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 Merry Christmas or not ♦ Roxanne

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MessageSujet: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Mar 21 Déc - 3:01

Merry Christmas or not
Noël. Période tant attendu des enfants petits et grands. A Poudlard, noël était attendu par beaucoup. Ces décorations, l’odeur de la dinde et du vin chaud, les blagues entres amis et surtout, les vacances. Alors que certains allaient festoyer dans le château, d’autres rentrerons chez eux pour deux semaines. Pour Lysandre, c’était toujours pareil. Il passera les fêtes chez lui, avec sa super famille. Il ne saurait dire ce qui est le pire pour lui. Passer deux semaines avec son beau-père et sa mère, à les entendre parler de son avenir en temps que grand sorcier –sans oublier sa sœur qui lui pourrira la vie, comme toujours– ou les passer ici, à Poudlard, entouré de magie et d’élèves tristes de ne pas rentrer chez eux. Cette période n’était vraiment pas faite pour lui. La seul chose intéressant, c’était la vieille des départs pour les élèves qui rentent chez eux. Dans le dortoir de Lysandre, c’était tous les ans pareil. Boissons, gâteries et rigolades jusqu’à pas d’heure. C’était surement l’un des seuls soirs où le serdaigle se laissait aller. Mais pour le moment, il lui restait une heure de cours et une valise à commencer. Comme chaque année, il prenait tout son temps, espérant peut-être retarder son départ. Le dernier cours s’achevait. Les élèves se ruèrent, enchantés, dans le couloir. N’étant pas réellement pressé, Lysandre rangea ses affaires dans son sac, se leva de sa chaise et, accompagné par quelques camarades, quitta la pièce. Son sac à l’épaule, il discuta un moment avec Justin, un gryffondor avec qui il avait quelque peu sympathisé, avant de rejoindre sa salle commune. Les couloirs étaient bruyants. Les va-et-vient des élèves, tous aussi content d’être enfin vacances et tranquille pendant plusieurs jours, étaient nombreux et agaçaient le serdaigle qui se fraya un chemin jusqu’à sa tour. Arrivé dans sa salle commune fut un apaisement. Plus de calme, moins de personnes. Montant les escaliers de pierre deux par deux, il rejoignit son dortoir dans lequel deux de ses camarades parlaient à voix base. Jetant son sac sur le bureau, Lysandre sortie sa valise de sous son lit en baldaquin et posa celle-ci sur les draps encore défait. N’oublions pas que nous étions dans une chambre de garçon. Tandis qu’il commença la lourde tâche de mettre ses affaires dans la malle, il écouta les questions de ses camarades de dortoirs. Tellement impatient de faire cette soirée qui était devenu une tradition dans le dortoir des sixièmes années garçon, ils se tracassaient à savoir qui prenaient quoi. Lysandre avait eut la tâche d’acheter du Whisky-pur-feu et de l’hydromel qu’il avait caché dans un endroit que seul lui connaissait pour ne pas être démasqué. Disons qu’une soirée sans quelques bonnes boissons serait vraiment mal vue. Un fin sourire aux lèvres, il demanda aux deux autres serdaigle de se taire et d’aller se questionner en bas. Faire sa malle n’était déjà pas simple, alors avoir en plus deux idiots dans les pattes, c’étaient juste impossible. Le dortoir étant en bordel total, il fallut à Lysandre plus d’une demi-heure pour retrouver toutes ses affaires qu’il plia à la va vite et qu’il fourra dans sa malle. De toute façon, se sera l’elfe de maison de sa mère qui s’occupera de son linge, pas la peine de se casser la tête à tout bien plier. Sûr de n’avoir rien oublié, il ferma sa valise, mais la laissa sur son lit. Ne sait-on jamais, peut-être qu’un livre ou un autre objet lui appartenant trainait encore sous les couettes et les chaussettes sales d’Holden. Il allait bientôt être dix-huit heures. Le jeune homme descendit dans la salle commune, s’asseyant près du feu où il regarda Polaris jouer aux échecs contre un jeune homme de troisième année. Le pauvre était en train de se prendre la patté du siècle. Franchement, quand on ne savait pas jouer, on ne jouait pas. Cela évite bien des hontes et des moqueries. L’heure du diner approchait et Lysandre quitta la salle commune des serdaigle avec les autres. L’odeur douce et succulente de la nourriture flottait dans les couloirs. S’installant à sa table, le jeune homme commença à son servir, ne pouvant s’empêcher de se dire que c’était son dernier repas de l’année à Poudlard.

Les rires ne s’arrêtèrent pas dans le dortoir. Il allait bientôt être une heure du matin et aucun d’entre eux n’avaient l’intention d’aller se coucher. Adosser contre un lit, Lysandre riait tout en buvant une bouteille de Whisky-pur-feu dans les mains. Il serait mentir de dire qu’il en était à sa première bouteille, mais le jeune homme tenait assez bien l’alcool. Surement l’un des derniers à avoir encore la tête sur les épaules, il écoutait la dernière mésaventure de César « …et elle est partie, en oubliant pas de me flanquer une claque dont je me souviens encore ! » le sifflant tout en riant, les garçons continuaient de raconter leurs aventures de cette année. Bien entendu, Lysandre leur en raconta quelques unes, mais il faisait exprès d’oublier les plus importantes et surement les plus dramatiques. Il tenait encore à son honneur. Buvant une longue gorger de son whisky, il raconta comment il s’était retrouvé enfermer dans les toilettes avec Aspen, la gryffondor. Surement avait-il modifié quelques éléments qu’il mit à son avantage avant de se taire et de terminer sa bouteille. Après une demi-heure, les quatre serdaigle, le cinquième s’étant endormit, s’étaient vêtu d’un bonnet de noël. Celui de Lysandre brillait de milles-feu. Un pompon blanc tombait sur ses épaules et laissait dans l’air une sorte de poussière pétillante. Ils ne pouvaient s’empêcher de pouffer en buvant la dernière bouteille d’hydromel. César s’est alors tourner vers Lysandre, l’allène fort et le teint coloré. Il prit sa bouteille vide et la retourna « Y en a plus ! Lysandre… je crois que tu vas… devoir… aller en recher…rechercher ! » Echangeant un regard avec Holden, Lysandre haussa les épaules avant de se lever. Il tituba un instant, mais reprit ses esprits après avoir faire quelques pas. Son bonnet toujours sur la tête, il quitta le dortoir, pieds nus et vêtu d’un jean déchiré par endroit et d’un tee-shirt blanc moulant. Sa cachette se situait dans la salle désaffectée du quatrième étage, il était donc condamné à sortir pour aller chercher ce qui allait remplir leur abreuvoir. En descendant, il ne manqua pas de s’exploser le doigt de pieds contre un des fauteuils. Etouffant un cri, il quitta la salle commune sur un pied, essayant de faire le moins de bruit possible. L’air frais du château le réveilla un peu. Non pas qu’il soit bourré, disons juste qu’il est un peu amoché. Après trois bouteilles, il avait le droit de ne plus avoir les idées claires ! Descendant les escaliers, il regarda autour de lui. A cette heure-ci, les couloirs étaient déserts. Il fallait juste faire attention aux professeurs ou autres employés qui faisaient leur ronde. Roi de la discrétion, Lysandre se glissa dans les couloirs, éclairé par son bonnet de noël qui laissait derrière lui un nuage de poussière magique. Sa cachette n’était plus très loin, mais la nuit, c’était toujours plus difficile de se repérer. Tout en avança, il s’arrêta un instant. Un bruit l’avait alerté. Il détestait ça ! Se retrouver seul dans un couloir à une telle heure avec des petits bruits de fonds. C’était à le rendre fou. A pas de loups, il continua sa route. Poussant la porte, il entra dans la salle désaffectée et tomba alors nez-à-nez avec quelqu’un. Surpris, il sursauta et étouffa un juron. Son bonnet l’aida à identifier l’inconnu. Roxanne. Par Merlin, ce qu’elle a pu lui faire peur ! Sachant qu’il allait être questionné, il préféra commencer à parler. « Tiens, mais qui voilà. » Il fit un maigre sourire, essayant avec un peu de mal de ne pas montrer son état de fêtard. Chose pas si simple que ça. Rien qu’en le voyant avec ce stupide truc sur la tête, on pouvait comprendre qu’il ne venait pas de quitter son lit. Pauvre Lysandre, le voici démasqué.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Mar 21 Déc - 5:32


