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 buvons mes amis # albus - terminé.

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MessageSujet: buvons mes amis # albus - terminé.   Ven 16 Déc - 13:22


Pete avait négocié avec les Elfes de maison, oui il avait réussi à avoir leur faveur pour se procurer une chose : de l'alcool. Pourquoi ? Parce que ce soir c'était la soirée déprime d'Albus et de Pete et donc la soirée picole. En faite s'il avait réussi à s'en procurer c'était parce que son Elfe de maison Hoogy avait une amie très chère à son cœur qui travaillait à Poudlard et donc il avait arrangé le coup pour son maître. Pete avait de très bon rapport avec son Elfe de maisons Hoogy et ça depuis toujours, ça changeait la petit créature de la froideur et de la violence des parents du jeune homme qui n'étaient pas tendre avec Hoogy. Pete aurait voulu l'aider mais que pouvait-il faire ? Pas grand chose, il avait essayé d'en parler avec son père une fois, le seul résultat qu'il avait eu fut une marque rouge sur sa joue, il n'en n'a plus jamais parlé mais bientôt Pete serait le maître d'Hoogy et il lui rendrait sa liberté. Enfin bref tout ça pour dire que Pete avait du whisky pur feu et deux verres pour son meilleur pote et lui. Boire était vraiment ce dont ils avaient besoin, ils étaient loin d'être au meilleur de leur forme et ils avaient plein de problèmes. Déjà familiaux, c'était la merde des deux côtés, puis il y avait les problèmes du cœur et là c'était vraiment Pete qui était le plus à plaindre même si Albus avait ses propres problèmes du cœur difficile. On pouvait aussi ajouter les cours, ils se maintenaient tous les deux mais ils étaient loin d'être les plus grands bosseurs que Poudlard est jamais vu... Oui PETBUS n'avait pas la forme et il était tant de remédier à cela ce soir, il ne pouvait en être autrement ! Ils allaient se remettre en selle et continuaient à renaître sur les rouges, enfin fallait peut-être pas non plus exagérer. Mais déjà ils allaient se prendre une bonne cuite, auraient un sacré mal de crâne et ils se sentiraient beaucoup plus léger.

Pete avait surtout un sujet en particulier qu'il voulait évoquer avec Albus : Blake. Toujours le même, ça pourrait être lassant au bout d'un moment mais leur histoire était si compliquée à tous les deux qu'on ne s’ennuyait jamais et on pouvait dire que ça le torturait mais elle lui faisait aussi tellement de bien. C'était un peu le bien qui fait mal, elle était son fruit défendu mais il était hors pour lui de l'abandonner, non il se battrait jusqu'au bout. Rien ne pouvait le détourner de son objectif. Ses parents diabolique n'avaient pas pu, sa fiancée machiavélique n'avait pas pu alors qui pourrait ? Le Seigneur des Ténèbres, pff il avait d'autres choses à faire et puis en plus Pete n'avait même pas peur, mieux valait mourir la tête haute que vivre dans la honte, le déshonneur. Donc autant vous dire que s'il fallait, il en traverserait des tempêtes mais il n'était contre un petit moment d'accalmie. Il aimerait bien vivre une histoire simple avec Blake mais à croire que ça lui était refusé. Des fois il se demandait s'il était condamné à souffrir toute sa vie. Oui il était Pete le maudit à tout les coups mais aurait-il au moins la consolation qu'on écrive un livre sur sa vie ? Pas sûr, il pouvait toujours aller se gratter... Enfin il était temps qu'il retrouve Albus dans le dortoir, normalement personne à part eux ne devaient s'y trouver. Il y avait une sorte de fête à la salle sur demande et tout le monde y était convié mais Pete avait proposé à Albus qui se fassent une soirée que tous les deux et son ami avait approuvé. Oui l'effervescence de la foule était bonne mais à petite dose ! Et puis comme cela a été déjà dit ils n'étaient pas forcément d'humeur à faire la fête.

Pete arriva dans son dortoir, Albus était là, assis sur son lit, calme regardant dans le vide. Pete lui sourit avant d'ajouter : « J'ai ramené une copine ! » Pete sortit alors la bouteille de son sachet, il n'était pas fou, il ne trimbalait pas cela comme ça. Non et puis c'était important de montrer à Albus que c'était une bouteille et pas une fille, non parce que Pete était assez connu pour être un coureur de jupons mais c'était pas sa faute, c'était son ancienne thérapie pour oublier Blake, thérapie qui n'a pas du tout fonctionné. Il aurait pu aller consulter un psychologue mais non, il n'aimait pas parler, surtout avec des inconnus. Au moins quand il sortait avec une fille, il n'avait pas vraiment besoin de parler. Au moins les trois quarts du temps. Ils faisaient autre chose... Pas besoin de dessins, si ? Et ce n'est pas forcément ce à quoi vous pensez... Enfin Pete vint s'installer sur son lit qui était juste à côté de celui d'Albus. Il posa les verres sur une table de chevet et les remplis de whisky pur. Il tendit alors un verre à Bubus et lui dit. « Trinquons à une année qui sera mieux qu'elle n'a commencé. CUL SEC ! » Ils levèrent leur verre et les avalèrent cul sec. Pete ferma les yeux et serra les dents, le whisky pur feu était quand même fort même pour les plus expérimentés d'entre nous. « On peut remercier Hoogy c'est grâce à lui si on a cette bouteille, il nous a arrangé le coup. Apparemment il s'est fait une copine parmi les Elfes de Poudlard. Hoogy est un génie ! » Pete sourit à son ami mais les choses étaient sérieuses maintenant. Pete ne savait pas par où commencer, déjà il fallait commencer par Albus parce que c'est lui qui allait vraiment mal à cause de l'emprisonnement de son père et dire que ni Blake ni Pete n'avait pu être là pour lui pendant les vacances, Pete car obligé d'arranger un peu les choses avec ses parents pour se débarrasser d'Iseult. On pouvait dire qu'il avait été égoïste sur le coup mais il fallait le comprendre rien n'était facile non plus pour lui. C'est donc le plus subtilement possible que Pete demanda à Albus : « Tu... Tu as des nouvelles de ta famille et de ton père ? Je sais que ça doit pas être facile mais tu sais je suis là. Alors si ça t'as besoin de parler, je suis tout prêt à t'entendre et je te promets de pas faire de remarques sarcastiques ou cyniques comme je sais les faire. » C'était pas beau l'amitié ? Pete faisait des efforts parce qu'il avait à se faire pardonner mais aussi parce qu'il était sincère, il y tenait à son Albus, c'était son meilleur copain, son frère de cœur et puis avant tout la personne qui serait toujours là pour lui il en était sûr. Ils avaient été ennemis pendant un moment mais tout ça c'était très loin derrière eux maintenant, oui très loin, ils étaient civilisés à présent et plus mûrs. En gros ils avaient grandi et vu plus clair dans certaines choses. Ils étaient moins des petits cons même s'ils le seraient toujours, il ne fallait pas se faire d'illusion, non plus... Mais au moins ils étaient ensemble, peu importe ce qu'il arriverait, peu importe les merdes qui leur tomberaient dessus et tout ce qui allait avec. Ils étaient ensemble. PETBUS FOREVER. C'est plus qu'un surnom, c'est une philosophie. Enfin Pete rempli de nouveau leurs verres avec un sourire au coin. Le mal de crâne du lendemain, ça ne se faisait pas tout seul ni en un claquement de doigts.

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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Mer 21 Déc - 10:17




Bouh. Voilà ce à quoi pensait le jeune Potter en ce moment précis. Mal de crâne. Eté de merde. Rentrée de merde. En comparaison, l’année dernière où de petits problèmes de jeune adolescents avaient à la place avait l’air de jeux d’enfant, et encore Albus se demandait comment il avait fait pour être attristé de la sorte du simple fait qu’il avait eu une vie amoureuse désespérante ou qu’il s’était fait voler un vif d’Or sous son nez par Edenson, ce qui l’avait fait bouder pendant une semaine. Oui, une semaine durant, il se demanda maintes fois s’il était bel et bien le fils de son père, qui à sa connaissance était un attrapeur hors pair, alors que lui n’était pas fichu de mener un match à bien. Apparemment, ce genre de choses n’était pas génétiques, bien qu’il l’aurait espéré (Al, tu devrais suivre les cours plus souvent, t’apprendrais pas mal de choses intéressantes, tu sais…). Il a intérêt à se battre si cette année il veut être capitaine de l’équipe, poste que Johane Flint a décidé de quitter. Enfin bref, là c’était d’une ampleur toute autre, qui dépassait largement « l’insouciant » (mouais, si l’on peut se permettre un adjectif pareil) cadre de Poudlard.

Cela faisait un moment qu’il évitait d’y penser. Penser à tout ça, tout ce qui arrivait à sa famille, aux problèmes de sa propre petite vie qui décidément ne pourront jamais rester personnels. Parfois, Albus se mettait à envier la vie des autres. C’est vrai ça : Ca ne le dérangerait pas tant que ça d’être un mec complètement à part dans sa famille, comme Pete Levingston, son meilleur ami pour le meilleur comme pour le pire (et c’est le cas de le dire…), du moment qu’il croit en lui et se bat pour ce qu’il est vraiment. Ca a du être plutôt cool sinon, d’avoir eu une enfance de fugitif pour rester Résistant quoiqu’il arrive et quoi que les autres en pensent, comme Adrian Tymers, un gars de septième année, qui a décidément trop la classe aux yeux d’Albus. Mais avoir grandi dans une famille qui est rejetée de tous, traitée comme lâche et ayant le monde de la magie entier à dos, ça c’est nettement moins amusant. Le plus à plaindre est certainement son père, avec des problèmes de plus en plus graves qui lui tombent sur la tête comme des noix de coco. Il n’y a pas à dire, là Albus était loin de faire le poids et il n’avait pas du tout l’intention de rivaliser entre le fait que son père aie grandi sans parents et le fait qu’il est jusqu’à persécuté de toutes parts par le Seigneur de Ténèbres en personne. Une chose magnifique lui a pourtant été donnée dans la vie : une famille, qui, bien que n’ayant aucun lien de sang avec lui, l’a toujours épaulé et ce, quoiqu’il arrive. Peut-être était-ce pour cela qu’Albus est aussi familial, qu’il tient autant à sa famille et à ses proches et surtout refuse de voir qui que ce soit fâché dans son entourage. Il est inutile de nier le fait que Pete et Blake sont des Ron – hum – et Hermione parfaits à ses yeux, et le rapprochement avec le trio d’adolescent dont faisait partie son père est évident. En ces deux compagnons idéaux, Albus le sait déjà, inutile de le lui rappeler, que peut importe ce qu’il devra traverser par le futur, il pourra toujours compter sur eux deux. Et à l’image de cette vieille amitié, il espère secrètement que Blake et Pete seront tout aussi heureux que sa tante et son oncle Weasley. Et que leur enfant se nommera Albus Levingston II. Bah quoi, c’est juste histoire de ne pas l’oublier, tiens. Mais ça c’est une autre histoire…

