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 i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé

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MessageSujet: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Lun 2 Avr - 10:36



Ellio ouvrit subitement les yeux. Il respirait un peu trop rapidement à son goût, son cœur battait trop vite, il tenta de se calmer et n'y arriva que quelques minutes plus tard. Qu'elle heure était-ce au juste ? Tôt sûrement parce que tout autour de lui ses camarades dormaient profondément. Il avait fait un rêve... Un rêve au goût amer. Au goût amer parce que dans son rêve il y avait Dalia et lui encore en couple et que cette pensée lui était très douloureux. Toujours les mêmes choses qui revenaient, cette souffrance qui restait constante. Si encore il n'était pas obligé de la voir quotidiennement, sa blessure pourrait se refermer plus vite, plus facilement. Mais non, il devait faire face, au moins ça l'endurcissait. Chaque chose avait ses avantages et ses désavantages. Il avait besoin d'éliminer les toxines ce qui comprenait Dalia Harrison. Il sortit alors de son lit, attrapa son survêtement, des baskets en entra dans la salle de bain. Le contact avec l'eau chaude lui permit de finir de se réveiller, il se sentait bien, vivant. De plus comme il n'y avait pas la cohue pour la salle de bain, le jeune Fisher-Baker prenait tout son temps. Il n'y avait pas à dire mais prendre une douche était peut-être un geste simple mais tellement plaisant qu'on ne s'en lasserait jamais. Malheureusement toute chose avait une fin en particulier les bonnes choses. Ellio sortit donc de la douche, se sécha et revêtit son survêtement. Il quitta son dortoir le plus silencieusement possible afin de ne pas réveiller ses camarades de dortoir. En même temps ce n'était pas difficile, rien ne les sortait du lit... Ou presque. Enfin il sortit des quartiers des Serdaigles sans croiser une silhouette réveillée.

Le mois de décembre amenait avec lui sa froideur et son temps gris. Cependant en ce dimanche matin, un léger soleil inondait le parc de Poudlard. Temps parfait pour courir. Ellio n'était pas forcément un grand sportif mais il aimait le sport et il se débrouillait. Il avait participé aux sélections de Quidditch mais il avait recalé ce qu'il n'avait toujours pas compris. Non mais c'est vrai, il avait eu l'impression que tout s'était bien passé, il avait réussi à rattraper presque toutes les balles envoyées par les poursuiveurs de l'équipe, il n'en n'avait raté qu'une mais les autres concurrents n'avaient pas fait mieux. Il ne comprenait toujours rien et puis il n'avait pas osé demander des justifications, il n'était pas comme ça. Bien sûr il aurait pu essayer d'en parler avec Xander, qu'il lui dise ce qu'il fallait qu'il améliore mais bon il ne voulait pas trop l'embêter avec ça. Il avait l'impression que Xander avait d'autres choses à s'occuper que sa petite personne. En même temps c'était normal, il était très actif chez les obscurs, ça lui prenait du temps et puis toutes ces filles qui lui couraient après. Ah ce n'était pas de tout repos. Ellio tâchait d'avoir ce talent de coureur mais étrangement les filles de quatrième année étaient plus réticentes et quand à celles qui étaient « plus vieilles », elles le trouvaient trop mignon pour le prendre au sérieux ce qui l'agaçait de plus en plus. Il n'était pas mignon d'abord, il était canon même ultra beau gosse. Pourquoi n'arrivait-il pas à être autant adulé ? Bon il avait quand même réussi à faire succomber quelques filles depuis qu'il était de nouveau célibataire. Enfin bref comme il ne pouvait pas faire du Quidditch, il courait. Toutes ses heures de solitude lui permettait de réfléchir, de mettre en place certains plans, maudire d'autres personnes. Bref se retrouver avec lui-même. Il préférait courir très tôt le matin parce que c'était calme, qu'il rencontrait personne. Ellio aimait être entouré mais il aimait encore plus avoir ses moments rien qu'à lui.

Ellio continuait de courir quand il se rapprocha plus du lac afin de mouiller légèrement son visage. Il s'arrêta à un endroit particulier où il avait l'habitude de venir depuis son arrivée à Poudlard. Tout était normal : il se mouillait tranquillement le visage lorsqu'il se retourna pour faire demi-tour il la vit enfin, blottie contre le creux d'un arbre, silencieuse, elle le fixait. Ellio fut très tout d'abord très déstabilisé et il se dit que son visage devait traduire tous ses sentiments qui se mélangeaient dans sa tête. Il se reprit vite, prit son masque glacial afin que Dalia ne puisse plus lire en lui comme dans un livre ouvert, plus jamais à présent. Elle avait déjà trop profité de sa faiblesse auparavant. Il hésita à fuir, prendre ses jambes à son coup ou la snober tout simplement, prendre bien son temps, s'étirer devant ses yeux sans lui prêter la moindre attention. Comme ça il lui prouverait qu'elle ne représenterait plus rien à ses yeux, absolument rien, qu'il portait plus d'affection à n'importe qui d'autre dans ce château qu'elle. Et puis d'abord qu'est-ce qu'elle faisait là ? Non mais c'est vrai, elle le suivait ou quoi ? Pourquoi fallait-elle qu'elle soit la personne de Poudlard avec lui à être debout à l'aube un dimanche matin ?! Ça ne lui ressemblait pas de toute façon, elle avait toujours été une grande dormeuse du plus loin qu'il s'en souvienne. Et bien sûr elle était toujours en retard et maintenant qu'ils n'étaient plus ensemble voilà qu'elle était là aux aurores, à l'heure comme s'ils s'étaient donnés rendez-vous. Cette fille allait le tuer, ce n'était pas une blague. Elle affolait tellement son cœur qu'il allait en avoir une crise cardiaque. Il savait qu'il devait dire quelque chose, une attaque meurtrière si possible pour ne pas perdre la face, pour lui faire mal mais rien d'assez fort ne lui venait à l'esprit. Tout ce qu'il trouva fut : « Je pense que tu devrais partir. » De quel droit se permettait-il de lui dire de partir et lui rester ici ? Aucun mais c'est tout ce qu'il avait trouvé. Ca n'allait sûrement pas plaire à Dalia mais histoire d'affirmer sa position, il rajouta : « Je n'ai pas envie de te voir, tout comme toi. Je pense que nous avons été assez clair. Il n'y a donc pas d'intérêt à passer plus de temps ensemble. » Et voilà au moins les choses étaient claires et comme pour montrer son désintéressement total, Ellio commença à attirer ses quadriceps. Il n'avait rien à ajouter, en tout cas il n'en n'avait pas l'envie.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Mar 3 Avr - 8:14



Insomnie. Ce n'était pas la première fois que ce mal prenait Dalia, mais cette fois il était plus puissant que d'ordinaire. Après des heures et des heures passées à se retourner, elle n'avait toujours pas trouvé le sommeil. Elle aurait des cernes immenses le lendemain, c'était courut d'avance. Heureusement que c'était le week-end, parce que sinon elle n'aurait jamais pu tenir une journée de cours, déjà que d'habitude ça ne lui était pas chose très facile..Elle s'assit en tailleur sur son lit, repoussant ses couvertures qui, malgré le froid qui régnait dehors, lui tenaient trop chaud. Son chat blotti contre un coussin à l'autre bout du lit parut se réveiller à cause du mouvement de sa maîtresse. Câlin, il s'approcha d'elle directement pour se faire caresser plutôt que de sortir les griffes contre l'instigatrice de ce réveil impromptu. Elle approcha une main de son pelage qu'elle caressa, distraite. Cela aurait été mentir que de clamer qu'elle ignorait la cause de son insomnie. Au contraire elle savait qui en était responsable. Elle ne restait peut-être pas éveillée tous les soirs non plus, mais ses nuits étaient toujours agitées. Elle les passait soit à rêver pour émerger pleine de sueur et plus fatiguée qu'avant de s'être endormis ou bien elle passait la moitié de la nuit à penser à lui et souvent à sangloter en silence. Plutôt que de se ressasser le triste souvenir cause de sa souffrance, elle préféra se lever. Tant qu'à être réveillée autant bouger et puis au moins ça lui changerait les idées, du moins l'espérait-elle. Elle glissa les pieds hors de son lit et se leva pour s'étirer. À peine avait-elle fait un pas cependant, qu'elle se rendit compte qu'elle ne pouvait rester une seconde de plus dans ce dortoir. Elle étouffait. Dalia troqua donc sa chemise de nuit violette pour un jean plus troué qu'un morceau de gruyère – en dessous duquel elle enfila un collant pour ne pas avoir trop froid – et un pull qu'elle assortit à des bottes à talons et une veste pourpre plutôt qu'une cape. Elle fila hors du dortoir des quatrièmes années et traversa rapidement la salle commune des rouges et or pour traverser le trou caché par le tableau de la Grosse Dame.

Elle passa sans le regarder près du couloir qui l'avait plusieurs fois mené jusqu'à la salle commune des Serdaigles. Trop de souvenirs lui revinrent en mémoire menaçant de la faire pleurer non pas car ils étaient désagréables, mais parce qu'ils faisaient partis d'un passé révolu. Nombre de fois elle avait suivit ce chemin pour retrouver Ellio, elle avait toujours été incapable de résoudre l'énigme, mais il l'attendait toujours devant, prévenant comme il était. Et puis pour cause de galanterie, la plupart du temps c'était lui qui prenait le chemin du septième étage vers la salle commune des Gryffondors. Elle battit des paupières pour empêcher toutes larmes qui auraient pu menacer de s'échapper de ses yeux et continua sa route sans se retourner. Elle descendit bon nombre d'escaliers peu inquiète de croiser le chemin de quiconque tant il était tôt pour qu'un élève puisse avoir l'idée de faire un tour. Quant aux professeurs s'ils avaient fait une ronde durant la nuit il était temps pour eux de se reposer. Bientôt elle arriva devant les portes du château qu'elle poussa de ses deux mains avant de s'engouffrer dans le passage ainsi créé et de les refermer derrière elle. Un vent froid vint la faire frissonner, mais elle resserra les pans de sa maigre veste sur elle, pour une fois qu'elle avait pensé à la prendre sans qu'on ne doive le lui rappeler il s'avérait qu'elle n'était pas tout à fait suffisante. Elle se rendit rapidement compte, tandis qu'elle marchait sur un sentier, qu'elle était trop fatiguée pour avancer et elle préféra s'asseoir dans un endroit tranquille. Ses yeux balayèrent alors ce qui au loin semblait être le lac de Poudlard. Ses pieds l'y guidèrent sans qu'elle ne s'en rende réellement compte. Elle resta debout quelques instants à observer les eaux calmes et reposantes du lac. Durant la belle saison c'était un endroit de prédilection pour les amoureux. À cette période-là de l'année il lui semblait juste triste. Cherchant autour d'elle, elle repéra un petit saule que l'hiver avait dénudé de ses feuilles non loin de la berge. Lentement elle marcha jusqu'à lui et s'y adossa, ramenant ses jambes vers sa poitrine et tirant un peu sur ses manches pour recouvrir ses mains gelées. Merlin seul savait combien de temps elle resta ainsi blottie contre l'écorce froide, la tête posée sur ses genoux.

Soudain, relevant la tête, elle le vit, de dos d'abord. Il se baissa pour se mouiller le visage. Vu sa tenue de sport il avait sûrement couru ou tout du moins était sur le point de le faire. Elle aurait pu se lever. Quitter les lieux immédiatement sans se retourner, même s'il l'appelait – ce qui ne risquait pas d'arriver. Courir vers le château, retrouver ses draps dans l'espoir un peu fou d'y trouver enfin le sommeil, ou parcourir les couloirs à la recherche d'une autre âme esseulée. Bref tout simplement partir pour ne pas le voir. Mais quelque chose, elle n'aurait su dire quoi, la retenait. Elle était comme pétrifiée, collée à son arbre comme un insecte piégé dans une toile d'araignée. Ses prunelles vertes ne pouvaient s'empêcher de le suivre, lui qui causait encore l'accélération incontrôlée des battements de son cœur. Une partie d'elle souhaitait qu'il la voit, quand l'autre aurait préféré être à milles lieux de là. Et elle ignorait laquelle des deux avait le dessus. Et puis il se retourna et la vit et elle su immédiatement que c'était une mauvaise pioche. L'espace d'une seconde elle cru lire quelque chose de plus vivant sur son visage que jamais depuis quelques mois, mais rapidement un masque glacial remplaça l'être qu'elle avait tant aimé. Il y eut d'abord un silence qu'aucun des deux ne rompit. Elle était trop étonnée de le voir et la quantité de sentiments différents qui la submergeaient à ce moment-là étaient trop importante pour qu'elle puisse y voir clair. Quant à lui...eh bien elle se demandait bien ce qu'il attendait. Allait-il l'ignorer, ou l'attaquer ? Elle ne savait pas laquelle des deux options lui ferait le plus de mal.

