoquée par un adorable cognard, cette question se répétait inlassablement dans son esprit. Il se doutait bien qu'on pouvait recoller les morceaux, ou au moins faire en sorte qu'ils tiennent ensemble mais il s'interrogeait surtout sur la probabilité que les balais magiques soient un peu comme les baguettes magiques : une fois brisé, impossible de leur rendre leur capacité d'origine. Ils perdraient alors leur source de magie en quelque sorte et deviendraient alors peut-être de simples balais comme ceux qu'on utilise pour balayer le sol de la cuisine ou taper sur une sœur récalcitrante. Il avait jadis entendu sa grand-mère évoquer comment son dernier fils, qui était donc l'oncle de Louis, avait un jour rompu sa baguette magique en deux parties distinctes, et comment ils avaient dû piocher dans leurs maigres économies – bien que Louis se doutait que jamais « économies » il y avait eu et qu'ils avaient surtout dû vendre quelque chose – pour lui en acheter une nouvelle afin que son année scolaire à Poudlard ne soit pas des plus dérisoires. Et puis, un autre de ses oncles, celui qui avait été et était toujours le meilleur ami du premier oncle évoqué, avait aussi vu sa baguette cassée, et avait dû lui dire adieu par la même occasion. En conclusion, une baguette magique ne devait pas pouvoir être réparer – à moins qu'on veuille d'une simple brindille. Mais qu'en était-il d'un balai ? Techniquement, il devrait y avoir plus de chances quant à la possibilité de réparer un balai : en effet, un balai en soit n'était pas réellement unique, il ne choisissait pas non plus celui qui le posséderait... Sinon, les cours de vol sur balai serait un peu compromis. Et Louis lui-même, qui ne possédait pas son propre balai, aurait eu du mal à intégrer l'équipe de Quidditch de sa maison si c'était le cas et s'il ne pouvait pas en emprunter. En somme, malgré les dires de certains livres qui clamaient impossible de rendre un balai brisé de nouveau fonctionnel, Louis conservait un certain espoir. De toute façon, l'adolescent était buté comme déterminé, il y passerait des nuits entières s'il le fallait.

Et des nuits entières ne sembleraient pas de trop pour le coup malheureusement. Le Poufsouffle n'était pas forcément né sous une bonne étoile à la base, il attirait réellement la poisse. Voyez-vous, si Sarah Mandleton était maladroite, lui, il était malchanceux. Et peut-être que Sarah et Louis réunis formaient un duo complètement infernal et à éviter à tout prix, deux planètes dangereuses étant alors alignées pour provoquer toute sorte de catastrophes hautement désastreuses. En tout cas, pour aujourd'hui, le résultat de leur petite escapade vers le terrain de Quidditch avait coûté cher à Louis : un poignet et un balai en miettes. De plus, sa chance aussi légendaire qu'enviable avait fait en sorte que ce soit son poignet gauche qui avait été touché et en bon gaucher, autant dire que désormais, Louis se sentait complètement handicapé. Il conservait ses réflexes d'utiliser sa main gauche alors que celle-ci lui rappelait d'une douleur vive qu'il valait mieux qu'il fasse comme les derniers 90% de la société et se mette à utiliser sa main droite. Certes, mais utiliser une baguette magique pour formuler des sortilèges complexes et jamais tentés jusqu'à aujourd'hui à l'aide de sa main droite souverainement gauche – admirez le jeu de mot - pour le jeune attrapeur n'avait rien de très fructifiant. Au contraire, il avait parfois la très désagréable impression qu'il empirait les choses, bien qu'il y mettait toute sa bonne volonté. De plus, ses doutes s'étaient affirmés véridiques : le balai était bien celui d'Albus. Vous vous rappelez le deuxième oncle qui avait brisé sa baguette magique ? Il s'agit ni plus ni moins de Harry Potter, le père d'Albus, qui à l'heure actuelle est enfermé à Azkaban. Le balai est en réalité son vieux balai : un Éclair de Feu. Albus en a hérité et y tient comme à la prunelle de ses yeux, ce qui peut être compréhensible : non seulement il n'en font plus des comme ça et que ça ne doit plus courir les rues, mais en plus, avec un père continuellement en danger de mort, Louis pouvait aisément assimiler le fait qu'Albus tenait à ce balai, une merveille qui lui revenait tout droit de son géniteur et qui était concrètement à ses côtés, à défaut de l'individu. Alors non, Louis ne pouvait pas abandonner le misérable objet volant ainsi. Surtout que très empathique, le sixième année se mettait promptement à la place d'Albus s'il lui avouait en quel état était son balai par sa faute – car oui, Louis se jugeait éternellement coupable. Lui-même entretenait une relation avec son père assez spéciale. Elle différait beaucoup de celle qu'Albus avait avec son géniteur du fait que Louis ne ressemblait aucunement à son paternel. Mais tout comme son cousin, le Poufsouffle estimait énormément son père, pour lui, Bill Weasley était un homme qu'il respectait, qu'il admirait et composait un véritable héros à sa manière. Louis avait si peu en commun avec son père, il avait si peu de son père en règle général, que si on lui enlevait le peu qui le reliait à lui, il le supporterait réellement mal.

Les sourcils froncés, l'adolescent parcourait vaillamment les milliers de mots de ses livres fraîchement empruntés qui l'entouraient chaleureusement. Il n'était pas un mauvais élève, ses résultats aux BUSEs avaient été assez surprenants en soit et le démontraient sans problèmes, ayant obtenu pas moins de huit « Optimal » sur dix matières et sa pire note étant un « Effort Exceptionnel ». En somme, on ne pouvait pas reprocher à Louis d'être un bien piètre élément au niveau résultats scolaires. Après, Louis méritait assez ces notes : il était un réel bourreau de travail et sa personnalité curieuse, introvertie et peu sociale faisait en sorte qu'il en savait énormément et désirait apprendre encore et encore. On pouvait le qualifier d'érudit, en quelque sorte. Mais après, il était aussi humain. Il n'était pas surdoué, il n'avait pas une mémoire à rallonge comme infaillible. Tout ce qu'il obtenait, il le méritait par la force du labeur rythmée par sa persévérance. Il illustrait plutôt bien le stéréotype du Poufsouffle pour ce côté-là. Mais seulement celui-ci, car Louis n'était pas assez avenant pour constituer l'exemple parfait du Jaune et noir.

Le garçon soupira, fermant un instant les yeux. Il sentait qu'à ce rythme-là, à force de sauter d'un manuel à l'autre sans préavis, il finirait par développer une nouvelle personnalité qui se grefferait à celle qu'il possédait déjà. Les livres en eux-mêmes se contredisaient, et certains semblaient écrits par un auteur particulièrement névrosé vu les commentaires peu constructifs et plus qu'étranges qui se glissaient entre deux instructions. Finalement, un ensemble de morceaux de balais que l'adolescent tentait de souder à l'aide d'un sortilège depuis un bon moment finit par lui exploser entre les mains, lui brûlant l'extrémité des doigts au passage. Louis grimaça alors qu'il constatait, piteux, les nouveaux dégâts provoqués. L'espace d'un instant, le jeune homme ne put s'empêcher de se demander combien pouvait bien coûter un Éclair de Feu à l'heure actuelle et s'il était possible de s'en procurer un s'il empruntait un peu d'argent à tous les membres de sa famille – ce qui faisait beaucoup de bourses à gallions, vive les familles nombreuses -. Bon, ce serait peut-être un prêt sur une bonne dizaine d'années de sa part, mais il valait mieux ça que la haine éternelle d'Albus, non ? Dans tous les cas, peut-être était-il préférable qu'il entraîne sa main droite sur d'autres choses plutôt que sur le balai déjà bien amoché qu'il voulait réparer. Un soupir fila entre les lèvres du sixième année tandis qu'il rapprochait les morceaux boisés qui devaient aller ensemble les uns des autres. Voilà qu'il avait désormais affaire à un joyeux puzzle. Lui qui avait toujours abhorré les puzzles, Louis ne pouvait s'empêcher de se répéter qu'il aurait mieux fait de rester couché. Alors qu'il se penchait, désabusé, sur un des manuels, il entendit un craquement non loin de lui. Le garçon leva les yeux doucement, ne s'attendant pas spécialement à recevoir de la visite. Les vestiaires des garçons se situaient dans un bâtiment qui n'était pas tout jeune, il n'était pas rare que le plancher grince de temps en temps. De plus, à la vue des arbres au loin, le vent avait dû se lever à l'extérieur. Louis attira de nouveau son attention sur son ouvrage, avant qu'une voix s'élève à ses côtés et le fasse sursauter au passage. « Non, ce n'est pas comme ça que tu y arriveras. Tiens, regarde. » Une adolescente de Serpentard s'il s'en fiait à son blason se trouvait juste devant ses yeux. Le sixième année haussa les sourcils, ignorant s'il devait se méfier ou pas. Après tout, jusqu'à aujourd'hui, Louis n'avait jamais eu d'amis chez les Serpentard. Il ne voulait pas généraliser car il jugeait cela assez idiot de juger quelqu'un selon les couleurs qu'il ou elle arborait, mais il demeurait que tous les Serpentard qu'il avait croisé sur son chemin lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres. D'autre part, ne s'agissait-il pas de la jeune femme que Sarah n'appréciait pas ? Il était peu fréquent – ou en tout cas, Louis en avait l'image – que la jeune Mandleton éprouve une haine envers quelqu'un. Alors, soit Louis faisait face à un être purement diabolique et que sa malchance en ajoutait une couche pour faire de sa journée l'une de pires de son existence ou soit... La Serpentard tourna méticuleusement son poignet de manière à produire un geste qui faisait mal à Louis rien que de penser de le faire avec son propre poignet gauche et les morceaux se relièrent sagement. La chance lui souriait-il ? Ou sa compagnie était un être particulièrement fourbe qui s'embêtait à faire semblant d'être aimable pour mieux l'écrabouiller et démontrer sa haine envers les Weasley ou un pauvre type comme lui ? Louis n'était pas forcément paranoïaque à la base, aussi étonnant cela puisse paraître vu les pensées qui traversaient son esprit, mais il avait rencontré tellement de personnes qui lui avaient fait des crasses dans le passé qu'il ne pouvait s'empêcher de se dire que le monde n'était pas si beau qu'il avait pu le voir. Qu'il fallait cesser d'être naïf et optimiste envers l'humanité toute entière. Bon, peut-être que cet idéologie explicitait sa solitude et son maigre nombre d'amis mais depuis quelques temps, Louis avait réellement l'impression de jouer avec le hasard au niveau de ses relations. Il ne savait plus à qui il pouvait faire confiance, il ignorait s'il pouvait parler à quelqu'un ou pas. Tout devenait horriblement compliqué, pire qu'un jeu de haute stratégie. Bien vite, le balai reprit forme sous les yeux d'un Louis qui laissait faire et observait les mouvements consécutifs de l'adolescente silencieusement, sans provoquer le moindre son. Puis, l'apprenti sorcière abaissa sa baguette, plantant son regard clair sur le Poufsouffle. « Au fait, salut, je m'appelle Emily Spencer. Et toi c'est Louis, c'est bien ça ? » Le jeune Weasley ne répondit pas tout de suite. En premier lieu, le fait que cette dite Emily Spencer connaisse son nom avait quelque chose d'assez horrifiant lorsque lui avait ignoré jusqu'à présent son identité. Oui, non seulement Louis n'était pas populaire, mais en plus, il ne connaissait pas – et ne cherchait pas spécialement à connaître non plus – les autres élèves du château. De plus, Emily n'étant pas de son année, il était royalement impossible que Louis la connaisse à moins d'un coup du sort, bon ou mauvais. Toutefois, le large sourire et la gueule d'ange de son interlocutrice ne fit qu'inciter Louis à lui rendre son sourire, la trouvant tout de même particulièrement agréable et généreusement comme serviable de surcroît pour l'avoir autant aidé. Comment Sarah pouvait-elle bien ne pas la supporter ? « Oui, c'est bien ça. Enchanté, Emily. » Un demi-sourire, alors que le garçon baissa les yeux sur le balai fraîchement réparé. « Merci beaucoup pour tout ça. Tu es vraiment douée. » Les paroles de Louis avaient certes l'air succinctes, mais l'adolescent pensait réellement ce qu'il disait. Il ne pourrait jamais remercier assez Emily pour l'acte à ses yeux grandiose qu'elle venait de réaliser. Et de plus, il ne pouvait s'empêcher de l'admirer un peu pour son efficacité avec une baguette magique et quelques instructions. Louis leva de nouveau les yeux vers la Serpentard, les sourcils froncés, un air interrogatif étirant ses traits. Oui, en fait, ça le dépassait. Est-ce qu'il venait de s'évanouir ou avait quelconques hallucinations suite à la potion ingurgitée à l'infirmerie quelques heures auparavant et s'imaginait tout ça, tellement désespéré par la situation ? Son subconscient lui jouait-il de vils tours ? En somme, est-ce que tout ça était bien réel ? Le garçon se rendit compte qu'il devait probablement la dévisager à force et s'excusa de son comportement, bien que toujours troublé : « Je suis désolé mais... » Nouveau froncement de sourcils. Emily – si elle était bien présente – le trouverait sans doute complètement abruti néanmoins, tout ça avait quand même un goût d'incohérence. Ou alors, la Serpentard était juste envoyée par l'univers pour lui redonner foi en l'humanité. « C'est vraiment très gentil de ta part. » Louis se releva, positionnant sa main droite au-dessus de l'Éclair de Feu. « Debout ! » ordonna-t-il, question de s'assurer que le balai contenait encore toute sa magie et ne deviendrait pas un cadeau à offrir à Duggy, l'elfe de maison préféré de Lucy et Louis. Le balai se leva aussitôt, se logeant dans la main du sixième année qui s'exclama, euphorique : « Impeccable ! » Il offrit un sourire franc à Emily, tandis qu'il appuyait le balai contre le mur. « J'espère que tout le reste fonctionne aussi bien. » confia-t-il à l'adolescente, avant d'ajouter précipitamment, se rendant compte qu'être si limpide pourrait l'offenser, ce qu'il ne souhaitait aucunement : « Pas que je doute de tes capacités, loin de là. Mais selon tous ces bouquins, c'est plutôt capricieux, un balai volant. » Louis s'assit, reprenant sa place initiale, déposant précautionneusement son poignet douloureux contre sa cuisse. Il rassembla les quelques livres éparpillés sur le sol puis remarqua l'inscription gravée dans la chair d'une de mains de la jeune femme alors qu'il saisissait un manuel proche d'elle. « I'm a slut », de toute évidence, Sarah ne devait pas être la seule à ne pas entretenir des rapports très cordiaux avec Emily. Bien que pour le coup, Louis ne pouvait s'empêcher de trouver ça hautement cruel comme punition. Il ignorait la provenance de cette sordide gravure, mais il était certain que si elle figurait sur la dos de la main de sa cousine Lucy, il ne resterait pas les bras croisés et s'outrerait rapidement. Et même voir de telles termes cicatrisant lentement dans la peau d'Emily ne le laissait pas indifférent. Il était plutôt désolé pour elle, surtout qu'elle lui semblait jusqu'à présent être quelqu'un de très bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://addie-ction.tumblr.com/