LYSANDRE&ROXANNE

Roxanne Weasley enrageait. Elle bouillait littéralement. Assise dans la salle de sortilèges, elle serrait sa plume si fort que celle ci était sur le point de se briser en deux. Ses yeux lançaient des éclairs dans tous les sens, et ses oreilles bourdonnaient à tel point qu'elle n'entendait plus rien d'autre que le sang qui cognait contre ses tempes. Puis elle leva les yeux et jeta un regard noir à sa voisine, une jeune Serpentard aux cheveux aussi bruns que ceux de Roxanne étaient blonds. La verte ne supportait pas sa voisine, pas plus que les autres filles qui partageaient son dortoir, mais elle était obligée de les supporter au moins pour les cours. Mais quand elle entendait ce qu'Irène était en train de dire, elle avait de plus en plus de mal à contrôler ses nerfs. Encore quelques minutes et la blonde n'allait pas tarder à envoyer une claque magistrale dans la tête si parfaite de son idiote de voisine. « Je peux l'avoir quand je veux ce gars. Je claque des doigts et il est à moi, voilà tout. » Un sourire méchant apparu sur les lèvres de la blonde, mais sa rage n'en était pas moins grande. Cette idiote connaissait bien mal les garçons qui peuplaient Poudlard, en particulier celui ci. Non pas que la verte se soit vanter de la connaître plus que la brune, mais elle avait déjà eut l'occasion de traîner avec lui, ce qui n'était clairement pas le cas de sa voisine. Mais qu'importe, si elle voulait se faire de faux espoirs, et foncer tête la première c'était son problème. Le problème, c'est que Roxanne ne supportait pas qu'on parle comme ça de ses « amis ». Enfin, si elle pouvait considérer Lysandre Owens comme un ami tout du moins. Que pouvait-elle dire ? Tout le monde savait que les deux jeunes gens s'entendaient comme chiens et chats. Un jour ils parlaient, le lendemain ils se haïssaient. Et ces derniers temps, on pouvait dire que leur relation n'était pas au beau fixe : la verte ignorait le bleu avec toute la splendeur dont elle était capable, et vice-versa. On pouvait difficilement penser que les deux élèves s'étaient entendu auparavant lorsqu'on voyait le niveau auquel ils en étaient. Mais toute cette rancœur que la jeune fille avait envers le Serdaigle n'était rien face à ce que l'autre écervelé racontait. « Après tout, qui pourrait ne pas succomber à mon charme ? Enfin c'est vrai quoi. » Elle fit une petite pause, regardant Roxanne comme pour lui demander de confirmer ses dires. Cette dernière la regarda en haussant un sourcil, un rictus mauvais toujours collé sur son visage. Puis, elle baissa la voix et s'approcha de la brune qui semblait angoissée. « Pauvre fille, essaye déjà de ressembler à quelque chose avant de vouloir te trouver un petit-ami. » Et elle reposa les yeux sur le professeur qui semblait ne rien avoir remarqué des bavardages entre deux de ses élèves. Les muscles de la blonde se détendirent difficilement, mais elle y arriva et posa son coude sur la table. Puis elle attendit la fin du cours, qui ne tarda pas à arriver. Sa voisine n'osa plus ouvrir la bouche, mais la vipère pouvait presque sentir ses regards emplis de haine sur sa nuque. Elle n'avait pas l'habitude de s'en prendre à ses camarades de maison, surtout pour des personnes extérieures aux Serpentard. Mais, pour elle ne savait quelle raison, le discours de la brune l'avait plus qu'agacé, et elle s'était prise au jeu, ouvrant la bouche avant d'avoir réfléchi. « Ce n'est pas une très grande perte » pensa la jeune fille en se levant au son de la sonnerie. Elle attrapa ses affaires de cours et les rangea en désordre dans son sac en cuir marron usé et la mit sur son épaule avant de tourner les talons et de rejoindre la masse grouillante d'élèves qui se dirigeaient vers la sortie, enfin en vacances. La blonde lança un coup d'œil à sa montre. Elle avait une heure de libre avant de dîner, et elle ne savait pas quoi faire. Elle n'allait sûrement pas rester avec les autres filles de son dortoir. Le petit incident de sortilèges n'allait sans doute pas tarder à faire le tour du groupe, connaissant l'amour fou d'Irène pour les ragots. Et Roxanne n'avait pas vraiment la foi de se retrouver assaillie par cinq vipères surexcitées. La blonde décida alors de se rendre dans sa salle commune, afin de d'être un peu au calme. Elle n'allait sans doute pas être poursuivie jusque là, mais même si c'était le cas, elle avait de quoi faire fuir les enquiquineurs. La verte se dirigea donc vers les cachots, et se précipita dans sa salle commune, évitant les hordes d'élèves qui criaient, contents d'être enfin en vacances. Les vacances. Parlons-en. Pour la verte, c'était synonyme d'ennui mortel. Elle était obligée de rentrer chez elle pour les vacances de Noël, étant une fête « familiale et conviviale » d'après son père. Même si la vipère avait réussit à arranger le fait qu'elle reste à Poudlard pour les autres vacances, celles de Noël étaient sacrées chez les Weasley et la blonde devait donc les passer entourée de sa merveilleuse famille. La blonde était donc enfin arrivée dans son dortoir et commençait à ranger ses affaires dans la lourde malle avec ses initiales inscrites dessus. Mais elle ne mettait pas vraiment de cœur à l'ouvrage, fourrant ce qu'elle trouvait dans la malle, emportant même des affaires qui n'étaient pas à elle. Elle « emprunta » un pull à Irène, et le fourra dans sa malle, en dessous de toutes ses affaires à elle. Lorsqu'elle eut finit de faire sa valise, elle s'assit sur son lit et regarda la chambre. Dans quelques heures, cette dernière serait remplie de cinq jeunes filles complètement hystériques à l'idée de passer des vacances. Quelle bande de cruches. Et le pire, c'est qu'elle emportaient toujours la blonde dans leurs histoires, et cette dernière était bien la seule que ça n'enchantait pas. Mais bon, avec l'épisode des sortilèges, il fallait qu'elle se rattrape un peu avant les vacances, ou sinon elle n'aurait plus aucune amie de son âge chez les serpents. C'est donc avec un peu de mal qu'elle se leva et sortit du dortoir, avec une grande envie de ne jamais y remettre les pieds. Puis elle sortit de la salle commune et décida de faire un petit tour avant d'aller dîner. Elle croisa d'ailleurs son frère, qui lui cria quelque chose auquel elle ne répondit pas, mais le reste de sa promenade fut normale. Une heure plus tard, le ventre de la blonde commençait à émettre des sons peu plaisants, et elle se dit qu'il valait peut être mieux redescendre pour aller manger. Ce qu'elle fit. La Grande Salle était bondé de monde. Enfin, pas plus que d'habitude vous allez me dire. Mais les élèves présents étaient totalement surexcitées, sur les nerfs, et criaient de part et d'autre. A peine la verte fut-elle rentré qu'elle eut une envie énorme de repartir en courant et en poussant des cris hystériques. Mais elle ne le fit pas et pénétra dans la salle, jetant des regards noirs à gauche et à droite. Elle alla s'installer à la table des serpents, sans doute la plus calme des quatre tables. Mais pas pour longtemps. A peine la Weasley se fut servie des pommes de terre que quatre filles hystériques l'accostèrent. La blonde prit sur elle pour ne pas lever les yeux au ciel et fit son plus beau sourire. « Roooooooooxanne. Je suis désolée pour tout à l'heure, je crois que c'est les vacances qui me sont monté à la tête. » La blonde ne répondit rien mais hocha la tête pour montrer que ce n'était rien. « Si tu crois que je vais m'excuser pauvre conne ». Voilà ce qu'elle pensait en vrai. Mais passons, là n'est pas la question. Irène et ses acolytes repartirent à la charge dès qu'elles virent que la blonde n'était pas énervée. « Alors, pour notre petite soirée de ce soir, tu as prévu quelque chose ? » Sans doute les autres virent l'air blasé de la blonde, car elles s'empressèrent de rajouter « Ce n'est rien, t'inquiètes pas. On a fait un bon stock de bouteilles. Juste pour savoir combien on en aura. » Et tandis que la blonde écoutait ses condisciples, son regard vagabondait sur les autres tables. Ses yeux bleus perçants se posèrent sur Lysandre Owens, et un sourire méchant apparu sur ses lèvres. « Pas de soucis les filles. Si jamais on manque de quelque chose, je sais où en trouver. » Et elle enfourna une fourchette de pommes de terre dans sa bouche tout en riant intérieurement. Roxanne était au courant que le jeune bleu cachait des bouteilles dans une vielle salle désaffecté du quatrième étage, car elle l'avait surprit une fois. Bien sûr il n'en savait rien, mais qu'elle meilleure vengeance que celle ci ? Ce soir, quand ses copines auraient tout bu, elle ira chercher les bouteilles du brun qui se demandera ce qui s'est passé. Quel plan machiavélique, tout à fait merveilleux. Le repas se termina dans les rires – enfin plus ceux des camarades de Roxanne que les siens. Puis quelques heures plus tard, lorsque les filles de cinquième année furent certaines de ne pas se faire prendre, Irène alla chercher les bouteilles qu'elle avait caché sous son lit et en déboucha deux qu'elle fit tourner. Roxanne se prêta au jeu et sentit vite l'alcool lui monter à la tête. Mais qu'importe, elle avait besoin de ça avec les deux semaines cauchemardesques qui l'attendait. Les aiguilles tournèrent et les bouteilles se vidèrent. Et le taux d'alcool dans le sang de la verte montait ostensiblement. Puis, au bout d'un moment, les copines de la blonde – qu'elle commençait à apprécier sous l'effet de l'alcool – la ramenèrent sur terre. « Ma belle, y a plus rien à boire. » lui lança une Lindsay quelque peu éméchée. Sans dire un mot, la verte descendit du lit et manqua de se retrouver par terre. Les rires de ses camarades accompagnèrent le sien mais elle leur fit signe de se terre, même si elle même avait du mal à contrôler son rire. Puis elle descendit les marches jusqu'à la salle commune et sortit dans les cachots. L'air glacial la ramena un peu sur terre, mais elle se sentait toujours d'humeur festive. Ce qui ne lui arrivait pas souvent. Elle mit pas mal de temps à monter les étages, car elle manquait de tomber à chaque pas qu'elle faisait. Si ses parents la voyait dans cet état, quel choc pour eux. A cette simple idée, la blonde se mit à ricaner toute seule. Puis elle arriva au quatrième et se posa un peu, passant la main dans ses cheveux. Mais à la place de sa chevelure, sa main trouva un objet non identifié. La blonde découvrit avec horreur qu'elle avait un bonnet de père Noël sur la tête. Encore une idée des autres filles sans doute. Elle ne s'en était même pas rendu compte. Mais après tout, personne n'allait la voir, alors elle le garda et se dirigea vers la vielle salle en titubant légèrement. Arrivée là, elle eut un doute. Où est-ce qu'il cachait ses bouteilles déjà ? La blonde ne savait plus, mais elle fit le tour de la salle, cherchant partout. Puis enfin, elle trouva la cachette. Mais au moment où sa main s'emparait d'une bouteille, la porte derrière elle s'ouvrit à la volé et elle la relâcha immédiatement, se décalant de quelques centimètres. En face d'elle se trouvait nul autre que Lysandre – qui n'avait pas l'air totalement sain non plus pour tout vous dire. Et avant que la blonde ne lui lance une remarque, il prit la parole. « Tiens, mais qui voilà. » La voix du brun eut pour effet de ramener la blonde à la réalité. Elle se redressa de toute sa hauteur et le regarda de son meilleur regard noir. Mais il n'est pas si facile de faire disparaitre plusieurs verres d'alcool comme ça. La verte n'était pas au meilleur de sa forme, loin de là. « [color=seagreen]Qu'est ce que tu fabrique ici ? Tu ne devrais pas être dans ton lit, ou avec des amis ? » Sa voix était hésitante, mais pas moins méchante. La verte se mordit la lèvre, effrayée par son état. Elle n'avait pas prévu de rencontrer Lysandre comme ça. Qu'est ce qu'elle avait donc fait pour mériter cela ?
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Ven 24 Déc - 0:42