« Je pense que tu devrais partir. » Son choix était fait. Si c'était pour lui dire ça il aurait mieux valu qu'il se taise. Parce que vraiment ça c'était la meilleure ! Elle n'avait plus le droit de fréquenter le parc maintenant ? Pour qui se prenait-il ? D'ailleurs si quiconque aurait du dire à l'autre de partir ça aurait du être elle puisque techniquement elle était là avant. « Oh excuse-moi j'avais oublié que le parc était ta propriété privée. » lâcha-t-elle ironique. Elle était satisfaite de sa réponse qui n'avait rien laissé voir de son désarroi et ne bougea pas d'un millimètre. Si c'était comme ça qu'il voyait les choses elle ne pouvait pas se permettre de paraître faible. « Je n'ai pas envie de te voir, tout comme toi. Je pense que nous avons été assez clair. Il n'y a donc pas d'intérêt à passer plus de temps ensemble. » Il n'avait pas envie de la voir. Elle eut l'impression qu'on lui enfonçait un pieu dans le cœur tant ces paroles lui faisaient du mal. En même temps à quoi s'attendait-elle ? Une déclaration d'amour ? Il était clair qu'il était trop tard, de l'eau était passée sous les ponts et s'ils n'étaient plus ensemble il y avait bien une raison. C'était lui qui avait rompu après tout, il ne devait pas tenir autant à elle qu'elle tenait à lui même plusieurs mois après le jour où il lui avait brisé le cœur. Et pourtant elle restait presque surprise par ces paroles remplies de haine. Et lui commença à s'étirer comme si de rien était. Elle ne l'avait jamais connu comme ça, surtout à son égard. Mais ce n'était pas grave, parce qu'elle aussi en était parfaitement capable. « À ce que je sache, juste parce que nous sommes tous les deux près du lac ne veut pas dire que nous passons du temps ensemble. Nous ne nous parlions pas avant que tu me demandes de partir, je ne vois donc pas où est le problème. » En réalité, elle aurait probablement préféré partir, parce qu'être près de lui la blessait et l'énervait en même temps. Parce qu'elle ne supportait pas qu'il soit si froid avec elle. Un jour peut-être y serait-elle habituée, mais pas maintenant, elle tenait trop à lui pour être indifférente à un comportement pareil. Elle aurait aimé pouvoir afficher la même froideur que lui, mais ce n'était tout simplement pas dans sa nature, aussi préféra-t-elle regarder de côté plutôt que de croiser son regard, dans lequel elle craignait qu'il puisse lire. Parce qu'il lui avait demandé de partir toutefois, elle ne le ferait pas. Tout plutôt que de lui accorder encore une victoire la plus infime soit-elle. « Tu peux vaquer à tes occupations. » dit-elle en lui faisait signe de déguerpir du dos de la main. Elle était partagée entre l'envie qu'il reste, afin qu'elle puisse observer ses traits, entendre sa voix et l'envie qu'il parte pour ne plus lui faire de mal. Il avait parut si sûr qu'elle ne souhaitait pas le voir et pourtant elle-même n'en était pas convaincue.

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Don't fuck with my love +I already told you trust and respect is what we do this for. I never intended to be next but you didn't need to take her to bed, thats all. And I never saw her as a threat until you disappeared with her to have sex of course. Don't fuck with my love. That heart is so cold all over my own I don't wanna know that babe. Don't fuck with my love I told him, he knows. Take aim and reload, I don't wanna know that babe.


Dernière édition par Dalia A. Harrison le Mar 3 Avr - 9:51, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Mar 3 Avr - 9:31



En faite ce n'était pas tout à fait vrai. L'Ellio raisonnable, rationnel et intelligent n'avait pas envie de parler à Dalia et cet Ellio qui avait le pouvoir de décision. Il n'avait pas envie de lui parler parce qu'il savait que ça ne servait rien, que ça ne lui apporterait rien à part de la souffrance. L'autre Ellio, celui qui était toujours amoureux, celui qui donnerait tout pour un baiser, voulait lui parler, entendre le son de sa voix qu'elle lui susurre des mots doux à l'oreille de préférence comme avant. Cet Ellio-ci voudrait retrouver la complicité d'avant même si ce n'était que pour quelques minutes et souffrir davantage après. Tant pis, du moment qu'il pouvait avoir de l'amour. Juste un peu, juste un instant pour soi, encore une fois... Enfin comme cela a déjà été dit, c'est l'Ellio rationnel qui l'emportait et c'est pour quoi, il se tourna, faisant à présent dos à Dalia et qu'il étira ses adducteurs – c'est là qu'on voit que ça sert d'apprendre les muscles en sport... –. Rien que le fait de lui faire dos lui redonnait un peu de confiance et de maîtrise de lui-même. Son cœur bâtait la chamade mais il avait l'impression que c'était plus facile, qu'il allait l'emporter plus facilement comme si c'était une guerre. Dans un sens c'était une guerre, une guerre d'amour perdu, d'ego blessé et de revanche. Elle le méritait, c'était de sa faute, certes c'était lui qui avait rompu avec elle mais il ne l'aurait jamais fait si elle acceptait. Peut-être se répétait-il mais dans sa tête c'était encore frais, il revoyait fréquemment la scène et se trouvait irréprochable. Après tout qu'avait-il fait de mal ? Quitter les résistants pour essayer de se trouver, trouver la personne qu'il était et l'homme qu'il voulait devenir, c'était mal ? Ah ce qu'il en savait, non mais Dalia faisait paraître cela comme de la trahison. A croire que c'était tout ce qui comptait, se battre juste parce que ses parents étaient opposants au régime. Ses parents à lui étaient morts pour avoir choisi la résistante, cela voulait dire qu'il était obligé, condamné à subir la même fin ? C'était ça pour elle, sa logique ? Et bien si c'était ça, il n'était pas d'accord. Il ne voulait pas mourir parce qu'il serait endetté et surtout il ne voulait pas se sentir coupable ou redevable envers ses parents. Après tout c'était eux qui n'avaient pas assuré, qui l'avaient laissé orphelin alors qu'il n'était même pas capable de se souvenir d'eux avec précision. Ils avaient été égoïste, quand avaient-ils pensé à lui ? Quand ? Sa sœur, Ella avait toujours pleins de souvenirs, d’anecdotes à lui raconter sur leurs parents mais lui n'avait jamais rien à dire, ne se souvenait de rien. Tous les souvenirs qu'il avait étaient avec sa sœur à l'orphelinat ou chez les Baker. Pour lui, toutes les choses que font les parents avec leurs enfants, il les avait faites avec les Baker. Alors pourquoi devrait-il être semblable à des gens qu'il n'avait pas connu ? Il avait suivi cette voie pendant trois longues années mais cela ne lui avait pas permis d'accéder à l'épanouissement dans ce domaine.

Perdu dans ses pensées, il n'avait plus pensé à Dalia pendant qu'elles instants, ce n'est que lorsqu'elle se mit à parler que son visage se décomposa de nouveau : « À ce que je sache, juste parce que nous sommes tous les deux près du lac ne veut pas dire que nous passons du temps ensemble. Nous ne nous parlions pas avant que tu me demandes de partir, je ne vois donc pas où est le problème. » Au moins il reconnaissait son caractère de cochon qui l'avait séduit du premier coup mais aujourd'hui ce n'était pas une sensation agréable. Heureusement qu'il était dos à elle se dit-il car elle aurait vu la gêne qu'elle lui causait, tous ses sentiments contradictoires qui lui provoquaient à la fois douleur, souffrance et amour éperdu. En plus techniquement elle avait raison, que pouvait-il répondre à cela ? Non mais c'est vrai, il se trouvait bien idiot tout d'un coup. En plus d'habitude, c'était lui l'intelligent des deux. Il se décida de se retourner afin de l'observer, voir comment elle vivait de lui parler ainsi. Elle avait tourné la tête sur le côté, était-ce parce qu'elle avait du mal à cacher ses sentiments ? Difficile à dire, il ne voyait pas très bien et puis il ne pouvait pas la fixer, cela paraîtrait suspect. Rien que pour sa santé mentale déjà, il ne pouvait pas la fixer. C'était bien trop douloureux. Et puis comme pour marquer son indifférence ou du moins tenter de l'afficher, Dalia ajouta : « Tu peux vaquer à tes occupations. » Et elle ponctua sa phrase par un petit signe par du tout au goût du jeune homme. Il se demandait s'il lui coupait la main, lui répondait une remarque assassine, l'ignorait ou partait. La dernière le ferait paraître comme un lâche, la troisième comme s'il ne savait pas quoi lui répondre, la deuxième semblait la mieux adaptée car la première était légèrement extrême. Il se laissa un peu de temps avant de réfléchir. Il fallait que sa réponse soit assez détachée pour qu'il reste dans son optique comme quoi elle ne lui faisait plus rien mais en même temps assez méchante pour lui faire du mal. Oui il voulait lui faire du mal, du plus profond de son cœur comme il ne lui voulait que du bien pour tout l'amour qu'il lui portait. Tout ça était tellement contradictoire, torturant que ses sentiments lui jouaient de sacrés mauvais tours ! Il y avait bien des fois où il avait envie de se noyer ou de ne jamais se réveiller. Peut-être que mort il serait apaisé et puis qui savait s'il y avait une vie après la mort ? Je vous le dirais quand j'y serai... Enfin c'est ainsi qu'il répondit. « Oh mais ne t'inquiètes donc pas, je partirais quand j'aurai fini de m'étirer, rien ne me retient ici que de ne pas me faire mal. » Voilà il pensait à lui, rien qu'à lui. Cependant il fallait pousser les choses un peu plus loin, après tout c'était lui méchant dans l'histoire autant qu'il l'assume jusqu'au bout puisqu'il était passé du mauvais côté à ses yeux. « Et puis je ne vois pas pourquoi tu t'accroches comme ça, ce n'est pas comme si tu attendais quelqu'un. Ne nie pas, personne n'est réveillé dans ce château. » Ok c'était quand même un coup de bluff mais au pire, plus rien ne l'arrêtait. A ce stade-là, tous les coups étaient permis même les plus pervers.