    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
avatar


personal informations

► date d'inscription : 28/02/2012
► parchemins : 1169


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Lun 7 Mai - 9:19


Le jeune blond qui se trouvait dans les vestiaires des terrains de Quidditch depuis de bonnes minutes à présent sursauta lorsqu'il entendit le son de la voix d'Emily, après qu'elle se soit approchée de lui. Il est vrai que la jeune fille ne concevait pas réellement que le jeune homme ait pu ne pas être surpris par son entrée, elle n'avait pas fait le moindre bruit et, il est bien connu que lorsqu'on est très concentré sur l'accomplissement d'une tâche, notre surprise et notre peur en sont toujours agrandies dans les même temps. C'est pourquoi, lorsqu'Emily fit irruption au côté du Weasley, elle ne put s'empêcher de se demander si son arrivée serait la bienvenue. Louis sembla surpris - cela fut marqué par un léger sursaut - mais ne parut pas énervé, non, il paraissait plutôt... Intrigué ? Suspicieux ? Disons cela. Emily savait bien que les résistants de n'importe quelle maison - plutôt les trois autres que la sienne, il demeurait bien plus d'obscurs que de résistants chez les verts - restaient toujours très méfiants à l'égard des serpents. Et ils en avaient toutes les raisons du monde, admettons-le. Cependant, Emily ne voulait aucun mal à Louis, bien au contraire, son poignet se tourna en un mouvement parfait, qu'elle avait souvent exécuté suite aux désastres que causaient en permanence ses meilleures amies, et souda les morceaux du balai qui se trouvait devant le jeune homme. Ne formant plus qu'un seul et même bout de bois - bout qui, soit dit en passant, étant l'objet préféré de la verte et argent. Un sourire s'étira sur son visage d'ange en croisant le regard du jaune, resté silencieux jusqu'à présent, et elle se souvint subitement qu'elle lui devait tout de même bien une explication, elle trouva donc que se présenter était la meilleure chose à faire, pour le lieu dans lequel elle se trouvait. Eh oui, ici les vestiaires des garçons ma jolie.

« Au fait, salut, je m'appelle Emily Spencer. Et toi c'est Louis, c'est bien ça ? » Emily ne doutait strictement pas du fait qu'elle avait sûrement l'apparence d'un véritable petit ange à ce moment même, oui, son visage trompait souvent - et elle s'en servait beaucoup - les gens alentours. Elle plongea ses yeux dans ceux du garçon face à elle. Il se posait des questions, c'était certain. Peut-être même l'avait-elle effrayée ? Pour dire vrai, on voyait assez peu fréquemment des jeunes filles se rendre dans les vestiaires des garçons de la sorte, si le garçon connaissait sa réputation, il avait peut-être des raisons de s'inquiéter, mais Emily ne se trouvait absolument pas ici pour draguer. Louis était beau garçon, c'était certain, mais ce n'est pas cela qui l'avait amené ici. Emily sourit à cette pensée, il fallait qu'elle retienne cette phrase, elle ne penserait sûrement plus jamais une chose de la sorte. De plus, les deux jeunes gens n'avaient aucune raison pour avoir jamais été présenté ou connu l'un de l'autre. Et si il avait quelque peu entendu les ragots du château, elle doutait fort qu'il ne l'apprécie énormément, elle était tout de même la pire ennemie d'une des siens. Louis restait silencieux. Il le resta un long moment - du moins c'est ce qu'il en paraissait, peut-être par le fait qu'ils se trouvaient l'un face à l'autre, l'un assis, l'autre agenouillé à ses côtés, se jaugeant du regard sans parler, il était certain que cela devait y contribuer fortement. Finalement, le jeune homme répondit à la phrase dont Emily avait presque oublié l'existence « Oui, c'est bien ça. Enchanté, Emily. » La jeune brune sourit de toutes ses dents « De même. » Un sourire se forma également sur les lèvres du poufsouffle, lequel rajouta « Merci beaucoup pour tout ça. Tu es vraiment douée. » Le garçon avait parlé de manière sincère, et Emily trouva la réflexion très sympathique. Il était vrai qu'elle s'en serait plutôt bien en magie, même très bien, mais le jeune homme aurait pu se contenter de la remercier pour le balai et non la complimentait là-dessus. Emily lui sourit donc généreusement pour lui montrer son ravissement. « Merci » dit-elle, quelque peu gênée tout de même. Eh quoi, elle était modeste, contrairement aux apparences.

Louis la jaugea du regard longuement, ce qui rendit la jeune fille quelque peu suspicieuse. Il était étrange de voir quelqu'un vous dévisager de la sorte lorsque son dit visage se trouve à environ un mètre du ventre, et qu'aucune réplique ne sort de ses lèvres. Au plus le garçon la regardait au plus elle se sentait gênée. Il est vrai que la jeune serpentard n'avait absolument pas l'habitude de se trouver dans une situation de la sorte, habituellement c'était elle qui rendait les gens mal à l'aise, non l'inverse. Mais Louis n'en avait sûrement pas l'intention, on voyait dans son regard qu'il s'interrogeait plutôt. Ses sourcils étaient froncés, ses traits fermes, il en paraissait presque sérieux. Peut-être l'était-il, d'ailleurs, Emily l'ignorait fortement. Finalement, le visage du jeune homme se détendit, tandis qu'Emily restait toujours de marbre, bien que son visage à elle devait sûrement refléter sa surprise face à la situation, et le jeune poufsouffle entrouvrit ses lèvres rosies afin de s'excuser. S'excuser mais...? Emily attendit, lâchant un léger signe de tête pour encourager le jaune à poursuivre. « C'est vraiment très gentil de ta part. » Elle sourit. Gentil, une notion qui, une fois de plus, n'était pas souvent associée à sa personne. Pourtant Emily n'était pas quelqu'un de méchant, ça non. Elle l'était juste avec certaines personnes. Pour des raisons, bien sûr. Et en présence de Scorpius, également, elle ne pouvait s'en empêcher, le garçon la comprenait si bien, et il aspirait à être le nouveau leader des obscurs, ce qui était une chose non négligeable pour une personne active comme elle dans son camp. « Oh ce n'est rien, je t'en prie. » dit-elle. Oui, elle l'avait fait de bonté d'âme. Car Louis l'intriguait, elle voulait le connaître, elle voulait être adorable en sa présence. Louis Weasley, rien que le nom donnait envie de se faire bien voir aux yeux du jeune homme. Bien que, normalement, la verte et argent se devrait de haïr le garçon pour son nom de famille et son camp, mais il n'en était absolument pas question. Le garçon prononça le mot magique pour que son balai atterrisse dans sa main - ce qu'il fit avec succès. Emily ne put s'empêcher de penser que l'acclamation Debout était une chose réellement stupide. Elle y avait souvent pensé au cours de ses maintes envolées à balai, mais n'en avait jamais chercher le sens. L'envie lui prit soudain de se rendre sur le champ à la bibliothèque pour se renseigner sur la personne qui avait rendu aux balais magiques l'obéissance au son de ce mot précis. Qui aurait pu être plus original, mais qui paraissait évident, admettons-le. « Impeccable ! » La brunette sourit. La réussite de la réparation du balai du garçon ne l'étonnait pas beaucoup, elle pratiquait beaucoup de magie et, malgré sa provocation presque permanente auprès des professeurs, elle était une élève brillante, qui réussissait toujours ses sorts. Peut-être parce que son adoré père lui avait enseigné dès son plus jeune âge les sorts de base, et que sa présence l'ayant toujours énormément plut, elle avait apprécié d'apprendre de la magie en sa compagnie, en faisant dans le même temps une passion - peut-être même une facilité. Louis lui sourit à son tour, et Emily ne put s'empêcher de sourire de nouveau, tandis que celui-ci déposait le balai réparé contre le mur des vestiaires humides. « J'espère que tout le reste fonctionne aussi bien. » Whaaaat ? Pourquoi tout le reste ne fonctionnerait-il pas aussi bien que ce qu'elle avait accomplit ? Elle l'avait accomplit, donc cela se devait de fonctionner. C'était presque ce que l'on pouvait appeler un rudiment de la vie. Comme le fait qu'elle avait pratiquement toujours raison et que les garçons ne pouvaient pas lui résister. Évidence universelle, rien à rajouter. Cependant, le jeune Weasley s'empressa de rajouter - peut-être par crainte de ne l'offenser, ce qui n'était pas le cas - « Pas que je doute de tes capacités, loin de là. Mais selon tous ces bouquins, c'est plutôt capricieux, un balai volant. » Emily le vit s'asseoir, et - elle qui était à présent en position debout dit « Oui, ils n'en font qu'à leur tête parfois. » avant de se pencher vers le sol pour aider le jeune homme à ramasser ses tas de bouquins éparpillés sur le sol. Elle se souvint de ses amies en première année à Poudlard qui n'arrivait pas à faire lever leur balai dans les airs, tandis qu'elle-même n'en avait aucunement la difficulté. Un balai obéissait lorsqu'il le souhaitait, et à qui il le voulait.

Emily s'assit aux côtés de Louis sur le sol frais des vestiaires, et ne put s'empêcher de voir le regard du jeune homme s'attarder sur son poignet. Intriguée, la jeune fille baissa à son tour les yeux sur sa blessure, sur les lettres, et elle ressentit à nouveau la douleur infligée par Eita traversait tout son corps, bien que la cicatrice n'avait pas pris naissance à l'instant même, elle fut envahit d'un tremblement incontrôlable. Elle retourna son poignet pour cacher l'inscription gravée dessus bien qu'elle ne doutait pas que Louis l'ait aperçue, elle était assurément gênée. Elle rencontrait Louis pour la première fois et de tels mots jonchés sur son poignet, elle ne ferait sûrement pas bonne impression, et elle se promit d'en faire payer la facture au directeur des verts, qu'elle verrait très bientôt en cours de défense contre les forces du bien - une matière qu'elle adorait avant d'hériter de ce professeur. Voulant tout de même tourner la situation en ironie, afin de faire disparaître le blanc qui s'était installé entre eux, Emily étira ses lèvres en un mince sourire - le plus grand qu'elle le put - et lança au jeune blond, peut-être pour le rassurer en un sens « Les mangemorts ne sont pas très sympathiques ces temps-ci, je trouve. » Un plus grand sourire s'étira sur ses lèvres, et elle déposa le dernier livre qui jonchait à côté de la pile des autres manuels précédemment étalés sur le sol, par dessus. Cette réflexion était en réalité doublement ironique, car on n'avait jamais vu un mangemort au cœur chaud, ni véritablement gentil, il était même presque amusant de dire une chose pareille. En posant vaguement son regard sur le dernier livre de la pile se trouvant devant Louis, la jeune fille ne put s'empêcher de remarquer que tous ceux-ci étaient des manuels destinés au Quidditch et, bien qu'elle ne doute pas du fait qu'il ait pioché dedans pour tenter de réparer son balai, elle se demanda tout de même si le garçon avait emprunté ceci avant ou après avoir reçu de plein fouet le cognar. Elle... OH. Comment avait-elle pu littéralement oublié ce fait ? « Au fait, comment vas-tu ? » demanda-t-elle, véritablement soucieuse. Oui, elle s'inquiétait réellement de la santé du Weasley. Elle ne voulait pas qu'il soit mal par... Non, ce n'était pas sa faute. Pour une fois elle n'était responsable de rien. Pourtant une vague de remords l'envie, après tout c'était elle qui avait été visée à la base, et le cognar avait juste atterrit sur la mauvaise personne, mais il lui était destiné, dans la logique des choses. En repensant à celle qui en était la cause, Emily sentit un excès de fureur monter en elle. Cette vermine dégoûtante, cette Mandleton avait voulut l'atteindre. Et ne serait-ce que le fait d'avoir penser une chose pareille rendit folle de rage la verte et argent. Elle ferait payer à la jeune blonde sa tentative d'accident tellement cher qu'elle le regretterait toute sa vie. Emily rapporta son regard sur le jeune blond et s'apaisa immédiatement. « Tu ne te sens pas trop mal, à cause du cognar ? » précisa-t-elle. Il n'y avait rien de tel qu'un cognar pour vous assommer des journées entières. Elle tenta d'évaluer les blessures du jeune homme d'un seul regard, et ne pu s'empêcher de penser qu'il avait tout de même eut de la chance de s'en sortir à ce compte ci. Il aurait pu finir dans un état bien pire que celui-ci. Emily ne souhaitait pas que le jeune homme souffre. Vraiment pas. Elle regarda le poignet de Louis qui avait l'air fort douloureux, avant de lui demander « Je peux regarder ? » Elle prit la main du jeune homme entre ses doigts et jaugea les dégâts d'un coup d'œil. Le pauvre poignet était dans un état déplorable. Elle rangea une mèche brune qui tombait devant son visage derrière son oreille et redressa son minois vers Louis. Elle lui accorda un sourire chaleureux et un regard qu'elle voulait compatissant, avant de demander, une nouvelle fois « Tu dois beaucoup souffrir. Si tu veux je peux arranger ça ? » Elle n'en aurait aucunement la difficulté, le sort était très connu et elle l'avait souvent exécuté pour réparer la patte de Sparkie, son chat. Cependant, elle lança avec ironie « Ou si tu préfères, je peux rendre l'ascenseur à Sarah. Mais je doute que nos chamailleries ne soient des raisons valables pour te venger, si ? » elle regarda Louis dans le blanc des yeux, elle se serait fait une joie de règler son compte à cette Mandleton, mais si elle était une amie de Louis, elle ne souhaitait pas l'effrayer, ni quoi que ce soit d'autre, c'est pourquoi, en prononçant ses précédentes paroles, le sourire éblouissant de la jeune fille ne quitta pas une seconde son visage d'ange, se voulant de faire comprendre au jeune homme se trouvant face à elle, qu'elle ne ferait rien de tout cela.