Même bourré il n’aurait pas pensé croiser quelqu’un dans cette salle à une heure aussi tardive. Certes, la plus part des élèves ne dormaient pas, mise à part les plus jeunes d’entre eux, mais qui aurait été assez fou pour sortir de son dortoir chaud et joyeux pour les couloirs froids et une salle qui ne ressemblait presque à rien ? En l’occurrence, lui. Cela ne comptait pas vraiment, car c’était pour la bonne cause… laquelle déjà ? Ah oui, venir chercher des bouteilles pour festoyer encore un peu. L’alcool lui avait un peu entamé la mémoire et peut-être un peu de sens. Il s’était laissé abandonner pour oublier un instant tous ses problèmes. Personnes, à part ses camarades de dortoirs, ne l’avaient déjà vu dans un tel état. A présent, il y avait une personne de plus. Et quelle personne ! Pas très grande de taille, d’une chevelure blonde sur laquelle était posé un bonnet de noël presque semblable au sien, elle avait les trais de visages fins et semblait fragile. Mais qui la connaissait savait qu’elle était loin d’être fragile. Considérée comme la princesse des serpendarts, mais comme un monstre pour les autres maisons, elle était juste une amie pour le jeune homme. Certes, une amie un peu spécial, mais une amie quand même. Bien que ces derniers temps, ils étaient un peu en froid à cause d’une bêtise – Lysandre l’avait embrasé dans la bibliothèque, de peur d’être vu par une folle avec un ruban rose dans les cheveux, telle Candie – et Roxanne, comme à son habitude, ne lui avait pas reparlé depuis. Il en avait l’habitude à présent et aussi têtu qu’elle, il n’était pas là à lui faire des excuses. Et puis encore ? C’était pour la bonne cause ! Ca ne les avait pas tués ! Juste un peu leur réputation, qui, pour le serdaigle, n’était pas déjà très bonne. D’un regard surpris mais tout à la fois interrogateur, il attendait d’elle une réplique froide et arrogante, comme à son habitude, mais il se surprit en la voyant hésitante «Qu'est ce que tu fabrique ici ? Tu ne devrais pas être dans ton lit, ou avec des amis ? » Il ne put empêcher un rire s’échapper d’entre ses lèvres. Bien qu’il tienne assez bien à l’alcool, celle-ci ne l’aidait toutefois pas à contrôler ses émotions. Quelque par, il avait honte de se montrer dans un tel état face à elle, mais il n’en pouvait rien à présent. C’était fait, il avait deux bouteilles dans le sang, si ce n’est un peu plus, il ne s’en souvenait point. Néanmoins, il n’en perdit pas la raison et se reprit pour voir qu’elle non plus, n’avait pas l’air dans le meilleur de ses états. Inspirant doucement, il fit disparaître ce sourire niais de ses lèvres et regarda autour d’eux. « Je te retourne les questions. » dit-il tout en faisant un pas dans la salle, laissant la lourde porte de bois se fermer derrière lui. C’était sa façon à lui de ne pas répondre tout en questionnant la demoiselle. A vrai dire, il n’attendait pas de réelles réponses de la part de la blonde. Il l’a connaissait assez pour savoir que ce n’était pas son genre, de répondre ainsi, à moins que cette nuit l’influence dans des côtés moins… arrogants ? Il en sourit. Quelle stupide idée ! Roxanne, moins arrogante ? Jamais. Avançant d’un nouveau pas, il avait le visage éclairé par la poussière pétillante qui tombait du pompon de son bonnet. Son visage était pâle, comme à son habitude, mais quelque chose changeait. Peut-être était-ce ce regard brillant ? Ou peut-être ce sourire qui abordait les commissures de ses lèvres ? Ou simplement se bonnet idiot qu’il portait comme une couronne ? S’en était désespérant de la voir ainsi. Lui, Lysandre Owens, ce lâche et ce mystère qui, en cette nuit, ne pouvait s’empêcher d’être comme un gamin de onze ans. Ah, comme c’était triste. Après un bref balayage du regard de la salle, le brun reposa son intention sur la demoiselle qui n’avait pas bougé. Avait-elle prit racine ? Mais une toute autre question lui chatouillait les lèvres : « On dirait une enfant qui a fait une bêtise… Qu’est-ce qui a ? » il arqua un sourcil tout en s’avançant vers elle. C’est vrai, quand il la regardait, il avait l’impression de revoir sa sœur à neuf ans quand elle venait de faire une bêtise et qu’elle cherchait une excuse, enfin, un mensonge, à dire à leur mère. Cela aurait pu le faire rire si ça avait été quelqu’un d’autre. Enfaite, cela inquiétait un peu Lysandre qui, à une lenteur d’escargot, se souvenait qu’il avait des bouteilles à monter. Ces camarades allaient vite s’impatienter, si ce n’est s’endormir et il sera accusé, au petit matin, d’avoir tout gâché. Ceci ne changeant pas les habitudes, car il était connu pour toujours tout gâcher, il s’était soudainement mit dans la tête de ne pas partir tout de suite. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas retrouver face à la verte et argent et pour ne pas mentir, elle lui manquait ses derniers temps. Ces coups de gueules étaient moins nombreux ces temps-ci, du moins, dans la salle commune des serdaigle. Il fut un temps où il entendait plusieurs fois le prénom de la jeune fille prononcée par ses camarades, mais en ce moment, c’est comme-ci elle n’existait plus. POUF ! Plus de Roxanne… Peut-être était-ce le fait que tout le monde sait ce qui s’est « passé » entre eux et donc personne ne veut mettre un peu plus d’huile sur le feu… S’en était navrant. Ok, il l’avait embrasé, mais qui a dit qu’il s’en voulait ? C’était pour la bonne cause, pour sauver sa peau. Il n’avait pas pensé aux conséquences, mais maintenant que c’est fait et bah c’est fait ! Continuant à la toiser, il fixa un instant le bonnet qu’elle portait et y ajouta d’un ton purement ironique « Jolie bonnet ! » bien qu’il préférait de loin le sien qu’il ne porterait plus jamais après cette nuit. Merlin, merci, personne ne le verra comme ça, personne sauf elle, Holden, César et les deux autres de son dortoir, les dames et sieurs dans les tableaux qui ne dormaient point et les curieux qui auraient pu le voir trainer dans les couloirs… Presque personnes quoi. Il pensait cela, car il était un peu amoché, sinon, il aurait surement péter un câble. Limite, toutes ses personnes auraient été retrouvées mortes le lendemain ou il aurait changé de pays. Poussant un vague soupire, il baissa son regard qui tomba sur ses pieds nus. Etait-ce surement pour cela qu’à chaque pas qu’il faisait, un frison glacial lui parcourait le corps. Sa mère ferait un scandale s’il rentrait pour les fêtes malades. Qu’importe, le plus importants pour le moment c’était d’avoir quelques réponses à ses questions. Se raclant la gorge, comme pour montrer son impatience qui n’en n’était guère une, il croisa les bras sur son torse pour parfaire son jeu de rôle « Alors, on ne s’amuse pas la vieille des vacances chez les Serpentards ? Etant donné que tu es… là, j’en déduis que ta maison ne sait pas t’amuser. » Sa voix paraissait moins sûre qu’à la normale, tout comme lui. Ciel, que la nuit allait être longue.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Ven 24 Déc - 3:27