Ellio s'était arrêté de parler juste le temps de quelques instants, afin de placer son bras derrière sa tête afin de l'étirer quand soudain lui vint une idée qui en même temps lui permettrait peut-être de faire se sentir encore plus mal Dalia pour ce qu'elle lui avait fait puisque rappelons-le, elle avait conduit leur couple à la rupture de par son comportement. Tout était de sa faute, tout à fait. En tout cas c'est limite si sur son visage ne s'afficha pas un sourire machiavélique à la hauteur du pic qu'il allait envoyer en plein dans la figure de son ex petite amie. « En tout cas si tu es là c'est que j'en déduit que tu n'as pas réussi à dormir. Ça traduit toujours des choses qu'on se reproche. Ce qui n'est pas étonnant quand y on pense. » Ellio regretta aussitôt de prononcer ces mots. Certes il voulait lui faire autant de mal mais il était si méchant, si malsain. Ça n'était pas lui mais Dalia avait ce pouvoir de le faire sortir de ces gonds. C'était plus fort que lui, le venin sortait tout seul avec tellement de convictions qu'on sentait toute la colère dans ses yeux, pas tellement dans sa voix car il arrivait à rester maître de lui-même. Il était tel un bloc de glace qui crachait du venin. Ça n'existait pas mais c'est ce dont il se rapprochait le plus.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Mer 4 Avr - 10:40




Après lui avoir fait signe de partir, Dalia reposa la tête sur ses genoux, comme pour montrer qu'elle se fichait de ce qu'il pouvait faire. Mais en réalité ses yeux le suivaient toujours. Ellio ne parut pas être un grand fan de ce qu'elle avait dit et après quelques instants il répliqua d'une manière qui lui donna l'impression qu'il cherchait surtout à avoir le dernier mot. Or avec elle ce serait difficile. « Oh mais ne t'inquiètes donc pas, je partirais quand j'aurai fini de m'étirer, rien ne me retient ici que de ne pas me faire mal. »Les sourcils de la jeune fille se froncèrent avant qu'elle n'ordonne à son visage de se détendre pour ne rien laisser paraître. Pourquoi ne pouvait-il pas se taire ? Elle ne supportait pas d'entendre sa voix si c'était pour lui parler de cette manière. « Et puis je ne vois pas pourquoi tu t'accroches comme ça, ce n'est pas comme si tu attendais quelqu'un. Ne nie pas, personne n'est réveillé dans ce château. » Ah très bien, il voulait la jouer comme ça..Depuis qu'il avait rejoint les Obscurs contre toute attente, rien n'aurait du la surprendre et pourtant..Elle ne l'aurait jamais cru si mesquin, capable de telles bassesses et surtout, au risque de se répéter, envers elle. Elle croyait vraiment qu'il aimait autant qu'elle l'avait aimé, mais tout dans son attitude clamait le contraire et s'il l'avait aimé autant qu'elle alors il ne pouvait pas l'avoir oublié aussi vite. Conclusion il n'avait jamais été amoureux d'elle. C'était la seule explication possible à son comportement. S'il n'avait pas été là, s'il s'était retourné pour faire ses étirements elle se serait mise à pleurer à chaudes larmes ou alors elle aurait couru, peut-être même qu'elle se serait jetée dans l'eau glacée du lac juste pour ne plus l'entendre lui dire de telles choses. Mais non, maintenant qu'elle l'avait apparemment provoqué, il ne se retournait plus et était concentré sur elle. Il continua à s'étirer mais face à elle comme s'il comptait encore ajouter quelque chose. Elle ne savait plus comment agir pour ne pas se faire griller. Si elle se cachait le visage se serait trop suspect, elle ne pouvait pas non plus laisser toutes ses émotions transparaître, parce qu'alors il comprendrait à quel point ses paroles la touchaient et il continuerait et il penserait il avoir gagné. Quelques instants son visages resta donc ouvert jusqu'à ce qu'elle se reprenne et tente de faire passer son expression pour du mépris bien qu'elle continua d'éviter son regard. « Si t'es réveillé toi aussi je vois pas pourquoi d'autres ne le seraient pas.. D'ailleurs pour qui tu cherches à garder la forme ? Je crois pas qu'elles soient nombreuses à aller jusqu'à vouloir te voir torse nu. » Ou du moins elle l'espérait. Mieux même toutes les filles de Poudlard avaient intérêt à garder leur distance, parce que sinon elles entraient en premières places sur sa liste de personnse dont il fallait se venger. Ellio n'était plus à elle, elle n'avait pas le moindre droit sur lui, mais déjà que de le voir en règle générale tous les jours lui faisait mal alors si en plus elle devait le voir aussi proche d'une fille qu'il l'avait été d'elle, elle en ferait sérieusement une maladie. Elle regretta d'avoir dit ces mots parce qu'il lui rappelait alors les filles avec qui justement parfois elle le voyait, ça n'avait jamais l'air d'aller aussi loin qu'avec elle, mais ça la blessait tout de même énormément. Comment pouvait-il l'oublier aussi vite ? Qu'il ne l'ai pas aimé, elle le concevait, mais avoir passé tant de temps avec elle, ça devait l'avoir marqué, touché un minimum. À croire que non. Et à chaque fois elle maudissait les garces qui tentaient de lui piquer son Serdaigle, à chaque fois elle priait pour qu'il les laisse tomber et haïssait ensuite la suivante. Elles n'étaient pas si nombreuses que ça, pas encore, mais ça ne saurait tarder puisqu'apparemment c'était ce qu'il cherchait. Même son amie Sarah en avait fait les fruits. Elles étaient si proches et rigolaient bien et puis la Poufsouffle s'était laissée draguée par Ellio et dire que maintenant elle clamait ne pas comprendre pourquoi Dalia ne lui parlait plus ! Tout de même y avait certaines règles de l'amitié à respecter. Heureusement qu'ils n'avaient pas finit par sortir ensemble, sinon là s'en aurait été finit de Sarah. Comment Ellio pouvait-il aller aussi loin ? Avait-il été réellement intéressé par la cinquième année ou l'avait-il fait parce que c'était son amie ? Elle ne le saurait certainement jamais.

Il la regarda ensuite un air machiavélique sur le visage. Elle n'avait jamais vu cet Ellio là et pouvait d'ors et déjà dire qu'elle ne l'aimait pas, mais alors pas du tout. Elle avait l'impression qu'il n'y avait plus rien de bon en lui et elle se demandait si c'était Xander McClary qui était à blâmer pour cela. « En tout cas si tu es là c'est que j'en déduit que tu n'as pas réussi à dormir. Ça traduit toujours des choses qu'on se reproche. Ce qui n'est pas étonnant quand y on pense. » Si elle avait été surprise par la bassesse de la réplique précédente, celle-ci la souffla complètement, la laissant sans voix pendant quelques instants. Sa bouche s'entrouvrit tandis qu'elle assimilait les mots de son ex-petit-ami. En réalité elle trouvait aussi qu'il ne manquait pas de culot. En parlant ainsi il sous-entendait qu'elle était responsable de leur rupture - du moins c'était ce qu'elle comprenait des ses paroles - ce qui était parfaitement faux. C'était lui qui avait tout brisé d'abord en changeant de clan et puis en la plaquant. « Continue à tout lui mettre sur le dos. Ça veut dire que c'est fini nous deux alors. » Elle se souvenait parfaitement de ces mots qui avaient tout brisé. Et elle ne s'en était toujours pas remise malgré les mois qui s'étaient écoulés. Elle aurait voulu que ça n'arrive jamais, elle aurait préféré ne s'être jamais approché de lui de ne jamais lui avoir pris la main, de ne jamais l'avoir enlacé, embrassé...Elle aurait préféré ne jamais l'avoir rencontrer et ne jamais l'avoir aimé si c'était pour que ça finisse ainsi. Ou peut-être qu'il aurait mieux fallut qu'elle profite de leurs derniers instants. La dernière fois qu'ils s'étaient vu en étant encore en couple, elle aurait savouré chaque seconde passé à ses côtés. Mais jamais, jamais elle n'avait imaginé que ce pouvait être la dernière fois. Et pourtant, même en retournant dans le temps elle n'aurait pas pu l'empêcher, il avait fait son choix sans qu'elle n'ai rien pu faire, il s'était fait manipuler et n'avait pas voulu l'écouter. Elle n'était pas responsable de leur rupture c'était lui. Mais pas seul, Xander était l'instigateur de son changement de bord, celui qui avait créé cet Ellio qu'elle haïssait et les Baker n'y étaient très certainement pas pour rien. Les paroles du jeune homme la blessèrent donc, mais l'indignèrent aussi et elle se sentait cette fois parfaitement apte à répondre. Sauf qu'elle ignorait un peu quoi. Lui non plus n'était pas un ange et avait des choses à se reprocher. Pas uniquement leur rupture d'ailleurs.. « Je sais pas si je ferais beaucoup de leçons de morale à ta place Elli...je veux dire, Fisher-Baker. Ou devrais-je plutôt dire, Baker seulement ? On dirait pas qu'il reste beaucoup de Fisher en toi...» Ca ne le toucherait probablement pas, il devait être parfaitement conscient que ni sa -vraie - sœur ni ses parents n'approuveraient ses choix actuels. Il était devenu un Baker à part entière apparemment. Sûrement en était il fier, sûrement se moquerait-il d'elle pour avoir évoquer quelque chose qui lui était désormais égal. Parce qu'il ne pouvait pas s'il se rendait réellement compte de la portée de ses actes, avoir ainsi changé. Non, il avait obligatoirement dû décider de se ficher de sa véritable famille avant de faire le choix des Obscurs. Elle s'en voulait de son moment de faiblesse au début de sa phrase, d'avoir faillit l'appeler par son prénom ou peut-être même par son surnom en fait. Elle ajouta alors pour enfoncer un peu le clou histoire qu'il ne se méprenne pas et ne la croit pas moins forte qu'elle ne l'était. « Tsss que dirait Ella ? Elle est au courant de ton retournement de veste ? » Et puis lorsqu'elle eut finit quelque chose la frappa. Elle se remémora les paroles du jeune homme. Pourquoi évoquer – même à demi-mot, leur rupture si celle-ci ne l'avait pas touché ? Il y avait quelque chose de pas cohérent dans cette histoire. Elle aurait tant aimé pouvoir lire dans ses pensées, juste un instant pour pouvoir savoir ce qu'il pensait d'elle quitte à y découvrir des horreurs.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Lun 9 Avr - 11:22


« Je sais pas si je ferais beaucoup de leçons de morale à ta place Elli...je veux dire, Fisher-Baker. Ou devrais-je plutôt dire, Baker seulement ? On dirait pas qu'il reste beaucoup de Fisher en toi...» Comment osait-elle ? Changer de camp ne voulait pas dire renier son camp. Il portait ses deux noms fièrement parce que c'était un mélange de deux sortes de personnes. Ses parents biologiques lui avaient laissé en héritage la force de croire en ses convictions et de sa battre pour elles alors que ses parents adoptifs lui avaient inculqué des valeurs de famille, de respect et surtout de croire en lui. Dans sa bouche, ça sonnait comme si ces deux noms étaient incompatibles, qu'il devait faire un choix entre les deux. Il ne pouvait pas faire un choix, il appartenait aux deux et de toute manière il se refusait à faire un choix. On l'avait poussé à faire un choix auparavant et ça n'avait pas été la solution. Il la trouvait bien égoïste. Plus elle parlait et plus il se disait qu'il la connaissait très mal. Ça faisait vraiment mal de découvrir qu'on connaissait tellement mal quelqu'un qu'on aime, aimait si fort. La révélation de cette illusion était semblable à un coup de poignard dans le cœur suivi d'un écrasement de celui-ci par un rouleau compresseur. Souffrance puissante, violente et irréparable. A côté de ça, le fait qu'elle l'est appelé Elli était passé inaperçu à ses yeux. Il était aveuglé par une souffrance toujours plus forte et une colère qui ne faisait que grandir pour devenir constante dans son cœur, sa tête et tout son corps. La fille qu'il avait aimé si passionnément ne lui semblait être plus qu'un souvenir très lointain comme un rêve ou encore une illusion, avait-elle vraiment existé ? Ou alors était-ce juste son esprit qui avait idéalisé cette fille qu'il avait devant ses yeux pour l'aimer corps et âme et goûter aux joies de l'amour dans tous les sens du terme et à tous les plaisirs qu'il offrait ? Ces hypothèses étaient plus terribles les unes que les autres. Se demander si on avait tout inventé était la pire chose qui soit mais devant cette fille qui ressemblait à une inconnue, il était presque normal de se poser la question. Où était sa Dalia ? Où était-elle passée ? Il voulait de nouveau l'avoir avec lui pour ne plus jamais la quitter, qu'elle le comprenne, qu'elle le soutienne, qu'elle lui renvoie son amour. Après tout n'était-ce pas ce qu'ils étaient ? N'est-ce pas ce qu'est un couple ? Un vrai ? Pourquoi était-ce si différent maintenant ? Pourquoi n'acceptait-elle pas le fait qu'il mûrisse ? Ellio avait douté de tout mais jamais de son amour pour Dalia et surtout d'elle. Il avait toujours pensé quoiqu'il se passe, quoiqu'il puisse arriver, elle serait là, qu'elle serait toujours de son côté, à l'épauler. Il s'était fortement fourvoyer à ce qu'il pouvait voir à présent. Tout n'était que passager, rien ne durait. Il fallait qu'il se mette une bonne fois pour toute ça dans le crâne et qu'il arrête de remuer le passé pour n'en souffrir que davantage . Sa Dalia n'était plus comme il n'était plus le même Ellio qu'il y a quelques mois. Elle n'appréciait pas, n'aimait pas la personne qu'il devenait, il devait vivre avec et se reconstruire, seul ou avec quelqu'un d'autres.