Cette histoire de fête qui se déroulait dans le château, quelque part il ne sait pas très bien où, Albus n’avait pas insisté plus que ça pour y assister, et ne voulait même pas y songer. Voir des gens de bonne humeur le rendait toute chose. Il repensa à la fête de fin d’année à laquelle le jeune Potter avait participé et dansé, avec tant d’entrain et de bonne volonté. C’était avant tout ça, bien sur… Toujours la bonne humeur, la joie de vivre, ça avait été tellement agréable de profiter de ces derniers instants d’insouciance. Le départ de son frère vers le vaste monde de la sorcellerie lui avait semblé tellement loin, et la pensée d’un éventuel évènement concernant Voldemort cet été ne l’avait même pas effleuré l’esprit, tant l’année scolaire avait été « calme » en comparaison… Le lendemain, il avait été ramassé K.O au sol par une première année. Albus n’avait bu que trois malheureux verres, pourtant. Il tient très mal l’alcool, il faut avouer, mais il n’en abuse pas trop en général et bois occasionnellement, donc ça peut passer – la plupart du temps. Du moins, c’est ce qu’il pense.
C’est donc à pic qu’est tombée la proposition de Pete. Albus savait que Rose aurait trouvé le moyen de le forcer à venir, alors c’est une bonne chose qu’il aie trouvé un échappatoire.

On l’aura facilement deviné : Albus n’était pas du tout beau à voir en cet instant précis. Il attendait Pete depuis un petit moment, à l’instar d’un vieux pépé ramollo dans le dortoir des Gryffondor. Assis à l’extrémité de son lit, il était étrangement en inactivité. Lui qui était réputé pour semer le bazar partout où il foutait ses pattes, on avait du mal à le reconnaître. Car quand Albus fait une déprime, ce n’est pas très joli à voir. Pas du tout, même. On le croirait mort... Enfin, pour ne pas exagérer non plus, si on le compare à la pile électrique à laquelle il a de nombreuses ressemblances, d’ordinaire.

« J'ai ramené une copine ! »

Une fraction de seconde, il pensa : *Blake ?* Puis il chassa cette idée aussi vite qu’elle était venue et se dit : *Oh pitié ! Manquait plus que ça… *. Il déglutit, les sourcils froncés. Il n’allait pas le provoquer… Il connaissait TRES bien les moindres détails de ce qui se passait dans la vie sentimentale d’Albus, et à quel point elle était nettement moins passionnante que la sienne… C’était d’ailleurs un sujet de fréquentes chamailleries entre les deux garçons. Il n’allait pas jouer avec ça. Au fond de lui, Albus le connaissait assez bien pour savoir que, oh si, il en serait parfaitement capable mais… pas maintenant. Il se tourna vers son ami (à noter : ce n’était pas pour rien qu’il l’appelait de la sorte) et constata avec plaisir qu’il parlait en réalité de la meilleure petite amie que tout homme normalement constitué rêverait d’avoir à ses côtés : une bonne petite bouteille de whisky pur feu. THE boisson chérie de tout sorcier qui se respecte. Il esquissa un sourire, mais s’abstint de tout commentaire.

Soudain, comme s’il venait de réaliser ce qui ce passait, Albus se rendit compte d’une chose qui l’étonna lui-même : Pete semblait prêt à tout pour lui remonter le moral, pour tenter de faire sourire son ami. Les rôles s’inversaient en quelque sorte… Il avait clairement moins les boules qu’Albus en ce moment et apparemment, il souhaitait faire de cette soirée improvisée une bonne petite beuverie tranquille entre deux potes qui tentent d’oublier leurs soucis mutuels. Qui l’eut cru, Pete, une bouteille à la main, réconforter Al un ton presque « jovial » dans sa voix… La destruction de tous les stéréotypes à leur sujet était imminente… Pete prit place à côté d’Albus, sur le lit voisin et lui tendit un verre rempli de la boisson.

« Pete. » Fut tout ce qu’il put dire, l’air reconnaissant, pour le remercier pour… Pour tout. Cette petite soirée qu’il avait organisé avec sa seule compagnie au lieu d’aller draguer de jolies septièmes années toute la nuit, cette bouteille de whisky très bien placée, là, sur la table de chevet, son ton supérieur qui agaçait tant Albus qui était littéralement effacé… Le fait qu’il soit son ami, par-dessus tout. C’était tout ce qui importait en cet instant…

« Trinquons à une année qui sera mieux qu'elle n'a commencé. CUL SEC ! »

« CUL SEC ! » Hurla brusquement Albus, imprévisible (et donc fidèle à lui-même), dans un soudain élan, sans se préoccuper de qui pouvait bien l’entendre. Il est inutile de préciser ce que mentionne le règlement intérieur à propos des boissons, telles qu’elles soient, provenant de l’extérieur… Mais bon, après tout, ce n’était que le règlement, et Miss Lesworth serait comme toujours sympathique avec lui.

Albus suivit Pete dans son mouvement, machinalement. Le whisky lui brula la gorge, une sensation agréable. Il posa brutalement quelques secondes plus tard son verre sur la table de chevet – vide.

« On peut remercier Hoogy c'est grâce à lui si on a cette bouteille, il nous a arrangé le coup. Apparemment il s'est fait une copine parmi les Elfes de Poudlard. Hoogy est un génie ! »

« Je ne peux que t’approuver… » Sourit Albus en s’emparant de la bouteille de whisky à son tour. Il resservit Pete, puis lui-même. Albus n’est pas très familier avec l’alcool, on l’a que trop souvent prévenu de ses dangers, mais se lâcher une fois de temps en temps (surtout en ces moments durs), ça ne pouvait pas faire de mal. Et puis, il était avec Pete. Pete, il a toujours la solution à tous les problèmes dans lesquels Albus se fourre. En plus, quoiqu’il arrive, c’est toujours lui qui l’encourage à boire, le préfet redouté de tous… Albus s’amusa à imaginer ce qu’il adviendrait de son badge si précieux, si cette soirée revenait aux oreilles d’une personne malintentionnée. Apocalypse du règne de Pete. Libertés supplémentaires pour lui. Oui, décidément, il n’y avait aucun inconvénient à boire, ce soir.

Les Elfes de maison, il faut dire qu’Albus n’a pas trop eu l’occasion s’en fréquenter. Surtout avec la folle-furieuse, nous parlons bien sur ici de Tante Hermione et son SALE machin-chose. Elle fait jusqu’à présent le tour de toutes les maisons sorcières de la famille (et par régulièrement, on entend tous les deux mois) afin de vérifier qu’il n’y a aucune entorse au « pacte » de 300 pages qu’elle a fait signer à tous les Weasley-Potter. Personne ne l’a réellement lu (sauf le père de Lucy, Oncle Percy, un ancien Préfet, mais ça c’est une autre histoire) mais ils ne pouvaient qu’approuver. Tante Hermione sait se montrer très persuasive, quand elle veut… Bref, si on doit résumer ce roman en quelques mots, on peut dire qu’il est strictement interdit d’avoir des Elfes de maisons dans leur propriété. Évidemment. Et qu’à chaque fois qu’ils en croisent un, il faut les saluer dignement, leur donner des chaussettes s’ils ont froid, des bonnets, enfin, des trucs dans le genre. Et tenter de convaincre la moindre personne qu’ils connaissent ayant un Elfe de maison de reconsidérer sa situation, au moins de lui laisser prendre des vacances, et blah blah blah. Quoiqu’il en soit, Albus n’avait nullement l’intention de faire la morale à Pete. Il avait beaucoup mieux à faire, et il n’était pas certain de partager le point de vue de sa tante de ce côté-là, même s’il la trouvait vachement flippante quand elle évoquait le sujet. On croirait qu’elle concocte un plan d’assaut pour une troisième guerre mondiale.

Pete surprit son ami en lui lança soudainement :

« Tu... Tu as des nouvelles de ta famille et de ton père ? Je sais que ça doit pas être facile mais tu sais je suis là. Alors si ça t'as besoin de parler, je suis tout prêt à t'entendre et je te promets de pas faire de remarques sarcastiques ou cyniques comme je sais les faire. »

Blanc. Les mots lui manquèrent quelques secondes.

« Pete, t’es un frère. Un vrai de vrai. » Répondit Albus en lui donnant une tape sur l’épaule, son verre dans l’autre main. « Entre nous, j’en connais beaucoup qui seraient partis sans hésiter à cette petite fête, au lieu de rester là, passer la soirée avec… un gars à problèmes. » Il marqua une pause, esquissa un sourire. « Prends ça dans le sens que tu veux. » Ajouta-t-il.

Il planta son regard dans celui Pete, hésita à répondre, puis il eut une illumination. Quelque chose qui avait fait que ce début d’année avait été pire qu’il ne l’aurait du… si c’était possible.

« Je veux bien t’en parler, mais j’ai quelque chose de plus urgent à te demander. » Enfin, ‘urgent’, oui, pour Albus, ça l’était. Ses deux meilleurs amis étaient tout comme sa famille. « Blake. Je veux tout savoir. Alors t’as pas intérêt à mâcher tes mots, les cachoteries, c’est fini mon pote. »

Qui sait, peut-être se sentirait-il mieux lorsque Pete lui aurait tout raconté ? Depuis que les deux tourtereaux s’étaient rabibochés, le petit monde d’Albus avait repris des couleurs supplémentaires. Il avait horreur de se faire des ennemis et de voir des gens fâchés, surtout ceux de son entourage… Alors Blake et Pete, ce n’était même pas la peine d’y penser. Parler de cette histoire qui avait bien fini serait un excellent remontant. Et associé l’alcool, ça ne pouvait lui faire que du bien.