LYSANDRE&ROXANNE

La situation était comique, il fallait bien l'avouer. Deux amis – qui ne se parlaient plus depuis maintenant quelques semaines, tout ça à cause d'un bête incident qui était resté en travers de la gorge de la blonde – se retrouvaient dans une salle vide, en plein milieu de la nuit, et passablement ivres. C'était digne d'un mauvais scénario de film de série B. Mais ce n'était pas un film, c'était bel et bien la vie de Roxanne Weasley, qui semblait lui réserver des surprises plus surprenantes les unes que les autres. Est-ce que la blonde n'avait ne serait-ce qu'imaginer qu'une telle situation soit possible ? Non, certainement pas. Dans ses rêves, la fois où elle reverrait le jeune bleu, il était agenouillé par terre, la suppliant de lui pardonner, et elle le regarder, hésitante, le faisant mijoter. Mais elle savait que ce genre de situation serait encore plus impossible que celle ci. Lysandre était comme elle, voir pire sur ce point là : il ne venait jamais s'excuser. Et quand on avait affaire à Lysandre Owens et Roxanne Weasley, le temps était la seule chose qui les rabibochait. Parce que les excuses, pardon mais ce n'était pas pour eux. Ils n'étaient pas comme ça, ils préféraient se faire la gueule un bon moment plutôt que de devoir ravaler leur orgueil et aller s'excuser. Raah, la nature humaine que voulez vous. Ils se détruisaient, se reconstruisaient, mais sans jamais prononcer le mot « pardon ». C'était comme ça et ils le savaient. Mais là n'est pas la question. En ce moment même, la jeune fille était tiraillée entre deux sentiments forts : celui de sauter au cou de Lysandre et de la frapper de toutes ses forces en lui demandant ce qu'il faisait ici, si il voulait vraiment lui gâcher sa vie. Et celui d'exploser de rire lorsqu'elle voyait l'accoutrement ridicule du jeune bleu. Car, tout comme elle, il portait un ridicule bonnet de père Noël qui descendait sur son front et lui donnait un air … différent. Plus doux. Mais un bonnet ne change personne, et Roxanne savait très bien que Lysandre n'était pas dans son état normal, sinon il se serait empresser d'enlever ce vulgaire bonnet. Après tout elle aurait fait la même chose si l'alcool ne coulait pas à flot dans chaque parcelle de son corps. Elle ne répondait plus d'elle même lorsqu'elle était légèrement ivre. Non pas qu'elle qu'elle ne tenait pas bien ce breuvage, mais elle se sentait différente, plus amicale, et avait du mal à jouer le rôle de la méchante petite garce sadique. Et elle avouait tout aussi. Autant vous dire que cette soirée s'annonçait drôle si la demoiselle avouait à Lysandre qu'elle était déçue de voir qu'ils ne se parlaient plus, si elle lui avouait qu'elle était rentrée dans une rage folle quand une de ses amies avait parlé de lui. Alors la verte se mordilla la lèvre afin de s'empêcher de parler. Il fallait qu'elle fasse attention à ce qu'elle disait, c'était vital là. « Je te retourne les questions. » Hein !!!! C'est elle qui posait les question, pas lui. Je vous jure, la blonde bouillait pratiquement. Mais son état anormal l'aidait beaucoup à ne pas se mettre à crier. Elle se contenta de hausser les épaules en regarda Lysandre qui rentrer complètement dans la salle. La porte se referma derrière lui dans un bruit sourd, et c'est là qu'elle comprit que la nuit s'annonçait longue. Apparemment la jeune brun n'avait pas envie de retourner dans son dortoir tout de suite, ce qui voulait dire qu'elle allait devoir lui fausser compagnie, ou rester avec lui. Et n'ayant pas très envie de revoir les écervelées qui peuplaient son dortoir, et n'ayant pas vu le bleu et bronze depuis longtemps, elle décida de rester un peu, pour voir comment tout cela évoluerait. Elle ne bougea pourtant pas, laissant le brun vaquer à ses occupations, c'est à dire bouger à travers la salle, son bonnet rebondissant dans un mouvement ridicule. Puis la verte se décida enfin à ouvrir la bouche, et laissa échapper un léger ricanement en même temps que sa réponse. « Et bien, je voulais voir si le père Noël venait par ici bien sûr. » Elle ajouta un rictus à cette réponse, mais le brun n'allait sans doute pas le remarquer, dans la pénombre et vu son état. D'ailleurs, elle même se sentit légèrement euphorique, et détourna vite le regard afin de fixer ses chaussures. Il ne faisait pas chaud dans cette pièce, et la blonde ne cessait de frissonner. Et la peur qu'il lui avait faite n'aidait en rien la blonde à se rassurer. Mais elle essayer de contrôler les tremblements de son corps, et releva les yeux lorsqu'elle entendit Lysandre bouger à nouveau. « On dirait une enfant qui a fait une bêtise… Qu’est-ce qui a ? » Et tandis qu'il disait ça, il se rapprocha de la jeune vipère qui ne bougea pas d'un cil. Fallait-elle qu'elle lui dise qu'elle venait voler ses précieuses bouteilles ? Ou garder un silence de tombe, afin de préserver son secret qui pourrait s'avérer utile dans le futur. Elle n'avait pas ingurgité assez d'alcool pour faire une telle erreur, alors elle ne répondit rien, détournant uniquement le regard en lâchant un rire qui montrait qu'elle n'avait rien à se reprocher. Puis elle se laissa tomber en arrière, retenue par le mur, et goûta à la froideur de la pierre contre son dos. C'était un interrogatoire ou bien ? Que voulait-il d'elle, qu'elle lui raconte ses petits secrets juste parce qu'elle avait un léger coup dans le nez. Tu peux rêver va. Mais en réalité, elle s'inquiétait un peu. Était-elle si transparente lorsqu'elle n'était pas sobre ? Peut être que Lysandre arrivait à savoir ce qu'elle pensait parce qu'elle n'était pas assez clean pour savoir cacher son jeu comme elle le faisait si bien en temps normal. C'était assez inquiétant, voir effrayant de penser que sa carapace était fissurée comme ça. Surtout devant Lysandre Owens, la dernière personne qui devait savoir ce qu'elle pensait au fond. Elle aurait même préféré que Johane Flint soit debout à sa place, même son frère, bref tout le monde sauf lui. Pourquoi est-ce que ces choses là n'arrivaient qu'à elle ? Elle n'était pas d'humeur à se livrer comme ça, elle voulait juste faire regretter au brun à la fois l'erreur qu'il avait commise et le fait qu'il ne soit pas venu s'excuser. Petit problème tout de même : elle n'avait aucune idée de la manière dont elle allait s'y prendre et son cerveau était comme plongé dans une brume épaisse dont elle n'arrivait pas à s'extraire. Son crâne lui faisait légèrement mal et elle voyait les meubles tanguer légèrement, comme sur un bateau qui vogue sur des flots calmes. La jeune fille ferma ses yeux azur et attendit quelques instants dans cette position. Elle devait avoir l'air complètement idiote mais c'était sans doute le cadet de ses soucis en ce moment. Adossée contre un mur, avec un chapeau rouge qui contrastait avec ses cheveux dorés, les yeux fermés comme si elle somnolait. Vraiment, c'était digne d'une première année. C'est la voix de Lysandre qui la ramena sur terre. « Jolie bonnet ! » Ces deux mots lui firent ouvrir brusquement les yeux et elle observa le brun, avant de sourire. Mais cette fois ci ce n'était pas un sourire méchant ni même un rictus. Non c'était un véritable sourire, franchement sympathique, qui ne voulait rien dire de plus. «  Je te retourne le compliment, bien que le tien soit plus sympa que cette chose. » elle pointa sa propre tête «  Je suis presque jalouse, t'as de la chance. » C'était à la fois ironique et sincère. Oui, la blonde ne savait plus trop sur quel pied danser en ce moment. Les vapeurs d'alcool montaient dans sa tête et la vraie Roxanne se battait avec la Roxanne ivre. C'était comique, mais pas vraiment pour la principale intéressée. La vipère soupira d'agacement et s'appuya sur le mur davantage, comme si elle espérait qu'il allait l'avaler et la faire disparaitre de cette pièce, sous les yeux médusés du bleu qui arrêtera sans doute de boire par la suite. Mais le mur ne l'aspira pas. Elle eut simplement plus froid car le froid était encore plus cruel. Elle ne savait pas quoi dire et se rappela de la question précédente du brun. «  De quel droit m'accuses tu d'avoir fait une bêtise. Ton bonnet est-il en train de détruire ton cerveau ? » C'était incompréhensible, même pour elle. Elle vaguait sur les différentes questions posées, passant de l'une à l'autre sans tenir compte de l'ordre initial. Idiot. C'était idiot, tout comme elle était idiote d'ailleurs. Après tout, que pouvait-elle faire contre ça ? La nature humaine noie ses problèmes dans l'alcool, elle faisait la même chose. Si on se penchait un peu plus près sur la vie de la blonde, on voyait bien des failles. Déjà elle avait bu pour s'amuser, d'accord. Mais elle avait aussi but pour oublier que le lendemain elle serait de nouveau chez elle, avec ses parents idiots et son frère insupportable. Et là ça ne serait que blagues entre le père et le fils (comme si Fred junior pouvait remplacer Fred senior, stupide père va), questions de la mère à la fille, réponses glaciales de cette dernière, et froid entre tous les membres de la dite famille. Puis viendrait le moment où tous les Weasley serait réunis. A cette simple idée la jeune fille avait un haut-le-cœur. Pitié, donnez moi une corde et une chaise, n'importe quoi. Elle buvait aussi pour se prouver quelque chose à elle même. Elle valait mieux que les autres, elle les dépassait partout, alors elle buvait pour prouver cette force qu'elle n'avait peut être pas en réalité. Peut être qu'au fond elle était aussi stupide que les filles qui partageaient son dortoir. L'alcool ne réussissait pas vraiment à la jeune fille. Demain matin elle se retrouvera juste avec une sacré gueule de bois, des remords quand à cette soirée, et elle se claquera en pensant aux idées saugrenues qu'elle avait eut la veille. Vraiment, les vacances s'annonçaient mortelles. « Alors, on ne s’amuse pas la vieille des vacances chez les Serpentards ? Étant donné que tu es… là, j’en déduis que ta maison ne sait pas t’amuser. » Quoi ? Il pouvait parler lui, dans sa salle commune remplie de bouquins et tous les autres plongés dans leurs devoirs. Qu'est ce qu'ils faisaient eux pour fêter la fin des cours ? Un scrabble ? L'éclate vu par les piafs, c'était un tout autre monde, voir un univers complètement parallèle, c'est le moins que l'on puisse dire. Non, chez les verts on avait le sens de la fête. Les soirées ne manquaient pas, même si c'était plutôt des fêtes privées, et très difficiles d'accès. Les sang-purs, les Obscurs, et pas plus. Leurs fêtes étaient remplies de Serpentard en majorité, mais il y avait quelques exceptions. Mais bon, ce n'était pas la question actuellement. Lysandre la cherchait, il essayait de la pousser à bout. Il voulait vraiment qu'elle se mette en colère, ou bien ça l'amusait de la faire tourner en bourrique. Ou alors peut être qu'il était complètement bourré lui aussi, et que toute notion de bienséance avait disparu de sa tête. Comme si il avait déjà était galant avec elle. A cette simple pensée, la jeune fille ricana légèrement. Puis elle s'appuya légèrement sur le mur avant de se rejeter vers l'avant. Elle mit quelques secondes à retrouver un équilibre parfait et, lorsque cela fut fait, elle fit quelques pas vers le bleu qui n'avait pas bougé. Il la regardait, et elle plongea ses yeux dans les yeux, et s'approcha près, trop près pour que cela reste décent. Mais tous deux ne s'en souviendrait même pas le lendemain matin, alors à quoi bon être polie ce soir ? De là où elle était, elle pouvait sentir l'alcool qui se dégageait de la bouche du brun, et elle était persuadée qu'il pouvait lui aussi savoir tout ce qu'elle avait bu, tant leurs visages étaient près. Le visage du brun était éclairé par la poussière scintillante qui sortait de son bonnet, et la blonde eut un sourire. «  J'imagine que ça doit être vraiment plus drôle chez vous. Ateliers lectures et devoirs communs, c'est vraiment super. En fait, si je suis là c'est parce que je devais … venir chercher quelque chose qu'Irène à laissé ici. Quelque chose qui se boit si tu vois où je veux en venir. » Elle eut un sourire avant de soupirer légèrement et de reprendre d'une voix plus basse. Elle était pratiquement en train de murmurer, et se rapprocha de l'oreille de Lysandre, comme pour lui confier un secret. «  Mais je suis sûre que les autres filles de mon dortoir se seraient vraiment plus amusées si tu avais été avec nous. Pas plus tard que cette après-midi, Irène m'a dit qu'elle te trouvait particulièrement à son goût. A ta place je n'hésiterai pas une seconde, quelle beauté. » Et elle eut un rire mauvais. La véritable Roxanne refaisait surface. C'était une vengeance qu'elle savourait avec joie. Irène ne lui pardonnerait jamais ce qu'elle venait de faire, mais encore fallait-il qu'elle soit au courant de qui avait dévoilé son secret. La brune l'avait dit à tellement de personnes que tout cela s'annonçait difficile à prouver. Surtout que les vipères étaient toutes plus méchantes les unes que les autres. Se détachant lentement de l'oreille du brun, la blonde resta tout de même proche de ce dernier, plongeant de nouveau ses yeux azurs dans ceux de la même couleur du Serdaigle. Qu'allait-il faire ? Sans doute s'en fichait-il, comme toujours d'ailleurs. Il n'avait rien à faire des filles qui lui couraient après, et Roxanne observait ce spectacle de loin, riant sous sa cape. Chaque fois qu'une fille tentait quelque chose, elle se heurtait à un véritable mur humain. C'était Lysandre Owens dans toute sa splendeur. Puis, la blonde rajouta quelque chose, plus dicté par le Whisky Pur-Feu qu'elle avait avalé qu'autre chose. « Dis tu restes avec moi ? J'ai pas envie de retourner là bas, elle vont passer toute la nuit à ma parler de leurs coups de foudre, et j'ai vraiment pas la force de les supporter. » Elle ajouta à cela un regard suppliant, espérant que ça allait marcher. Croisons les doigts. Et n'allez pas douter des talents de comédienne de la jeune fille. Elle avait toujours réussit à berner les gens, et ce depuis qu'elle était toute petite. Rejeter la faute sur son frère, tout ça, c'était la routine pour elle, et elle arrivait toujours à berner son petit monde. Bon, d'accord l'état dans lequel elle était de l'aidait pas vraiment , mais elle avait toujours excellé dans l'art de la persuasion. En tout cas ça marchait sur les gens normaux. Manque plus qu'à espérer que Lysandre bourré était normal, et ça c'était pas encore gagné.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Dim 26 Déc - 4:53