Comme pour donner le coup de grâce, elle rajouta : « Tsss que dirait Ella ? Elle est au courant de ton retournement de veste ? » Son sang se glaça dans ses veines. Comment pouvait-elle évoquer Ella sur ce ton comme si elle la connaissait mieux que lui, comme s'il l'avait trahi. Ce pic qui pourrait sembler superficiel, pas trop agressif mit le jeune Fisher-Baker dans une colère noire, une rage telle qu'il avait envi de la frapper, de lui donner une bonne gifle comme pour qu'elle comprenne qu'elle allait trop loin. Elle n'avait pas le droit de parler de sa sœur, elle n'avait pas le droit. Surtout comme ça, surtout comme si elle pensait mieux la connaître que lui. Ella lui a dit de croire en ce qu'il pensait être juste et d'assumer ses convictions. Traduction : elle le soutiendrait dans n'importe quelle situation. Certes il n'avait pas eu l'occasion de discuter avec sa sœur qui était en fuite à l'heure actuelle puisqu'elle semait le désordre partout où elle allait dans le but de faire tomber le régime du Seigneur des Ténèbres. Il n'approuvait pas son choix, il le lui avait dit mais il la soutenait dans le sens où c'était son choix. Sa sœur était l'un de ses repères depuis toujours et il en était sûre, elle serait la dernière à rester à ses côtés. C'est pourquoi Ella était sacrée et Dalia n'avait pas le droit de l'évoquer comme ça, avec ce ton, avec ces mots. Ça sonnait vraiment comme une accusation, comme s'il avait mal agi par rapport à sa sœur et ce n'était pas le cas. Il ne la laisserait pas démolir les certitudes qu'il avait en pensant à sa sœur et ses actes. Il ne la laisserait pas installer des doutes. Non, il n'en n'était pas question. Elle pouvait l'attaquer sur tout ce qu'elle voulait, il pouvait le tolérer, le supporter d'une certaine manière mais sa sœur était taboo entre eux. Un point c'est tout.

Ellio fut tout de même assez maître de lui-même pour se retenir de lui sauter dessus et lui faire du mal. Cependant il ne put s'empêcher de lui dire sur un ton agressif qui voulait bien dire ce que ça voulait dire : ne t'aventure pas sur ce sujet-là. « Tu ne parles d'Ella, d'accord. Je te l'interdis. » Il savait qu'il n'avait aucun droit de lui interdire cela. Elle allait sûrement lui répliquer une réponse assassine lui disant qu'il n'en n'avait pas le droit, qu'elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait. Elle avait toujours été comme ça de toute manière, incontrôlable. Il avait aimé sa fougue, cela faisait son charme mais des fois se contrôler était bon. Ellio continua alors : « Quand au faite que tu m'accuses de ne plus être Fisher mais que Baker, tu résumes donc tout ça a des noms ? T'es bête, excuse-moi de te le dire mais tu agis comme une idiote. En faite je ne m'excuse pas. Tu es incapable de réfléchir, tu suis le reste du troupeau sans te poser la moindre question. Je suis sûre que tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu es chez les résistants. Ou si mais la réponse est parce que tes parents sont morts pour ça. Les miens aussi mais cela ne veut pas dire qu'il faut que je suive le même chemin. Ce qu'ils m'ont appris est de suivre mes convictions. Tu ne suis pas les tiennes, tu suis bêtement celles des autres. Alors tu me reproches de réfléchir par moi-même, tant pis, je me dis qu'au moins cela m'a permis de découvrir qui tu es vraiment. » Ellio était en colère contre Dalia mais contre lui aussi parce qu'il sentait que ces morts n'étaient pas assez fort pour exprimer ce qu'il voulait dire. Ces paroles étaient fades, il fallait qu'il soit plus convaincant. « Tout ce qui a toujours compté pour toi en faite, c'est une histoire de noms, de camps, rien d'autres. Mais tu sais quoi ça ne me fait plus rien maintenant, tu dis que c'est moi le « méchant » dans l'histoire mais franchement regarde-toi dans la glace, tu ne vaux pas mieux. Je pense que si tes parents te voyaient en ce moment, ils auraient honte de toi. Tu n'es pas plus ouverte, tolérante que tout ceux que tu accuses. Tu es pire. » Bien sûr il avait menti, ça lui faisait quelque chose mais il maîtrisait bien le masque de glace qu'il appliquait le plus souvent avec elle. Il savait qu'évoquer les parents de Dalia n'allait certainement pas lui faire du bien mais n'était-ce pas ce qu'il cherchait ? Bien sûr que si, comme elle l'avait fait en évoquant sa sœur. Œil pour œil, dent pour dent. Aucun retour en arrière n'était envisageable pour le jeune homme au stade ou il en était, peut-être était-il trop aveuglé par sa souffrance et sa colère, qui sait ? Il préférait chasser ce genre de pensées qui ne servaient rien de toute façon.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Mar 10 Avr - 9:19




« Tu ne parles d'Ella, d'accord. Je te l'interdis. » Le ton agressif et menaçant la fit sursauter. Hum..aurait-elle finalement réussit à toucher une corde sensible ? Cette idée la réjouit autant qu'elle l'attrista. Si elle était contente d'avoir réussit à lui faire mal parce que lui ne s'était pas gêné pour ça dans les instants qui avaient précédés ses propres paroles, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. En temps normal – et par là il s'entend quand ils étaient ensemble car c'était cela la normalité pour elle -, elle n'aurait jamais pu aborder le sujet de ses parents. Parce qu'elle ne savait que trop bien que ça pouvait heurter ses sentiments et elle n'avait jamais cherché ça auparavant. Elle aurait été capable de faire une gaffe, mais alors elle s'en serait voulu pendant des heures. Et elle aurait cherché à tout faire pour qu'il lui pardonne même si, assurément il lui aurait répété que tout allait très bien. Non la famille était bien la seule chose sur laquelle elle faisait un effort pour se restreindre, pour ne pas trop parler sans réfléchir comme il lui arrivait souvent de le faire. Ce jour-là, son but était de le blesser comme il l'avait lui-même blessée, mais une partie d'elle ne voulait pas lui faire du mal. Une partie d'elle ne voulait pas qu'il soit triste, blessé, énervé et surtout pas contre elle ou à cause d'elle. Cette partie là de son être, lui criait de s'excuser, de le prendre dans ses bras, de dire qu'elle ne l'avait pas fait exprès, qu'elle n'en parlerait plus jamais. Mais vu le regard qu'il lui lançait, nul doute qu'il la repousserait sans la moindre hésitation. Aussi elle chassa ce qu'elle considérait comme étant une faiblesse et sa colère reprit le contrôle. Elle était prête à lui rétorquer quelque chose de suffisamment hautain et, autant le dire, méchant pour lui clouer le bec. Mais il prit la parole avant elle et elle ne pu donc qu'afficher une moue dédaigneuse en guise de réponse à son interdiction qu'il n'avait aucun droit de lui donner. À ce moment-là elle se trouvait beaucoup plus digne d'avoir une sœur comme Ella, que lui. « Quand au faite que tu m'accuses de ne plus être Fisher mais que Baker, tu résumes donc tout ça a des noms ? T'es bête, excuse-moi de te le dire mais tu agis comme une idiote. En faite je ne m'excuse pas. » C'était peut-être stupide, mais elle le prit mal, très très mal. Elle n'avait jamais été réputée pour son intelligence, non ça c'était plutôt son truc à lui. Elle elle était bonne pour...pour quoi au juste ? Rire, vivre, faire l'idiote – dans le meilleur sens du terme ? Certes les gens qui ne l'aimaient pas pouvaient certainement la traiter d'imbécile. Mais elle s'en fichait, parce qu'au fond, leur avis n'importait pas. Sauf, que venant de lui, même si il ne disait ça que par rapport à ce qu'elle lui avait envoyé à la figure, ça la touchait énormément. C'était quelque chose qu'il ne lui avait jamais dit. C'était peut-être même le seul être au monde à ne l'avoir jamais traité de « bête » ou d'«idiote », même pour plaisanter. C'était un très mauvais moment pour se mettre à pleurer et pourtant elle était à deux doigts de le faire. En même temps ces temps-ci, c'était un peu sa spécialité et elle n'avait jamais été douée pour cacher ses émotions. Elle sentit les larmes monter dans ses yeux, mélange de rage et de tristesse, mais elle usa de toutes ses forces pour les empêcher de couler. « Tu es incapable de réfléchir, tu suis le reste du troupeau sans te poser la moindre question. Je suis sûre que tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu es chez les résistants. Ou si mais la réponse est parce que tes parents sont morts pour ça. Les miens aussi mais cela ne veut pas dire qu'il faut que je suive le même chemin. Ce qu'ils m'ont appris est de suivre mes convictions. Tu ne suis pas les tiennes, tu suis bêtement celles des autres. Alors tu me reproches de réfléchir par moi-même, tant pis, je me dis qu'au moins cela m'a permis de découvrir qui tu es vraiment. » Une larme roula sur sa joue, puis une deuxième, mais ce n'était pas grave, parce que Dalia n'était désormais plus que rage. Finie, la tristesse, la culpabilité. Elle bouillait littéralement, avide de vengeance. Là il allait trop loin, d'abord en mentionnant ses parents – d'un autre côté comme aurait elle pu l'en empêcher après l'avoir fait elle-même – et ensuite en insinuant qu'elle n'avait pas fait son choix par elle-même. Sans oublier qu'il lui rabâchait l'idée selon laquelle il avait fait son propre choix, tout seul et qu'il avait découvert qui il était vraiment. C'était ridicule au possible. Elle savait parfaitement qu'il n'était pas comme ça. Sinon il n'aurait jamais pu être aussi impliqué dans la résistance. Son choix il était loin de l'avoir fait tout seul, elle en était persuadée. Oh il était possible qu'il en soit convaincu, ça elle ne le remettait pas en question. Mais un cerveau un peu plus malin et plus expérimenté l'avait guidé qu'il l'admette ou non. De manière suffisamment intelligente pour qu'il ne se doute de rien, pour qu'il pense être toujours le maître de ses pensées et de ses choix. Et ce cerveau elle savait parfaitement qui c'était. Pourquoi Xander s'était-il intéressé à Ellio ? Elle n'en avait pas la moindre idée, mais ce qu'elle savait c'était que c'était lui le responsable. Elle avait beau avoir essayé d'ouvrir les yeux du jeune homme, c'était son attaque contre son nouveau mentor qui avait mené à la rupture. Elle se redressa, elle était toujours assise contre son arbre, les genoux ramenée vers sa poitrine. Elle les repoussa et se releva prenant appui sur l'arbre pour ce faire. Elle ne supportait pas de devoir le regarder d'en bas après ce qu'il lui avait dit. D'un autre côté c'était stupide, le fait qu'elle se lève pour lui était comme une invitation à continuer la discussion ce qui était débile, mais en même temps c'était nécessaire si elle voulait gagner. Et Merlin savait qu'elle n'aurait de cesse que d'obtenir cette victoire. Après tout ce qu'elle avait perdu, elle le méritait. « Tout ce qui a toujours compté pour toi en faite, c'est une histoire de noms, de camps, rien d'autres. » Elle esquissa un signe négatif de la tête sans même y penser. C'était la réaction naturelle de son corps face à cette affirmation entièrement fausse. Tout ce qui avait toujours compté pour elle c'était lui. Peu importait le nom. Et...oui peu importait le camp, tant que c'était sa propre décision. Même si il fallait être un peu naïf pour penser qu'ils auraient pu rester ensemble s'il était devenu Obscur avant leur rupture. C'est vrai, le fossé aurait été beaucoup trop grand entre eux pour qu'ils aient pu continuer. La phrase d'Ellio lui redonna l'espoir un peu fou qu'il l'aimait encore. Même un peu, un tout petit peu. Parce qu'il le fallait bien pour sortir quelque chose d'aussi amer. Il lui reprochait de ne pas l'avoir aimé.