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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Dim 25 Déc - 11:47


« Pete, t’es un frère. Un vrai de vrai. » Ça touchait Pete sincèrement. Pour lui aussi, Albus était un frère. Il était fils unique à l'origine mais Albus c'était son frère de cœur, d'adoption bien que ça ne plaise pas vraiment à ses parents, ça non, ils n'étaient pas très fan des Potter, en particulier du père mais aussi d'Albus depuis qu'ils savaient qu'il était le meilleur ami de leur fils. Ils considéraient que c'était Albus qui avait changé leur fils, fait de lui ce petit insolent rebelle qui faisait tout le contraire de ses parents. Ils le soupçonnaient même des fois d'avoir eu recours au sortilège de l'Imperium. Une fois ils en avaient parlé à Pete et celui-là n'avait rien trouvé de mieux que de rire aux éclats, mais où ses parents allaient chercher tout ça ? Il se la posait souvent cette question mais en même temps ses parents étaient des barges, il ne fallait pas aller chercher très loin... « Entre nous, j’en connais beaucoup qui seraient partis sans hésiter à cette petite fête, au lieu de rester là, passer la soirée avec… un gars à problèmes. Prends ça dans le sens que tu veux. » Pete était un héros, il n'avait pas besoin qu'Albus le lui rappelle tout le temps (a). Ça devenait gênant au bout d'un moment. Pete n'aimait pas qu'on le flatte autant... En faite si mais là il fallait qu'il arrête parce qu'il allait prendre la grosse tête. De toute manière, il ne voulait pas aller à cette fête alors ça n'était pas la peine de faire comme s'il venait d'accomplir un gros effort. Au contraire, il aurait sûrement déprimé seul si Albus n'avait pas accepté de rester avec lui. « Je veux bien t’en parler, mais j’ai quelque chose de plus urgent à te demander. » Pete ne savait pas pourquoi mais il sentait que ça, ça n'allait pas être cool pour lui, ça non. Il le sentait vraiment mal. Qu'est-ce qu'Albus avait de si urgent à lui demander ? Il lui disait tout non ? Oui enfin presque et il savait à peu près ce que voulait savoir Albus, il n'était pas dupe et en même temps il y avait qu'un seul truc, un énorme truc d'ailleurs, que Pete cachait à son meilleur faute de savoir comment en parler. « Blake. Je veux tout savoir. Alors t’as pas intérêt à mâcher tes mots, les cachoteries, c’est fini mon pote. » Évidemment que c'était ça dont il voulait parler.

Pete n'était pas encore assez à l'aise avec ce sujet pour en parler calmement comme si tout était cool et simple. Non parce que déjà ce n'était pas simple, pas du tout. Tout ça il n'arrêtait pas de le dire mais il ne le dirait jamais. En même temps c'était bien qu'Albus prenne les devants, ça évitait que Pete se demande à quel moment il devrait placer le sujet. A croire qu'Albus pouvait lire dans son esprit, s'en était presque flippant... « La curiosité te perdra, tu sais ? » Petite phrase d'humour, admirez, ça n'arrivait pas si souvent avec Pete. De plus quand ça arrivait en général c'était de l'humour noir, satirique, sarcastique, enfin bref c'était rarement gentil. Même dans l'humour, il tapait là où ça faisait mal. On était fils d'une famille de mangemorts qu'on le voulait ou pas et forcément ça laissait des marques. Pete n'était pas quelqu'un de gentil à la base, il avait ses convictions et se battait pour elles mais pas nécessairement de manière loyal et acceptable basé sur le fair play et toutes ses conneries. Pete était beaucoup plus radical sur certains sujets. Le pire dans tout ça, ce n'était pas cela mais le fait qu'il soit super calculateur et qu'il avait un sang-froid remarquable. Ça c'était le pire car on ne pouvait pratiquement jamais savoir ce qu'il pensait. Il était chiant pour ça mais c'était sa force, son principal atout. Ça ne servait jamais à rien de se précipiter, de foncer dans le tas comme le faisait trop souvent et à tort, Albus. En un sens, ils se compléter un peu : Pete freinait les ardeurs d'Albus et ce dernier obligeait Pete à se détendre un peu. Une amitié complémentaire c'était pas magnifique ? Et puis on disait aussi qu'entre il y avait une « bromance ». Enfin Pete se décida à en dire plus à Albus, le pauvre il attendait que ça de connaître toute l'histoire. « Je sais pas comment on peut vraiment appeler ça, le truc qu'il y a entre Blake et moi, c'est loin d'être simple. » Pause. Au moins c'était vrai. Loin d'être simple. « Je lui ai tout dit avant l'été, on s'est embrassé, tu me diras ? Génial mais c'est pas du tout génial. » Décidément il fallait le suivre. « Non parce que tu vois je suis un sacré paquet d'emmerde. Je veux dire, j'ai une famille de merde qui n'acceptera jamais Blake, une fiancée dont j'ai plus que du mal à me débarrasser. Je pouvais pas faire subir ça à Blake, ça aurait été horrible de ma part. Elle mérite d'être heureux avec un autre que moi qui sera libre pour elle. » On pouvait au moins reconnaître qu'il faisait passer le bonheur de Blake avant le sien même si dans ce cas-là pas sûre que ça la rende heureuse... Il croyait bien faire pourtant. « Je lui ai dis que je pouvais pas être avec elle maintenant, pas comme ça. Je ne le voulais pas tant que j'étais fiancé à Iseult. Alors je lui ai dit qu'en attendant que je ne sois plus fiancé, on devrait calmer les choses. » Est-ce qu'Albus voyait où Pete voulait en venir ? Pas sûr. « Mais tu sais, je vois bien que je l'ai fait souffrir plus qu'autre chose parce qu'elle ne traîne plus avec nous, tu t'en est bien rendu compte. J'ai tout foiré. » Pete se sentait dépité. Quoiqu'il fasse ça n'allait pas. « Je veux dire qu'est-ce que t'aurais fait à ma place ? Bien sûr que j'aurais préféré lui dire un truc du genre : C'est super, on est ensemble et on s'en fout du reste. Mais je suis pas ce genre de garçon, insouciant qui ne pense pas au reste. Je suis obligé de penser au reste parce que je dois faire face. » Pete s'arrêta de nouveau avant de rajouter très vite. « Je veux dire qu'est-ce que je suis supposé faire ? Faire mon égoïste, profiter avec Blake jusqu'à ce que la réalité me rattrape ? Ou alors supporter au quotidien de voir Blake souffrir et moi-même souffrir. C'est nul ! Dans les deux cas, je suis perdant et elle aussi. » Quel constat positif, ça donnait envi d'être amoureux, sérieusement ! « Bon maintenant passe-moi la bouteille que je boive un peu pour me consoler un minimum. » Pete remplit son verre et le but cul sec.

L'alcool commençait un peu à faire son effet même s'il était loin d'être bourré ou « pompette » comme on dit. Il était résistant... Dans tous les sens du terme d'ailleurs. Elle était pas mal d'ailleurs celle-là, le petit jeu de mots... « Peut-être que si tu me parlais de tes histoires de cœur, ça me remonterait le moral... » Pete était assez curieux sur ce sujet car Albus n'en parlait pas souvent. « AH moins que tu réserves ce genre de conversations pour D'Alvarez. Parce que tu vois j'ai remarqué que tous les deux vous passez beaucoup de temps ensemble et qu'elle te change. Je sais pas si tu t'en rends compte mais fais gaffe ! Elle te manipule pour faire de toi ce qu'elle veut. » Vous l'aurez bien compris Pete n'aimait pas la nouvelle super copine d'Albus : Aleera D'Alvarez. Pire il la détestait. Il n'avouerait jamais la raison principale qui était qu'elle lui volait son meilleur ami et elle lui montrait bien. De plus elle se foutait de lui et faisait exprès de dire tout le contraire de ce qu'il disait. C'était une peste, une salle gamine pourrie gâtée qui ne méritait pas de traiter Albus de cette façon, Pete n'était pas d'accord. Il ne pouvait laisse faire ça, c'était la honte de sa vie. Et puis il fallait bien reconnaître que ça l'embêterait énormément si Aleera réussissait là où il avait échoué. Non, il ne pouvait accepter une telle chose, il était un Levingston par Merlin ! En tout cas, Pete rajouta : « Je l'aime pas cette fille. » C'était plus une pensée à lui-même qu'une réelle réflexion qu'il partageait avec Albus, sans vouloir l'offenser. Non parce qu'Albus pourrait bien répondre ce qu'il voulait, Pete détesterait toujours autant Aleera, il l'avait pris en grippe, c'était fini maintenant. Terminé, il la détesterait jusqu'au bout ! C'était un duel jusqu'à la mort entre eux et c'était de sa faute, à elle. Oh on disait toujours ça dans ce genre de situation, c'était jamais sa faute, surtout quand Pete était impliqué en faite.

Bonus:
 

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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Ven 24 Fév - 7:20



« La curiosité te perdra, tu sais ? »

Il y a quelques mois, on aurait dit ça à Albus, il n’aurait pu qu’acquiescer. Or, il se trouve qu’avec les évènements précédents, il a découvert que sa curiosité n’était qu’une part, moindre de sa faiblesse. La plus grande constituait sa sensibilité et sa dépendance… aux proches, à son entourage. Sa curiosité n’est, au fond, qu’un moyen pour être sur qu’ils existent toujours ? Le fait de tout vouloir savoir lui faisait réaliser qu’il y avait toujours quelque chose, que rien n’était mort. Cela allait de paire avec son caractère : son côté impertinent et imprévisible était peut-être juste une couverture ? Se sentir exister auprès d’eux, montrer qu’il est là, qu’il est au courant de tout, et avoir, quoiqu’il arrive, quelque chose à dire, à faire. Se montrer utile, intéressant vis-à-vis de tout le monde. Avoir quelque chose de spécial.

Albus ne bougea pas, eut un sourire triste, en reconsidérant totalement la situation de son frère, James. Lui, qui auparavant avait un comportement semblable au sien… Peut-être qu’il a déjà traversé un jour comme celui-ci. Peut-être qu’un jour il s’est déjà remis en question… Et a réalisé qu’il n’avait plus besoin de montrer une facette aux autres ? D’être soi-même ? Albus se demanda un bref instant si ce jour n’était pas venu pour lui. Si aujourd’hui il ne devait pas, faire un pas en arrière, prendre du recul… Devenir plus sage, plus stable. Arrêter de perdre son temps avec des affaires puériles telles qu’une course aux gnomes ou des lancers d’excréments d’hippogriffes. Ce serait plus simple, non ? Il aurait plus de chances de devenir un Auror, réussir sa vie, tranquillement. C’est peut-être ça, oui. Grandir…

Beurk et re-beurk. Non mais vous imaginez un instant ?! Albus en mode James ? C’est du grand n’importe quoi ! Non non. Cette prise de conscience est beaucoup trop en avance là, coco. Retour en arrière, s’il vous plait ! Manquait plus que ça !