Il faisait froid. Il avait froid et pour peu, il aurait donné n’importe quoi pour qu’un bon feu ce matérialise près de lui. Bien que par moment, l’alcool qui coulait dans son corps lui procurait cette chaude sensation de pouvoir soulever le monde, il y avait certains instant où ses pieds touchaient terre et ces moments là étaient… glacial ! C’était comme leur relation de ces derniers jours. Celle-ci était glaciale et bien souvent trompeuse. Tantôt un regard échangé, tantôt une insulte. C’était comme dans une boite de dragée surprise, on savait jamais sur quoi on allait tomber. Et bien qu’il ne montre rien, cela commençait à lui peser. Certes, dans cette salle désaffecté et à une telle heure, il ne savait plus trop où il en était, s’il devait être en colère ou bien triste. Peut-être qu’être amusé de la situation serait plus cohérent. Et ce qu’il était au final. Souriant pour un rien comme un idiot, il avait encore ce gout de boisson dans la bouche et cette envie folle d’en rajouter un peu plus. Après tout, il était déjà bien amoché, autant terminer. « Et bien, je voulais voir si le père Noël venait par ici bien sûr. » Bien. L’avait-elle trouvé ? Il fallait mieux pour elle, car dans son cas, c’était surement le père fouettard qui venait mettre quelques bouts de charbons dans ses chaussons. Arquant un sourcil, amusé, il n’en répondit rien. Ne fallait-il mieux pas, vu son état, il allait sortir une chose tellement stupide qu’il s’en voudra plus tard… ou pas. Au fond de lui, il savait qu’elle n’était pas ici pour compter le nombre de dalle de pierre, mais bel et bien pour une chose. Une vengeance peut-être ? Tout simplement une farce, comme le ferait une première année. N’ayant jamais été du côté des farceurs, mais plutôt des farcés, le serdaigle commençait à reconnaître les premiers et arrivait même à leur faire assez peur pour que rien ne lui arrive. Dans sa tête, il y avait deux voix. La première lui murmurait de prendre les bouteilles et de partir, car il était sensé lui faire la gueule. Mais la deuxième lui disait de resté, de s’amuser un peu. La dernière été surement celle produite par l’alcool, parce que Lysandre ne pensait jamais à s’amuser. Il décida en très peu de temps d’écouter cette dernière, bien qu’il ne sache pas vraiment pourquoi. Sans qu’il s’en rende réellement compte, le silence tomba dans la pièce. La respiration de la jeune fille ainsi que la sienne faisait que ce silence était moins lourd. Les crépitements de la poussière qui se dégageaient de son bonnet aussi. Bonnet qui va vite faire le sujet de la conversation « Je te retourne le compliment, bien que le tien soit plus sympa que cette chose. Je suis presque jalouse, t'as de la chance. » Elle avait raison, il n’avait aucun doute là-dessus. Son bonnet, ainsi que la plus part des choses qui lui appartenaient, étaient sujet à devenir des choses étonnantes et limites parfaites… enfin, toujours mieux que les autres. Elle avait de quoi être jalouse et cela fit tellement plaisir au jeune homme qu’il n’en manqua pas de se redresser un peu plus. Il savait que ce n’était qu’ironie et moquerie, de toute façon, sa marchait comme ça entre eux, mais pourquoi ne pas en profiter ? Puis l’alcool l’aida à en profiter comme il se doit. Que voulez-vous, son bonnet avait la classe, plus que le sien en tous cas. « De quel droit m’accuses-tu d'avoir fait une bêtise. Ton bonnet est-il en train de détruire ton cerveau ? » Tien, elle répondait, plus ou moins, à sa question. Il était temps, car Lysandre en oublia même ses mots. C’était quoi déjà la question ? Il prit cette mine de réfléchir, chose tellement plus difficile quand on avait un bonnet ridicule sur la tête et deux voix stupides qui criaient mentalement. Ah oui, c’était cette question là. « Non, je ne crois pas… » Répondit-il, peu sûr de lui, tout en faisant bouger son bonnet pour s’assurer qu’il ne s’était pas enfoncé dans son cuir chevelu. Soulagement, celui-ci était juste posé. Par Merlin, heureusement que personne n’avait d’appareil photo ou tout autre objet qui pourrait prouver oh combien notre cher Lysandre pouvait ce montrer puéril. Qu’en dirait sa sœur ? Rien. Absolument rien, car elle n’en sera jamais mise au courant. C’est du moins ce qu’il espérait. S’en était la fin de lui si jamais Calipso apprenait cela. Quelle joie se ferait-elle de rabaisser son jumeau qui, sous l’emprise de boisson, perdait tout son sérieux. Il l’imaginait déjà sur ses grands chevaux et cela lui en donna un haut-le-cœur. Beurk. C’était comme-ci on l’avait poussé dans un cauchemar. Jamais il ne pourrait se rendormir pour cette nuit. Jamais en imaginant sa sœur si heureuse. Passant une main fraiche sur son visage, il inspira doucement. La réalité était qu’il n’y avait pas de trace de sa jumelle, donc pas de soucis à se faire. Il était, certes, en présence de la meilleure amie de celle-ci, mais vu son état, il n’avait rien à craindre. Après tout, lui-même n’était pas sûr de ce souvenir de cette soirée à l’aube. Son bras retombant le long de son corps, il croisa le regard de Roxanne pour ne plus en ressortir. Sobre, il aurait comprit en la voyant venir ainsi près de lui, trop près, qu’elle voulait quelque chose. Dans son état actuel, il souriait simplement, ne baissant pas son regard. A une telle distance, si on pouvait toujours nommer cela une « distance », il respira l’odeur forte et indétrônable de l’alcool. Il était à présent totalement sûr d’une chose : la serpentard n’était pas non plus dans son état normal. En même temps, cela n’avait pas été très compliqué à comprendre. « J'imagine que ça doit être vraiment plus drôle chez vous. Ateliers lectures et devoirs communs, c'est vraiment super. En fait, si je suis là c'est parce que je devais … venir chercher quelque chose qu'Irène à laissé ici. Quelque chose qui se boit si tu vois où je veux en venir. » Han. Alors qu’un sourire ce traça sur les lèvres de la verte, chez le bleu, ce fut ces yeux qui devinrent vite ronds, comme deux soucoupes. Ainsi il n’y avait pas que lui qui cachait ses bouteilles ici. Il devait absolument rencontrer cette demoiselle qui avait des idées tout aussi lumineuse que les siennes. Où étaient donc ce nouveau trésor ? Il aurait volontiers cherché, si Roxanne ne s’était pas un peu plus rapprocher pour lui murmurer des mots à l’oreille. « Mais je suis sûre que les autres filles de mon dortoir se seraient vraiment plus amusées si tu avais été avec nous. Pas plus tard que cette après-midi, Irène m'a dit qu'elle te trouvait particulièrement à son goût. A ta place je n'hésiterai pas une seconde, quelle beauté. » Oh, mais quelle ravissante nouvelle. Ainsi, dans les dortoirs froid et sombre des vipères ce cachait quelques jolies demoiselles en détresses. Bien, il ne manquera pas d’aller y faire un tour, histoire de se moquer et de s’amuser un peu, il ne pouvait s’empêcher de chercher mentalement le visage de cette Irène. En réalité, si l’une de ces filles venaient à lui proposer quoique se soit, il en serrait sérieuse amusé tout en étant complètement désespérer. Non, mais franchement, lui, avoir une petite copine ? Faut vraiment arrêté de rêver ou de boire ! Arquant un sourcil, il voyait bien que cela amusait la demoiselle. Qu’avait-elle encore dit pour avoir ce sourire mauvais ? Peu importe, t’en que cela ne le touchait pas, il s’en foutait royalement. « Ecoute, ça aurait été avec plaisir que j’aurais passé un moment dans ton dortoir, mais ça pue trop les sang-purs et les histoires de cœur. A mon avis, elles doivent déjà bien s’amuser avec toi. » Un sourire d’excuses aux lèvres, hypocrite certes, il ne quitta pas sa place, restant tout aussi près d’elle. On ne pouvait même pas s’imaginer le nombre de garçons de l’école qui auraient aimé être à sa place. Avoir cette chère Roxanne aussi près et dans une salle aussi sombre et vide. Oui, Lysandre avait vraiment de la chance parfois. Mais pouvait-on vraiment parlé de chance ? Lui s’en fichait pas mal. Elle, comme les autres, ne l’intéressait pas. Non pas qu’elle ne l’attirait pas, loin de là, mais n’oublions pas de qui nous parlons. Owens, dit le connard. Avec le temps, il s’en marrait et plus particulièrement en cette nuit. « Dis tu restes avec moi ? J'ai pas envie de retourner là bas, elle vont passer toute la nuit à ma parler de leurs coups de foudre, et j'ai vraiment pas la force de les supporter. » Voyez-vous ça. Une invitation par la princesse des vipères. Suivit de ce regard pétillant et craquant. C’était comme avoir en chien en face de lui qui faisait ses yeux doux pour ne pas être punis. Un grand sourire aux lèvres, il s’apprêtait à lui envoyer un beau et sincère refus, mais il se stoppa. Après tout, pourquoi refuser ? Dans sa tête, il se créa une liste des inconvénients et des avantages. Cela dura plusieurs minutes. Minutes pendant lesquels le silence retomba et son regard se dévia vers le mur. Ne pas rejoindre ses camarades, avantage. Ne plus rien boire pour ne pas dévoiler sa cachette, désavantage. Il grimaça à cette pensée. Il ne pouvait pas risquer de dévoiler sa cachette à la verte, bien qu’il se demande si elle n’était pas elle-même au courant de son jardin secret… Bref. Reprenons. Passez toute une nuit avec Roxanne…euh…question piège à vrai dire. Nouvelle grimace. Il ne serait dire si cela était un inconvénient ou non. Après tout, ils ne s’étaient pas reparlé depuis un bon bout de temps et leur état était tel qu’ils n’allaient surement pas rester à ce tourné les pouces. Reposant son regard vers elle, il recula de quelques pas pour venir s’asseoir sur une des tables poussiéreuses. « Ok, mais j’y gagne quoi ? Toi tu n’aurais pas à supporter tes nian-nian de camarades de dortoir et, en plus, tu pourras passer le restant de la nuit avec moi. Chanceuse. » il prit cet air narcissique qui lui allait si bien, même bourrée. « Mais moi, je gagne quoi ? Mes camarades m’attendent là haut et qui te dit que je n’ai pas envie d’entendre une nouvelle fois leurs misères ? » C’était stupide, car tout le monde sait que Lysandre détestait écouter la vie des autres, mais qui sait, les gens changent ? Haussant les épaules, l’air désolé, mais ne bougeant pas. En réalité, il n’avait pas envie de partir et puis, il ne pouvait pas remonter dans son dortoir sans ses précieuses bouteilles. C’était comme revenir de chez un marchand de bonbons, sans bonbons. N’ayant pas le choix, sa décision était prise, mais il s’aimait à faire cogiter la demoiselle. Replaçant calmant son bonnet qui avait quelque peu glissé sur le côté, lui donnant un air de voyou, il secoua le pompon du quel une pluie de poussière tomba sur lui, le faisant briller de milles couleurs. « Si tu me promets de ne pas me raconter les malheurs de tes petits copains, je viens bien rester. » Comme-ci c’était le genre de Roxanne de raconter sa vie, mais que voulez-vous, il perdait parfois la raison le serdaigle et puis, il lui fallait bien trouver une excuse.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Mar 28 Déc - 7:55