« Mais tu sais quoi ça ne me fait plus rien maintenant, tu dis que c'est moi le « méchant » dans l'histoire mais franchement regarde-toi dans la glace, tu ne vaux pas mieux. Je pense que si tes parents te voyaient en ce moment, ils auraient honte de toi. Tu n'es pas plus ouverte, tolérante que tout ceux que tu accuses. Tu es pire. » Ces mots brisèrent l'espoir infime qui était apparu en elle. Au moins il était honnête, c'était bien la seule note positive qu'elle pouvait trouver à ses propos. Il s'en fichait désormais, c'était bien ce qu'elle pensait, même si l'entendre était très dur. Tous ces reproches alignés les uns derrières les autres et cette idée qu'il n'avait plus le moindre sentiment pour elle, c'était trop. Beaucoup trop pour la jeune fille de quatorze ans qu'elle était. Elle avait beau avoir toujours été précoce, avoir toujours été plus forte que ce que l'on pouvait s'imaginer, elle n'était plus qu'une petite fille face à lui. La même que celle qui lui avait pris la main pour la première fois dans les derniers mois de leur première année. L'effort qu'elle dû faire pour ne pas éclater en sanglots lui parut énorme, surhumain. Peut-être que cela pu se lire sur son visage, elle n'en savait rien trop concentrée à rassembler ses forces pour pouvoir répondre comme il se devait. « Qu'est-ce que tu en sais ? Hein ? Comment pourrais-tu savoir que je ne crois pas à ce que je fais ? C'est vrai, c'est si impossible à tes yeux, de pouvoir vouloir un monde où on serait égaux, où personne n'aurait à être torturé à cause de la nature de leur sang ? Où aucune famille ne serait déchirée ? Tu te souviens des né-moldus qu'il y avait à Poudlard avant ? Dans nos premières années ? Tu te souviens de leurs noms ? De ceux qui se sont assis à côté de toi en cours, qui t'ont parlé, qui t'ont aidé ? Où sont-ils maintenant ? Morts, emprisonnés, en fuite ? Et tu trouves ça normal ? Juste parce que leur parents à eux n'avaient pas de pouvoir ? » Elle aurait pu en dire plus, beaucoup plus, mais sa voix commençait à se briser et pour ne pas perdre complètement la face elle préféra se taire. Pourtant il y avait une chose encore qu'elle tenait à dire. Peut-être que c'était une mauvaise idée. Peut-être qu'elle aurait du ignorer cette partie de son discours, surtout vu ce qui en avait suivit. Mais elle devait laisser sortir ce qu'elle ressentait une bonne fois pour toute sinon elle ne serait jamais tranquille. « Et si tu crois une seconde que le nom et le camp étaient tout ce qui m'intéressaient alors c'est que vraiment tu n'as rien compris du tout ! » En une phrase, dite alors qu'elle était au bord des larmes, elle avait laissé entendre que ses sentiments étaient réels tout en l'attaquant tout de même. Elle pensa néanmoins que c'était peut-être trop gentil, plus qu'il n'en méritait aussi elle ajouta prononçant chaque mots avec soin, mesurant presque la douleur que chacun d'entre eux pourraient provoquer. « C'est vrai, sinon, j'aurais choisit Potter. » Enfin, ils n'auraient d'effet que dans le cas - impossible - où il avait encore des sentiments pour elle. Pourtant au final ses paroles ne faisaient qu'appuyer le fait qu'affirmer qu'elle ne s'était intéressée qu'à son nom et son camp était stupide. Certes elle clamait au passage que Potter - lequel au juste ? Albus peut-être - valait mieux que lui, mais ça ne faisait que donner plus de pouvoir à l'idée qu'il y avait autre chose. Qu'elle l'avait aimé et son état exprimait la possibilité que ce fut encore vrai. Mais alors, plutôt mourir que de l'avouer. Les gens qui étaient au courant se comptaient sur les doigts d'une mains, Lullaby, Vanity - et encore à supposer qu'elle l'ai deviné d'après la manière dont elle lui avait raconté son histoire - et c'était à peu près tout, à part Lily à qui là encore elle n'avait rien dit mais qui avait très certainement saisit la raison pour laquelle Dalia était si énervée contre lui. Tout simplement parce qu'elle était blessée.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Ven 13 Avr - 2:38



Elle pleurait. Se sentait-il coupable de la faire pleurer ? Bien évidemment, ça lui déchirait le cœur mais après tout ce qu'elle avait dit, ce qu'elle avait fait, il ne pouvait s'empêcher de penser que tout ça n'était que pure comédie. Peut-être se sentait-elle un peu coupable et un peu attristée par son comportement mais il ne pouvait pas être tout à fait convaincu vu comment s'était terminé leur histoire. Elle avait tout gâché et il ne pouvait pas penser autrement. Néanmoins il résistait entre l'envie irrésistible de sécher ses larmes et la serrer dans ses bras avec la sagesse de rester où il était pour ne pas souffrir encore plus. En effet s'il allait la réconforter, elle allait lui faire encore plus de mal et elle l'avait déjà assez détruit. Elle avait laissé son cœur en lambeaux, elle ne méritait pas sa compassion ni même l'amour qu'il continuait à lui porter. Il était si faible. Il avait envie de se frapper pour cette faiblesse si prenante. Le pouvoir qu'elle exerçait sur lui ce n'était pas quelque chose de normal surtout quand on savait qu'ils n'avaient que quatorze ans. Non mais c'est vrai, même lorsque tout allait bien entre eux, il y avait peu de chances qu'ils finissent ensemble. Maintenant la probabilité était quasiment nulle. « Qu'est-ce que tu en sais ? Hein ? Comment pourrais-tu savoir que je ne crois pas à ce que je fais ? C'est vrai, c'est si impossible à tes yeux, de pouvoir vouloir un monde où on serait égaux, où personne n'aurait à être torturé à cause de la nature de leur sang ? Où aucune famille ne serait déchirée ? Tu te souviens des né-moldus qu'il y avait à Poudlard avant ? Dans nos premières années ? Tu te souviens de leurs noms ? De ceux qui se sont assis à côté de toi en cours, qui t'ont parlé, qui t'ont aidé ? Où sont-ils maintenant ? Morts, emprisonnés, en fuite ? Et tu trouves ça normal ? Juste parce que leur parents à eux n'avaient pas de pouvoir ? » Ellio sera les dents. Il est vrai qu'il avait eu des amis né-moldus, certains même très proches et quand on les avait obligés à quitter Poudlard, ça l'avait révolté au plus haut point. A ce moment-là, il aurait tout fait pour réparer ça. Il réclamait vengeance et il n'était pas seul. Depuis qu'il avait rejoint les obscurs, il avait fait totalement abstraction de ce côté-là. Pour lui rejoindre les obscurs c'était avant tout du à cause de sa colère pour Dalia et puis il n'en n'était malheureux. Il était apprécié, on comptait sur lui, il avait l'impression d'avoir sa place. Bien sûr il en avait une aussi parmi les résistants mais avec ce qui s'était passé avec Dalia... Et puis même il n'avait plus réfléchi aux camps, à ce qu'il pensait au plus profond de lui-même depuis bien longtemps maintenant. Il se plaisait chez les obscurs et ne voyaient que les choses qui l'arrangeaient. De toute manière on était jamais satisfait entièrement et déjà quand il était chez les résistants, il n'était pas d'accord avec certaines choses. Tout ce qui comptait c'était de trancher. Non mais parce qu'être impartial finalement c'était être incapable de prendre position. En gros ça ne servait pas à grand chose. Au contraire pour le dire franchement, ils ne servaient à rien. En tout cas dans « cette guerre ».

« Et si tu crois une seconde que le nom et le camp étaient tout ce qui m'intéressaient alors c'est que vraiment tu n'as rien compris du tout ! » Voilà elle recommençait. Elle recommençait à lui embrouiller l'esprit. Son esprit qui était en train de se diviser en deux. D'un côté, il pensait qu'elle l'aimait vraiment encore, qu'elle lui envoyait un message. Est-ce que ça voulait dire qu'après tout, tous leurs conflits étaient vains car ils se déchiraient tous les deux alors qu'ils s'aimaient tellement ? Il ne savait plus quoi en penser, quoi faire. De plus, de l'autre côté il se disait qu'elle continuait à mentir pour lui faire encore plus de mal histoire de le mettre encore plus à genoux qu'il ne l'était déjà. Elle était mauvaise, il n'en doutait plus vraiment. Il se demandait jusqu'où allait sa cruauté et surtout comment avait-il fait pour ne pas la voir auparavant. Il comprenait entièrement l'expression qui dit que l'amour rend aveugle. Il avait été complètement non-voyant avec elle, obnubilé par le moindre de ses gestes. Comment pouvait-on être si idiot alors qu'il était si intelligent ? Mais alors qu'il pensait que c'était fini, elle finit de l'achever : « C'est vrai, sinon, j'aurais choisit Potter. » Alors qu'il était hésitant et dubitatif, là il était complètement enragé, furieux et bref je vous laisse imaginer dans l'état qu'il était. Il essayait de rester maître de lui-même mais il avait du mal à rester calme et ça ne devrait sûrement pas échappé à Dalia. Potter, POTTER ! Elle lui parlait de Potter ! Ce mec était un débile profond doublé d'un blaireau arrogant. Ce fut alors plus fort que lui, il ne put s'empêcher de lui cracher au visage. « Oh bah vas-y, te gênes pas, cours après Potter ! » Il avait prononcé cette phrase avec tant de mépris et de dégoût qu'il se rendit compte après qu'elle allait sûrement trouvé ça louche et se dire qu'elle avait gagné puisqu'il était encore amoureux d'elle ainsi elle pourrait encore plus lui faire du mal. Il fallait qu'il fasse mouche mais ce qu'il n'avait pas prévu c'est que son ton augmente au fur et à mesure de ses paroles pour devenir tout simplement un cri. « Non mais je te dis, sors avec Potter ça sera fantastique ! C'est sûr que là y aura plus aucun problème, hein. Pas de problème de camp, de nom. Et puis vu qu'il suit à la lettre les pas de son père, on est sûr qu'il finira à Azkaban. Ouais c'est sûr qu'on peut pas rivaliser avec ça. Finir en taule n'a jamais été un de mes objectifs. » Ellio fit une pause et passa une de ses mains dans ses cheveux. Il était en train de se refroidir dans le sens où lorsqu'il allait repartir courir, il allait trinquer sévère. « Heureusement que maintenant je fais de meilleurs choix en matière de conquêtes. » Il s'en voulait de dire que Dalia n'était qu'une conquête puisque ce n'était pas vrai mais il était tellement énervé que quand c'était le cas, on faisait des maladresses. Et puis ce n'était pas tout ce qui restait entre eux, de la méchanceté gratuite ? Comme il l'avait dit, elle n'avait plus qu'à aller voir Potter puisqu'elle mangeait de ce pain là maintenant. Et puis en plus en disant cela il savait qu'il n'était pas vraiment honnête, certes il courrait à peu près après tout ce qui bougeait et qui était résistant mais la seule qui avait une place dans son cœur au cours d'aujourd'hui c'était Dalia et c'était sûrement ce qui le tuait le plus.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Dim 15 Avr - 11:21