« Je sais pas comment on peut vraiment appeler ça, le truc qu'il y a entre Blake et moi, c'est loin d'être simple. »

Albus eut un sourire jusqu’aux oreilles en entendant ces mots. Non pas qu’il se réjouissait que leur histoire était compliquée –tout le monde se passerait bien d’une histoire d’amour compliquée- mais qu’il veuille bien lui en faire part.

« Je lui ai tout dit avant l'été, on s'est embrassé, tu me diras ? Génial mais c'est pas du tout génial. »

Voyons ça ! Comme c’est romantique. Albus préféra ne pas songer au fait que n’avait jamais embrassé de fille alors que Pete en avait probablement séduit tellement qu’il ne devait plus se rappeler de toutes… Albus, intrigué, soutint son regard d’un œil interrogateur, le sourcil haussé.

« Non parce que tu vois je suis un sacré paquet d'emmerde. » *Ah ça, tu vois, je l’avais remarqué mon vieux !*
« Je veux dire, j'ai une famille de merde qui n'acceptera jamais Blake, une fiancée dont j'ai plus que du mal à me débarrasser. Je pouvais pas faire subir ça à Blake, ça aurait été horrible de ma part. Elle mérite d'être heureux avec un autre que moi qui sera libre pour elle. »

Albus ne dit rien, laissa Pete continuer son histoire. Une des nombreuses choses qu’il admirait chez Pete : son magnifique sens de l’honneur. Naitre dans une famille de sorciers pro-Voldemort avait au moins un avantage, dans un sens. Il mérite en tous cas clairement sa place à Gryffondor : il a eu le courage d’affronter sa famille, se la mettre à dos pour pouvoir vivre son amour au grand jour. S’il en aurait été autrement, il aurait eu plaisir à se pavaner dans tout Poudlard, Iseult au bras, l’embrassant publiquement, tandis qu’il vivait en secret son aventure avec Blake. Mais non. Il a tout de suite montré son désaccord. D’autant plus qu’il pense au bonheur de Blake… Mais l’autre là, il avait vraiment du crottin dans la cervelle : croire qu’une personne, aimant d’un amour aussi réciproque et fort que celui que Pete avait pour Blake puisse être heureuse son bien-aimé. Ou du moins aie des facilités à se remettre d’un amour déçu. Si seulement il avait regardé ses yeux charbon, il l’aurait compris : les flammes d’espoir qui alimentaient son regard ! Ça y est, Albus se mettait à la poésie. C’est drôle tout ça. Être sérieux (et triste qui plus est) ne lui va décidément pas.

« Je lui ai dis que je pouvais pas être avec elle maintenant, pas comme ça. Je ne le voulais pas tant que j'étais fiancé à Iseult. Alors je lui ai dit qu'en attendant que je ne sois plus fiancé, on devrait calmer les choses. » Oh le con. « Mais tu sais, je vois bien que je l'ai fait souffrir plus qu'autre chose parce qu'elle ne traîne plus avec nous, tu t'en es bien rendu compte. J'ai tout foiré. Je veux dire qu'est-ce que t'aurais fait à ma place ? Bien sûr que j'aurais préféré lui dire un truc du genre : C'est super, on est ensemble et on s'en fout du reste. Mais je suis pas ce genre de garçon, insouciant qui ne pense pas au reste. Je suis obligé de penser au reste parce que je dois faire face. » Ah d’accord, oui en effet, on avait compris que c’était le contraire d’Albus. Ce dernier tenta de se mettre à sa place. Il avait beau être tête en l’air impulsif… Il avait lui aussi un souci d’autrui. Il aurait laissé tomber, quitte à souffrir.
« Je veux dire qu'est-ce que je suis supposé faire ? Faire mon égoïste, profiter avec Blake jusqu'à ce que la réalité me rattrape ? Ou alors supporter au quotidien de voir Blake souffrir et moi-même souffrir. C'est nul ! Dans les deux cas, je suis perdant et elle aussi. » C’était un cercle vicieux. Impossible d’y échapper… Il aurait mieux valut dans ce cas qu’il ne traîne tout simplement pas avec eux. Etre le meilleur ami du fils du « grand copain » de la famille et aimer une Résistante pure et dure, en plus de rejeter les siens… C’est vrai que ça doit faire un choc, quelque part, à la famille. Transposons tout ça, d’un point de vue Résistant. Prenons… Roxanne, quel bon exemple. Albus évitait le plus possible d’évoquer ce douloureux sujet avec la famille. Mais au fond, il le sait bien : elle agit exactement de la même manière que Pete. Et ça fait mal. Et il ne pouvait pas quelque part l’obliger à repasser du côté des forces du bien, tout en faisant comme si de rien n’était pour Pete. Alors il préférait passer l’impasse pour Roxanne. C’était la cousine contre le meilleur ami… Albus serra les dents en se remémorant ce combat dont la fin était déjà écrite. Avec un peu de chance, c’était le cas aussi pour Pete.

« Bon maintenant passe-moi la bouteille que je boive un peu pour me consoler un minimum. » Albus s’exécuta et Pete fini son verre dans les secondes qui suivirent. Il ne se doutait pas de la transition intelligente mais peu avantageuse qui allait s’en suivre.

« Peut-être que si tu me parlais de tes histoires de cœur, ça me remonterait le moral... »

« Euh, Joker ? »

Albus trouva soudainement un vif intérêt pour sa pointe de ses chaussures. Il craqua ses doigts, se les tripotait, regardant ailleurs. Ce genre de conversation le mettait terriblement mal à l’aise. Surtout en compagnie d’un gars aussi expérimenté que Pete. C’est clair que pour décompresser de sa vie amoureuse désastreuse, il fallait parler à Albus : il n’y a pas photo. Qui se souvient l’avoir déjà vu main dans la main en compagnie d’une fille ? Pas beaucoup de gens. En fait, personne. Parce que toutes les tentatives d’Albus de sortir avec une fille se sont révélées pas très jolie. Il s’est dégonflé au bout d’une tentative, mais a quand même retenté le coup, avant de carrément laisser tomber. De toute façon, Albus n’avait vraiment rien à cacher… Enfin, selon lui. Alors pourquoi se sentait-il aussi gêné quand on évoquait le sujet ? Tout ce qu’il avait à dire renvoyait au passé… Pas vrai ?

« AH moins que tu réserves ce genre de conversations pour d'Alvarez. Parce que tu vois j'ai remarqué que tous les deux vous passez beaucoup de temps ensemble et qu'elle te change. Je sais pas si tu t'en rends compte mais fais gaffe ! Elle te manipule pour faire de toi ce qu'elle veut. » Il ajouta ensuite « Je l'aime pas cette fille. »

Ces mots firent tilt dans la tête d’Albus.
Sans s’en rendre compte, il se leva, quand Pete commença à la critiquer.

« Hé calme toi, elle t’a rien fait, t’as pas le droit de la juger comme ça. Crois moi tu te trompes sur son compte, c’est une fille adorable… Nara, c’est juste une copine. » Radar. Bip bip, terme connoté. « Euh une amie. Enfin tu vois. C’est juste que tu la connais pas. Elle est super sympa. Vraiment même, on rigole pas mal. Même si on passe pas mal de temps, c’est genre pour bosser. Parce que t’as vu avec quelle justesse j’ai passé mes exams. Point. Rien de plus. Hé ! Me sort pas cette tête de merlan frit ! »

Albus s’assit puis se rajusta sur le lit, commença à penser que l’air était bien lourd tout à coup. Il eut tout de même un élan de culpabilité. Pete avait été honnête avec Albus et lui n’était pas capable d’en faire de même. Il prit une grande inspiration.

« Bon t’as gagné. Je vais te dire quelque chose, mais tu me jure que tu ne le diras à personne et que tu te foutras pas de ma gueule. Pigé frangin ? J’ai ta parole ? » Méga regard accusateur. On n’a jamais rien pu refuser à Albus quand il commence à sortir cette tête là.

« En fait… Elle est venue genre comme ça, un après-midi de septembre. Je crois que c’était un jeudi. Jeudi 23 peut-être… » Il regarda son ami, qui ne le quittait pas des yeux, puis se dit qu’il ferait mieux peut-être de ne pas rentrer dans les détails. Ça pourrait le compromettre. « Bon voilà. Elle est venue me dire : », là Albus prit une toute petite voix très maniérée « ‘Hé Albus ! T’es jamais sorti avec une fille ?’ Alors moi je l’ai joué genre ‘quoi mais c’est faux et tout’. Après elle m’a lancé un truc comme quoi ‘ouais, moi j’vais t’apprendre à sortir avec des filles’. Au début, j’ai cru qu’elle voulait juste un rencard alors forcément j’ai pris mes distances… Tu sais, je suis pas un mec facile, j’ai un minimum d’honneur, moi. » Pause. « Bref, en fait c’était pas ça. Donc ça fait depuis quelque temps… Deux mois et quatorze jours en fait qu’elle s’est fixé un objectif tout bête : me ‘décoincer côté fille’, comme elle le dit si bien… » Encore une pause. « Je te préviens, j’ai dis oui pour lui faire plaisir, hein ! J’ai pas besoin d’elle pour faire ce que je veux dans ma vie. Mais si ça l’amuse, bah tant mieux. »

Albus mentait comme un arracheur de dents, il avait tout fait pour prendre un ton léger et humoristique. Mais en fait, il savait que la tache serait rude, mais voilà. Il n’avait pas pu dire non, elle l’avait tellement supplié. En plus, Nara était si jolie et si rayonnante qu’on ne pouvait rien lui refuser en fait.

Albus commença à recoller les morceaux de la conversation… On était passé d’une histoire d’amour apocalyptique à Albus (jusque là tout allait bien). Après, d’Alvarez. Euh, il était pas censé savoir ce qu’ils faisaient lorsqu’ils étaient ensemble avant qu’il ne le lui avoue… Albus se releva encore d’un bon.

« Attends, j’y crois pas, tu ne penses quand même pas que moi et d’Alvarez on est… » Il le fixa longuement, totalement incrédule. « Laisse-tomber, c’est tellement stupide comme idée que ça ne vaut même pas la peine de continuer. Changeons de sujet. »

Albus se rassit une énième fois, sans pour autant arrêter de gigoter. Il ne s’était pas rendu compte qu’il avait commencé à faire les cent pas.

Il rajouta en marmonnant dans sa barbe « L’amour ne nous va pas trop on dirait. » En songeant à leurs mésaventures amoureuses avec un léger sourire.


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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Jeu 1 Mar - 12:05


"La franchise est dite et réputée le langage propre de l'amitié."