LYSANDRE&ROXANNE

Pourquoi était-elle encore là ? Cette question, la jeune blonde se la posait sans cesse, à tel point que sa tête commençait à devenir douloureuse – à moins que ce soit l'effet de l'alcool. Et soudain, la réponse apparut, aussi claire que de l'eau de roche. Irène. Oui, elle ne voulait pas se retrouver de nouveau devant cette idiote, surtout si elle revenait les mains vides. Et si elle voulait partir avec un butin, il fallait attendre que Lysandre parte, qu'il soit loin, et revenir dans la salle, où il n'y aurait sans doute plus rien. Donc, autant dire que ça revenait à du suicide de retourner dans une salle pleine de vertes au taux d'alcool dans le sang frôlant l'indécence. Autant rester ici, à observer un mec dont elle s'était juré de ne plus jamais reparler, et attendre qu'il dise qu'elle chose afin qu'ils se disputent, une fois de plus. C'était le même schéma, tout le temps, qu'il pleuve ou qu'il vente. Ils terminaient toujours pareil : à se crier dessus. Enfin c'était surtout la blonde qui criait, mais bon, passons ce petit détail sans importance. Elle commençait à avoir froid pour tout dire, n'étant vêtue que de son pyjama recouvert par un gilet pour l'été. Autant vous dire qu'elle commençait à vraiment se les cailler dans cette salle, au beau milieu de la nuit, même si l'alcool la réchauffait un peu. Mais vraiment un tout petit peu. Elle n'entendit même pas la réponse du jeune brun, à propos de son bonnet de son cerveau. Elle avait froid, et son propre cerveau commençait à l'abandonner. Comme si la verte avait vraiment besoin de ça en de telles circonstances. Mais elle commençait à faire confiance à son instinct, agissant comme si elle n'avait plus du tout de cervelle, comme si tout était naturel, ne calculant plus aucun de ses faits et gestes. Elle pouvait tout à fait dire une connerie – ce qui n'allait sans doute pas tarder – mais peut être que ce serait une bonne occasion de déstabiliser ce fameux Owens, sacré roi des connards dans ce lieu saint qu'était Poudlard. A la simple pensée qu'elle était seule avec lui, tandis que toutes les filles de sa connaissances se damneraient pour ne serait-ce que capter le regard du bleu, la blonde sourit. La jeune fille s'était à présent rapprochée du jeune bleu, et pouvait sentir son souffle et son haleine emplie d'alcool. Si seulement Irène la voyait comme ça, elle serait sûrement au bord du suicide, ou proche du meurtre. Le suicide convenait mieux à Roxanne pour tout vous dire, ne serait-ce que pour la voir. Alors que le meurtre, merci bien mais la verte n'avait pas encore prévu de mourir dans les prochains jours. Mais Irène n'était pas là, personne n'était là d'ailleurs. Elle était seule, face à cet imbécile qu'elle aimait bien quand même, cet idiot qui pensait que le monde n'était qu'un vague … D'ailleurs que pensait-il véritablement ? Roxanne fronça les sourcils, essayant de se rappeler de quelque chose qu'il aurait dit à ce propos, mais rien ne lui revint en mémoire, alors elle abandonné, préférant livrer les secrets de sa camarade de chambre. Avouer l'amour de cette crétine à Lysandre. Elle était vraiment démoniaque et cruelle parfois, c'en était machiavélique. Mais elle adorait faire ça, briser les rêves et les espoirs des autres, livrer leurs secrets alors qu'ils tentent de les cacher. Bon, ce n'était pas vraiment le cas de sa camarade puisqu'elle le répétait à tout le monde. Mais bon, c'était toujours ça de gagné, pas vrai ? « Écoute, ça aurait été avec plaisir que j’aurais passé un moment dans ton dortoir, mais ça pue trop les sang-purs et les histoires de cœur. A mon avis, elles doivent déjà bien s’amuser avec toi. » C'était méchant ça aussi. La blonde prit un air faussement blessé tout en soutenant le regard de son ami. Il la considérait vraiment comme ça ? Comme une fille que seul les sang-purs et les histoires de cœur intéressait. En temps normal, elle lui aurait crié dessus, aurait piqué une crise de nerfs incroyable, mais elle ne le fit pas. Pourquoi ? Je crois que les bouteilles vides dans son dortoir y étaient pour quelque chose. Oui, c'était sans doute ça la raison. Mais ce n'était tout de même pas nécessaire pour qu'elle se laisse attaquer de la sorte. Alors, elle soutint le regard du bleu et lui répondit d'une voix neutre. « Ce qui veut dire ? Tu crois vraiment que je passes mon temps avec ces gamines insupportables, à écouter leurs dernières histoires de cœur ? Merci bien, j'ai pas que ça à faire. Et puis d'abord ça pue pas chez nous » Elle termina en se mordillant la lèvre inférieure, ses yeux toujours plongés dans le regard de Lysandre. Déjà que quand elle était sobre elle n'était pas très gentille, là ça devenait de plus en plus frappant. Elle n'hésitait pas à sortir les quatre vérités des uns et des autres. Roxanne et bouteilles n'avaient jamais fait bon ménage, en tout cas pas si vous vouliez passer une bonne soirée. Et elle posa sa question, ne prêtant pas attention à la précédente remarque du jeune bleu, bien qu'elle ne fusse pas vraiment très sympathique envers elle. La jeune blonde sentait bien qu'il hésitait, et il recula de quelques pas au bout d'un certain temps, allant se poser sur l'une des vielles tables qui meublaient la salle complètement abandonnée. Tandis qu'il se séparait d'elle, la jeune fille tourna vite sur elle même afin de voir où elle pourrait être à son aise. Elle trouva alors une petite table, non loin de là, et y alla d'un pas titubant. Elle se prit d'ailleurs les pieds dans quelque chose et poussa un juron tout en se tenant le pied et arriva à la table en sautillant. Elle devait avoir l'air vraiment intelligente, y a pas à dire. Stupide Roxanne va, elle n'avait pas vraiment besoin de se ridiculiser davantage en de telles circonstances. Mais bon, elle sourit tout de même lorsqu'elle se posa sur la table, regardant Lysandre qui souriait. Ils allaient rester là, à se regarder, sur leurs deux tables, tout la soirée ? Elle préférait encore prendre les bouteilles et partir, laissant le bleu sans alcool et tout seul. Bon plan. Un léger sourire apparut sur ses lèvres à l'idée de ce plan démoniaque, mais elle entendit bientôt la voix de son ami et tenta de se reconcentrer sur ce qu'il se passait. « Ok, mais j’y gagne quoi ? Toi tu n’aurais pas à supporter tes nian-nian de camarades de dortoir et, en plus, tu pourras passer le restant de la nuit avec moi. Chanceuse. » La jeune fille haussa un sourcil tandis qu'il prenait un air narcissique. Elle détestait quand il faisait ça, ça avait le don de la mettre sur les nerfs. Même bourré il l'énervait, si c'était pas un signe ça ! Mais elle n'y prêta pas attention préférant éclater de rire à la remarque de Lysandre. Chanceuse ? Parce qu'elle allait rester avec lui toute la nuit ? Il croyait quoi, qu'elle allait le violer tant qu'il était bourré ? Il prenait ses espoirs pour des réalités. Mais il n'eut pas l'air déstabilisé par cet éclat de rire car il continua sur sa lancée, et la blonde écouta attentivement ses paroles. « Mais moi, je gagne quoi ? Mes camarades m’attendent là haut et qui te dit que je n’ai pas envie d’entendre une nouvelle fois leurs misères ? » Cette fois ci, la fille ne put se retenir et se plia en deux sous l'effet de ses éclats de rire. Elle était complètement secouée par son fou rire, et des larmes commencèrent à perler dans ses yeux, allant directement s'écraser sur le sol. Lui, Lysandre Owens, avoir envie d'entendre les misérables vies de ses copains ? Oulà, il n'était pas vraiment dans son état normal. Tous ceux qui connaissaient le brun – et même ceux qui ne le connaissaient pas à vrai dire – savaient que Lysandre détestait les gens qui racontaient leur vie. Comme Roxanne. Un point commun. C'était déjà un bon début après tout. Entre deux secousses, la verte parvint à articuler un léger « Toi ? Écouter les autres ? » Mais elle se reprit finalement. Se redressant, elle essuya les larmes qui coulaient encore de ses yeux et reprit la parole. « Tu gagnes une occasion en or de rester avec moi, ce qui est tout de même super extra. » Elle voulait quand même qu'il accepte, mais elle sentait que c'était sur la bonne voie. Après tout, entre rester avec elle – et qui n'en rêvait pas ? - et aller écouter les vies sentimentales de ses amis, Roxanne savait bien qu'il avait déjà fait son choix. Enfin, rien n'est moins sûr, il ne fallait jamais sous-estimer le brun. Juste pour l'embêter, il se pouvait qu'il retourne dans son dortoir, la laissant seule. Mais si il décidait de repartir, elle serait plus rapide et piquerai ses bouteilles avant. Puis elle partirait en courant vers les cachots. Si elle était encore en état de faire plus de trois pas sans se ramasser sur le sol. Ce qui était un peu moins sûr quand même. Mon Dieu, quand elle était ivre, elle inventait de ces plans, s'imaginait des choses. Valait peut être mieux qu'elle soit sobre en fin de compte. Lysandre redressa son bonnet et fut illuminé par une pluie de poussière, ce qui tranchait étrangement avec l'obscurité ambiante dans la pièce. Cela fit sourire la jeune verte, qui devait vraiment avoir l'air stupide en ce moment même. « Si tu me promets de ne pas me raconter les malheurs de tes petits copains, je viens bien rester. » Ce qu'il pouvait être idiot et lourd par moment. La verte se releva, l'air peu assuré, et mit quelque secondes avant de retrouver un équilibre parfait. Puis elle fit quelques pas, se rapprochant de Lysandre. Elle et ses histoires d'amour. C'était bien connu que Roxanne Weasley adorait raconter sa vie, oui vraiment. Elle était même un livre ouvert. Surtout que ces derniers temps, sa vie sentimentale ressemblait à … au désert du Sahara, voilà. Oui, vraiment, elle aller pleurer sur l'épaule de ce vieux bon Lysandre, expert en peines d'amour. Ils faisaient bien la pair tous les deux. Roxanne s'était rapprochée du brun, et avait posé ses mains sur ses cuisses. Le contatc entre leurs ses mains glacées et le tissu froid la fit frissonner. S'appuyant de toutes ses forces sur ses deux bras, elle essaya d'atteindre son visage. Un sourire aux lèvres, elle ouvrit la bouche. « C'est vrai que ma vie est tellement palpitante » elle appuya sur ce mot « surtout en matière d'amour, qu'il nous faudrait toute la nuit. Mmmh, alors qui y a-t-il à dire ? Ah voilà, j'ai trouvé. Rien. » Son sourire redoublant d'intensité, elle se rapprocha encore plus. Une de ses mains quitta la jambe du bleu et passa derrière la tête du jeune homme. Ils étaient vraiment proches maintenant, et Roxanne se demandait quand est-ce que leurs nez se toucheraient. Puis avant qu'il ai put faire quoi que ce soit, elle reprit la parole. « Je peux ? ». Lysandre ne devait pas comprendre ce qui se passait que déjà elle lui enlevait son bonnet de la tête et repartait dans le sens inverse, c'est à dire le plus loin de lui. Elle ôta son propre bonnet, ses cheveux tombant sur ses épaules, et enfila celui de Lysandre. Le pompon déversait de la lumière sur elle. La jeune verte devait avoir l'air encore plus intelligente qu'avant, avec son tout nouveau bonnet de Noël. Bonnet qu'elle ne garderait sans doute pas longtemps, le temps que Lysandre se lève et vienne le récupérer. Mais ça faisait toujours un petit peu de bien de l'embêter, surtout que lui même ne se gênait pas pour le faire. Alors bon, à charge de revanche pas vrai ? Et en plus ce n'était pas vraiment méchant comme vengeance. Je vous jure, l'alcool rend bête. Encore un peu, et elle se mettrait à danser sur une table.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Ven 21 Jan - 4:59