__________
 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    Loulou national
avatar


personal informations

► date d'inscription : 01/11/2011
► parchemins : 3103


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Sam 26 Mai - 7:01


Après avoir déposé le balai fraîchement réparé par sa nouvelle compagnie Verte et argent contre un des murs des vestiaires des garçons, Louis rejoint son interlocutrice sur le sol. Il jeta un coup d'œil aux nombreux livres portant sur les balais volants et parfois même sur le Quidditch qu'il avait empruntés il y avait quelques heures à peine et commença à les rassembler autour de sa personne question de faire un peu d'ordre dans la pièce. Bien vite, Emily lui vint en aide et le rangement fut terminé en l'espace de quelques minutes à peine. Décidément, Louis avait réellement du mal à ne pas aimer Emily, ou en tout cas à s'en méfier. Le Poufsouffle n'était pas du genre à haïr une personne à cause de sa réputation, il préférait effectuer son propre jugement sur la dite personne et ne pas se fier aux paroles des autres, qui souvent sont malheureusement altérées par des agissements qui n'ont eu lieu qu'entre ces deux personnes et la rancœur alors installée. Conclusion, selon le sixième année, on ne pouvait pas se faire une idée de quelqu'un à travers les yeux d'une autre personne. Et étant donné que chacun possède son caractère propre, il semble évident que tout le monde n'a pas les mêmes amis. Par exemple, sa cousine Lucy qu'il affectionne particulièrement si bien qu'ils sont meilleurs amis et entretiennent une relation si fusionnelle qu'une bonne partie de Poudlard pensent qu'ils sont jumeaux a de nombreux amis que Louis n'apprécient pas forcément. Enfin, après, il faut dire que l'attrapeur des Poufsouffle a aussi un caractère très solitaire et peu avenant, si bien que ses amis hors membres de sa famille, il les compte aisément sur les doigts d'une main.

Mais justement, Louis était méfiant. Il avait déjà fait confiance auparavant à Poudlard, et il en avait payé le prix très cher. En effet, la personne qu'il avait jugé comme son meilleur ami n'avait pas hésité à le trahir en confiant son journal intime à un des bourreaux de Louis qui l'avait lu au beau milieu d'un couloir. Autant dire que le jeune Weasley avait voulu réellement mourir ce jour-là et que c'était ce qu'on pouvait facilement qualifier de la honte de sa vie. Louis n'avait pas eu une scolarité sans embûches, de par son nom de famille et de part sa personnalité assez « molle » qui fait en sorte qu'on le prend vite pour victime. Et étant donné que l'adolescent n'est pas violent et n'a aucune confiance en lui, il sort irrémédiablement perdant à chaque fois que quelqu'un le provoque ou l'affronte. C'est sans doute pour cela que plusieurs membres de sa famille se sont pris pour mission de le protéger, en particulier ses deux sœurs aînées. D'un côté, ça l'agace parce que justement, ce sont ses sœurs et qu'il aimerait bien vivre sa vie sans être surveillé sans cesse par ses deux aînées. Mais d'un autre point de vue, sans elles, sa vie aurait été sans nul doute bien pire. Et puis, il y avait également Lucy dans sa « garde rapprochée », évidemment. Tout cela faisait que le sixième année avait tendance à non seulement se distancer des autres mais aussi n'accorder sa confiance à plus grand monde et un peu éviter les gens dont il entendait des choses négatives. Il savait pertinemment que Sarah, une fille qui ne lui avait jamais voulu réellement du mal mais lui en faisait souvent involontairement à cause de sa maladresse, vouait une haine viscérale à l'adresse d'Emily. Il ignorait pourquoi, mais ça rendait Louis assez méfiant. Sarah n'était pas le genre de personne qui semble apte à mépriser quelqu'un aux premiers abords, et le fait qu'elle soit si en colère contre la Serpentard était assez déroutant. Toutefois, mis à part Sarah, il ne pensait pas avoir entendu parler d'autres personnes de son entourage en mal de la cinquième année. Bien sûr, il y avait sa réputation de « marie-couche-partout » qui précédait Emily mais... Louis était ouvert d'esprit. Bien que parfois, ce genre d'image collait avec une fille pas très gentille.

Mais justement. Emily paraissait tellement agréable à vivre. Il ignorait si c'était un jeu, si quelqu'un voulait se venger de lui et avait envoyé la Serpentard ou s'il était purement paranoïaque. Mais si la cinquième année était sincère, elle semblait réellement amicale et généreuse. Après tout, elle l'avait aidée à réparer le balai qu'il avait brisé sans qu'il lui demande quoi que ce soit – même si à la base, elle était tout de même tapie dans l'obscurité, ce qui était assez terrifiant en y repensant -, elle avait rangé les livres avec lui alors qu'elle aurait très bien pu le laisser faire tout seul, et puis, ses simples sourires, sa façon de lui parler ainsi que de le regarder inspiraient la confiance et la bonté. Peut-être était-il naïf, mais il avait envie de croire qu'Emily n'était pas quelqu'un de mauvais, même si quelques preuves subsistaient devant ses yeux.

En effet, le jeune homme venait de poser les yeux sur l'inscription sanguinolente cicatrisant lentement sur le dos de la main de son interlocutrice. « I'm a slut. » Ça s'accordait à la réputation de la jeune femme et faisait apparaître les parasites stéréotypes qui s'accordaient à la dite réputation. Probablement était-il trop crédule. Après tout, pourquoi Emily voudrait de lui ? Elle avait des milliers de garçons à ses pieds et sans doute beaucoup d'amis. Alors, pourquoi lui ? Il composait peut-être un défi pour la jeune femme ? Il avait entendu dire que des élèves se lançaient des paris en ce moment et que d'autres élèves y étaient inclus bon gré mal gré, devenant des victimes de ces gages. Ça pouvait être une raison : quelqu'un avait défié Emily de lui faire quelque chose et elle tentait de le relever en étant des plus sympathiques avec lui. Louis redescendit sur Terre lorsque sa salvatrice prenait la parole. « Les mangemorts ne sont pas très sympathiques ces temps-ci, je trouve. » Le garçon observa la jeune femme d'un air assez absent, comme s'il ne comprenait pas trop tous les non-dits reposant sous la réplique de la jeune femme ou ne partageait manifestement pas le même humour sarcastique. Néanmoins, il percevait aisément son mal-être et il en était sans doute coupable d'une certaine manière en ayant fixé sa blessure. Il grimaça légèrement, abaissant les yeux sur le sol quelques instants, terriblement désolé pour l'adolescente. Il finit par articuler, les yeux toujours rivés sur un manuel. « Tu sais, Victoire doit avoir pas mal de trucs pour t'aider à guérir plus vite. » Il leva doucement les yeux sur la jeune femme, ajoutant : « Enfin, Victoire, l'infirmière. » Il fronça légèrement les sourcils, ne se trouvant pas très clair lui-même. Mais Emily semblait vive d'esprit, elle parviendrait sans doute à le décrypter. De plus, il se rendait compte qu'il avait toujours du mal à parler de sa sœur aux autres élèves qui n'étaient pas de sa famille. Certains l'appelaient « Madame Weasley », d'autres « Victoire » et une dernière partie par d'autres termes un peu moins gentils qu'il ne préférait pas relater. Louis ignorait si son aînée préférait être nommée par son prénom ou par un « Madame Weasley » qui sonnait aux oreilles du jeune homme assez sur-réaliste. Mais c'était sans doute parce que Victoire était sa sœur. D'ailleurs, cette dernière finirait par lui en vouloir d'avoir quitté l'infirmerie comme un voleur avant qu'elle ait pu finir de lui prodiguer les soins dont il nécessitait. Certes, c'était tant pis pour lui tout comme entièrement de sa faute mais Victoire était quasiment sa seconde mère, et elle lui ferait sans doute la remarque qu'il n'avait pas eu à partir de cette manière, surtout qu'elle n'en avait pas finit avec lui. Il ne fallait pas croire comme ça, mais l'infirmière Weasley n'était pas toujours des plus tendres et elle avait tendance à savoir mener son frère à la baguette, bien que c'était toujours pour son bien.

« Au fait, comment vas-tu ? » Louis suivit le regard de son interlocutrice qui fixait à présent son poignet. Celui-ci grimaça légèrement, observant que la pauvre partie de son anatomie était en piteux état. Le problème, c'est que non seulement justement, il avait quitté l'infirmerie trop tôt, mais qu'en plus, sa blessure avait été importante. Étrangement, il ne sentait pratiquement rien, c'était comme si son poignet ne faisait plus partie de son corps et que s'il ne l'oubliait pas quelque part c'était tout bonnement parce qu'il était encore attaché à son bras. C'était probablement grâce à la potion que lui avait fait avaler sa sœur. Promptement, Louis espéra que son effet ne s'estomperait pas incessamment sous peu. « Tu ne te sens pas trop mal, à cause du cognard ? » Le garçon leva les yeux de sa blessure pour croiser un regard sincèrement inquiet de la part de la Serpentard. Il hocha la tête en signe de dénégation lentement, répliquant : « Non, ça va. » Il eut un léger sourire qui ressemblait un peu plus à un rictus après réflexion, ajoutant. « Pour l'instant, en tout cas. » « Je peux regarder ? » Emily saisit précautionneusement sa main, comme pour constater de plus proche les dégâts. Un fait qui conforta encore plus Louis dans l'idée que la jeune femme était réellement gentille. « Tu dois beaucoup souffrir. Si tu veux je peux arranger ça ? » Louis sourit plus largement. Emily lui faisait un peu penser à sa mère avec son « Tu dois beaucoup souffrir. » Fleur avait la même manie de prendre toujours en doute les paroles de son fils et de l'écouter sans réellement l'entendre. Elle aurait eu le même genre de réplique, bien que certainement plus paniquée et plus furieuse envers son dernier enfant. Ça aurait davantage ressemblé à un « N'importe quoi, tu as forcément mal, qu'est-ce que tu as encore fait à ton poignet, par Merlin ?! Viens ici, vite. Assis. » à moitié anglais, à moitié français, selon le degré de colère de sa génitrice. « Ou si tu préfères, je peux rendre l'ascenseur à Sarah. Mais je doute que nos chamailleries ne soient des raisons valables pour te venger, si ? » L'adolescent regarda Emily légèrement effaré. La dernière chose qu'il voulait c'était qu'Emily s'en prenne à son amie Poufsouffle en l'utilisant comme prétexte. C'était vrai que Sarah était coupable théoriquement, mais Louis ne lui en voulait aucunement. Ça avait été un accident, et d'une certaine manière, ça innocentait la Mandleton. Il ne pensait pas que Sarah veuille un jour lui procurer véritablement le moindre mal, ou alors, il manquait cruellement de jugement. Mais non, il ne préférait pas y penser. Il faisait confiance à Sarah, il l'aimait bien. Et elle avait l'air sincèrement désolée de plus que l'avait emmené à l'infirmerie avec un des préfets présents sur le terrain lors de sa chute. Louis répondit ainsi précipitamment mais gentiment : « Non, en effet, je ne préfère pas. Elle n'a pas fait exprès et puis - » L'adolescent grimaça, se rendant compte que son pansement n'était plus très étanche et qu'un peu de son sang avait formé une tâche sur l'uniforme de son interlocutrice. « Mince, désolé, désolé ! » Il ramena son poignet vers lui, saisissant sa baguette mais se stoppant en plein sortilège, se rendant compte qu'il risquerait de plus mettre en feu le vêtement de la Serpentard plutôt que d'en ôter la tache. « Je préfère pas toucher, vu ce que ça a donné au balai, mais... » Il grimaça, rangeant sa baguette magique. Bon, c'était très minime, il fallait vraiment regarder dans cette direction pour remarquer la tâche et Emily saurait sans doute comment la faire disparaître en un tour de main mais Louis ne pouvait s'empêcher de redouter la réaction de l'adolescente. Il avait connu la fureur de gens pour bien moins. « Je suis vraiment désolé. » Il attira son regard sur son poignet et se releva pour aller chercher quelques feuilles de papier un peu plus loin dans les vestiaires qui devraient faire l'affaire pour éponger le surplus et passa sa main sous l'eau d'un lavabo, tout en expliquant : « Le problème, c'est pas trop les os. C'est que quand... Enfin, c'est gore. » Il referma le lavabo et se retourna vers Emily. Il savait que certaines personnes étaient assez intolérantes au sang et à des récits de ce genre, donc il préférait se taire, même si lui ça ne lui faisait rien de son côté bien qu'il soit le principal concerné. Néanmoins, la jeune femme semblait bien le prendre et ne pas être outrée envers lui. Si bien qu'il tenta bien que peu assuré : « Est-ce que toi et tes doigts de fée connaissent le sortilège d'Eerula par hasard ? » Le dit sortilège permettrait d'ajouter une couche de pansement à son poignet, ce qui ne serait pas de refus en l'occurrence. Il sourit à l'adolescente, d'un air toujours sincèrement désolé, ajoutant : « Enfin, sinon, c'est pas grave, hein. Le système D est une sorte de seconde nature chez moi... Mais - » Il se stoppa net, se rendant compte qu'il ne laissait pas la pauvre cinquième année placer le moindre mot. « Désolé, je parle trop. Normalement, c'est pas le cas, mais, je suis désolé et du coup. » Il se stoppa, eut un nouveau sourire désolé. Non seulement il parlait trop, mais il parlait aussi très vite dans ce genre de situation, soit dit en passant. « Je parle trop. Désolé. » Il sourit plus largement, l'air à la fois amusé et agacé par son propre comportement ridicule. « Encore une fois. » Il pressa ses lèvres l'une contre l'autre, comme pour s'empêcher d'en dire davantage et, possiblement, de s'enfoncer plus qu'il ne l'était déjà.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://addie-ction.tumblr.com/


    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
avatar


personal informations

► date d'inscription : 28/02/2012
► parchemins : 1169


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Mar 17 Juil - 4:02


Le jeune Poufsouffle, Louis, et Emily, se trouvaient toujours tous deux assis sur le sol glacé des vestiaires masculins de Quidditch. La verte et argent avait pu réparer le balai du jeune homme, et elle était contente d'avoir pu se rendre utile. Louis Weasley l'avait toujours beaucoup intrigué, elle avait toujours rêvé de le connaître, allez savoir pourquoi, d'ailleurs, puisqu'une Serpentard obscure comme elle n'aurait jamais du sympathiser avec un Weasley résistant, mais cette rencontre avec le jeune homme lui plaisait bien. Certes, cette rencontre n'avait pas franchement relevé du pur hasard, elle avait même été un peu forcée par la Serpentard elle-même, mais cela semblait valoir le coup, Louis ne semblait pas la détester. Du moins, elle l'espérait. Aidant le jeune homme à ranger les milliers de livres étalés sur le sol, elle perçut le regard du garçon qui s'arrêtait sur l'écriture gravée sur son poignet et Emily se figea. Oh, non... Louis allait avoir des à priori - s'il n'en avait pas déjà - il allait la prendre pour une fille facile, ou une sorte de monstre, qui ne mérite que la douleur : il allait la haïr. Emily sentait la sueur qui perlait dans son cou, sous la pression et le malaise de la situation, elle ne savait point que faire, et les iris de Louis ne semblaient pas se détacher de sa blessure, la verte et argent était on ne peut plus embarrassée. Estimant qu'elle devait couper court à cet instant gênant afin que le jaune et noir n'aille point s'imaginer plus de choses encore, elle tenta de le vanner, sans grand effet équivoque. Au contraire, même, Emily semblait avoir mis à son tour le jeune homme mal à l'aise, ah bah bravo, elle s'améliorait dis donc. La jeune fille semblait s'enfoncer de plus en plus dans le sol au fil des secondes, et elle allait finalement s'excuser de sa remarque lorsque le Poufsouffle releva le bout de son nez et lâcha « Tu sais, Victoire doit avoir pas mal de trucs pour t'aider à guérir plus vite. » Emily sourit, c'était gentil de sa part de penser de la sorte. Enfin, à sa guérison. Il était vrai qu'Emily avait beaucoup souffert lorsque l'on lui avait infligé cette blessure - bien qu'elle n'en est strictement rien laissé paraître - et la douleur persistait en elle, mais elle l'oubliait la plupart du temps, à présent, ayant pris l'habitude de cette marque comme d'une tare irréductible. Le Poufsouffle rajouta « Enfin, Victoire, l'infirmière. » Emily sourit timidement, puis parvint finalement à sourire de toutes ses dents, Louis était très mignon, et terriblement adorable en disant ces mots. Emily avait compris, bien entendu, pour avoir déjà fréquenté l'infirmière lors de sa violente bagarre en cours de botanique avec Sarah, elle connaissait Victoire, et elle avait beaucoup apprécié qu'elle ne prenne aucune position par rapport à la dispute des deux cinquièmes années, malgré le fait qu'elle connaisse Sarah et peu Emily. Emily savait également que c'était la sœur de Louis, et elle l'appréciait. Elle délivra un sourire au jeune blond et lui dit, sincèrement touchée « C'est gentil merci, mais je ne souffre pas trop tu sais, ça ira. » La blessure la picotait pas mal, petit privilège que lui avait fait Eita, mais elle voulait montrer qu'elle allait bien, et puis, même si la proposition de lui la touchait, elle ne souhaitait pas se rendre à l'infirmerie pour une si mince blessure, surtout que cela pourrait engendrer des tas de problèmes. Et puisqu'Emily ne s'entendait déjà point avec le professeur, autant ne pas chercher à envenimer les choses - ironie du sort, bien entendu, puisque la Serpentard passait le plus clair de son temps à provoquer le directeur des verts.