Peut-être qu'elle était allée trop loin. Elle n'en savait rien. Une partie d'elle regrettait d'avoir mentionné Potter, parce c'était stupide. Sauf qu'elle n'aurait pas non plus pu s'arrêter là où elle c'était arrêtée. Il aurait alors trop facilement pu deviner qu'elle avait encore des sentiments pour lui. C'est vrai que ce qu'elle avait ajouté ne changeait pas tout à fait le sens de ses propos d'avant, mais elle sentait que c'était déjà un peu mieux, parce qu'au moins elle avait finit par une pique. Ses larmes avaient séché, elle avait réussit à contenir la suite du flot qui menaçait de s'écouler des yeux et d'un geste rapide de la main elle avait essuyé les traînés salées que celles qu'elle n'avait pu retenir avaient laissé sur ses joues. « Oh bah vas-y, te gênes pas, cours après Potter ! » Elle fronça les sourcils, confuse. Comment était-elle sensée prendre ça ? La façon dont la phrase avait été prononcée était trop emprunte de mépris et de dégoût pour qu'on puisse croire que le fait qu'elle cherche à avoir Potter le laisse réellement indifférent comme pourtant le sens strict des mots le laissait entendre. Mais elle était désormais beaucoup trop méfiante pour se laisser tenter par l'idée que ça pouvait être de la jalousie. Non, penser cela serait sûrement prendre ses rêves pour des réalités. C'était louche, en effet, mais ça ne prouvait rien du tout et elle ne préférait en tirer aucune conclusion hâtive. « Non mais je te dis, sors avec Potter ça sera fantastique ! C'est sûr que là y aura plus aucun problème, hein. Pas de problème de camp, de nom. Et puis vu qu'il suit à la lettre les pas de son père, on est sûr qu'il finira à Azkaban. Ouais c'est sûr qu'on peut pas rivaliser avec ça. Finir en taule n'a jamais été un de mes objectifs. » Le visage de la jeune fille ne se dérida pas. Elle était tout aussi confuse qu'avant et voilà que maintenant il se mettait même à crier. Que lui arrivait-il donc ? Elle n'y comprenait rien, pourquoi agissait-il de cette manière ? À croire qu'il n'avait pas du tout compris ce qu'elle avait voulu dire. Ca aurait dû être une bonne chose, ça voulait dire qu'il n'avait pas compris ce qu'elle avait essayé de cacher. Mais en fait elle était surtout énervée qu'il lui parle de cette manière en sous-entendant déjà, qu'elle s'intéressait réellement à Potter - ce qui était parfaitement faux – puis qu'elle ne rêvait que d'une chose qu'il soit envoyé à Azkaban. L'idée était tellement ridicule. C'était ça l'avenir qu'il s'imaginait pour tous les résistants ? Pour elle aussi ? C'était pour ça qu'il les avait quitté ? Parce qu'il était trop lâche pour se battre ? Parce qu'il avait peur d'atterrir dans la prison des sorciers ? Ca voulait surtout dire qu'il n'était pas capable de croire en leur victoire. Qu'il pensait qu'ils étaient voués à l'échec, à tous finir comme Harry Potter dans une cellule gardée par des Détraqueurs. Et c'est cette idée là qui marqua le plus Dalia, qui en oublia sa confusion du départ. « Nom d'un scroutt à pétard, t'as rien compris du tout. J'm'en fiche complètement de Potter. Mais si le camp et le nom étaient tous ce qui m'importait effectivement il n'y aurait pas eu mieux que lui. Or c'est avec toi que j'étais ce qui prouve qu'il devait bien avoir autre chose...Cela dit si tu savais à quel point je regrette. Pour un type sensé être intelligent on se demande s'il t'arrive de mettre ton cerveau en marche. Non, vraiment. Azkaban ? Tu penses que c'est ce que je veux, pour quelqu'un que j'aime, tu réussis vraiment à croire ce que tu dis ? Tu fais comme si c'était mon rêve, comme si je pensais que les Résistants étaient voués à l'échec. Mais vas-y je t'en prie, pense ce que tu veux. Je me bats parce que je pense qu'on peut et qu'on doit gagner. Et aussi incroyable que ça puisse paraître non ce n'est pas la seule et unique chose qui compte. Mais très honnêtement, comment étais-je sensée comprendre un revirement pareil de situation ? Un jour tu es le plus engagé des nôtres et le lendemain tu nous quittes et en plus tu m'évites, comment tu expliques ça, hein ? Je m'inquiétais moi. Mais je sais ce qu'il s'est vraiment passé et déjà à ce moment là je le savais, c'est juste toi qui refuses de m'écouter. T'étais et t'es toujours trop aveuglé par ton admiration bizarre. Et je suppose que c'est tant mieux, parce que vu comment vont les choses, cette rupture est le meilleur truc qui me soit arrivé ! » Elle pinça les lèvres et détourna le regard. Dans le flot de paroles qu'elle avait émit, elle n'avait que peu pris le temps de réfléchir à ce qu'elle disait et en y repensant il y avait pas mal de choses qu'elle regrettait déjà. Tout d'abord elle se demandait si elle n'avait pas été un peu trop gentille avec Ellio. Surtout après qu'il l'ai littéralement envoyée dans les bras de Potter. Pff comme si elle avait l'intention de le faire. C'était étrange qu'il ai réagit aussi vivement et ça aurait sûrement dû lui mettre la puce à l'oreille. Pourtant ce ne fut pas le cas, elle ne se doutait de rien, trop obnubilée par sa propre réponse. Peut-être n'aurait elle pas du mentionner la rupture. C'était encore douloureux et puis surtout c'était avouer plus ou moins que ça avait compté pour elle. Du moins jusqu'à ce jour où elle finissait par clamer que finalement c'était une bonne chose. Elle n'avait pas voulu s'attarder sur l'affaire Xander, parce qu'elle savait pertinemment que c'était une perte de temps. Il ne l'écouterait pas, autant donc ne pas perdre sa salive. La jeune fille trouva aussi qu'elle avait un peu trop parlé sans réfléchir, chose qui lui arrivait souvent, mais qui était particulièrement mal venu dans une situation comme celle-ci, où le mensonge était nécessaire. Or elle était loin d'être assez douée pour parvenir à cacher ce qui devait rester cacher sans tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Malgré l'analyse de ces propres paroles elle ne s'arrêta pas sur le faire qu'elle avait, sans le vouloir, admis qu'elle l'avait aimé et même, qu'elle l'aimait encore, en disant qu'elle ne pouvait pas vouloir d'Azkaban pour quelqu'un qu'elle aimait. Tout simplement parce que c'était sortit si spontanément dans son argumentation qu'elle oublia l'avoir dit et n'y fit donc pas attention. Pas besoin de dire que si elle s'en était rendue compte elle se serait cogné la tête contre les murs. Ou, vu l'endroit où elle était, contre l'arbre qui lui servait toujours de support. De toute manière, elle avait finit sur une note négative en admettant que la rupture ait été une bonne chose. C'était faux et archi faux, mais parfaitement dans le genre de phrase qu'il fallait qu'elle balance à la tête de son ex-petit-ami. Et en réalité ce n'était pas si éloigné de ce qu'elle ressentait à cet instant-là. Certes elle aurait préféré ne pas rompre, mais c'était mieux à ce moment là et de la manière dont ça c'était fait, où elle avait encore la possibilité de le haïr autant qu'elle le voulait, que plus tard à cause de leurs clans respectifs. Plus vite c'était fait, mieux c'était. Du moins, elle essayait de s'en convaincre.

« Heureusement que maintenant je fais de meilleurs choix en matière de conquêtes. » lâcha-t-il pour finir. « Conquête ? » répéta-t-elle hébétée. Sérieusement ? C'était à ça qu'il la résumait ? Une simple conquête, une fille parmi d'autres pour laquelle on ne ressent rien de plus qu'une vague attraction. Dalia n'était même pas vexée. Elle était beaucoup trop choquée par ces propos pour l'être. Elle était à deux doigts de quitter les lieux sur le champ. Si c'était à ça qu'il résumait ces deux années passées ensemble, alors elle n'avait définitivement plus rien à faire avec lui. Plus rien du tout. Il ne valait même plus la peine qu'elle lui réponde. Il avait forcément beaucoup baissé dans son estime depuis quelques temps. Et elle était assez convaincue qu'il n'avait pas de sentiments pour elle et qu'il n'en avait jamais eu. Mais de là à regarder avec si peu de considération leur relation, c'était trop. On ne pouvait tout simplement pas résumer autant de temps passé ensemble à cela. Même si on haïssait la personne avec qui on l'avait passé, on était obligé d'admettre qu'elle avait été plus qu'une conquête. Cependant elle ne partit pas et ce, pour une seule et unique raison : elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction. Surtout après ce qu'il avait dit, il méritait encore moins qu'elle ne s'en aille. Ca lui ferait trop plaisir. Sa colère demandait tout de même à s'exprimer et elle était prête à le secouer comme un prunier et ce, jusqu'à ce qu'il admette que là il était allé trop loin. Et elle n'aurait eut aucun scrupule à le faire. Mais plutôt que d'en venir aux mains, chose qu'il jugerait probablement de trop facile, elle préféra l'attaquer sur ses nouvelles conquêtes d'après lui tellement mieux qu'elle. Elle avait eut le temps de les observer, évidemment ça l'intéressait plus qu'elle ne pouvait l'avouer de savoir avec qui le jeune homme passait désormais ses journées. Et bien sûr elle les détestait plus les unes que les autres. Cela ne l'empêchait pourtant pas de remarquer qu'elles se ressemblaient toutes sur certains points. C'était le genre de filles qu'elle ne supportait, déjà c'était – sans grande surprise – toutes des Obscures et puis c'était le genre avec lequel elle ne pouvait pas échanger ne serait-ce qu'un mot sans que ça ne finisse en bagarre. En un sens elles ressemblaient aussi beaucoup à Cheryl. « Oui c'est vrai que les garces manipulatrices, prétentieuses et égocentriques ça doit être tellement mieux. Au moins ce ne sont pas leurs convictions qui les étouffent, hein ? » En réalité la dernière partie de ce qu'elle avait dit était assez erroné. Au contraire ses filles étaient assez convaincue chez les Obscures, du moins elles semblaient l'être. Mais aux yeux de Dalia elles n'étaient convaincues que parce que maman et papa l'avaient été avant elle et pare que c'était un choix tellement facile que de choisir le clan opérant en faveur du régime actuel. C'était tellement plus évident que son choix à elle et puis ça permettait à ces pimbêches comme elle les appelait, d'être au sommet de la hiérarchie à Poudlard. Finalement donc elle considérait qu'elle n'avait pas commis de grande erreur en parlant de cette façon.

Maintenant que l'honneur était sauf, qu'elle avait pu répliquer quelque chose d'un peu sensé, elle ne se sentait pas de passer plus de temps avec lui. Et puisqu'elle ne voulait pas partir, elle songea à le faire partir lui. Ca ne devait pas le déranger vu le déplaisir qu'il avait montré à la voir. Et puis il voulait courir, non ? Et bien qu'il le fasse son sport, qu'il court jusqu'à ce qu'il n'ai plus de souffle, qu'il s'en aille loin, très loin d'elle. Qu'il disparaisse de sa vue et de sa vie à jamais si c'était possible. Évidemment, elle ne pouvait pas présenter les choses de cette manière. « Bon c'est pas que ta nouvelle vie amoureuse – si on peut appeler ça comme ça – ne m'intéresse pas, mais tu vois j'étais quand même en train de passer un bon moment avant que tu n'arrive. Et j'ai pas beaucoup de remords à te chasser, après tout tu n'es qu'une ex-conquête. » Elle accentua ses derniers mots. Non, elle n'avait toujours pas digéré qu'il la qualifie de conquête et au risque de se dévoiler un peu trop, elle le montrait. Qu'on se le dise, c'était inadmissible. Elle avait un peu mentit dans ce qu'elle avait dit, en réalité, à part se geler le bout du nez et toutes les autres parties de son corps insuffisamment couvertes, elle ne faisait rien avant son arrivée.

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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Lun 16 Avr - 12:50




« Oui c'est vrai que les garces manipulatrices, prétentieuses et égocentriques ça doit être tellement mieux. Au moins ce ne sont pas leurs convictions qui les étouffent, hein ? » Ce n'était pas une bonne idée, vraiment pas. Elle voulait l'attaquer sur ses conquêtes et en même temps par ce biais sur leur camp et donc le sien. Déjà que l'atmosphère était tendue entre eux, rien n'allait s'arranger à présent. Déjà furieux, le jeune Fisher-Baker ne pouvait être apaisé après de nouvelles attaques de la part de son ex-petite amie. Il savait au fond de lui qu'elle avait un peu raison mais par orgueil et désir de vengeance il ne pouvait laisser passer un telle affront. S'il la laissait sans répliquer, elle allait prendre ça comme une victoire mais avant tout comme une faille comme s'il reconnaissait que ses conquêtes étaient d'un niveau inférieur. Surtout que même si sur certains points il était d'accord avec cette affirmation, ce n'était pas le cas sur beaucoup d'autres, elles étaient le contraire de Dalia en faite et c'était surtout ce qu'il appréciait chez elles. Plus elles étaient étrangères à la furie Harrison plus il en demandait, raffolait et abusait même si au bout d'un moment il finissait par ne plus être satisfait. Rares sont les femmes qui parviennent à satisfaire un homme pour une durée indéterminée longue dans le temps. C'est donc toujours sur un ton des plus agréables (ironique) qu'Ellio se permit de faire remarquer à Dalia : « Oh oui leur manque de conviction... C'est pourquoi tu détestes autant ces filles pour leur fanatisme au seigneur des Ténèbres... Très logique tout ça. Et en tout cas ces garces comme tu le dis, elles se montrent beaucoup plus dociles que tu ne l'as jamais été ! » Sur ce point, il était entièrement sincère mais pas sûr que cela puisse être considéré comme une qualité... Quoiqu'une femme qui sait abandonner et céder est une perle rare, on ne le dira jamais assez.