La froideur de la pièce était surement le seul bémol du moment. Quoiqu’en y repensant bien, il était venu chercher quelques bons trésors pour ses camarades et pour lui-même et qu’il n’était pas près de repartir. A moins qu’il ne montre sa cachette à la verte et ça, c’était tout bonnement pas possible ! Ils étaient amis ? Ouais, un truc comme ça, cela n’empêchait pas que Lysandre avait énormément de secret pour elle. Pour elle, comme pour tous les autres. Tout le monde le sait à Poudlard, il a très peu d’ami et même eux se demandent si le serdaigle les considère vraiment comme tel. Toutes ses histoires d’amitiés lui donnaient la nausée. A quoi bon avoir des amis ici, de toute façon, dans moins d’un an, il partait. Ca, c’est qu’il croit, car enfaite, rien de tout cela ne se passera comme prévu. Comme ci sa folle de mère allait accepter de le laisser partir chez les moldus, c’est beau de rêver ! Surtout que, rien ne se passe jamais comme prévu chez les Owens et il était bien placé pour le savoir. Lysandre, Lysandre, mon pauvre Lysandre, qu’allons-nous faire de toi ? Surement que, même bourrée ou torturé, personne ne voudra jamais de toi. Pauvre chou. Ce sourire niais toujours dessiner sur ses fines lèvres, il ne serait dire pourquoi, mais il se sentait bien. Elle aurait pu le laisser seul, il se sera sentit comme un enfant qui rêve. L’alcool adoucit les gens et c’était le cas de Lysandre. Gentil serait surement mentir, car il ne l’était jamais, même avec un coup dans le nez, mais moins arrogant, oui. Et cette touche d’arrogance résonnait dans la salle. Il l’avoue, dans un tel moment, passé une soirée entouré de jolies filles n’étaient pas pour lui déplaire, mais surement pas les cruches qui servaient d’amis à Roxanne. Il n’était pas suicidaire non plus. « Ce qui veut dire ? Tu crois vraiment que je passe mon temps avec ces gamines insupportables, à écouter leurs dernières histoires de cœur ? Merci bien, je n’ai pas que ça à faire. Et puis d'abord ça pue pas chez nous » il reprit cet air de mec qui réfléchit, air qui agaçait pas mal de personnes en réalité. Puis, il fit un oui de la tête avant de prendre un regard qui voulait dire : ne me tape pas ! Il aimait la taquiner, surement parce qu’il aimait la voir piquer sa crise, bien que les conséquences le réjouissent moins. Ils se parlaient en cet instant parce qu’ils avaient un verre voir même une bouteille de trop dans le sang, mais sinon, ils se seraient surement hurler dessus ou le jeune homme se serait vu dans l’obligation de l’attraper par le bras pour mettre les points sur les i avec elle. Il s’éloigna d’elle parce qu’il en avait envie et parce que la peu de distance qu’il y avait entre eux avait le don de l’énerver. Il la regarda en faire de même et esquiva un sourire en la voyant se blesser. Pas très fufute la Roxanne ce soir. Il n’était pas mieux, car en y repensant, il s’était aussi cogner le doigt de pieds dans sa salle commune. Par Merlin ce que ça pouvait faire mal, surtout que, ne l’oublions pas, il était pieds nus. Il préférait admirer le sol sale que la jeune fille qui pouffait sur sa petite table. Content de voir qu’il arrivait à la faire rire, il leva les yeux au ciel avant de, comme un gamin, balancer ses jambes d’avant en arrière. « Toi ? Écouter les autres ? » Bah oui ! Lui il écoutait les autres… rarement, mais il le faisait. Adepte de l’expression « j’entends comme les sourds » Lysandre avait, en plus de cela, la mémoire courte sur les sujets qui ne l’intéressaient pas. Quelqu’un pourrait lui dire sa couleur préfère qu’il ne s’en souviendra plus une heure plus tard. Pas assez intéressant pour lui, que voulez-vous. « Tu gagnes une occasion en or de rester avec moi, ce qui est tout de même super extra. » Ce fut à son tour de pouffer. Mais bien sur. Il n’était pas comme les autres, il ne bavait en la voyant marché dans un couloir ou en créant une potion ou en ramassant un truc sur le sol. Elle pourrait être une super star de musique qu’il s’en ficherait tout autant. Mais il l’aimait bien, même si parfois, il en était à bout. Inspirant doucement, il la regarda et ajouta sans même une pointe d’hésitation « Cela fait plus de deux semaines que tu m’ignores, crois-tu vraiment que je meurs d’envie de passer un moment avec toi ? » Si elle répondait oui, c’était vraiment mal le connaître. Elle l’ignorait, il en faisant tout autant. Elle ne s’excusait pas, peu importe, il ne le fera pas non plus de toute façon. Il a toujours vécu avec lui-même, alors une personne en moins autour de lui ne le touchait pas ou presque pas. Il replaça son bonnet, parce que celui-ci glissait quelques peu, ajouta à cela quelques mots et un fin sourire. Il n’avait jamais autant sourit qu’en cette nuit là, ça en devenait lassant. Il se musclait les joues et cela faisait un peu mal. Comment faisaient toutes ces personnes avec le sourire aux lèvres tout le temps ? Le brun avait mal pour eux rien que d’y penser. Le regard toujours tourner vers la verte, il voulut se moquer d’elle en la voyant aussi peu sûre d’elle à retrouver son équilibre, mais il ne dit pas mot, sachant pertinemment qu’il ne saura pas mieux le moment venu. Elle se rapprocha de lui et il savait qu’ils allaient vite se retrouver aussi proches l’un de l’entre qu’avant. Avait-elle donc ce besoins constant de toujours être très proches des autres ? Pas que cela faisait un peu trop pot-de-colle, quoique, mais bon, il ne faut pas oublier qu’il n’était pas les autres ! Elle posa ses mains sur ses cuisses et ne se fit pas prier pour s’appuyer assez fort sur celle-ci. Lysandre grimaça quelques peu et là laissa se rapprocher « C'est vrai que ma vie est tellement palpitante surtout en matière d'amour, qu'il nous faudrait toute la nuit. Mmmh, alors qui y a-t-il à dire ? Ah voilà, j'ai trouvé. Rien. » Il haussa les épaules, l’air tout bonnement désolé pour elle. La pauvre, sa vie sentimentale ne se résumait à rien du tout, s’en était triste. Il aurait pu verser quelques larmes si toutefois il avait but une ou deux bouteilles de plus. Mais ce n’était pas le cas, alors elle devra se contenter de cette mine désolé. Elle se rapprocha encore de lui. Lysandre se demanda comment c’était possible d’être aussi proche d’une personne sans se toucher. Surement l’effet de l’alcool. Une main froide se posa derrière sa nuque, ce qui eut le don de le faire frissonner de tout son être. C’était quoi encore ce plant foireux ? Il s’attendait à tout et n’importe quoi et était près à se décoller de son étreinte. Mais ses mouvements furent beaucoup moins rapide que prévu « Je peux ? » Moment de confusion. Elle eut le temps de lui enlever son bonnet et fuir le plus loin possible. Dans un mouvement pas contrôlé, le bleu faillit tomber de la table en voulant la rattraper. C’était injuste ! Elle n’avait pas le droit de lui prendre son bonnet de Noël comme ça ! En plus, c’était un cadeau… certes, un cadeau tout pourrie, mais un cadeau quand même. Sans plus attendre, il sauta sur ses pieds -manquant de peu de s’effondrer sur le sol- et la rejoignit assez vite. Elle bougea et ne se laissera surement pas faire, mais il l’attrapa par les hanches pour la tirer vers lui et essayer de reprendre son bien. Chose plus dur à faire qu’à dire « Rends-moi mon sublime bonnet ! » il se stoppa un instant et fit les gros yeux « Si tu l’abimes je ne te pardonnerais jamais, tu as bien comprit, J.A.M.A.I.S » puis il referma un peu plus sa poigne sur ses vêtements, sans pour autant lui faire de mal et attrapa de nouveau son bonnet. Il la lâcha en la poussant doucement un peu plus loin de lui et comme un roi qui met sa couronne, enfile son bonnet. Tout content, il secoua la tête dans tous les sens pour qu’une pluie de poussière lui tombe dessus. Il se sentait déjà mieux. Faisant un demi-tour qui lui donna le tournie, il avança vers la verte et la plaqua contre le mur froid de la salle. Elle se débâterait surement, mais il s’en fichait. Lui tenant les poignets d’une main, il lui ébouriffa les cheveux de l’autre. Elle apparaissait encore plus pour une folle comme ça. Avant qu’elle ne puisse ajouter ou faire quelque chose, il posa son index sur les lèvres fines et rosie de Roxanne « Chut ! … Je crois que quelqu’un arrive… » Murmurant ses mots, il tourna son regard vers la grande porte entre-ouverte. Il n’avait absolument rien entendu, mais cela mettait un peu de suspense, non ? Pas le moindre bruit ou ombre à l’horizon, il n’y avait donc personne. D’un air angélique, il se pinça les lèvres comme pour dire « ah bah non » avant de continuer à lui ébouriffer les cheveux. Riant, il lui lâcha les poignets avant de lui chatouiller les côtes… elle était chatouilleuse au moins ? Peu importe « Ma vengeance sera terrible, petite ! » Petite, il ne l’avait jamais appelé comme ça, mais on dira que c’était l’alcool qui parla. Au bout de quelques minutes, il arrêta et inspira doucement pour ce calmé. Ils étaient encore bien proche, mais cette fois, c’était de sa faute à lui et non celle de la verte.
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MessageSujet: Re: Merry Christmas or not ♦ Roxanne   Mer 6 Avr - 8:59

Je suis impardonableeeeeeeeeeeee, vraiment je suis désolée d'avoir mis autant de temps à répondre. J'espère que ça t'ira au moins *pas taper, pas taper*