« Hé calme toi, elle t’a rien fait, t’as pas le droit de la juger comme ça. Crois moi tu te trompes sur son compte, c’est une fille adorable… Nara, c’est juste une copine. Euh une amie. Enfin tu vois. C’est juste que tu la connais pas. Elle est super sympa. Vraiment même, on rigole pas mal. Même si on passe pas mal de temps, c’est genre pour bosser. Parce que t’as vu avec quelle justesse j’ai passé mes exams. Point. Rien de plus. Hé ! Me sort pas cette tête de merlan frit ! » CRAME, mon pote C.R.A.M.E. Et il aurait pas pu faire pire pour se trahir. Même un peu éméché ou quoi, Pete décèlerait toujours les failles chez Bubus. Après tout c'était son meilleur, il était nécessaire et tout à fait normal, logique et indispensable qu'il ait ce sixième sens. Et Pete n'était absolument pas d'accord Naranja d'Alvarez n'était pas adorable ! C'était un démon, une force du mal dans la peau d'une fille plutôt sexy. Mais il n'empêche que son caractère de cochon la rendait plus désespérante que canon. Quel gâchis. Et dire qu'elle avait osé le rembarrer il y a déjà quelques temps, loin dans le passé. De plus s'il avait besoin de bosser pour ses exams pourquoi il ne le lui avait pas demandé à lui, son meilleur pote ? C'est vrai, Pete n'était pas forcément l'élève le plus studieux et sérieux que Poudlard ait connu mais il se débrouillait bien. Ces notes étaient tout à fait honorable, il n'avait pas de quoi rougir là-dessus. Il s'en sortait bien. C'était suffisant et puis c'est tout. « Bon t’as gagné. Je vais te dire quelque chose, mais tu me jure que tu ne le diras à personne et que tu te foutras pas de ma gueule. Pigé frangin ? J’ai ta parole ? » Et bah voilà, il allait enfin cracher le morceau. C'était pas trop tôt. Pour l'encourager, Pete lui dit à moitié sérieux, à moitié plaisantant : « Crois de Bois, Crois de Fer. Si je mens je vide mon verre. » Il regarda son verre et vit qu'il était vide, mince alors, il lui semblait pourtant que son verre était plein il n'y avait même pas deux minutes. Est-ce qu'Albus avait bu son verre ? Il n'aurait jamais osé, si ? NAAAN ! « En fait… Elle est venue genre comme ça, un après-midi de septembre. Je crois que c’était un jeudi. Jeudi 23 peut-être… Bon voilà. Elle est venue me dire : » Bon il allait cracher le morceau par Merlin ?! Ils avaient pas toute la nuit. Bon si peut-être mais Pete n'avait aucune envi de parler de D'Alvarez toute la nuit, plutôt mourir. « ‘Hé Albus ! T’es jamais sorti avec une fille ?’ Alors moi je l’ai joué genre ‘quoi mais c’est faux et tout’. Après elle m’a lancé un truc comme quoi ‘ouais, moi j’vais t’apprendre à sortir avec des filles’. Au début, j’ai cru qu’elle voulait juste un rencard alors forcément j’ai pris mes distances… Tu sais, je suis pas un mec facile, j’ai un minimum d’honneur, moi. » Pete ne savait pas si cette petite remarque lui était destiné mais déjà le fait qu'il se sente visé devait révéler quelque chose... « Bref, en fait c’était pas ça. Donc ça fait depuis quelque temps… Deux mois et quatorze jours en fait qu’elle s’est fixé un objectif tout bête : me ‘décoincer côté fille’, comme elle le dit si bien… » Deux moi et quatorze jours. Il connaissait la date, bon sang ! Pete ne se souvenait jamais des dates concernant ces anciennes petites amies. Même que maintenant il aimait Blake et tout il avait pas de dates particulières en tête... Pour le moment mais ça viendrait sûrement plus tard. « Je te préviens, j’ai dis oui pour lui faire plaisir, hein ! J’ai pas besoin d’elle pour faire ce que je veux dans ma vie. Mais si ça l’amuse, bah tant mieux. » Pete fixa Albus. Il n'avait nullement besoin d'ajouter quoique ce soit, Pete voyait très clair dans le jeu de son meilleur ami. Il était pire qu'amoureux, il était... ACCRO et ça ce n'était pas une bonne chose, ça non quand on voyait le choix qu'Albus avait fait. D'Alvarez ! D'ALVAREZ. Bordel de m*rde ! Comment cela avait-il pu arriver ? S'il voulait une copine, Pete pouvait lui en trouver à chaque détour de couloirs. Les filles étaient déjà folles d'Albus rien que parce qu'il s'appelait Potter et en plus il était charmant c'était du gâteau mais non, il avait fallu qu'il s'entiche d'une chieuse par excellence. Ce n'était pas concevable.

« Attends, j’y crois pas, tu ne penses quand même pas que moi et d’Alvarez on est… » Les deux jeunes hommes se fixèrent un long moment dans un silence complet. Pete savait qu'il avait raison et il était hors de question qu'il laisse tomber. Il devait vraiment arrêter ce manège avant que ça ne devienne réel et que d'Alvarez soit tout le temps dans ses pattes par la suite. Ah non, Albus vallait mieux que ça. Blake avait pleins de copines aussi, ils se feraient des double rendez-vous comme ça... Mauvaise idée non mais sérieusement pourquoi fallait-il qu'il fasse la plupart les mauvais choix. Son impulsivité allait le perdre. Heureusement qu'il était là pour lui venir en aide sans plaisanter. « Laisse-tomber, c’est tellement stupide comme idée que ça ne vaut même pas la peine de continuer. Changeons de sujet. » Dégonflé. Pete le pensa tellement fort qu'il se demanda s'il ne l'avait même pas à voix haute mais apparemment non puisqu'Albus ne le regardait plus et continuait à faire les cent pas. Pete commençait à chercher une réponse où il ne flinguerait pas trop d'Alvarez hors c'était une tâche très difficile, il fallait donc qu'il y réfléchisse plusieurs fois. Cependant avant même qu'il ne tâche de formuler une réponse convenable, Albus vint de nouveau s'asseoir et finir par dire : « L’amour ne nous va pas trop on dirait. » Pete ne put s'empêcher d'éclater de rire. Ouais l'amour c'était pas le top c'était le moins que l'on puisse dire. Heureusement qu'il restait les amis sinon la vie serait bien triste. Rien que pour moi ça donnait envi de boire un peu plus. Pete but donc une gorgée de son verre. Après tout le but premier de cette soirée était de boire. Enfin non il y avait aussi le fait de parler mais bon il pouvait le faire en même temps que boire, enfin pas vraiment mais vous voyez bien où je veux en venir. Pete se décida à faire une petite blague, quand il buvait, il pouvait devenir un vrai farceur. Il fallait le voir au moins une fois bourré, c'était quelque chose. Et le préfet chiant, antipathique et cassant non là il était « PUMP IT UP » comme on dit chez nous. Danser comme un petit fou, faisait des blagues, draguer des filles oui quoique ce dernier point ce n'était pas spécifique au fait qu'il soit bourré. Enfin bref donc Pete dit à Albus : « Je crois que tu connais la seule solution qui nous reste... » Il lui fit son regard qui faisait tomber toute fille de bon sens, amatrice de sexe masculin et en particulier de beau gosse « Toi et moi... » Il lui fit un regard pleins de sous-entendu en gardant son sérieux avant d'ajouter. « J'ai jamais eu d'expérience avec un homme et toi non plus sinon tu me l'aurais dit mais vu notre chance, on a pas vraiment d'autres choix. Ça peut vraiment être fun je pense. » Pete gardait encore son air sérieux. Il s'impressionnait limite à tel point il se trouvait convaincant, il serait à la place d'Albus il y croirait et commencerait un peu à paniquer mais c'est pas grave. Finalement il se mit de nouveau à exploser de rire. « T'es très mignon mais pas trop mon genre si tu vois ce que je veux dire mais si je change de bord je peux t'assurer que ça sera toi. On formerait un de ces couples de beaux gosses n'empêche. On en briserait des cœurs... Aah voilà que je deviens philosophe tout d'un coup. » Il rit encore un petit peu.

Il lui fallut quelques minutes pour se remettre de ses émotions. Le whisky commençait sûrement à lui monter un peu à la tête, il fallait qu'il se calme un peu. Non mais parce que sans vouloir critiquer, celui qui picolait le plus entre les deux c'était quand même lui. Albus n'arrivait pas à suivre la cadence, cet amateur ! Enfin il décida de reprendre son sérieux pour parler de nouveau. « En tout cas Bubus sache que tu es un très mauvais menteur. En plus tu croyais vraiment que t'arriverais à me duper ? J'en suis presque vexé. Mais je n'ai qu'une chose à dire : JAMAIS DE LA VIE. Si tu sors avec d'Alvarez je te quitte Albus et c'est pas des conneries. Bon sang ! Rien que le fait que toi ou du moins tes hormones y pensent c'est honteux. Tu vaux beaucoup mieux que ça et même si ça te fait pas plaisir d'entendre ça c'est la vérité. Je dis ça pour ton bien mon pote, je suis toujours de ton côté. Si tu veux une copine, je peux te présenter pleins de filles ou alors Blake a des copines sexys et sympas, en toute objectivité, je ne m'intéresse plus aux autres filles. Exemple Sarah ou Juyne. Ouais Sarah et toi j'vous ai toujours vu ensemble, ça marcherait du tonnerre j'en suis sûr. En plus elle est franchement pas chiante. » Il fit une pause avant de rajouter quelque chose qui ne plairait pas à la principale intéressée si elle était là. « Non mais parce que tu vois à la différence, Blake a vraiment un caractère de merde. Je suis dingue d'elle et tout mais des fois si elle pouvait avoir un peu moins de caractère, ça ferait du bien à tout le monde... Et surtout à moi. Ne dis pas le contraire, tu mentirais. » Il s'arrêta de nouveau avant de conclure sur un ton très sérieux qui tranchait net de ses paroles précédentes qui semblaient détendues. « Mais je t'assure que si jamais tu sors avec d'Alvarez ou qu'en tout cas tu nous la coltines à tous les repas, c'est la fin du « NOUS » Albus. Et je suis sérieux comme jamais, on a perdu temporairement Blake c'est pas pour se farcir la Reine des emmerdeuses à la place. Tant pis si ça te plaît pas. De toute façon je t'ai jamais dit les choses pour te faire plaisir, c'est pas maintenant que ça va commencer mais tu sais que je t'adore. T'es comme un frère pour moi. » Oh moins il finissait sur une note positive à défaut d'avoir prononcé des paroles très gentilles qui n'étaient en aucun une expression d'une extrême jalousie mêlée à de l'arrogance profonde et d'une possessivité alors insoupçonnée chez le jeune homme.