Le temps continuait de tourner et il est vrai qu'ils n'avaient plus grand chose à se dire à part les pires horreurs que la jalousie, la colère et la souffrance vous poussaient à prononcer. De toute manière comment pourraient-ils se dire autre chose dans cet état là ? La douleur trop vive d'une rupture non voulue pour les deux parties ne pouvaient pas aboutir à un arrangement à l'amiable. Pas besoin d'être juge depuis depuis des années pour vous le dire, suffit de bien les regarder. Ce qui est dommage c'est la façon dont ils dépensent autant d'énergie à se haïr alors qu'un rien suffirait à les refaire tomber dans les bras de l'autre. Nous avons un bel exemple que l'Homme préfère toujours la souffrance au bonheur, à croire qu'il prend un malin plaisir à se faire du mal. On peut en conclure que l'espèce humaine messieurs dames est tout simplement masochiste naturellement. Pendant qu'Ellio pesait encore le poids de ses mots, Dalia vint l'interrompre pour lui offrir l'invitation, l'excuse, appelez cela comme vous voulez, pour partir loin très loin d'elle : « Bon c'est pas que ta nouvelle vie amoureuse – si on peut appeler ça comme ça – ne m'intéresse pas, mais tu vois j'étais quand même en train de passer un bon moment avant que tu n'arrives. Et j'ai pas beaucoup de remords à te chasser, après tout tu n'es qu'une ex-conquête. » Ellio s'était acharné auparavant à rester, il ne savait pas trop pourquoi, par esprit de compétition sûrement, pour ne pas qu'elle gagne mais tout d'un coup, après ses paroles, il avait réellement envie de partir. Pourquoi rester ? Pourquoi s'affliger tout ça ? C'est vrai, il n'aimait pas souffrir. Il évitait au maximum d'être obligé de le faire alors pourquoi rester ? Pourquoi tenter de s'accrocher au passé ? C'était terminé entre lui et Dalia, fini, il n'y aurait pas de deuxième volet. Leur amour n'avait connu qu'une seule représentation, il n'y aurait pas de prolongations. Le rideau s'était refermé sur la scène, les lumières s'étaient éteintes laissant les acteurs déçus dans la pénombre. Il n'était plus à présent le premier rôle masculin qui venait au secours de sa dulcinée incarnée comme vous vous en doutez par Dalia. Il s'était juste réveillé de cette pause culturelle, il n'y avait pas de dulcinée, juste une excellente actrice qui l'avait tellement subjuguée qu'il en avait oublié la réalité. Cependant il aurait voulu dire un mot, une dernière réplique pour lui montrer qu'il avait remporté, qu'il dominait cet échec et cette violente attaque. Malheureusement rien ne lui venait à l'esprit et c'est donc sans un mot qu'il quitta précipitamment Dalia au bord du lac. Il s'était remis à courir sans but afin de partir, juste partir.

Il ne sut pas trop quand il se rendit compte que ça n'allait pas. En tout cas quelques minutes seulement après, il dut s'arrêter. Il s'était de nouveau approcher d'un arbre et tâchait de reprendre sa respiration. Il avait du mal à respirer, il avait une boule... Une boule au ventre, il avait l'impression qu'elle s'étendait à son cœur, à ses poumons, court-circuitant tout son corps, le système qui le régissait. Il n'allait pas bien, s'il avait très sensible il se serait mis à pleurer sans pouvoir s'arrêter. Au lieu de ça, se tenant appuyé contre l'arbre, il envoya violemment son poing droit s'écraser contre l'écorce de ce pauvre végétal qui n'avait rien demandé à personne. N'étant pas un bagarreur expérimenté la douleur fut très douloureuse et lui arracha quelques larmes au coin des yeux. Il secoua violemment sa main afin de diminuer la douleur mais sans grand succès. Il ne savait pas trop pourquoi il avait fait ça, parce qu'il était triste ? Énervé ? Un peu tout ça à la fois, parce qu'il s'était trouvé terriblement faible et qu'il n'aimait pas ce sentiment, qu'il ne voulait pas l'éprouvait. Il fallait qu'il se refasse, rien que du point de vue de l'ego. Mais c'était aussi peut-être l'expression de sa frustration à propos de Dalia : l'aimer toujours aussi fort et la détester encore plus en même temps. Ce n'était pas quelque chose de facile à gérer et à supporter. Il ne pouvait pas partir sans rien dire comme si c'était aussi facile. Il releva donc la tête, massa sa main douloureuse et fit demi-tour pour revenir à l'endroit où se trouver Dalia.

Elle n'avait pas bougé d'un poil depuis qu'il était partie, elle semblait comme en état de choc. Peut-être était-elle aussi troublée que lui à propos de ce qui s'était passé mais elle ne s'était sûrement pas amusée à taper contre un arbre elle. En même temps ça lui aurait sûrement fait plus de mal quoiqu'elle était plus bagarreuse que lui et ça avait toujours été le cas. En revenant sur ses pas, il n'avait pas élaboré de plans très précis et maintenant qu'il se trouvait de nouveau face à elle, il ne savait plus quoi dire. Mais malheureusement elle allait bien finir par le voir si ce n'était déjà pas fait et il devait donc être réactif. C'est donc assez maladroitement qu'il répliqua : « Laisse-moi te dire que je pars de mon propre grès et non parce que tu l'as dit ! » D'accord ce n'était pas terrible et affreusement enfantin mais en même temps il n'avait que quatorze ans, ce n'était pas vraiment sa faute. En la regardant, il va avait une envie de la frapper pour qu'elle se sente mal, lui faire du mal, autant qu'elle lui en faisait. Mais il n'était pas violent, il ne frapperait jamais une femme. C'était une question d'honneur et puis s'il frappait Dalia, il souffrirait encore plus car il s'en voudrait pour le restant de sa vie. Et puis ces paroles raisonnèrent dans sa tête « Or c'est avec toi que j'étais ce qui prouve qu'il devait bien avoir autre chose... » Cette phrase qui pouvait sembler insignifiante lui embrouillait encore plus l'esprit. Lui qui avait l'impression que tout n'avait été que subterfuge n'en était plus si convaincu que ça. Après tout Dalia et lui étaient restés ensemble pendant longtemps, des années, elle devait bien l'avoir aimé ne serait-ce qu'un petit peu, non ? Néanmoins il pensa à ce qu'elle avait dit après : « Cela dit si tu savais à quel point je regrette. » Regretté quoi ? D'avoir tellement joué avec lui ? De lui avoir fait du mal ? Ou alors de la voir aimé ? Dans chacune de ses questions il trouvait de la joie mais aussi de la colère. Mais elle avait prononcé le pire : « Et je suppose que c'est tant mieux, parce que vu comment vont les choses, cette rupture est le meilleur truc qui me soit arrivé ! » La meilleure chose qui lui était arrivée... C'était terrible mais pouvait-il lui en vouloir alors qu'il avait insinué la même chose ? Non mais il était amoureux, blessé dans son amour propre et dans son amour pour elle et dans ces cas-là, on en veut toujours à l'autre. Ce n'était pas légitime aux yeux de tous mais aux siens c'était plus que indispensables. Son cœur n'était pas préparé à encaisser de tels propos. Il saignait de tout côté, il était en train de couler sous ce flot de sang, aucune issue ne semblait possible que de détruire l'ennemi, lui aussi lui déchirer le cœur comme elle l'avait fait avec le sien. « Oh et notre rupture est la meilleure chose qui te soit arrivée, tu crois vraiment que ça me fait quelque chose ? J'ai plus l'impression que t'essaye de t'en convaincre ou du moins tu cherches un moyen de me blesser avec ça mais laisse-moi te dire ça très clairement. J.E-N'E.N-A.I-R.I.E.N-A-F.O.U.T.R.E ! » Il s'avança vers elle, il avait bien pris le temps de prononcer chaque syllabe, chaque lettre pour qu'elles s'imprègnent bien dans la petite tête de Dalia. Il n'était séparé d'elle à présent qu'un mètre, ils n'avaient jamais été aussi proches depuis bien longtemps... « Qu'est-ce que ça pourrait me faire de toute façon ? On s'est bien mis d'accord sur le fait que notre histoire n'était que du vent alors tu peux arrêter ça. Ça toujours été toi ça de toute façon, attirer l'attention sur toi, pousser pour atteindre je ne sais quel but encore un truc lié à la résistance j'imagine et tes parents. » Il fit une pause avant de continuer en se rapprochant un peu d'elle et en augmentant un peu le ton. « Tu sais quoi tu me pourris la tête avec tous tes jeux et tout ce que tu fais. Tu parles, tu parles et... Et puis m*rde ! Tu me fais tout le temps la leçon, tu me dis que c'est ma faute mais on était deux, ok ?! Tu m'as rejeté et tout ce que tu trouves à dire c'est que c'est la faute des autres. Jamais tu ne remettras en question, jamais tu vas te dire que t'as peut-être foiré ! » Elio s'était encore plus rapproché. Ils n'étaient séparés que par quelques centimètres. Le jeune homme baissa alors le regard pour regarder ses lèvres, c'était très tentant. Plus que tentant même. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres encore une fois, une toute dernière fois pour en profiter au moins à fond parce qu'il était conscient que ça serait le dernier. Tant pis si ça lui causait de grandes souffrances, tant pis s'il s'en voudrait pendant des jours. Ça en valait la chandelle.

Cependant il hésitait encore. Les conséquences de ce simple geste qu'il aimait tellement faire lorsqu'ils étaient encore ensemble seraient graves. Ils n'étaient plus ensemble à présent et ils étaient sensé se haïr et non s'embrassaient qui étaient une preuve d'amour. Mais pourquoi toujours penser aux conséquences ? Pourquoi ne pas se laisser aller pendant quelques secondes ? Il en avait envie, elle n'avait pas l'air de le rejeter, il n'y avait pas de témoins, elle pourrait toujours dire qu'elle fabulait ou que ce n'était que pure imagination de son esprit. Juste pendant quelques secondes... C'est alors qu'il s'avança et le fit alors ce fameux geste : l'embrasser. Le contact avec ses lèvres fut plus jouissif qu'il ne l'avait imaginé, tellement de souvenirs heureux remontaient à la surface. Des journées entières de bonheur passées à flâner dans le parc rien que tous les deux, serrés l'un contre l'autre, lui humant l'odeur de ses cheveux, elle lui tenant la main et en fermant les yeux, priant tous les deux pour que ce moment ne s'arrête jamais. Ce baiser assez doux et plutôt chaste car Ellio ne la touchait pas, il avait laissé ses mains le long de son corps, le seul contact qu'il avait avec elle était ses lèvres sur les siennes. Même si l'instant était magique, il fallait que ça cesse car la raison d'Ellio revenait au galop. Il commençait à se rendre compte que c'était mal, que ça allait beaucoup le faire souffrir par la suite. Il se dégagea alors d'elle encore sous le choc, la fixant perdu. Qu'avait-il fait ? Bon sang, qu'avait-il fait ? Il avait vraiment m*rdé pour le coup mais alors quelque chose de grave. Son cerveau lui criait de partir alors que ses jambes ne bougeaient pas. Finalement il réussit à ouvrir la bouche pour bredouiller vite fait et pas très très fort et affirmé. « Je dois y aller, j'ai... euh... un devoir de potions à terminer. » Ses jambes redevinrent alors fonctionnelles. Il se mit à marcher très vite en direction du château, il avait même l'impression qu'il courait tellement il allait vite. Il tentait de réfléchir mais son esprit en était incapable encore trop troublé parce qui venait de se produire. Néanmoins malgré le fait qu'il se sentait troublé, il était encore euphorique d'avoir eu ce baiser. Un baiser volé, baisé aimé. Il aurait bien le temps de penser au reste.