LYSANDRE&ROXANNE

Roxanne avait envie de rire. Oh oui, elle avait une incroyable envie de rire, pour un rien. La jeune fille sentait l'alcool lui monter à la tête et la simple vue d'une table lui donnait envie de rire aux éclats. Mais elle ne le ferait pas. Déjà que toute seule elle aurait eut l'air bien stupide de faire une chose pareille, elle n'allait pas le faire devant quelqu'un. Ce quelqu'un étant Lysandre Owens en plus ! Non non, décidément non. Au lieu de ça elle restait debout, à jouer avec ses cheveux tout en conversant avec le jeune homme qu'elle n'avait pas vu depuis quelques semaines déjà. Pourquoi déjà ? Elle ne savait même plus. Et cette fois ci se n'était pas la faute des bouteilles vides qui se trouvaient dans son dortoir. Non, juste parce qu'elle se disputait avec lui pour un oui ou pour un non. Mais bon, c'était comme ça et elle ne pouvait pas faire bouger les choses. Quoique pour le moment ni l'un ni l'autre ne s'était crié dessus – l'alcool aidant sûrement à accomplir ce petit miracle. « Cela fait plus de deux semaines que tu m’ignores, crois-tu vraiment que je meurs d’envie de passer un moment avec toi ? » Ouach. Un petit miracle pas si miraculeux que ça en fait. La jeune fille grimaça légèrement et manqua de perdre l'équilibre une nouvelle fois. Pourquoi devait-il remettre ça sur le tapis alors qu'ils étaient partis sur une bonne lancée pour le moment ? Typique du bleu, toujours emmerder les autres. Le spécialiste du genre, le génie en la matière – quoique qu'elle même ne soit pas si mauvaise non plus. Mais de là à dépasser le maître, jamais voyons. La jeune fille se mordilla la lèvre inférieure tout en essayant de réfléchir. Bien sûr que non, il ne voulait pas rester avec elle, elle le connaissait trop pour savoir qu'il n'allait pas se prosterner à ses pieds après l'attitude qu'elle avait eu envers lui ces dernières semaines. Mais bon, ce n'était tout de même pas une raison pour lui faire la tête quand même ! Il faut savoir pardonner dans la vie mon petit Lysandre. Oulà, les pensées de la blonde étaient embrumées par les vapeurs de l'alcool, sinon jamais elle n'aurait pu penser une chose pareille. Elle, la dernière à pardonner à ceux qui lui avaient fait une mini crasse, aller donner des conseils sur le pardon, c'était bien le comble. Mais bon, c'était bientôt Noël, autant croire aux miracles non ? Ou plutôt croire aux miracles des bouteilles.
« Je sais bien que t'as pas envie de rester avec moi, mais quand même, je suis si invivable que ça ? » Puis, se rendant compte qu'elle venait de lui tendre le bâton pour se faire battre, elle s'empressa d'ajouter « Non non, ne répond pas. J'ai pas envie de savoir en fait » Et elle se retourna vivement afin d'admirer le mur qui se trouvait en face d'elle. Elle resta quelques secondes comme ça puis se retourna une nouvelle fois en balançant ses bras d'une manière exagérée avant de s'approcher d'une table. Puis après un instant, elle se rapprocha une nouvelle fois du brun qui ne bougeait pas, et en profita pour lui voler le bonnet ridicule qui trônait sur son crâne – mais qui faisait de la poussière attention ! Elle s'éloigna en toute hâte tandis que derrière elle, Lysandre beuglait. « Rends-moi mon sublime bonnet ! Si tu l’abimes je ne te pardonnerais jamais, tu as bien comprit, J.A.M.A.I.S » Et là, la jeune fille ne put s'empêcher de rire aux éclats. Elle éclata d'un rire, mais d'un rire cristallin. Pas le rire grossier des hommes emplis d'alcool qui n'arrivent même plus à tenir sur leurs deux jambes. Non un rire classe, pur. Elle rejeta sa tête en arrière tandis que ses cheveux blonds se balançaient dans le vide, et posa une main sur le bonnet pour ne pas qu'il tombe sur le sol. Elle n'aurait jamais le courage de le ramasser sans tomber elle aussi à même le sol. Elle sentait l'emprise du jeune homme sur ses vêtements et ne voulait même pas le repousser, elle n'en avait pas la force. Son rire s'étrangla dans sa gorge tandis qu'il refermait sa poigne et lui ôtait le précieux bonnet du crâne. Lysandre la poussa légèrement, pas assez pour qu'elle ne perde l'équilibre mais tout de même suffisamment fort pour qu'elle ne puisse pas lui reprendre le précieux cadeau, qui devait lui aller sans doute mieux qu'à lui. La jeune fille regarda le bleu secouer la tête, comme pour vérifier que son bonnet fonctionnait toujours. Il parut satisfait et la jeune fille ne dit rien, faisant mine de bouder dans son coin. Il aurait quand même pu lui laisser la joie de garder son bonnet sur le crâne. C'était Noël quoi, montrons un peu de bonté que diable !
Mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit – comme si elle en avait eu envie – Lysandre s'approcha d'elle et la plaqua contre le mur froid de la pièce. Un frisson lui parcourut l'échine tandis que son dos se collait contre la paroi dure et froide. Lysandre la maintenait d'une main et passait son autre main dans ses cheveux blonds, lui ébouriffant le plus possible. La jeune fille essaya de se débattre, donnant de vulgaire coups de mains au bleu, mais c'était peine perdue. Ô bien sûr elle aurait pu se libérer de l'étreinte, mais si elle avait été dans un état normal, pas dans celui ci. Brusquement, le bleu posa son index sur les lèvres de la jeune fille, ce qui eut pour but de la couper au beau milieu d'une pensée – qui devait sans doute voler haut. « Chut ! … Je crois que quelqu’un arrive… » Le cœur de la jeune fille loupa un battement. Était-ce encore une blague stupide incité par l'alcool ou avait-il vraiment entendu quelqu'un ? Si c'était vrai, la jeune fille était mal – tout comme le jeune homme d'ailleurs. De une ils trainaient dans les couloirs après le couvre-feu. De deux ils avaient tous les deux un taux d'alcoolémie bien élevé pour deux élèves. De trois … si c'était une des connaissances de Roxanne elle était finie. Si jamais quelqu'un savait qu'elle s'était retrouvée dans une salle vide avec Lysandre Owens, les rumeurs iraient bon train. Oh mon dieu, si jamais Calipso apprenait ça, Roxanne était finie. Jamais sa meilleure amie ne lui pardonnerait de traîner avec son frère, oh ça non. Et elle pouvait la comprendre vu qu'elle même ne supporterait pas qu'une de ses amies – sa meilleure amie de surcroit – traîne avec Fred. C'était juste impensable, jamais elle ne cautionnerai une telle chose. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de se débattre pour aller vérifier d'elle même, le bleu et bronze se retourna avec la tête de quelqu'un très satisfait de lui. La verte enrageait. Il osait lui faire un coup pareil ! Le sale traître. Et en plus il continuait à passer ses mains dans ses cheveux, lui donnant sans doute l'air encore plus tarée qu'elle n'était déjà. Bonjour les nœuds demain matin, on voit bien que ce n'est pas lui qui doit se brosser les cheveux. Enfin, il lui lâcha les poignets mais le supplice de la blonde n'était pas encore terminé. Au lieu de ça, il commença à lui chatouiller les côtés.
« Lysandre arrêteuuuuuuuuuuuuuh non non » La jeune fille protestait entre deux éclats de rire. Mon Dieu qu'elle pouvait détester les chatouilles. Cette sensation désagréable qui pourtant ne pouvait que la faire rire. Et en plus de ça, elle se sentait si vulnérable, on aurait été capable de lui faire diren'importe quoi tant qu'on la chatouillait. La « grande » Roxanne si vulnérable devant les chatouilles, c'était vraiment stupide. Mais la jeune fille continuait de protester tout en riant, tentant en vain de se dégager en utilisant ses mains et ses jambes. Mais rien à faire elle n'arrivait pas à s'échapper de son étreinte de fer. Il était beaucoup plus fort qu'elle. Elle devait ressembler à une petite crevette, et pourtant elle faisait du sport. Bon, étant poursuiveuse elle n'avait pas la force des batteurs dans les bras, mais quand même. C'était rageant de se faire battre par un garçon même pas sportif. Raaaah, l'inégalité des sexes, quelle injustice je vous jure. « Ma vengeance sera terrible, petite ! » Quoi ? En plus il l'appelait petite ? C'était le comble de l'absurde. Comme si elle était petite. « Moi petite ? Mais tu rêves ! » parvint-elle à prononcer entre deux éclats de rire. Mais ce n'était plus le rire cristallin de tout à l'heure. Non, c'était un rire plus vulgaire, le genre de rire qu'on a lorsque l'on rigole pour autre chose qu'une bonne blague – pour des chatouilles par exemple. Elle se débattit avec plus de force mais elle n'arrivait à rien. Elle ressemblait à une anguille hors de l'eau, à remuer dans tous les sens, à tenter de se cacher. Vraiment, elle n'était pas du tout dans le top de sa forme, c'est le moins que l'on pouvait dire. Pourquoi était-elle venue se fourrer dans de tels ennuis ? Elle aurait du dire aux autres filles qu'elle ne savait pas du tout où trouver de l'alcool au lieu d'échafauder un plan idiot pour ennuyer Lysandre. Au lieu de ça elle se retrouvait dans la même pièce que lui, à se faire chatouiller. Quelle injustice, vraiment. Qu'avait-elle fait pour mériter une telle chose, je vous le demande. A force de gigoter dans tous les sens comme une folle, la jeune fille perdit l'équilibre et se retrouva à même le sol, le dos et la nuque en contact direct avec la pierre glacée. Elle eut le droit à deux secondes de répit avant que Lysandre n'arriva à sa hauteur et ne continue son petit jeu machiavélique? Non vraiment, ce mec était un psychopathe, il faut l'enfermer, et vite. La tête de la jeune fille se releva brusquement et elle tenta de se débattre une fois de plus, mais rien à faire, c'était juste peine perdue et elle le savait. Finalement, au bout de quelques minutes qui parurent durer des heures à la jeune blonde, la brun décida d'arrêter son supplice. La jeune fille prit une longue bouffée d'air. Ses côtés lui faisaient mal à force de rire et elle avait l'impression de ne plus avoir d'air dans les poumons à force de se débattre et de crier d'arrêter. Ah, elle devait avoir l'air bien maligne, allongée sur le sol, reprenant son souffle comme si elle venait de faire dix fois le tour du terrain de Quidditch en courant. Qu'elle est belle la jeunesse de nos jours, je vous jure. Au bout de quelques secondes, son cœur reprit un rythme à peu près régulier et elle parvenait à respirer normalement. Elle leva les yeux vers Lysandre et remarqua qu'il n'était qu'à quelques centimètres au dessus d'elle. La jeune fille voulut se relever mais elle était coincée par les jambes du bleu et bronze. Elle se contenta donc de s'appuyer sur ses coudes, ses cheveux tombant dans le vide. « Alors t'es content ? T'as réussi à me faire pleurer » Et c'était vrai. La jeune fille avait tellement rit au cours de cette séance de « torture » qu'elle en avait les larmes aux yeux. C'était vraiment joli à voir. C'était un moment à prendre en photo : Lysandre avec son bonnet ridicule, elle les larmes aux yeux et les cheveux en pagaille. C'est alors que la jeune fille se rendit compte qu'ils étaient vraiment proches, et ce pour la troisième fois de la soirée (et dire que ça devait faire vingt minutes qu'ils étaient dans la même pièce). Mais cette fois, c'était la faute du bleu si ils étaient proche. Un sourire apparut sur les lèvres roses de la jeune fille. L'alcool faisait toujours effet, elle sentait sa tête lui tourner légèrement, les mots sortaient plus facilement, les barrières étaient abattues. Jamais elle ne se serait permise de jouer à ce jeu de chatouille avec Lysandre en étant sobre – et lui non plus d'ailleurs, elle le savait bien. « Et maintenant on fait quoi ? » demanda la jeune vipère. Elle pouvait sentir le souffle du jeune homme sur son visage, faisant voler une mèche rebelle qui lui tombait sur le front. Elle pouvait sentir son haleine emplie d'alcool, elle pouvait voir chaque détail de son visage. Elle plongea alors ses yeux bleus dans les pupilles chocolat du jeune homme. Oui, il avait de très beaux yeux, avec des reflets dorés par endroit, bien éloignés du bleu clair parsemé de tâches plus foncées des yeux de la jeune fille. La verte et argent sentit son cœur battre de plus en plus vite. Cette proximité la dérangeait un peu, mais en même temps elle trouvait ça tout à fait palpitant. Elle adorait ça, elle se sentait différente. Bien loin de son rôle de tous les jours. Là elle pouvait faire ce qu'elle voulait, tant que l'alcool la guidait. Oui, peut être allait-elle faire des erreurs, mais elle pouvait aussi trouver des excuses à ces erreurs là. Après tout, l'alcool et une fille n'ont jamais fait bon ménage non ?
Doucement, la jeune fille s'approcha du visage de son ami – ignoré depuis quelques semaines déjà – et passa l'une de ses mains derrière son coup, de telle sorte qu'elle était obligée de se cramponner à lui pour tenir en place, sinon elle risquait de s'effondrer sur le sol. Elle approcha ses lèvres de celles du jeune homme. A cette distance là – il n'y avait que quelques millimètres – elle pouvait déceler les plus infimes détails, elle pouvait sentir son souffle sur tout son visage comme si ils étaient collés. Et enfin, après deux secondes d'hésitation, elle pressa ses lèvres contre celles du bleu. Le goût de l'alcool se mélangeait à l'odeur de Lysandre, produisant un effet tout à fait unique. La jeune fille resserra l'étreinte entre eux deux et passa son second bras derrière sa nuque tout en se redressant. Elle pouvait presque sentir la surprise de son ami – après tout, qui ne serait pas surpris par ça. Après un échange qui dura quelques secondes tout au plus, elle profita de cet état de surprise pour basculer et se redresser. Elle déguisa sa recherche d'équilibre et arbora un sourire satisfait. « On est quittes maintenant. »
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Merry Christmas or not ♦ Roxanne

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