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+ Tu es celle que je n'attendais pas, la lumière dans ma vie. Tu es cette petite étincelle qui me fait croire que tout est possible, tout est réalisable. LEWELL ♥️
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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Ven 9 Mar - 12:13



Pete repris une gorgée ; Albus fronça les sourcils. Non là, Pete commençait à être plutôt éméché, et Albus n’avait pas vraiment compté le nombre de verres que monsieur Levingston avait consommé (alors que lui était un peu plus sage). Albus ne tenait pas particulièrement à être retrouvé ivre mort le lendemain matin, avec un chaudron sur la tête et enduit sur tout le corps de crème dépilatoire dans le genre rose odeur vomi de framboise (non non, ça ne lui était encore jamais arrivé… de quoi tu te mêles ? Quoique, pendant une période voir un Albus sans poils du jour au lendemain a été troublant pour un certain nombre de personnes, dont lui-même d’ailleurs…).

Albus imita toutefois son camarade et vida son verre, non pas sans se resservir à nouveau. Son troisième, peut-être quatrième pour l’instant. S’il se limitait à cinq… ça pouvait passer. Oh, un strangulot doré ! Voilà qu’il se mettait à compter les vaches volantes. Un petit caramel mou, deux jolis dragées au concombre, quatre… pardon cinq jolis petits ouistitis… Bloups. Albus se prit la tête dans les mains. Si bien, qu’il crut y voir une hallucination (qui en réalité n’en n’était pas vraiment une…).

Pete, cheveux au vent, les yeux bruns scintillants, son sourire d’Apollon d’une blancheur éclatante, le dévorait littéralement des yeux et si Albus était une fille, il était sur qu’il aurait éprouvé un petit quelque chose en sa compagnie. Inutile de préciser qu’Albus était incapable de faire de même, et son attitude de pseudo-drague se limitait dans ce cas précis à un coup de tête destructeur (qui lui procura un léger craquement de la nuque) et ses yeux émeraude persuasifs haussés vers ceux de Pete (ce dernier étant un peu plus grand de taille). Albus avait tout compris.

« Je crois que tu connais la seule solution qui nous reste... Toi et moi... » Albus haussa les sourcils, d’un air entendu. Ça avait beau être une hallucination, ça ne l’empêchait pas de jouer le jeu, non ? « J'ai jamais eu d'expérience avec un homme et toi non plus sinon tu me l'aurais dit mais vu notre chance, on a pas vraiment d'autres choix. Ça peut vraiment être fun je pense. » Albus ne s’était encore jamais vraiment posé la question de l’attirance vers l’autre sexe, il s’était toujours dit que c’était un des trucs qui arrivaient aux autres, mais pas à lui… une des choses que l’on sait très tôt.

« Sait-on jamais, si ça se trouve c’est mieux comme ça, et ça expliquerait pourquoi je n’arrive à rien avec les filles. Mais je ne sais pas… pour toi et moi… Je te préfère en ami. Libre à toi d’aller voir d’autres personnes. Tu risques de faire quand même mal à Blake. Mais on peut toujours essayer… » Bloups. Bloups. Albus battit des paupières et se prit à nouveau la tête dans les mains. Sacrebleu, cette hallucination était si réelle, quand même… Pete le regardait encore de la même façon que tout à l’heure. Il commença à avoir de sérieux doutes. « Pete ? C’est vrai là, ce que tu me propose ? » Albus commença à s’inquiéter et se posa une multitude de questions à la fois. Il déconne là ? Il a trop bu ? Pete et Albus ? Albus et Pete ? Etre ensemble autrement qu’en tant qu’amis ? Être amoureux d’un homme ? A chaque fois, la réponse s’imposait : c’était tout bonnement inenvisageable. De un, Pete était fou amoureux de Blake, ça crevait les yeux. Ensuite, lui-même n’aurait jamais été aussi intimidé par les filles s’il ne savait pas déjà qu’elle était son orientation sexuelle. Et pour finir… transformer le fameux Petbus en un nom qu’un nom guimauve pour les désigner, un peu comme pour les célébrités... Oh. Oh oh. Il préférait tout simplement ne pas y penser. Si Albus gardait plus ou moins son calme, c’était parce qu’il était évident que Pete était entré dans une sorte de phase de délire psychotique du à la consommation abusive d’alcool dans laquelle il n’allait pas tarder à sortir (en temps normal, Albus aurait reculé d’un pas hésitant et aurait désespérément tenté de lui faire prendre conscience de l’absurdité de ses propos. Puis, comme cela évidemment ne marcherait pas, il lui aurait foutu un bon gros coup de poing, de toutes ses forces, pour le faire revenir à la raison. Il ne pouvait pas croire que, Pete SON meilleur ami, a toute sa tête quand il propose un truc aussi fou). Il se dit qu’au cas où ça commencerait à dégénérer, il se chargerait personnellement de lui lancer un bon aguamenti dans la tronche, histoire de le réveiller. Alors qu’il était perdu dans ses pensées (il tentait de se remémorer entre-autres comment exécuter le sortilège en question, pour pouvoir le lancer à tout moment) et ne sachant plus quoi dire, Pete éclata d’un rire qui le fit sursauter jusqu’au plafond. Albus, intrigué, le suivit d’un rire nerveux, pour ne pas perdre la face.

« T'es très mignon mais pas trop mon genre si tu vois ce que je veux dire mais si je change de bord je peux t'assurer que ça sera toi. On formerait un de ces couples de beaux gosses n'empêche. On en briserait des cœurs... Aah voilà que je deviens philosophe tout d'un coup. » Albus ne préféra pas en rajouter d’avantage. Il se gratta la tête et fit son plus beau sourire (quand même un peu forcé)… bien qu’il savait pertinemment depuis le début que Pete ne disait pas le fond de sa pensée, il fallait dire qu’il était quand même pas mal rassuré.

Son sourire s’effaça lorsque Pete revient sur une partie de leur conversation qu’Albus croyait pourtant avoir bouclée. Bah non, apparemment, ça n’était pas assez clair aux yeux de monsieur Levingston : « changeons de sujet ». Il faut dire qu’Albus ne tenait pas non plus à y revenir. Surtout après ce qui s’était passé. Mais apparemment Pete n’était pas près de lâcher l’affaire.

« En tout cas Bubus sache que tu es un très mauvais menteur. En plus tu croyais vraiment que t'arriverais à me duper ? J'en suis presque vexé. Mais je n'ai qu'une chose à dire : JAMAIS DE LA VIE. Si tu sors avec d'Alvarez je te quitte Albus et c'est pas des conneries. Bon sang ! Rien que le fait que toi ou du moins tes hormones y pensent c'est honteux. » « Mec, je t’assure que je ne mens pas. Crois-moi… » se défendit Albus « J’ai pas envie de sortir avec elle, ne te fais pas de soucis sur ça. Enfin, ça ne me déplairait pas, mais je ne suis pas amoureux d’elle donc ça change pas grand-chose. » Pas même une rougeur. Waouh, Albus faisait des progrès. Il faut néanmoins avouer qu’il se posait parfois la question, s’il ressentait quelque chose pour d’Alvarez. Nara était si fraiche, si légère, si pleine de vie -si différente des filles qu’il convoitait d’ordinaire. Elle était jolie, mais plus du type mignonne et adorable. Dans un sens, c’était vrai qu’il ne l’aimait pas. S’il avait été amoureux d’elle, ça aurait été dans le même genre que les autres : une perte totale de contrôle face à elle, l’impression que le monde s’écroule quand il est en sa compagnie, dressant un mur entre eux deux. Mais non. C’est clairement une amie, il n’y a pas photo sur ce coup. Pete se mettait le doigt dans l’œil.

« Tu vaux beaucoup mieux que ça et même si ça te fait pas plaisir d'entendre ça c'est la vérité. Je dis ça pour ton bien mon pote, je suis toujours de ton côté. Si tu veux une copine, je peux te présenter pleins de filles ou alors Blake a des copines sexys et sympas, en toute objectivité, je ne m'intéresse plus aux autres filles. Exemple Sarah ou Juyne. Ouais Sarah et toi j'vous ai toujours vu ensemble, ça marcherait du tonnerre j'en suis sûr. En plus elle est franchement pas chiante. »

Albus sursauta à ses mots. Des rendez-vous organisés par Pete ? Euh, non merci. Ce n’était franchement pas la peine, il s’en passerait bien… Étrangement, l’idée que ça soit ses deux meilleurs amis qui l’aident à trouver l’âme sœur plutôt que Nara ne lui plaisait pas vraiment. Surtout Pete en fait. Ouais. Mis à part Blake (bien sur), Albus n’avait jamais vraiment apprécié les diverses compagnes de Pete… Il les ignorait royalement la plupart du temps, les trouvant trop superficielles, pas assez bien pour lui.

Sarah et Juyne ? Non merci. Sarah, elle sait déjà tout de sa vie, ça serait trop gênant. Il l’a souvent utilisé en tant que « défouloir », elle, timide et naïve de nature, n’ose parfois pas le contredire, même si il dit et fait souvent beaucoup trop de conneries. Il se plaît également souvent à l’entraîner dans ses folles aventures. D’ailleurs, tiens, il a entendu parler d’un passage menant à Pré-au-Lard, il devrait l’emmener faire un tour la bas, dans un futur proche… Ça pourrait être sympa. Enfin non, Sarah c’est Sarah, quoi. Impossible.

Et puis Juyne… Pas envisageable non plus. C’est un porte-bonheur, un rayon de soleil cette fille. Il était vrai qu’elle était pas mal mignonne –en fait, même très canon. Dans la même genre que Nara. Mais il faut dire aussi qu’Albus n’aurait jamais envisagé une telle relation entre eux, surtout parce qu’elle a un an de plus que lui… Ce serait trop étrange. Elle est bien trop mature pour lui (qui a l’âge mental d’un enfant de six ans, c’est surtout ça, le réel problème…).

« Non mais parce que tu vois à la différence, Blake a vraiment un caractère de merde. » « Je confirme. » Ne put s’empêcher d’ajouter Albus. « Je suis dingue d'elle et tout mais des fois si elle pouvait avoir un peu moins de caractère, ça ferait du bien à tout le monde... Et surtout à moi. Ne dis pas le contraire, tu mentirais. »

Albus hocha la tête, ne pouvant nier les faits. On est d’accord, Blake c’est autre chose. C’est la reine des bisounours, la grande prêtresse du pays des dragibus. Mais elle reste une redoutable tigresse.