La jeune brune replaça une mèche de ses fins cheveux derrière son oreille et demanda comment allait Louis. Elle avait presque failli oublier le cognard que le jeune homme avait mangé en pleine figure, la belle affaire ! Surtout que cela préoccupait réellement Emily, et il n'y avait aucun faux-semblant là-dedans. Le jeune homme grimaça et hocha frénétiquement la tête en signe de dénégation afin de lui faire comprendre qu'il allait bien « Non, ça va. » dit-il. Il n'en avait pas l'air, en tout cas, et cela ne plaisait guère au serpent qui se trouvait face à lui. Le Poufsouffle rajouta « Pour l'instant, en tout cas. » Ah ils étaient beaux jours de Quidditch ! Mutilés qu'ils étaient, ça ne ferait pas très bonne impression, mais Emily ne put s'empêcher de sourire devant les airs de blessés de guerre qu'ils arboraient tous les deux. Louis sourit finalement, et Emily fut curieuse de voir de plus près la blessure du garçon, afin de pouvoir peut-être y remédier, également. Elle lui demanda la permission de regarder et de guérir cela. Elle trouvait Louis très sympathique, et sa timidité le rendait réellement touchant. Elle le connaissait peu, mais elle l'appréciait déjà. Elle voulut blaguer sur le fait qu'elle pouvait rendre l'ascenseur à cette Mandleton, pour ce qu'il lui avait fait, bien qu'elle ne le passe point franchement, même si l'idée ne l'aurait strictement pas dérangée, elle ne souhaitait pas effrayé Louis, et elle espérait qu'il ait compris le message à travers son fin sourire, mais il semblait, tout au contraire, plutôt effaré. Il répondit cependant avec gentillesse, et cela rassura Emily, qui n'avait absolument pas voulut que ses propos soient mal compris ou mal vus. « Non, en effet, je ne préfère pas. Elle n'a pas fait exprès et puis - » Emily arqua un sourcil devant la phrase qu'avait mis en suspens son interlocuteur. Et puis... Quoi ? Si Emily n'avait pas compris tout de suite, la mine affolée de Louis et la sensation d'être quelque peu mouillée, lui fit immédiatement baisser les yeux sur l'uniforme vert et argent qu'elle portait. Les couleurs de sa maison étaient tâchées de sang, et le Poufsouffle semblait en proie à un éclatement d'artère. Il cria « Mince, désolé, désolé ! » et sortit rapidement sa baguette magique, qu'il pointa sur la Serpentard. Emily avait tellement paniqué sous les cris du jeune homme, s'attendant à une situation bel et bien plus périlleuse que celle-ci, elle ne trouva point quoi répondre, elle n'en voulait strictement pas au jeune homme, le pauvre, son pansement était plein et c'était lui qui allait être embêter dans l'histoire, elle, elle se fichait bien de son costume. Cependant, le Poufsouffle ne semblait pas être du même avis qu'elle, il souhaitait absolument réparer ce qu'il avait causé, bien que cela ne dépende pas de lui, et si Emily laissa Louis pointer sa baguette sur lui sans aucune appréhension, celui-ci se stoppa au contraire, comme si il craignait de ne lui causer plus de tord encore. « Je préfère pas toucher, vu ce que ça a donné au balai, mais... » Emily scuta le jeune homme, attendant la suite de sa phrase, qui ne vint pas, mais un mince sourire se fendit sur son visage. Elle espérait que le garçon comprenne qu'il était chaleureux et qu'elle ne lui en voulait strictement pas, puisque ses lèvres restées toujours clouées sur elles-mêmes, étrangement, et elle entendit un nouveau « Je suis vraiment désolé. »

Emily prit la main du jeune homme et la serra entre ses mains « Il y a vraiment aucun problème tu sais, c'est pas grave. » Elle le pensait, la situation n'avait rien de grave, il ne s'agissait que d'une vulgaire tâche que les elfes s'empresseraient de nettoyer en un rien de temps si elle n'avait pas le courage de prononcer la formule pour éliminer cette tâche. Emily en avait eut quelques fois l'usage lors des multiples repas passés en compagnie de Nina, une vraie maladroite sur pattes, mais elle reconnaissait à Louis qu'il n'était pas des plus faciles à manipuler. Suivant du regard Louis, elle le vit se lever et aller nettoyer sa blessure au lavabo des vestiaires puis, d'un geste rapide et uniforme, il tenta d'éponger sa blessure à l'aide du papier qui se trouvait ici. Cela semblait marcher, mais Emily reporta plus son attention aux paroles de Louis « Le problème, c'est pas trop les os. C'est que quand... Enfin, c'est gore. » La jeune fille sourit, il était drôle, ce Poufsouffle. Elle l'aimait bien, vraiment. Elle croisa son regard et l'air amical et gentillet qu'elle lut dans ses yeux lui plut grandement. Il était bon de se sentir avec des personnes de la sorte, parfois, des personnes qui n'étaient pas toujours sûres d'elles, c'était adorable à voir, et cela les rendaient réellement authentiques. Louis était authentique. Et unique. Puis beau et intelligent et gentil. Bref, l'inconscient d'Emily avait eut raison de vouloir suivre le jeune homme avant même de le connaître. Ramenant brièvement son attention sur le poignet de Louis, Emily perçut quelques gouttes de sang à travers le papier, ah, ça n'avait pas fait long feu ! Se relevant instinctivement, et se voulant un visage rassurant, elle entendit le jaune et noir demander, en même temps qu'elle fit un pas dans sa direction « Est-ce que toi et tes doigts de fée connaissent le sortilège d'Eerula par hasard ? » Emily sourit. Si elle le connaissait ? C'était le premier sortilège que son père lui avait appris, pendant son enfance. En effet, Emily était une enfant dynamique et passe-partout, elle avait toujours le bon plan pour se faufiler partout, partir à l'aventure seule, découvrir les joies de la nature, se rouler dans la boue, enfin, une vraie petite aventurière, et ce n'était pas sans toutes les blessures qui allaient avec. Si la demoiselle avait sans cesse était soignée par ses parents, sa mère plus généralement, puisque son père avait pour coutume de rentrer dans le même état qu'elle, les parents de celle-ci avaient un jour décidé de lui apprendre le dit sortilège, car en grandissant, ils ne pouvaient pas se trouver en permanence à ses côtés. Qui plus est, Emily prenait de plus en plus de liberté quand à ses excursions, recherches d'adrénaline, et tout ce qui allait avec, ce qui la rendait bien moins accessible auprès de sa mère pour recevoir des soins. Et la jeune fille ne trouvait jamais non plus la nécessité d'emmener des pansements sur elle, bien que ça lui aurait été bien utile, elle ne souhaitait pas se charger. La solution à tout cela avait donc était le sortilège d'Eerula, et Emily l'avait manipulé un nombre de fois incalculable, peut-être était-ce même celui qu'elle avait le plus exécutée. Se ramenant à la réalité, Emily sourit de toutes ses dents et, arrivée à la hauteur du Poufsouffle, elle l'entendit rajouter, hésitant « Enfin, sinon, c'est pas grave, hein. Le système D est une sorte de seconde nature chez moi... Mais - » Emily laissa échapper un léger rire du fond de sa gorge, et sourit plus encore. Elle aimait bien le fait que Louis pense qu'elle ait des doigts de fée, c'était joli à dire, et peut-être pas totalement faux, bien qu'elle ne s'était jamais qualifiée de la sorte, il était vrai qu'elle était assez débrouillarde et habile de ses mains. De plus, le fait que Louis parle pour lui même du système D ne pouvait que la faire esquisser les lèvres, également, il la faisait décidément beaucoup sourire, il l'amusait et elle l'affectionnait à chaque seconde de plus passée en sa compagnie. Louis semblait en proie à une nouvelle réplique, et avant qu'elle n'ait eut le temps d'ouvrir la bouche, Emily s'empressa de répondre « Oui oui, je le connais, tiens regarde. » elle lui prit le bras, le mit tendue devant elle et fit jaillir de sa baguette magique un beau tas de compresses, qui s'ajoutèrent à la blessure du jeune homme. Voilà qui était tout propre, mais Emily ne souhaitait pas de reconnaissance pour cela, bien que le Poufsouffle souhaiterait sûrement la remercier, elle était contente de lui rendre service et n'attendait rien en échange. « Le système D se sera pour une prochaine fois. » dit-elle en souriant et en lui décochant un clin d’œil, souhaitant que l'atmosphère peut-être on peut plus gênée devienne plus légère.

Le beau blond qui se trouvait face à elle avait arrêté de parler, et le blanc qui se fit dans le vestiaire durant un cinquième de seconde parut étrange, comme si le silence n'avait point été recouvré depuis un siècle. Emily sourit en entendant Louis reprendre « Désolé, je parle trop. Normalement, c'est pas le cas, mais, je suis désolé et du coup. » Le jeune homme laisse échapper un nouveau rire, mi-amusé, mi-désolé, et Emily joignit son rire au sien, la situation l'amusant quelque peu. Le Poufsouffle reprit « Je parle trop. Désolé... Encore une fois. » Emily hocha la tête en signe d'affirmation avant d'éclater à nouveau de rires. La désolation de Louis n'avait strictement rien de ridicule, au contraire, elle trouvait cela réellement touchant, sincère. Posant une main sur l'épaule du jeune homme, et relevant son visage avec la paume de l'autre, elle lui dit « Ne t'en fais pas. » Elle marqua une pause face à l'ironie de la situation, et dévoila ses pensées « Je suis la pire des bavardes. Et je n'ai aucune excuse, moi. » dit-elle en lui décochant un clin d’œil dans le même temps qu'un sourire chaleureux et naturel. C'était cela, Emily se sentait naturelle en présence du Poufsouffle, et si il semblait quelque peu angoissé par instant, elle se sentait parfaitement à l'aise à ses côtés, bien que momentanément anxieuse de ne pas faire bonne impression sur le jeune homme, c'était son unique crainte. La verte et argent s'approcha du jeune homme et le serra brièvement dans ses bras, tout en sentant son parfum émoustiller son odorat. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait cela, mais elle le faisait. En s'éloignant de l'étreinte du jeune homme, elle sentit une pointe de remords faire face en elle. Son geste allait sûrement être mal interprété, ils ne se connaissaient pas plus que ça, qui plus est, elle passerait pour une idiote à deux balles. Paniquant, la Serpentard lâcha « Excuse-moi. Je sais pas pourquoi j'ai fais ça. » Oui, pourquoi avait-elle fait cela ? Au plus elle y réfléchissait, au moins elle trouvait une réponse à sa question, c'était abominablement incompréhensible. « En plus, on se connaît même pas, et si t'as du entendre parler de moi, t'as pas du entendre que du bien. » C'était vrai, si Emily était une personne relativement très agréable, de nombreuses rumeurs - la plupart fausses - couraient sur elle, et un grand nombre d'entre elles stipulaient sa méchanceté, une caractéristique qu'Emily ne possédait pas, ou du moins qu'elle ne possédait qu'avec un nombre restreint de personnes. Peut-être même que Louis la craignait et n'attendait qu'une seule chose : qu'elle parte. « Rah j'suis bête, j'suis sure que t'as du entendre les rumeurs, elles sont fausses tu sais ? » Elle commençait à s'emmêler les pinceaux, le pauvre Poufsouffle ne devait plus rien comprendre à ce qu'elle disait, et à vrai dire, elle même ne savait pas réellement où elle souhaitait en venir. La Serpentard aurait aimé se cacher au fond d'un trou en cet instant même et ne plus jamais en sortir. D'ailleurs, elle aurait peut-être dû songer à cela, il n'était peut-être pas trop tard de disparaître comme par magie. Enfin non, c'était stupide, Emily ne connaissait aucun sortilège capable de la téléporter, elle connaissait les portoloins mais n'en avait jamais créé un, elle ne savait manipuler que les balais, et cela ne lui serait guère utile dans une situation comme celle-ci. En plus, elle ne savait même plus ce qu'elle disait. « Désolé, je peux partir si tu veux. » elle marqua une pause, gênée, et se rendant compte qu'elle se trouvait exactement dans le même état que Louis l'avait été précédemment à cause de sa tâche. Elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille et, de ses grands yeux bleu de biche, elle planta ses iris dans ceux du blondinet, avant de lâcher, toujours gênée « Alors, qui est-ce qui parle le plus ? » A vrai dire, il devait très certainement se trouver à égalité, mais ses propos à elle avaient été ridicules et dépourvus de sens. Souriant brièvement pour montrer sa confusion, elle espéra que la dernière pointe d'ironie qu'elle avait voulut faire transparaître dans cette dernière réplique la rendrait moins étrange qu'elle ne l'était...