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+ Comme à tes genoux au premier rendez vous, je veux ce feu qui nous dévore et cette douleur que j'adore.
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MessageSujet: Re: i loved you so much that it hurts so bad # DALIA - terminé   Mer 18 Avr - 11:33





À la grande surprise de Dalia, Ellio finit après quelques instants par s'éloigner en courant. Elle le lui avait certes demandé de manière très directe, mais elle ne s'était pas vraiment attendu à ce qu'il cède si facilement. Elle-même n'en avait rien fait quand il lui avait demandé de partir peu de temps auparavant. Soit il avait moins de fierté qu'elle, soit lui aussi avait compris que ça suffisait, qu'il valait mieux - pour tous les deux - qu'ils s'arrêtent là. De toute façon s'il était resté elle aurait tout bonnement refusé de lui adresser la parole. Têtue comme elle était, elle aurait certainement réussit à finir par le faire fuir. Mais pas besoin de cela donc puisqu'il partait sur son invitation, sans un mot. La jeune fille ne se rassit pas tout de suite, une main toujours posée contre l'écorce du saule contre lequel elle s'était auparavant blottie, elle gardait les yeux rivés sur l'endroit que le Serdaigle venait de quitter, encore sous le choc. Ce n'était pas son départ qui la mettait dans cette état là, ni même ses derniers mots. Non, c'était le fait même de l'avoir vu, d'avoir haussé le ton, d'avoir ressentis beaucoup trop de choses à la fois pour être capable d'en faire le tri. Avant de le voir ce jour-là il lui avait manqué, terriblement, mais l'avoir vu n'avait en rien arrangé les choses. Au contraire elle comprenait encore moins ce qu'elle ressentait. Une boule se forma à l'intérieur de sa gorge, mais elle n'allait pas éclater en sanglot, pas cette fois. C'était stupide d'avoir pleuré devant lui et de pourtant refuser de se laisser aller une fois qu'il était partit, mais en fait son état était au-dessus des larmes. À force d'être tiraillée par une ribambelle de sentiments contradictoires, elle se retrouvait comme vidée de tout. De force, de sentiments, avec une envie de ne rien faire, simplement de rester là jusqu'à ce qu'on vienne la sortir de sa transe. Le choc de cette rencontre s'étant traduit par une indifférence totale. Elle n'était même pas apte à dire si le fait qu'il soit partit était une bonne chose. Elle l'avait voulu c'était vrai, mais simplement pour qu'il arrête de la blesser, parce que leur conversation était vaine. Pouvoir l'observer de loin ne l'aurait cependant pas dérangé, loin de là. Combien de temps resta-t-elle ainsi sans bouger et presque sans penser ? Elle n'aurait su le dire, quelques minutes comme une heure ou plus, pour elle c'était la même chose. Une voix seulement la réveilla, une voix qu'elle croyait devoir ne plus jamais entendre après qu'il l'ai quitté sans rien dire. « Laisse-moi te dire que je pars de mon propre grès et non parce que tu l'as dit ! »

Dalia releva les yeux pour les poser sur Ellio. Pourquoi était-il revenu ? Juste pour dire ça ? Un sourire en coin apparut sur ses lèvres. Il avait réellement ressentis le besoin de venir préciser que, non il ne lui avait pas juste obéit ? Il était vraiment à une victoire près ? Enfin, si on pouvait appeler ça une victoire, parce que son départ n'avait pas été ressentis comme tel par la jeune fille. Au contraire le manque de réaction dont elle avait fait preuve, montrait qu'elle avait plutôt perdue. Et s'il était revenue, c'est qu'ils avaient tous les deux perdus. Le réveil que la voix de son ancien petit-ami avait provoqué ne se traduisait pas seulement par le fait qu'elle n'ai plus le regard dans le vague. Le fait de le voir encore une fois, avait réveillé le flot de sentiments qui faisait rage en elle. Cela avait réveillé son cerveau, sa capacité à analyser tout ce qu'il pouvait lui dire et également...à se moquer. Car c'est ce qu'elle fit. Le fait de le voir apparemment revenir pour si peu, lui arracha forcément un rire. Parce que finalement elle n'était pas la seule à être poussée à faire des choses stupides par l'autre. Elle n'était pas la seule à se ridiculiser et ça lui faisait plaisir. Ils étaient dans le même bateau et tous les deux ramaient. Cependant cet instant de joie, si on pouvait appeler ça comme ça, ne dura pas longtemps. De toute évidence, elle s'était trompée, il n'était pas venu que pour ça. « Oh et notre rupture est la meilleure chose qui te soit arrivée, tu crois vraiment que ça me fait quelque chose ? J'ai plus l'impression que t'essaye de t'en convaincre ou du moins tu cherches un moyen de me blesser avec ça mais laisse-moi te dire ça très clairement. J.E-N'E.N-A.I-R.I.E.N-A-F.O.U.T.R.E ! » Elle eut un mouvement de recul, réaction naturelle à tant de violence dans ses propos. Elle dût cligner plusieurs fois des yeux tandis qu'elle tentait de savoir si elle avait bien compris et assimilé ce qu'il disait. Il pensait qu'elle avait dit ce qu'elle avait dit, uniquement pour le blesser ? Alors qu'elle avait peur d'avoir montré ses propres faiblesses, il s'avérait qu'il croyait que c'était une ruse. Les derniers mots qu'il lui lâcha la laissèrent muette. Même dans ses pensées c'était le vide intégral, comme si on avait éteint son cerveau pour un court instant. Elle baissa les yeux et hocha lentement la tête comme si elle venait de comprendre quelque chose. S'il s'en fichait réellement pourquoi est-ce qu'il s'approchait d'elle de cette manière qu'elle jugeait menaçante ? Pourquoi était-il revenu sur ses pas pour lui cracher ces mots au visage ? Non s'il avait dit vrai il serait partit sans se retourner, il n'aurait pas prit la peine de lui répondre. Il faisait ce que lui-même lui reprochait. En parlant ainsi il essayait de la blesser, comme..comme elle l'avait blessé en parlant ainsi de leur rupture ? Malgré tous les arguments qui s'opposaient à cette théorie dans son esprit, elle devait avouer que ça ne paraissait pas impossible. En revanche, elle ignorait ce qu'il fallait qu'elle en pense. « Qu'est-ce que ça pourrait me faire de toute façon ? On s'est bien mis d'accord sur le fait que notre histoire n'était que du vent alors tu peux arrêter ça. Ça toujours été toi ça de toute façon, attirer l'attention sur toi, pousser pour atteindre je ne sais quel but encore un truc lié à la résistance j'imagine et tes parents. » Elle fronça les sourcils, prête à répliquer...elle ne savait pas trop quoi en fait. Il la prenait au dépourvu s'attaquant à elle sur un terrain qu'elle ne savait pas bien défendre. Cela dit elle n'en revenait pas qu'il lie encore ça aux clans. Comme si lui parler était une ruse. Mais son esprit était désormais moins concentré sur ses paroles que sur la distance qui les séparait, qui se raccourcissait à vue d'œil. Quand allait-il s'arrêter ? Est-ce qu'il s'apprêtait à la frapper ? Ce n'était pas son genre, mais il était tellement différent du Ellio qu'elle connaissait qu'après tout rien ne pouvait plus la surprendre. D'ailleurs s'il passait à l'action, elle serait certes blessée – plus moralement que physiquement – mais elle rendrait probablement les coups. Après tout elle était connue pour être plutôt douée pour les combats à mains nus, plus qu'avec sa baguette en tous cas c'était certain. « Tu sais quoi tu me pourris la tête avec tous tes jeux et tout ce que tu fais. Tu parles, tu parles et... Et puis m*rde ! Tu me fais tout le temps la leçon, tu me dis que c'est ma faute mais on était deux, ok ?! Tu m'as rejeté et tout ce que tu trouves à dire c'est que c'est la faute des autres. Jamais tu ne remettras en question, jamais tu vas te dire que t'as peut-être foiré ! » Pourquoi était-il si énervé pour quelque chose dont il disait se ficher ? Et puis, elle ne l'avait pas rejeté, non sur ce point elle était intransigeante. Ce n'était pas elle qui avait rompu c'était lui et c'était pour ça qu'elle le jugeait lui coupable et non l'inverse. Elle, elle n'avait fait que poser des questions et surtout essayer de lui ouvrir les yeux, chose qui semblait impossible. La distance qui n'était plus que de quelques centimètres entre eux, acheva de la déstabiliser complètement. Il ne leva pas la main sur elle ce qu'il l'étonna presque et elle se contenta donc d'attendre, de voir ce qu'il comptait faire. Avec ses talons, elle rattrapait facilement Ellio et tous deux faisaient du coup pratiquement la même taille. Elle se permit de lever les yeux, non sans une certaine crainte, pour les plonger dans les siens. Même fatigués, ils étaient toujours aussi beaux que dans son souvenir. C'était un risque qu'elle avait prit, le risque de s'y noyer à nouveau alors qu'elle se l'était interdit. Et puis elle reconnu le regard, ce fameux regard qu'elle avait tant de fois vu. Celui qui se porte nonchalamment vers vos lèvres, celui qui indique le désir de la personne de vous embrasser. Bien sûr c'était impossible qu'après lui avoir reproché tant de chose il le veuille réellement, aussi elle balaya cette idée, même si le battement de son cœur s'accéléra tandis qu'elle se disait à quel point elle aimerait que cette pensée lui ai traversé l'esprit. Elle n'eut pas plus le temps d'y réfléchir que les lèvres d'Ellio vinrent s'écraser contre les siennes dans un baiser aussi doux qu'inattendu. Dalia ne fit strictement rien. Trop choquée malgré la déduction qu'elle avait fait du regard du Serdaigle elle ne put que se laisser embrasser sans bouger. Et pendant le temps que ça dura elle eut l'impression que le monde c'était arrêté, pendant un instant c'était comme s'ils étaient revenus en arrière, à l'époque où ils pouvaient faire cela et plus toute la journée. L'époque où ils n'avaient pas à se disputer pour en arriver là. Il finit par se détacher d'elle bien trop vite à son goût et parut déboussolée. L'étant elle aussi, elle ne put même pas pointer du doigt son incohérence, faire la moindre remarque sur ce qu'il c'était passé. Elle essayait surtout de reprendre ses esprits, de s'assurer que ça c'était bien passé et qu'elle n'avait pas tout simplement halluciné. Elle ne le regarda même pas, les yeux dans le vague. « Je dois y aller, j'ai... euh... un devoir de potions à terminer. » Elle releva la tête et fronça les sourcils mais il s'en allait déjà à grand pas vers le château. Elle le regarda partir, posant son dos contre l'arbre qui lui avait servit d'appui tout le temps qu'Ellio avait été là. Sans qu'elle ne sache pourquoi un mince sourire était apparu sur ses lèvres. Ce baiser elle ne l'avait pas compris et elle ne l'avait pas demandé. Mais une chose était sûre malgré son égarement il lui avait plût. Elle n'était pas sûre de la signification qu'il avait eut pour Ellio, c'est vrai qu'il avait un comportement très contradictoire. Est-ce que cela voulait dire qu'en lui comme en elle deux parties s'affrontaient ? Est-ce qu'il faisait face à une situation similaire à la sienne ? Elle avait du mal à le croire et pourtant après ce baiser, elle était prête à tout remettre en question. Elle déposa deux doigts sur ses lèvres pour caresser le seul endroit de son corps qu'il avait touché ce jour-là. Le fait qu'il soit partit si vite en revanche prouvait qu'il regrettait son geste. Elle aussi l'aurait certainement regretté si elle avait fait un chose pareille. Elle aurait eu peur qu'il s'en serve comme d'une arme contre elle, sauf que ça c'était parce qu'elle pensait qu'il la détestait réellement. Or maintenant elle n'en était plus sûre. Et lui, lui il devait se douter qu'elle l'aimait encore, non ? Quoiqu'elle n'avait pas du tout voulu le lui montrer... Elle se laissa lentement glisser jusqu'au sol pour retrouver sa position initiale. De toute façon ça ne changeait rien, n'est-ce pas ? Inutile qu'elle se pose autant de questions, parce que même si Ellio l'aimait et même s'il l'aimait autant qu'elle-même l'aimait – et ça c'était loin d'être gagné - , ça n'aiderait rien du tout. Parce que de toute façon elle n'irait pas s'ouvrir à lui sans certitude que ses sentiments étaient réciproques et qu'elle n'avait de toute manière pas envie de l'aimer. Non, parce qu'il l'avait blessé, parce qu'il était manipulé et qu'elle n'avait pas la force de se battre plus longtemps pour lui qui ne voulait pas être sauvé. Du coup ce baiser qu'il ai signifié ou non quelque chose, ne changeait absolument rien. Ou peut-être que...elle ferma les yeux, à tête reposée elle comprendrait certainement mieux les choses. Au pire des cas si elle s'en sentait le courage elle irait demander des explications. Elle verrait, de toute façon, rien ne pressait puisqu'il était partit. Et à ce moment là, les doigts toujours posés sur ses lèvres, la seule chose à laquelle elle pouvait penser c'était à quel point celles d'Ellio étaient aussi douces qu'au premier jour.

TERMINÉ

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Don't fuck with my love +I already told you trust and respect is what we do this for. I never intended to be next but you didn't need to take her to bed, thats all. And I never saw her as a threat until you disappeared with her to have sex of course. Don't fuck with my love. That heart is so cold all over my own I don't wanna know that babe. Don't fuck with my love I told him, he knows. Take aim and reload, I don't wanna know that babe.
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