Après une pause, Pete reprit : « Mais je t'assure que si jamais tu sors avec d'Alvarez ou qu'en tout cas tu nous la coltines à tous les repas, c'est la fin du « NOUS » Albus. Et je suis sérieux comme jamais, on a perdu temporairement Blake c'est pas pour se farcir la Reine des emmerdeuses à la place. Tant pis si ça te plaît pas. De toute façon je t'ai jamais dit les choses pour te faire plaisir, c'est pas maintenant que ça va commencer mais tu sais que je t'adore. T'es comme un frère pour moi. »

Albus tapa l’épaule de son ami à ces mots. « Pete, je t’es mon pote, moi aussi je t’adore. Mais je pense sérieusement que je pourrais m’en sortir comme ça. Ça va aller. D’Alvarez et moi ce ne sera jamais possible, pas même en rêve. Fais-moi confiance. » Lui dit-il, d’un ton qu’il voulait le plus rassurant possible, ne pouvant retenir un léger sourire.

Albus se dit qu’il était –encore une fois- temps de clore le sujet. Il y avait surtout un passage de leur conversation qu’il voulait aborder à tout prix. Bien qu’ils soient passés brièvement dessus, et que Pete lui avait déjà tout raconté, Albus ne restait pas moins insatisfait de ce qu’il avait entendu… Dans les propos de Pete, seules les dernières phrases avaient réellement capté son attention.

« Blake, c’est archi-clair que c’est autre chose. » Albus fit une pause, prit une grande inspiration. Il reprit ensuite brusquement, espérant avoir un ton assez cassant pour pouvoir toucher un tant soit peu son ami qui commençait à rentrer dans son état second du à l’alcool « Mais là, c’est trop Pete. J’en peux plus tellement j’ai envie que vous vous rabibochez. J’ai besoin d’elle tout autant que toi, tu le sais au moins ? C’est lourd de vous voir tout le temps comme ça. Vous vous êtes déjà fait la tronche mille fois mais là ça dépasse les bornes. » Pause. « T’as bien dis temporairement. Tu me connais, je suis impatient. Je ne pourrais jamais vous attendre, vous deux, décidément ! Tu sais au moins combien de temps j’ai joué à l’imbécile, à vous voir vous faire les yeux doux, tout en me disant ‘aller, ils vont bien se décider à s’avouer tout leur amour, quand même’. Et hop, quand ça y est, et bah non ça ne peut pas coller ! Je dois encore faire le gars qui n’y voit rien de rien, qui traine un coup avec Pete, et puis un autre avec Blake, qui m’évite en plus. Y’en a marre. J’ai envie que tu te lèves, là, tout de suite. Que tu me regardes dans les yeux. Que tu me dises que tu feras tout pour la récupérer. Que tu me dises que t’as déconné, que t’es un gros salaud, un enc*lé de Levingston. Que tu me dises que tu vas au moins la reprendre pour moi. Pour notre amitié. Pour nous trois. »

Là, Albus, qui s’était levé entre temps, tituba, pris d’un violent mal de tête du à l’alcool. Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça, maintenant. En temps normal, ça n’aurait pas été le cas. L’alcool lui fait des misères, encore une fois, révélant le fond de ses pensées. Mais d’un autre côté, ce n’est pas plus mal. Si ces paroles peuvent se révéler blessantes, tant mieux. Ça boostera un peu Pete. Il le faut. Albus vida son verre. Six ?

« Parce que je sens qu’on va traverser bien pire que ça. Ça ne peut pas se finir maintenant... »


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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Sam 31 Mar - 11:02


« Pete, je t’es mon pote, moi aussi je t’adore. Mais je pense sérieusement que je pourrais m’en sortir comme ça. Ça va aller. D’Alvarez et moi ce ne sera jamais possible, pas même en rêve. Fais-moi confiance. » S'il le disait, Pete devait lui faire confiance sûrement. Après tout c'était son meilleur ami et la confiance était primordial entre eux. En plus c'était plus facile pour lui de croire sur parole ce que lui racontait Albus que de mener sa petite enquête. Être naïf, c'était plus simple. Oui beaucoup moins compliqué et ça évitait les migraines, c'était un avantage non négligeable. « Blake, c’est archi-clair que c’est autre chose. » Il lâchait pas l'affaire le jeune Potter, sa curiosité allait le perdre. Pete ne pourra pas être toujours là pour surveiller ses arrières ou prendre les coups à sa place. Il fallait qu'il fasse attention. Pete reprochait souvent à Albus sa curiosité qui engendrait tout de suite son impulsivité et qui lui faisait faire des choses stupides. « Mais là, c’est trop Pete. J’en peux plus tellement j’ai envie que vous vous rabibochez. J’ai besoin d’elle tout autant que toi, tu le sais au moins ? C’est lourd de vous voir tout le temps comme ça. Vous vous êtes déjà fait la tronche mille fois mais là ça dépasse les bornes. » Parce qu'il pensait que ça ne saoulait pas Pete ? Il aimerait bien lui aussi que ça ne soit qu'amour entre Blake et lui, plus d'affrontements, d'embrouilles et de disputes ou encore pire plus de drames. Il aimerait que ça soit simple mais à croire que le sort s'acharnait. Il avait l'impression de s'apitoyer tout le temps sur son sort mais en même temps toutes les merdes pas possible lui tombaient dessus. Il était maudit, c'était la seule explication. Il avait du faire des choses terribles dans une vie antérieure pour avoir ce résultat. « T’as bien dis temporairement. Tu me connais, je suis impatient. Je ne pourrais jamais vous attendre, vous deux, décidément ! Tu sais au moins combien de temps j’ai joué à l’imbécile, à vous voir vous faire les yeux doux, tout en me disant ‘aller, ils vont bien se décider à s’avouer tout leur amour, quand même’. Et hop, quand ça y est, et bah non ça ne peut pas coller ! Je dois encore faire le gars qui n’y voit rien de rien, qui traîne un coup avec Pete, et puis un autre avec Blake, qui m’évite en plus. Y’en a marre. J’ai envie que tu te lèves, là, tout de suite. Que tu me regardes dans les yeux. Que tu me dises que tu feras tout pour la récupérer. Que tu me dises que t’as déconné, que t’es un gros salaud, un enc*lé de Levingston. Que tu me dises que tu vas au moins la reprendre pour moi. Pour notre amitié. Pour nous trois. » Et voilà qu'Albus se mettait à l'engueuler en plus, il manquait plus que ça. Et là Pete sortit un cri du cœur : « OOOOOOH ! Je comprends ta colère mais bordel enc*lé je crois pas ! » Oui il n'était pas de ce genre de garçons. Il n'était homophobe ou quoique ce soit mais il aimerait qu'on respecte son orientation sexuelle et puis merde ! Albus n'avait pas à franchir un cap tout ça parce qu'il était un peu saoul. Non il lui pardonne pas mal de choses mais y avait des limites. En plus que ça soit Albus que lui lance tout ça, ça le faisait se sentir encore plus mal parce qu'il prenait deux fois plus conscience qu'il avait merdé. Tout le problème résidait de son côté, toujours. Paquet d'emmerdes, on vous dit.
Pete vit Albus tituber avant de vider un autre verre. Pete ne savait pas à combien ils en étaient tous les deux, il avait arrêté de compter depuis longtemps. Ça demandait trop de réflexion pour son esprit qui était déjà embrumé. « Parce que je sens qu’on va traverser bien pire que ça. Ça ne peut pas se finir maintenant... » Pete était d'accord avec Albus bien sûr, il ne voulait pas que ça se finisse, c'est pour cela qu'il se creusait les méninges tous les jours pour trouver une solution à ce problème. Est-ce qu'Albus savait qu'il envisageait de rejoindre les obscurs pour se mettent ses parents dans la poche ? Ça non bien sûr, il n'aimerait pas l'idée mais Pete était vraiment désespéré parce que maintenant qu'il savait que l'amour était réciproque, il voulait le vivre pleinement. Oui, il ne voulait pas en avoir qu'un petit peu, il le voulait entier, le vivre pleinement. Il voulait Blake en entier, il la voulait pour lui toute seule. Il voulait que tout le monde sache qu'elle était à lui, avec lui. Il ne voulait pas partager même s'il savait que Blake n'allait pas voir ailleurs. Non il ne voulait pas partager dans le sens où il voulait passer tout son temps avec elle. Chaque instant sans elle était un supplice, ne pas pouvoir la toucher, ne serait-ce que lui tenir la main lui était terrible. Il voulait Blake, maintenant et tout de suite. Il se leva alors avant de dire : « T'as raison. » Pause, le peu de neurones encore fonctionnelles cherchaient un plan d'action. [color=slategray]« Je vais aller la voir maintenant. C'est vrai pourquoi attendre ? Chaque seconde de plus c'est du gâchis. Il fit volte face pour regarder Albus avant de poursuivre. « Je vais dans son dortoir, je m'en fous si y a d'autres gens, je la réveille si jamais elle lui dort et je lui dis 'Blake je t'aime, je veux pas passer un moment de plus sans toi' et voilà tout est réglé. » Bon bien sûr il faisait totalement abstraction du fait qu'il était toujours fiancée à sa vipère mais faut dire qu'avec l'alcool et le fait qu'Albus le poussait, il était chaud bouillant. Cependant il n'était pas non plus encore prêt à débouler comme ça au pied du lit de Blake. Il ajouta alors : « Mais d'abord buvons pour se donner du courage. » Il attrapa leurs verres, la bouteille et les remplit presque à ra bord. Il but le sien cul sec avant de tirer la langue et faire une grimace car le breuvage lui brûlait la gorge. « Allez on y va ! » Il se leva et tenta de marcher droit autant dire que ce fut impossible, il faisait plutôt des slaloms. Il s'arrêta brusquement faisant tomber Albus qui marchait juste derrière lui. Il l'aidait à se relever avant d'ajouter. « Tu sais ce qu'on fait après ? On va dans la salle commune des Poufsouffles et tu vas dire à D'Alvarez qu'elle pue, que tu sortiras jamais avec elle, que tu préfères encore sortir avec un lama. » Oui l'alcool lui était monté à la tête.

Ils se mirent donc en route, Pete en tête qui les conduisait non pas vers la salle commune puis les quartiers des filles, ça non. Désorienté par l'alcool, il était en train de les emmener vers les dortoirs plus reculés des garçons mais pour lui ils étaient dans la bonne direction. Il ne savait pas si Albus lui se rendrait compte de la direction dans laquelle ils allaient car il ne disait rien, il suivait. Pete lui était concentré sur son objectif : (re)conquérir Blake. La tâche ne semblait pas bien difficile mais il fallait se méfier des imprévus et des obstacles qu'il pourrait rencontrer. Avec sa malchance habituelle, il était devenu méfiant. Il n'était pas un débutant. Monsieur avait de l'expérience (a).