Spoiler:
 

__________
 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    Loulou national
avatar


personal informations

► date d'inscription : 01/11/2011
► parchemins : 3103


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Mar 31 Juil - 9:49


Soutenant son poignet ensanglanté dans son autre main, Louis ne parvenait à faire autre chose que de s'excuser comme si sa vie en dépendait. Bien sûr, il se sentait coupable d'avoir tâché la robe de sorcière d'Emily et savait à quel point certains apprentis sorciers pouvaient tenir à leurs affaires. Par exemple, il aurait tenté cela sur Cassiopée, il ne serait probablement pas là pour en parler mais enfermé dans un placard pour une décennie, et encore, s'il avait de la chance et était tombé dans un bon jour. L'adolescent prit refuge à côté d'un lavabo et commença à faire disparaître du mieux qu'il pouvait le surplus de sang. Finalement, il enroula son poignet dans du papier qui était à leur disposition et revint vers Emily qui lui assurait qu'elle ne lui en voulait pas. « Il y a vraiment aucun problème tu sais, c'est pas grave. » Sans comprendre pourquoi, le jeune Weasley en rajouta toutefois une couche, expliquant plus ou moins son problème. Puis, il s'interrompit, se rendant compte que petit un, ça n'intéressait probablement pas la Serpentard, petit deux, ça ne les avançait à rien dans tous les cas. Il observa son poignet dont le papier saturait déjà. Il grimaça, levant des yeux plein d'espoir vers sa compagnie. « Est-ce que toi et tes doigts de fée connaissent le sortilège d'Eerula par hasard ? » L'adolescente lui sourit, ce qui réconforta légèrement Louis. Néanmoins, celle-ci ne répondit pas tout de suite, ce qui le fit douter. Pourquoi souriait-elle, au final ? Dans un sadisme qui semblait ne pas lui appartenir, préférait-elle le narguer en lui disant qu'elle ne l'aiderait pas de toute façon et qu'il n'avait qu'à vider le stock de papier des vestiaires des garçons, finissant avec un peu de chance par mourir au bout de son sang ? Le Poufsouffle se résigna. « Enfin, sinon, c'est pas grave, hein. Le système D est une sorte de seconde nature chez moi... Mais - » Il replaça sa main au-dessus du lavabo question de ne pas salir le sol des vestiaires en plus de la robe de son interlocutrice. Il tenta de nettoyer un peu plus sa blessure, si bien qu'il sursauta légèrement quand Emily lui prononça, s'étant approchée de lui : « Oui oui, je le connais, tiens regarde. » La cinquième année saisit son bras, le tendit, et prononça l'incantation tant désirée. En un temps trois mouvements, le poignet de l'adolescent était parfaitement bandé. « Le système D se sera pour une prochaine fois. » Le garçon eut un large sourire reconnaissant, avant d'articuler un poli : « Merci beaucoup. »

Un silence s'immisça alors entre les deux jeunes gens, pendant lequel Louis ne put que remarquer qu'il avait quand même énormément parlé. Si ça se trouvait, il avait dû complètement abasourdir Emily et elle n'avait plus qu'une envie : partir dans un lieu plus calme ou avec des individus bien plus intéressants que lui. Ainsi, le jeune homme ne trouva rien de mieux à faire que de reprendre ses excuses là où il les avait laissées précédemment : « Désolé, je parle trop. Normalement, c'est pas le cas, mais, je suis désolé et du coup. » Il eut un léger rire mi-amusé, mi-désolé. Il aurait mieux fait de se taire, en fait. « Je parle trop. Désolé... Encore une fois. » Un nouveau sourire étira ses lèvres tandis que Emily hochait la tête puis éclatait de rire au plus grand étonnement de son interlocuteur. Finalement, le rire de la Serpentard était tellement communicatif que lui-même ne put résister à le rejoindre. Au bout d'une bonne minute où ils s'esclaffèrent en chœur, la cinquième année finit par lui assurer, posant une main sur son épaule : « Ne t'en fais pas. Je suis la pire des bavardes. Et je n'ai aucune excuse, moi. » L'attrapeur sourit de nouveau. Il n'avait rien contre les personnes prolixes, même si lui n'était pas spécialement du genre loquace. En fait, après quelques réflexions, il en était même venu à penser que les personnes les plus bavardes étaient finalement celles qui devaient avoir le plus de choses intéressantes à dire sinon les autres les feraient taire vite fait bien fait. En somme, si la Serpentard était bavarde, elle devait aussi être intéressante à écouter, non ? A moins que son raisonnement soit complètement déjanté. Louis n'eut toutefois pas le temps de remettre en doute sa théorie puisque l'apprentie sorcière le prenait dans ses bras pour l'étreindre. Décidément, Emily allait de surprises en surprises. Quelques secondes plus tard, ils reprirent leur position d'origine, le Poufsouffle surpris, la Serpentard à la fois désolée et inquiète. « Excuse-moi. Je sais pas pourquoi j'ai fait ça. » Le jeune homme baissa les yeux, sentit ses joues emprunter progressivement une teinte légèrement rosée. Oh, il aurait aimé lui dire que ce n'était rien, qu'il n'y avait aucun problème. Au contraire, si les Obscurs qui le martyrisaient lui faisaient des câlins plutôt que de lui lancer des sorts violents, il vivrait beaucoup mieux. Cependant, le moindre mot ne semblait pas décidé à filer entre ses lèvres, l'embarras les clouant dans sa gorge, la timidité de Louis reprenant à une puissance et vitesse impressionnante le dessus sur le jeune homme. « En plus, on se connaît même pas, et si t'as du entendre parler de moi, t'as pas du entendre que du bien. » Il releva les yeux. La dernière chose qu'il souhaitait était bien qu'Emily se sente mal pour ça. Elle n'avait absolument rien fait de mal. Sauf si quelqu'un était caché par-là et courrait dire à Fred que Louis faisait des câlins à des Obscurs. Là, ce serait moins drôle pour l'adolescent. « Rah j'suis bête, j'suis sure que t'as du entendre les rumeurs, elles sont fausses tu sais ? » Une pointe d'interrogation apparut dans le regard d'émeraude du Weasley. Il trouvait ça assez épatant qu'Emily nie tout de suite les rumeurs que Louis avait bien pu entendre en ignorant ce qu'on avait pu lui raconter sur elle au détour d'un couloir. Bien que sur le coup, Louis était rarement le genre de personne qu'on arrêtait pour cancaner. Il haïssait ça. C'était plutôt celui qui apprenait qu'on avait fait du mal à un de ses proches et qui connaissait donc l'identité de ses ennemis par l'expérience des siens. Ou la sienne, bien sûr. Mais généralement, il n'y avait besoin d'aucune rumeur pour son cas. Il avait le privilège de devoir faire face aux gens extrêmement transparents face à leur aspirations et futurs projets.

Toutefois, bien sûr, il avait entendu parler d'Emily. Notamment, Sarah la détestait. Pourquoi ? Le garçon l'ignorait, mais il devait bien y avoir une solide raison : la poursuiveuse n'était pas du genre à abhorrer quelqu'un uniquement pour sa couleur de cheveux. Après, plus concrètement, Fred ne portait guère la jeune Spencer dans son cœur. D'ailleurs, son cousin lui avait raconté récemment qu'Emily avait tenté de le faire changer de camp. Une pierre sombra dans l'estomac du Poufsouffle. Et si la cinquième année tentait de faire de même avec lui ? Et si elle voulait simplement l'amadouer en étant si gentille et affectueuse alors qu'ils se connaissaient que depuis quelques dizaines de minutes à peine ? Louis percevait une étudiante des plus adorables, mais peut-être n'était-ce qu'un masque que la jolie femme arborait pour le duper ? Soit ça, soit les autres l'avaient mal jugée... Il serait tenté de laisser sa chance à la joueuse de Quidditch, tout de même...

Après tout, peut-être n'était-ce que des malentendus comme il avait été le cas avec Emrys Mayfair ? Louis connaissait la française depuis sa plus tendre enfance, d'ailleurs, Emrys avait été sa première amie. Forcément, il adorait l'adolescente, mais non seulement il l'aimait tout particulièrement, mais il la connaissait également très bien. Si beaucoup de personnes à Poudlard se méfiaient d'elle, la jugeaient manipulatrice, Obscure dans l'âme, ils se trompaient. Bien entendu, Emrys était une menteuse hors-pair, bien entendu, elle était butée et faisait tout pour obtenir ce qu'elle désirait, même par des fins parfois peu enviables et admirables. Néanmoins, elle n'était pas foncièrement méchante. Louis était toutefois soumis au silence sur la véritable nature de la française, et ainsi, il n'avait jamais pu redorer le blason de son nom. De toute façon, Emrys ne l'aurait jamais souhaité. Mais lui, au fond de son cœur, savait pertinemment que les ragots, la réputation, ne collaient pas avec la véritable jeune femme cachée sous tous ces artifices, rumeurs, hypothèses.

« Désolé, je peux partir si tu veux. » Louis cligna des yeux, redescendant sur Terre. Tellement plongé dans ses pensées ainsi que ses souvenirs, il avait complètement oublié de répondre à l'adolescente qui n'arborait plus depuis plusieurs minutes son sourire naturel et ses yeux pétillants. Sa voix toujours hors-service, le jeune homme hocha la tête en signe de dénégation énergiquement. Il y avait bien une chose dont il était sûr à propos d'Emily en ce moment-même : il ne souhaitait pas qu'elle parte. L'adolescente planta son regard dans le sien, ce qui fit un peu plus rosir les joues du cornique. Elle ajouta, l'embarras se lisant sur ses traits : « Alors, qui est-ce qui parle le plus ? » Le garçon eut un petit rire franc. Il laissa quelques secondes silencieuses s'installer entre eux, puis parvint à reprendre la parole :

« Je ne t'en veux pas, t'en fais pas. Ce serait bizarre de t'en vouloir pour un câlin. » Il eut un sourire aussi sincère qu'affectueux. Il repensa au comportement qu'il avait quand il était plus jeune. Il était un peu du même genre, à faire des câlins à tout le monde. En grandissant, ça lui avait passé. Ou du moins, il avait réduit son centre d'affection à ses cousines et sa sœur. Parce que concernant sa deuxième sœur, Dominique, ils préféraient s'entretuer et y consacraient tout leur temps ensemble. Le garçon fronça les sourcils, se demandant soudainement si Emily avait de la famille à Poudlard. Si elle avait des frères ou des sœurs. En réfléchissant promptement, il ne se souvenait pas avoir entendu parler d'un autre Spencer étudiant au collège de sorcellerie. Mais il ne connaissait également rien de la vie d'Emily. Peut-être était-elle l'aînée ou la dernière, ses autres frères et sœurs, s'ils existaient, ayant déjà fini Poudlard ou n'étant pas en l'âge d'intégrer le château. Ou encore, elle pouvait ainsi être la seule enfant ayant démontré posséder des pouvoirs magiques. Il n'était pas rare de rencontrer ce genre de cas dans des familles sorcières, des cas de « cracmols » comme on disait. Toutefois, si c'était le cas, Louis avait du mal à imaginer Emily être chez les Obscurs. Bien sûr, les Obscurs soutenaient leur Directeur et méprisaient les moldus. Mais un cracmol est, en quelque sorte, un moldu appartenant au monde sorcier. La curiosité prenant le dessus, le garçon interrogea : « Tu es fille unique ? » Sa question venait de nulle part. L'adolescente s'excusait et lui ne trouvait rien de mieux à faire que de la questionner. En plus, il passait complètement à côté de sa question concernant les rumeurs. L'étudiant eut un sourire désolé, puis prononça : « J'ai pas vraiment entendu de rumeurs sur toi. Enfin, juste un peu. » Il grimaça, avouant, d'un ton tout autant navré : « Et c'était pas vraiment très flatteur. » Il marqua une pause de quelques secondes, lâchant un coup d'œil vers la main d'Emily où les lettres sanguinolentes que lui avait infligée Eita se voyaient toujours. Il assura néanmoins : « Mais je ne m'attarde pas trop sur les rumeurs. Sinon, on passerait à côté de tout et de tout le monde, non ? » Il eut un sourire amical, mais quelque chose l'obscurcit. Il avait des milliers de questions finalement à poser à Emily, sur sa réputation, sur ces rumeurs. Toutefois, il ignorait s'il pouvait le faire sans la vexer ou la mettre en colère. Il continua sur un ton prudent, presque incertain : « Mon cousin Fred ne t'aime pas. Enfin, il se méfie de toi. Il m'a dit que tu avais tenté de le manipuler pour le faire rejoindre les Obscurs. » Il observa Emily, ne cherchant pas spécialement de réponse sur une réaction physique qu'elle ne pourrait réprimer toutefois. Il énonçait tout bonnement les faits. Fred s'était après tout trompé sur Emrys, pourquoi ne pouvait-il pas fauter également sur le cas d'Emily ? Après tout, son cousin n'était pas infaillible. « Est-ce que je peux te poser une question ? » Il croisa le regard de son interlocutrice, attendant une réponse positive. Alors qu'elle semblait la lui donner, il risqua : « Pourquoi toi et Sarah vous vous faites la guerre comme ça ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://addie-ction.tumblr.com/


    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
avatar


personal informations

► date d'inscription : 28/02/2012
► parchemins : 1169


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Lun 27 Aoû - 21:41


Emily connaissait le sortilège pour faire apparaître des bandages sur le bras de Louis, et pour dire vrai, il en avait réellement besoin. Sans attendre une seconde de plus, Emily prononça donc les fameux mots du sortilège et le bras du Poufsouffle se couvrit un peu plus de blanc. Il lui sourit, et Emily ne put s'empêcher de lui adresser à son tour un sourire des plus chaleureux. Louis était mignon, dans le sens où il semblait être une personne tellement adorable. Il parlait beaucoup, et peut-être cela cachait-il quelque peu de gêne ? Il était vrai qu'Emily avait débarqué de nulle part, et qu'elle s'était mise à lui parler comme si de rien n'était, à l'aider alors qu'elle ne le connaissait point. Il était un Weasley et elle était une Serpentard, d'après les rumeurs cela n'aurait pas du faire bon assemblage, pourtant Emily ne faisait ce qu'elle faisait nullement dans un intérêt. D'ailleurs quel intérêt y aurait-elle trouvé ? Elle n'en voyait aucun, cela était certain. Louis s'excusa pour ses paroles - qu'il pensait de trop -, et pourtant Emily ne voyait pas pourquoi il semblait vouloir s'excuser, elle aussi été bien plus que bavarde. Mais peut-être que le Poufsouffle n'avait pas l'habitude de l'être, lui. Attendrie par des tas de choses qu'elle aurait pu énumérer chez Louis, en commençant par sa personnalité, ou tout bonnement sa façon d'être, qu'Emily appréciait alors qu'elle ne le connaissait pas tant que cela au final. En fait, en y réfléchissant à deux fois, elle était loin de le connaître ne serait-ce qu'un peu. Quoi qu'il en soit, attendrie par tout cela, la belle verte et argent s'approcha de lui afin de le serrer dans ses bras, de la façon la plus naturelle qui soit. Comme si Louis et elle se connaissaient très bien pour agir de la sorte. Ce qui n'était, bien entendu, pas le cas. Prise de remords et presque anxieuse après cela, la cinquième année se dit qu'elle avait été bête d'agir de la sorte, que le Poufsouffle allait penser qu'elle profitait de la situation, qu'elle n'aurait tout simplement pas du faire cela. Se mettant alors à débiter un tas de paroles excessives, la verte et argent ne se laissa presque pas de répit. Tout ce qui faisait partie de son esprit sortait à cet instant, et notamment les pensées qui la turlupinait depuis un moment maintenant qu'elle se trouvait dans les vestiaires : ce que Louis avait pu entendre à son sujet. Elle s'élança donc en plein dedans, affirmant que les rumeurs qu'il avait pu entendre étaient fausses. Et elles l'étaient. Beaucoup de ragots circulaient à son sujet, allant de tout au plus extrême. Il y en avait, notamment, qui affirmaient qu'Emily était une véritable garce, avide de gentillesse. Celle-ci était clairement l'une de celles qui faisait le plus rire la Serpentard. Il s'agissait exactement de l'une des images qu'elle souhaitait donner à ceux qui ne l'intéressaient pas, afin qu'ils ne cherchent pas à l'approcher. Mais Emily était une personne littéralement sympathique, et elle était beaucoup appréciée par ceux qui la connaissaient. Voilà, il suffisait de la connaître, et de ne pas lui avoir fait un mauvais coup, car là, il était vrai qu'elle pouvait devenir une véritable garce. Emily trouvait cela plutôt déplacé que les gens qui ne la connaissaient pas se permettent de lancer des rumeurs à son sujet, mais après tout il n'y avait que les gens stupides pour les écouter. Et ceux qui la connaissait et qui l'appréciait n'y prêter guère attention, alors elle se contrefichait de ce qu'elle pouvait attendre, puisqu'elle savait que ses amis n'en croiraient pas un mot non plus. Mais Louis, lui, ne la connaissait pas, et elle ne voulait pas qu'il se laisse influencé par des non-faits lancés par les mauvaises langues du château. Cela importait beaucoup Emily, presque étrangement. « Je ne t'en veux pas, t'en fais pas. Ce serait bizarre de t'en vouloir pour un câlin. » Heeeeeein ? De quoi parlait-il ? Ah. Oui. Elle était partie loin dans ses pensées et en avait presque oublié la situation. Il ne lui en voulait pas, ouf. L'anxiété qu'elle ressentait s'effaçait progressivement, et un grand sourire s'afficha même sur son doux visage en réponse à la phrase du Poufsouffle. C'était gentil de sa part de répondre à cela. De plus, le sourire chaleureux qu'il livrait à Emily était sans nom, une fois encore il n'était pas obligé de faire cela, et pourtant il le faisait, cela touchait la Serpentard.

« Tu es fille unique ? » Emily sourit. Ce revirement de situation lui plaisait bien. Elle aimait cette spontanéité et le fait qu'il s'intéresse à sa personne. Beaucoup de personnes le faisait mais pas sincèrement. Alors qu'avec Louis, Emily ne doutait pas de sa sincérité de savoir. La jeune fille hocha donc la tête à l'affirmative et dit « Oui. Mais j'ai découvert récemment que j'avais un frère caché. » elle marqua un temps de pause. La nouvelle avait été étrange, trèèèès étrange. Surtout que son "frère" caché ne lui ressemblait pas pour un sous. Enfin, il était juste blond, c'était cela pour elle cette différence. Mais il fallait avouer qu'il était très beau, voilà qui leur faisait un magnifique point commun. Baissant doucement la tête, Emily laissa le temps faire les paroles.

Un peu plus tard, et comme si Louis se rappelait de la conversation précédente, qu'Emily avait presque chassé de son esprit, le Poufsouffle lâcha « J'ai pas vraiment entendu de rumeurs sur toi. Enfin, juste un peu. ». Ce retournement de situation là ne lui plaisait pas trop, non non, cela n'annonçait rien de bien. Elle connaissait les mots qui circulaient sur elle, et il n'y avait pas que des rumeurs sur sa soi-disant méchanceté. Louis grimaça, comme si il se rendait lui aussi compte que ce sujet aurait peut-être mieux du rester sous silence, mais autant le Poufsouffle que la Serpentard savaient qu'il était trop tard. « Et c'était pas vraiment très flatteur. » Oh bah oui, ça, elle n'en doutait pas. Le regard de Louis se porta sur le poignet de la jeune fille. Certes, l'inscription n'était pas très flatteuse elle non plus. C'était au tour d'Emily de grimacer. Si Louis était adorablement sympathique, il n'avait pas véritablement beaucoup de tact, c'était certain. « Mais je ne m'attarde pas trop sur les rumeurs. Sinon, on passerait à côté de tout et de tout le monde, non ? » C'était certain, mais il était clair qu'il n'y avait pas des rumeurs qui couraient sur tout le monde. Ou du moins, elles n'avaient pas la même ampleur pour tous. Le visage de Louis s'obscurcit et la jeune Serpentard se dit qu'il vaudrait peut-être mieux qu'elle réponde. Elle hocha donc la tête en signe d'affirmation et lâcha « Oui, c'est certain. » réponse brève mais peut-être efficace ? Elle n'en aurait jamais autant douté, car le regard de Louis se perdait un peu plus qu'auparavant, et elle savait que les pensées qui traversaient en cet instant même son esprit allaient bientôt ressortir et s'exposer à elle. Se contentant donc d'observer son interlocuteur, elle attendit. Bien qu'Emily ne soit pas réellement forte pour ce genre de choses. « Mon cousin Fred ne t'aime pas. Enfin, il se méfie de toi. Il m'a dit que tu avais tenté de le manipuler pour le faire rejoindre les Obscurs. » ah. alors ça, pour une surprise. Enfin, pas réellement ce que la phrase en elle-même contenait. Mais plutôt la manière de Louis de vider son sac tout à coup. Décidément, le jaune et noir était littéralement surprenant. Le jeune homme regardait Emily, et la jeune fille se contenta durant quelques instants de lui rendre son regard. Puis, au bout d'un moment, un sourire s'immisça sur ses lèvres, et elle sut ce qu'elle devait répondre, car ce n'était que la pure vérité, après tout. « Je m'entend plutôt bien avec Fred, mais je comprend qu'il se méfie de moi. Je suis une très bonne amie de Roxanne, ta cousine donc. J'ai pas tenté de le manipuler, je l'ai juste dragué, mais pour tout te dire, lui aussi a essayé de m'attirer chez les résistants. » Après tout qu'avait-elle à cacher ? Strictement rien. Et la vérité n'était pas bien méchante, elle n'avait absolument rien fait de mal, sauf peut-être trouver Fred mignon. La jeune verte marqua un temps de pause avant de comprendre subitement ce à quoi Louis pouvait penser, elle s'écria alors, surprise mais voulant se défendre, peut-être quelque peu excessivement « OH PAR MERLIN ! Si tu crois que je suis ici pour t'attirer chez les obscurs, c'est juste PAS DU TOUT le cas. » relevant son doux visage vers Louis, la belle rajouta « Je suis la meilleure amie d'Emrys, tu sais. Je m'en contrefiche que tu sois résistant. » c'était clairement dit, et c'était la vérité, alors Emily espérait que Louis la croit, tout bonnement.

« Est-ce que je peux te poser une question ? » cette question semblait démanger Louis depuis un petit bout de temps, et Emily se demandait bien de quoi il pouvait s'agir. Bien évidemment, si elle aussi voulait le savoir, c'était évident que Louis pouvait lui poser une question. D'ailleurs, il aurait pu lui poser toutes celles qu'il aurait voulut, qu'elle y aurait répondu. « Bien sûr. » répondit-elle donc en lui adressant un sourire et un regard encourageants. Le Poufsouffle sembla hésiter durant quelques instants, puis se décida finalement à se jeter à l'eau « Pourquoi toi et Sarah vous vous faites la guerre comme ça ? » Oh. Bien sûr. Évidemment que cela devait l'interloquer. Sarah était de sa maison, et il semblait bien à Emily qu'elle était plutôt perçue comme une jeune fille niaise - qu'elle était - qui n'avait pas pour coutume de chercher des noises à quelqu'un. Évidemment, donc, que cette question brûlait les lèvres du jaune et noir, il en avait brûlé tellement d'autres. Celles de Xander, par exemple, et pas qu'un peu. Le Serdaigle lui avait même avoué qu'il aimerait bien assister à l'une de leurs bagarres, hm. Mais il était tout naturel de vouloir savoir pourquoi les deux cinquièmes années s'arrachaient tant les cheveux, car si tout le monde savait dans le château que les jeunes filles étaient littéralement en guerre, peu de personnes en connaissaient la cause. Emily s'aventura donc à répondre à Louis, non sans chercher les mots justes pour expliquer tout cela « Et bien en fait, un jour, je me suis disputée avec Matthew. Tu sais, le Serpentard ? » elle lança un regard à Louis pour voir si il le connaissait bien. « Bref, ce n'était rien de bien méchant, et cela ne regardez que nous deux d'ailleurs. » Emily se souvint de leur sévère opposition. Certes, elle avait beaucoup plus parlé - crié ? - que Matthew, mais c'est qu'il l'avait cherché, en même temps. « Mais Sarah a débouché d'on ne sait trop où, elle n'avait rien suivit de ce qu'il s'était passé, et elle a crut bon de se jeter littéralement sur moi, et de m'arracher les cheveux. » la jeune brune marqua un temps de pause, se rappela détail pour détail de la scène. La Poufsouffle qui avait surgit de nulle part, et s'était mise à la griffer, la violenter, comme si cela était normal. « Bien entendu, je n'allais pas me laisser faire, j'ai donc riposté. » et doublement. Qui était-elle cette ridicule fille pour s'attaquer à elle ? Personne. Surtout qu'Emily ne lui avait strictement rien fait. « On s'est donc battu, mais je suppose que tu as du en entendre parler. Et depuis, on ne peut plus se voir en peinture. La dernière fois, cette... poufsouffle - hésita Emily, car l'appeler Mandlethon pour leur premier rencontre, ce n'était pas très conventionnel - m'a vidé un pot de terre sur la tête en cours de botanique. Mais bien sûr, comme je suis une Serpentard et elle une pas, tout le monde dira toujours que j'ai lancé le truc. » elle risqua un nouveau regard vers Louis. Emily n'était pas énervée, enfin qu'un peu, elle était également peinée de la stupidité des gens, et du fait que les gens ne pouvaient se douter que tout commençait toujours par la faute de Sarah. Depuis, elle n'avait fait que suivre le mouvement. Mais elle n'était pas l'origine de tout, ça non. « Bref, j'aime pas passer pour la méchante... » dit-elle finalement, car c'était le cas, elle ne voulait pas que Louis la considère comme la mauvaise fille de l'histoire, ça non. Elle voulait qu'il l'apprécie, pas qu'il la déteste. Elle décida donc qu'il valait mieux qu'elle s'arrête de parler, et elle attendit calmement, ses pupilles bleuâtres plantées dans celles du jeune blond, d'attendre sa réaction.


__________
 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    Loulou national
avatar


personal informations

► date d'inscription : 01/11/2011
► parchemins : 3103


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Mar 16 Avr - 8:03


Un jour ou l'autre dans notre existence, l'on fait une drôle de rencontre. Ce genre de personne qu'on ne connaît ni d'Adam ni d'Ève, à qui l'on parle peut-être que quelques minutes, mais pourtant, un lien indescriptible s'établit. Ce genre de lien qui n'apparaît généralement qu'une seule fois dans votre existence, peut-être néanmoins plusieurs s'il s'avère que vous êtes né sous une bonne étoile. Une relation qui se forme à vitesse grand V et semble s'être installée pour durer, ou dans tous les cas, on espère bien qu'elle persistera. Une nouvelle amitié, qui parfois se métamorphose en bien plus, qui s'incruste et nous procure l'envie, le besoin, l'excitation à l'idée de rencontrer cette nouvelle personne encore une fois. L'on ne peut vraiment décrire en de simples mots ce genre de lien. Il existe simplement et nous offre tant de bonheur. C'est comme si deux amis de très longue date, d'une vie antérieure peut-être même, se retrouvent sous l'effet d'un singulier coup du sort. C'est une bénédiction, une réjouissance. Le Poufsouffle connaissait à peine Emily. Plus tôt, il ne savait d'elle que son nom, son visage, et quelques rumeurs auxquelles il ne prêtait pas réellement attention, sinon pour se méfier et se préserver de possibles maux de la part de la Serpentard. A la minute actuelle, il apprenait certes de plus en plus de sa personne, mais cela ne changeait rien au fait que la jolie jeune fille demeurait presque une inconnue. Il connaissait des bribes de son passé de jeune aventurière, l'apparition d'un demi-frère dans son existence, son altercation avec Eita... Et c'était à peu près tout. Pourtant, Louis se sentait bien avec Emily, et souhaitait de tout son cœur pouvoir la revoir et faire plus amples connaissances. En sa compagnie, il se sentait comme à la maison, même si la cinquième année l'intimidait toujours un peu. Il avait le sentiment de converser avec quelqu'un qui pouvait le comprendre, l'apprécier, de parler avec un individu qui avait des points communs avec lui, des connexions rares qui ne s'appliquaient qu'à eux seuls. Emily était un peu une perle rare, et l'attrapeur des Blaireaux priait pour que ceci soit honnête, car sinon, la désillusion serait des plus cuisantes.