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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Lun 30 Avr - 2:05




« T'as raison. Je vais dans son dortoir, je m'en fous si y a d'autres gens, je la réveille si jamais elle lui dort et je lui dis 'Blake je t'aime, je veux pas passer un moment de plus sans toi' et voilà tout est réglé. »

Il sentit des étoiles dans ses yeux, tout son être dansait la salsa : et si tout pouvait redevenir comme avant ? Il revit tous leurs moments passés, les mésaventures, les plus belles mésaventures de sa vie. La musique de Titanic lui passa dans la tête. Pete, Blake et lui, au bord du lac, se faisant grignoter les orteils par des poisons cannibales et embrassant leurs pieds endoloris plein de furoncles. Pete, Blake et lui, riant autour d’un bon feu de camp, au cœur de la forêt interdite, Albus et Pete pleurant et martelant Blake du sortilège de crache limace comme punition, car il ne restait plus de chocogrenouilles dans son sac. Pete, Blake ( ?) et lui, en train faire la danse du marsupilami, les strings de Blake sur la tête. Pete, Blake et lui, faisant le concours du plus gros rot, interrompu par un pet de Pete. Pete, Blake et lui, enfermés dans la salle des armures, les deux amoureux hilares tandis qu’Albus était coincé dans une armure magique qui l’obligeait à se curer le nez avec son pied, ce qui eut pour effet de lui casser les quatre incisives.

Si ces moments n’ont jamais existés le moins du monde (pour les strings de Blake, on gardera néanmoins le doute), c’est ceux-ci, incongrus, qui repassaient, entre autres dans sa tête, en boucle. Il fut le premier à se lever, surexcité.

«On attend quoi alors ? » Pete proposé un autre verre de leur breuvage magique « ]Oui, bien sur ! Allez un dernier encore ! » C’était LE verre de trop. Après celui-ci, Albus sera définitivement incapable de penser normalement (comme c’est déjà un exercice titanesque à faire pour lui).

Albus fut soudainement prit d’un rire très étrange. Un rire lent et dans le genre gaga, comme celui d’un vieux pépé de 340 ans sans dentier, qui avait des débuts d’Alzheimer à qui on chatouillait les oreilles. Il commençait à divaguer, et ça se voyait. Il bascula d’avant en arrière, lentement, et, toujours assis sur le lit opposé à Pete, il rebondit trois fois sur les fesses. Ga.

Alors qu’en temps normal, il calculait ses verres, pour ne pas se retrouver en posture fâcheuse, il n’en était vraiment plus rien. C’était même le cadet de ses soucis. Pete et Blake allaient se réconcilier ! Hourraaay ! L’éventualité même que Blake puisse lui foutre un râteau, refuser ses excuses et ses aveux ne lui a pas traversé l’esprit. Encore moins celle que les escaliers du dortoir des filles était enchanté et que, dans le temps où ils étaient réunis, les nombreuses et vaines tentatives de Pete et Albus de voir la jeune Cauldwell dans sa chambre avaient échouées. L’alcool avait des effets très inquiétants. Mais comment s’en rendre compte ? Déjà à l’origine, Albus n’avait pas les dispositions naturelles (l’intelligence, le bon sens, la raison entre autres…) qui lui permettaient de facilement prendre un minimum de recul sur la situation, et de nuancer son point de vue, de relativiser quoi. Alors à moitié ivre, on se dit sans hésiter, qu’Al, malheureusement, qui ne réfléchit pas à deux fois, tête-brûlé et têtu qui plus est, n’avait pour ainsi dire AUCUNE chance de revenir à la raison tant qu’il serait dans cet état.

Albus ne sentit même pas la douleur quand Pete s’arrêta sans crier gare et le bouscula. « Tu sais ce qu'on fait après ? On va dans la salle commune des Poufsouffle et tu vas dire à D'Alvarez qu'elle pue, que tu sortiras jamais avec elle, que tu préfères encore sortir avec un lama. »

Il commença à sortir des choses qu’il ne pensait pas le moins du monde…

« Ouais, comme ça c’est clair que tu t’feras plus d’idées ! Ni elle ! Elle va tellement pleurer qu’on va en rire ! Hahahaha. Par contre, le lama ça doit pas être aussi classe à embrasser, je veux pas trop tenter l’expérience. Passe devant, je commence à avoir le tournis. » Bon, « commencer » n’était peut-être pas le verbe le plus adéquat, on vous l’accorde.

Car oui, si Pete ne les faisait toujours pas sortir de la salle (au contraire, ils s’éloignaient de la porte) Albus aurait bien été capable, avec son sens de l’orientation légendaire, de les faire passer par la fenêtre sans que rien ne le choque pour autant. Albus le suivait, faisant des pas de fourmis, s’agrippant de temps à temps au bras de son ami qui ne semblait pas avoir plus de facilités que lui pour s’avancer, et encore moins pour savoir où il allait.

« MAIS ATTENDS PETE Il NOUS FAIT PRENDRE BERTIE AVEC NOUS ! (hip) » Hurla presque Albus.

Maintenant, il avait le hoquet, manquait plus que ça ! Oui, Albus avait donné dans son subconscient un nom à la bouteille. Elle les avait pas mal aidé dans leur décision, alors autant le faire jusqu’au bout. C’était moche de la traiter comme une moins que rien, ce n’était pas un simple objet. Sans elle, ils n’auraient jamais eu la force et la volonté, même pour eux, Gryffondor, emblème du courage et de la hardiesse, de prendre la décision de voir Blake. « Comme ça, on trinquera avec Blake quand tout sera réglé. » avança Albus d’un ton qu’il voulait dégagé, mais qui faisait plutôt peur à vrai dire, rocailleux et dans le même esprit que celui du pépé de 340 ans dont il avait bravement imité de rire tout à l’heure. We are the champions de Queen lui passait dans la tête. Il avança, toujours de travers, et se pencha pour prendre du bout des doigts la bouteille, qui souleva ensuite avec difficulté, jusqu’au ciel, mais d’une difficulté qu’il savourait, comme s’il venait de remporter la coupe du monde de Quidditch. Il resta cinq secondes dans cette position, les yeux fermés. « Bon, c'est par où maintenant ? » Il jeta un coup d’œil à Pete. Décidément, avec lui, ils n’iraient pas bien loin. C’en était aberrant. Il préféra porter son attention sur Bertie, qui était si belle, si dorée dans son emballage et qui pétillait, oh oui, pétillait de joie et de bon sens. Le Saint Graal incarné. Il la porta à sa joue et la frotta contre lui, lentement. « Oui ? Bertie ? Tu crois que c’est par là ? Attend, on va voir ça. Je comprends. Comment ça, elle a osé te faire ça cette… C’est immonde. Tout le monde sait que le vin arc-en-ciel est démodé depuis au moins le début des années 2000… Oui, d’accord. » Il regarda Pete. « Non je pense pas. Là, sur son nez. Tu crois ? Beurk. » Il détourna son regard. « [color=firebrick]C’est risqué, Bert’. Je ne veux pas que quelque chose t’arrive… Je… Oui ? Tu en es vraiment certaine ? [/color»] Les larmes lui montèrent aux yeux, et il regard Pete. « [b]Je te fais confiance alors, mais…» Il posa la bouteille sur le parquet, sur son flanc. « Attention Bertie, tu vas avoir mal à la tête… » Albus tourna ensuite la bouteille, comme dans le fameux jeu, puis cacha aussitôt sa tête dans ses bras, de peur de voir un massacre. « Tu vas bien ? Pete regarde ! Elle indique la porte ! Oui, la porte ! Pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt, c’est pourtant évident ! » Il ramassa avec toute la délicatesse du monde la précieuse bouteille, le précieux breuvage. « Maintenant, c’est moi qui ai Bertie, alors c’est moi qui décide. Par là ! »

Bien sur, la porte n’était pas ouverte, et l’idée ne lui ai surtout pas venue de l’ouvrir. Albus se mangea la porte, donc Pete se mangea Albus. Et la pauvre Bertie ne survécut pas.

« NOOOOOOOOOOOOON !» Albus fondit littéralement en larmes, en ramassant les morceaux de verre qui étaient restés accrochés à ses vêtements, maintenant tachés de boisson « Regarde ce que t’as fait à Bertie ! J’en reviens pas ! Elle est morte ! Un sortilège ! Vite ! AAAAAAAAH » Albus gigotait dans tous les sens, s’affairait à sauver un peu de liquide dans ses mains, qui partaient aussitôt de celles-ci. Ce n’était nullement la faute de Pete, la bouteille aurait éclaté dans tous les cas, mais bon, il fallait bien un coupable, non ? Et hors de question d’admettre que c’était lui qui avait tué sa Bertie-chérie.

Ils restèrent ainsi bien cinq minutes, Albus à se lamenter sur le sort de Bertie, et à couvrir Pete d’insultes. Au bout de quelques secondes de silence, Albus retrouva son calme et d’une voix qui voulait posée (encore une fois, en vain), il proposa de continuer quand même, et de rendre honneur à Bertie, parce qu’elle le valait bien, que c’était elle qui les avait guidés vers la lumière, malgré toute et qu’ils leur devaient bien cela, au moins. Albus pensa que dès qu’ils en auraient fini avec Blake et Nara, ils iraient enterrer dignement les morceaux restant et célèbreraient des funérailles dignes de ce nom. Pour Bertie Winehouse. Hip hip hip hourra !

Après avoir compris le système d’une poignée de porte, ils débarquèrent enfin dans la salle commune, non sans avoir trébuché dans les escaliers. Personne, heureusement, n’était là. Il plissa des yeux. Le dortoir des filles lui paraissait teeeellement loin. « Bon. Tu penses que je devrais quand même monter avec toi ? Je veux pas lui faire peur, je suis pas trop en état, tu vois. Tu risques d’être ridicule en ma compagnie. » Il renifla ses habits plus grimaça. « Mais… ! tu crois pas qu’elle est à la fête ? Y en a pas une dans le château ce soir ?! Mais POURQUOI on n’y est pas allé plus tôt dis-moi ? POURQUOI on est resté à se morfondre là-bas ? Blake et Nara doivent surement s’éclater ! On doit leur dire ! Allez du nerf ! C’est par là ! » Il avança, imitant la marche des sept nains, fier et noble, en direction du feu qui brulait encore. Il ravala sa salive en repensant aux évènement précédents. Bertie était si jeune.


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MessageSujet: Re: buvons mes amis # albus - terminé.   Sam 19 Mai - 12:06