Intimidé mais déterminé, le Weasley questionna son interlocutrice vis-à-vis de sa relation avec son cousin Fred. Ou plutôt, lui annonça ce que ce dernier estimait d'elle, répondant au sujet des rumeurs malheureusement peu reluisantes qui circulaient sur le cas de la Serpentard. Après quelques secondes de réflexion, l'adolescente lui répondit, la sincérité s'installant dans ses traits doux. « Je m'entend plutôt bien avec Fred, mais je comprend qu'il se méfie de moi. Je suis une très bonne amie de Roxanne, ta cousine donc. » Louis acquiesça, écoutant chacun des termes prononcés par Emily. « J'ai pas tenté de le manipuler, je l'ai juste dragué, mais pour tout te dire, lui aussi a essayé de m'attirer chez les résistants. » Un sourire embarrassé étira les lèvres de l'apprenti sorcier qui sentit ses joues se rosir légèrement sans raisons bien évidentes si ce n'est celle d'imaginer son cousin se faire draguer par la jeune femme qui se trouvait en face de lui. Rapidement, Louis se rendit compte que Fred était en couple avec Alienor, et qu'ils correspondaient toujours malgré le fait que la jeune femme ait quitté le collège de sorcellerie Poudlard. Il était donc exclu que Fred puisse aimer Emily, sa tentative de drague était vaine. Quoi que dans tous les cas, Louis n'était pas là pour donner des statistiques de réussite à Emily quant à ses plans de séduction. L'adolescent fronça néanmoins les sourcils. Il trouvait ça assez étrange que Fred ait tenté d'attirer Emily chez les Résistants alors qu'il ne la portait pas spécialement dans son cœur désormais. Peut-être qu'ils avaient été plutôt proches à un moment donné dans leur scolarité. Louis envisagea de questionner Fred à ce sujet, quoi que finalement, ce n'était peut-être pas une idée des plus judicieuses. Dans son élan de sur-protection, son aîné tenterait plutôt de lire entre les lignes que de lui répondre directement, ce qui résulterait d'une conversation éternelle et désagréable pour le sixième année. Le mieux serait d'interroger Emily, encore une fois. Des yeux implorants se levèrent sur l'adolescente qui s'exclamait toutefois violemment : « OH PAR MERLIN ! Si tu crois que je suis ici pour t'attirer chez les obscurs, c'est juste PAS DU TOUT le cas. » La bouche du garçon s'entrouvra, formant un « o » parfait. Il n'avait pas du tout imaginé ce scénario, et le fait qu'Emily évoque cela le troublait légèrement, bien que son esprit était toujours focalisé sur une hypothétique relation antérieure qu'elle ait pu entretenir avec le fils de George Weasley. « Je suis la meilleure amie d'Emrys, tu sais. Je m'en contrefiche que tu sois résistant. » Toujours aussi choqué, l'étudiant sentit de plus une boule se former dans son estomac. Le fait que la Serpentard soit la meilleure amie de la française Emrys le rassurait aucunement à dire vrai. Il y avait tant dans la relation qui liait Louis à Emrys que savoir Emily si proche de cette dernière l'effarait. Bien sûr, il se doutait qu'Emrys employait tous les moyens nécessaires à ce que son affection pour lui ne transparaisse jamais et vice versa, malheureusement. Le garçon baissa les yeux, espérant presque que par ce procédé, Emily ne se doute pas que cela le perturbait autant qu'elle soit si proche de la Mayfair. Avec un peu de chance, elle penserait que ce n'était qu'une histoire de clan, bien que ce point avait passé au-dessus de la tête du Poufsouffle qui ne redoutait aucunement qu'Emily le fasse virer d'opinions. De toute façon, elles étaient à ses yeux inscrites en lui, personne ne pourrait le faire changer d'avis sur ce qui se tramait à Poudlard et en dehors. Personne ne pourrait le faire approuver les démarches cruelles, intolérantes, sanguinaires de leur Directeur. Personne ne pourrait faire de lui un bon petit soldat Obscur, il était voué à la Résistance, loyal jusqu'aux bouts des ongles. Il mourrait pour elle si cela était nécessaire. Le garçon tenta de récupérer un peu de sa contenance durant une petite minute, essayant d'assimiler toutes les nouvelles qu'Emily venait de lui apprendre. Finalement, il interrogea, levant des yeux timides sur son interlocutrice : « Est-ce que avant que tu dragues Fred, vous étiez amis ? » Le jeune homme remarqua la réaction assez singulière d'Emily et ajouta promptement, se sentant tout de suite complètement idiot et sans aucun tact : « Enfin, si tu ne veux pas en parler ne le fais pas. Je suis juste curieux. » Il tourna le regard vers un point aléatoire des vestiaires, gêné, tout en ajoutant d'une voix plus faible : « Trop curieux. » Il attira de nouveau ses yeux d'émeraude vers la cinquième année, changeant de sujet, rectifiant le tir : « Je ne pense pas que tu voulais me faire changer de camp ou quoi que ce soit. Et pour Emrys... » Le garçon se stoppa, se traitant mentalement de sombre idiot. Il aurait pu juste éviter le sujet, ignorer ses paroles. C'était bien que la française ait une meilleure amie, et tant mieux si Emily se sentait bien avec elle. Il aurait pu en rester là. Après réflexion, rien ne l'empêchait d'en rester là et ne pas aller plus profondément sur ce sujet : « C'est cool que vous soyez amies ». Et puis Louis n'allait pas non plus s'amuser à déballer toute sa vie à Emily. Bien que d'un certain point de vue, elle était ennuyante à mourir. En somme, autant changer de nouveau de sujet. L'adolescent opta ainsi pour ce qui le triturait depuis un long moment déjà : la relation entre Sarah et Emily. Il était vrai que les rumeurs allaient en faveur de la gentille et naïve Poufsouffle et accusait de plein front Emily. Pourtant, la cinquième année semblait si sympathique et amicale, comment ces deux adolescentes pouvaient-elles en être rendues à se livrer à des combats dignes de thriller ? Par ailleurs, même si le Weasley ne connaissait pas plus que ça Sarah, il trouvait ça étrange qu'elle entretienne une haine si viscérale à l'adresse de la Verte et Argent. Il avait dû y avoir un événement très poignant pour en arriver à cette situation entre les deux apprenties sorcières. L'attrapeur se lança donc, après que son interlocutrice l'ait encouragé et autorisé à l'interroger. La réponse à sa question vint quelques minutes plus tard, bien que Louis pouvait une nouvelle fois sentir le naturel dans les propos énoncés par la jeune Spencer :

« Et bien en fait, un jour, je me suis disputée avec Matthew. Tu sais, le Serpentard ? » Louis acquiesça. Il connaissait vaguement Matthew, il était une victime de nombreux élèves au collège, un peu comme lui. Pourtant, jamais le Poufsouffle n'avait eu affaire au Serpentard ou ne s'était retrouvé en quelconque situation en sa compagnie. Ce dont il ne se plaignait pas spécialement d'ailleurs, peut-être cela était mieux comme ça, question de pas attirer un malheur avec leur double malchance légendaire. « Bref, ce n'était rien de bien méchant, et cela ne regardez que nous deux d'ailleurs. » Le garçon haussa la tête une nouvelle fois, se retenant d'annoncer que si Emily ne voulait pas en parler, il ne lui en voudrait absolument pas. « Mais Sarah a débouché d'on ne sait trop où, elle n'avait rien suivit de ce qu'il s'était passé, et elle a crut bon de se jeter littéralement sur moi, et de m'arracher les cheveux. » Les yeux ronds comme des soucoupes, le sixième année ne pipa mot. Il imaginait étrangement bien la scène dans son esprit mais avait du mal à l'envisager comme véridique. Ça revenait un peu à voir apparaître soudainement un dragon au beau milieu de la grande salle. Techniquement, c'était possible, mais fort peu probable. « Bien entendu, je n'allais pas me laisser faire, j'ai donc riposté. » Le Weasley grimaça, la scène se précisant dans son esprit, gagnant en violence, contre son gré. « On s'est donc battu, mais je suppose que tu as du en entendre parler. Et depuis, on ne peut plus se voir en peinture. La dernière fois, cette... poufsouffle - m'a vidé un pot de terre sur la tête en cours de botanique. Mais bien sûr, comme je suis une Serpentard et elle une pas, tout le monde dira toujours que j'ai lancé le truc. » Louis observa en silence Emily, trouvant cela hallucinant que Sarah soit aussi violente et en redemande. Si le Poufsouffle avait des ennuis avec quelqu'un, non seulement il ne se battait pas, mais n'était pas non plus assez rancunier pour persécuter cette personne. A moins d'être provoqué, bien entendu. « Bref, j'aime pas passer pour la méchante... » Louis soupira, attristé par les mésaventures d'Emily bien que toujours aussi intrigué vis-à-vis de la relation qu'elle avait avec Sarah. Pendant quelques instants, un silence s'imposa entre les deux écoliers, durant lequel Louis tentait d'assembler les pièces du puzzle ensemble afin d'en obtenir un ensemble net, précis. Le garçon finit par entrouvrir la bouche, rassemblant tout son courage pour rompre la parfaite absence de bruit qui régnait. « Je sais que ça peut paraître complètement fou, mais... Peut-être que les choses peuvent s'arranger entre vous ? » Le Poufsouffle posa son regard sur la Serpentard, néanmoins prêt à le baisser au moindre signe de toute opposition. « Je veux dire, tu n'as pas à passer pour la méchante. Et... » L'adolescent déglutit, entamant un véritable parcours du combattant. « Ça n'a pas franchement l'air de te réjouir de te battre avec Sarah. Je sais pas ce qui en est de son côté, je ne la connais pas plus que ça, elle est juste amie avec pas mal de mes amis et fait partie de l'équipe de Quidditch tout comme moi... Enfin, tu sais déjà ça... » Le garçon montra son bras amoché par les agissements de la dite Sarah durant leur récent entraînement. « Et elle me fait aussi un peu peur... Mais ça, c'est pas important. Enfin, pas pour ça. » Le jeune homme fronça les sourcils, rectifiant finalement : « Enfin c'est pas important du tout en fait. » Il soupira, ayant l'impression de présenter à Emily le discours le plus incohérent de l'histoire de la sorcellerie. « Enfin, juste que, je comprends parfaitement que tu répondes à Sarah quand elle t'agresse. » Il ne le faisait pas personnellement, mais le Poufsouffle aimerait avoir cette bravoure, et il ne reprocherait en aucun cas Emily le fait de s'imposer. « C'est bien de savoir ne pas se faire marcher sur les pieds » avoua-t-il d'un ton admiratif. « Mais ça craint assez que tu te prennes des pots de terre après sur la tête. Ce serait plus vivable d'enterrer la hache de guerre entre vous, tu penses pas ? » Le jeune homme sourit, conciliant, presque paternel. Il reprit toutefois : « Je sais que c'est pas facile. C'est d'ailleurs une chose très difficile à faire, des gens vivent toute leur vie en en voulant à quelqu'un et se disputant. » Louis grimaça. « Mais c'est pas vraiment une vie. Et ça doit être assez triste et épuisant en bout de ligne, non ? » Le Weasley sourit de nouveau, se voulant le plus amical et doux possible. Il joua quelques instants avec ses doigts, ignorant souverainement de quelle manière Emily réagirait. Peut-être se mettrait-elle en colère contre lui et lui assurerait que ce n'était pas du tout de ses affaires tout comme n'avait aucun droit de lui dire ce qu'elle avait à faire – ce qui était complètement vrai et légitime. Pourtant, c'était plus fort que le sixième année, il se devait de tenter d'arranger les choses, pour le bien et le bonheur de la Serpentard. Si bien qu'il promit : « Si tu veux, je peux t'aider. » Il croisa le regard interlocuteur de la Spencer, précisant : « Je peux t'aider avec Sarah. Je peux lui parler, ou quelque chose du style. Enfin, ça seulement si tu aimes mon idée, bien sûr. Après, c'est qu'une idée. T'es pas obligée de l'aimer ni rien. Elle peut même paraître assez bizarre. » Le garçon baissa la tête, marmonnant : « Je suis assez bizarre en soi donc ce ne serait pas des plus étonnants. » Il posa son regard sur un nouveau point au hasard des vestiaires, concluant : « Enfin bref, juste une idée. C'est à toi de voir. » Le garçon se redressa, se remettant sur ses jambes non sans difficultés avec l'usage d'un bras en moins, comme s'il craignait qu'Emily ne l'attaque après qu'il ait formulé son avis sur la question. Il effectua quelques pas dans la pièce, se dégourdissant les jambes puis interrogea, revirant royalement la situation : « Tu as faim ? » Il s'adossa à une fenêtre, jetant un coup d'œil rapide à l'extérieur gris et humide. Ah, la ravissante Écosse. Le sixième année repensa à la confidence à propos de son frère que lui avait faite Emily et articula, comme s'il voulait malgré tout continuer la conversation : « Ça doit être cool de découvrir un frère. » Il s'imagina lui-même rencontrer un frère caché, et finalement, se dit qu'il ne l'apprécierait peut-être pas tant que ça. Peut-être que ce frère était mille fois mieux que lui, à l'image de son père, et qu'à ses côtés il paraîtrait encore plus raté qu'il ne l'était en réalité. « Quoi que je suis pas sûr que j'aimerai trop ça » confia Louis. « J'ai assez avec deux sœurs. » Il sourit, complice, à Emily, avant de questionner, toujours aussi curieux : « Tu t'entends bien avec lui ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://addie-ction.tumblr.com/


    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
avatar


personal informations

► date d'inscription : 28/02/2012
► parchemins : 1169


MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   Dim 21 Avr - 1:36


Emily aimait la compagnie de Louis. Lui parler, c'était cool. Elle était une obscure, et techniquement, elle n'aurait pas du aimer un Weasley résistant, et pourtant. Elle avait été intrigué par lui avant même de le connaître. Cette bouille blonde un peu timide mais qui semblait avoir tant de choses de bonnes à l'intérieur de lui. Emily ne regrettait pas d'avoir approché le jeune homme, elle en était même heureuse. Si Louis avait d'abord était sceptique, il semblait que ses doutes se soient quelques peu destinés. La verte et argent espérait avoir réussi à gagner la confiance du jaune et noir. Elle ne lui voulait aucun mal, et ne se trouvait nullement ici par intérêt, en cet instant. Cela pouvait paraître dur à croire au premier abord, et pourtant, cela était la stricte vérité. Emily parlait beaucoup. Elle expliquait la réelle situation avec Fred, le cousin du jeune homme. Elle précisa bien au Poufsouffle qu'elle ne souhait absolument pas l'attirer chez les Obscurs. Le jaune ne sembla pas avoir envisagé cette possibilité, oups. L'art de se mettre le couteau soi-même sous la gorge. Bien, Spencer. Cette dernière crut alors bien faire en disant au jeune homme qu'elle était la meilleure amie d'Emrys, à sa connaissance Louis et elle se connaissaient. Elle ne reçue pas de réaction particulière de la part du jeune homme. Elle ne savait pas trop quoi en penser, mais elle ne creusa pas. Elle préféra attendre que le Weasley se manifeste. Ce qu'il finit par faire. « Est-ce que avant que tu dragues Fred, vous étiez amis ? » qué ? Emily avait un peu perdue le fil de la conversation. Fred et elle, amis ? Euh, non, pas vraiment. Ils ne se connaissaient absolument pas en fait, même. Est-ce que cela serait mal si Emily le lui confiait ? De toute manière, elle ne comptait pas lui mentir. Elle ne voyait pas ce que cela changerait, qu'elle ait connu avant ou pas Fred, mais puisque que cela intéressait Louis, autant répondre. « Euh très franchement, non. » lâcha la belle en regardant Louis. Elle se gratta le haut de sa chevelure, se questionnant réellement sur la fin de la question posée par le jeune homme. Puis elle rajouta en suivant sa pensée « Pourquoi, c'est mal ? » La réponse l'intéressait sincèrement. Si il avait fallut qu'Emily connaisse chaque gars qu'elle avait dragué, elle n'en aurait pratiquement dragué aucun, au début. Mais enfin, elle ne voyait pas la différence de cause, pour sa part. Louis avait précisé à la jeune fille avant qu'elle réponde qu'elle n'était pas obligé de lui répondre, et qu'il était trop curieux. Cela ne posait pas de problèmes à la jeune fille, et c'est pour cela qu'elle lui adressa un tendre sourire éclatant. Louis prit à son tour la parole, et Emily l'écouta attentivement. Il parla de la meilleure amie de la jeune fille. « Je ne pense pas que tu voulais me faire changer de camp ou quoi que ce soit. Et pour Emrys... » Le blaireau sembla fortement hésiter à continuer. Qui avait-il de si fort en lui pour le faire douter de la continuation, et de la terminaison, de sa phrase ? Emily l'ignorait, et à vrai dire, elle n'y avait pas réellement réfléchit. La verte se contenta donc de froncer simplement un sourcil en attendant la fin de la phrase du jeune homme, et lorsqu'il reprit son souffle, il la boucla enfin. « C'est cool que vous soyez amies » Emily rit faiblement et lui adressa à nouveau un immense et flamboyant sourire. Emrys était la meilleure amie du monde. Emily l'aimait tellement, elle était tout pour elle. Et elles se connaissaient si bien, elles partageaient tout, ensemble. Et chacune connaissait jusqu'au plus petit secret de l'autre. C'était une amitié franche et géniale. Que demander de plus ? Emily ne souhaitait rien d'autre.

Un peu plus tard, Louis sembla s'intéresser à la raison réelle de la guerre entre Sarah et Emily. Il n'était pas le premier à questionner la jeune fille sur la question. La belle ne voyait pas vraiment où était le problème, il était clair qu'il n'était pas fréquent de voir de cinquièmes années se battre si fréquemment, et avec violence, dans tous les endroits du château où elles pouvaient se croiser. La verte et argent raconta donc toute l'histoire au Poufsouffle, et attendit qu'il s'exprime sur le sujet. La belle put néanmoins apercevoir plusieurs émotions passer sur le visage du jeune homme. D'abord l'étonnement, ses yeux étaient ronds comme des ballons, le pauvre. Ensuite, il grimaça, l'idée de leur première bagarre ne semblait pas l'enchanter. Pour dire vrai, cela n'avait pas non plus enchanté la verte et argent, sur le coup. Mais elle était une tigresse, et pour rien au monde elle ne se serait laissé faire. Et certainement pas par une Poufsouf... Bref, passons. La Serpentard affirma ensuite qu'elle n'aimait guère passer pour la méchante, dans cette mascarade, car la faute retombait souvent sur les verts plutôt que les jaunes. Et pourtant, aussi difficilement que cela pouvait paraître à croire, non seulement Emily n'avait pas commencé dans cette guerre, mais en plus, la Poufsouffle entretenait un désir de vengeance très affirmé. Louis soupira, il semblait... débordé de tout ce qu'il venait d'apprendre. Emily s'en voulait de lui avoir tout raconté dans les moindres détails, peut-être qu'il ne la croirait pas. Et peut-être qu'il serait effrayé par elle, aussi, désormais. La jeune fille ne le souhaitait pas. Elle appréciait sincèrement la personne que Louis lui dévoilait depuis le début, et elle ne souhaitait pas qu'il porte un mauvais jugement sur elle. Le blaireau prit enfin la parole « Je sais que ça peut paraître complètement fou, mais... Peut-être que les choses peuvent s'arranger entre vous ? » Emily redressa brusquement son visage, trop étonnée d'entendre ce qu'elle venait d'entendre. Il... il pensait réellement que les choses pouvaient s'arranger entre Mandlethon et elle ? Mais... Avait-il bien entendu tout ce que la verte lui avait conté ? C'était difficile à croire de par la proposition, ou plutôt la question, qu'il lui posait. Emily afficha une moue, presque attristée, et lâcha avec hésitation « Ça me paraît... difficile à croire. » Elle voyait mal comment les choses entre les deux jeunes filles pouvaient s'améliorer si elles se vouaient une haine sans merci, et qu'aucune des deux ne se décidait à sortir le drapeau blanc. Après tous les sales coups que la Poufsouffle lui avait, Emily se voyait mal allé parler à Sarah pour quoi que ce soit. De toute manière, la Poufsouffle ne l'écouterait même pas. Elle lui sauterait dessus, voilà tout. « Enfin, personne ne sait ce que nous réserve l'avenir, n'est-ce pas ? » lâcha la belle avec un sourire, avant de se taire à nouveau.

Louis, quand à lui, poursuivit sur sa lignée, mais visiblement mal à l'aise. « Je veux dire, tu n'as pas à passer pour la méchante. Et... Ça n'a pas franchement l'air de te réjouir de te battre avec Sarah. Je sais pas ce qui en est de son côté, je ne la connais pas plus que ça, elle est juste amie avec pas mal de mes amis et fait partie de l'équipe de Quidditch tout comme moi... Enfin, tu sais déjà ça... » La belle acquiesça en hochant la tête. Elle écoutait avec attention les propos du jeune homme. Il était gentil, et véritablement adorable. Il avait l'air de vouloir réellement arranger les choses, cela touchait sincèrement Emily. « Et elle me fait aussi un peu peur... Mais ça, c'est pas important. Enfin, pas pour ça. Enfin c'est pas important du tout en fait. » Hein ? Avait-elle bien entendu, Sarah faisait peur à Louis ? La belle verte des Serpentard ouvra grand la bouche avant de la refermer une seconde plus tard. Elle n'en croyait pas ses oreilles, comment Sarah, cette gamine, pouvait-elle effrayer un garçon comme Louis ? C'était... A peine croyable. Non, vraiment, Emily restait sur les fesses là. Elle chercha durant quelques instants ce qui pouvait, en la personne de Sarah, effrayer le beau jaune, mais elle ne trouva vraisemblablement pas. Elle écouta le Weasley reprendre « Enfin, juste que, je comprends parfaitement que tu répondes à Sarah quand elle t'agresse. » ok, Louis Weasley, Spencer vous aimez carrément et définitivement. Etait-il possible d'être plus cool que ce type là ? Il n'y paraissait pas. Il était incroyable, adorable, et rempli de surprises. A chaque fois que la jeune fille ne s'y attendait pas le jaune et noir surprenait d'autant plus la cinquième année. Et en bien. Emily aimait cela. Elle l'appréciait de plus en plus, il fallait dire. « Mais ça craint assez que tu te prennes des pots de terre après sur la tête. Ce serait plus vivable d'enterrer la hache de guerre entre vous, tu penses pas ? Je sais que c'est pas facile. C'est d'ailleurs une chose très difficile à faire, des gens vivent toute leur vie en en voulant à quelqu'un et se disputant. Mais c'est pas vraiment une vie. Et ça doit être assez triste et épuisant en bout de ligne, non ? » Oh ça oui. Emily était exténuée ! Elle n'en pouvait plus de cette Mandlethon, c'était à croire qu'elle ne pensait qu'à elle à longueur de journée. Et quand elle n'y pensait pas, elle la croisait en cours ou dans les couloirs. Ce n'était vraiment pas facile d'avoir une ennemie pareille, qui avait le même âge qu'elle, qui plus est. Emily hocha cette fois-ci frénétiquement la tête en laissant bien paraître au jeune homme qu'elle était totalement de son avis, et qu'elle était littéralement épuisée. Et ainsi, elle prit enfin la parole, pour répondre à tout ce que le jeune homme lui avait jusqu'à présent dit. « Oh, ça oui ! Je suis exténuée, si tu savais. Cette petite guéguère me fatigue, j'ai l'impression d'avoir huit ans. Sauf qu'à l'époque, je me battais avec des mecs, c'était vachement plus amusant. » la belle rigola en repensant à ce souvenir, puis redevint sérieuse. Il est vrai qu'elle était un garçon manqué qui n'avait peur de rien étant petite, mais ces jeux étaient gentillets, pas malsains comme ils l'étaient à présent. Spencer rajouta donc pour accompagner sa pensée « Et puis, c'était gentillet, pour rigoler. Là, je trouve ça un peu malsain. » Emily avait marqué une pause, elle n'avait jusqu'à présent pas regarder Louis en face en parlant, et pourtant, elle en ressentait le besoin à présent. Ainsi, la jeune fille planta alors doucement ses prunelles dans celles du Poufsouffle, et s'exprima. « Je te trouve très gentil, tu sais. Je sais que tu prends ni la défense de Sarah ni la mienne, mais j'aime beaucoup ta façon de pensée, et merci de ne pas me considérer comme un monstre. » la belle essayait de lui faire passer beaucoup de chaleur et de gentillesse à travers son regard, elle espérait que cela marcherait. Elle reprit « Merci de me croire. » Emily était réellement touchée. Cela comptait, pour elle, que Louis la croit. Et d'après ce qu'il lui avait dit, cela était le cas. Elle l'aimait bien. Vraiment. Beaucoup.

« Si tu veux, je peux t'aider. » Emily contemplait si bien le jaune et noir qu'elle avait perdu le fil de ce à quoi sa phrase se joignait. Elle mit ainsi quelques secondes à comprendre qu'il lui parlait toujours de Sarah. La belle continua de le regarder afin de comprendre ce qu'il entendait par l'aider à ce propos là, et le blaireau répondit rapidement à la question que la belle s'était posée intérieurement. Je peux t'aider avec Sarah. Je peux lui parler, ou quelque chose du style. Enfin, ça seulement si tu aimes mon idée, bien sûr. Après, c'est qu'une idée. T'es pas obligée de l'aimer ni rien. Elle peut même paraître assez bizarre. Je suis assez bizarre en soi donc ce ne serait pas des plus étonnants. Enfin bref, juste une idée. C'est à toi de voir. » La belle sourit. De plus en plus adorable, ce Louis. Il méritait même la palme d'or. Sérieusement, Emily n'avait-elle jamais vu quelqu'un d'aussi gentil ? Il ne lui semblait pas. Et c'était tellement bon de se trouver en compagnie d'une personne comme Louis, très franchement. La verte et argent retroussa ses lèvres et, se les humectant, elle sourit en demandant « Ben, avant que je dise oui, tu peux me dire pourquoi Sarah te fait peur ? » cela interloquait réellement la Serpentard. Qu'est-ce qui pouvait faire peur à Louis à l'intérieur de Sarah ? Si ce n'est que cette fille était totalement folle à liée. Emily était curieuse de savoir. Cependant, elle rajouta tout de même « Enfin, t'es pas obligé de me le dire si tu veux pas, je comprendrais. Et merci beaucoup pour ta proposition d'aide, je pense qu'en effet, ce serait pas mal, d'essayer d'hisser le drapeau blanc. »

« Tu as faim ? » Encore une fois, le blaireau prit la vipère de court. Euh, elle n'y avait pas pensé jusque là, mais maintenant qu'il en parlait, un peu oui. La jeune fille hocha doucement le crâne tandis qu'elle voyait Louis se lever et faire les quatre cents pas dans la pièce. Hum, que faisait-il, au juste ? Le sixième année posa sa tête contre le carreau d'une fenêtre alentour, et Emily se releva à son tour en disant « Un peu oui, mais je peux tenir. Et toi ? » si Louis posait la question, cela était peut-être qu'il avait faim, non ? Pour Emily, elle pouvait encore se passer de manger pendant de bonnes heures, mais pour Louis, qu'en était-il ? Elle ne pouvait le savoir autrement qu'en lui demandant, chose qu'elle venait à l'instant d faire. « Ça doit être cool de découvrir un frère. » Stupéfiant, ce jeune homme était stupéfiant. Il ne cessait de surprendre la belle de toute part. Dès qu'elle ne s'y attendait pas, il surgissait avec une pensée, une idée, toute nouvelle, et la verte et argent ne pouvait clairement pas remettre en cause son aptitude à la flexibilité. Qui plus est, étant donné que le Poufsouffle n'avait précédemment pas réagit à cette annonce, la belle avait presque oublié qu'elle lui en avait parlé. Comme quoi. Emily hocha la tête, et Louis poursuivit « Quoi que je suis pas sûr que j'aimerai trop ça. J'ai assez avec deux sœurs. Tu t'entends bien avec lui ? » La jeune fille rit avant de sourire de toutes ces dents. Elle lança avec amusement au jeune homme « C'est chiant les filles, hein ? » elle lui décocha un clin d’œil et rit à nouveau. Emily se serait mal vu avoir une sœur. Pour dire vrai, elle avait toujours vécu en tant que fille unique, et elle imaginait avec difficulté comme aurait été son enfance si elle avait du la partager. Néanmoins, lorsqu'elle avait appris qu'elle avait un demi-frère, la verte et argent n'avait pu s'empêcher de s'enthousiasmer avec force, et de regretter qu'il n'ait pas passer son enfance à ses côtés. En fait, Emily ne connaissait pratiquement pas Jeremiah, tant la nouvelle était récente, alors... « Je, euh, j'ai appris la nouvelle il n'y a que peu de temps, on a pas encore vraiment eu l'occasion de beaucoup se parler. » la jeune fille détourna le regard, attristée qu'elle ne soit pas proche de son demi-frère immédiatement « Mais j'espère qu'on sera proche, oui. » C'était réellement ce que la jeune fille souhaitait de tout cœur. Le connaître, tout savoir de lui, de l'enfance qu'il avait passé pour sa part, ses occupations, ce qu'il aimait... Enfin, tout sur lui, quoi. Relevant son petit minois vers Louis, la belle tenta de reprendre de la consistance et demanda à son tour « Et toi alors, tu t'entends bien avec tes sœurs ? Ce n'est pas trop difficile de faire partie d'une grande famille comme les Weasley ? » la cinquième année marqua une pause. Elle qui n'avait pas beaucoup de famille, elle s'imaginait mal vivre avec tant de monde portant le même nom qu'elle. « Moi j'ai jamais connu mes cousins, je sais même pas si j'en ai d'ailleurs, j'ai toujours été seule avec mes parents et de la famille éloignée à quelques occasions. Alors je sais pas vraiment ce que ça fait, d'être si entouré familièrement parlant. » La belle regarda le blond avec ses grands yeux de biche, et elle esquissa un léger sourire.

Spoiler:
 

__________
 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



personal informations



MessageSujet: Re: emily&louis ϟ « you've got a friend in me »   

Revenir en haut Aller en bas
 

emily&louis ϟ « you've got a friend in me »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D i s s e n d i u m :: POU DU LARD DU POUDLARD :: « EXTERIEUR » :: terrain de quidditch :: vestiaires des garçons-